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Audition parlementaireAntoine Léaument· 15 avril 2025 151 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalNumériqueSolidarités & famille

Audition des médias d'information en continu à l'Assemblée nationale.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 41 %Attaque 35 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment assurez-vous la représentation de tous les courants d'opinion sur vos chaînes ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Comment traitez-vous les éditorialistes et les chroniqueurs non affiliés à des partis ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Diffuser un meeting de Jean-Luc Mélenchon à 5h du matin équilibre-t-il le pluralisme ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Les chroniqueurs candidats ou élus posent-ils un problème éthique ?

  • 16:00RelanceRéponse directe

    Votre vivier d'intervenants est-il trop restreint et peu diversifié ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Fabriquez-vous l'opinion publique ou l'information ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:00Livia SorinFait
    « France Info ne doit pas être une chaîne d'opinion mais la chaîne de toutes les opinions. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bon, nous accueillons ce matin pour une audition commune dans le cadre de la commission d'enquête sur l'organisation des élection en France. les responsables des quatre grands groupes audiovisuels français qui disposent sur le canal de la TNT d'une chaîne d'information continue, soit dans l'ordre de la numérotation de ces chaînes si les comptes sont bons, BFM TV, CS, LCI et France Info. Je vous remercie d'abord d'avoir répondu présent à notre invitation pour ce moment d'échange.

Je disais qui s'inscrit dans le cadre des des travaux que nous avons lancés il y a désormais quelques mois sur l'organisation des élections en France où nous regardons toutes les étapes de la bonne tenue des élections dans notre pays, de l'inscription sur les listes électorales, la tenue des bureaux de vote, des sondages, de la place des médias, des réseaux sociaux euh jusqu'au financement des campagnes électorales. Donc il nous semblait utile de pouvoir organiser cet échange notamment dans toutes les dimensions euh du temps électoral et du temps des campagnes pour lesquelles la télévision prend une place naturellement importante. Donc je vous proposerai un tour de table très rapide pour vous présenter les uns les autres et qu'on enchaîne directement quand dans le vif du sujet monsieur le rapporteur si ça vous convient.

Mais avant ça, je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionné par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vous inviterai donc successivement à lever la main droite et à dire je le jure en commençant par RMC BFM par monsieur Fabien Namias et madame Alexis de Montescu. Parfait.

Pour le groupe Canal Plus, monsieur Thomas Bauder et monsieur Christophe Rois. Merci pour le groupe TF1, madame Julie Burgubu et Guillaume Debray. Merci pour le groupe France Télévision, madame Livia Sorin, monsieur Alexandre Cara et monsieur Cyril Guinée.

C'est parfait. Je vous propose peut-être de reprendre le tour de table dans ce sens-là pour représenter juste en en une minute peut-être le groupe et ensuite on rentrera directement dans le dans les échanges. Je vous en prie.

Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames, messieurs les députés. Euh merci de nous recevoir aujourd'hui pour cette audition brièvement donc BFM TV lancé en novembre 2005 sur la TNT est une chaîne d'information généraliste en continu reconduite pour 10 ans par le régulateur en décembre 2024. Après 19 ans d'existence, elle s'est imposée comme une référence grâce à une rédaction de 250 journalistes qui produisent 20 heures de programme en direct chaque jour avec une capacité particulière à à couvrir l'actualité.

Depuis le rachat par le groupe CMA CGM, c'était en juillet 2024, la chaîne traverse une période de transition avec une clause de session qui a été euh ouverte jusqu'à fin mai et un repositionnement stratégique en cours avec une certitude qui guide mon travail. Je crois fermement que BFM TV est à son meilleur lorsqu'elle se concentre sur ces fondamentaux qui sont tout simplement l'information, le direct, les images, l'exclusivité et le décryptage. Et dans le cadre de cette audition sur l'organisation des des élections, je souhaite très rapidement attirer votre attention sur deux points.

Les chaînes d'information en continu et les médias audiovisuels en général sont soumis à des règles strictes encadrées par l'ARCOM, notamment en matière de pluralisme ou de diffusion des sondages. Les plateformes et réseaux sociaux y échappent en revanche totalement alors même qu'ils deviennent et on le sait des canaux privilégiés de consommation de l'information en particulier chez les plus jeunes. L'absence de régulation de ces acteurs pourrait donc contribuer à accentuer le phénomène de méfiance à l'égard de la chose politique et des enjeux électoraux, faisant de l'harmonisation des règles un enjeu selon nous crucial pour l'avenir.

Enfin, les éditeurs doivent spécifiquement respecter les règles de pluralisme notamment politique. C'est bien le c'est bien le moins. Par exemple, pendant les élections présidentielles, une période d'équité est suivie d'une période d'égalité euh euh d'équité renforcée et enfin d'égalité parfaite de temps de parole. avec une comptabilisation complexe répartie sur quatre tranches horaires.

Ces règles apparaissent trop strictes et peuvent même et on l'a vécu régulièrement sur les sur les plus récents scrutins, compris les plus importants, décourager la couverture de certains sujets comme les élections locales du fait du principe d'équité. Selon nous, une réflexion s'impose sur leur caractère proportionné. Merci monsieur Baur, je vous en prie.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, messieurs les administrateurs, bonjour. Merci pour votre invitation à cette table ronde des chaînes d'information afin de participer à vos réflexions sur l'organisation des élections en France. Je suis Thomas Boder, je suis le directeur de l'information de C News depuis 8 ans.

À mes côtés, Christophe Roi, directeur des affaires réglementaires de Canal Plus. C News est une chaîne éditée et détenue à 100 % par Canal Plus. Son directeur général est Serge Njar et j'en suis le directeur de l'information.

Aujourd'hui, c'est news. C'est une chaîne d'information nationale qui réunit plus de 8 millions de téléspectateurs cumulés par jour. C News depuis janvier et première chaîne d'information en France et en mars, elle était la première chaîne d'information en France avec 3,2 % de part de marché sur les 4 ans et plus.

La source est en médiamétrie. C News aujourd'hui, c'est 8760 he de programme par an, 6570 heures de direct, soit environ 17 heures de direct par jour, une quarantaine de rendez-vous d'information par jour, des incarnations de référence, une rédaction de près de 200 collaborateurs entièrement dédiés à l'information des Français dont 150 cartes de presse. Je tiens à profiter de l'occasion pour les leur rendre hommage euh et saluer leur travail.

Tous les jours des dizaines de journalistes sur le terrain et sur nos plateaux. Ce succès, c'est le fruit du travail et de la persévérance des équipes de C News depuis la réinvention de son modèle en 2017. Face à l'essoufflement de Ité dans le paysage audiovisuel, marqué alors par une concurrence accrue sur le marché des chaînes info avec le lancement de France info et le passage de LCI du payant gratuit.

Il a donc fallu définir une nouvelle stratégie pour la chaîne afin d'en garantir la pérennité dans un univers concurrentiel et économique contraint. Notre paris a été double. un proposé aux téléspectateurs français une chaîne qui leur ressemblait, qui parlait aussi concrètement que possible de leur sujet de préoccupation quotidien et de s'ouvrir à toutes les expression.

C News est une chaîne tournée vers l'accessibilité. Elle cherche être le miroir de toute la diversité de la société française et apporte une information décryptée et commentée en lien avec les préoccupations des Français dans le respect de nos obligations. Pour nous différencier, nous nous sommes attachés à présenter de nouveaux formats, à proposer une information moins verticale, plus participative, à organiser davantage de plateaux pour l'expression des opinions.

Et ce paris nous semble être gagnant au vu des audiences croissantes. L'ARCOM a décidé en décembre 2024 de renouveler notre autorisation d'émettre pour 10 ans dans le cadre d'une convention qui prendra effet le 1er septembre prochain. Et nous sommes à cet égard pleinement dédiés à continuer d'informer les Français sur les sujets qui les préoccupent.

Et nous tenons Christophe et moi-même à votre disposition pour répondre à vos différentes questions. Merci pour le groupe TF1. Je vous en prie monsieur Merci monsieur le président.

Ah c'est bon. Merci monsieur le président. Merci messieurs les rapporteurs et administrateurs.

Merci de nous avoir invité. LCI euh comme vous le savez sûrement est la première chaîne d'information. Elle a été lancée en 1994.

Elle est présente sur la TNT gratuitement depuis 2016. C'est une filiale du groupe TF1. Elle appartient à 100 % au groupe TF1 qui est euh très présent comme leader audiovisuel à la fois sur la formation mais pas uniquement avec cinq euh chaînes sur la TNT euh et puis évidemment des journaux de référence à 13h à 20h et une matinale sur TF1, c'est 3500 collaborateurs. le groupe TF1 quant à LCI, cette filiale c'est 200 collaborateurs, 140 cartes de presse et c'est une proposition éditoriale qu'on définit et qu'on veut axer sur le décryptage, l'analyse, la réflexion des grands enjeux de politique économique et internationaux qui affectent la vie des Français.

On a clairement défini cette ligne éditoriale en l'axant sur la capacité qu'on a à expliquer à ce que nos téléspectateurs apprennent et comprennent les phénomènes qui les entourent. Euh on a un rapport au temps que nous avons siamment euh défini où on donne le temps, où on prend le temps, euh on veut aller au fond des choses que quel que soit le le sujet, soit à travers de l'expertise, soit à travers du débat. Et nous avons un positionnement, un positionnement idéologique, c'est celui de la raison, du débat raisonnable et raisonné, de celui où on peut exposer les points de vue, tous les points de vue et de les mettre en perspective.

On veut de la fixation d'enjeux, on veut de la problématisation, on veut expliquer les phénomènes parce qu'on pense qu'on vit aujourd'hui dans un univers polarisé, un univers que certains décrivent comme hystérisé et nous justement on veut apporter de la raison euh dans l'explication des phénomènes qui entourent la vie des Français. Merci à vous. Merci beaucoup pour le le groupe France Télévision, monsieur Cara. marche.

Voilà, ça marche. C'est parfait. Euh merci à vous pour cette invitation.

Euh nous sommes ravis d'être là aujourd'hui. France Télévision est aujourd'hui le premier groupe audiovisuel d'information du pays. Nous produisons près de 8000 d'infos chaque année à travers France 2, France 3, mais aussi la petite dernière qui est France info, la chaîne d'info continue du groupe qui com qui a commencé à émettre le 1er septembre 2016.

Euh France Info fait partie euh d'une, on va dire d'une jeune venture aujourd'hui avec Radio France comme vous le savez, il y a une radio, il y a une télé, il y a également un site et cet ensemble touche par jour à peu près 14 millions de Français. Donc nous avons une responsabilité éditoriale qui est extrêmement forte. S'agissant de la ligne éditoriale, conformément au cahier des charges de France Télévision, la chaîne doit répondre à un besoin de connaissance et de compréhension de l'actualité immédiate en s'attachant certes à informer le public sur l'actualité la plus immédiate, mais en y consacrant aussi une part substantielle de l'antenne à l'analyse et à la perspective, la mise en perspective de l'information.

Concrètement au fil de l'évolution de la grille depuis la création de la chaîne en 2016, cette offre axée sur l'approfondissement et l'actualité quotidienne s'est développé. Le traitement des sujets politiques par la chaîne s'inscrit bien sûr dans cette ligne et s'inscrit plus largement dans le respect d'un cadre déontologique extrêmement clair. Des exigences d'indépendance, d'impartialité du secteur public, de la communication audiovisuelle et d'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion sont posés en période ordinaire ainsi que pour les périodes électorales par la loi du 30 septembre 1986.

Donc vous voyez que tout ça est extrêmement cadré et nous avons par ailleurs un certain nombre de chartes maisons qui encadrent, on aura l'occasion peut-être d'en reparler au cours de cette audition euh l'ensemble de nos activités d'information. Merci beaucoup. Merci pour ce tour de table.

Donc sans sans transition, je me tourne vers le rapporteur pour une première série de questions. Ensuite, nous poursuivrons avec nos collègues qui sont présents ce matin. Monsieur le rapporteur, merci beaucoup monsieur le président.

Merci à à chacun d'entre vous pour ce tour de présentation et dans lequel on voit bien que le la logique dans laquelle vous vous trouvez est une logique concurrentielle des uns vis-à-vis des autres et d'une logique de différenciation. Vous avez chacun donné les axes principaux qui sont ceux de votre chaîne. Certains vont dire que l'essentiel c'est de faire du direct, des sujets d'enquête.

D'autres nous ont dit approfondir les sujets, d'autres encore nous ont parlé de de courant d'opinion, de représentation des courants d'opinion. Euh donc je trouve que ce qui peut intéresser le législateur dans le sujet des élections, c'est justement cette ce respect du pluralisme, cette manière dont vous vous mettez en œuvre le respect du pluralisme. Alors peut-être une première question sur ce point-là.

Comment vous assurez-vous du fait que l'ensemble des courants d'opinion sont représentés sur vos différentes chaînes de télévision ? Qui se lance ? courant.

Allons-y. Pardon pour pour LCI. Ce qui est sûr, c'est que nous le pluralisme, il est au centre de notre proposition éditoriale.

On a le pluralisme cheville au corps. On veut que vienne s'exprimer tous les courants de pensées. Les courants de pensée, c'est pas forcément les courants partisans, mais ça va plus haut, que ça soit progressiste, conservateur, droit de l'omiste ou réaliste en en relation internationale. on veut étendre la couverture et l'approche de l'analyse des phénomènes qui qui nous affectent justement en mettant en perspective et en organisant le débat et le croisement de points de vue.

Donc ça c'est une c'est au cœur de notre proposition éditoriale et on va le faire et on le décline sur notre antenne de 6h30 à à minuit avec des formats différents avec du débat avec de l'expertise mais mais c'est j'allais dire le point névralgique. Après ce qui est sûr c'est que on on construit notre grille dans un cadre fixé à la fois par le régulateur et par le cadre législatif. Et donc nous avons des équipes évidemment qui tiennent ce que ce que vous connaissez comme étant le les temps de parole.

C'est-à-dire quand on invite des partis politique à chaque fois qu'ils apparaissent et bien il y a une petite équipe qui compte le temps de parole. Là, le premier trimestre étant terminé, nous avons donc remis notre copie au régulateur. Bon, sans trahir les secrets professionnels, on a à peu près 80 heures de temps politique, de paroles politiques qui ont été portées, qui représentent 40 euh parties.

Euh on a évidemment un ordre à respecter, on a donc des des pourcentages et des cibles à respecter, on les respecte à chaque fois. Euh et nous, c'est très important pour le coup euh de respecter cet ordre. Et puis après, il y a comme vous le dites pour organiser ce pluralisme qui dépasse le cadre partisan, on a mis des process que ça soit en conf de rédaction mais également dans l'organisation de notre grille pour bien pouvoir répondre aux questions éventuelles d'un régulateur pour savoir comment est-ce que nous sur différents sujets et la matrice évidemment se décline puisque que ça soit international que ça soit de politique nationale que ça soit même économique ces courants de pensée dont on parle font partie du pluralisme et donc nous Nous nous répertorions effectivement à chaque fois les thématiques que nous abordons sur notre gruille et la cellule de programmation tient bien les comptes de manière très précise.

C'est un engagement, c'est une c'est un investissement pour qu'on puisse bien analyser que nos courants de pensée que sur chaque thème que nous abordons, nous avons une expression plurielle et plus réaliste, j'allais dire des courants de pensées qui peuvent animer une problématique différente. Je vais laisser la la parole peut-être à monsieur Bon dans un instant. Comment vous traitez la question quand même des des éditorialistes et de manière générale parce que je votre réponse est très précise sur la manière dont vous allez ensuite traiter les temps de parole.

Mais on voit bien d'ailleurs, je crois que c'était le Conseil d'État qui qui s'était exprimé sur sur le sujet en 2024. Comment vous traitez ces personnes qui n'appartiennent pas des partis politiques, qui émettent des opinions politiques ? Est-ce que leur temps de parole aujourd'hui est décompté ?

Est-ce qu'ils sont identifiés ? Est-ce que vous voulez catégoriser pour justement incarner un courant de pensée ou une sensibilité politique qui va un peu au-delà du débat politique classique ? Monsieur Debré puis après monsieur Bon euh Non mais c'est c'est évidemment au cœur de la réflexion.

J'allais dire le le calcul du temps de parole partisan est assez simple. il est facile, il est mécanique, il est mathématique. Après nous euh il est évident comme on a une proposition éditoriale qui se décline autour des grands enjeux politiques, économique et internationaux que les courants de pensée nous les j'allais dire conceptualisons.

Je prends un exemple en relation internationale quand on traite de de de problématiques internationales et elles sont fréquentes sur notre antenne, il y a différents courants de pensées qui ne correspondent pas au courant de pensée politique en France. les souverainistes, les protectionnistes, les droits de l'omiste, les réalistes, tout ça, ce sont des courants de pensée que nous nous avons théorisé. Donc dans nos conférences de rédaction, on se pose la question de comment on organise nos plateaux.

Le plateau, c'est l'ensemble des éditorialistes ou des experts, parce que les experts ont aussi un point de vue euh ils ont une expertise mais ils peuvent avoir, j'allais dire un biais idéologique. C'est pas c'est pas négatif, hein. Et donc quand on organise euh ces conversations, ces débats, ces plateaux, on les organise toujours avec ce souci de mettre en perspective des points de vues différents.

Je ne dis pas que les points de vues sont exhaustifs. on fait des choix, on fait des choix éditoriaux, mais il y a toujours cette volonté de mettre en perspective un progressiste avec un conservateur, un droit de lomiste avec un réaliste pour justement d'abord parce que je pense que ça donne le sel de la conversation, c'est de mettre en perspective des points de vue différents et parce que ça rejoint ce que je vous disais il y a 5 minutes autant sur une offre de politique intérieure que sur une offre de politique internationale ou même économique, nous notre proposition éditoriale, elle est justement d'offrir des points de vues différents. On ne veut pas avoir un discours homogène personnellement, mais aussi pour les équipes.

