Arnaud Montebourg interroge Jean-Philippe Tanguy, député RN, sur le programme économique du RN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous face aux incendies en Espagne et à la montée des températures en Europe ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Marine Le Pen condamnée en appel pour détournement de fonds publics : peut-elle se dire présumée innocente ?
- 4:01OuverteRéponse partielle
Votre contre-budget 2026 propose des baisses d'impôts et de dépenses : comment équilibrez-vous cela ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Sur les retraites, Marine Le Pen évoque 60 ans pour ceux ayant commencé avant 20 ans : est-ce la position officielle du RN ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous réduire la dépendance numérique de la France face aux géants américains ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Arnaud MontebourgFait
« La présomption d'innocence a été inventée par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen en 1789. »
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france bonsoir arnaud montebourg entreprenneur désormais aujourd'hui retiré de la vie politique je vous demande la fameuse question comment vous allez ce soir arnaud mieux que l'europe mieux que l'europe qui est en train de brûler arnaud quand on voit ces images qu'on va voir de l'espagne où il y a un incendie géant 12 morts 23 disparus des espagnols qui ont été pris dans leur piégé dans leurs propres voitures ce sont souvent des touristes britanniques on a l'impression quand on voit ces images d'un scénario d'apocalypse est ce que c'est ce futur qui avance plus vite que prévu ça va plus vite la californie a connu des épisodes tout aussi dramatique c'est un désert l'espagne connaît un décès le désert européen le sud de l'espagne à l'extrême pointe de l'andalousie et donc le désert monte et donc nous allons devoir adapter nos comportements il va falloir qu'on ça rentre dans nos cerveaux que ne pouvons pas vivre comme nous avons pris la habitude de vivre et y compris la manière de d'être un peu négligent avec nous mêmes et malheureusement je pense à ces victimes qui se sont fait piéger mais est-ce que ça va être l'électrochoc arnaud cet été cette année la troisième canicule en un mois les feux de forêt partout en france on espagne des dizaines de morts là bas est ce que on prend conscience mais est-ce qu'on va aboutir à des actes ou est-ce que c'est fini en décembre l'habitude du système cognitif c'est que on réagit à l'événement qu'on perçoit en hiver quand il pleut beaucoup et c'est le cas puisque des événements extrêmes y compris en période fraîche et froide on a le sentiment que la canicule est effacée par les trompes d'eau qui s'abattent sur nous qui permet de reconstituer les nappes phréatiques en vérité on n'y arrive pas donc nous allons devoir faire marcher notre cerveau collectif et ça ça s'appelle la politique et la politique environnementale économique tout le système réglementaire tout le système législatif qu'il va falloir adapter et cela fait partie des débats actuels mais il n'y a pas de répondants puisque nous sommes en période maintenant électorale et que nous sommes partis pour mettre tout cela dans les programmes politiques on va essayer est-ce que c'est porteur l'écologie pour appeler au vote finalement ce n'est pas Ça ne marche pas vraiment. L'écologie de bon sens, elle est partageable. Il faudrait trouver un nouveau mot peut-être ?
Non, parce que l'écologie est une discipline très importante, qui est une composante de l'économie. C'est le même préfixe. c'est un élément important sur lequel tout le monde peut partager ce qui n'est pas partageable c'est l'idéologie et le dogmatisme là ça crée des clivages mais quand on partage le diagnostic qu'on essaie de se mettre autour de la table tous ensemble qu'on cherche des solutions commune, finalement on peut y arriver.
Donc ça c'est ce qui manque dans le débat public national. Allez on va parler de cette décision judiciaire qui a changé le destin de la France, qui va peut-être changer le destin du pays, c'est Marie Le Pen, condamnée en appel, coupable de détournement de fonds. Et dans les heures qui suivent, elle se pourvoie en cassation, elle se présente évidemment à la candidature à la présidentielle, elle se dit présumée innocente.
Est-ce qu'elle a le droit ? Est-ce que vous pensez qu'elle peut se dire « je suis présumée innocente » ? Déjà, ce n'est pas ce que je pense.
C'est ce que le droit dit. La présomption d'innocence a été inventée par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen en 1789. Il y a même un article de la Déclaration à l l'homme.
Donc, c'est un principe fondamental à valeur constitutionnelle qui interdit toute personne qui n'est pas condamnée définitivement d'être traité comme un coupable. Donc, tant qu'on n'est pas définitivement condamné, on est présumé innocent. Alors, c'est une apparence, mais c'est une apparence qui est protégée.
Le code civil, excusez du peu, contient un article qui permet de faire condamner toute personne qui présenterait Mme Le Pen comme coupable. Elle a le droit d'être traité comme innocente. Imaginez que la Cour de cassation casse l'arrêt et qu'on retourne devant un jugement, elle aurait le droit de dire « tous ceux qui m'ont traité de coupable m'ont offensé ».
Et donc cette question-là, elle est pour tous les citoyens et elle s'applique donc à Mme Le Pen comme tous les citoyens qui aujourd'hui sont judiciaires. J'ajoute que la présomption d'innocence, c'est un principe mondial. On le retrouve dans tous les textes fondamentaux, y compris la Convention européenne des droits de l'homme.
Donc il n'y a pas, j'allais dire, de surprise à ce qu'elle se proclame présumée innocente. On n'a pas dit innocente, ça c'est à elle de le dire et de le penser. Et néanmoins, le pari quand même risqué, très risqué.
Certains parlent d'un coup de poker puisque évidemment le pourvoi en cassation suspend la peine. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de bracelet électronique pendant la procédure. Mais la cour de cassation pourrait se prononcer au plus tard début avril, soit quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle Écoutez ce que disait Louis Alliot au micro de BFM.
À partir du moment où Marine Le Pen peut se présenter grâce à cet arrêt de la cour d'appel, il n'y a plus urgence à ce que la cour de de cassation se prononce. C'est là-dessus qu'à mon avis vous faites un peu un pari. Non, mais ce n'est pas un pari.
On rentre aujourd'hui dans une procédure normale de cassation pour n'importe quel justiciable en France aujourd'hui. Un pourvoi, c'est 12 à 18 mois. Un sacré pari quand même à quelques jours d'une élection présidentielle, un bracelet électronique.
Est-ce que vous pensez qu'elle ne maîtrise pas en plus ce calendrier ? Je crois que ce soir, Arnaud, vous avez un appel. En tout cas, Mme Le Pen a été condamnée, comme d'autres partis politiques.
