Guilhem Carayon (UDR) est l'invité politique de la matinale de franceinfo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous l'acte commis par la police anti-immigration aux États-Unis ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Est-ce que vous approuvez la création de cette police anti-immigration ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous les États-Unis sont toujours une démocratie avec cette police anti-immigration ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Cette offensive entre Trump et le RN vous a-t-elle surpris ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Donald Trump est-il toujours un allié pour vous ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Faut-il intervenir en Iran ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Guilhem CarayonFait
« C'est un drame. C'est un drame humain. Et évidemment que on peut que déplorer quand des drames humains surgissent. quand vous avez une bavure, ce qu'on appellerait en France une une bavure policière. »
- 1:00Guilhem CarayonFait
« L'homme qui a été abattu n'était pas menaçant. Donc effectivement, oui, c'est euh c'est une bavure et c'est et c'est regrettable et c'est un drame. »
- 2:15Guilhem CarayonFait
« Sur le principe d'une police anti-immigration, sur le principe de lutter contre l'immigration illégale, moi je pense effectivement qu'on devrait s'en inspirer en France. »
- 3:30Guilhem CarayonChiffre
« Deux morts sur des centaines de milliers d'interpellations, oui, ça reste une exception et le principe, c'est de lutter contre l'immigration illégale avec des centaines de milliers de personnes qui sont arrêtées parce qu'ils ont rien à faire sur le territoire américain. »
- 5:00Guilhem CarayonFait
« Les États-Unis réfléchissent qu'à travers le rapport de force, qu'à travers les rapports de domination, de puissance euh et et je crois qu'ils reviennent un peu à leur tradition naturel qui est celle de la doctrine Monro. »
- 7:00Guilhem CarayonFait
« On est devenu aujourd'hui en quelque sorte une colonie numérique des États-Unis. On est devenu une colonie industrielle des Chinois. »
- 9:00Guilhem CarayonChiffre
« Il faut tout faire en tout cas pour faire stopper ce bain de sang. Euh il y a euh des tortures euh chaque jour, il y a évidemment de la censure, il y a des assassinats, il y a euh des dizaines de milliers de morts depuis euh les premières manifestations du 28 décembre 2025. »
- 11:00Guilhem CarayonChiffre
« Ce budget, c'est un budget socialiste qui prévoit une augmentation de 20 milliards des prélèvements obligatoires, qui prévoit une augmentation des dépenses publiques de 37 milliards. »
- 12:00Guilhem CarayonFait
« Une condamnation définitive pour des faits aussi graves sur des mineurs. Effectivement, c'est c'est des faits qui sont de nature à ne pas à ne pas retourner sur ce plateau. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Guillem Caraillon. Bonjour madame. On commence naturellement avec ce qui se passe en ce moment aux États-Unis à Minnéapolis.
Cet homme de 37 ans a battu samedi par des agents fédéraux alors qu'il ne menaçait pas les forces de l'ordre avec une arme. Deuxème mort en 15 jours perpétré par la police anti-émigration. Comment est-ce que vous qualifiez cet acte ?
C'est un drame. C'est un drame humain. Et évidemment que on peut que déplorer quand des drames humains surgissent. quand vous avez une bavure, ce qu'on appellerait en France une une bavure policière.
Euh donc pour vous c'est ce sont c'est c'est une bavure policière. C'est comme ça que vous le qualifiez. Marion Maréchal, elle dit que ce sont des accidents malheureux.
Est-ce que vous dites pareil ? Bah en l'occurrence, l'homme qui a été abattu n'était pas menaçant. Donc effectivement, oui, c'est euh c'est une bavure et c'est et c'est regrettable et c'est un drame.
Moi, je dois vous dire quand même que je suis assez scandalisé de voir à quel point l'attention médiatique en France se porte uniquement sur ce qui s'est joué aux États-Unis et vous avez encore une fois un drame qui s'est joué mais personne ne parle dans les médias occidentaux de ce qui est en train de se jouer en Iran. Vous avez des milli On va en parler, on va en parler là. On va pas tout mélanger ce matin.