J'allais dire c'est un échec de programmation. On veut justement et donc il y a beaucoup de réflexions aux conférences de rédaction et après avec les rédacteurs en chef de chaque tranche pour organiser justement cette mise en perspective de point de vue. Merci monsieur Baur.

Merci monsieur le président. Merci monsieur le président. Je voudrais rappeler quand même sur les le pluralisme, ça commence par le temps de parole politique avant effectivement les débatteurs, les éditorialistes et cetera.

Et ce temps-là, les règles sont très très strictes. Il y a des sources légales, c'est l'article 13 de la loi du du 30 septembre 86, les recommandations de l'ARCOM de novembre 2017, la délibération du 17 juillet 2024 du Conseil d'État. Et ce cadre là est très très rigide.

On peut pas faire n'importe quoi. Tous les mois, les éditeurs et nous-mêmes, nous transmettons à l'Arcom, le relevé fait à la main, j'ai envie de dire pas avec une intelligence artificielle ou avec un logiciel, le relev précis de l'ensemble des temps de parole. Euh, il y a eu un changement de règle qui est intervenu au 1er janvier de 2018 et la règle désormais, c'est de réserver 1/3 du temps de parole de la chaîne à l'exécutif, c'està-dire le président, le premier ministre et le gouvernement et les deux tiers du temps de parole qui sont consacrés au partis et mouvement politique et qui sont distribués selon une représentativité qui qui s'élabore au regard des critères suivants, c'està-dire les résultats aux élections, aux dernières élections, mais aux élections précédentes aussi, le nombre d'élus et leur catégorie Donc forcément les parties les plus jeunes entre guillemets et qui ont le moins d'élus locaux peuvent être moins bien représentés.

L'importance du groupe parlementaire, les sondages d'opinion et peut-être monsieur Léoman, vous aurez des remarques à faire là-dessus. Les contributions des formations politiques à l'animation du débat. Euh voilà et l'interprétation que l'Arcom euh fait en fait est relativement floue.

Vous voyez, parce que à titre d' euh indicatif, L'ARCOM estime que LFI a un peut avoir un poids quasiment équivalent au républicain. Euh sur l'organisation, nous avons une équipe dédiée, un juriste avec un assistant et un directeur adjoint des antennes qui s'occupe et moi-même qui nous occupons spécifiquement de de ces temps de parole. Euh donc on a décidé de euh de s'engager de s'engager là-dessus et sur le pluralisme étendu.

Alors je je vais pas revenir sur la délibération du 17 juillet 2024 mais en gros l'Arcom doit contrôler ce que ce que l'Arcom doit contrôler c'est l'existence éventuelle d'un déséquilibre manifeste et durable dans l'expression des courants de pensée et d'opinion et l'arrcom a rappelé que cette dans dans cette délibération la primuté de la liberté de communication dont elle est la garante de par la loi. Donc, les éditeurs restent seuls responsables du choix des thèmes abordés sur les antennes et des intervenants dans le respect des dispositions législatives réglementaires et conventionnelles. Donc ce contrôle pour ce qui concerne les chaînes d'info doit se faire sur une période de 1 mois et sur la base de plusieurs critères, c'est-à-dire la variété des sujets ou des thématiques abordées à l'antenne, la diversité des intervenants dans les programmes et l'expression d'une pluralité de points de vue dans l'évocation des sujets abordés à l'antenne.

En fait, la deuxième question que vous posiez, c'est celle du vivier et des intervenants. Je dis le vivier puisque c'est le terme professionnel pour pour parler des nos intervenants. En fait, comment dire, notre vivier, il a besoin d'être pluraliste.

Je l'ai déjà dit d'ailleurs dans cette salle. Si toutes les si tout le monde si tous les débatteurs sont d'accord entre eux, il y a pas de débat et notre objectif, c'est d'avoir du débat. Donc, on a besoin dans notre vivier d'avoir des gens avec des opinions différentes, avec des opinions plurielles.

Euh ce qu'on fait pour organiser un débat, on rappelle les faits préalablement grâce à un PAD, grâce à la présence d'un journaliste spécialisé en plateau. Le l'animateur, le journaliste animateur a pour mission de maîtriser son plateau et d'éviter les verrouillages du plateau par certains intervenants qui voudraient faire un coup d'éclat, faire une prise d'otage. Ça a pu arriver.

Ça a pu arriver et donc on fait attention à ce que à ce que ça n'arrive pas. Et notre objectif est la maîtrise de l'antenne avec l'autre objectif qui est de faire vivre le débat hein. Donc on cherche des vecteurs de pluralisme et en fait c'est notre expertise éditoriale.

C'est-à-dire que on fait de l'information mais on fait aussi de la télé. Pour avoir un bon débat, il faut avoir des bons débatteurs et des débatteurs qui puissent à la fois échanger, ne pas être d'accord sans s'inviter et c'est là toute la difficulté parfois. Et euh je pense qu'aujourd'hui sur ces news, le débat peut se faire de manière euh raisonnable et en même temps toutes les opinions peuvent s'exprimer.

Encore hier soir, si vous avez regardé, je sais pas 100 % politique, vous avez vu qu'il y avait un débat entre Eric Tegner et Rachel Cann. Un débat qui a été modéré par le présentateur, le journaliste Gautier Lebray. Donc voilà comment on fait.

On essaie de trouver un vivier et c'est notre expertise télévisuelle de comment dire de de responsable de programme. On fait de l'information mais on fait aussi de la télé que d'avoir notre vivier et d'ailleurs je dis notre vivier parce que il y a un vivier news qui n'est pas le vivier BFM, qui n'est pas le vivier LCI, qui n'est pas le vivier France info. C'est-à-dire que il y a un moment où les positions se comment dire où les intervenants sont comment dire identifié ou en tout cas font partie des habitués de tel ou tel cham.

Je simplement une une question qui va permettre de d'aller plus profondément dans le débat. Est-ce que vous considérez que euh diffuser euh un meeting de Jean-Luc Mélenchon à 5h ou 6h du matin euh pour équilibrer le temps de parole, c'est une manière de respecter le pluralisme ? Alors, nous respectons le temps de parole dans ces directives réglementaires.

Donc, le temps de parole est calculé entre 6h du matin et minuit. Si le temps de parole est compté entre minuit et 6h du matin, il s'agit du temps de nuit. Et à ce titre, le ratio entre le temps de parole jour et le temps de parole nuit ne doit pas excéder 25 % pour le temps de parole nuit.

Peut-être Christophe vous pourra vous donner les chiffres exacts, mais nous sommes exactement et parce que nous avons été notifiés par l'ARCOM il y a quelques années sur un fait sur un fait similaire, nous sommes extrêmement vigilants à faire en sorte que il n'y ait pas de disproportion entre le temps de parole nuit et le temps de parole jour. Donc on est toujours en dessous de en dessous des 25 %. Euh là, vous parlez d'un discours de de Jean-Luc Mélenchon.

Il arrive qu'on qu'on diffuse des discours de Jean-Luc Mélenchon la journée. Il arrive qu'on rediffuse la journée des interventions de Manuel Bonpard, de Manon Aubri qui sera demain l'invité de la grande interview de Sonia Mabrook ou même de vos interventions lorsque vous venez vous-même à la grande interview sur ces news. Il peut arriver que nous rediffusions effectivement en intégralité ou par segment les interventions des uns et des autres sur nos plateaux.

Je vous en prie monsieur Ro non peut-être juste pour préciser si si vous faisiez on a fait référence effectivement à une à une intervention de l'ARCOM sur cette question des diffusions nocturnes. Là aussi effectivement le travail de l'ARCOM est très précis et et très scrupuleux. En en 2021, effectivement, il c'est nous avons reçu une notification de l'ARCOM selon laquelle il y avait trop de diffusion nocturne. en cours de période de vérification, au cours d'un trimestre donné, on a immédiatement pris évidemment cette cette alerte très au sérieux et on a rectifié le tir puisque à l'issue du trimestre de la période de contrôle, nous respections parfaitement le temps de parole avec la diffusion la répartition diffusion nocturne et diffusion en journée souhaitée souhaité par l'ARCOM.

Donc là aussi, on est on est encadré évidemment là-dessus et on fait on fait très attention. Si je puis me permettre de préciser, concernant Jean-Luc Mélenchon, si nous diffusons des discours de Jean-Luc Mélenchon, c'est parce que Jean-Luc Mélenchon boycotte ces news. La dernière fois que Jean-Luc Mélenchon est venu sur ces news, c'était sur un plateau de lance Ferrari, hein, et il n'était effectivement, il était manifestement désagréablement surpris qu'on lui qu'on lui diffuse une séquence vidéo qui peut-être selon lui le desservait mais qui était récente.

Et donc il a quitté le il a quitté le building, il a quitté l'établissement en disant qu'il ne reviendrait jamais. Mais je gâche que certainement, ça c'était il y a quelques années et que peut-être Jean-Luc Mélenchon reviendra sur ces news et et ce jour-là, il sera bien sûr le bienvenu. Donc c'est la raison pour laquelle je suis obligé de diffuser des discours de Jean-Luc Mélenchon parce que nous souhaitons respecter le pluralisme malgré le boycotte de certains.

Bien, on continue le peut-être le tour de table côté BFM au France Télévision sur la question du respect du pluralisme et du traitement euh du pluralisme étendu. ce qui a été fort bien dit par mes par mes confrères sur il y a une il y a un encadrement tout à fait tout à fait clair et et strict des notions de de pluralisme et de de temps de parole avec des textes de loi référents et évidemment BFM TV s'y conforme strictement avec un volume de la parole politique des formations politiques sur BFM TV qui est tout à fait remarquable puisque là au premier trimestre qui vient de s'achever, c'est 230 heures euh de de paroles des différentes formations politiques sur l'antenne de BFM TV. Donc c'est-à-dire que comme évidemment nos les autres chaînes qui viennent de s'exprimer ici, nous avons un service dédié pour la comptabilisation de ce temps de parole.

Euh d'autant plus important que le volume de la parole politique sur BFM TV et est et est et est et est particulièrement important, notoirement important. C'est l'un des plus c'est l'un des plus importants dans dans le pays. Et euh j'ajouterai j'ajouterai à ce qui était à ce qui a été dit que il y a le on va dire il y a le le il y a l'arithmétique, il y a la lettre et puis comme on le dit il y a aussi l'esprit et le pluralisme s'apprécie aussi en dehors des périodes de strict période d'élection où là tout est encadré, les périodes de la journée sont découpées différemment et cetera.

Donc là de là, je l'ai évoqué dans mon proposiminaire, mais en de en dehors de ces de ces périodes comme celles qui comme celle que nous connaissons en cours sur l'expression du pluralisme, euh il nous appartient et ça c'est un travail rédactionnel qui n'est pas un travail de pure comptabilité, qui n'est pas un travail de pure conformité avec les textes, mais qui est un travail d'appréciation journalistique, donc qui est euh de de faire respecter le pluralisme euh sur les rend en l'équilibrant sur les différents rendez-vous de la chaîne. parfaitement conscience que une interview matinale, celle d'Apoline de Malerbe à 8h30 le matin, la grande interview politique du dimanche midi, l'émission de Benjamin Dumel à 19h sont des rendez-vous de forte audience très identifiés par les responsables politiques. Donc nous veillons à ne pas simplement se limiter à une comptabilité arithmétique et à rendre des comptes en ordre.

C'est ce que nous faisons, mais à à faire en sorte que le pluralisme s'exerce aussi au sein de ces différents rendez-vous et que les différents responsables des différentes formations représentatives de la vie politique en France soit invités dans ces routes d'importance que sont les interviews du matin ou les grandes interviews politiques du soir. Donc c'est aussi une une appréciation plus relative à laquelle hors stricte période électorale nous ne sommes pas contraints mais à laquelle sur BFM nous nous y attachons particulièrement. Bon, je tenais aussi à le à le souligner ici.

Merci. Pour terminer ce tour table, monsieur Cara, je vais essayer d'être assez concis. En l'occurrence, vous le savez hein, le pluralisme est dans l'ADN même de France Télévision puisque le pluralisme est une mission de service public.

Euh au cours de l'année écoulée, nous avons fait entre 6 ans 600 et 700 heures de temps de parole politique euh sur France Info. Nous avons représenté à peu près 60 courants partisans et euh sur l'ensemble du groupe, c'est près de 3000 invités politiques euh qui se sont succédés euh sur la question euh des éditorialistes ou des invités. Euh nous nous avons une politique qui est très claire là-dessus.

Nous faisons effectivement très attention. France Info ne doit pas être une chaîne d'opinion mais la chaîne de toutes les opinions. Donc nous avons un mis en place un référencement sur une page qui s'appelle la page transparence et qui permet à tout un chacun de voir l'ensemble des invités qui se succèdent sur nos antennes.

Donc chacun peut apprécier mais évidemment nous sommes très scrupuleux sur la nature des des opinions portées par chacun de nos invités et nous faisons très attention à l'équilibre qui est porté justement. Très bien, merci. Je passe la parole à notre collègue Castor.

Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur. Merci à vous qui êtes présent. Euh non mais la question elle est assez simple.

Donc la loi précise le cadre de vos responsabilités dans le cadre des élections, mais en dehors de cette période la façon dont vous procédez dans vos lignes éditoriales, ça a quand même une influence sur les électeurs. Donc éthiquement, comment vous fonctionnez ? Je vous donne un exemple.

Sures chaînes, il y a des personnes qui sont candidates, qui sont parfois élus et qui sont des chroniqueurs. Comment vous pouvez donc justifier la présence de ces personnes euh alors qu'elles sont mères ou et cetera ? Moi, je comprends pas.

Deuxièmement, euh si on a des personnalités qui sont marquées politiquement et qui sont des chroniqueurs, euh forcément ces personnes-là euh ont une influence et un avantage à diffuser donc leur opinion. Je parle des chroniqueurs, des personnes qui sont là de façon permanente, pas des personnes qui sont invitées. Donc où est l'éthique là-dedans ?

Bien, sur cette question euh de de du choix notamment des des chroniqueurs et le respect, qui veut qui veut commencer le à répondre ? Monsieur Debray. Moi je je je répondrai à votre question de manière assez assez sucine.

Vous avez raison. Il faut qu'on fasse attention à cet équilibre. Je pense d'abord que c'est pas parce qu'on est élu qu'on ne peut pas s'exprimer sur certains points de vue.

L'élection n'empêche pas la parole, j'allais dire catholique, si je puis dire. Bien au contraire, l'important c'est la mise en perspective, l'important c'est la contextualisation, l'important c'est la confrontation de points de vue. Donc nous nous avons effectivement nous invitons des élus qui viennent débattre débattre et exprimer leur point de vue sur une variété de sujets qui les concernent, qui concerne soit leur municipalité, soit plus largement la vie politique ou même la vie internationale.

Et nous effectivement quand ils sont là, ils sont soit confrontés à un point de vue opposé ou divergent ou différent, soit questionné par des journalistes. Et donc je pense que en tout cas ça fait partie de la vie politique. On se fixe un cadre que le régulateur et que le législateur nous fixe.

Dans ce cadre là, moi en tout cas, je pense que les élus ont le droit de venir partager leur point de vue, débattre, analyser et évidemment être questionné par un questionnement journalistique. Monsieur Namias, c'était pas ma question, je parle des chroniqueurs. Alors, attendez, il y a monsieur Debri n pas terminé sa réponse et après monsieur Namias.

Monsieur, le temps de parole est évidemment décompté. à chaque fois qu'un élu prend la parole, son temps de parole est décomté de enfin décomteré dans notre dans notre compte que nous remettons trimestriellement à l'arc. Monsieur Namias peut-être sur les Je pense que notre collègue insistait beaucoup sur la question des chroniqueurs encore hein.

Si peut-être monsieur Nami sur la question des chroniqueurs et la comptabilisation peut-être j'essaie de comprendre le sens de votre question des chroniqueurs dans le sens d'une expression politique tout simplement. C'est ce que je veux dire. C'est simple.

Très bien monsieur Namias. Mais Guillaume vient de bien d'apporter une précision importante que je souhaitais également apporter. euh chaque quel que soit le quel que soit le statut invité, chroniqueur ou autre quel que soit le statut qu'on bien donner qui est un statut en général d'ailleurs assez assez générique euh quiconque mais ça va un peu plus loin que ça quiconque est affilié à une formation politique voit son voit son temps de de parole et son expression comptabilisée.

Donc si une si une chaîne fait le choix de confier un rendez-vous régulier et donc transforme en chroniqueur une personnalité qui est qui est élue, son temps de parole est automatiquement comptabilisé. Ça c'est une réflexion assez importante parce que ça veut dire aussi que c'est un temps de parole qui après peut être peut qui qui est décompté de la formation que représente le dit ou la dite chroniqueur. Donc c'est quelque chose qui est sur lesquels je sais les les formations politiques sont assez sourcilleuses et ça va même un peu plus loin que ça.

Ceux qui sont élus voient leur temps de parole comptabilisé, mais des personnalités politiques à forte notoriété qui ont exercé des fonctions ministérielles, qui ont été des des élus notamment dans cette assemblée de de longue date, mais qui ne le sont plus, qui n'ont plus aucun mandatif, sont encore en général pour une période qui est à l'appréciation de l'ARCOM euh rattaché à leur formation politique précédente ou eux un univers d'idées politiques. Je dire c'est que la comptabilité concerne non seulement les élus chroniqueurs mais ceux qui ne le sont plus et qui ont exercé des responsabilités politiques et qui sont encore comptabilisés. Et de ce point de vue-là d'ailleurs, il est important quand il arrive que que que l'une de nos chaînes, voilà moi en l'espèce celle que je dirige BFM TV euh fasse travailler comme comme chroniqueur des anciens responsables politiques qui n'ont plus aucun mandat.

