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interviewJean-Luc Mélenchon· 6 septembre 2025 53 min

Macron doit s’en aller, au peuple de décider ! Discours de Jean-Luc Mélenchon à la Braderie de Lille

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Jean-Luc Mélenchon

Merci pour cet accueil. Ça fait chaud au cœur. Alors, je vais commencer par vous dire que ça touche beaucoup, après tout ce qui a pu être dit de méchant et de calomnieux contre nous, de vous voir réunis, le sourire aux lèvres, en sentant que vous vous sentez unis tous ensemble par l'idéal et les objectifs que nous poursuivons. Mesdames et Messieurs, à cet instant, ma pensée se tourne d'abord vers ces milliers de personnes qui se préparent à embarquer pour la flottille qui va chercher à percer le bloc plus.

Ces militantes, femmes et hommes, syndicalistes, personnalités connues ou moins connues, et parmi eux, de nouveau, quatre députés de la France insoumise qui sont notre honneur et notre fierté. Madame Emma Fourreau, qui renouvelle son engagement sur cette flottille, Thomas Porte, dont l'engagement de longue durée est connu de vous tous, Marie Messmer, de Rennes, et enfin François Picomal, de Toulouse. Peut-être y en aura-t-il d'autres. Et je veux particulièrement saluer leur courage car, voyez-vous, déjà l'armée la plus immorale du monde répète là-bas en mer, loin des côtes et des zones économiques exclusives de chacun des pays qui se trouvent sur le rivage, des exercices de tir en mer.

Si bien que nous craignons que l'acte de piraterie auquel cette armée a l'habitude de se livrer, chaque fois qu'une flottille s'approche, ne soit cette fois-ci, comme l'ont dit certains ministres racistes du gouvernement de M. Netanyahou, se livre à des violences, et nous sommes très inquiets à cette heure de ces violences. Si la France était gouvernée par des insoumis, les navires de la narine nationale accompagneraient les quatre députés qui sont dans les eaux territoriales internationales et donc le violorien et s'apprêtent à débarquer sur un territoire sur lequel, en principe, le gouvernement de M. Netanyahou n'a aucune autorité.

Le 22 septembre prochain, le président de la République française, s'il est toujours là, reconnaîtra l'état de Palestine. Il le fera, et ce n'est pas un exploit, comme 75% des autres pays représentés à l'ONU et 11 des 27 pays de l'Union Européenne. Pour finir, nous aurons eu gain de cause, mais vous savez, comme moi, que cela ne suffira pas pour ce que nous demandons. Car ce que nous demandons, ce ne sont pas des paroles, mais des actes.

Et d'abord, que cesse l'horrible massacre auquel on se livre là-bas à Gaza, qui nous soulève de dégoût, qui fait que la plupart d'entre nous n'ont aujourd'hui plus aucune confiance morale dans ceux qui dirigent cette planète et permettent qu'une telle abomination se déroule sans qu'ils ne fassent rien. Il faudra peut-être, le moment venu, qu'intervienne, pour finir, une force de la paix, comme l'a proposé le président Gustavo Petro, président de la Colombie. Et bien maintenant, après vous avoir dit tout cela, il faut que j'entre dans les raisons pour lesquelles on m'a demandé de prendre la parole devant vous aujourd'hui.

Il y a une situation politique qui peut-être laisse pantois beaucoup de femmes et d'hommes ici devant moi. Et puis les plus jeunes, qui n'ont pas eu à en vivre auparavant, la regardent avec l'habitude qu'ils ont de regarder les choses nouvelles. Mais pour beaucoup, si ce qui se présente est nouveau, nous y reconnaissons quelque chose qui se trouve dans le parfum de l'histoire de France. Oui, la France est entrée dans une nouvelle saison dégagiste. C'est-à-dire qu'elle juge illégitime la plupart des pouvoirs politiques et médiatiques dans lesquels elle n'a plus aucune confiance. Et cette saison dégagiste, eh bien, dans les mœurs de notre patrie.

En 236 ans depuis la chute de l'ancien régime et la victoire de la glorieuse révolution de 1789, nous avons connu cinq républiques, deux empires, deux dynasties et une dictature fasciste, celle de Philippe Pétain et des nazis qui l'entouraient. C'est-à-dire que nous sommes habitués, c'est comme ça, c'est la France, à ce qu'on ne sache pas sortir des impasses sans qu'il y ait quelques brutales secousses.

C'est la raison pour laquelle, au moment où nous sommes à nouveau dans une impasse, les Insoumis plaident pour une issue positive, pacifique, c'est-à-dire démocratique, à l'impasse dans laquelle nous avons été enfermés dans la durée et par un homme dont la manière de gouverner ce pays paraît étrange à tout le monde et peut-être des fois quand il se regarde dans la glace à lui-même. Et voilà comment, à chaque fois, à chaque étape, une constitution corrige une autre.

La Quatrième République, par son agitation, la densité de ses débats, réparait les dégâts faits pendant la capitulation sans condition devant les Allemands et réparait les dégâts provoqués par la collaboration et toutes les mœurs abominables qui s'y rapportaient. Alors ce fut la période aussi de la sécurité sociale. Mais au bout d'un moment, ces débats et cette instabilité qui en résultait a nuit au système lui-même, si bien qu'il était devenu incapable de régler quelques problèmes que ce soit.