C'est le cas du Modem et son parti politique qui ont été condamnés pour les mêmes pratiques, pour usage à mauvais escient des assistants parlementaires la cour a souligné qu'il n'y avait pas d'enrichissement personnel ce qui est un point très important vous allez voir pourquoi et elle a dit la liberté de l'électeur c'est de choisir donc moi je n'interfère pas dans le débat électoral mais elle a maintenu une condamnation qui avait été décidée par le tribunal à un an ferme ce qui se traduit avec une modalité d'aménagement qui est le bracelet électronique. Le bracelet électronique, ce n'est pas le droit de se promener en France avec une sorte de laisse électronique. Non, c'est une assignation à résidence, c'est la prison à domicile en quelque sorte, donc vous ne pouvez pas sortir.
Donc cette privation de liberté a été décidée par la court, mais je vous prédis qu'avec un arrêt de 341 pages qui concerne 12 prévenus des incidents de procédure, la moyenne du pourvoi étant de 17 mois l'année dernière la durée d'examen de droit 17 mois déjà on sait très bien que Mme Le Pen n'aura pas une accélération et pourquoi elle n'aura pas une accélération particulière pour son cas, parce qu'aucun des magistrats n'aura décidé de mettre un brasset électronique à Mme Le Pen pendant la campagne électorale. Et pour une raison supplémentaire, c'est la jurisprudence Fillon. Monsieur Fillon avait eu un an de prison ferme parmi les quatre de sursis auxquels il avait été condamné par la cour.
La cour de cassation a dit vous avez été un peu trop sévère, c'était un primo délinquant, c'est la première fois. Et il y avait eu enrichissement personnel de de M. Fillon, elle a cassé non pas la culpabilité mais la peine et elle a cassé le bracelet électronique et donc il est parfaitement plausible que la jurisprudence de la cour de cassation devant un primo délinquant pas d'enrichissement personnel, décide de casser la décision non pas sur la déclaration de culpabilité « vous avez détourné de l'argent public », mais sur les modalités de la peine.
Donc je ne crois pas qu'il y ait un débat judiciaire maintenant, le débat judiciaire il aura lieu en son temps maintenant. C'est le débat politique qui a commencé, il y en a un qui l'a compris, c'est Edouard Philippe qui a dit écoutez elle fait ce qu'elle veut, elle en répondra devant les français mais maintenant on va débattre de son projet on a l'impression qu'effectivement on parlait du scénario explosif, par exemple du rejet de pouvoir en cassation, du fait qu'elle puisse porter un bracelet. Ils ont parlé de l'immunité présidentielle qui allait la protéger pendant 5 ans.
On a l'impression que peut-être Marine Le Pen avec cette affaire judiciaire a quelque peu kidnappé la campagne. Est-ce que vous pensez que ça va la rendre plus forte finalement ? Déjà, il faut qu'on connaisse son projet parce qu'on a des petits morceaux qui se baladent.
On a du mal à connaître la réalité du projet politique, d'autant qu'il y avait un désaccord tout à fait, de plus en plus visible sur le plan politique entre le gaucho, le pénis qu'incarnait Marine Le Pen et le Superman du CAC 40 que voulait incarner Jordan Bardella et donc les deux commençaient à s'affronter publiquement sur les orientations, notamment sur l'affaire des retraites qui est extrêmement sensible puisque c'est un débat qui agite le pays depuis maintenant une dizaine d'années sans d'ailleurs résultat. Et je rappelle que vous poserez la question dans quelques instants Jean-Philippe Tanguy qui viendra nous rejoindre le porte-parole du Rassemblement national. Poursuivez alors, donc deux figures, une jambe droite et une jambe gauche ?
Qui s'affrontent. Donc là maintenant ça y est, la jambe gauche a décidé de mettre au pas la jambe droite. Que va-t-il se passer ?
On va essayer de comprendre quel est le projet économique, en tout cas parce que c'est ça qui nous occupe ici, du Rassemblement national. Alors sur l'immunité présidentielle, excusez-moi, c'est le droit à la constitution. Ça a été d'ailleurs appliqué à Jacques Chirac, qui a été condamné à la sortie de son mandat alors que l'homme était bien malade et que franchement il ne méritait plus d'être condamné 12 ans après les faits et 12 ans de mandat.
C'est le cas de Nicolas Sarkozy qui est poursuivi après son mandat dans l'affaire libyenne et dans d'autres affaires, sur des faits qui sont antérieurs à sa prise de pouvoir. Donc c'est l'application traditionnelle du droit et de la constitution. Donc l'immunité n'est pas totale, elle est temporaire, le temps d'exercice d'un mandat.
Alors on verra si la jambe droite s'est restée à sa place, vous dites s'est resté au pas, si ça sera un chaperon, s'il sera mis sous tutelle, mais je voulais vous parler d'une nouvelle voie qui vient d'arriver dans l'élection présidentielle, c'est Ségolène Royal finalement qui se présente aux primaires de la gauche, s'il y a un mot. Vous pensez qu'elle a sa chance ? Écoutez, vous savez le parti socialiste, quand même on ne sait plus qui il est, ce qu'il veut et ce qu'il veut décider.
Donc évidemment qu'il y a une primaire qui est refermée à la dizaine de milliers de militants, ça me paraît être extrêmement peu convaincant. Donc je vous propose qu'on écoute les débats et puis on en parlera s'il y a lieu. Mais c'est un espoir pour la gauche, pour vous ?
Une nouvelle voix féminine ? Un genre de dinosaure, Ségolène Royal, quand même ? Vingt ans après, il y a un très beau livre d'Alexandre Dumas sur les trois mousquetaires.
Vingt ans après, que sont-ils deux et bien nous lirons alexandre dumas d'accord arnaud on va passer au sondage finalement c'est vrai qu'il y a une petite musique notamment portée par le patron du ps olivier fort qui dit qu'il il faudrait interdire les sondages parce que les Français ne lisent plus les programmes et ils regardent cette course de petits chevaux, 2 points par-ci, 3 points par-là et finalement, ils préfèrent le vote utile. Est-ce que vous êtes pour cette interdiction que prônent Olivier Faure, mais aussi certains membres de la France Insoumise ? Alors, je comprends la position des partis archi -minoritaires.
Je rappelle que le Parti socialiste que représente M. Faure, qui était mon ancien parti, il faut le rappeler, qui a fait 2 ,5 à travers la candidature de Mme Hidalgo. Avant, c'était 6 ,5 ou 7, je ne sais plus.
C'était Benoît Hamon. Donc nous voyons bien que le Parti socialiste est un parti archi minoritaire. Donc évidemment, le vote utile est mortelle pour ce type de parti.
Mais néanmoins, nous sommes dans une élection maintenant qui est devenue une élection à un tour. Puisque la question c'est de savoir qui va affronter le parti majeur qui qui pèse plus d'un tiers de l'électorat et qui est solidement implantée aux portes du pouvoir. Donc, qui ?