En général, nous prenons le le soin d'en discuter avec les responsables des formations politiques auxquelles ils ont été rattachés de manière à ce que ces formations politiques ne soient pas pénalisées par un temps de parole qui serait attribué à ces chroniqueurs et qui ne seraiit plus attribué à ces formations dans l'expression du pluralisme. Ça c'est aussi un mécanisme important en tout cas sur lequel j'ai pour ma part toujours été très très sourcilleux. Pardon ?

Oui, merci pour votre question monsieur le député castor. Vous vous avez vous avez parlé d'éthique, vous avez parlé d'influence, de pluralisme et de chroniqueurs marqués. Alors, sur l'éthique, nous sommes tous journalistes professionnels et nous sommes dirigés par notre déontologie et les chartes de journalistes que toutes les rédactions ont signé par les journalistes, les sociétés de rédacteurs ou les sociétés de journalistes.

Ça c'est le premier point. Vous avez parlé d'influence, ça peut-être on en viendra après. On y viendra après.

Et sur les chroniqueurs marqués, ce que vous appelez les chroniqueurs marqués, en fait quand un homme politique, il s'exprime au nom de son parti, il est décompté, il il a un point de vue politique, une position. Dès lors qu'il changerait de position, son parti légitimement pourrait lui dire "Tu fais plus partie de notre parti, donc va voir ailleurs." Et donc il pourrait aller dans un autre parti.

C'est arrivé avec des des députés ici qu'on qu'on a vu soit chez Europe écologie dans le dans un groupe majoritaire puis à la France insoumise. Euh euh et donc de ce point de vue-là son expression serait compté comptabilisée au titre du temps de parole politique. Imaginez un chroniqueur qui que vous pour vous le marquez à droite ou vous le marquez à gauche et qui en fait exprime des idées à l'opposé.

Un chroniqueur que vous pensez être de droite exprime des idées de gauche. Comment vous le comptabilisez ? Un chroniqueur marqué à gauche a des idées de droite ou en tout cas qui peuvent relever du champ culturel de de la droite.

Comment vous le comptabilisez ? Lorsque je vais prendre un chroniqueur qui n'est comment dire qui n'est qui n'est pas un chroniqueur C news qui est un chroniqueur chez chez chez nos confrères de LCI Luc Ferry. Quand vous le mettez face à Daniel Conbendit, peut-être qu'il est peut-être qu'il est effectivement plus à droite que Daniel Conbendit.

Mais quand vous le mettez avec Patrick Buisson, bah là il est beaucoup plus à gauche. Donc à quel moment vous vous le décomtez ? C'est la même chose pour tous les chroniqueurs.

C'està-dire quand vous avez un chroniqueur que vous pensez être à droite, s'il exprime une pensée de gauche, bah comment vous faites ? Et je pense que il y aura dans les mois à venir et c'est la délibération sur le pluralisme, il va falloir effectivement essayer de de trouver une une façon correcte, convenable et en même temps légitime pour pouvoir sortir de de cet ornir tout en conservant la liberté d'expression et la liberté éditoriale parce que ce sont quand même les deux principes intangibles qui nous guide. Monsieur Car, moi je vais être très rapide hein.

Nos règles sont claires, elles interdissent euh les chroniqueurs réguliers engagés partisans. Donc où le dans nos équipes, nous n'avons personne de partisan. En revanche, effectivement, nous avons des invités qui viennent exprimer leurs opinions politiques, ça c'est autre chose.

Monsieur Rpporteur, j'ai une question directement pour France info pour le coup parce que moi j'ai constaté à deux reprises, alors c'est je sais pas s'il y a eu plus de reprises que ça, mais j'ai constaté que vous présentiez parfois comme des gens qui étaient d'anciens candidats aux élections législatives. Et ça, je dois dire euh c'est un peu choquant parce que quand par exemple une ancienne candidate aux législatives de LR présentée comme une communiquante sur votre chaîne dit euh "L'affaire Betaram a été récupérée politiquement par la gauche" exprime une opinion qui est plutôt une opinion d'une candidate Laire. Ça me pose un petit problème qu'elle ne soit pas présentée à la limite qu'elle soit présentée comme communicante parce que c'est son métier à l'heure actuelle.

J'ai j'ai pas de souci avec ça, mais je pense que déontologiquement, il serait utile de préciser entre parenthèses anciennees candidate LR aux élections législatives. Je trouve je trouve que ça apporte une information pour euh la la mise à distance euh vis-à-vis des propos qui peuvent être tenus par la personne, la mise à distance politique et pour en tout cas la capacité de vos téléspectateurs à se faire une opinion propre. Qu'est-ce que vous pensez de de cette question ?

Je vais peut-être vous surprendre mais je suis de votre avis. C'est-à-dire que je pense effectivement qu'il faut être le plus précis possible évidemment sur le pédigré de nos invités. Il arrive qu'on ne le soit pas assez, je le reconnais et on doit travailler là-dessus effectivement.

Ensuite, chaque cas est particulier, il faut le savoir. On ne sait pas toujours exactement quel est le CV de la personne. Il faut rappeler ce que c'est que le temps de l'info continue, c'est-à-dire il y a beaucoup d'urgence souvent et donc il nous arrive effectivement d'être pas assez précis peut-être et on travaille en permanence pour l'aide de plus en plus et pour donner la meilleure information possible aux téléspectateurs.

Et comme je le disais tout à l'heure, comme vous pouvez retrouver sur notre page transparence l'ensemble des invités qui sont sur nos antennes, vous pouvez de vous-même aller vérifier les uns et les autres. Donc, mais on fait on doit être plus vigilant là-dessus indéiablement. Merci Nicole Dubrichi.

Oui, merci monsieur le président. Moi, je voulais revenir sur votre vivier. Euh vous parlez de d'un vivier avec des opinions plurielles.

Sauf que malgré votre travail concurrentiel, on a un vivier qui est souvent identique et en fait on voit les mêmes en boucle sur toutes les chaînes intervenir et je trouve que c'est dommageable parce que si on essaie d'être attractif pour les plus jeunes qui ne regardent pas la télévision mais qui vont plutôt sur les réseaux sociaux et qui ont pas du coup les mêmes retours d'information, ça me semble être pénalisant et qu'il y a besoin d'un renouvellement des intervenants politiques sur tous ces secteurslà avec une diversité parce qu'autrement c'est facile, on prend le chef de groupe de tous les de chacun des groupes et puis on tourne à l'infini. Donc je pense qu'il y a quand même quelque chose à modifier sur ce vivier pour être plus attractif. Et puis la deuxième chose, si vous avez évoqué les chartes, euh quel est à peu près le contenu de des éléments qu'il y a dans ces chartes pour avoir un peu plus de précision s'il vous plaît.

Merci. Jeen prie. Qui se lance ?

Monsieur Namias. tentez sur le le le l'expression qui a été employée sur le le vivier. Euh je je pense mais je ne pense pas être le seul ici à à concevoir les choses de cette manière que puisqu'il a été euh il a été d'ailleurs euh dit et et et constaté par monsieur le le rapporteur au début de de cette séance que le le la confraternité, la micalité n'excluait pas la la concurrence entre les différents médias.

Il il est très très schématiquement, mais quand même, il est, je pense, de l'intérêt de chaque de chacun des des médias que nous représentons euh de ne pas voir les là, je parle des je parle des chroniqueurs, hein, on parle bien des chroniqueurs, de ne pas voir les chroniqueurs passer d'une chaîne à l'autre au risque d'affair leur discours. Et effectivement, moi je partage totalement votre point de vue de de d'avoir un fonction d'envoyer un l'image d'un fonctionnement en vase clos et donc de désintéresser de de la politique une partie importante de la population. D'autant plus que si on va jusqu'au bout de l'exercice, euh souvent ces chroniqueurs sont sur les plateaux depuis des années et des années, donc ne participent pas non plus à l'expression du renouvellement euh de de l'expression et et ne sont pas de nature forcément à à à attirer les plus jeunes euh vers l'information politique.

Donc il y a euh en tout cas en tout cas c'est une réflexion qui est qui est en cours qui est en cours à BFM TV et que moi j'ai mis en place lors de mon arrivée récente à la direction de la chaîne. Il y a une notion d'abord très simplement d'exclusivité des chroniqueurs, c'est-à-dire que les chroniqueurs qui s'expriment sur la chaîne, il s'agit pas de de tous, c'est de tout, on peut pas peut pas prétendre à ça, mais nos vocations à s'exprimer que sur l'une des chaînes sur laquelle il s'exprime, l'espèce pour ma part BFM TV, ce qui évite déjà la notion de dispersion puisqu et puis ce qui permet pour nous dans la programmation de qu'on a de ces chroniqueurs de savoir précisément où est-ce qu'on les place, sur quel plateau ils vont et d'une certaine manière d'encadrer leur présence médiatique. Donc cette notion d'exclusivité est importante concernant les chroniqueurs.

Après, il y a un certain nombre de de de spécialistes éminents qui refusent ces notions d'exclusivité justement pour aller partager leur savoir et leur savoir-faire sur différents plateaux. Donc, il ne faut pas s'interdire d'y avoir recours mais de le faire de façon de façon mesurée. Enfin, là, on parle du vous parliez du vous parliez du vivier.

Mais il y a un autre point au fond pour prolonger peut-être et aller peut-être encore un peu plus loin que que votre question à laquelle j'ai tâché pour ma part de répondre. Mais il y a aussi les représentants politiques, les élus, les personnalités qui siègent de cette assemblée au Sénat dans les formations politiques et et pour lesquelles je suis pour ma part convaincu que nous avons intérêt à à diversifier euh leur représentation à l'antenne pour queles que soient les formations d'ailleurs et à apporter des nouveaux visages qui permettent d'offrir un nouveau visage de la politique euh et euh et de de participer au renouvellement de la vie politique. Et ça c'est très important.

Mais si je pouvais, je le fais ici. C'est aussi une ce que je dis là une si ce n'est une main tendue en tout cas une demande faite aux différentes formations politiques et aux différents groupes politiques euh de de ce point de vue-là de participer à cette volonté de renouvellement qui peut-être la nôtre parce que souvent les partis eux-mêmes et les groupes eux-mêmes sont tentés d'envoyer les mêmes représentants sur les plateaux parce que on dit souvent, c'est intéressant, on dit souvent que les chaînes de télévision et les responsables identifient, pardonnez-moi l'expression, elle est un peu triviale, elle est pas très élégante mais le mot est assez usuel. on dit "Ah, ce sont des bons clients, c'est-à-dire que ce sont des gens qui en plateau ont l'habitude de bien s'exprimer, qui ont un sens de la répartier et dont on sait c'est pas forcément d'ailleurs négatif qu'ils vont faire passer des messages." Donc c'est vrai que entre nous, c'est les expressions qu'on peut utiliser, mais je sais aussi que dans les groupes politiques et dans les partis politiques, on a tendance à envoyer ces bons clients parce qu'on sait qu'ils sont à même de mieux porter la parole.

Et croyez-moi, par moment, il n'est pas si simple que ça pour nous d'avoir une liberté sur l'invitation de ceux qui sont en plateau parce que il y a une discussion avec le groupe ou la formation. Ça c'est très important. Et pardonnez-moi, je suis un tout petit peu long, mais je termine sur ce point parce qu'on parle de diversité des profils.

Il y a aussi un autre sujet qui est assez qui pour nous est assez sensible et que j'ai eu à connaître depuis de nombreuses années ici ou là. C'est la représentation, on parle du pluralisme, mais c'est aussi la représentation des des femmes sur les plateaux politiques. On a une vraie difficulté, je vous le dis franchement ici, je profite de cette tribune si je peux me permettre pour pour faire passer ce message.

Bien souvent les groupes politiques et les partis politiques privilégient parce que voilà parce qu'il y en a peut-être moins dans leur rang ou parce que les expressions sont jugées meilleures, je n'en sais rien. Le privilég d'envoyer des hommes politiques sur nos plateaux, ce qui ne correspond pas à nos demandes et ce qui nous met au-delà de nos propres valeurs et de notre propre conception des choses et de l'égalité dans la société. Ce qui nous met aussi en difficulté sur la comptabilité, sur le respect qu'on doit apporter sur cette question d'égalité et de parité homme-femme, y compris dans la représentation politique.

Donc je me suis permis d'aller peut-être un peu plus loin que la question que vous posiez mais ça me semble être un point important. Merci monsieur Deb. Je veux bien rebondir sur ce que disait Fabien Amias.

Euh c'est ce qui est évident, c'est que construire un plateau, avoir des chroniqueurs nécessite des process. Euh il nous arrive très régulièrement pour une question de pluralisme de refuser des soit des chroniqueurs, soit des invitations, soit parce que les partis politiques ont proposé un nom. Mais j'aimerais quand même attirer votre attention.

D'abord, la parole politique sur les chaînes infos ne cesse d'augmenter. Elle est régulée, elle est contrainte et nous faisons euh nous avons en compétition, nous sommes en compétition avec un univers autour de nous qui n'est pas régulé, qui n'est pas administré, où la parole, pardon de le dire, est beaucoup plus libre, parfois dérap alimenté par des acteurs quels qu'ils soit. Euh il faut bien comprendre que nous sommes un monde qui est quand même contraint, qui est régulier, qui est tenu.

Chacun de nous euh avons une responsabilité éditorial, journalistique et puis évidemment devant le régulateur et devant le législateur et qu'on s'y tient et que cette idée peut-être que euh parfois effectivement on voit trop les uns, pas assez les autres. Certes, elle existe, c'est une perception, mais j'aimerais quand même attirer votre attention sur le fait que nous, de manière responsable et dans un cadre bien fixé, nous respectons les règles et nous essayons de faire vivre à notre manière le pluralisme et le débat démocratique dans un dans un cadre assez contraint alors que autour de nous, ce n'est pas le cas. Madame, si je peux me permettre de compléter pour répondre à la question de madame la députée aussi sur le contenu des chartes plus précisément.

D'abord, si vous le voulez évidemment, on pourra vous la transmettre postérieurement. Donc tous les tout tous les journalistes, une charte de déontologie qui est annexée à leur contrat et on l' on rappelle régulièrement l'existence de chef chart sans qu'il soit nécessement sans sans que ce soit motivé par des par des circonstances particulières mais parce que c'est de la pédagogie. Donc euh évidemment, ils sont tenus par leur déontologie, par cette charte.

Euh nous avons évidemment un comité relatif euh à l'honnêteté, à l'indépendance et au pluralisme de l'information que nous saisons ou que nous consultons euh régulièrement avant présence de la SDJ euh des deux SDJ d'ailleurs de de TF1, euh du directeur de l'information et du directeur de LCI. Euh nous avons évidemment aussi un une administratrice indépendante au sein du conseil d'administration de TF1 qui est en lien avec ce comité et qui est référente en matière de déontologie. Euh et plus généralement donc je je voulais préciser que toutes les les missions de médiia training de responsable politique ou institutionnel ou d'entreprise sont interdites pour nos journalistes que toute collaboration même en tant que plume 2, c'estàd qu'avec des sans sans que le nom du journaliste soit révélé sont aussi soumis à autorisation et même les format tout ce qui est mission de de formation et d'enseignement sont soumis à autorisation de la direction de l'information puisque un journaliste de TFA engage toute la rédaction quand il quand il s'exprime à l'extérieur.

Donc c'est des règles sur lesquelles nous sommes extrêmement pointilleux et et encore une fois nous pourrons vous vous soumettre la charte. Un dernier point un peu pour pour ajouter à la question de la diversité des intervenants et notamment des des questions de parité. Donc Guillaume et Fabien se sont déjà exprimé sur ce point.

Moi, je voulais juste ajouter sur le sujet plus généralement des expertes que c'est aussi un sujet sur donc l'ARCOM nous demande euh de tenir aussi des des plateaux euh tendants à tout le moins vers la parité ou quasiment parire. Euh et donc nous avons aussi un sujet sur les expertes et donc TF1 mène depuis 5 ans maintenant ce qu'on appelle un programme qui s'appelle experte à la une et qui va chercher des experts femmes dans leur sujet euh tout sujet he scientifique, économique, sociologique, euh sociaux et cetera et et on les forme en média training justement pour que il y ait moins de de réticence à la prise de parole sur des plateaux. On sait que c'est c'est un exercice qui est pas évident et et je le signale parce que c'est un par ailleurs c'est un programme qu'on altruiste pour pour l'ensemble des chaînes.

C'estàd que c'est pas quelque chose qu'on fait pour qu'elle puisse s'exprimer sur LCI mais mais évidemment il y a pas d'exclusivité. Elles elles sont bienvenues sur LCI mais on les encourage à aller sur les plateaux de de nos confrères aussi. Merci beaucoup.

Avant de repasser peut-être la parole au rapporteur pour une autre série de de questions, j'ai peut-être une question de questions un peu plus générales puisque le l'objectif de la commission d'enquête, c'est c'est de regarder au fond est-ce que le l'organisation des est-ce que les élections se déroulent bien. Bon et il y a à l'occasion de de nos auditions eu un débat sur la formation de l'opinion au fond comment l'opinion publique à un moment se cristallise sur quel thème. Et donc la question je voudrais vous poser, c'est est-ce que vous considérez qu'en tant que chaîne d'information, vous fabriquez d'une manière ou d'une autre l'opinion ?

