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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 12 octobre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleImmigration & asile

Jonas Haddad : "LFI, ces gens sont complètement dingues ! Qu'ils aillent créer un pays ailleurs !"

Au micro : Jacques Cardose Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que la primaire socialiste clarifie ou complique le jeu politique pour votre famille politique ?

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce serait souhaitable ou logique une alliance avec Gabriel Atal ?

  • 1:26RelanceRéponse directe

    Une union semble impérative pour ce camp-là de la gauche. On voit pas comment aujourd'hui il est crédité de 10 %. En tous cas, il n'y aura pas d'union et d'alliance avec la France insoumise. Donc en ce sens, ça clarifie le propos ?

  • 2:09OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Raphaël Gluxman peut s'allier dans la perspective des législatives avec ceux qui ont participé au Nouveau Front populaire ?

  • 2:49RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça ne vous inquiète pas à droite ? Est-ce que ça ne vous oblige pas d'une certaine façon à aller vous aussi vous unir ?

  • 3:31OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous refusez toujours cette alliance avec le camp d'Édouard Philippe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:09Jonas HadadFait
    « Non, ça clarifie de leur côté parce qu'on était habitué à ce que désignation des candidats socialistes soit compliqué. »
  • 2:49Jonas HadadFait
    « On est sur deux conceptions même de la politique qui sont différentes. J'ajouterai que et je cite Gluxman pour le coup puisqu'il disait qu'il se sentait plus proche de quelqu'un à New York ou à Berlin que quelqu'un dans un territoire rural français. »
  • 3:31Jonas HadadFait
    « Nous avons gagné les municipales avec des nombreuses villes qui sont notamment situées dans le péri urbain et dans la ruralité. C'est c'est pas la même France. »
  • 5:24Jonas HadadFait
    « Les casseurs alimentés par LFI ont brûlé ce lycée. Donc quand on vous dit il manque de moyens, quel est le rapport avec le fait de brûler le lycée dont on déplore le fait qu'il manque des moyens ? »
  • 6:43Jonas HadadFait
    « Il faut leur dire qu'aujourd'hui on ne peut plus aller dans des mêmes filières que celles d'il y a 30 40 ans parce que demain, il n'y aura plus de travail dans ces secteurs. »
  • 10:45Jonas HadadFait
    « Il y a plusieurs policiers qui ont été violentés pour certains aspergés, d'autres qui ont été blessés. »
  • 11:22Jonas HadadFait
    « C'est une commission spécifique des droits de l'homme de l'ONU et que dans cette commission spécifique des droits de l'homme de l'ONU, vous avez quand même des pays qui pratiquent encore l'excision. »
  • 11:57Jonas HadadChiffre
    « Si je regarde les deux dernières enquêtes d'opinion, on a pris deux points. »
  • 12:40Jonas HadadPromesse
    « On essaie depuis plusieurs mois de définir un programme détaillé, chiffré, construit, bâti. »
  • 17:21Jonas HadadFait
    « Le modèle social français est à l'agonie. Pourquoi ? Parce qu'il repose sur un mythe. Ce mythe, c'est la pyramide des âges. »
  • 24:49Jonas HadadFait
    « Jordan Bardella a déposé une plainte. Il aurait pu avoir une autre voie judiciaire, par exemple la citation directe. »
  • 25:29Jonas HadadFait
    « Je pense que la vérité est peut-être parfois un peu grise. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

L'invité politique

0:02
Non speech

[musique]

0:03
Locuteur

Jacques Terdose, il est 8h29 sur Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Jonas Hadad, porte-parole des Républicains, vice-président de la région Normandie et auteur de Saint-Nicolas Kipé paru aux éditions de l'observatoire. Jonas Adad, bonjour. Bonjour. Alors, la primaire socialiste a donc sacré Raphaël Gluxman comme candidat, j'ai envie de dire, de la socialdémocratie. Est-ce que ça clarifie ou complique le jeu politique pour votre propre famille politique ? Non, ça clarifie de leur côté parce qu'on était habitué à ce que désignation des candidats socialistes soit compliqué.

Bon, pour la première fois, le Parti socialiste n'aura pas de candidat puisque c'est un candidat place publique qu'il le sera. Après, je pense que c'est assez cohérent avec leur logique, voilà socialiste, classique. Voilà. Ça ça rebat les cartes selon vous ou pas ? Ça les c'est non, vous dites ça les clarifie surtout. Je pense qu'il y avait hier des gens qui ont un peu pleuré aussi à part ces golem royal, vous aviez d'autres personnes qui se voyaaient comme recours et puis des gens qui essayent aussi de capter ce centre gauche et qui vont être en difficulté parce que Raphaël Gluxman, il arrive aussi à parler à cette France urbaine qui va bien, je dirais.

