Détrompez vous : le détroit d’Ormuz est en fait quasiment ouvert
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« Environ 10 millions de barils de pétrole ont transité quotidiennement dans le détroit en septembre. »
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« Avant la guerre, on parlait plutôt d'entre 15 et 20 millions de barils qui circulaient chaque jour dans le détroit. »
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« La semaine dernière, c'est environ 13 millions de barils qui ont circulé chaque jour dans le détroit, un niveau record depuis le début de la guerre. »
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« 564 établissements avaient fait ou font l'objet d'actions ou de perturbations depuis ce vendredi matin sur les 3700 que compte le pays. »
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« Il fait référence à une loi votée en 2025 qui est très critiquée et qui avait été proposée par Gabriel Attal. »
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« Cet accord était en test depuis un an et il était très critiqué par des associations de défense des droits humains. »
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« Si la France acceptait le retour d'une personne exilée arrivée illégalement au Royaume-Uni, ce pays acceptait en échange d'accueillir légalement un exilé se trouvant en France. »
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« Un homme de 25 ans soupçonné de préparer un acte terroriste pour le compte de l'Iran a été arrêté dans le centre de Londres. »
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« Le premier ministre britannique Andy Burnham a affirmé qu'il y avait de fortes indications que l'Iran soit impliqué. »
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« L'été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe, avec un record de stress thermique sur 52% du territoire. »
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« Les débits d'eau dans les fleuves ont été les plus faibles jamais enregistrés depuis 1992. »
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Le détroit d'Hormuz vient-il de rouvrir ? L'Iran affirme toujours en contrôler l'accès, et les Etats-Unis restent très largement présents dans la région, alors que les deux pays sont toujours officiellement en guerre. Et pourtant, plusieurs analyses affirment aujourd'hui que des pétroliers recommencent à y passer. Mais alors, quelle est réellement la situation sur place ? Et si tout ça est vrai, pourquoi les prix ne retombent pas ? Salut,
c
'est Blanche, j'espère que vous allez bien. C'est le sujet à la une de ce format d'actu du jour, disponible sur YouTube et en podcast audio. Le détroit d'Hormuz, on en parle très très souvent, c'est un passage hautement stratégique pour le commerce mondial, et en particulier pour le passage de pétrole et de gaz. Depuis février et le début de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, l'Iran bloque ce détroit et a notamment attaqué plusieurs navires, ce qui impacte largement l'économie mondiale. On le voit très concrètement aujourd'hui en France et en Europe, avec des prix à la pompe qui atteignent des records.
Mais cette semaine, plusieurs médias ont affirmé que l'Iran était en train de perdre une partie de son influence sur le détroit d'Hormuz, selon les données du site Kepler, qui suit les données maritimes et qui ont été partagées par CNN et le New York Times. Environ 10 millions de barils de pétrole ont transité quotidiennement dans le détroit en septembre. Pour vous donner une idée, avant la guerre, on parlait plutôt d'entre 15 et 20 millions de barils qui circulaient chaque jour dans le détroit. Toujours selon Kepler, la semaine dernière, c'est environ 13 millions de barils qui ont circulé chaque jour dans le détroit, un niveau record depuis le début de la guerre.
Maintenant, attention, même si ces données sont largement reprises par les médias et jugées fiables, les données diffèrent d'un site à l'autre et il faut aussi avoir en tête qu'elles n'ont été confirmées ni par les Etats-Unis ni par l'Iran. En tout cas, même si ces chiffres peuvent varier, ils s'accordent tous sur le fait que davantage de pétrole circule actuellement par Hormuz. Mais malgré tout, la situation exacte autour du détroit reste assez floue et l'Iran continue d'ailleurs d'y bombarder des navires.
Selon les informations d'un groupe de la marine britannique, au moins 13 navires, principalement des pétroliers, ont été touchés par des projectiles ou des débris de projectiles depuis le 10 septembre dernier. Mais alors, comment ce pétrole arrive-t-il à circuler alors que l'Iran menace toujours le détroit ? Eh bien, selon un responsable de l'analyse pétrolière chez Kepler cité par France Info, il faut bien noter que ce n'est pas parce que du pétrole circule de nouveau que le trafic a réellement repris. Selon lui, seuls 6 pétroliers passent en moyenne chaque jour dans le détroit d'Hormuz contre une cinquantaine avant la guerre.