Et donc demain aussi la réponse politique qui vient qui vient d'une certaine manière répondre à c à cette attente dans l'opinion. Deuxième question, est-ce que quand vous avez évoqué les uns les autres la ligne éditoriale, est-ce que la ligne éditoriale consiste à mettre des sujets à l'agenda ou à l'heure du jour ? Est-ce que c'est ça au fond une ligne éditoriale d'une chaîne d'information ?

Est-ce qu'il y a des pratiques différentes entre les uns et les autres ? Et enfin, ça ça a été une dimension très importante au différentes auditions. Euh il y a des menaces sur l'organisation des élections et ces menaces sont souvent d'origine étrangère et on l'a vu d'ailleurs, monsieur Namias l'a très bien évoqué dans son propos introductif en parlant des réseaux sociaux qui sont beaucoup moins régulés.

Mais vous-même dans un cadre qui est plus régulé, comment vous garantissez, vous prémunissez du fait d'être demain ou aujourd'hui un instrument d'ingérence étrangère dans le débat politique et donc au moment de la tenue des élections, dans la bonne tenue de ce moment démocratique qui souhaite commencer. Si vous le permettez, je vais répondre. Je pense que la question euh vos questions sont importantes.

Monsieur le président, sur la fabrique de l'opinion, c'est une question que vous posez, mais moi ma réponse c'est que moi je fais la fabrique de l'information. Je fais pas la fabrique de l'opinion. Je suis journaliste et je fais de la fabrique de l'information du matin au soir. 10 conférences de rédaction.

Je suis en comment dire en conférence permanente avec des journalistes. On s'interroge sur la pertinence de couvrir, suivre tel ou tel ou tel sujet, tel ou tel actu. On est comment dire ?

On est mobilisé par l'actualité et c'est l'actualité qui fait notre programme. C'est l'actualité toute l'actualité. Alors après, on choisit dans l'actualité mais bien entendu nous n'avons pas de fabrication d'opinion.

Nous fabriquons de l'information. Euh et ça répond à votre deuxième question, c'estàd il y a pas d'agenda. Il y a pas d'agenda d'actualité.

On ne enfin les journalistes suivent l'agenda politique, économique, international si agenda il y a euh les journalistes suivent les sous-bressaux du monde, les sous-bressaux du débat national, les sous-bressaux de la vie parlementaire ou de la vie judiciaire et nous sommes suiveurs, nous ne sommes pas initiateurs. Et sur votre troisème question sur les sur les menaces étrangères. Donc nous sommes journaliste français régulés par le droit français le droit français et nous sommes les tenant de la liberté d'expression à la française.

Je vais répondre spécifiquement à votre question parce que nous avons à ces news une intervenante Xenia Fedorova qui peut être accusée d'être l'agent de Moscou l'agent russe. Xenia Fedorova intervient dans une émission qui s'appelle l'ur interre, hormis les quelques interventions qu'elle a pu faire pour la promotion de son livre dans une émission l'heure interre. D'ailleurs, je vous invite à la regarder tout à l'heure 16h 17h sur ces news.

Elle intervient en tant que journaliste russe. Elle donne effectivement un point de vue russe. Elle a face à elle deux contradicteurs, en l'occurrence deux contradicteuses qui sont Rachel Cann et Karim Abric avec lesquels elle n'est jamais d'accord et qui ne sont jamais d'accord avec elle.

Il ne s'agit pas de relayer un point de vue étranger, mais d'avoir le point de vue d'une journaliste étrangère comme ça se fait assez simplement comme ça se faisait avant. Il y a vous savez dans dans les chaînes d'info, il il y a des périodes et il y a des modes. Il y a eu des modes de on faisait intervenir les les journalistes de la presse étrangère sur un plateau, un forum pour les questions européennes ou les voilà.

Nous, on a décidé de faire intervenir Xenia Fedorova dans cette émission d'une heure avec deux contradicteurs sur les questions internationales et je ne pense pas que ce soit une ingérence étrangère. D'ailleurs, elle est présentée comme telle. Sa rubrique, je sais pas vous vous l'aurez noté parce que tout le monde regarde leur inter.

Sa rubrique s'appelle l'œil de Xenia. Je pense que c'est un comment dire, c'est un clin d'œil. La rubrique de Rachel Can, ce sont les lumières de Rachel Kh et pour Karim Bric, c'est le nouveau monde de Karima de Karima Bri.

Donc vous voyez bien que euh si d'aventure votre question, monsieur le président, portée sur la présence de Xenia Federova, ex patronne de RT, chaîne interdite en France, mais qui est en France de façon tout à fait légale, qui a vu son visa renouvelé récemment euh et sur lequel il n'y a pas de soupçon ou pas d'action, c'est dans le cadre de la liberté d'expression que nous avons invité que Zenia Federova à s'exprimer dans cette émission. C'était pas le sens de ma question. Je n'ai même pas cité cette intervenante sur votre chaîne.

C'était une question plus générale sur les ingérences et étrangères. Mais mais merci de vos précisions. Peut-être un un élément quand même pour bien comprendre.

Je suis pas spécialiste, je nai pas pratiqué votre métier, mais c'est quoi au fond une ligne éditoriale ? Alors quand on ne choisit pas, il dis à un moment on choisit quand même les thématiques. Comment on fabrique une ligne éditoriale ?

Je voudrais bien comprendre comment s'opèrent ces choix-là disant c'est tel sujet qui me semble un sujet d'actualité et c'est au fond vous allez de dire je suis un réceptacle de l'actualité et puis je fais mon travail de journaliste. Ce que vous disiez mais il y a des choix qui sont faits quand moi j'ai cru comprendre qu'il y avait quand même des lignes éditoriales. Liges éditorial c'est un choix un choix de sujet peut-être.

Donc jeis comprendre bien ce que vous mettez derrière ce ce terme. Il y a pas à proprement parler monsieur le président de ligne éditoriale. Il y a des choix éditoriaux.

Il y a une liberté éditoriale. Nous sommes quatre confrères à la fois confraternels et en même temps concurrents. Donc il faut qu'on se positionne les uns par rapport aux autres.

Nous faisons des choix éditoriaux en fonction de l'actualité. Est-ce que cette actualité là nous semble importante ? C'est notre liberté éditoriale ?

Est-ce que nous pouvons la couvrir correctement ou pas ? Est-ce que nos concurrents ont une longueur d'avance ? Est-ce que nous voulons les rattraper ?

Est-ce que nous voulons les devancer ? Il y a, je pense que c'est Pierre Brourdieux qui avait parlé du champ culturel. Nous sommes quatre acteurs d'un champ culturel et dans ce champ culturel, nous devons nous positionner les uns par rapport aux autres et nous avons d'autant plus dû nous positionner que le champ culturel a été modifié il y a 8 ans avec l'entrée de LCI gratuit et de France info.

Et donc il fallait trouver et c'est c'est d'ailleurs la raison de la transformation de téléenseigneuse, il fallait trouver un nouveau modèle d'information d'actualité pour pouvoir répondre à cette comment dire à cette transformation du champ culturel. Donc parfois nous faisons tous la même chose. Vous aurez remarqué peut-être que lundi, toute la journée, toutes les chaînes info ont été sur la même actu.

Voilà, on peut le déplorer mais on était quasiment tous sur la même info et forcément en fonction des spécificités de de chacun et bien les uns vont partir peut-être plus tôt sur les droits de douane, d'autres un peu plus tard, d'autres vont choisir d'aller sur sur des sujets de de proximité ou de comment dire ou d'infoconso et et d'autres sur sur d'autres sujets. Voyez, c'est c'est-à-dire qu'on est euh je c'est je pense que c'est Fabien Namias ou je je me permets de te citer où qui qui disait lors d'une autre commission journaliste c'est un métier d'expérience. Donc en fait, c'est notre expérience de journaliste, de journaliste télé, de journalistes de chaîne info qui fait que nous choisissons, nous faisons nos choix en fonction de l'actualité, en fonction des autres, en fonction de ce que nous présupposons et ce que nous savons que les autres vont vont couvrir.

Et c'est ainsi que à l'intérieur de tous les éléments d'information qui sont à notre disposition, c'est-à-dire du bandeau jusqu'au breaking news, nous arbitrons et nous faisons notre cocktail. Donc est-ce que c'est une ligne éditoriale ? On s'est surtout un pragmatisme euh euh renouvelé au quotidien.

Euh je je vais et et avant de laisser aussi la parole à monsieur Namias qui l'a demandé, juste vous faire rebondir. Vous avez employé cette expression bourdiusienne en disant euh on a choisi euh un morceau du champ culturel. C'est ça que vous avez dit à peu près.

Bon et alors mais mais quel morceau avez-vous choisi ? Parce que ça ça correspond à une ça ça correspond à un choix. Ça correspond.

C'est ça votre ligne éditoriale. C'est dire dans le paysage culturel, c'est ce que vous avez dit. Il y a fallu qu'on se positionne, qu'on prenne un morceau.

Et quel est ce morceau alors du champ culturel que vous avez retenu ? Dans le champ culturel, il y a la pratique. Il y a des il y a des chaînes qui vont se positionner parce qu'elles ont les moyens sur effectivement le direct, d'autres qui vont se qui vont se positionner sur l'international.

Nous, on s'est positionné sur le testimonial. Nous, on a décidé de se positionner sur les préoccupations des Français. Et ce choix-là, comment dire, il faut pas penser que le le choix est théorique, c'est-à-dire qu'on a un plan comme des ingénieur et qu'on suit un plan fixe avec des prototypes et et voilà.

Et à un moment, on a une mécanique et qu'on suit cette mécanique et c'est ça ou rien. En fait, c'est un comment dire, c'est un c'est un levin perpétuel. C'est-à-dire, on essae des choses, on essae des on fait des choix éditoriaux, euh on regarde le lendemain parce que nous sommes euh des acteurs privés.

En ce qui concerne trois d'entre nous, nous sommes des acteurs privés et donc nous vivons de la publicité. La publicité, elle est comment dire ? Elle est le budget publicitaire, il est lié aux audiences.

Donc nous avons intérêt à avoir une bonne audience, voir une meilleure audience. Donc des choix éditoriaux sont validés à 24 heures près. On a une validation, on voit ce qui marche, ce qui ne marche pas. sur le que comment dire sur tous les critères qui sont notre numérotation euh notre ancienneté, la nouveauté de la chaîne, les incarnations, bref tout un tas de de facteurs qui font que ça fonctionne ou que ça ne fonctionne pas.

Et donc au fur et à mesure, mais oui, on découvre qu'on est euh plutôt c'estàd on va choisir plutôt un fait divers ou un fait économique. Moi, je sais qu' il arrive que je me dise c'est cette cette information là demande beaucoup de moyens. Qu'est-ce que je fais ?

Est-ce que j'ai suffisamment de moyens pour la couvrir ? Est-ce que je laisse BFM partir avec plusieurs équipes ? Est-ce que j'en mets une ?

Est-ce que j'en mets pas ? Est-ce que voilà, c'est mon choix éditorial, c'est ma liberté éditoriale au quotidien. Merci.

Je crois que monsieur le rapporteur voulait préciser et puis après on passe à par monsieur Oui, pardon. Mais on va se parler un peu franchement, j'ai l'impression que vous nous prenez un peu pour des imbéciles. Euh oui, il y a des lignes éditoriales qui existent dans certains médias.

Il y a des choix éditoriaux. ces news, c'est c'est ne pas faire euh euh insulte à votre intelligence de dire que vous portez une ligne qui est une ligne de droite, voire d'extrême droite, qui est une ligne éditoriale, politique de je vais finir ma question si vous le permettez, mais qui a une ligne éditoriale de droite voire d'extrême droite. C'est faux de dire que mettre des gens sur un plateau et les faire débattre ensemble, c'est assurer le pluralisme.

C'est faux. C'est faux parce que si vous organisez des plateaux dans lesquels vous mettez une personne qui est d'une orientation politique, d'un parti politique et que vous mettez autour trois personnes présentées comme neutre et objectives mais qui en réalité vont essentiellement démonter les opinions de la personne, ne pas la laisser parler, faire en sorte que cette personne soit mise dans des situations qui soient des situations non pas d'expression de son opinion, mais de de mise de son opinion dans une forme de contradiction qui empêche sa parole. et que vous ajoutez à ça des bandeaux qui viennent qualifier politiquement la situation d'une manière qui est négative pour la personne que vous invitez sur votre plateau, ce n'est pas une expression de la liberté d'expression ou du pluralisme.

C'est une descente en règle des opinions politiques. Ça n'est pas une manière de permettre un assainissement, une bonne manière de faire du débat public. Et je pense que en faisant semblant depuis le début que ce n'est pas ce qui arrive sur votre chaîne, mais c'est pas seulement sur votre chaîne hein, ça arrive sur d'autres chaînes euh d'avoir ce type de situation.

En faisant semblant depuis le début, je le dis euh vous j'ai l'impression que vous nous prenez pour des imbéciles. Euh je tiens à vous signaler que nous ne le sommes pas B. Alors on va laisser la parole à monsieur Bon pour répondre à cette interpellation.

Alors, je tiens d'abord, monsieur le rapporteur, à vous assurer mon profond respect ainsi qu'à l'ensemble de la représentation nationale. Mais la deuxième chose, c'est que je suis en total désaccord avec vous. Il n'y a pas de ligne de droite ou d'extrême droite et C News n'est pas une chaîne de droite ou d'extrême droite.

C'est une chaîne info. C'est une chaîne d'infos et de débat. concernant les sintés et je je vais m'arrêter là, il y a deux registres de de sinteté de de bandeau.

Il y a, comme je vous l'ai dit tout à l'heure dans le débat, la présentation des faits, la présentation factuelle, soit par ce qu'on appelle un PAD, un prêt à diffuser, un reportage, soit un son, la réaction ou l'expression de d'une personnalité ou deou de quelqu'un dans l'actualité, soit des éléments chiffrés. Et sur tous ces éléments d'information, le bandeau est factuel. C'estàd c'est un bandeau d'information et je passe mon temps non pas à le redire mais c'est une vigilance permanente.

En revanche dans les débats. En revanche dans les débats, monsieur le rapporteur, ça fait partie quand même de notre liberté éditoriale que d'éditorialiser les bandeaux. Mais je suis en désaccord avec vous quand vous dites que nos bandeaux sont éditorialisés de je sais pas de droite ou d'extrême droite, ça ne correspond pas à la réalité.

Monsieur Namias. numéra. Oui, très très brièvement sur parce que vous posez vous interrogiez sur ce que c'est qu'une ligne éditoriale et euh alors vous avez précisé monsieur le président CazNAV que vous n'étiez pas journaliste, mais vous pourriez parfaitement l'être parce que c'est la question principale que posent tous les journalistes en permanence dans toutes les rédactions, c'est au fond, quelle est la ligne éditoriale ?

Ça c'est une question qui anime énormément les rédactions et et où chacun pourra l'entendre ici pour avoir sa sa propre réponse. concernant concernant BFM TV, euh le choix qui a été fait euh est de proposer une information généraliste et populaire euh c'est-à-dire qui s'intéresse à tous les thèmes sans exclusive euh en les mettant en les mettant à porté de citoyens, c'est-à-dire en les en les en les rendant le plus accessibles, le plus clair, le plus pédagogique possible euh parce que euh c'est aussi une façon de c'est aussi une réponse à la question que vous posez qui a été posée parce qu'il ne s'agit pas en tout cas pour notre part en aucune manière de de fabriquer une opinion ou ou de de véhiculer une opinion. Euh ça c'est c'est la question du pluralisme qu'on a évoqué tout à l'heure.

Euh mais en revanche, on a tous parfaitement conscience euh que euh la façon dont on traite les sujets quels qu'ils soient, d'ailleurs qu' soit politique, économique, sociétaux et cetera, euh euh influe sur le regard que portent les gens sur la société dans laquelle ils vivent et et participe mais chacun à sa place est un élément de la façon dont les gens vont se forger une opinion. Il s'agit pas de fabriquer une opinion, de distyler une opinion, mais on sait très bien qu'en faisant de l'information et en étant regardé, on participe à forger une opinion. Ça c'est ça c'est il faut pas là-dessus, il y a pas de il y a pas de il y a pas d'hypocrisie possible.

Donc il faut être parfaitement conscient des choix qui sont faits. Quand je dis que BFM a privilégié une information généraliste, ça veut dire ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la ligne éditoriale là aussi c'est pour tordre le coup par moment un fantasme qui est souvent véhiculé.

C'est pas une ligne politique, c'est pas une ligne partisane. À partir du moment où on adopte une ligne éditoriale qu'on veut généraliste et populaire, là intervient une notion extrêmement importante dans notre métier qu'on fait avec plus ou moins de talent, d'inspiration et de réussite. C'est la notion de choix.

Je pense que la notion de choix est fondamentale et le choix, il s'exerce et Thomas le rappelait chaque jour à travers les différentes conférences de rédaction en fonction de l'importance qu'on peut apporter à tel ou tel sujet. Si je prends les quelques jours là qui qui viennent de s'écouler jusqu'à jusqu'à ce matin sur BFM TV comme sur beaucoup d'autres médias, mais moi je ne veux parler que la la rédaction que que que je représente et que j'anime, euh on a accordé une place importante la semaine dernière euh au fait d'hiver et à et à l'enquête sur la mort du jeune enfant Émile, quand ses grands-parents et sa famille ont été placés en garde à vue. Donc on a estimé à ce moment-là que ce fait est important, qu'il ne devait pas être unique.

Ça aussi c'est une ligne éditoriale. C'estàd que à part certains fait gigantesque, aucun fait ne doit tout écraser, ne doit faire disparaître le reste de l'information. Donc ça, il y a une semaine, à cette heure-ci, c'était le fait plutôt dominant à l'antenne.