Alors justement, il peut s'affirmer comme le candidat du centre gauche une alliance avec Atal. Est-ce que ce serait logique ? Ah, c'est pas à moi de le demander. H mais est-ce que ce serait souhaitable ? Franchement, je ne sais pas vous répondre à cette question. Je pense pas que enfin de toute façon, j'ai entendu Raphaël Gluxman dire qu'il voulait tourner la page du macronisme. Donc je sais pas si avec Gabriel Atal semble un peu compliqué. Je sais pas, ça c'est pas à moi de vous répondre. En tous les cas, en tous les cas, une union semble impérative pour ce camp- là de la gauche.

On voit pas comment aujourd'hui il est créé de 10 % euh et en tous les cas, il n'y aura pas d'union et d'alliance avec la la France insoumise. Donc en ce sens, ça clarifie le le le propos, si je puis dire. Oui. Euh après, je n'oublierai jamais que il y a eu le Nouveau Front populaire en 2024 et que tout le parti socialiste a fait une alliance que j'ai qualifié moi assez ignoble avec LFI. Donc maintenant, ils reviennent à des bases plus saines. Mais ça n'empêche que je dirais qu'il y a une tâche sur le parcours de ceux qui ont participé à ça, notamment Olivier Fortamant pour le parti qui a été celui de Jores, de Bloom et même de Mitteran.

Est-ce que ça veut dire que éventuellement Raphaël Gluxman peut aussi s'allier dans la perspective des législatives et avoir ce même euh ce même ce même chemin que vous décriviez à l'instant ? Non, je le pense pas. Euh et puis tout dépendra des présidentiels, on le sait, euh des législatifs, c'est après les présidentiels. Alors, ça morcelle en tous les cas le vote central puisqu'il refuse cette alliance avec les fill. Est-ce que ça ne vous inquiète pas à droite ? Est-ce que ça ne vous oblige pas d'une certaine façon à aller vous aussi vous unir ? parce que le le gâteau du centre, il est pas extensible.

Franchement, je pense que les électeurs qui nous écoutent notamment ne voit pas de signe égal entre un Bruno Rotaillot et un Raphaël Gluxman. On est sur deux conceptions même de la politique qui sont différentes. J'ajouterai que et je cite Gluxman pour le coup puisqu'il disait qu'il se sentait plus proche de quelqu'un à New York ou à Berlin que quelqu'un dans un territoire rural français. Je pense que nous on est, vous l'avez dit, je suis vice-président d'une région, la région Normandie qui est une région qui est également rurale. Bruno Rotaillot est un rural. Nous avons gagné les municipales avec des nombreuses villes qui sont notamment situées dans le péri urbain et dans la ruralité.

C'est c'est pas la même France. Alors, c'est pas la même France et je l'entendais pas jusque là en terme d'alliance, mais peut-être au moins jusqu'à Édouard Philippe. Est-ce que vous refusez toujours cette alliance avec le camp d'Édouard Philippe ? C'est pas la question de refuser une alliance pour refuser une alliance. Euh nous ce que nous voulons dire c'est qu'il faut tourner la page du macronisme. Il y a eu deux saisons du macronisme. On ne veut pas d'une troisème saison. Le macronisme c'est un en même temps un peu fourtou dans lequel on ne décide de rien et dans lequel au final même ce qu'on décide au début peut contredire ce qui se passe après. Je vous prends l'exemple du nucléaire.

On a perdu beaucoup de temps avec le macronisme en éteignant pendant un moment le nucléaire et en le rallumant par la suite dans les difficultés que nous connaissons. Donc nous voulons tourner la page du macronisme et donc on trace notre ligne qui est une ligne qui est de droite, c'est-à-dire d'un point de vue économique pour libérer les énergies et d'un point de vue de du régalien et de l'immigration, une affirmation d'une droite qui est claire. Mais est-ce qu'il y a pas Jonassada d'une contradiction ?

Vous voulez tourner la page du macronisme et donc ne pas faire alliance pour le moment avec Édouard Philippe, mais d'un autre côté le encore une fois cette offre centrale, elle est pas extensible et le on voit bien dans les votes que pour le moment ça ne suffira pas à Bruno Rotaillot. Je pense que on est dans une nouvelle configuration, c'est-à-dire que la configuration dit bloc central, ce gâteau, voilà, tout ça, ça explose parce que si vous voulez ça tenait quand il y avait Emmanuel Macron qui tenait les deux bouts de la chaîne, mais maintenant qu'il y a plus personne dans ce bloc central pour tenir ces debouts de la chaîne, je pense que les gens ont besoin d'avoir des offres claires.