Vraiment, on commence pas. Oua mais en Iran, c'est 40000 morts. Bien sûr, mais on va en parler juste.
Soyez patient, on va en parler. Donc c'est encore qui fait l'interview. Je vous entends mais c'est moi qui fait l'interview.
Donc j'ai décidé de commencer par Minéapolice. Voilà. Est-ce que vous approuvez la création de cette police anti-immigration ?
Est-ce que par exemple faudrait imaginer qu'il puisse y en avoir une en France ? Sur le principe d'une police anti-immigration, sur le principe de lutter contre l'immigration illégale, moi je pense effectivement qu'on devrait s'en inspirer en France. À cela près qu'effectivement à chaque fois qu'il y a une bavure, à chaque fois qu'il y a un drame, c'est toujours regrettable.
Mais vous savez, c'est l'exception. Le principe c'est que vous avez aux États-Unis des centaines de milliers d'interpellations chaque année et parfois il y a une bavure. À chaque fois qu'il y a une bavure, il faut la condamner.
Il faut que les agents l'agent en l'occurrence qui a commis cette bavure soit engagé, sa responsabilité juridique soit engagée. Remettre en principe remettre en question le principe, ça me semble ça ça me semble beaucoup trop r Vous dites vous dites exception de morts en 15 jours. Est-ce que c'est l'exception ou est-ce qu'il y a un problème avec cette police ?
Encore une fois, c'est un drame, mais quand vous avez deux morts sur des centaines de milliers d'interpellations, oui, ça reste une exception et le principe, c'est de lutter contre l'immigration illégale avec des centaines de milliers de personnes qui sont arrêtées parce qu'ils ont rien à faire sur le territoire américain. Et vous, vous approuvez le principe d'une police qui peut interpeller n'importe qui, même chez soi, qui a les pleins pouvoirs. Vous vous dites "Oui, en France, ça pourrait ça pourrait être efficace." Le président américain est souverain chez lui.
Moi en France, ce que j'aimerais c'est déjà qu'on redéfin qu'on redéfinisse notre politique migratoire, qu'on soit capable de renvoyer les OQTF qui menacent la sécurité des Français. Il y a une vieille dame de 90 ans à Nice qui a été violée pendant 1h30 il y a quelques jours par un migrant sous EQTF qui avait absolument rien à faire sur le territoire national. Si nous on avait un peu plus de cohérence, un peu plus de fermeté sur nos politiques migratoire, on éviterait beaucoup de drames comme celui qu'on a eu aux États-Unis.
Certaines voix s'élèvent pour dire que cette police notamment c'est du fascisme. On a aussi entendu les ex-présidents américains Barack Obama, Bill Clinton en appeler un sursaut. Est-ce que pour vous les États-Unis sont toujours une démocratie avec cette cette police anti-immigration ?
C'est une démocratie oui parce que le président américain a été élu par son peuple. On pourrait peut-être la qualifier de démocratie libérale. En tout cas, les États-Unis nous invitent à redéfinir notre logique de puissance.
Euh les é les États-Unis réfléchissent qu'à travers le rapport de force, qu'à travers les rapports de domination, de puissance euh et et je crois qu'ils reviennent un peu à leur tradition naturel qui est celle de la doctrine Monro. Donc nous ça nous appelle les Européens à se conduire comme eux de manière puissante, faire respecter notre autorité, être capable de défendre nos intérêts économiques, nos intérêts industriels, appliquer une politique de patriotisme économique et c'est très loin de ce que font aujourd'hui les dirigeants européens. Quand quand vous avez entendu la semaine dernière Jordan Bardella paraphraser quasiment mot pour mot Emmanuel Macron face à la menace de Donald Trump on a entendu le président du RN parler d'une Europe plus forte de l'activation d'instruments anticoercition contre les Américains.