Et s'il avait réussi à surmonter la nécessité de reconnaître l'indépendance de la Tunisie, guidée à cette époque par son peuple et Habib Bourguiba, et puis celle du Maroc, guidée à cette époque par le roi Mohamed V de Rose Mémoire, et bien pour finir, elle s'avérait incapable de régler le problème de la victoire de la révolution algérienne contre le colonialisme. Si bien qu'il fallut des événements tout à fait extraordinaires pour qu'on en vienne à changer les règles de fonctionnement des institutions.

Et on accoucha de cette manière de la Ve République, qui bien sûr donna beaucoup d'autorité à un personnage qui en avait déjà par lui-même et sa contribution à l'histoire de la liberté de notre patrie, le général de Gaulle.

Mais ceci, comme d'habitude, donna lieu à d'autres excès, où l'autorité a fini par dégénérer en autoritarisme, si bien que nous voici rendus à un moment où, dans la période récente, plus de 31 lois sont venues réduire les libertés publiques, et encore tout cet été, des circulaires les plus diverses et multiples ont donné des pouvoirs excessifs aux agents d'autorités qui ne méritent pas toujours le respect qu'il leur est dû et que vous leur portez, compte tenu de la manière avec laquelle ils se comportent.

C'est pourquoi je rappelle solennellement que l'autorité n'est pas l'autoritarisme, que l'autoritarisme est le signal de l'échec de l'autorité, et que l'État républicain s'honore de sa laïcité et du service de ses serviteurs qui doivent obéir et garder pour eux leurs opinions politiques. Les préfets n'ont pas à traiter une parlementaire comme Mme Rima Hassan de française de papier, ni de terroriste, ni de mafieuse. Je le dis, non pour me procurer je ne sais quelle vengeance à cette tribune, mais parce qu'il y va de la stabilité de l'État. Les Françaises, les Français ne respectent l'État que s'il se rend respectable par sa neutralité absolue, sans nuance et sans aucun arrangement.

La France, la voici engagée dans une saison dégagiste, vous ai-je dit. Dégagiste parce que le mot vient d'entrer dans le dictionnaire. La France dégagiste, elle met en cause toute autorité et elle a un calendrier avec deux rendez-vous. Le rendez-vous du 8 et celui du 10. Le 8 sera poser la question de confiance. Et on pense que la réponse, mais on ne la connaîtra que lorsqu'elle aura été prononcée, la réponse sera que l'Assemblée nationale ne fait pas confiance. C'est-à-dire que le gouvernement tombera.

Mais comme ce sera la première fois depuis 5 ans qu'un Premier ministre pose la question de confiance alors que nous sommes en République, alors je commencerai, nonobstant toutes nos divergences avec M. Bayrou par dire que je salue son honnêteté républicaine qui aura consisté à poser la question qu'aucun de ses prédécesseurs n'a voulu poser. Je dirai ensuite que le 8, si vous vous en sentez, sachez que ce sera d'abord une victoire populaire. Et c'est pourquoi, sans doute, vous aurez à cœur de faire des pots de départ devant les préfectures. Car ce sera votre victoire. Je le dis en pesant mes mots. Car, voyez-vous, le 15 juillet, M.

Bayrou a déposé un plan abominable contre les acquis sociaux des Français. Et puis, nous avons vu aussitôt 2 millions de signatures pour abolir la loi Duplomb, signal d'une intense activité civique dans les profondeurs du pays et d'une conscience citoyenne éveillée. Et puis, nous avons vu l'appel monter pour le 10 septembre. Et aussitôt, nous avons vu commencer le cœur de ceux qui attribuaient cet appel aux martiens, aux extraterrestres, aux reptiliens, aux russes et à je ne sais qui encore.

Quant à nous, observant de plus près ce qui se passait, nous nous sommes rendus compte qu'il s'agissait de débuts d'assemblées citoyennes qui avaient pour principal objectif de n'appartenir politiquement à personne. et dont je souhaite encore à cette heure qu'elle n'appartienne à personne car c'est la condition de son enracinement et de l'adhésion de millions de gens qui par cette action n'ont pas l'intention de s'affilier à tel ou tel mouvement au parti mais de marquer leur volonté de voir partir des pouvoirs illégitimes et rien d'autre.

Et puis, nous avons observé que des fédérations syndicales de très haut niveau telles que la fédération CGT du commerce, celle de la chimie, celle de l'énergie, appelaient à une journée de grève le 10, que Sudrail appelait à une journée de grève. Alors, nous avons dit, puisqu'il y a une grève, autant que tous ceux qui voudraient la faire se regroupent le même jour pour donner le plus de force possible à cet élan. Et c'est pourquoi j'ai été conduit à dire que je souhaitais qu'il y ait une grève générale ce jour-là et je crois avoir exprimé quelque chose qui venait de la profondeur de notre peuple. Naturellement, ce n'est pas à moi d'appeler à une telle grève générale.