[raclement de gorge] Voilà, je je paraphrase encore Raphaël Gluxman. me dit il faut un cap clair. Bah nous aussi je pense qu'on a notre cap clair qui est un cap de droite qui est pas le même que Gluxman qui est évidemment pas le même que Mélenchon et qui n'est pas le même que madame Le Pen. Alors nouvelle mobilisation demain. Je parle des évidemment des des lycées. La colère continue. Bruno Retaillot a dit l'idéologie gauchiste veut tout détruire. Vous êtes sûr qu'il n'y a pas autre chose qu'il y a pas quand même un malaise étudiant plus profond ? Alors, faut distinguer le malaise étudiant du malaise lycéen.

Euh, au départ, ça commence dans les lycées et puis c'est une volonté assez gauchiste pour le coup. C'est vrai, de l'étendre à tous les points de la société. Pourquoi il a voulu dire ça ? Parce qu'il l'a dit au lycée Nelson Mandela. Lycée Nelson Mandela, c'est plus de 70 millions d'euros qui ont été dépensés pour un lycée flamban neuf. Les casseurs alimentés par LFI ont brûlé ce lycée. Donc quand on vous dit il manque de moyens, quel est le rapport avec le fait de brûler le lycée dont on déplore le fait qu'il manque des moyens ?

Il y a bien une idéologie derrière tout ça et cette idéologie elle cassait à la fin et je sais queon va en parler mais qui va payer ces casses les 77 millions d'euros du lycée Nelson Mandela qui va payer ça sont les honnêtes gens qui vont travailler et c'est pour ça que j'ai dit c'est Nicolas qui paye parce qu'on en a marre de payer pour ceux qui cassent pour leur petit délire révolutionnaire gauchiste. Mais beaucoup d'experts pensent que c'est avant tout un grand mouvement d'angoisse de cette jeunesse face au déclassement face à l'arrivée de l'A, les guerres, le dérèglement climatique. Ça c'est pas l'extrême gauche. Ça c'est pas l'extrême gauche.

Mais on peut poser des bonnes questions sans apporter des réponses de violence. Quand vous avez un baliayoko qui dit que la violence est légitime, c'est un scandale. C'est un élu de la République. Son rôle se devrait au contraire de rassembler plutôt que de diviser. Donc oui, il y a des questions existentielles qui se posent. Vous avez raison sur l'IA. Euh je je parle notamment euh de la pyramide des âges qui pour moi n'existera plus parce queen fait une pyramide c'est avoir une base large d'actifs et demain peut-être que cette pyramide n'existera plus.

Donc oui, c'est une question qui se pose mais plutôt que d'apporter des solutions hypergauchistes révolutionnaires, nous on pense qu'il faudrait apporter des solutions concrètes. Par exemple, est-ce que c'est normal qu'aujourd'hui on continue d'envoyer des milliers d'élèves lycéens dans des filières à l'université qui ne leur apporteront pas de boulot ? Il faut leur dire, il faut leur dire qu'aujourd'hui on ne peut plus aller dans des mêmes filières que celles d'il y a 30 40 ans parce que demain, il n'y aura plus de travail dans ces secteursl. Ça, ce sont pas forcément des choses qui sont dites justement euh suffisamment.

Jonas Sad, porte-parole des Républicains, au aux jeunes aujourd'hui de tenir un vrai discours euh de de transparence sur effectivement les débouchés de l'emploi. Non, vous savez quand il y a une prise de conscience de l'écologie et qu'une génération s'est levée pour dire "Nous ne voulons plus alimenter un système qui existait", les gens l'ont entendu. Ils ont dit "Oui, c'est vrai, la jeunesse a raison de réclamer une transformation de notre modèle écologique." Moi, ce que je dis, c'est que lorsque la jeunesse s'exprime de cette façon-là, elle a raison. H il faut transformer notre modèle économique.

Il faut que notre modèle économique s'adapte à la nouvelle réalité démographique, c'est-à-dire qu'on a fait moins d'enfants et que demain il y aura avec Li menaces sur leur emploi. Alors, vous êtes vice-président de la région Normandie, vous savez qu'il y a des lycées en souffrance. Est-ce que au regard du du nombre de lycées qui sont en souffrance dans votre région, vous avez le sentiment que ce mouvement est justifié ou pas ? Alors figurez-vous que dans notre région, il y avait très peu de lycées en souffrance parce qu'on a mis vraiment beaucoup d'argent euh pour que les lycées soient quasiment flambant neuf.