Est-ce que cette offensive entre Trump du Rassemblement national vous a surpris ? Non pas du tout. Mais je crois pas que Jordan Bardelas s'inspire d'Emmanuel Macron.
Euh Emmanuel Macron, il est très for je dis que que soudainement euh on va dire que les les attentions envers Donald Trump sont quand même euh euh moins moins tendre. On sent quand même clairement pour le dire comme ça que le rassemblonage prend du recul par rapport à à Donald Trump. Euh la question il y a pas de prendre du recul par rapport à Donald Trump.
La question c'est de protéger notre continent. Euh la question c'est de protéger notre continent de d'une puissance impérialiste, les États-Unis qui aujourd'hui euh veut nous dominer, veut nous dominer économiquement, veut nous dominer industriellement. Euh et donc on doit se protéger, on doit protéger nos savoir-faire, on doit protéger notre industrie, on doit appliquer une politique de d'autonomie industrielle, d'autonomie stratégique, de patriotisme économique.
Si on le fait pas, les États-Unis arriveront à terme à nous asservir. On est devenu aujourd'hui en quelque sorte une colonie numérique des États-Unis. On est devenu une colonie industrielle des Chinois.
Si l'Europe ne redéfinit pas son rapport à la puissance, euh notre continent disparaîtra. Euh Éric Sioti qualifiait récemment de bonnes nouvelles, l'arrestation de de Nicolas Maduro pour le peuple vénézuulien. Est-ce que pour vous Donald Trump c'est toujours c'est toujours un allié ?
C'est une référence ? Euh je sais pas si c'est une référence, je pense pas que ce soit une référence. C'est le président de la première puissance économique au monde.
Donc on doit le traiter de la sorte. On a des accords commerciaux qui sont importants avec les les États-Unis. simplement le président américain a une méthode d'exercer le pouvoir qui est très différente de son prédécesseur, qui est très différente des dirigeants européens et donc on doit s'y habituer.
Et quand je dis on doit s'y habituer, c'est-à-dire qu'on doit marcher au rapport de force. Si on le fait pas, on deviendra au fur et à mesure une colonie économique des États-Unis. Et donc moi je je je me satisfais pas de ça, je me résigne pas à ça et donc on doit défendre nos intérêts économiqu industriels.
Encore une fois, ces derniers jours Donald Trump a multiplié les front, on l'a vu sur le Groenland euh mais aussi euh euh en Iran où une Armada est en route euh pour le golf pers que le porte-avion américain Abraham vient d'arriver au Moyen-Orient. Est-ce que pour vous, il faudrait intervenir en Iran ? Est-ce que ce serait une bonne chose ?
Il faut tout faire en tout cas pour faire stopper ce bain de sang. Euh il y a euh des tortures euh chaque jour, il y a évidemment de la censure, il y a des assassinats, il y a euh des dizaines de milliers de morts depuis euh les premières manifestations du 28 décembre 2025. Euh l'Iran est en train de devenir euh un régime de terreur.
Les le régime des mols, des gardiens de la révolution euh est effectivement une dictature et on doit tout faire pour y mettre fin. Ça veut dire quoi tout faire ? Ça veut dire quoi tout faire concrètement ?
Les Américains sont sur place. Est-ce qu'ils doivent euh bombarder l'Iran ? Est-ce qu'ils doivent aller chercher traquer le guide suprême dans son bunker ?
Moi, ma conviction c'est qu'on doit engager aujourd'hui la responsabilité juridique des gardiens de la révolution. On doit se servir de tous les instruments du droit international. On a beaucoup parlé du droit international pour le le Vénézuel.
Euh on a aujourd'hui le droit international qui peut être mobilisé en Iran euh à travers la responsabilité de protéger qui est un principe important en droit international quand vous avez des crimes contre l'humanité qui sont commis sur le territoire d'un pays. En l'occurrence, vous avez des crimes contre l'humanité qui sont largement caractérisés par l'ONU depuis plusieurs jours en Iran. On a les moyens vous voulez inscrire les gardiens de la révolution iranienne sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne propose l'Italie.