Mais les circonstances ont fait qu'ensuite, les centrales syndicales CGT et Solidaires ont appelé à cette grève ainsi que d'autres. Si bien que le 10 sera un jour d'activité populaire à la base, avec pour objectif de tout bloquer, et de grève dans les principales branches d'activité du pays. Si bien que le 8, nous pensons, quant à nous, que ce sera le jour où nous ferons partir, grâce à la mobilisation populaire qui s'annonce pour le 10, le Premier ministre, M. Bayrou, mais le 10, nous bloquons tout pour faire partir M. Macron lui-même, car c'est lui qui est le responsable de la crise. Il y aura...

Alors, je m'empresse de dire pour les perpétuels mal contents qui veulent me donner des leçons de démocratie et qui, si souvent, me paraissent fort mal placés pour en donner. Cela même que ça n'inquiète pas qu'un président de la République ne respecte pas le résultat des élections et s'étonne qu'ensuite, un républicain, un démocrate, comme vous tous, dise, eh bien, puisque lui ne le respecte pas, nous non plus, nous ne le respectons pas.

Et puisqu'il a le droit de dissoudre l'Assemblée nationale et de ne tenir aucun compte de nous, alors, nous, le peuple français, peuple libre, nous décidons de le démettre, à moins qu'il ne se soumette d'ici là, mais la seule manière qu'il aurait de se soumettre, serait de se démettre. Voilà où nous en sommes. Le 10, nous verrons, car je ne les connais pas. Quelles sont les formes d'action qui auront été décidées à la base par les assemblées citoyennes et par une prudence que j'approuve. Celles-ci ne mettent pas en ligne sur les réseaux sociaux les actions qu'elles se préparent à faire. Alors, je ferai comme tout le monde, j'observerai.

Mais je sais que ce jour-là, nous aurons une conjonction unique dans l'histoire récente de notre pays. La conjonction entre l'action des assemblées citoyennes, du peuple en général, et celle des organisations syndicales, c'est-à-dire du peuple ouvrier, syndiqué, salarié. C'est un cas unique et c'est pourquoi il faut que les actions du peuple lui-même soient notoires et visibles pour qu'on comprenne qu'un acteur nouveau est né en politique, le peuple. Il est à la fois un acteur social, un acteur politique, et il prend ses décisions par ses propres organes, comme les salariés les prennent dans les assemblées, dans les entreprises. Le peuple les prend dans ses assemblées citoyennes.

Marquez par votre action le 10, que le peuple est acteur fondamental de l'histoire en France, que c'est lui, l'auteur de la République, et le seul souverain dans ce pays. La colère, amis, mesdames, messieurs, la colère est légitime et elle est profonde. Ce n'est pas par caprice qu'une nouvelle fois, des gens vont faire le sacrifice de la paix quotidienne. Ce n'est pas par caprice qu'ils vont tout bloquer. Ils le font parce que la situation est devenue invivable pour une majorité de gens dans ce pays.

Parce qu'il y en a marre quand on travaille tant, quand on fait tant d'efforts d'avoir le frigo vide, de se demander si à la fin du mois on va devoir payer ou bien le loyer ou bien la facture d'électricité. Et que cette vie est invivable, il faut que les puissants le voient et l'entendent. Et ceux qui bénéficient d'un certain confort de vie aujourd'hui doivent se dire que leur devoir moral, leur devoir civique est d'aller aux côtés du peuple qui pâtit pour partager sa paix, sa souffrance et l'ont libéré. Je vous mets solennellement en garde puissant de la terre. Vous qui avez méprisé ceux qui luttent contre le génocide, vous avez ruiné moralement votre cause et votre camp.

Et ceux qui, dans ce pays, continuent à mépriser le peuple en lui attribuant toutes sortes de manipulateurs ou toutes sortes de raisons d'agir qui ne correspondent à rien de ce qu'ils se préparent faire, vous ruinez tout votre crédit. Vous êtes comme les perruqués poudrés de 1788. Il faudra que vous ayez 1789 pour qu'on vous compreniez qu'il faut mettre la main à la poche et partager la peine avec tout le monde. Alors, je sais d'avance ce que ces paroles me vaudront. Et bien sûr, de nouveau, on excipera de ce qui a pu déplaire dans le déroulement de la révolution de 1889.

Car c'est bien connu, l'ancien régime était délicieux et sa manière de traiter les gens était parfaite, si bien que beaucoup encore continuent à n'exprimer que des regrets. Tandis que nous, et moi en particulier, comme d'autres, je me réclame de cet instant fabuleux qui fut le début de l'ère moderne et qui donna le pouvoir au peuple souverain et qui fait que la France est pour toujours et depuis cette date le pays de la liberté, de l'égalité, de la fraternité qui ne se décrit par aucune religion, aucune couleur de peau, aucun genre, sinon le contrat proposé à l'humanité tout entière.

Mesdames, Messieurs, comment ne pas se rendre compte de ce que vous avez à juste titre refusé et que vous vous préparez à refuser le 10 ? Comment ces petits bonheurs simples peuvent-ils vous être refusés ? Regardez comme ils calculent et chipotent tous les prix du bonheur. Deux jours fériés, encore une fois à prendre en plus de celui qu'ils ont déjà pris. mais une allée blanche, c'est-à-dire une baisse des pensions de retraite et des allocations sociales compte tenu de l'inflation. 120 euros de moins par an aux retraités pauvres. Le déremboursement des médicaments est spécial abomination.