Deuxièmement, je le disais tout à l'heure, avec la transition démographique avec le fait qu'on fasse moins d'enfants, et bien il y avait moins déjà il y a déjà moins de lycéens dans les lycées. Donc c'est une revendication qui ne tient pas selon vous. Je dis pas ça, je dis que on parle on parle de bâtiment et de vêtusté en région Normandie, il n'y a pas ça. Voilà.

Et donc et donc quand on a vu des dégradations et ça nous a coûté des millions d'euros à la région Normandie, je l'ai regretté, on se dirige vers une convergence des luttes, en tous les cas des colères possibles avec en point de mire ce 17 octobre, mais il y a la journée de demain évidemment et l'entrée en piste des gilets jaunes qui semblent vouloir regagner ce ce mouvement. Vous craignez une volonté de vouloir bordelliser le pays ? terme qui a été utilisé à plusieurs reprises.

Les revendications sur le pouvoir d'achat sont légitimes quand vous avez [raclement de gorge] de l'essence qui est à plus de 2 € quand vous avez des difficultés pour trouver du travail parce qu'il y a 70000 entreprises qui ont mis de la clé sous la porte, c'est des revendications légitimes. Ce qui n'est pas légitime, c'est la violence. Euh et moi je je je travaille beaucoup avec des gens qui ont été gilets jaunes de bonne foi. Je pense notamment à Benjamin Cochi euh que je salue. Euh ils n'ont ils ne veulent pas ces solutions de casse. Ils veulent simplement que l'État les écoute et arrête de les arrasser de normes de taxe. Donc la thématique de la convergence des luttes.

Donc les gilets jaunes ont raison. Les gilets jaunes ont raison de vouloir rejoindre ce ce mouvement. Aujourd'hui, il est légitime compte tenu du notamment de la chairé du carburant. Les gilets jaunes ont raison de manifester [raclement de gorge] contre la chairé de la vie, mais les faux gilets jaunes, ceux qui veulent casser, n'ont pas leur place dans leur revendication. Alors vous dans votre livre, vous parlez de fracture générationnelle he de nouvelles fractures sociales.

Peut-être que les jeunes dont on parlait à l'instant tout simplement n'ont pas envie d'être le fameux Nicolas Kipé que vous décrivez et qu'on va décrire tout à l'heure, mais ils ont peut-être tout juste envie d'un d'un autre avenir. Et et face à cela aujourd'hui, il y a cette police qui est régulièrement mise en cause avec une case qui est très importante, spectaculaire, coûteuse également. Euh est-ce qu'il faut aller plus loin et suspendre l'utilisation des LBD face à ce type de mouvement ? Je suis pas un spécialiste des doctrines de maintien de l'ordre.

Ce que je sais simplement, c'est que il y a plusieurs policiers qui ont été violentés pour certains aspergés, d'autres qui ont été blessés et donc je pense que on peut pas considérer que alors que la société est en train de devenir de plus en plus violente, on peut on doit désarmer la police. En tout cas, c'est comme ça que je le conçois. Comment vous euh réagissez lorsque vous entendez que l'ONU s'inquiète d'un recours disproportionné à la force euh de la part des des forces de l'ordre ? Vous approuvez ce que dit l'ONU ou pas ?

Alors, faut être précis, c'est une commission spécifique des droits de l'homme de l'ONU et que dans cette commission spécifique des droits de l'homme de l'ONU, vous avez quand même des pays qui pratiquent encore l'excision. Donc, les leçons de morale de cette commission des droits de l'homme de l'ONU, je pense qu'on en a pas grand-chose à faire. On est très loin donc du coup de cette de ce recours disproportionné dont parle l'ONU. Oui, il y a l'Iran aussi qui nous a mis en garde en disant que il fallait qu'on regarde ce qu'on fait. Enfin, je veux dire à un moment que chacun se mè de ce qui se passe dans son pays. Alors, Jonas Adat, vous êtes porte-parole des Républicains.

Revenons justement à la campagne 2027 plus précisément. Euh aujourd'hui, le constat, c'est que Bruno Retaillot ne décolle pas, qu'il reste englué. J'ai envie de vous demander, c'est prévu pour quand le décollage de la fusée Rotaillo ? Je partage pas ce constat. Euh si je regarde les deux dernières enquêtes d'opinion, on a pris deux points. Et par ailleurs, la question qui se pose, c'est euh comment vous euh vous émerger dans ce mara. Il y a aujourd'hui 42 candidats à la présidentielle et avoir quelqu'un qui a un bloc solide, stable dans ces 42 candidatures, ça permet pour la suite, une fois que je dirais que le champ de bataille va s'éclaircir, de pouvoir émerger.