Et donc la question, c'est comment on se rassemble ? Donc le vote utile va devoir rester utile. Donc on a besoin de savoir qui arrive à convaincre les électeurs.
Alors par ailleurs, je vais vous dire, le silence électoral dans tous les pays européens sur les sondages, je crois que c'est l'Italie qui a le record, c'est maximum 15 jours avant le scrutin. Tout le reste, c'est 5 jours. En France, il était interdit pendant longtemps, jusqu'en, je crois, dans les années 2000.
Aujourd'hui, le Conseil constitutionnel a considéré que c'était une atteinte à la liberté d'informer. Donc il n'y a pas possibilité de restreindre maximum, on va dire, 15 jours avant le scrutin, 15 jours avant le scrutin. Mais ça vous semble normal néanmoins que ce soit les sondages qui décident qui va être candidat, c'est-à-dire que si Edouard Philippe est mieux placé que Gabriel Attal, eh bien il n'y a plus de primaire, il n'y a plus de politique, c'est les sondages qui décident, c'est l'alpha et l oméga de la politique.
Ce sont les partis politiques qui décident d'abord des candidatures, je le rappelle, ce sont eux qui ont le monopole du financement, le monopole de présentation de la candidature, donc ce sont les partis politiques qui font tourner l'élection présidentielle. Attention, vous ne pouvez pas vous Vous présentez une élection présidentielle, si vous n'avez pas un parti politique qui a eu des élus qui eux-mêmes financent, parce qu'ils ont des députés, des sénateurs, et des voix financent l'élection présidentielle. Donc vous financez l'élection présidentielle à partir des les scrutins précédents, ce qui explique une forme de conservatif.
Donc c'est d'abord les partis politiques, puis ensuite les sondages, c'est la danse du quotidien. Mais en même temps, les Français ne sont pas non plus idiots. Ils savent prendre des décisions, c'est un peuple renseigné, c'est un peuple éduqué et donc on peut faire confiance aux Français de savoir ce qu'ils ont à faire.
On va continuer à parler de politique avec vous Arnaud Montebourg puisque ce soir vous recevez Jean-Philippe Tanguy. Bonsoir Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, Arnaud Montebourg tout à l'heure parlait d'une jambe droite et d'une jambe gauche, bonsoir monsieur, d'une jambe droite et d'une jambe gauche, bon bah là c'est tranché, c'est Marine Le Pen qui est présidente, vous parliez d'un marinisme. Je vous demande, est-ce que le marinisme c'est le nouveau socialisme ?
Non, je ne pense pas. Je pense que le marinisme, en tout cas dans notre analyse et dans l'analyse que fait Marine Le Pen, c'est une forme gaullienne de la politique, c'est-à-dire le dépassement de la gauche et de la droite, une vision sociale qui n'est pas forcément heureusement du socialisme. Mais c'est vrai qu'on ne croit pas aux forces de l'argent.
On ne croit pas que l'argent achète tout, que tout beaucoup de choses ont de la valeur mais n'ont pas de prix. Oui, c'est vrai que c'est une vision assez française d'ailleurs, de l'âme française qui peut d'ailleurs rejoindre des courants politiques différents, des combats qui ont pu exister à travers nos cinq républiques et nos autres régimes. Oui, il y a un esprit français qui considère qu'il y a des valeurs supérieures à l'argent.
Ça nous différencie effectivement d'une certaine droite qui pense que tout s'achète, tout se vaut, tout s'échange et que finalement dans ce petit monde il n'y a de valeur que l'égoïsme. Bon, ce n'est pas la vision qu'on a effectivement au Rassemblement National. D'ailleurs on s'appelle national. – Alors quand, merci de ce préliminaire on va dire, qui permet de vous situer, votre programme en 2024 avait fondu comme neige au soleil parce que vous aviez un candidat, M.
Bardella, qui à chaque fois qu'il rencontre un obstacle disait « Bon non, ça finalement on va l'amender, on va le corriger ». Alors je comprends, vous avez été pris par surprise par cette dissolution. Mais en 2026, vous avez proposé un contre-budget d'ailleurs je crois que vous en étiez le porteur qui mélange à la fois des mesures sociales redistributrices et des propositions libérales pro-entreprise. – Alors, il y a un institut qui s'appelle le Cevipov, très sérieux, qui travaille depuis très longtemps à Sciences Po, qui a fait une analyse sur l'équilibre entre les mesures libérales pro-entreprise, c'est-à-dire en même temps que vous êtes en train de porter, d'ailleurs que vous venez d'énoncer.
Et il dit, ben voilà, tout ce qui était libéral pour l'entreprise en 2022, c'était 20 % du programme. Et en 2026, dernièrement, c'est 60 du programme. Donc il y a eu une espèce de glissement et je sens, excusez-moi, comme tous les Français d'abord une incertitude, une instabilité, une incompréhension sur ces deux pôles qui n'arrivent pas forcément à se concilier facilement, pour des raisons historiques que vous avez énoncées.
Mais comment se fait-il qu'on n'a toujours pas un programme stable où vous pouvez dire à votre droite ceci, à votre gauche ceci, pour ne plus bouger ? Parce que le problème, c'est quand il n'y a pas de programme stable, il n'y a pas de contrat possible avec les électeurs. Non mais c'est une question intéressante parce que moi j'ai...
Je pose une question de fond. Non mais bien sûr, à mon échelle, moi j'ai l'impression que nous sommes clairs, mais si nous ne sommes pas, on va falloir s'améliorer. Mais ce qui est certain, c'est que l'aggravation objective de la situation des finances publiques, la poursuite de la désindustrialisation malheureusement, ou en tout cas l l'absence de réindustrialisation, les grandes difficultés de l'agriculture avec le fait que la France est devenue déficitaire sur sa balance agricole, ce qui devrait tous nous alerter, nous traumatiser.
Nous avons peut sans doute d'ailleurs mis l'accent sur un certain nombre de mesures qui étaient moins visibles avant, mais qui étaient dans le programme. Là bon, vous avez fait de la politique avant monsieur Montebourg, vous savez que parfois il y a un programme et puis il y a des mesures qu'on met en valeur. Et il y a aussi une forme de contrat démocratique avec les médias qui n'ont pas forcément une vision exhaustive des programmes, mais en parlent d'un côté et puis ne parlent pas de tout.
Il n'y a pas eu vraiment de changement depuis 2022. Mais c'est vrai que les circonstances nous obligent à mettre en valeur un certain nombre de propositions favorables à la relance économique qui n'étaient pas forcément peut-être visibles avant ou couvertes de la même façon. Et ce qui est vrai, j'en finirai là, c'est aussi que le monde de l'entreprise s'intéresse plus, davantage, au programme du RN qu'avant et en fait découvre ou font semblant de découvrir des propositions que Marine Le Pen faisait, que Jordan Bardella faisait aussi en 2024.