Puis samedi, il y a eu un séisme très important en Birmanie avec malheureusement à redouté plusieurs milliers de morts. Nous avons fait le choix de dépêcher deux équipes sur place et on a considéré à ce moment-là que c'était l'ouverture de tous les journaux et de toute notre tranche d'information. Donc on passait d'une actualité forte sur un fait d'hiver à à une catastrophe naturelle qui occupait le devant de l'information.

Lundi Thomas le rappelait, c'était une information de nature judiciaire avec des conséquences vraisemblablement politiques. la décision de justice concernant Marine Le Pen et puis hier soir, on a tous écouté, en tout cas nombreux, écouté avec beaucoup d'intérêt la déclaration de Donald Trump qui chacun aura sa propre appréciation, enfin qui est quand même un un un coup de massu commercial d'une ampleur extrêmement importante dont il nous appartient maintenant d'examiner les conséquences et nul doute que chaque chaque chaque pays et chaque État le le fera à son niveau et donc qui occupe aujourd'hui le devant de l'actualité. Donc vous avez vu du fait d'hiver, de la catastrophe naturelle, de la justice, de l'économie.

C'est ça a fait la une de l'actualité depuis une semaine. Pour moi, c'est ça une ligne éditoriale, c'est une ligne pluraliste qui s'intéresse à tous les sujets qui exercent des choix. Merci beaucoup.

Je je trouve que vous vous permettez de bien recentrer la question, c'est-à-dire qu'il y a deux choses différentes. Il y a des choix éditoriaux. Ça c'est ce dont vous venez de parler en réalité.

Votre ligne éditoriale, c'est être populaire et essayer de faire en sorte queon soit sur des thèmes qui soient en prise avec ce que vont chercher comme information les Français. Et en gros, je comprends l'idée, c'est euh il y a un sujet qui m'intéresse, j'allume BFM TV, euh je tombe sur le sujet qui m'intéresse et j'ai des informations sur ce sujet. Je pense que c'est ça l'objectif que que vous fixez dans votre ligne éditoriale.

Cette ligne éditoriale qui vise à correspondre aux attentes des personnes vous amène à faire des choix éditoriaux et de mise en avant de certains sujets par rapport à d'autres. Mais pardon, il y a quand même une différence quand on parle aussi de ligne éditoriale où il peut y avoir la volonté de de justement d'orienter la la lecture de l'actualité. Alors, je je ne ni pas la le fait qu'il y a une liberté euh éditoriale et précisément c'est ça défendre la liberté de la presse.

La question qui est posée, c'est est-ce que les citoyens vont avoir l'information nécessaire pour pouvoir mettre à distance le l'information qui nous est donnée ? Raison pour laquelle je vous posais la question tout à l'heure sur des éventuelles personnes qui participent où on ne sait pas d'où elle parle. Quand on allume une chaîne de de de télévision et qu'on lit des bandeaux comme immigration de points, un crime contre la nation ou bien LFI de points le nazisme est-il passé à l'extrême gauche ou bien d'autres bandeaux de ce type-là qui vont dire déjà enfin qui qui vont alimenter une ligne politique ? différent je trouve de parler de ligne éditoriale où on va essayer de choisir une ligne populaire, une ligne je sais pas quoi et cetera.

Il y a il peut exister bandeaux qui viennent sous prétexte que un intervenant a dit quelque chose, un intervenant orienté politiquement, même si par ailleurs il peut être masqué dans ses orientations politiques parce que c'est un éditorialiste, mais il y a une personne qui dit un truc sur la chaîne de télé, on met la citation entre guillemets pas vu pas prix, c'est pas nous qui l'avons dit, c'est quelqu'un, on a mis entre guillemets et comme ça et bien on a fait passer une ligne politique. Bon, moi je trouve que c'est une manière de présenter l'information qui n'est pas, contrairement à ce qui a pu être dit, une manière de présenter l'information qui est honnête pour pour les individus. Mais par ailleurs, quand quand on a pu nous dire finalement, si je mets des personnes de droite ensemble sur un plateau, il y en a toujours un qui est plus à gauche que l'autre.

Et puis si je continue l'idée, c'està dire plus je mets des personnes à l'extrême droite, il y en aura toujours un qui à l'extrême droite sera plus à gauche que l'autre. Euh mais je répète, j'ai un peu l'impression que vous nous prenez pour des imbéciles quand euh vous avez dit tout à l'heure, monsieur Bauder, que il y a pas d'orientation de l'information politique. Là où je je j'ai il y aurait un questionnement qui pourrait être posé si on va dans le dans le fond, c'est que vous avez dit il y a pas de plan, il y a pas d'agenda, il y a pas d'agenda caché d'une certaine manière.

Bah, en réalité, la question pourrait se poser si euh vous m'autorisez la réflexion puisque vos confrères de l'humanité euh qui font euh du journalisme sérieux ont révélé euh un plan qui s'appelle le plan Périclè euh qui en l'occurrence vise en partie à influencer euh les élections, influencer l'opinion dans un sens politique qui n'est pas un sens politique neutre puisqu'il s'agit de l'influencer, je je vais citer ce que veut dire péri puisque c'est un acronyme patriote enraciné résistant, identitaire, chrétien, libéraux, européens, souverainistes. Tiens, chrétien, c'est intéressant. Chrétien parce que chrétien, il peut y avoir une logique d'opposition vis-à-vis d'autres religions et en particulier pour ce qui concerne notre pays vis-à-vis de l'islam.

Et or quand je regarde les éléments qui ont été diffusés assez récemment sur ces news, vous consacrez un nombre de sujets sur l'immigration et sur l'islam qui sont assez conséquents. Vous vous en faites d'ailleurs une fierté, je crois, puisque vous faites des visuels sur le sujet. Donc non, il n'est pas vrai de dire que il pourrait ne pas y avoir d'agenda caché.

Particulièrement quand dans ce document péiclessè, on nous indique que des médias ont été contactés. Alors, je ne sais pas si ces news en fait partie. Ça n'est pas dans le document, mais je vais du coup vous poser la question, mais je dis que dans ce document, il est indiqué que des partenariats ont été recherchés avec l'OP plus 10 médias qui ont été rencontrés de probables, Marianne l'Express.

Alors, il y a pas ces news dedans mais du coup question : "Avez-vous été approché ?" Alors, question pour l'ensemble d'entre vous, avez-vous été approché par les les personnes du projet Péicles ? Merci monsieur le le rapporteur.

Euh je vais laisser la parole à à Guillaume Debré qui avait demandé peut-être pour un propos euh plus général qui ne rebondit pas nécessairement, mais peut-être pourra-t-il apporter aussi des éléments de de réponse aux questions du rapporteur. Mais je crois que vous vouliez intervenir avant même une question beaucoup plus précise. Et monsieur Oui.

Alors, je vais répondre rapidement à votre question, non ? comme ça ça ça réglera votre votre problème. J'imagine que vos propos n'étaient pas tellement dirigés à LCI mais mais euh j'aimerais quand même faire une petite précision parce que la confusion vient de la définition du mot ligne éditoriale.

Si certains utilisent ou comprennent le mot ligne éditoriale comme ligne politique, il y a un autre sens au mot ligne éditoriale. Et ça revient un peu à ce qu'on a dit. Nous faisons des choix et nous avons tous des lignes éditoriales et il faut que nous ayons des lignes éditoriales pour faire vivre le débat démocratique pour parce que il faut que nous ayons des points de vues différents.

Nous, je parle pour LCI, nous voulons et nous assumons d'offrir une offre éditoriale à nos téléspectateurs où ils viendront trouver du décryptage, de l'analyse sur les grands enjeux de politique, d'économie et d'international. et nous l'assumons. Et il faut absolument quand on est patron de d'organe de presse, de de chaîne de télé que cette ligne éditoriale, elle soit assumée, définie parce que ça fixe le cap pour les journalistes.

Parce qu'en confre de rédaction, on passe notre temps matin, midi et soir à se poser des questions. Qu'est-ce qu'on va couvrir ? Comment on va le couvrir ?

Quelles sont les questions que nous allons poser ? Parce que ces questions, elles vont définir le débat et elles vont définir la manière dont les gens vont venir discuter, analyser et donc retranscrire l'information au à notre public qui nous regarde. Il faut absolument qu'on cultive une approche journalistique dans nos rédactions qui est de se penser contre soi-même, c'est-à-dire la doxa.

On voit bien qu'il y a des narrations qui s'installent pour des raisons x ou y par les réseaux sociaux par nous aussi et et qui en je dire qui emmène tout puisque elles deviennent vérité. Il faut aussi qu'on les questionne. Ça fait partie de notre travail journalistique.

Mais je voudrais quand même rappeler, on est tous les quatre ou tous les huit en face de vous, tous les pardon tous les neuf. euh cette information que nous produisons et pardon de le dire euh j'aimerais qu'on le mot fabriqué, je trouve qu'il est il peut être interprété d'une certaine manière que nous produisons. Il est produit par des journalistes qui ont des cartes de presse, il y en a 140 à LCI. tous les jours, ils viennent avec ce questionnement, avec cette volonté de participer au débat public.

Nous le faisons dans un cadre législatif très contraint, je veux le redire ici. Et aujourd'hui, les chaînes d'info participent au démas démocratique peut-être jamais comme on on n'y a participé dans un environnement là encore qui est extrêmement polarisé, euh très peu régulé et même hystérisé parfois. Et donc moi je je j'aimerais à la fois féliciter les équipes d'CI parce que c'est celle que je représente mais plus largement le corps journalistique qui fait un travail quand même formidable parfois peut-être avec quelques erreurs.

C'est vrai, il faut le reconnaître mais on a quand même une déontologie. On signe une charte. Les journalistes ont chevillé au corps ce devoir d'information.

Les organisations de presse ont mis des process pour respecter tous les thèmes dont nous avons parlé, le pluralisme, la vérification et puisque vous avez abouti, j'en finirai là, vous avez abordé un sujet du risque d'ingérence, je pense que effectivement les organes de presse, les médias, les chaînes seront les cibles probablement d'influence pour les prochaines élections, qu'elles soient législatives ou ou présidentielles. et et je vois moi, ça fait une vingtaine d'années que je suis dans le groupe TF1 à diverses postes de correspondants sur le terrain, de grands reporters, j'ai couvert des guerres mais également dans l'encadrement et j'ai en mémoire la manière dont avec Thierry Tulier le patron de l'info euh le groupe TF1 a géré les tentatives d'influence avec vous savez les croix de David qui avaient été qui avait été peintes et on nous notre pardon Nous la question en fait fondamentale, bien sûr qu'on est dans un environnement concurrentiel et compétitif euh et que on veut aller vite. Mais ce qu'on inculque à nos journalistes, c'est de prendre le temps, je vous parlais de ça dans mon propos péliminaire, de donner le temps de vérifier, d'être sûr, d'éviter les approximations, les erreurs.

On essaie de responsabiliser les chaînes d'encadrement et c'est essentiel dans la structuration d'une rédaction qu'il y ait un encadrement parce que c'est eux qui sont responsables parce que les jeunes journalistes qui arrivent qui ont moins d'expérience, ils se tournent vers eux. Il faut qu'on ait des réflexes journalistiques. Et donc je peux vous dire que dans le groupe TF1, il y a un niveau d'exigence à LCI comme à TF1 sur le besoin de vérification.

On préfère ne pas donner l'info que de pas de pas la donner. C'est sur c'est c'est les étoiles de David, on a pris plus de temps pour vérifier justement, on ne s'est pas rué parce qu'on avait commencé à avoir des doutes, parce qu'on s'est dit on a demandé à notre service poly justice de vérifier, on a on a donc c'est un cas de figure où justement et ça c'est sûr ça va se répéter dans dans les années à venir. Monsieur monsieur Cara, évidemment ce que vient d'exprimer mon confrère est une évidence.

Je veux dire, on passe notre temps à travailler, à s'interroger, à se questionner, à se questionner même contre soi. La ligne éditoriale, ça n'existe pas en réalité. Ce qui existe, c'est un questionnement éditorial permanent.

C'est ce que nous faisons dans nos rédactions et c'est vrai que nous faisons des erreurs, ça nous arrive mais il faut pas oublier, faut pas que ça invisibilise 99,9 % du travail qui est bien fait par nos équipes et des équipes qui sont extrêmement investies et je leur rends hommage collectivement ici. Je voudrais revenir une seconde sur la spécificité du service public parce que un certain nombre de choses de questions ont été posées tout à l'heure auxquelles je voudrais répondre sur la question de la diversité, c'est le rôle du service public. d'être un phare, d'être une fenêtre sur la diversité.

Et donc euh je vous l'ai dit tout à l'heure, on n' pas loin de 3000 invités politiques en l'espace d'une année. Donc on essaie effectivement de donner la parole au maximum de gens. C'est important.

Tout à l'heure, Fabien a souligné la difficulté d'avoir une parité ou même parfois d'avoir un certain nombre d'invités divers sur certaines formations politique. C'est une réalité auxquelle nous som nous sommes confrontés tous les jours et on a parlé de boycott tout à l'heure. Il arrive aussi parfois qu'il y ait une mauvaise volonté aussi pour venir sur certaines antennes pour telle ou telle raison mais je pense que c'est pas le lieu pour développer.

On parlait tout à l'heure de fabrique de l'information. En ce qui concerne le service public, je préférerais parler euh de conscientisation du citoyen ou de fabrique du citoyen si vous voulez. Il s'agit d'aider effectivement le citoyen à se faire une opinion par lui-même, euh de lui permettre d'avoir une maturité politique, de l'accompagner, de décrypter, d'analyser et effectivement de lui permettre en toute conscience de savoir comment il va mettre un bulletin dans l'urne et puis surtout de l'inciter à aller mettre ce bulletin dans l'urne parce que ça c'est nécessaire et nous le faisons régulièrement à travers des campagnes.

Là aussi encore, ça fait partie de nos missions de service public sur lesquelles je veux insister. La hiérarchisation de l'info, elle est souvent naturelle. Vous vous en parliez aussi tout à l'heure, on reparlait de ligne éditoriale dire pour à peu près, on va dire dans 90 % des cas, on pourrait dire que les gens qui travaillent, qui ont une carte de journalistes savent à peu près et tout à l'heure Fabien le précisait bien, il l'expliquait très très bien comment l'info développer.

On est aujourd'hui, Dieu merci, contrairement à un certain nombre de pays, plutôt encore dans une info de l'offre et pas dans une info de la demande. Vous savez que désormais aux États-Unis, c'est généralement Google Trend qui va décider de la hiérarchisation de l'information. J'espère que nous en serons préservés de ce cosici de l'Atlantique le plus longtemps possible parce que à mon avis, c'est nécessaire.

Vous parliez de désinformation. La désinformation c'est ça va être le grand enjeu de ces prochaines années fondamental. Donc il faut qu'on travaille énormément là-dessus tous ensemble collectivement.

Nous, on essaie de faire un certain nombre de choses avec Radio France désormais avec un certain nombre de partenaires internationaux comme la BBC ou la ZDF. On travaille là-dessus. nous avons mis en place parce que c'est aussi dans notre cahier des charges, il faut le repréciser ici la lutte contre des informations.

On a mis en place une équipe, vrai ou faux, les révélateurs qui permettent tout à la fois d'aller rechercher la réalité factuelle d'une information mais aussi de vérifier de de donner la réalité d'une image parce que vous savez que l'IA sera très largement un facteur de désinformation. encore, il est déjà bien évidemment mais il le sera de plus en plus dans les prochaines années. Ça va être tous ensemble probablement l'un de nos enjeux majeurs.

Enfin, tout à l'heure, vous vous parliez des questions de chartes. Bon, je vais pas revenir sur les chartes qui nous lient qui ont été dictées évidemment par notre tutelle qui sont nécessaires. Mais sachez que en terme normatif là encore et je pense que nos confrères et nos consœurs sont exactement sur la même ligne, on essaie nous aussi d'encadrer.

On a fait des chartes sur la question, on en a pas parlé là mais sur la question de l'utilisation des sondages parce que ça aussi c'est un élément extrêmement Bon alors on parlera peut-être plus tard. Nous avons fait une charte sur l'IA, évidemment, c'est nécessaire sur une charte du rectificatif parce qu'aujourd'hui, on en parlait tout à l'heure, la temporalité de l'infoinue est telle que oui, on fait des erreurs, je reviens là-dessus et donc le rectificatif est nécessaire et peut-être qu'il doit être charté pour qu'on soit sûr de la manière dont on va gérer les choses. Donc ça c'est un élément essentiel.

Donc si vous vous avez un peu de temps et pour faire on a beaucoup de lectures à vous fournir sur le sujet. Je vous en prie. Merci.

Il faut couper votre micro s'il vous plaît monsieur Cara. Voilà. Merci beaucoup.

Non, simplement pour compléter sur la question des réseaux sociaux puisque on a beaucoup développé les processus chartes internes, obligation de nature législative ou réglementaire pour assurer et mettre en direction de nos téléspectateurs une information de qualité, de confiance. Au-delà de ça, la question des réseaux sociaux, elle s'impose à nous aussi en tant qu'acteur pas simplement de la télévision linéaire, mais aussi acteur présent sur ces réseaux-là. Et euh on a considéré que justement comme ces espaces sont moins régulés, euh qu'on y est plus exposé euh à la désinformation qui convenait aussi que euh les médias traditionnels que nous sommes ici euh puissent être présents aussi pour apporter un contre-point euh nécessaire.

On a commencé à développer euh par l'intermédiaire de notre direction de l'information des programmes spécifiquement conçus pour les réseaux sociaux à destination notamment des jeunes publics. Euh JT quotidien pour les adolescents, maintenant pour les enfants. Euh l'idée étant dès le plus jeune âge de pouvoir acculturer toutes les jeunes générations au comportement informationnels qui leur permettent de détecter aussi la manipulation de l'information.