Déremboursement pour les Français atteints d'affections de longue durée, ce qui est le contraire de la promesse de la sécurité sociale, à chacun selon ses moyens, mais à chacun selon ses besoins, sans chipotage ni marchandage quand il s'agit de la maladie. Hausse de l'impôt sur le revenu pour tous ceux qui vont entrer dans son champ. J'ai... Bref, la longue liste, je crois que la plupart d'entre vous la connaissent. Mais je voudrais dire à ceux qui nous chipotent le prix du bonheur, à quel moment font-ils la comptabilité du prix du malheur ? Quand ont-ils compté les milliers de cancers déclenchés par les pesticides qui ont été répandus partout ? Quand comptent-ils les diabètes ?

Quand comptent-ils les crises d'obésité ? Quand comptent-ils le fait que ce pays ait le record de suicide dans la jeunesse ? Quand comptent-ils que ce pays ait le record des morts au travail de toute l'Europe ?

Quand comptent-ils que ce pays a vu pendant tout l'été la catastrophe climatique s'abattre et naître en définitive compte tenu que par le seul courage des femmes et des hommes qui ont affronté les incendies alors qu'ils n'avaient ni Canadair ni assez des moyens dont l'argent pour les acheter avait été gelé sournoisement dans les budgets précédents comme l'année dernière ont été gelés plus de 10 milliards du budget prévu et voté par l'Assemblée nationale alors qu'il s'agissait déjà d'un budget dans lequel on avait retiré 30 milliards par rapport à l'année précédente. Alors, dans cette situation politique de crise dégagiste, voici qu'ils ne proposent qu'une issue, le chantage.

d'abord le chantage à la dette et voici M. Bayrou qui va d'un plateau à l'autre et qui prend son air le plus sinistre pour dire est-ce que nous sommes bien tous d'accord et il paraît que le PS et le RN lui ont dit qu'ils étaient d'accord avec son diagnostic eh bien pas nous et nous lui disons non nous ne sommes pas d'accord avec le diagnostic et nous trouvons que vous avez mis bien du temps à vous réveiller M. Bayrou car lorsque vous étiez ministre du gouvernement de M.