Deuxièmement, la capacité d'émergence, elle vient aussi du programme avec Bruno Rotaillou. On essaie depuis plusieurs mois de définir un programme détaillé, chiffré, construit, bâti et c'est ce que je pense c'est ce que je pense fera la différence avec les autres candidats qui sont dans des postures, qui disent avec moi, je ne veux pas être tel justement faut aller chercher des gens comme Lisnard qui n'est pas avec vous en ce moment et apparemment il se passe quelque chose. On a vu ces dernières heures sur les réseaux sociaux qu'ils utilisaient ce hashtag il se passe quelque chose. C'est vrai, c'est fake. Est-ce qu'il faut que vous fassiez campagne ensemble ? David Dilsard, c'est un ami.

C'est quelqu'un qui porte des idées qui sont liées à la libération économique du pays. S'il se passe quelque chose sur ces idéeslà, c'est tant mieux. Et bien évidemment que pour qu'il se passe quelque chose, il faut qu'on soit rassemblé. Voilà. Donc euh donc évidemment nous on serait ravi de de travailler avec David qui était jusqu'à il y a peu vice-président des républicains. Le point de cette semaine rapporte que Bruno Retaillot essaierait de siphonner les parrainages de de de vos concurrents comme justement David Lisnard ou Éric Zemour en écrivant directement au maire pour essayer de faire en sorte que ils apportent leur parrainage à vous et uniquement à vous. C'est vrai.

Alors il y a pas de siphonage c'est ce que font tous les candidats à la présidentielle. Bah je veux dire actuellement [raclement de gorge] tous les candidats à la présidentiel écrivent au maire tous. pas forcément au-delà des 500 parrainages. Il les a euh ces 500 parrainages à Boot. Alors si ils écrivent tous à tous les maires de France. Moi par exemple, j'ai reçu un courrier de Gabriel Atal me proposant de le parrainer. Donc en fait vraiment tout le monde tire très très large en ce moment. Faut faut il y a pas de il y a pas de il y a pas d'opération dédiée. Ouais. Il il essaie pas de bloquer les parrainages pour David Listenard. Je vous dis vraiment tout le monde le fait.

Euh les gens que vous écoutez pas qu'il ne le fait pas en tous les cas. Non, nous écrivons à tous les élus qui sont en capacité de parrainer et c'est et tout le monde le fait même Aslino le fait, vous voyez. Mais au-delà des 500. Oui, parce qu'on va pas se limiter et c'est pareil pour les autres. Bon, Édard Philippe refuse en tous les cas cette primaire dont on parlait il y a quelques secondes. Vous le regrettez et en même temps vous-même vous ne militez pas apparemment pour une primaire. Ça semble totalement oublié cette idée. Écoutez, nous on a peur de rien. Voilà. Donc s'il y a une primaire, on fait la primaire. S'il y a pas de primaire, on fait le premier tour.

Euh Bruno Rotailloto, il a les idées claires. Donc on n'est pas farouchement opposé, on n'est pas farouchement favorable. Si à un moment il y a un sujet de départage, il y a pas de souci, on ira. Mais euh on si vous voulez, on peut pas forcer les gens non plus quoi. Voilà. Ou avec qui ? Avec qui elle pourrait se faire cette primaire ? [raclement de gorge] Avec les gens qui enfin c'est pas à moi de le dire parce que je je suis pas dans primaire David Lisnard. Écemour, Sarah Knafo. Alors, j'ai cru comprendre que Eric Zemour et Sarah Knafo c'était le même parti et donc il y en aurait un seul qui soit candidat a priori.

Et par ailleurs, j'ai cru comprendre que eux-mêmes passaient leur temps à critiquer les Républicains en disant qu'on éétait pas des gens de droite et qu'on avait mis la droite dans de dans de dans le plafond. Donc je pense que c'est compliqué de faire des primaires avec des gens qui vous insultent. Donc en revanche David Lissenard. Mais en revanche, voilà, moi moi la primaire si il faut passer par là. Encore une fois, on a peur de rien mais simplement j'ai l'impression que personne n'est d'accord sur le le volume de la primaire quoi. Jonas Adad, vous êtes vous rester avec nous dans la deuxème partie de cet entretien.

Un auditeur vous interrogera et puis il y aura l'actualité des réseaux avec Benjamin anglaise et puis bien sûr vous évoquerez votre livre Nicolas Kipet dans le détail parce que c'était une plaisanterie mais qui est devenue symbole du français qui s'agace des dépenses publiques et vous aurez 3 minutes pour vous pour nous convaincre. À tout de suite. [musique] Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Cardose. Jonas Adad est notre invité ce matin. Il est porte-parole des Républicains et de la campagne de Bruneo Rotaillot. Commençons Jonas Hadad par vos 3 minutes pour convaincre.

