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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 10 décembre 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeInstitutions & élections

Brigitte Macron : la polémique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 50 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    On va parler de cette polémique au cœur de laquelle se trouve la première dame, B.Macron.

  • 0:45FerméeRéponse partielle

    En affichant son soutien inconditionnel à A.Abittan, B.Macron insulte-t-elle l'ensemble des victimes de violences sexistes et sexuelles ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Ce sont des propos volés dans un espace privé. Comment analysez-vous cette polémique ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment vous regardez cette polémique ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Il y a un débat sur la justification qu'on donne au non-lieu. Pouvez-vous expliquer ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Quel est le bilan de l'engagement du chef de l'État contre les violences faites aux femmes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30A.CasseFait
    « Elle a insulté les féministes qui étaient venues interrompre un spectacle de l'humoriste A.Abittan. »
  • 1:00Fait
    « En affichant son soutien inconditionnel à A.Abittan, B.Macron insulte l'ensemble des victimes de violences sexistes et sexuelles. »
  • 2:30A.de MontchalinFait
    « Ce sont des propos volés dans un espace privé. »
  • 3:30E.MacronPromesse
    « Je me suis engagé à ce que la cause du quinquennat soit celle de l'égalité entre les femmes et les hommes. »
  • 4:00E.MacronPromesse
    « Le premier pilier de cette cause, c'est bien la lutte pour l'élimination complète des violences faites aux femmes. »
  • 5:00E.MacronFait
    « En tant que citoyen, il rend fière la France. Dans nos valeurs, il y a la présomption d'innocence. »
  • 6:30Chiffre
    « 8 ans après les promesses d'E.Macron, le budget alloué au ministère chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes s'élève à 120 millions d'euros. »
  • 7:30Chiffre
    « 94 % des plaintes pour viol donnent lieu à un non-lieu, faute de preuves. »
  • 9:30Fait
    « Quand on porte plainte contre quelqu'un et qu'on ne trouve rien, vous êtes innocent. »
  • 11:00Chiffre
    « Il n'y a que 20 % d'entre eux qui disent que sur ces affaires-là, la justice produit des résultats satisfaisants. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On se rend compte aussi que s'ils étaient répercutés à la pompe...

C'est le RN qui est allé chercher le gouvernement sur ces mesures très importantes pour les Français. Il y a des effets au porte-monnaie. - A.Casse: On va parler de cette polémique au coeur de laquelle se trouve la première dame, B.Macron.

Elle a insulté les féministes qui étaient venues interrompre un spectacle de l'humoriste A.Abittan. Il avait été accusé de viol puis l'instruction avait abouti à un non-lieu. ... - Masques sur le visage à l'effigie d'A.Abittan. 4 militantes féministes ont interrompu le spectacle de l'acteur français samedi soir à Paris avant d'être rapidement évacuées.

Le lendemain, échange en coulisses entre l'artiste et B.Macron... - Des militantes féministes insultées.

La vidéo diffusée par le magazine people "Public" fait le tour des réseaux sociaux. L'artiste de 51 ans accusé de viol en 2021 sur une jeune femme de 23 ans a depuis obtenu un non-lieu, mais pas un acquittement ni une relaxe. Les militantes féministes ayant perturbé la représentation s'indignent. - En affichant son soutien inconditionnel à A.Abittan, B.Macron insulte l'ensemble des victimes de violences sexistes et sexuelles. - Très vite, sur les réseaux sociaux, le hashtag "sales connes" est repris, notamment par des personnalités comme J.Godrèche, C.Jordana. - On ne peut pas dire des choses comme ça, d'autant plus quand on est une première dame.

Ce sont les femmes qui dénoncent ce que disent avoir subi quelques femmes. - F.Hollande: Quand on a une fonction ou une responsabilité, il faut chercher l'apaisement et ne pas poursuivre sur une escalade verbale. - Dans les médias ce matin, l'embarras des ministres... - A.de Montchalin: Elle n'a pas fait une conférence de presse pour dire ça.

Ce sont des propos volés dans un espace privé. - Et quelques soutiens inattendus. - S.Chenu: Ca ne me choque pas.

Dans le privé, il ne faut pas être hypocrite. Chacun a un langage un peu plus vert. - Devant l'ampleur de la polémique, l'entourage de B.Macron est obligé de se justifier. ...