Bien sûr que nous, médias traditionnels devons faire euh euh notre travail pour ne pas exposer nos téléspectateurs à tout ça, mais donner les clés aussi à tous ceux qui nous regardent, mais aussi peut-être à ceux qui ne regardent pas la télévision. Je pense notamment effectivement au aux enfants et aux ados qui la regardent moins. Euh leur donner les clés également pour devenir des des citoyens des citoyens éclairés.

Ça me paraissait important de le rappeler sur la question de la parité euh que vous évoquiez euh madame la députée euh un peu euh comme le rappelait Julie Burgubu de notre côté en matière de parité euh des experts, bah on atteint les euh les les 50 % c'estàd qu'on a 50 % de femmes expertes sur nos antennes. C'est un peu moins effectivement pour les invités politiques du fait des des limites qu'Alexandre Cara qu'Alexandre Cara évoqué. Voilà.

Merci. Peut-être avant de passer la parole à monsieur Bon, vous disiez très bien d'ailleurs, je crois que c'est vous, monsieur Bon, que vous étiez quatre concurrents, mais en fait la concurrence, elle est très en dehors de ces frontières là et ce que vous disiez sur les sur les réseaux sociaux, c'est un sujet de préoccupation. On l'a vu avec l'audition de l'ARCOM, c'est qu'on voit bien que le niveau de de régulation de réglementation, il est beaucoup plus faible à l'extérieur et on sait que maintenant vous êtes en concurrence directe avec d'autres sources d'information qui elles sont peut-être moins moins encadrées, ce qui pose à mon avis beaucoup de sujets titre de la qualité du débat public.

Monsieur Bon, mon intervention sera courte en fait, je vais répondre à la question de monsieur le rapporteur. La réponse est non. et et et quand même une remarque en fait je regrette que vous parliez de journalistes sérieux et que donc vous vous opposez des journalistes sérieux de l'humanité à d'autres journalistes.

Moi, je ne connais que des journalistes. Je suis confraternel avec l'ensemble de mes confrères ici présents de la presse écrite, de la radio et je ne distingue pas entre les journalistes. Je ne fais pas de distinction entre mes confrères.

Nous sommes des journalistes professionnels et nous sommes soumis à la loi et nous sommes soumis à notre déontologie et nous faisons notre travail. tous dans toutes les rédactions en conscience. C'était c'est pardon, c'était ça simplement pour le préciser, c'était pas je je comprends pas pourquoi vous l'avez pris comme une opposition entre les deux parce que ce que je voulais dire par là, c'est que c'était un travail d'enquête de fond qui me semblait ne pas pouvoir être contesté sur sur la forme.

J'avais pas de volonté d'opposer les journalistes entre eux, mais le fait que vous l'ayez pris comme ça est assez révélateur, je pense. Cette précision étant faite, nous allons peut-être pouvoir passer à une autre partie de de l'audition. Je crois que monsieur le rapporteur vousz ouvrir notamment les sujets sondage et j'ai noté et après peut-être monsieur Ah bon alors monsieur Castor, je vous en prie et après on on change de sujet.

Oui. Et je ne pense pas que tous les médias aient répondu euh à ta question sur Péricles ça c'est une première chose. Deuxièmement euh je n'ai pas Est-ce qu'on pourrait avoir Je pense que ce sont des tableaux que vous avez toutes les émissions, on va dire phare et les invités que vous aviez.

Est-ce qu'on peut avoir un document comme ça ? je sais pas sur les deux dernières années euh voilà les différents plateaux, les personnes que vous invitez, ça nous permettra de nous faire nos notre propre idée. Euh le le deuxième élément que je voulais évoquer, quand on regarde un petit peu l'actualité en boucle qui est faite, il y a des sujets qui sont des sujets clivants.

Donc vous le savez forcément en tant que journaliste, ce sont des sujets qui sont clivants. Je prends le sujet donc de la de ce qui se passe en en Palestine. C'est un sujet clivant clivant donc dans la région à l'échelle du monde et clivant aussi donc forcément dans la société française.

Et et donc moi de ce que j'ai pu voir, je pense que c'est incontestable. Euh il y a des choix sur certains médias qui ont été faits clairement. Euh moi, j'ai pas euh je n'ai pas compris, je n'ai pas vu une volonté d'expliquer c'est quoi le conflit israélo-palestinien dans son histoire.

J'ai vu euh une expression très large sur l'ensemble des médias mainstream que l'histoire commence le 7 octobre. Donc à la marge parce que poussé par certains invités, on a on a expliqué comme ça à la marge, oui bon voilà le conflit date des années 40 et cetera mais on n pas si l'idée c'est d'expliquer et donner des éléments de compréhension aux gens, les éléments de compréhension infin, c'est que l'histoire commence le 7 octobre. Et pour moi ça c'est c'est une falsification de la réalité et ça donne pas les éléments de compréhension d'un conflit qui est un conflit majeur.

Deuxème deè deuxème événement clivant, c'est la guerre en Ukraine. Ça fait pratiquement plus d'un an, un an et demi ou sur certains médias, on ne parle que de ça. Il y a d'autres conflits dans le monde mais on ne parle que de ça.

Et d'autres conflits qui sont majeurs où il y a des millions de personnes qui meurent et cetera. Donc, ce sont des choix aussi qui sont fait. Donc, j'aimerais comprendre pourquoi avec euh une stigmatisation, c'est vrai, de de d'un état qui envahit un autre et cetera, mais sauf que là aussi, c'est présenté comme si voilà le conflit débute à partir du moment où les Russes envahissent l'Ukraine.

Non, la guerre elle existait déjà depuis 2014 et ça aussi ça a été marginalisé comme explication et ça donne pas les élément de compréhension au au habitants, aux citoyens et cetera. Donc moi je pense qu'il y a il faut faire attention si vraiment l'idée c'est de donner des éléments de compréhension, il faut replacer à chaque fois les événements dans un contexte qui est un contexte historique. Merci.

Voilà chers collègues, peut-être pour compléter que assurer que tout le monde ait répondu à la question du rapporteur sur Périclè ceux qui n'y ont pas répondu si vous voulez bien monsieur Cara je crois nous n'avons pas été contactés par Picclè est-ce que je peux en profiter pour répondre aux questions de monsieur je termine juste là-dessus qui n'avait pas répondu sur Picclè je crois que monsieur Namias pas été par non plus allez-y j' avais pas de micro c'est pour ça non n'avons pas été contactés par Perlest je ne connaissais d'ailleurs pas le Je dois l'avouer les l'existence de ce dispositif. Parfait, tout le monde a répondu à la question du rapporteur. Il faut qu'on avance.

Monsieur Car, vous lui apportez les précisions à monsieur Castor et après on ouvre le sujet notamment son âge. Oui, très vite pour vous dire que effectivement la liste de nos invités est déjà vous pouvez déjà la consulter sur la page transparence de France info. Donc c'est clair mais si vous voulez que par ailleurs on vous la transmette, on peut également le faire.

ça ne pose pas de problème. Euh en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien ou ce qui concerne le conflit ukrainien russeau ukrainien euh aujourd'hui je vous invite à regarder notre offre d'information. Ça ne commence pas le 7 octobre.

Euh en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, on a fait des pages, on a même consacré 1 heure de JT au conflit israélo-palestinien lors de du triste anniversaire du 7 octobre. Sachez qu'on a même des on parlait tout à l'heure de formats de médias sociaux. Nous avons une offre pour les 121 qui s'appelle C'est quoi l'info euh dans lequel sur vous allez sur YouTube, vous la trouverez et elle raconte exactement la genèse du conflit israélo-palestinien justement pour les plus jeunes et sachez qu'elle comptabilise aujourd'hui 8 millions de vues.

Donc voilà, on essaie au maximum de faire parce que c'est notre rôle de faire de la pédagogie et d'essayer évidemment de recontextualiser l'ensemble de l'information et notamment de l'information internationale sur laquelle nous sommes extrêmement présents. Merci. Est-ce que l'un d'entre vous va apporter des compléments ou est-ce qu'on peut passer à l'autre monsieur le rapporteur ?

Bon, je pense ça serait intéressant quand même de qu'on qu'on puisse creuser alors je qu'on puisse creuser la question des conflits qui sont présentés et je pense que tu pensais notamment au conflit au Norquivou euh qui prend qui prend peut-être moins de place euh dans l'information alors que je veux dire on est sur des un nombre de personnes qui se font tuer, qui sont déplacées qui a qui est assez considérable et qui peut faire que parfois certaines personnes peuvent se dire qu'il y a une forme de relativisation d'un certain nombre de conflits quand ils sont dans certaines zones du monde et qui je pense peut faire que que en particulier un certain nombre de nos compatriotes se disent "Bah où puis-je aller sur une chaîne d'info en continu pour trouver de l'information sur ce sujet ?" Je je vais je vais peut-être vous laisser juste répondre sur ça et après on passe à la question sondage parce qu'il y a deux aspects à la question sondage. Donc il y a il y a pas mal de questions sur le sujet.

Moi, je serais très bref et je vous remercie d'avoir posé cette question parce que j'imagine que vous avez euh vu le formidable reportage qui je suis sousment donc je fais attention mais je crois qu'il faisait 26 minutes quand on l'a diffusé sur euh sur LCI de l'Iron Baoudoule dans cette région parce que si vous l'avez pas vu effectivement ça peut donner l'impression qu'on se désintéresse de ce conflit mais nous sur LCI c'est justement ce que ce qu'on veut faire. Donc bien évidemment, c'est une c'est une antenne qui va de 6h à à minuit en direct, mais nous essayons justement d'apporter des éclairages soit par des débats mais aussi par du reportage. Et tous les vendredis, tous les samedis, tous les dimanches à 21h, vous avez un documentaire, un reportage de entre 26 et 50 minutes fait par nos équipes, donc par la rédaction. deli deli et en l'occurrence ici l'iseron Boudou est allé dans cette région a fait un reportage pour montrer un peu les ravages de de ce conflit et nous on en est on en est très fier et on continue Michel Scott est allé à Haïti il est allé au Mexique faire la guerre des cartels.

On va régulièrement vous le savez en Ukraine mais également en Russie parce que ça fait aussi partie du pluralisme dont le rapporteur et le président parlait d'avoir tous les points de vue. Donc cette offre éditoriale et pardon puisque vous citiziez le conflit au Moyen-Orient, j'espère que vous aviez vu le formidable reportage que nous avions réussi à faire dès le mois d'octobre de l'année dernière où nous avions réussi à filmer à l'intérieur de Gaza grâce à des journalistes indépendants que l'une de nos journalistes Gwandaline de Bonau qui qui travaille à LC avait réussi à contacter et nous avions filmé des des des images extrêmement poignantes de la vie quotidienne à Gaza. Donc oui, effectivement, vous avez raison de parler de ces conflits parfois oubliés mais à LCI et à TF1, on a une fierté justement de pouvoir apporter cette offre éditoriale, pardon, qui fait partie aussi du pluralisme parce que c'est aussi ça le pluralisme, c'est de montrer d'autres choses sur nos antennes et on en est très fier.

Merci monsieur Debré, monsieur le rapporteur pour une autre série de questions. Oui. Alors, on va passer à une partie qui concerne les sondages et la la question très large des sondages parce que il y a d'abord un premier aspect qui est la question du temps de parole politique.

C'est ce que vous avez dit en propre liminaire si mes souvenirs sont bons. Les sondages sont une partie de l'information qui est utilisée pour définir la représentativité, le temps de parole qui peut être qui peut être alloué dans le cadre de l'équité. Comment d'abord peut-être vous gérez cette question là ?

Et après je vous dis juste la deuxième partie que sur laquelle je veux aller qui est la question alors là pour le coup plus de fabrique de l'information à partir des sondages. Mais d'abord sur cette question du temps de parole comment vous vous vous vous évaluez ça ? Est-ce que c'est l'ARCOM qui vous donne les règles à partir de ces sondages ou bien est-ce que c'est vous qui faites un peu votre votre miel à partir de ces sondages pour évaluer le temps de parole que vous allez que vous allez allouer ? quelle place vous leur vous leur donnez ou quelle place vous leur donnez pas au contraire à ces sondages pour pour la question du temps de parole.

Merci. Qui se lance ? Je vous en prie.

La représentativité des formations politiques effectivement s'apprécie sur la base de différents critères énumérés par l'ARCOM. Certains de ces critères sont très objectifs. La les résultats au précédent scrutin, la le nombre de députés et certains critères sont évolutifs.

On parle des sondages, on parle de la capacité à animer le débat politique horsé électoral ou le débat électoral. Euh dès lors, les sondages eux, on on les prend comme une donnée, je dirais, évolutive. Et donc la représentativité que l'on donne aux formations politiques peut à la marge affecté par l'évolution de ces sondages.

Pour autant, nous avons une un dialogue constant avec le régulateur. Euh les les comment dire les les temps de paroles que l'on que l'on transmet au régulateur sont réguliers. Euh ils nous font des observations de façon très régulière chaque trimestre en fait pour les temps de parole euh hors élection et chaque même chaque semaine pour les temps de paroles électoraux.

Donc ça nous permet d'ajuster notre appréciation de la représentativité et des formations politiques euh à ce que souhaite l'ARCOM. Et à ce jour euh l'ARCOM n'est jamais intervenu en tout cas s'agissant de France info, euh pour mettre en garde évidemment mettre en demeure ou bien évidemment ne sanctionner France Télévision, en tout cas France info sur les niveaux de temps de parole que l'on attribue en partie sur la base des sondages. Merci.

Très bien. Merci monsieur Namias. sur le sur la sur la question des sondages.

Bon, déjà, il faut il faut rappeler ici, mais bon, tout le monde tout le monde l'a évidemment à l'esprit que les sondages sont euh strictement encadrés par une commission des sondages et les sondeurs et les instituts euh doivent répondre à un certain nombre de critères précis euh qui leur permet de publier des enquêtes d'opinion sur lequel je reviendrai pas ici. Ça, c'est vraiment le métier des sondeurs. En tout cas, il y a de ce point de vue-là un encadrement et et un agrément.

Après, la question plutôt pour pour nous, pour en tout cas pour pour BFM TV en l'espèce va être euh de deux ordres. Est-ce que on choisit ou non de s'affilier avec un institut de sondage et d'avoir une relation privilégiée avec un institut de sondage ? et quel quel quels sont les sondages que nous décidons de de publier à la sur le premier point comme la plupart la totalité des des des médias ici présents, la réponse est est oui.

Mais pour d'abord, une raison très importante qui se produit pas si fréquemment mais qui a quand même une résonance très forte, c'est que il nous faut enfin nous avons besoin, c'est un service qu'on rend à notre à notre à notre audience lors des soirées électorales de publier des estimations des résultats électoraux. Euh voilà, donc à 20h, enfin on connaît ça tous très bien. Et pour ça, on doit reposer sur un institut.

Chaque média euh euh contractualise avec un institut et en général, il est plutôt de coutume que lorsqu'on choisit un institut pour nos estimation électoral, on travaille avec cet institut pour lancer des enquêtes adoc d'ailleurs he qui peuvent être des sujets de société, des sujets de consommation divers et variés. Donc voilà schématiquement comment comment on procède ABFM TV. Euh la ligne en tout cas celle qui pour le coup précéder mon arrivée mais que je qui est qui est la mienne et que je compte d'ailleurs intensifier euh est de limiter autant que faire se peut les traitements des enquêtes à celles que nous avons commandé euh et donc que nous avons vocation à diffuser et donc sur laquelle nous avons la maîtrise du questionnement.

Parce que ce qu'il faut savoir aussi, pardonnez-moi si peut-être que je dis des choses qui sont connues tous, mais c'est important de le rappeler, c'est une audition publique, que lorsque un institut commande une enquête, qu'elle soit politique ou non, euh bah il y a un commanditaire par définition et c'est le média puisque c'est le média qui en général paye pour cette enquête. Et donc le questionnement est validé par la rédaction ou par la rédaction en chef. Donc ce faisant, moi il m'apparaît nécessaire pour être certain de ce que nous publions, de se limiter à la diffusion des enquêtes faites réalisé par notre par l'institut avec lequel nous collaborons.

En l'espèce à BFM TV de longue date, il s'agit de l'institut de l'Institut ELAB. Voilà, ça c'était simplement pour donner la la méthode qui est la nôtre sur la pratique la pratique des sondages. Hop, vas-y.

Je me permets un un rebond du tacotac sur ça. Vous avez déjà abordé la la deuxième partie qui était plutôt utilisation des sondages, fabrique des sondages et cetera, mais allons-y, on te rend ça parce que je pense c'est peut-être plus intéressant que que la manière dont vous l'utilisez pour le temps de parole. Vous avez dit quelque chose qui qui pique mon attention par rapport à ce que nous ont dit les sondeurs que nous avons auditionné la semaine dernière parce que les sondeurs la semaine dernière nous ont dit j'ai posé une question qui était une question assez brute de décoffrage je leur ai demandé est-il déjà arrivé que des médias vous demandent de de comment dire quand vous faites des sondages d'opinion d'opinion enfin de de de d'élection politique vous est-il déjà arrivé que des des médias vous demande peut-être s de de courbe qui peut être très proche de choisir plutôt un critère de redressement que l'autre pour faire passer la le redressement de la pour pour avoir un croisement des courbes.

J'avais posé la question de manière brutale exprès pour obtenir des réponses qui étaient des réponses franches et j'étais content d'avoir des réponses franches et notamment ils m'ont dit ceci, ils m'ont dit non jamais en aucun cas de sondage qui décident des questions qui sont posées. Alors, c'est pour ça que je rebondis sur cette partie là, mais là vous avez dit à la fin la question est validée par la rédaction. Eux nous ont dit l'exact inverse.