Vous êtes l'auteur aux éditions de l'observatoire de C'est Nicolas qui paye je disais tout à l'heure que c'était ça avait commencé comme une plaisanterie mais vous allez nous l'expliquer. C'est devenu très sérieux. Vous en avez fait un un livre. Vous avez 3 minutes pour nous convaincre et nous dire finalement qui est Nicolas qui paye. Nicolas, c'est peut-être celui qui nous écoute. C'est peut-être vous, c'est peut-être votre fils, c'est peut-être votre collègue. Nicolas, c'est un jeune actif euh qui euh travaille, qui bosse, qui côtise, qui paye et qui en a toujours moins pour son argent. Nicolas, au départ, c'était une blague sur les réseaux sociaux, c'est Nicolas qui paye.

Et puis cette blague, c'est devenue sérieux. C'est devenu un moment dans lequel toutes les colères se sont coagulées. Le fait de se dire que aujourd'hui les jeunes actifs notamment se posent la question de leur avenir en France. Je donne ce chiffre dans le livre. 1/3 tenez-vous bien des jeunes français envisagent de quitter la France. Pourquoi ? Parce qu'à un moment ils se disent que le système actuel ne fonctionne plus. On parle souvent du modèle social français. Moi je considère que et c'est triste de le dire mais que le modèle social français est à l'agonie. Pourquoi ? Parce qu'il repose sur un mythe. Ce mythe, c'est la pyramide des âges.

Considérez que aujourd'hui, il y a comme après la deuxième guerre mondiale beaucoup d'actifs pour payer pour quelques inactifs. Et la réalité, c'est que c'est faux. Aujourd'hui, le la pyramide, c'est même devenue l'inverse, elle s'est retournée puisque vous avez euh une base qui est très fine puis est très étroite puisqu'il y a de moins en moins d'actifs, on fait de moins en moins d'enfants et en haut euh une pointe qui s'élargit, c'est-à-dire en gros de plus en plus de gens qui ne travaillent pas, euh soit des gens qui sont assistés qui ne vont pas bosser, soit des gens qui sont à la retraite et ils ont bien mérité leur retraite. Jonas Adad, ça c'est le constat.

Quelle solution vous en parlez dans votre livre ? Quelle solution pour et quelles sont les pistes rapidement qu'on pourrait donner à nos auditeurs ce matin ? Alors, les pistes qui sont dans le livre, elles sont très simples. C'est de recréer de la transmission intergénérationnelle. C'est-à-dire aujourd'hui, vous allez avoir un grand mouvement de transmission qui va s'opérer notamment dans l'immobilier, dans le logement, notamment dans les entreprises puisqu'il y a 500000 chefs d'entreprise qui vont passer la main dans les années à venir.

Et moi, je propose de réparer la fracture générationnelle en en facilitant cette transmission, en facilitant la transmission des biens immobiliers, de ceux qu'on a appelé improprement et et peut-être parfois en les insultant les boomers en facilitant la transmission des entreprises qui ont été créées par des gens il y a 30 40 ans qui demain vont partir à la retraite. Comment on fait pour préparer cette transmission ?

En gros, ce que je veux c'est donner à Nicolas la capacité de retrouver un destin et à ceux qui ne sont pas des Nicolas, à savoir les jeunes qui sont parfois assistés de se remettre au boulot et ceux qui partent à la retraite d'avoir la capacité de transmettre sans fiscalité, c'est ce que je dis à l'intérieur du livre, leur entreprise et leur patrimoine immobilier pour qu'ils ne deviennent pas vraiment des Nicolas qui payent, mais qu'il soient des Nicolas un peu plus heureux que des Nicolas qui payent. C'est un peu l'idée. Jonas Hadad, on a une question d'un auditeur. Bonjour monsieur Hadad. Vous venez de sortir ce livre qui s'appelle Nicolakipé. Vous faites partie des LR.

Or, c'est une expression qu'on retrouve très souvent dans la bouche de Sarah Knafo de la même génération. Pourquoi n'y aurait-il pas un rapprochement entre l'LR et Reconquête ? Je vous remercie. Euh tout simplement parce que chez Reconquête, on passe son temps matin, midi et soir à insulter les républicain. A priori moi j'ai une petite éthique dans la vie, c'est que je ne fais je ne travaille pas avec les gens qui nous insultent. Après, vous regrettez que il y ait des des insultes ? Oui, je le regrette parce que vous voyez dans ma bouche, il y a aucun insulte, aucune insulte vis-à-vis de reconquête. Chacun chacun porte ses idées et c'est tant mieux comme ça.