Juppé la charge de la dette représentait 7% de la richesse totale du pays et aujourd'hui elle n'en représente que deux mais c'est le moment où vous vous évanouissez pour nous faire peur vous nous dites encore une fois la dette pour la énième fois représente 113% de la richesse produite pendant une année et voici tous ceux qui aiment avoir peur qui grelottent en cadence mais mesdames messieurs lequel d'entre vous après avoir acheté sa voiture ou son appartement ne doit que 113% de son revenu annuel personne ce serait naturellement totalement absurde bien sûr qu'il faut compter une dette sur la durée pendant laquelle vous allez la rembourser et pendant laquelle vous aurez des revenus alors il faut comparer la durée de la dette à la durée de vos revenus si bien que mesdames messieurs comme la dette française est faite avec des titres sur 8 ans il faut rapporter à 8 ans et à la production pendant 8 ans de la France la dette et alors elle ne fait plus 113% elle fait 13% et il n'y a aucune catastrophe à l'horizon sinon celle qu'ils veulent déployer vous feriez mieux de regarder en quoi consiste cette dette nous en avons fait pendant les dernières heures le total avec les économistes du mouvement insoumis et nous avons découvert en additionnant les lignes qui portent un nom barbare capital fixe etc etc c'est à dire les lignes d'investissement public l'argent pris emprunté pour placer dans des routes des lignes à grande vitesse des hôpitaux que sais-je encore et bien le total de ces versements représente 90% de la dette publique alors c'est moi qui pose la question à monsieur Bayrou quel est l'investissement que vous regrettez quel est le pont quelle est la route quelle est la ligne à grande vitesse quelle est l'école que vous regrettez oui j'ai dit l'école même si ce sont les communes qui les payent car la vérité la voici toutes ces années 30 ans de ce qu'on a appelé le libéralisme qui a consisté à détruire l'état et les services publics en espérant que le secteur privé viendrait occuper sa place et y faire des profits et bien c'est tout le contraire qui s'est produit et je peux vous dire que le bilan de ces 30 ans c'est comme s'il y avait eu une guerre comme si nous avions affronté un ennemi qui nous aurait bombardé et détruit 5000 kilomètres de voies ferrées parce que c'est le cas une gare sur deux 5 raffineries de pétrole 10 chantiers navals supprimés un pont sur 5 en très mauvais état dont 10 risquent de s'effondrer un million d'emplois industriels supprimés et une capacité de production industrielle qui pour la première fois depuis le début de l'ère industrielle en France est passée sous les 10% une guerre où un tiers des bureaux de poste a été supprimé et détruit une école par jour fermée un tiers des maternités détruites 100 000 lits d'hôpitaux fermés c'est-à-dire l'équivalent de 600 hôpitaux et ils voudraient continuer encore et encore jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien et qu'on est en quelque sorte un pays où il y aurait d'un côté les riches et les ultra-riches et tous les autres qui seraient là sans rien savez-vous mesdames messieurs ce que c'est qu'un pays où il n'y a pas de sécurité sociale quand l'un d'entre vous le papa la maman l'enfant est atteint d'une maladie irrémédiable et par exemple un cancer et qu'on le soigne à l'hôpital ou à la clinique alors on lui dit écoutez maintenant vous venez de passer une semaine ici et ça vous coûte tant et vous vous savez que vous n'avez déjà plus de quoi payer et on vous dit s'il reste encore une semaine alors il faut vendre l'appartement si vous en avez un ou ramasser dans la famille et emprunter de tous côtés si bien que c'est vous qui êtes astreint à une comptabilité abjecte qui est de vous demander si vous abrègez les jours des vôtres ou si vous les accompagnez et ensuite vous voyez les mêmes venir tenir des discours contre le droit de choisir sa propre fin de vie voyez comme ces gens sont inconséquents incohérents immoraux dans tous les sens du terme monsieur Bayrou vous feriez mieux vous et vos compères de vous préoccuper non pas de la dette publique que nous savons régler de la manière la plus simple qui soit c'est à dire en augmentant les recettes de l'état en prenant à ceux qui doivent payer et il y a largement de quoi faire sans leur arracher la peau ni même sans finir de les tondre nous avons fait la démonstration par l'amendement Coquerelle par l'amendement de monsieur Manuel Bompard et par l'amendement du groupe La France Insoumise les uns sur les ultra riches les autres sur le patrimoine de 2% sur les plus riches etc que nous étions capables de rassembler 56 milliards c'est à dire 16 de plus que prétend pendre monsieur Bayrou sans toucher à un seul des avantages acquis sociaux par le peuple français mais vous monsieur Bayrou vous devriez vous poser la question de savoir la catastrophe que vous allez déclencher parce que vous ou le suivant parce que si monsieur Macron décide de nommer un premier ministre ce sera forcément quelqu'un pour continuer la même politique et c'est bien la raison pour laquelle nous voulons le faire partir et bien mesdames messieurs si vous continuez cette politique voici ce qui va arriver déjà la croissance de notre pays c'est à dire sa production en augmentation a diminué de moitié à cause du budget précédent où on a retiré tous ces milliards et si on applique le remède de cheval que ces gens veulent appliquer avec 40 milliards de moins il y aura encore une récession mais à ce moment là que va-t-il se passer il va se passer que les français qui perdront