Une affaire dont se serait bien passée la première dame, elle qui, dès 2017, a soutenu la libération de la parole du mouvement MeToo. - B.Macron: Elles sont très courageuses de le faire.

Je pousse à rompre le silence. C'est formidable. Quelque chose est en train de se passer, vraiment. - Un mois plus tard, le président fait de la défense des femmes victimes une priorité. - E.Macron: Je me suis engagé à ce que la cause du quinquennat soit celle de l'égalité entre les femmes et les hommes.

Le premier pilier de cette cause, c'est bien la lutte pour l'élimination complète des violences faites aux femmes. - Mais en 2023, E.Macron crée lui-même la polémique en défendant G.Depardieu.

L'acteur français est alors mis en examen et accusé de viols et d'agressions sexuelles par de nombreuses femmes. - E.Macron: En tant que citoyen, il rend fière la France.

Dans nos valeurs, il y a la présomption d'innocence. On ne peut pas commencer à dire que n'importe qui sera au tribunal public. - Au-delà des mots, quel bilan de l'engagement du chef de l'Etat?

La présidente de la Fondation des femmes est sévère. - On voit, avec le chiffre des féminicides qui recommence à augmenter, avec les problématiques de la justice face aux violences sexuelles, à quel point elles continuent d'exploser et à quel point la justice est aujourd'hui inapte à apporter une réponse convenable aux femmes victimes de violences sexuelles. Les moyens n'augmentent plus et baissent dans la réalité de la vie des associations de tous les jours qui tiennent des permanences.

Elles nous disent qu'elles ferment des permanences. On voit bien un désengagement de l'Etat. C'est très regrettable. -8 ans après les promesses d'E.Macron, le budget alloué au ministère chargé de l'Egalité entre les femmes et les hommes s'élève à 120 millions d'euros. - A.Casse: C'est son premier faux pas, C.Barbier? - C.Barbier: C'est un énorme faux pas.

C'est une énorme faute. Ce n'était pas le premier. On était resté sur l'image de la gifle dans l'avion.

Ce n'était pas très grandiose. Depuis le début du second quinquennat, on ne sait plus trop ce que fait B.Macron, ce qu'elle subit sur les réseaux sociaux et la calomnie sur son genre.

On ne sait pas non plus ce qu'elle apporte à cette fonction de première dame. C'est une énorme faute. Elle a expliqué que c'est sur les méthodes radicales, mais non.

On ne traite pas les femmes de sales connes. Ca n'a pas sa place dans la bouche d'une première dame. Ca relance le statut qu'il faudrait au conjoint ou à la conjointe... - A.Casse: Cette vidéo est volée.

Ca n'avait pas vocation à être publié. - C.Barbier: Bien sûr, et ça peut être une circonstance atténuante.

Quand on est dans une loge de théâtre avant un spectacle, c'est privé et pas complètement privé. Il y a des gens que vous ne connaissez pas qui sont là. Vous faites attention.

Vous restez sur votre quant-à-soi. Elle peut soutenir A.Abittan.

Ca suffit, d'aller marquer par sa présence le soutien à un artiste dont le spectacle a été perturbé. Interrompre un spectacle, ce n'est pas donner son avis. C'est un acte de censure.

Que dira M.Tondelier si demain, des militants d'extrême droite ou des collectifs féministes viennent interrompre un spectacle anarchiste de gauche, innocenté dans une autre affaire? Est-ce que M.Tondelier dira: "Elles ont le droit de donner leur avis."?

Donner son avis, c'est faire des tribunes dans la presse, des pétitions, manifester devant le théâtre mais pas censurer, interrompre le spectacle d'un artiste. Ce n'est pas G.Depardieu, A.Abittan.

G.Depardieu, il y a une procédure. A.Abittan, la justice a dit "non-lieu".

Il n'y a pas lieu d'enquêter. Il est donc innocent. On peut commenter. - A.Casse: Il y a un débat sur la justification qu'on donne au non-lieu.

C'est l'instruction qui ne continue pas faute d'éléments suffisants. - C.Barbier: Il n'y a pas d'acquittement parce qu'il n'y a pas de procès.

Quand on porte plainte contre quelqu'un et qu'on ne trouve rien, vous êtes innocent. Ce n'est pas à vous de prouver que vous êtes innocent. La justice regarde et dit qu'il n'y a pas lieu.