Vous savez aussi, quand vous dites que le programme de Jordan Bardella fondait comme neige au solaire, c'est surtout qu'on avait fait face à un mur d'attaques assez injustes parce que comme on était les favoris, évidemment on avait subi beaucoup d'attaques mais Jordan Bardella avait quand même défendu fortement le programme et d'ailleurs il avait quand même gagné le premier tour au la main des législatives de 2024. Alors Jean-Philippe Tanguy, vous parlez du monde médiatique, justement regardez la une du point qui signe « Dette Économie Europe, comment mener un pays à sa perte ? » avec le visage de Marine Le Pen.
Arnaud Montebourg, est-ce que vous pensez que si Marine Le Pen est élue, elle va mener le pays à sa perte ? – Écoutez, j'ai fait un peu les comptes. Sur la base, je suis très honnête.
Tanguy, parce qu'ici, on est honnête. Pourquoi ? Parce qu'on essaie de réfléchir collectivement.
Et tout le monde a droit à la parole et a le droit de se défendre. Donc j'ai fait...
J'ai repris votre projet de contre-budget pour 2026. Des baisses d'impôts, moins 45 5 milliards. Des baisses de dépenses, moins 50 milliards.
Alors je vois à peu près ce qu'il y a dans les baisses de dépenses. C'est l'Union européenne pour 10 milliards. Bon courage.
L'AFD, je vois à peu près ce que vous voulez faire. C'est-à-dire c'est fermé. L'immigration, c'est votre mantra, vous répétez ça, 11 milliards et la suppression d'agents 7 milliards.
Je prends le pari qu'il y en aura 20 milliards maximum si vous êtes bon. Mais les baisses de TVA, elles, elles vont être Ce que je vois, et c'est d'ailleurs ce que disent à peu près tous les observateurs qui ont analysé votre projet. Les recettes nouvelles, on ne les voit pas.
Vous faites un impôt sur la fortune à 4 milliards. Merci. C'est une restitution, un retour à l'équilibre.
Mais franchement, on se retrouve avec un déficit à 6 %, une dette publique à 132 % et finalement les éléments financiers du pays qui s'aggravent très, très lourdement. Donc en gros, vous êtes presque au niveau de Mélenchon. Ça m'étonne un peu venant de vous.
Mais non, mais c'est pas venant de moi. C'est-à-dire que ça vient d'Enthropie Claude. C'est-à-dire que je passe vos programmes à l'intelligence artificielle parce que moi je suis je ne sais pas lire les programmes mais j'ai fait Mélenchon et Le Pen.
Et qu'est-ce que je vois ? Finalement on arrive à peu près aux mêmes dérives. Et c'est pour ça que Le Point publie ça.
Je vous pose cette question pour que vous répondiez, j'allais dire sur le fond. Oui, oui, j'ai lu le dossier du Point qui est un monceau de lieux communs et d'énormité. Bon, ce serait trop long de revenir dessus.
C'est de l'ordre du slogan et pas de l'analyse. Moi je ne suis pas d'accord sur ce que vous dites sur nos économies. Je veux dire, nous on est dans un rapport de force avec l'Union Européenne, on ne perdra pas.
Vous avez été ministre de l'économie et du budget. Chaque mois, vous autorisiez ou pas à verser l au bol de la France à l'Union Européenne. Nous ne sommes pas obligés de la verser et nous, nous assumons depuis très longtemps.
Non mais ça c'est exact. Vous confirmez que c'est bien le ministre de l'économie qui...
Je vous confirme que ça vient du budget. Non mais c'est pas automatique. Il y a une action politique pour autoriser le versement ou non et je pense que...
Je ne vais pas parler à votre place, mais en tout cas je pense que M. Hollande, lui, n'avait pas envie de bloquer le paiement. Voilà, c'est le moins qu'on puisse dire.
Et c'est pas la même politique. En gros, c'est la politique de Margaret Thatcher. I want my money back.
Mais elle, elle négociait avant de demander des retours de chèques. Là, c'est même pas money back parce que c'est même pas...
On give rien. Voilà, on donne rien. Nous ne donnons rien à l'Union Européenne c'est la politique du chèque qui est vide.
Comme le général de Gaulle faisait la politique de la chaise vide. Sur l'immigration, il n'y a aucune raison de ne pas réussir à faire des économies puisque nous suspendons les aides non contributives dits immigrés et qui n'ont pas travaillé pendant au moins cinq ans donc c'est automatique comme économie alors ça ne plaît pas tout le monde peut-être mais nous on assume ces économies et sur la désagorification de l'état c'est une politique très importante monsieur Montebourg parce que vous étiez d'ailleurs je crois critique de ce qu'on appelait la politique du new public management c'est-à-dire que un certain nombre de gens ont voulu en fait affaiblir l'état l'état démocratique en créant un certain nombre d Agence qui doublonne et qui en fait non seulement gêne l'action de l'État, mais coûte très cher. Beaucoup de fonctionnaires préfèrent se faire nommer dans des agences parce que les salaires sont meilleurs, ne servent à rien.
Et nous on coupera à la hache, on assume dans ces agences, il n'en restera presque plus aucune, il restera en gros le CNRS et l'agence de sûreté nucléaire parce qu'elles ont une légitimité à être elles indépendantes de l'État pour pas que ça devienne n'importe quoi, mais un nombre considérable d'agences, la commission de régulation de l'énergie, l'ADEME, la commission de régulation du ferroviaire, la commission de régulation des télécoms, tout ça, ça dégage. Et vous savez pourquoi d'ailleurs c'est cohérent ? Parce que nous on considère que c'était aussi le cheval de troie de la Commission européenne parce qu'en fait la plupart de ces agences.
Alors ce sont des autorités administratives indépendantes, donc ça elles jouent un rôle régulateur. En revanche, prenons l'exemple de l'ADEME si vous voulez bien. L'ADEME, ce sont des subventions.
Il y a effectivement une structure qui gère ça, qui est assez légère d et si vous le mettez au ministère, il faudra quand même bien continuer à subventionner. Non, nous on fait un changement de politique, c'est-à-dire qu'on ne croit pas beaucoup aux subventions. On croit que les subventions sont inflationnistes.
On croit que les subventions d'ailleurs sont beaucoup sur des projets. Je vais vous donner un exemple. Dans ma circonscription, j'ai l'entreprise Rocket, qui a investi 400 millions d'euros dans une chaudière à biomasse pour satisfaire un certain nombre de réglementations.