C'est c'est ce qu' per c'est ce qu'a proposé l'Italie hier. C'est ce qui nous permet c'est ce qui nous permet d'engager leur responsabilité juridique et donc de les attaquer, de les cibler, de cibler leurs infrastructures notamment ce qui les protège. Il il y a une deuxème chériicoti l'a demandé à Emmanuel Macron.
Quelle est la réponse à ce stade d'Emmanuel Macron ? Pour l'instant, la France est complètement silencieuse sur ce qui se passe en Iran. La France peut-être par l'acheter, peut-être par peur et c'est et et je trouve ça absolument scandaleux, ne fait absolument rien et et on a chaque jour des dizaines de milliers de morts en plus en Iran.
Donc euh moi je suis scandalisé de voir à quel point on reste mutique et et effectivement oui, il faut agir. Il y a aussi une manière d'agir qui est la question économique. Euh vous avez des avoirs économiques qui sont importants et qu'on peut geler euh des dirigeants irraiens.
Il faut le faire de manière immédiate si on veut stopper ce euh deux deux dernières questions plutôt en politique intérieure. Sébastien le cornu affronte deux nouvelles motions de censure aujourd'hui qu'il devrait a priori surmonter. La France aura donc bientôt un budget.
C'était l'objectif du premier ministre. il a réussi sa mission, il a en tout cas complètement renié ses convictions. Ce budget, c'est un budget socialiste qui prévoit une augmentation de 20 milliards des prélèvements obligatoires, qui prévoit une augmentation des dépenses publiques de 37 milliards.
Euh ce budget, il a été imposé en réalité par le Parti socialiste et Sébastien Lecornu le savait en acceptant cette mission à Matignon qui devait son salut au Parti socialiste. Donc il a préféré négocier avec ses nouveaux alliés, avec Olivier Fort et compagnie. Et ça produit ce budget qui est un budget catastrophique pour les finances publiques, qui a un budget catastrophique pour les les ménages français.
Mais c'était quoi sinon ? C'était la loi spéciale à Vitam et Eternam. Bah nous on plaidait pour une motion de censure, pour un retour aux urnes et pour que les Français donnent au pays une nouvelle majorité, une majorité stable, une majorité cohérente.
On a encore le temps d'ici à la prochaine élection présidentielle d'avoir de nouvelles élections législatives et donc d'avoir un nouveau budget, un budget qui soit meilleur. On peut pas avoir des budgets de calibrage en se disant "Ah oui, mais c'est pire que de pas avoir de budget." Non, ce qui est mieux c'est d'avoir un bon budget pour le pays.
Et et encore une fois, moi je je suis très étonné de voir l'attitude des Républicains, de voir l'attitude de ce parti que j'ai bien connu parce que j'en étais le président des jeunes qui est prêt à tout pour éviter des élections quit à accepter un budget socialiste. Dernière question. Jordan Bardella a demandé aux élus Rassemblement national de ne plus se rendre sur le plateau de Jean-Marc Morandini sur ses news.
Je rappelle qu'il a été condamné pour corruption de mineurs. Est-ce que du côté de l'UDR vous vous rendez toujours sur ce plateau ? Je crois en tout cas que c'est une décision très sage de la part de Jordan Bardelin.
Moi à titre personnel, je m'y rendrai plus. Une condamnation définitive pour des faits aussi graves sur des mineurs. Effectivement, c'est c'est des faits qui sont de nature à ne pas à ne pas retourner sur ce plateau.
Vous dites-vous de manière personnelle, mais est-ce que il va y avoir une consigne, un mot d'ordre pour que aucun élu UDR ne se rende sur le plateau de Jean-Marc Morandini ? Ça vous pourrez le demander au président de mon parti à Éric Soti mais en tout cas moi je suis favorable. Ouais.
Merci beaucoup Guillem Caray. Bonne journée.