Il doit pouvoir reprendre son activité sans être censuré et interrompu. Néanmoins, il ne faut pas que ça se reproduise. Les propos de B.Macron n'en sont pas plus excusables. - A.Casse: Comment vous regardez cette polémique? - L.Robequain: Une femme de président ne devrait pas dire ça.

Au-delà de cette maladresse sur la forme, il y a un sujet de fond. Les agressions faites aux femmes étaient l'une des grandes causes de ce quinquennat et du quinquennat précédent. Les progrès ont déçu les féministes. 94 % des plaintes pour viol donnent lieu à un non-lieu, faute de preuves.

Il y a eu des progrès, ces dernières semaines. On a inclus le consentement dans la loi. Pour l'instant, les chiffres n'ont pas beaucoup progressé en France alors qu'il y a eu des progrès immenses dans d'autres pays, comme l'Espagne.

C'est en ça que les propos de B.Macron tombent au plus mal. - A.Casse: Ils faisaient suite aux propos d'E.Macron sur G.Depardieu. - C.Barbier: Ce n'est pas la même affaire.

J.Cherhal a fait une chanson sur le harcèlement où on entend la voix de Macron dire "il rend la France fière, G.Depardieu". - J.Fourquet: Ce qu'on voit aussi, c'est le décalage sur le regard porté sur ce type d'affaires par le public féminin, selon les générations.

On a B.Macron qui a un regard qui n'est pas celui des jeunes femmes qui se sont fait entendre et au-delà des cercles militants. Il y a un néoféminisme qui s'est installé dans le pays et qui n'est pas forcément toujours compris ou pris en charge.

Au moment de l'affaire Depardieu, certaines actrices de sa génération avaient pris sa défense en disant "si les femmes ne sont pas capables de se défendre..." - A.Casse: F.Ardant continue de le faire. - J.Fourquet: Il y a aussi des écarts de représentation et de perception au sein de la gent féminine sur ces sujets.

A partir du moment où les dépôts de plaintes ont lieu plusieurs mois ou plusieurs années après l'éventuel acte qui aurait été commis, matériellement, ça débouche systématiquement sur un non-lieu. Quand on interroge les Français, il n'y a que 20 % d'entre eux qui disent que sur ces affaires-là, la justice produit des résultats satisfaisants. Les femmes sont plus sévères à l'encontre de ça.

Il y a un début de prise de conscience. Face à l'ampleur de ce qui se passe, ça ne va pas suffisamment loin. Ce qu'on voit dans la vidéo, c'est qu'il y a une grande proximité, apparemment, entre l'acteur et la première dame.

Il peut y avoir une suspicion de connivence entre une partie de ce monde-là Et la présidence de la République. - A.Casse: C'est un cercle restreint. - J.Fourquet: Ils se connaissent.

La première dame a le droit de connaître des acteurs. On a le sentiment aussi qu'il y a une caste qui se protège. - A.Casse: Quelqu'un était présent dans ce cercle restreint et s'est dit qu'il allait la diffuser. - M.Encaoua: Il y a une proximité dans un lieu public.

Ca se remarque. C'est la presse people qui diffuse. On se demande si ça n'est pas une paparazzade.

C'est ravageur, je trouve, les propos, la connivence...

Tout a été très bien dit. Ca jette le discrédit sur ce qui a été fait. Il y a encore énormément à faire.

Il y a eu des choses faites. L'exemple espagnol a été pris comme tel. Il y a beaucoup de textes de loi, des ordonnances de protection...

Les policiers ont été formés au recueil de la parole...

Une femme qui arrive au commissariat, ce n'est pas simple. Il y a des choses qui sont faites mais là, en quelques mots, vous pouvez, par une vidéo volée, tout balayer. - J.Fourquet: Il y a une autre polémique d'une autre ampleur dans le sillage de l'élection de Miss France.

Il y a une parole qui n'est pas conforme au statut des personnes qui utilisent cette parole. Ces vidéos, dont on ne connaît pas bien le statut, circulent et saturent l'espace informationnel. - A.Casse: Avec des femmes qui s'insultent entre elles. - J.Fourquet: F.Hollande disait que dès qu'on a une fonction, on doit essayer de faire baisser la température et aller vers l'apaisement.

On parle d'une fatigue politique et démocratique.