Les premières années, l'industrie Rocket m'a dit « Non, non, c'est très bien cet investissement ». Puis après, ils m'ont avoué parce qu'ils ont des difficultés et ils vont licencier beaucoup de gens, qu'en fait ça leur a fait perdre du temps et de l'argent et c'est pas productif. Donc nous on veut repasser dans des investissements productifs plutôt par des prêts à taux bonifiés ou des prêts à taux zéro, la subvention économiquement fausse les prix est inflationniste et fait dériver les entreprises d'investissements productifs à des investissements, soit pour se conformer à des réglementations qui ne sont pas très intéressant de voir toxique et ça perturbe tout.
Donc en fait, non, on ne supprime pas que les agences mais je vous remercie de poser cette question parce que beaucoup, notamment les LR notamment les LR n'assument pas la suppression des subventions nous, on supprime les subventions et on passe à des prêts. Mais il y a aussi une logique derrière, j'en finirai par là, c'est aussi qu'on a un programme de repasser au financement de l'économie réelle par les banques. Parce que si cette économie où l'État doit passer partout parce Parce que les banques ne font plus leur travail de financement.
Si les investissements, M. Montebourg, et ça je pense que ça peut vous intéresser, sont productifs, il n'y a pas besoin que l'État intervienne. Parce qu'en fait les banques ont intérêt à financer l'économie réelle.
Les investissements verts ne sont pas productifs par Si on les fait, c'est pour adapter L'appareil productif C'est une charge pour les entreprises Si on ne les prend pas en charge, personne ne le fera C'est le rapport Piseniferi Que vous avez dû lire Qui est très intéressant Il dit qu'il y a 4 points de PIB à mettre sur la transition verte. Si l'État ne le fait pas, personne ne le fera, il ne sera pas le marché. Donc on n'y arrivera pas.
Oui, mais il y a aussi des investissements verts, M. Montebourg, qui sont en fait contre-productifs, dans le sens où les moyens de production, les systèmes de production, la façon dont dont on crée l'industrie, ce n'est pas adapté. Et il y a un mensonge là-dedans où on fait croire que parce que c'est vert, ça fonctionne.
Même avec une subvention, il y a des facteurs de production, des méthodes de production qui aujourd'hui ne fonctionnent pas. Et la France a fait beaucoup d'efforts et une économie très vertes. Et aujourd'hui, on met en péril notre industrie en faisant croire que tout va bien et qu'il suffit d'appeler un investissement vert pour que ça fonctionne.
Et ça ne fonctionne pas. Et notamment dans la CDRUJ aujourd'hui, on n'est pas sûr que ça fonctionne. Dans la verrerie, on n'est pas sûr que ça fonctionne.
Dans la subventionné. À la fin, ça peut fermer. On vous a entendu Jean-Philippe Tanguy deux fois faire la référence au général de Gaulle.
Arnaud Montebourg, est-ce que vous pensez que Marine Le Pen, c'est l'héritière de Charles de Gaulle ? Historiquement, il y a un problème. Il y a un gros problème quand même 1 son père a combattu le général de gaulle il a soutenu tix et vignancourt qui est un adversaire à l'extrême droite du gérald de gaulle puisqu'il venait de vie historiquement de vichy et de l bon ça tout le monde le sait donc maintenant il va falloir faire un grand grand travail pour considérer que l'héritière de gérald de gaulle est là en vérité la question qui se pose pour moi comme citoyen redevenu citoyen comme tout le monde, ordinaire et fier de l'être c'est la question du courage c'est le courage d'affronter l'Union Européenne d'affronter les puissances économiques, d'affronter les corps de l'État qui aujourd'hui fabrique à jet continu ce droit autonome indépendamment du politique.
Pour moi, un gouvernement inexpérimenté se jette dans les bras de la technocratie. C'est ce qui s'est passé avec Mitterrand à l'époque et c'était un grand espoir. Moi, j'étais un jeune militant socialiste, je collais les affiches dans mon canton de la Côte d'Or où j j'habitais, je venais de passer le bac et nous avons vu arriver la puissance technocratique qui a pris le contrôle de l'État et des cerveaux.
Donc je pense que c'est ce qui va vous arriver. Et vous allez voir, ce que vous m'avez dit Et là, dans un an, si vous êtes amené à exercer les responsabilités, notamment quand vous serez amené à supprimer l'ADEME, par exemple comme vous venez de le dire, je pense que vous n'allez pas la supprimer. Je pense que vous n'allez pas la C'est vraiment la question centrale aujourd'hui de la reprise du contrôle du politique et donc de la démocratie.
Est-ce que les gens votent pour une action politique qui est conforme à leur vote, et donc des hommes politiques et des femmes qui assument leur pouvoir, ou est-ce qu'effectivement ils se jettent dans les bras de la technocratie ? Aujourd'hui c'est la technocratie qui gouverne avec M. Macron.
Il faut dire les choses telles qu'elles sont. On l'a vu sur la climatisation, où les propres ministres ont annoncé par exemple le fond vert, et les ministres appliquant le fond vert ne savaient pas Je ne vais pas reprendre ça mais vous n'avez pas le personnel administratif de remplacement Vous n'avez pas les remplaçants sur la touche Mais est-ce qu'ils ont aussi la bonne tête d'affiche Arnaud Monteveau ? Est-ce qu'on imagine le général de Gaulle On va falloir donc que vous fassiez des conseils des ministres avec la guillotine à la sortie du conseil des ministres.
Vous allez être obligé parce que vous avez 500 directeurs d'administration centrale, vous avez 120 préfets, autant de recteurs, vous avez les ambassadeurs. Vous allez les remplacer par qui ? – Mais je pense qu'il y a un personnel politique patriote.
Je pense que vous avez travaillé avec une partie de l'administration qui a été patriote et que malheureusement vous n'avez pas été soutenu, M. Bondebou. Moi j'étais attentif à l'expérience ministère, je ne dis pas ça pour vous flatter parce que ce n'est pas le genre de la maison.
Et je me souviens quand vous étiez muni, vous parliez du spoil système et je pense que vous aviez raison. Donc vous êtes favorable au spoil système ? Moi, titre personnel, oui.
Ça sera dans le programme ? C'est Marine Le Pen qui décidera si c'est dans le programme. Alors on va se revoir, on va attendre le programme.
Sur le programme, j'ai le sujet des retraites. Excusez-moi, je suis un peu obsessionnel sur ce sujet. Alors en un mot, parce que quand même on veut revenir avec Jean-Philippe Tanguy sur la condamnation...
Oui, oui, mais quand même les retraites, c'est très important. Allez-y Marine Le Pen a dit que c'est 60 ans pour...
Ce qu'on démarrait avant 20 ans. Exactement. Après 21 ans, c'est 62 ans.