Peu de navires y circulent donc aujourd'hui, mais ils seraient chargés de beaucoup de pétrole. Et pour éviter d'être repérés, ils passeraient deux nuits au large des côtes aux manaises, donc toujours dans le détroit, mais le plus loin possible du territoire iranien, tout en coupant leurs signaux électroniques. C'est d'ailleurs ce qui rend la situation difficile à analyser. Certains navires échappent au radar et au site de suivi, ce qui empêche de connaître précisément le nombre réel de navires qui entrent et sortent du détroit. Un autre élément à prendre en compte, c'est la présence américaine avec les Etats-Unis qui affirment escorter ou faciliter la navigation des navires commerciaux.
Il est difficile de savoir précisément ce qui se passe sur place. L'armée américaine avait notamment affirmé en août que les principaux couloirs de navigation internationaux avaient été déminés. En parallèle, il faut noter que des navires passent aussi par la route iranienne avec une autorisation donnée par l'Iran au préalable. Ce sont donc ces nombreuses situations qui permettraient d'expliquer ces potentiels nouveaux flux de pétrole circulant dans le détroit. Mais alors une fois qu'on a dit ça, pourquoi les prix ne baissent pas ? Et bien même si des navires circulent de nouveau, la navigation n'est pas officiellement rétablie et les Etats-Unis et l'Iran sont toujours en guerre.
Aucun traité de peine a été signé et d'importantes tensions pourraient reprendre à tout moment. Les négociations en cours concernant la réouverture du détroit peinent d'ailleurs toujours à avancer dans un contexte où les ports iraniens sont aussi toujours sous blocus états-unien et qu'aucun pétrole ne peut donc en sortir. Le résultat de tout ça, c'est que comme le détroit n'est pas sûr, tout le monde continue de rester prudent, les armateurs limitent leur traversée, les assurances pour circuler dans le détroit restent extrêmement élevées et les prix du pétrole restent aussi élevés car les acteurs du marché craignent de nouvelles crises potentielles dans la région.
Au-delà de ça, il faut aussi noter que même si le pétrole recommençait à circuler comme avant, les stocks mondiaux ont été particulièrement touchés. Résultat, chaque pays pourrait chercher à reconstituer ses réserves, ce qui risque de maintenir les marchés sous tension. Selon plusieurs médias, dont Reuters, la Chine aurait par exemple prévu de limiter ses exportations de carburant en octobre afin de reconstituer ses propres stocks. D'ailleurs, concernant le pétrole qui sort aujourd'hui du détroit, beaucoup d'analystes estiment qu'il est principalement vendu à la Chine, qui est historiquement le principal client du pétrole produit par les pays du Golfe.
Donc même si du pétrole sort à nouveau du détroit, il ne semble pour l'instant pas destiné à l'Europe. Et dernier point à noter, même si du pétrole brut peut à nouveau circuler, il faut ensuite le faire passer par des raffineries pour le transformer en essence, en diesel ou en kérosène. Mais dans le Golfe, plusieurs raffineries ont été largement endommagées par l'Iran et il faudra donc du temps avant de retrouver une situation comparable à celle d'avant-guerre.
Ce vendredi, à la suite de pressions états-uniennes, Emmanuel Macron a notamment annoncé que les pays membres du G7 allaient libérer, je cite, « jusqu'à 100 millions de barils de diesel et pétrole brut dans les quatre prochains mois ». Le G7 est composé de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Royaume-Uni, du Canada, du Japon et des États-Unis. A voir si cette mesure permettra de diminuer les prix à la pompe. On aura l'occasion de reparler de tout ça. D'ici là, je vous laisse avec Samy pour le reste de l'actualité importante du jour.