Mais sur le fond, vous pourriez vous rapprocher du discours de Sarcinfo ? serait logique. Moi écoutez, c'est Nicolas qui paye. Ça a été lancé sur Sud Radio. D'ailleurs, je suis ravi d'être avec vous ce matin il y a plusieurs années. Donc ce constat là, je l'ai déjà fait avant. Si d'autres personnes rejoignent ce constat là, j'en suis ravi. Ouais. Bon, en tous les cas, vous n'êtes en tous les cas pas très éloigné sur le constat. C'est ce qu'on peut se dire entre Sara Knafo et ce que vous dites vous. Je honnêtement, ce sont des chiffres, donc si on est d'accord sur les chiffres, tant mieux. On passe à l'actualité des réseaux avec Benjamin Glaise qui nous a qui nous a rejoint. Bonjour.

Euh, Mathilde Panu déclenche une vive polémique Benjamin après avoir annoncé son refus de porter le ruban rose. Oui, le ruban rose, vous le savez, ce ruban, c'est le symbole d'octobre rose. Chaque année, cette opération vise à sensibiliser au dépistage les cancers du sein. Elle permet également de collecter des fonds pour financer la recherche médicale et l'accompagnement des malades. Mais voilà, la patronne des députés LFI refuse donc d'y participer. Elle s'en est expliquée dans une vidéo de 3 minutes publiée sur ses réseaux sociaux. Mathil Panu dénonce notamment les liens qu'il y aurait entre cette campagne d'octobre rose et l'industrie des pesticides.

Elle vise particulièrement l'entreprise Sensiar. Senta s'appelait avant l'imperial Chimical Industries qui fabriquait notamment des pesticides comme le DDT, un perturbateur endocrinien et cancérogène. Mais l'encêtre de Centa commercialisait aussi un traitement contre le cancer du sein. Vous avez compris, ils vendent le poison qui vous rend malade et ils ventent ensuite le traitement pour cette même maladie. Voilà comment les empoisonneurs font double profit. Seulement au milieu des années 80, l'Impéal Chemical Industry a trouvé son marché de cancer du sein trop restreint. Alors pour l'élargir et favoriser le dépistage, ils ont lancé la campagne devenue octobre rose en France.

Voilà pourquoi je ne porterai pas le ruban d'octobre rose. Dans cette vidéo, Mathilde Panot dit vouloir remplacer Octobre Rose par un octobre colère car selon elle, le cancer est une maladie politique. Elle vous accuse vous la droite mais également le RN et la Macronie d'avoir voté notamment pour la réintroduction de deux pesticides. Et dans sa vidéo, Mathilde Panot va plus loin. Elle fait un lien, elle fait le lien entre Octobre Rose et le conflit israélo-palestinien. Syjenta, c'est aussi sa filiale israélienne Adama qui produit des pesticides génériques.

Sjanta est donc étroitement lié au projet d'expansion coloniale d'Israël qui épend massivement des pesticides pour détruire les terres palestiniennes et libanaises. Que vous inspire les propos de Mathilde Panu Jonas Adad ? Bon, d'abord ce matin, j'ai une pensée pour les femmes qui souffrent de cancer ou qui doivent se faire dépister. vouloir conflictualiser ce sujet, c'est vraiment vraiment à vomir, je vous le dis. c'est à vomir et leur obsession maladive pour Israël devient un truc complètement dingue. Elle vous explique que comme il y a potentiellement une filiale de l'entreprise qui est aussi en Israël, ça veut donc dire que l'entreprise dans sa globalité serait proonialisme.

Ces gens sont dingues, mais ils sont complètement dingues. Je pense qu'il faut qu' qu'ils aient créé un pays ailleurs avec toutes leurs obsessions, leurs obsessions antiscience, leurs obsessions antisémites, leurs obsessions anti tout le monde et qui et et qu'il qu'il aent cracher leur haine ailleurs parce que franchement, moi je je vous dis là, on passe les limites de l'acceptable. Quand on parlait tout à l'heure du fait de savoir est-ce que le PS doit encore s'allier avec le LFI, mais comment imaginer de s'allier avec des gens qui sont aussi abject enfin sur un sujet qui franchement il y a pas beaucoup de sujets qui nous rassemblent en politique hein. C'est un temps.