Il y a eu, excusez-moi, il y a eu des bagarres publiques entre Jordan Bardella, qui voulait défendre une autre vision, qui a dit l'âge légal, c'est terminé, on réfléchit, on fait autre chose. Il l'a dit quand même dans la presse étrangère, Frankfurter Allgemeine, et il y a eu des bagarres politiques, comme on les a identifiées. Nous, observateurs, on a bien vu qu'il y avait eu des riposes, des réponses.
Donc maintenant, quelle est la philosophie qui va prévaloir sur ce sujet sensible moi je pense qu'on a fait un mauvais procès à jordan bordel notamment cet article dans l'allemagne qui était des propos un peu reconstitué et en fait la philosophie de marine le pen s'était déjà assez centré sur sur la durée de cotisation, parce que vous avez raison, il y a l'âge légal. Mais l'âge légal se déclenche selon une durée de cotisation. C'est pour ça que plus vous avez commencé à travailler tôt, plus vous partez tôt et plus vous avez commencé à travailler tard, plus vous partez tard.
Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est ce qui nous a semblé le plus plus juste pour approcher de l'injustice, de la pénibilité. C'est-à-dire que tous les critères de pénibilité technique, technocratique, bureaucratique nous ont semblé trop lourds, inapplicables et donc finalement basse qu'inapplicable, injustes.
Alors que la durée, l'âge d'entrée dans la vie professionnelle souvent est assez proche des conditions de travail et des conditions d'emploi et donc on nous a semblé que c'était un système pas parfait parce que nul système n'est parfait. Évidemment, un système qui permet quand même de lutter contre l'injustice sociale. Et donc plus on commence tôt, plus on peut partir tôt, entre 60 et 62 ans.
Mais si vous avez commencé à travailler à 25 ans par exemple, il faut cotiser 42 ans pour avoir une pension à taux plein donc vous partez à 67 ans par exemple à taux plein Il faudra juste clarifier ce point là la stratégie des finances publiques notamment de l l'État, repose essentiellement sur la stratégie de solution des retraites. Je rappelle que selon la Cour des comptes et le rapport de M. Jean-Pascal Beauffray, vous devriez lire... – Je l'ai vu, M. — La moitié du déficit public.
Non, mais il faut lire beaucoup de rapports quand on veut prendre le gouvernement. — Alors on va y aller. La moitié...
Pardon, Paola. La moitié du déficit public... — C'est pas très gentil de présumer que je l'ai pas lu, quoi. — Non, non, je l'ai pas présumé.
Je l'ai constaté avec un Donc la moitié du déficit public est absorbée par les retraites des fonctionnaires parce qu'il y a une subvention publique d'équilibre pour les retraités aujourd'hui, anciennement, la fonction publique. Donc comment, dans votre stratégie de finances publiques, de rétablissement des finances publiques, parce que vous ne m'avez pas tout à fait répondu sur votre stratégie, comment vous allez rétablir l'équilibre à travers les retraites ? Mais il est évident qu'en plus de gérer de manière très ferme les dépenses publiques, il faut absolument relancer la croissance de manière raisonnable, au moins porter la croissance potentielle à autour de 2%, car aucune réforme des retraites, et c'est aussi ce que dit Beaufray, en fait ne permet de solutionner, enfin c'est la conclusion qu'il ne dit pas mais qui arrive naturellement, ne permet aucune réforme paramétrique aujourd'hui sans relance de la croissance, de la valeur ajoutée et de la productivité ne permet de solutionner le déficit de la retraite par répartition.
Vous pouvez faire travailler les gens jusqu'à 75 ans si vous ne relancez pas la productivité, si les 6 millions de chômeurs ne trouvent pas un emplois. Si la part de l'industrie ne repasse pas au moins à 12 à 13 %, il n'y a aucune solution. Donc ça ne sert à rien de vouloir gérer la pénurie, la pénurie par définition ne se gère pas, il faut relancer la productivité et c'était quand même le sens, c'est triste parce que un certain nombre de personnes avaient bien senti qu'il fallait relancer l'industrie il y a maintenant 15 ans et c'est dommage que ça n'a pas été fait par ceux qui prétendaient avoir compris cela, voilà.
Et même que certains de politiques ont été s'aborder de grands programmes industriels ont été s'aborder et c'est vrai qu'il y a beaucoup de travail et c'est un peu...
Oui, il faut être honnête, il faut dire la vérité aux Français. J'espère que cette campagne se fera sur le fond et qu'on abordera enfin les vrais débats parce que ça fait trois campagnes présidentielles que le sujet était sur faire barrage ou pas au Rassemblement National. J'ai fini, faire barrage au Rassemblement National n'est pas un programme politique.
Donc il faudrait que nos adversaires qui sont soi-disant très intelligents arrêtent de faire campagne sur le fait de faire barrage au Rassemblement National mais fassent un programme politique, nous en tout cas on est prêts mais moi je prends toutes les critiques de manière constructive pour l'améliorer le programme parce que je ne suis pas...
On va revoir cette déclaration que vous avez faite cette semaine. Comme monsieur Macron. On va revoir cette déclaration cette semaine qui a fait beaucoup de bruit.
Effectivement, vous aviez affirmé que seule Marine Le Pen était la mieux placée pour savoir si elle était innocente. Arnaud Montebourg, est-ce que c'est bien sérieux ? C'est un peu coupé, ça.
Marine Le Pen est la mieux placée pour savoir si elle est innocente ou coupable. Est-ce que vous pensez que c'est bien sérieux pour un parti qui se présente comme le parti de l'ordre ? Effectivement, d'avoir une candidate qui sait, et c'est à peu près la défense de tous les prisonniers.
C'est sa – Sa responsabilité de s'expliquer devant les Français des raisons de sa candidature et de ce qu'elle estime être justifié dans cette candidature au regard, un, de ses déclarations passées, deux, son comportement constaté. Mais on parlait du général de Gaulle, justement. Est-ce que vous voyez le général de Gaulle arriver avec une condamnation ferme, peut-être, si jamais...
Ça va être difficile. Ça va être difficile de soutenir la comparaison. Non, mais bien sûr.
Mais c'est effectivement tout ce que les accusés disent. Qui croire, finalement ? Vous disiez tout à l'heure qu'elle est présumée innocente.
Qu'est-ce que ça renvoie pour la politique française ? Il y a deux décisions. Ce sont des décisions qui concernent, soyons honnêtes jusqu'au bout, qui concernent son parti politique, qui a concerné d'autres partis politiques.
Il n'y a pas, dit la Cour d'enrichissement personnel, donc elle pense être suffisamment forte pour pouvoir dire, écoutez, oui on a fait des erreurs mais je ne sais pas c'est sa responsabilité elle a décidé de le faire n'aurait pu ne pas le faire c'est son c'est sa décision finalement c'est ce qu'a dit monsieur tanguy Mais vous n'avez pas d'avis, Arnaud Montebourg. Vous ne dites pas « effectivement, moi je trouve qu'elle a été… » Je n'ai pas d'avis. C'est une candidature déjà, je ne sais même pas pour qui voter.