Merci Blanche et bonjour à toutes et à tous. On commence avec cette actu. La mobilisation se poursuit dans les lycées et le ministère de l'Éducation nationale a annoncé que 564 établissements avaient fait ou font l'objet d'actions ou de perturbations depuis ce vendredi matin sur les 3700 que compte le pays. Ce jeudi, ce chiffre était de 1207 en tout bloqués ou perturbés. Sur le gouvernement, la journée d'hier a marqué une bascule vers des violences urbaines et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé ce matin vouloir faire payer les réparations liées aux dégradations aux parents des casseurs.
Il a donc chargé les procureurs de requérir la responsabilité civile des parents en ajoutant qu'il espère que les magistrats du siège, donc les juges, confirmeront cette demande. Selon ces mots, une loi permet désormais de le faire et il fait référence à une loi votée en 2025 qui est très critiquée et qui avait été proposée par Gabriel Attal. Autrement, à Nancy, on a aussi appris que la préfecture avait autorisé l'utilisation de drones en marge de déblocage lycéen jusqu'à 20h ce soir et donc de les utiliser pour filmer et enregistrer des images dans le centre-ville.
L'usage de drones pour empêcher les troubles ou les infractions s'est généralisé depuis son autorisation en 2023 mais la CNIL, donc la Commission nationale de l'informatique et des libertés, craint des risques pour les libertés fondamentales comme le droit de manifester. Et pour finir, autre chose à savoir, ce jeudi soir, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé le retrait du projet dans le budget 2027 de faire payer l'inscription en BTS ou en classe préparatoire aux élèves non-boursiers dont on vous a parlé hier.
Pendant la journée, il a également échangé avec les organisations syndicales lycéennes, les associations de parents d'élèves et les élus du Conseil national de la vie lycéenne. On continuera de vous informer sur la situation ce week-end, notamment sur Instagram et TikTok. Deuxième actu, l'accord qui prévoyait des échanges de migrants entre le Royaume-Uni et la France est désormais terminé. C'est ce qu'a annoncé le Royaume-Uni. Sur le ministère de l'Intérieur, il n'y avait plus de dossier traité. En fait, cet accord était en test depuis un an et il était très critiqué par des associations de défense des droits humains.
Il avait été conclu quand Bruno Retailleau était ministre de l'Intérieur avec l'objectif de dissuader les traversées illégales de la Manche. Pour faire simple, si la France acceptait le retour d'une personne exilée arrivée illégalement au Royaume-Uni, ce pays acceptait en échange d'accueillir légalement un exilé se trouvant en France. En gros, c'était le principe de une personne pour une personne. Sauf que des associations comme Médecins Sans Frontières y voyaient notamment, je cite, un marchandage cynique de vie humaine.
Elles trouvaient par ailleurs les critères d'admission du Royaume-Uni trop restrictifs, par exemple les mineurs non accompagnés et les apatrides, donc les personnes sans nationalité, en étaient exclues. Et pour la Commission Nationale des Droits de l'Homme, une institution française, ça signifiait également que la traversée légale d'une personne vers le Royaume-Uni dépendait d'une autre traversée, mais celle-ci dans des conditions dangereuses et avec un passeur. Bref, cet accord n'est donc plus en vigueur et on vous met des liens en description si vous voulez en savoir plus.
Troisième actu au Royaume-Uni toujours, un homme de 25 ans soupçonné de préparer un acte terroriste pour le compte de l'Iran a été arrêté dans le centre de Londres. Pour vous remettre dans le contexte, le 27 septembre, la police a reçu un appel un peu avant 1h du matin qui leur signalait que 3 véhicules suspects se dirigeaient vers une base militaire américaine, celle de Fairford dans le sud-ouest du pays. Alors les policiers ont d'abord interpellé les 5 personnes pour des soupçons d'infraction liées à des explosifs avant d'être arrêtés pour suspicion de préparation d'un acte terroriste.