Elle l'instrumentalise d'une certaine manière les femmes qui souffrent aujourd'hui d'un cancer de femmes. Mais mais mais qu'est-ce que ça veut dire ? Enfin, je veux dire à un moment, qu'est-ce que ça veut dire ? Je je me mets à la place de ces femmes-là. Je vais vous dire, je je n'avais pas de je me l'étais pas procuré ce petit pince d'octobre rose, mais je vais le porter tout le mois d'octobre juste pour les ennuyer. Ces gens-là mais sont des malades vraiment. Enfin, je veux dire un moment que vous-même vous politisez du coup 7 octobre rose ? Non, je politise pas mais je veux dire comme je veux dire ça n'est plus possible. Vous dire quoi ?

C'estd que maintenant ce ruban sera un ruban de droite. Enfin, il faut arrêter le délire. Ces gens-là sont dans des bouffées délirantes. Jonas Adad, euh vous êtes euh avocat de de métier. Euh on a on a j'aimerais vous entendre sur euh la polémique Médiapart Jordan Bardella. Euh on a eu une un train de sondage ce matin qui nous dit qu'apparemment ça a très peu bougé. Ça avait un petit peu bougé, un petit peu baissé pour Marine Le Pen et Jordan Bardella la semaine dernière. Et puis en réalité le train de sondage ce matin semble indiquer qu'il n'y a pas de de vrais changement. Vous pensez que est-ce que vous pensez que cette affaire peut profiter à la droite classique, à votre camp ou pas ?

Bah, c'est très simple cette affaire. Soit c'est Media Part qui a menti et dans ce cas-là ben ils devront rendre des comptes. Mais voilà, on va voir, on va voir dans la suite. On attend de voir les enquêtes et le contenu des enquêtes. On sera peut-être pas d'ici à la présidentielle. Bon, en général, ils ont ils ont du matos, hein, pour le dire. Voilà. Soit euh soit c'est Bardella qui a menti et dans ce cas-là euh bien évidemment se pose la question de du fond de sauce antisémite mais se pose surtout la question du mensonge. Voilà. [raclement de gorge] Ouais.

Alors vous êtes euh avocat euh vous lui auriez euh conseillé de plaider l'erreur de jeunesse plutôt que de d'essayer de s'entêter avec une version qui est semble-t-il très contestée par Media Part ? Non, ce que je retiens c'est que Jordan Bardella a déposé une plainte. Il aurait pu avoir une autre voie judiciaire, par exemple la citation directe qui aurait tout de suite provoqué la confrontation avec Media Part. Qu'est-ce que ça aurait changé ? Bah, ça aurait changé que j'allais dire chacun a bas ses cartes. On aurait su tout de suite qui m est-ce que c'est médiia part ou c'est Bardé là ? Je pense que il a essayé de gagner du temps et que c'est la stratégie qui a été adoptée par son avocat.

Qu'est-ce que vous en déduisez alors ? Qu'il a pas voulu qu'on aille vers le chemin de la vérité rapidement ? Je pense que la vérité est peut-être parfois un peu grise. Voilà. Et j'ai l'impression que tout ça est un peu gris. Voilà. Donc je je n'en sais rien. Je suis pas dans le fond du dossier. Et alors je peux vous assurer une chose, c'est que Médiaart me donne aucune info. Oui. Non mais en tous les cas, c'est intéressant d'avoir de votre point de vue d'avocat. Le fait de multiplier les plaintes, c'est une façon assurément de gagner du temps et de repousser le temps de la décision judiciaire. Alors c'est mécanique c'estàd une plainte ça n'est pas une citation directe.

Il y aurait eu un coup de poker à faire de sa part de dire voilà je mets une citation directe je demande à Média part de venir donner les preuves et il ne l'a pas fait. C'est une stratégie judiciaire qui est connue d'ailleurs des avocats. Au fond de vous pensez que le RN est affaibli avec cette affaire ? Je pense que le ARN euh c'est ses racines. Voilà c'est ses racines. Après ils peuvent ne rien pour vous. Voyez par exemple on parle de Soral. Bon, de Soral d'ailleurs qui m'attaque maintenant matin, midi et soir. J'ai vu ça sur les réseaux. Euh Alain Soral, on le voit faire des vidéos de karaoké avec Marine Le Pen. Tout ça est su et connu.

Enfin, je veux dire, c'est pas c'est pas nouveau, hein. C'est pas nouveau. Après, les gens décident en en conscience et si ce ce genre de personnage est fréquentable ou pas. Jonas Adad était notre invité ce matin sur Sud Radio. Merci à vous et très bonne journée. rappelle que vous êtes porte-parole des Républicains et de la campagne de Bruno Retaillot et que vous êtes vice-président de la région Normandie et donc l'auteur de ce livre, Nicolas Quipet donc aux éditions de l'Observatoire. Ah.