Si vous me demandez qui doit se présenter, alors ça va être compliqué quand Enfilé Tanguy Ce que j'ai voulu dire, c'est que Marine Le Pen et s'estimant innocente Sachant à titre personnel innocente Va se battre pour son innocence, c'est ça que j'ai voulu dire par cette phrase C'est qu'elle est bien placée pour savoir ou non Elle doit accepter sa peine, quand vous savez que vous êtes coupable, vous pouvez avoir intérêt à accepter une peine et pas être plus royaliste que le roi. Ce que j'ai voulu dire, Marine Le Pen s'estiment innocente, se sachant innocente, elle va se pourvoir en cassation pour prouver son Parce que moi, ce qui m'a beaucoup choqué aussi, c'est qu'on a l'impression, venant notamment de M. Attal ou d'autres, que c'est scandaleux de se battre pour son innocence quand on estime qu'on est innocents.
Mais je ne parle pas de vous, madame. Je parle de nos adversaires politiques. Ça veut dire que la question que je vous Excusez-moi, ils ont employé le terme de guérilla.
C'est-à-dire que des gens qui soi-disant sont très sérieux, qui ont été à la tête de l'État, disent qu'utiliser ses recours, et l'État de droit c'est faire de la guérilla avec ses Trumpiens, comparant le fait d'aller devant la cour de cassation avec avec le fait de prendre le Capitole avec des manifestants qui ont tué des gens. Donc il y a un moment, il faut arrêter de raconter n'importe quoi. M.
Attal était en panique parce qu'il n'avait pas prévu la candidature de Marine Le Pen. M. Mélenchon est en panique parce qu'il n'avait pas prévu la candidature de Marine Le Pen.
Pour une raison simple, c'est que Marine Le Pen, a explosé M. Mélenchon à toutes les élections depuis 2012, malgré sa misogynie épouvantable, considérant que M. Mélenchon par nature était un meilleur candidat que Mme Le Pen, sur le point notamment que c'était Madame et pas Monsieur, et bien M.
M. Mélenchon va devoir accepter de perdre une nouvelle fois, je le crains, enfin je le crains, je l'espère. Donc vous avez une confiance totale en Marine Le Pen plus qu'en la justice ?
Non mais ce n'est pas deux choses différentes, vous pouvez vous estimer C'est un peu la question quand même, si la justice dit qu'elle est coupable, vous considérez qu'elle est coupable ? Si la justice était infaillible madame, il n'y aurait pas une première instance, une voie d'appel et la cassation. C'est tout, c'est pas grave, c'est pas remettre en cause la justice de considérer que ça existe.
Je comprends votre question mais j'ai l'impression qu'en fait Marine Le Pen aurait dû accepter parce que c'est Marine Le Pen d'être condamnée de ne rien à dire...
Si la justice la déclare finalement coupable, vous allez dire la justice ment. Si jamais la justice la déclare finalement coupable, vous allez dire la justice s'est trompée ? Non, on prendra acte de la condamnation et comme c'est quand même pas la même chose.
Il ne s'agit pas de critiquer les juges, il ne s'agit pas d'appeler à je ne sais quelle vengeance ou je ne sais quoi. On n'a eu aucun mot contre, heureusement d'ailleurs, contre la cour d'appel. En fait j'ai l'impression qu'un certain nombre de gens regrettent que le Rassemblement national soit un parti républicain et ne soit pas comme d'autres partis dans le monde qui s'agitent, qui crient beaucoup et qui remettent en cause des institutions.
En fait ça les dérange qu'on ne soit pas la caricature, qu'on ne soit pas leur ennemi rêvé, on n'est pas leur adversaire rêver, on est un parti qui aspire à diriger la République. Et à être souverain, Jean-Philippe Tanguy, puisque dans cette émission, on parle de souveraineté. Chaque vendredi, eh bien, on reçoit un génie du Made in France.
Alors pour que ça soit concret, je vous propose de regarder votre téléphone si vous ne regardez devant la télévision et vous allez voir vos applications. Vous allez peut-être voir WhatsApp, vous allez voir Google, vous allez voir Instagram et vous allez voir qu'à peu près la plupart de vos applications sont américaines 80 % des dépenses du cloud, vous savez c'est là où vous stockez vos photos, vos vidéos et bien se profitent à des acteurs américains 70 % des données françaises hébergées hors de l'Union Européenne. On entend ce Ce mot à la bouche de tous les politiques, c'est le mot de souveraineté numérique.
Écoutez. Notre obsession sera de bâtir la souveraineté technologique et numérique de la France et des Français, de l'Europe et des Européens. Encore temps de nous doter à 27 d'infrastructures souveraines et d'affirmer notre puissance.
Nous voulons tous l'innovation, nous voulons tous avoir des capacités de calcul, des centres de données. Nous voulons tous développer les chances, la productivité, les transformations, les améliorations en matière de santé, de numérique que l'IA peut apporter. Nous répondons par la décolonisation numérique vis-à-vis des Etats-Unis d'Amérique.
La souveraineté. La souveraineté complète du peuple de France sur le stockage des données, sur les supercalculateurs, les câbles et sur les systèmes d'intelligence artificiels. Un mot, la souveraineté numérique.
Bonsoir David Jayes. Vous êtes inspecteur des finances et CIS. Vous avez cofondé l'indice de résilience numérique présenté à Bercy en janvier.
En gros, c'est l'outil. C'est un peu le Nutri-Score qui permet de mesurer la dépendance numérique des entreprises. Et vous êtes ce soir le génie du Main in France d'Arnaud Montebeau.
Ben oui, parce que le mot de Mélenchon est excellent. D'ailleurs, je crois l'avoir employé il y a peu. décolonisation numérique.
Nous sommes colonisés, vassalisés, il n'y a pas que le cloud, mais tous nos usages, c'est toute la valeur prise sur les entreprises essentiellement, toute l'activité économique, par aux Etats-Unis, 30 en gros, c'est ce que raconte le rapport Draghi, puisque finalement l'écart entre l'économie réelle américaine et l'économie réelle européenne est très faible. Ce qui fait la différence, c'est le pompage par le monopole de la technologie numérique sur notre économie réelle européenne et qui, part aux Etats-Unis, nourrit la bulle de la tech qui elle-même vient racheter nos entreprises et nous vassaliser. Donc, notre épargne finance notre colonisation.