Et ces personnes ont finalement été relâchées sous caution lundi et les habitants des environs ont quant à eux été évacués dans un centre commercial. Et donc cette nouvelle arrestation, c'est la sixième dans le cadre de cette affaire. Ce mercredi, le premier ministre britannique Andy Burnham a affirmé qu'il y avait de fortes indications que l'Iran soit impliqué. Mais la police a rappelé que l'enquête est immensément complexe et qu'elle allait suivre tous les angles possibles, y compris celle du rôle d'un État étranger. De son côté, l'ambassade d'Iran à Londres a nié toute implication dans ces événements.
Quatrième actu, en Allemagne, une ville vient d'interdire l'installation de pavés dédiés aux victimes du nazisme un mois après la victoire du parti d'extrême droite AFD aux élections régionales. Vous en avez parlé, l'AFD, donc alternative pour l'Allemagne, a gagné les élections régionales dans deux landers allemands en septembre. La Saxe-Analte et le Miquelambourg-Pomeranie occidental. Et ces pavés, dont l'installation a été interdite dans la commune de Edeno, ce sont des petites pierres qui rendent hommage à des victimes de déportation du nazisme, donc des juifs, des roms, des opposants politiques, des homosexuels ou encore des personnes en situation de handicap.
Cette décision, elle a été votée par l'AFD, mais aussi par l'Union Chrétienne Démocrate, le parti du chancelier de l'Allemagne, Friedrich Merz, qui est plutôt classé politiquement du centre droit à la droite. L'AFD a justifié son vote en précisant que ces pierres étaient, je cite, une commémoration indigne qu'on pouvait piétiner consciemment et inconsciemment. Et ils ont précisé que la pose de pavés serait remplacée par un espace commémoratif dans un cimetière de la ville. Mais une survivante de la Shoah de 93 ans, Charlotte Knobloch a dénoncé ce qu'elle voit comme une erreur monumentale qui, je la cite, revient à effacer une part essentielle du souvenir.
Et on termine avec cette actu, l'été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe, avec un record de stress thermique sur 52% du territoire, selon l'Observatoire européen Copernicus. En gros, ce record sur la moitié du continent correspond à une température ressentie supérieure à 38 degrés, mais 80% de l'Europe, en tout, a été touchée par un stress thermique qualifié de fort, donc avec une température de plus de 30 degrés Celsius. Et le nombre de jours en situation de stress thermique a également été très élevé. Il y en a eu 17 cet été, alors qu'il n'y en avait eu que 7 l'an dernier. Le précédent record enregistré date de 2003, avec 11 jours en tout.
Mais ce n'est pas tout, l'été 2026 a aussi été marqué par des conditions sèches. Les débits d'eau dans les fleuves ont été les plus faibles jamais enregistrés depuis 1992, ce qui a perturbé le transport de marchandises et compliqué l'irrigation des champs. Et enfin, l'une des caractéristiques marquantes de cet été, c'est qu'il ne s'agit pas d'un record isolé, car je cite « de multiples records sont apparus simultanément au sein du système climatique, selon Samantha Burghese, la dirigeante du programme Copernicus, donc des records de chaleur, de sécheresse et de risques d'incendie combinés.
» Merci Samy pour ces actualités, et on termine avec cette bonne nouvelle. Une espèce de manchot inconnu jusqu'ici a été découverte sur les îles Kerguelen, un archipel français situé tout au sud de l'océan Indien, et c'est une première depuis plus d'un siècle. Alors pour être plus précis, ces manchots étaient déjà connus, mais on pensait qu'ils appartenaient à une autre espèce, celle des manchots papous.
Sauf qu'en comparant l'ADN de 64 manchots provenant de différentes colonies, des chercheurs chiliens et de l'Université de Californie à Berkeley ont découvert qu'il existait en réalité quatre espèces distinctes, et donc cette nouvelle espèce des Kerguelen a été baptisée Pygoskelis kerguelenis. En tout cas, cette découverte pourrait aider à mieux les protéger. Les chercheurs estiment que le réchauffement climatique pourrait fortement réduire les zones où cette nouvelle espèce peut vivre d'ici 2050. Voilà pour ces actualités, je crois que j'ai tout dit, prenez soin de vous, prenez soin de vos proches, et je vous dis à plus tard.