Eux, ils nous ont dit que à la fin c'était eux qui validaient infiner la question. C'est-à-dire, vous avez une idée de de sondage, vous voulez je sais pas quoi les gens sur est-ce qu'ils aiment les ampoules électriques, enfin c'est c'est peut-être pas le bon sujet, mais vous avez une idée de sondage, vous allez demander à l'institut de sondage, vous allez dire voilà ce sur quoi j'ai envie de savoir comment ça se passe de manière très concrète la relation entre le média et le sondeur pour déterminer la question qui va être posée. Monsieur Monsieur Namias, vous complétez puis après j'invite les autres chaînes.

Oui, je complète brièvement pour pour éclaircir et pour pas qu'il y ait d'ambiguïté. D'abord sur le premier point euh sur le le Vous avez parlé monsieur le rapporteur Léoman du redressement. Enfin bref, ça m'est jamais évidemment arrivé, mais d'autant plus que enfin euh ça me paraît être une pratique absolument enfin totalement qui serait totalement hors de toute réglementation et en tout cas un média n'a pas à juger du résultat qui lui est fourni par un institut sondage.

Ça c'est quand même extrêmement important. on prend le résultat tel qu'on nous le donne parce que là il y a une méthodologie des sondeurs mais enfin vous les avez auditionné ils sont beaucoup plus précis que moi là-dessus. En tout cas ce n'est pas notre méthodologie pour parler de manière extrêmement triviale on va on ne met pas la la main dans le cambouille de la façon dont on fabrique des sondages.

Ça c'est un métier qui n'est pas le nôtre. Après sur le sur le questionnement, les médias en tout cas décident à un moment ou un autre de s'intéresser à un sujet. Est-ce qu'on a envie d'avoir une intention de vote sur l'élection présidentielle, sur l'élection législative ou sur le rapport de l'opinion à tel ou tel fait de société économique ou politique ?

Donc l'idée l'impulsion en général, elle vient du média. Ensuite, l'institut de sondage qui répond à des critères extrêmement précis qui ne sont pas que des critères enfin qui sont des critères qui sont strictement encadrés propose aux médias une série de questions. Nous, on reformule jamais la question.

Que ce soit bien clair, on n pas le droit de le faire. En revanche, la série de questions nous est proposées, est-ce que c'est conforme à ce qui intéresse votre public ? L'intention de vote, êtes-vous pour ou compte telle ou telle mesure ?

Oui. Oui, c'est c'est l'esprit du sondage que nous demandons. Mais le recueil de l'opinion, le résultat produit par l'institut et la le libélé de la question appartient à 100 % à l'institut. le choix des thématiques de ce qui génère un sondage là en général c'est une initiative éditoriale.

Voilà pour être tout à fait complet et précisour. Je vais je vais laisser aussi la parole à monsieur Debré en complétant peut-être un tout petit peu la question du rapporteur. Il y avait peut-être ça derrière votre question, c'est il vous appartient le sondage, donc vous pouvez aussi décider de ne pas le publier.

Est-ce qu'il vous arrive parce que les résultats vous semblent peu intéressants ou de ne pas publier des sondages et dans quel cadre vous ne publiez pas les sondages que vous avez commandés ? Monsieur Debré ? Alors pour LCI, pardon encore, la réponse est non.

Euh évidemment, on commande un sondage, on a le même process de de pour reprendre votre terme de fabrication euh du sondage. C'est-à-dire qu'on donne l'impulsion, on donne l'intention, on donne les thèmes. Les questions sont formulées par l'Institut de sondage.

D'ailleurs, je vous invite à regarder ce soir, il y a une émission avec Jordan Bardella qui sera invité à 20h45 et nous avons poser les questions, un sondage pour que justement on puisse partager et donc donc c'est une après il y a il y a deux choses différentes. Il y a il y a les sondages qui sont thématisés donc qui sont une question portée éditoriale d'une certaine manière puisque nous décidons de la question qui nous intéresse ou qui nous semble être intéressant pour le public qui nous regarde. Et puis il y a les sondages d'opinion politique qui sont souvent dans des périodes électorales.

Nous dans le groupe TF1 euh on a une relation ancienne avec un un sondeur l'IFOP. Mais je je tiens votre attention euh pourigner un contrat, on fait un appel d'offre avec des contrainte très exigeant et on va dans le granulaire, dans le détail et on a eu plusieurs réunions avec différents instituts de sondage qui nous ont proposé pour les années à venir des services leurs services et avec le chef du service politique Adrien Gendre avec le directeur de l'information Thier, on s'est réuni avec Philippe Moran, on s'est réuni pour analyser, comprendre et on les a questionné. Et donc c'est encadré et on a une relation contractuelle avec eux où on a nous, j'allais dire des des exigences que nous avons placé, ils nous ont partagé leur méthodologie.

Après, on a euh cette cet instrument que évidemment comme homme politique, vous avez tous vous suivez tous, j'imagine, ce qu'on appelle le rolling. Euh c'est donc une manière pour nous de suivre en période électorale les mouvements euh assez précis, hein, de l'opinion publique pour éviter justement ce que certains qualifient alors peut-être à tort de manipulation de l'opinion pour éviter ces mouvements brusques de l'opinion. Mais nous, on a donc un rolling qu'on a diffusé euh pour LCI euh avant les élections européennes, 2 mois avant.

Euh et donc qui sur un échantillon très représentatif permet de voir l'instantané par la projection, l'instantané de l'évolution euh des partis politiques, de leur positionnement et ça ça nous permet effectivement d'avoir de la profondeur. Et puis après, il y a le troisème outil puisque vous parlez des outils et ils sont très il y a les projections. des projections, c'est un outil particulier qu'il se fait plutôt juste avant la l'échéance électoral et donc on projette un résultat où on projette une représentation en siège.

Il y a évidemment des fourchettes et là encore le cahier des charges est extrêmement précis. Donc là encore, de la même manière que les les chaînes info sont très encadrées, l'utilisation et la fabrique pour reprendre expression des sondages est très encadré. Très bien.

Merci monsieur Car, vous voulez compléter ? Oui, je vais compléter hein notre Je vais compléter notre degré d'exigence et à minima égal à celui de nos confrères qui ont été exposés là. On a également un appel d'offre.

Nous avons un institut de sondage avec lequel nous travaillons depuis longtemps et nous avons, c'est ce que je disais tout à l'heure, normer aussi l'utilisation des sondages. En l'occurrence, nous nous sommes un peu méfiants vis-àis du rolling. Donc, on essaie d'éviter cet outil là qui est un outil un peu particulier qu'il faut prendre avec beaucoup de précautions.

Nous limitons effectivement le nombre de sondages faits en période électorale et nous nous avons encadré aussi de manière très stricte à l'utilisation de nos propres sondages et nous avons rappelé un certain nombre de règles sur l'utilisation des sondages sur la mention à l'antenne évidemment de la marge d'erreur et nous nous appuyons effectivement sur les pour les résultats sur les sondeurs. Quand nous donnons un résultat à l'antenne, un soir d'élection, c'est en général basé sur le dépouillement et quand le sondeur avec lequel nous travaillons et en qui nous avons confiance nous donne l'absolu certitude que le classement donné au moment où mettons par exemple à 20h ne bougera pas. S'il y a le moindre le moindre doute sur le résultat, il est évident qu'on ne le donne pas et on l'explique à l'antenne.

Très bien. Merci. Il y avait monsieur Namias et monsieur Baur.

Très très courte précision, pardon. Quand évidemment on produit le résultat d'une étude, quelle qu'elle soit et quelle qu'en soit la nature, nous demandons à au responsables de l'Institut de sondage, donc en espèce sur BFM TV, il s'agit de Bernard Saintanè qui dirige l'institut LAAB, de venir porter le résultat de l'étude à l'antenne pour que enfin c'est pour que ce soit clair de bout en bout. C'est-à-dire que c'est un institut, c'est un sondage réalisé par un institut et c'est celui qui a réalisé le sondage qui vient en donner en tout cas la primeur des résultats à l'antenne pour que en tout cas on on sache précisément qui parle et qui a opéré en la matière.

Vous publiez tous les sondages que vous avez commandés chez BFM. Je vais répondre très clairement. Moi, je suis en place à BFM depuis un peu moins de 6 mois.

Donc en ce qui me concerne, depuis 6 mois, tous les sondages qu'on a commandé ont été ont été effectivement publiés. Vous savez avant si je pense que oui mais je ne pourrais pas m'engager sur une réponse ici. Voilà, moi je vous je parle de mon activité.

Merci monsieur Bon. Alors à ces news, nous nous appuyons sur l'expertise d'institut reconnus d'excellentes réputations, eux-mêmes contrôlés afin d'offrir leur expertise dans le respect des critères d'exigence voulu par la loi. Les instituts avec lesquels nous travaillons, Pinonois et CSA, vous ont instruit lors de une précédente audience les différences entre les sondages électoraux, les sondages d'opinion, entre le rolling et les sondages sorties d'urne, hein, les marges d'erreur, les recours aux sous-traitants pour la collecte de données, les redressement dans les échantillons, leurs obligations vis-à-vis des commissions de sondage et cetera.

Nous, on travaille avec deux instituts de sondage qui sont opinion way pour les sujets politiques et les projections électorales et l'institut CSA pour les sujets de société tout au long de l'année. Alors, on a pu travailler aussi avant avec notamment l'IFOP euh jusqu'au moment où l'IFOP a choisi d'aller travailler avec TF1 il faut quand même rappeler que tous ces instituts sont contrôlés par la commission des sondages qui vérifient que leurs prestations sont effectuées dans les règles au dollar. Non, mais c'est c'est important.

En revanche, je vais avoir malheureusement un un bémol euh euh avec Fabien, c'est-à-dire nous on ne on influe on n'intervient pas dans euh le choix des questions. CSA qui fait des questions d'actualité, nous propose des questions euh d'actualité et dans ces questions bah je dis voilà OK cette question là mais c'est quelque chose qui se passe. C'estàd les questions qui sont proposées par l'Institut CSA sont des questions de sondeur.

Moi, je ne pourrais pas poser des questions parce que je poserai des questions de journaliste et les critères pour faire un sondage sont des questions de sondeur et pas des questions de journalistes. Donc CSA me propose de 3 4 5 questions et puis bon c'est un échange qu'on a au téléphone qu'on a parfois par mail, on s'envoie des messages et puis bon je choisis une question, j'en parle à Serge et puis on décide on décide d'avoir une question ou pas ou pas parfois on en prend pas ça arrive puisque on ne se base pas contrairement alors je sais bien que vous êtes vous avez une comment dire les sondages vous intéressent mais moi je suis convaincu que les sondages ne font pas l'élection les sondages ne font pas l'élection. Le nombre de sondages qui ont été comment dire démentis par les résultats électoraux, il faut il faut faut quand même le dire, c'est c'est un élément d'appréciation à un instanté, mais le sondage ne fait pas l'élection.

Si le sondage faisait élection, il plus besoin d'avoir des élections. Le sondage ne fait pas l'élection. Il arrive bien souvent et encore récemment que les sondages se trompent et que et que à la dernière dans dans c'està dire se trompe pas se trompe siamment. entendez-moi bien, pas se trompamment, ne cherche pas à modifier euh euh la sincérité du scrutin, mais se trompe parce que les mesures ce sont-elles ?

Enfin, je je ne les connais pas, mais euh enfin je ne les connais pas techniquement euh mais ce que je veux dire, c'est que il arrive bien entendu que les sondages se trompent. Pourquoi ? Parce que le moteur en fait du vote, c'est l'action politique.

C'est pas c'est pas l'information, c'est pas le sondage, c'est l'action politique. Regardez, il me semble que dernière législative, il y avait entre le 1er et le deuxème tour un résultat qui était évident. Ce résultat a-t-il eu lieu ?

Non. Pourquoi ? Non.

Non mais je je c'està dire très très important puis la question qu'on vous pose parce que on a déjà on a auditionné les sondeurs, tout ce que vous dites, on partage en partie. on est plutôt sur la manière dont vous utilisez les sondages dans votre activité de de journaliste. Je voudrais qu'on reste un peu sur cette question-là parce qu'on je voudrais pas qu'on refasse le débat euh sondeur.

On l'a eu euh on l'a eu de manière extrêmement détaillée. Donc vous nous dites euh bon d'abord vous choisissez les questions. Oui.

Oui. Je soi clair vous choisissez les thématiques quand même question d'actualité qui sont des questions d' les questions sont fabriquées par les sdeurs. Mais c'est vous qui choisissez les thématiques.

Est-ce que vous publiez tous les sondages que vous commandez ? Il est arrivé que certains sondages qui étaient en fait il y a il y a une dans la fabrication du sondage, il y a un délai, c'estàd vous posez une question d'actu, vous avez le résultat du sondage 36 heures après et en fait 36h après, vous êtes totalement passé à autre chose. Donc il arrive qu'on ne diffuse pas le sondage.

Enfin quand je dis le sondage, c'est la question d'actualité qui est un sondage avec la méthode des quotas et cetera sur un certain nombre de voyez, c'est-à-dire il faut distinguer à chaque fois les questions d'actualité et les sondages électoraux. les sondages électoraux, c'est-à-dire un tel et crédité d'autant d'intention de vote, bon, on peut les diffuser, on peut ne pas les diffuser. Enfin, c'est c'est vraiment encore une fois, c'est la liberté éditoriale et j'entends la question, c'est est-ce que vous diffusez tout ?

Vous nous dites non, ça dépend, ça dépend. Voilà, très ça dépend mais effectivement nous avons un partenariat avec Opinion et nous diffusons pour les les résultats, les projections des élections. Nous sommes avec Opinion et c'est Bruno Jean-Bard qui vient en parler sur les plateaux et tout comme sur CSA, il arrive régulièrement, un peu moins dernièrement mais il arrive et si besoin est, je la sollicite, que Julie Gallot vienne décrypter la question d'actualité sur le plateau de la matinale ou sur les autres plateaux.

Euh euh quand même euh donc il y a pas de redressement hein. Il y a pas de redressement c'est-à-dire on le on ne tri on ne tripatouille pas les les si je pense euh il y a des redressements. Vous dites c'est pas les médias qui font les redressements, ce sont les sondeurs qui font leur redressement.

C'est ce que vous dire mais ce que je veux dire c'est que nous ne c'est-à-dire je ne je ne mets pas le nez dans le résultat en disant ah non mais il faudrait redresser tel ou tel. Mais le redressement c'est une effectivement ça fait partie de la pratique et de l'expertise des instituts de sondage me semble-t-il. Mais on l'a ça, on l'a bien la question c'était et vous nous l'avez très bien dit comme monsieur Namias, vous ne rentrez pas dans la technique du sondeur.

C'est pas vous qui faites qui influ sur les redressements. Mais les redressements existent monsieur parce que c'est une pratique courante des des sondeurs. C'est pour pas qu'il y ait d'ambiguïé dans dans vos réponses. il est quand même et là là je enfin c'estàdire on sait tous puisque les so les soirées électorales nous avons tous les projections ce qu'on appelle les projections de sorties d'ur et quand je dis tous c'estàd nous les avons journalistes un peu avant parce que forcément on doit préparer les éléments mais je crois aussi que une grande partie du personnel politique les a aussi ces sorties d'urna circule c'està dire voilà donc non mais je ça ben monsieur Léoman vous vous ne recevez pas 1 heure avant vous n'avez pas des des des des sources qui vous indiquent quel est le résultat.

Je vous invite à répondre monsieur le rapporteur. Vous êtes vous aussi sous pardon. Non, je je moi je moi personnellement, j'ai jamais j'ai jamais reçu de sondage avant, mais je je ne suis pas dans dans l'équipe de direction de la campagne, donc je ne sais je reçois pas ces sondages.

Néanmoins, je voudrais peut-être préciser ce que je disais euh sur la question des des sondages, des redressements parce que vous dites "On rentre pas dans la technique précisément. Moi, c'est ce que j'essaie de faire et j'ai été euh comme rapporteur avec les droits qui sont les miens euh à la commission des sondage pour demander euh les documents qui sont ce qu'on appelle les notices experts. Les sondeurs envoient à la commission des sondages deux notices la plupart du temps, sauf Opinion qui pour le coup envoi la même notice.

Mais il y a une notice publique et il y a une notice expert dans laquelle les sondeurs donnent les redressements possibles. Redressement socio-démographique, redressement politique, redressement politique et socio-démographique, redressement politique, socio-démographique et en fonction de la participation. Et ce que la Commission des sondages impose au sondeur de faire, c'est de choisir une colonne de redressement à l'intérieur de ces de ces sondages.

Je vous affirme que il peut y avoir des écarts qui, contrairement à ce que nous ont dit les instituts de sondage lorsque nous les avons additionnés, ne sont pas de l'ordre de un ou deux points, mais peuvent être parfois de l'ordre de 10 points pour certains candidats. Je vais continuer mon travail de d'enquête et de recherche sur le sujet pour essayer de de travailler en détail sur ça et de voir quels éléments je peux fournir parce qu'il y a aussi une question qui est posée sur le les méthodes, le secret de ces méthodes, la partie secret des affaires qui peut concerner ces ces instituts de son âge, mais je trouve que ce sont des outils précisément extrêmement questionnables. questionnable à la fois sur ces question des redressements, questionnable sur les échantillons qui peuvent être ceux des instituts de sondage, questionnable sur les marges d'erreur qui peuvent être ceux des instituts de sondage.

Mais là, encore une fois, ça n'est que pour la partie comment dire résultats électoraux. Mais moi ce qui m'intéresse bien davantage, c'est la partie dont vous avez parlé sur fabrique de euh l'opinion, sur la fabrique de certaines questions. Parce que quand vous on décide de poser un sondage, je vais je reviens justement sur le sujet, mais quand vous décidez de poser un de de de poser une question, euh je prends je prends un exemple très récent.