Donc là, il va falloir réagir. Alors, c'est très bien que tout le monde en parle, enfin, mais on parle de questions coloniale dans notre pays. La vraie question coloniale, ce n'est pas 60 ans avec la guerre d'Algérie, heureusement c'est terminé.
La question, c'est comment on se libère de ce monopole dont nous n'avons pas réussi à nous défaire parce que les dirigeants de l'Union européenne ont laissé faire. Et je peux apporter des témoignages à ce sujet ? Monsieur Djaz, merci d'être là.
L'avantage du petit extrait, c'est qu'on voit que la question de la souveraineté numérique, c'est probablement la question la plus de consensuels dans le spectre politique français. Tout le monde dit qu'il faut faire de la souveraineté numérique. Le problème, c'est qu'il y a loin des paroles aux actes.
Tout le monde dit qu'il faut faire de la souveraineté numérique et en attendant, notre dépendance s'accroît. Est-ce que vous savez, M. Montebourg, M.
Tanguy ? Combien d'euros sont sortis des poches des entreprises européennes en 2025 pour aller vers quelques acteurs technologiques extra-européens américains ? Est-ce que vous le savez ?
Vous connaissez ce chiffre très peu de gens le connaissent parce que c'est plus difficile à calculer les services numériques, c'est des licences qu'on paye chaque année et ce n'est pas comme les sacs de patates qui arrivent au port de Rotterdam. C'est 265 milliards d'euros par an. Et ces 265 milliards d par an c'est d'abord du cloud et du sas c'est à dire du logiciel qui passe par les services cloud c'est-à-dire que là le grand tournant que personne n'a compris c'est ça a été le move to cloud c'est à dire quand toutes les entreprises et les administrations ont mis leurs données sur des hébergements extérieurs qui sont à 80 % contrôlés par trois entreprises, Amazon, Google et Microsoft.
Et à l'époque, tout le monde s'en fichait, personne ne réfléchissait sérieusement à ce sujet, parce qu'un des gros problème qu'on a aussi c'est que pour les élites françaises politiques administratives et même industrielles la technologie longtemps ça a été assimilé à de la plomberie les américains eux ne s'y sont pas trompés ils ont compris que la technologie c'était le cœur du contrat social et le cœur de la création de valeur. Ces 265 milliards d'euros par an, c'est plus que le déficit énergétique de l'Europe. On dit tous les jours que l'Europe dépend des hydrocarbures américains ou du Golfe.
On ne parle jamais du déficit de solutions informatique. Et là où c'est encore plus grave, c'est que l'inflation sur les produits logiciels, est-ce que vous savez de combien elle est ? Alors là, je crois que Microsoft c'est plus 40%.
Alors c'est plus 40 % pour Microsoft. Vous vous rendez compte ? C'est une entreprise à un logiciel et à un logiciel et elle se voit augmenter 40%, elle n'a pas de concurrent.
Donc, elle est comme ça. J'ai pire que ça. VMware, les systèmes de virtualisation, les machines virtuelles, plus 1000 % dans certaines entreprises parce que VMware a été rachetée par une boîte qui s 'appelle Broadcom et qui a décidé de revoir complètement sa politique tarifaire pour le revendre à un autre fonds d'investissement.
Nous sommes en train de devenir les otages de l 'industrie financière américaine. Ces 265 milliards dont je vous parlais il y a quelques instants, ça sera 500 milliards en 2030 juste par le jeu de l'inflation. Et si j'ajoute les tokens, vous avez vu l'audition d'Arthur Mench à l'Assemblée nationale ?
Peut-être que vous y étiez monsieur Tanguy. Il a dit qu'on a des coups de token aujourd'hui dans une société comme Mistral, qui représente 10 % de la masse salariale de Mistral. Alors vous allez me dire, Mistral c'est une société d'IA, donc c 'est des coûts d'entraînement, c 'est pas comparable.
En fait, ça sera le lot de toutes les sociétés françaises en 2030. 10 de la masse salariale. Est-ce que vous avez envie que l'équivalent de 10 % de la masse salariale privée française, qui représente à peu près 750 milliards d'euros par an, c 'est-à-dire 75 milliards d'euros, partent en coups de token vers les Etats-Unis chaque année ?
C'est-à-dire que ça serait plus que le budget de l'éducation nationale, plus que le budget de la défense, plus que la charge de la dette. Moi je tire la sonnette d'alarme. On est en train de faire des choses dont on ne se rend pas compte.
Et avec l'IA, la situation est beaucoup plus grave qu'avec le cloud ou le logiciel avant l'IA. Pourquoi ? Parce que l'IA, c'est l'automatisation de tâches cognitives, c'est des données extrêmement sensibles et extrêmement importantes dans nos entreprises.
Donc c'est très bien de faire de la flûte sur le thème de la souveraineté numérique. C'est mieux de construire concrètement ce que nous on appelle la résilience numérique, c'est-à-dire la capacité pour les entreprises à identifier leur dépendance et à se dérisquer, c'est-à-dire à se protéger contre ces hausses de tarifs, contre ces prédations, contre des lois extraterritoriales aussi. Vous connaissez le Cloud Act, vous connaissez le règlement FISA qui permet à des administrations étrangères d'accéder à vos données quand un industriel Si on passe la France aujourd'hui à l'échelle de votre indice de résilience numérique, on a quel taux, quelle note ?
Entre 2 et 5 % en fonction de la couche parce que vous savez le numérique c'est des couches donc il y a les infrastructures, il y a le cloud, il y a les plateformes de données. Donc on est à 5 % indépendant ? 5 % dans le meilleur des cas, à 2 % sur certaines couches par exemple la couche des puces qui sont quand même le coeur du calcul c'est moins de 2 % on est dépendant de nvidia alors que font les pouvoirs publics la commission européenne elle est passée où dans cette affaire alors c'est elle qui est responsable la constitution de monopole oppresseur c'est ça la cité et vous avez 10 secondes pour terminer je pense que c'est les pouvoirs publics mais c'est aussi les entreprises c'est pour ça que nous on a créé cet indice de résilience numérique c'est pour permettre aux entreprises d'identifier où sont les plus grosses failles et de se dérisquer l'open source par exemple vous savez les chinois utilisent massivement l'open source c'est une solution sauf que en fait en europe longtemps on a diabolisé l'open source alors que ça peut permettre de construire une troisième voie libre vous parliez de gaullisme tout à l'heure il est temps d inventer une forme de gaullisme numérique.
Il faut se libérer des lobbies d'un certain nombre d'influences américaines parce que tout ça a été payé. Le désarmement européen a été beaucoup financé par les Américains. Il y a beaucoup de lobby, beaucoup de les pouvoirs publics et les citoyens aussi.
Merci, Arnaud Moumour. Et vive le Made in France.
Jean-Philippe Tanguy