leur travail les commerçants les artisans les restaurateurs les coiffeurs que sais-je encore qui perdraient leur emploi ne pourront plus rembourser les dettes privées qu'ils ont soit pour payer sa voiture soit pour payer les achats de sa maison ou que sais-je encore et alors c'est eux qui seront en faillite et les entreprises qui ne produiront plus parce qu'elles n'auront plus les commandes populaires car 53% de la consommation de ce pays c'est ce qui anime la croissance pas de consommation pas de production pas d'emploi autrement dit ils vont provoquer une crise de la dette privée car dans ce pays s'il y a 3300 milliards de dettes publiques il y a 4000 milliards de dettes privées c'est donc la crise de la dette privée qu'ils vont déclencher mais pas seulement je les accuse compte tenu de tout ce que je viens de vous dire et dont j'espère que vous aurez si vous avez pu en avoir la possibilité retenir les principaux arguments non la dette n'est pas une catastrophe et même je vais oser dire quelque chose de plus puisque la France a investi c'est donc que cette dette a servi à payer des liens durables qui servent pour le temps des fois pour des décennies alors je peux dire la chose suivante par la dette publique la France s'est enrichie de tous les équipements qui ont été payés par la dette publique et quand on voit les petits monsieur madame je sais tout dire nous légons 50 000 euros de dettes par enfant à net jeudi la France a légué 50 000 euros de biens à tous ceux qui voient le jour sur sa terre voilà la vérité alors bien sûr il faudrait discuter les investissements en question mais ce n'est pas ce que je vais faire à cette heure à cette heure je vous fais la démonstration que nous refusons d'entrer dans un exercice comptable et de dire comme l'ont dit le parti socialiste et le rassemblement national à monsieur Bayrou nous acceptons votre diagnostic nous ne l'acceptons pas et nous savons comment faire autrement ce n'est pas un exercice de comptabilité il ne s'agit pas de présenter moins de sacrifices il s'agit de mettre en route une toute autre politique une politique de relance écologique et sociale pour notre pays de sorte que son activité redémarre décolle et nous produisent les biens dont nous avons besoin et il s'agit de mettre à contribution les très riches pour qu'ils participent aux biens communs alors que pas une seule fois monsieur Bayrou n'en a parlé et pas une seule fois dans ces gérémiades accumulées d'un plateau de télévision à un autre il n'aura parlé de la seule dette qu'en effet irréversible la France est en train de contracter avec sa jeune génération c'est la dette écologique parce que la destruction de la planète avec cette politique est irréversible et qu'il va nous falloir inventer de toute autre manière de vivre chantage à la dette donc dis-je et puis avec sa face cachée alors cet homme veut retirer 40 milliards et il a juste oublié de vous dire qu'une fois qu'il aura retiré les 40 milliards et déclenché les catastrophes que je viens de vous dire où et quand va-t-il trouver les 150 milliards que monsieur Macron a promis pour créer de nouvelles centrales atomiques où et quand va-t-il trouver les 100 milliards supplémentaires qu'il va falloir trouver puisque l'ardoise s'élève à 150 milliards pour payer ce qu'on a décidé de payer aux nord-américains en consacrant 5% de la richesse de notre pays à des armements que nous sommes priés de leur acheter ces gens en mentent mais leur mensonge a un sens tout se passe comme si ils voulaient eux-mêmes déclencher la crise financière qu'ils prétendent redouter nous vous prévenons nous vous surveillons nous vous voyons les parlementaires insoumis les économistes qui travaillent avec les parlementaires insoumis ont été à l'école peut-être plus longtemps que vous même ils savent lire les budgets ils savent lire les chiffres que donne l'économie nous ne vous permettrons pas d'attirer sur notre pays la foudre de la crise financière sans vous le faire payer ensuite très cher et sans vous dénoncer partout où nous le pourrons car c'est la vérité tout se passe comme si ils voulaient déclencher en France la crise qu'ils ont déclenchée par les mêmes méthodes au Portugal en Grèce en Italie et partout où à la suite d'élections calamiteuses et d'une peur fabriquée on aura créé des coalitions invraisemblables d'intérêts les plus opposés pour faire de soi-disant gouvernement technique qui ne sont dans la technique que d'un seul exercice la tonde des moutons et vous autres tous rappelez-vous bien de ça si vous faites les moutons vous serez tondus et ces gens-là ne s'arrêtent pas à la peau la deuxième forme du chantage c'est le chantage à la dissolution ah là là il faut avoir peur alors les voici tous rassemblés comme un troupeau de poules dans un poulailler où le renard serait entré alors le renard que voici devant vous et quelques autres ne sont pas si cruels qu'ils le soient mais oui c'est vrai si vous dissolvez nous sommes prêts nous n'avons pas peur de la décision du peuple et je précise quelle qu'elle soit car voyez-vous en démocratie et quand on est vraiment démocrate il ne faut pas seulement être capable de respecter la victoire il faut aussi être capable d'accepter de perdre alors je sais qu'on n'aime pas en entendre parler mais tel est le prix de la démocratie il faut aller en confiance que le peuple décide qu'il tranche c'est lui le maître c'est lui qui a le droit de décider et personne à sa place la menace de la dissolution organise tout aussitôt la grande tambouille la grosse carabistouille la coalition de tout et n'importe quoi et les voici qui défilent et qui disent qu'ils sont prêts à occuper les places qui se libèreraient et bien non nous ne sommes candidats à aucune autre place sinon à la première pour tout changer tout bouleverser tout renouveler si j'insiste sur ce point c'est parce que je vois ici et là qu'on dit la gauche va faire ceci ou cela la gauche discute pardon pas la gauche ceux qui veulent bien ceux qui ont dit comme l'a dit Olivier Faure je suis à la disposition du chef de l'état je suis à la disposition du chef de l'état pour discuter des conditions dans lesquelles la gauche pourrait occuper les places gouvernementales qui sont aujourd'hui occupées par la majorité relative de François Bayrou nous les insoumis ne sommes à la disposition de personnes pour occuper des places qui aujourd'hui seraient une escroquerie si nous les occupions le temps est passé le résultat des élections a eu lieu et nous les avons gagnées c'est nous qui avons rendu possible le Front Populaire et c'est parce que vous ici si nombreux dans cette foule vous avez fait le travail d'aller au porte-à-port et ce sont les quartiers populaires et la jeunesse qui ont sauvé la République la dernière fois à notre appel je le dis parce que trop souvent on oublie que l'acteur de l'histoire dans ce pays c'est déjà le peuple et ce peuple pour une bonne part est un peuple insoumis être insoumis ce n'est pas se rallier à ceci ou à cela c'est être insoumis à l'ordre capitaliste c'est être insoumis à sa cupidité c'est être insoumis non seulement au capitalisme mais au monde qu'il représente à la manière de vivre à l'indifférence à la souffrance des autres qu'il manifeste en permanence comment peut-on gouverner ce pays sans blémir à l'idée que 2000 enfants couchent dans la rue que 300 000 personnes n'ont pas de toit qu'une personne doit attendre jusqu'à 10 ans pour avoir un appartement à HLM voilà ce qu'ils ont fait de la France la France que la génération précédente avait relevé de ses ruines la France qui avec les contributions venues de tous les continents a reconstruit bâti rénové encore et encore merci à tous ceux qui y ont participé d'où qu'ils soient venus du monde et bienvenue parmi nous nous ne sommes pas surpris et je veux dire que dans les gouvernements de monsieur Macron il y a déjà eu 22 ministres venus du parti socialiste et on pensait que cette mauvaise habitude leur n'aurait été passée et même deux premiers ministres directement oh j'ai pas l'intention d'assimiler les militants socialistes honnêtes combattifs qui continuent à participer sur le terrain aux actions avec vous ce n'est pas eux que je veux montrer du doigt je veux montrer du doigt à tous ces carriéristes pour pouvoir dire peut-être que vous avez plus l'habitude d'entendre ça mais nous ne sommes pas candidats à des places nous voulons changer la vie nous voulons changer le pays et pour cela dites-moi mesdames messieurs pourquoi une dissolution changerait quelque chose vu que le président de la république n'en tient compte que quand ça l'arrange dites-moi pourquoi nous n'aurions pas le droit de le chasser et vous de demander sa démission puisque lui a le droit de dissoudre l'assemblée nationale et puis faut-il rappeler que parce qu'il avait perdu un référendum sur un obscur sujet concernant le Sénat le général de Gaulle n'ayant plus la majorité avait logiquement conclu qu'il n'avait plus la confiance du peuple français et c'était bien ce qu'il avait fallu observer en 1968 mais il était assez démocrate pour savoir qu'on ne gouverne pas les français contre leur gré on ne peut pas les gouverner de force ce peuple est rétif et insoumis par nature parce que c'est son histoire c'est sa culture et c'est les valeurs auxquelles il croit alors il faut qu'il s'en aille nous avons déposé une motion de destitution nous l'avions déjà fait la fois précédente juste après qu'il ait refusé de tenir compte du résultat des élections entre temps le nouveau front populaire s'est disloqué puisqu'une de ses composantes a huit à six reprises a refusé de voter la censure du gouvernement et a permis par son abstention que monsieur Bayrou soit là que le précédent budget s'applique et que le suivant soit encore pire si bien qu'il y a de la part de ceux qui ont fait cela que ce soit le PS ou le Rassemblement National qui a huit reprises a refusé de censurer Bayrou ils ont une responsabilité dans la situation actuelle et bien s'ils n'ont pas respecté d'abord la dissolution pourquoi voudriez-vous qu'ils la respectent et une fois que nous avons chassé le Premier ministre vu qu'il a renommé quelqu'un pour faire pire pourquoi pouvez-vous imaginer qu'il en nomme un ou une autre pour faire autre chose il faut donc aller au fond du problème mesdames messieurs il s'est produit un événement considérable dans le monde cet événement c'est évidemment le génocide qui a ruiné moralement ce qu'il est question d'habitude d'appeler l'Occident mais il s'est passé la victoire de monsieur Trump qui a mis un point final à 40 ans de concurrence libre et non faussée de marchés ouverts et autres fariboles dont on nous disait qu'elles étaient là pour notre bonheur et qui ont conduit à détruire tous nos pays le maître dorénavant s'avance et il fait la loi il a décidé que l'Europe tout entière paierait 15% de droits de douane sur tout ce qu'elle exporte aux Etats-Unis d'Amérique et en retour les chefs européens ont décidé qu'ils ne prendraient pas un seul pourcent sur les droits de douane et n'auraient aucune mesure de rétorsion d'aucune sorte et savez-vous pourquoi ?

Parce qu'ils ne savent plus quoi faire ils sont incapables de gouverner par gros temps ils ne savent faire voguer que des petits voiliers à la condition que le zéphir soit doux ils ne savent pas affronter les très puissants ni parler la seule langue qui compte dans ces situations celle de la solidarité et de la détermination voyez-vous seule la présidentielle peut clarifier je dis franchement à tous mes compatriotes ne croyez pas que vous allez vous en sortir par je ne sais quel juste milieu ça n'existe pas choisissez ou bien vous confirmez la révolution de monsieur Macron je dis révolution parce que c'était le titre de son livre quand il a été candidat cette révolution c'est la destruction de l'état la destruction des services publics pour libérer l'initiative privée vous avez le droit d'y croire vous avez peut-être aussi le droit de penser que vous tireriez votre épingle du jeu dans une telle situation mais nous avons tous le droit de dire que devant les faits devant les circonstances avérées devant le constat que je viens de faire devant vous tous alors mesdames et messieurs il est temps de passer à autre chose une toute autre politique ce n'est pas un exercice de comptabilité où l'on prend un petit peu ici un petit peu là-bas c'est un changement de cap qui demande du temps du temps pour qu'on commence tout de suite et que les effets s'en fassent sans dire aussi vite que possible parce que la situation des gens est trop pitoyable pour qu'on la laisse durer voilà le choix qu'il faut prononcer et quand j'entends dire des sornettes de gens qui ne sont même pas capables de prévoir ce qui va se passer dans un mois et qui nous disent ce qui va se passer dans 10 ans d'après leur calcul outre l'envie de rigoler des fois il arrive qu'on ait envie de pleurer et quand on nous dit ah oui ce Mélenchon ou je ne sais qui d'autre parmi nous autres les Insoumis car maintenant vous le savez vous tous le mouvement Insoumis ce n'est pas une personne le mouvement Insoumis c'est un programme et c'est une équipe nombreuse disciplinée efficace et c'est vous autres tous dans cette foule dans l'entreprise où vous êtes dans l'association où vous êtes qui êtes prêts à prendre vos responsabilités pour faire que ce programme s'applique déjouer les sabotages et faire ce qu'il faut pour que la France ressorte de l'ornière dans laquelle elle a été placée alors quand ils nous disent ah oui bon ce Mélenchon ou l'un quelconque des autres serait sans doute un bon candidat pour le premier tour et bien c'est déjà pas si mal ce n'est pas le cas de tout le monde mais il ne serait pas bon pour le second c'est qu'une fois de plus vous ne comprenez rien à la saison dégagie dans laquelle nous sommes la masse des français ne viendra pas chipoter entre les étiquettes de parti la masse des français au premier comme au deuxième tour formulera d'autant plus clairement que nous lui aurons appelé à cette clarté et que nous aurons montré par notre courage par notre détermination à accepter le résultat du vote par notre refus absolu des combines et des magouilles alors ils se diront oui cela vale la peine qu'on essaye de leur confier le pouvoir parce qu'ils en sont capables parce qu'ils savent comment faire et parce qu'ils en ont le courage et alors pensant au message que la France enverrait au monde entier ils verraient que les peuples de toutes parts se diraient ah ces français eux qui nous connaissent d'assez loin pour nous aimer encore beaucoup mais pas d'assez près pour parfois nous détester comme nous le méritons vu comment nous traitons une partie de notre propre peuple et bien tous ces gens diraient faisons comme les français agissons comme eux regardons ce qu'ils font et si ça marche vous savez déjà dans le monde entier on parle des insoumis dans le monde entier si vous avez des contacts vous-même vous savez qu'on s'intéresse à ce que nous faisons vous savez que cette rencontre à cet instant sera diffusée qu'elle sera regardée écoutée et que les gens se demanderont que veulent-ils faire alors c'est par cela que je veux terminer nous voulons faire naître la nouvelle France la nouvelle France c'est son peuple tel qu'il est et non pas tel que des pensées râchies et ramoindries et rabougries voudraient qu'ils soient le peuple français tel qu'il est avec un français sur trois qui a un grand-parent d'origine étrangère avec un français sur deux qui est une française qui ne se laisse pas faire et qui exige le respect de son pouvoir de vote et de décision avec le deuxième territoire maritime du monde avec la première puissance spatiale européenne avec l'une des premières puissances aussi numériques et combien d'autres choses avant que tout soit détruit française, français avant que tout soit vendu par appartement par compartiment aux uns et aux autres comme c'est le cas aujourd'hui avant que vous n'ayez plus de sidérurgie avant que vous n'ayez plus d'usines qui produisent des turbines avant que vous n'ayez plus d'usines qui produisent des puces et autres alors libérez la patrie des chaînes de l'argent libérez la patrie du capitalisme libérez l'humanité faites vivre la nouvelle France refuser à notre appel par universalisme par respect pour votre propre souveraineté populaire refuser la vassalisation au pied des Etats-Unis d'Amérique nous n'avons ni Dieu ni Maître au nom de la République personne ne nous donne d'ordre personne ne nous raquette personne ne décide combien nous avons le droit de produire et de vendre personne ne nous dit où nous devons aller et où nous ne devons pas passer nous sommes un peuple libre et nous voulons rester un peuple souverain ce qui signifie entre autres que nous serons maîtres des instruments de notre défense et que nous comptons sur personne d'autre que sur notre propre peuple pour résister à tous ceux qui auraient des intentions violentes à notre égard l'art de commander et de gouverner et de prévoir et pour prévoir il faut avoir des bases solides d'analyse la France ne manque pas d'alliés dans le monde si elle reprenait une ligne politique de non-alignement alors c'est par dixème que les pays du monde feraient équipe avec elle et seraient prêtes à entrer dans la seule compétition des puissances qui comptent non ce n'est pas la compétition militaire non ce n'est pas la compétition de l'argent c'est la compétition de qui est le plus cultivé qui est le plus savant qui donne le plus de culture et de moyens aux autres et aux autres dans le monde pour maîtriser sa vie d'homme et de femme et de la vivre entièrement grâce à un niveau d'éducation suffisant nous sommes le parti je suis le mouvement la masse de ceux qui ne croient pas que l'argent soit le cheval de bataille qui permet d'accomplir son existence nous sommes ceux qui croient que c'est la culture que c'est l'amour que c'est la tendresse que c'est la poésie que c'est la musique qui fait de nous des êtres humains accomplis l'éducation par-dessus tout qui fait notre force voilà pourquoi nous voulons commencer à construire cette nouvelle patrie cette nouvelle France débarrasser une bonne fois pour toutes du racisme qui l'a pourri de l'intérieur nous allons commencer une France où il n'y a plus de commandos fascistes dans les rues qui tabassent les personnes une France où il n'y a pas de chasse aux nègres une France où les parents n'ont pas peur pour leurs adolescents quand ils sortent dans la rue une France où quand on voit un uniforme on n'a pas peur nous allons nous récupérer les moyens financiers matériels humains et intellectuels de payer la dette écologique que ce pays doit à sa jeune génération nous allons récupérer les moyens qui vont nous permettre de répondre à la dette sociale qui est contractée auprès de chacun de ceux d'entre vous qui travaillant étudiant se dévouant doivent ensuite mener la guerre triste des frigos vides et de l'angoisse du lendemain vive la sociale vive la république vive la France et de l'angoisse

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Locuteur

qui auprès de l'angoisse dans le pays on n'a pas peur d'avoir des des morts qui auprès de l'angoisse qui auprès