Euh euh récemment, il y avait il y a monsieur Retaillot qui dit à la télévision vive enfin pas à la télévision dans un meeting d'ailleurs auquel participait un représentant d'Institut de sondage, monsieur DBI de l'IFOP. Dans ce meeting, monsieur Rota dit euh euh euh "Vive le sport à bas le voile". Immédiatement en l'occurrence, c'était votre chaîne, je crois.

Enfin, c'était le JDD pour CSA et ensuite c'était sur votre chaîne que c'est arrivé. 69 % des Français seraient contre le port du voile dans l'espace public. Voilà, sondage.

Là, c'est une fabrication de de d'un sujet. C'est-à-dire le sujet est-il posé dans l'espace public ? la question se pose.

Vous décidez de poser la question, vous décidez de la publier, vous décidez d'en faire de l'actualité de la de l'actualité sur ce sujet. Mais et vous avez cité Bourdieu tout à l'heure, c'est assez intéressant parce que Bourdieu dit que euh les sondages sont des artefacts dans un article mondialement connu qui s'appelle l'opinion publique n'existe pas euh où il dit bah finalement les sondages participent d'une imposition de problématique aux personnes auxquelles on pose la question et cette imposition de problématique donne un résultat ce résultat peut être commandé et commenté pardon et il a une formule qui est absolument géniale. Il dit, "On peut poser à peu près n'importe quelle question à n'importe qui.

N'importe qui sera à peu près d'accord pour répondre n'importe quoi à n'importe quelle question." J'aime bien la formule parce qu'elle permet justement de dire cette cette question de l'imposition de problématique. Mais vous voyez bien qu'à partir du moment où un média demande à un sondage de poser une question sur un thème qui va l'intéresser parce qu'il considère que c'est dans l'actualité, il y a une réponse à la question qui par ailleurs peut être critiquable sur la question qui est posée, sur la taille de l'échantillon, sur le résultat qu'on obtient et qu'ensuite on vient faire du commentaire de ce sondage.

Là c'est bien une fabrication de l'information. On n'est pas dans l'information qui existerait en TBOM d'une certaine manière. Mais excusez-moi, pour vous Non, non, mais est-ce que est-ce que vous sous-entendez qu'il y a qu' qu'il y a des questions interdites ?

Comment est-ce que vous sous-entendez qu'il y a des questions interdites ? Je sous-entends pas qu'il y a des questions interdites, pas du tout. Au contraire, je considère même que ça fait partie de la liberté de la presse de fabriquer de l'information à partir des sondages.

Je questionne juste justement sur ce que cette information constitue et sur votre rôle de journaliste à vous vis-à-vis de l'information que vous allez donner et de la mise à distance potentielle. Vous avez dit tout à l'heure, monsieur Cara, que pour votre part, vous avez par exemple, vous mettez à distance les rollings en disant ces rollings, ils peuvent être ils peuvent avoir certains billets. Moi, je trouve que c'est intéressant.

C'est c'est sur que c'est intéressant de de vous avoir tous autour de la table. Quel est votre rapport à cette fabrication de l'information à partir des sondages que vous commandez à des instituts de sondage et que vous commentez assez longuement parfois et question dans la question. Mais vous avez dit on fait de l'information continue, parfois il y a une question de manque de temps.

Moi je pense qu'il y a aussi une question d'argent. Le sondage est pratique pour vous parce que le sondage ne coûte pas si cher que ça comme production de l'information. Vous commandez un sondage, vous pouvez le commenter pendant pas mal de temps sur des plateaux télé plutôt que d'envoyer des équipes faire des enquêtes sur je sais pas quoi.

Bon bah un sondage ça coûte pas ça coûte cher bien sûr ça coûte pas si cher que ça pour le temps de direct que ça permet de produire. Donc moi c'est sur ça que j'aimerais vous entendre sur la manière dont vous produit produisez là pour le coup de l'information à partir de ces sondages. Je vais compléter avec une petite question technique parce que moi je veux bien qu'on reste sur la question de la diffusion des sondages et avec quelle précautions surtout vous le faites ?

C'està dire comment on le voit des fois dans les bandeaux, il y a une forme de raccourci, on donne des chiffres alors qu'il peut y avoir des marges d'erreur de deux tris points. Comment vous traitez quand même ? On le voit l'incertitude et d'ailleurs reconnu par tous he y compris par les professions.

Les marges d'erreur, comment vous vous voilà jamais vous publiez d'ailleurs je crois d'intervalle ? On donne toujours un chiffre. Donc voilà, comment vous traitez quand même et vous informez euh ceux qui vous regardent qu'il y a quand même une incertitude qui se loge derrière ce sondage.

Euh Pier Debré, d'abord, on on revient à la question centrale qui est que nous faisons des choix. Euh et donc effectivement faire un sondage c'est un choix, alors après chacun vous peut le définir mais c'est un choix éditorial parce que nous pensons que des questions sont pertinentes. pas pardon de de le dire aussi abrupte comme vous semblez désir mais pas pour fabriquer l'opinion mais parce que ça nous paraît être éditorialement une question pertinente intéressante et ce qui s'inscrit dans une approche éditoriale LCI comme les autres est produit par des gens qui sont des journalistes qui ont des cartes de presse qui ont dont on à qui on demande du questionnement éditorial.

Donc le sondage est un des outils de l'approche éditoriale. Pas le seul, loin parce que loin de ça parce que on en fait pas en fait beaucoup surtout sur les su les sondages thématiques dont vous parlez. Dans en période électorale évidemment on en fait plus et on est allé dans le détail.

Ce sont des sondages qui sont assez différents. Euh après, je je le reconnais, euh il y a une autre approche qui est comment nous diffusons sondage et les précautions que nous prenons. Euh et là revient le rôle de l'encadrement.

C'est toujours un rédacteur en chef ou un rédacteur en chef adjoint, chef d'une tranche euh rédacteur en chef et la direction qui décide de la mise euh à l'antenne d'une information issue des sondages. Donc c'est pas euh pardon euh le journaliste landa ou euh c'est c'est toujours il y a un process de validation qui doit être respecté euh et qui est très encadré. le le le la direction est responsable de la mise à l'antenne du sondage.

Donc on le fait pas pardon à la légère ou euh ou sans sans réflexion. Euh il y a ça et après effectivement il y a le troisème point que vous abordez euh pardon de le dire comme ça ce que vous appelez le marketing antenne en fait, c'est-à-dire les bandeaux, comment est-ce qu'on résume euh et là encore c'est le fruit d'un d'un d'un questionnement et il y a un équilibre à trouver entre la justesse de l'information et le nombre de caractères qu'on peut mettre à à l'antenne parce que pardon de le dire un bandeau, il y a un nombre de caractères réduit et Donc on essaie d'éviter les raccourcis, on essaie d'être au plus juste. Mais oui, ça donc mais on essaie surtout de donner l'information qui nous paraître la plus judicieuse.

Et ça revient au premier point. Ce sont des choix éditoriaux. Pourquoi nous avons choisi ce 3 % plus que le 15 % ?

C'est parce que nous estimons que celui-là reflète une information plus pertinente et que nous devons offrir à nos téléspectateurs plutôt qu'un autre. Ce sont des choix. Ça revient à l'importance d'une ligne éditoriale.

Très bien. Merci. D'autres là-dessus, collègues ?

Euh oui, je crois que il a été dit que certains sondages n'étaient pas diffusés. Euh c'est possible qu'on ait ces sondages là, ce que vous vous n'avez pas diffusé. Faut analyser les raisons pour lesquelles vous l'avez pas diffusé aussi.

Est-ce que vous avez donné une explication par rapport à l'actualité quoi ? C'est-à-dire que bon entre le moment où vous faites la commande et le moment où vous publiez que ça n'a plus d'intérêt si j'ai bien compris. Mais nous on aimerait bien avoir ces éléments-là.

De façon plus générale, moi ce que je pense c'est que euh je crois que c'est a été dit de toutes les façons, les sondages jouent sur l'opinion. Euh mais effectivement, vous l'avez dit aussi, les sondages ne font pas forcément le résultat, mais il n'empêche que si on peut pas dire que les sondages font l'opinion et en même temps euh que ça ne que ça n'agit pas sur les résultats. Moi, je pense que ça agit sur les résultats et même s'il y a un écart, peut-être que l'écart serait plus grand en fait.

Bon euh le fait de si vous considérez que les sondages ne font pas le résultat, alors pourquoi les faire ? Pourquoi les faire ? Quel intérêt il y a de dire que voilà à tel moment euh tel candidat ou telle personnalité euh a plus de poids dans l'opinion qu'une autre ?

C'est quoi c'est quoi l'enjeu en fait ? Euh et ça, j'aimerais bien avoir une explication. Ensuite, comment comme c'est vous qui faites les commandes, il faut demander à au sendeur les raisons pour lesquelles euh ils sont aussi peu performants puisque l'idée c'est quand même de la question, elle est toujours par rapport à une échéance électorale.

C'est jamais comme ça si les élections avaient lieu aujourd'hui. Euh les les gens sont quand même positionnés à un moment donné, plus on se rapproche du temps électoral et de l'échéance électorale, plus le sondage voilà influe à mon avis. Donc est-ce que à votre comme c'est vous qui faites les commandes, est-ce que vous demandez aussi euh ben au sendeur de vu les écarts qui a pu y avoir à un certain moment donné sur un certain nombre d'échlectorales, quel est le bilan qu'ils font ?

Quelles sont les explications qui donnent pour ces écarts là pour pour qu'on arrive à des écarts aussi importants. Le regard aussi du client sur la qualité du produit d'une certaine manière. Très bien.

Merci chers collègues. Monsieur Boder. Alors il y a il y a beaucoup de de questions mais mais monsieur le député, je voudrais simplement dire que nous il y a pas d'intérêt c'està-dire que effectivement vous vous intéressez au sondage mais les sondages sont l'un des éléments.

Ce n'est pas l'élément principal de l'information. Et euh je m'inscris en faux avec ce que vous avez dit, monsieur le rapporteur. C'està-dire euh les sondages coûtent effectivement ce qu'il coûte.

C'est un des éléments de l'information, mais ce n'est pas l'élément principal de de l'information. L'exemple que vous avez pris, s'il y a pas euh, comment dire s'il n'y a pas la prise de parole de monsieur Retaillot, de monsieur le ministre de l'intérieur, comment voulez-vous qu'on pose la question si le ministre n'a pas c'estàd c'est une question qui se pose après que le ministre se souhaite exprimé. Euh ce sont des questions qui arrivent après une actualité.

Donc nous on ne on n'est pas là et d'ailleurs elle nous c'est la raison pour laquelle ils nous sont proposés par les institutes de sondage qui eux-mêmes regardent l'actualité disent "Bon bah ça ce sont des questions d'actualité. Voilà les les questions qu'on peut poser dans l'actualité. Nous on n' pas d'intérêt en fait dans les sondages.

C'est l'un des éléments. Euh j'ai pas d'intérêt dans un reportage, j'ai pas d'intérêt dans une infographie. J'ai pas d'intérêt dans un papier plateau.

Je n'ai pas d'intérêt, je suis pas là par intérêt. Mon métier c'est de fabriquer de l'information. et de donner la meilleure information aux téléspectateurs.

Donc je n'ai pas d'intérêt. Euh euh les sondage encore une fois je je pense ne font pas l'élection. Ils sont peut-être l'un des éléments du débat.

Euh les chaînes info ou en tout les chaînes info ne font pas l'élection. Peut-être qu'elles font partie du débat. La presse ne fait pas l'élection.

Ce qui fait l'élection c'est le peuple souverain. Monsieur le député. ce n'est pas le sondage.

Donc quand un sondage on le diffuse pas, on le diffuse pas parce qu'il est devenu obsolète, il est sorti de l'actualité. Ça arrive pour des sondages, ça arrive pour des PAD et nous sommes nombreux ici à savoir combien de PAD nous mettons à la poubelle puisque en fait le temps de fabrication est trop est trop lent ou le temps de l'actu a été plus rapide. Donc il y a des sujets qu'on trape comme on dit dans dans notre jargon.

On trape des sujets, on trape des thèmes, on trappe plein d'éléments mais toute la journée, vous n'avez pas idée du comment dire entre guillemets déchet euh tous les éléments qu'on fabrique et qu'onutilise pas parce qu'on est parce qu'on est parce qu'on est dépassé. sur sur une matinale, vous avez normalement une bonne matinale info, vous préparez 100 % qui est quasiment euh enfin 80 % des éléments et puis vous laissez la possibilité de de renouveler en fonction de vous préparez la veille au soir. C'estàd jusqu'à 1h du matin.

Il y a des gens qui depuis le matin travaillent toute la journée, le soir, la nuit et à 1h du matin, les éléments sont prêts pour la matinale et puis en fonction de ce qui se passe à l'autre bout du monde, on renouvelle une partie des éléments. Donc ça veut dire que on a prévu 100 % des éléments prévus pour 100 % de la tranche. Il y en a déjà une partie bah l'actu fait que il y en a une partie qui est obsolète ou en tout cas il y a une actualité plus importante qui vient la remplacer.

Donc on fabrique des nouveaux éléments, on en met une partie de côté et parfois c'est 100 % de notre production qui est mise entre guillemets à la poubelle. C'est pas la poubelle mais qui qui est jetée qui n'est pas utilisée. Et c'est pas une question de sondage, c'est l'intégralité des éléments d'information liés à une actualité.

Voyez ? Donc vous dites quel est l'intérêt ? Moi, j'ai pas d'intérêt.

Moi, je fais un boulot de journaliste. Donc, j'informe les gens en fonction de l'actualité et l'actualité, elle m'est donnée. Voilà, j'espère avoir répondu à votre question, monsieur le rapporteur.

Oui, je suis je on regret de vous dire que je pense que vous avez menti parce que vous dites, on ne pose une question par sondage que si la question par exemple, vous dites sur le sur la question du voile, c'est monsieur Retaillot qui amène le sujet. Bon, c'est pas tout à fait exact dans le sens où parfois c'est ça peut être des chaînes ou des journaux qui essayent d'amener le sujet. On a les habituels trucs de l'été sur les tenues vestimentaires, des gens qui vont à la plage et tout ça qui est un sujet sans doute d'ampleur et majeur dans la société comme la question du voile dans le sport qui concerne je crois 0,07 % des des personnes qui sont licenciées.

Donc on voit que c'est un sujet majeur dans la société qui nécessite un temps d'antenne assez considérable mais il se trouve que vous avez fait un sondage il y a pas très très longtemps. Donc sondage CSA pour Europe le journal du dimanche sur la question des statistiques ethniques. Alors là, je dois dire que tous les articles que je vois sur le sujet c'est un débat qui revient régulièrement.

Ouais, c'est un débat qui revient régulièrement. Donc vous nous avez dit on ne fait pas de sondage si jamais il y a pas un fait qui exige d'avoir d'avoir une nécessité de faire un sondage. Là j' dire c'est un débat qui revient régulièrement.

Et d'ailleurs, qui c'est qui pose régulièrement la question à part les journaux qui au final font le sondage qui permet de dire que il y a effectivement un sujet. Vous voyez, c'est ça que je veux dire quand je parle de fabrication de l'information. Là, littéralement, c'est de l'information qui est fabriquée.

Ça n'est pas une question qui est majoritairement posée dans la société. C'est une question qui est une question qui est essentiellement posée par des chercheurs. Chercheurs qui ne sont par ailleurs assez rarement cités euh sur la chaîne parce que en l'occurrence c'est des chercheurs qui vont pas tout à fait dans le sens de la ligne éditoriale qui est celle de de ces news sur le sujet de ces statistiques notamment qui permettent d'objectiver le fait qu'il y a des discriminations qui existent dans la société qui sont des discriminations raciales, religieuses, qui sont des discriminations en raison de la couleur de peau, de l'origine des personnes.

Ça pour le coup, c'est sur ce sujet là que des chercheurs peuvent demander le sujet. Mais la question est retournée d'une manière qui est une question de fabrication de l'information pour essayer et c'est euh je veux dire scientifiquement faux pour essayer de lier la question de l'insécurité avec la question de l'immigration. Là, c'est littéralement de la fabrication de l'information qui est faite.

Monsieur Bauder, alors je comment dire ? Je vais je vais pas rebondir sur vos conclusions ou euh Oui, oui. Enfin, je excusez-moi, je suis pas scientifique, je suis journaliste, hein.

C'est déjà beaucoup. Enfin, c'est c'est ma limite. Euh donc, en fait, les questions ne sont pas effectivement elles sont la plupart du temps basé sur une actualité et vous l'avez dit vous-même, la question des statistiques ethniques est une question qui se pose euh au long cours dans le débat public. justement quand euh euh peut-être une population est attaquée euh ou en tout cas euh des choses sont dites, on pourrait vouloir avoir des statistiques des statistiques ethniques justement ce serait c'est-àdire cette question n'est pas une question forcément orientée, c'est une question factuelle.

Est-ce que vous avez envie d'avoir des statistiques ethniques pour savoir ce qui se passe sur ce sur ce sujet-là pour avoir des éléments d'information ? Donc j'ai j'aimerais aussi rappeler parfois il y a effectivement de l'actualité, parfois il y en a l'actualité est plus comment dire il nous revient de comment dire de oui de de nous adapter. Donc je me souviens pas spécifiquement du contexte de cette de cette question là, mais effectivement cette question là a été posée.

Il doit y avoir une raison euh liée à l'actualité peu ou prou qui peut-être nous aura échappé, qui effectivement peut avoir été peut-être discuté, peut-être même contesté peut-être et c'est votre droit et on peut effectivement revenir mais euh je comment dire vous avez trouvé cette question. C'est vrai que nos questions, bah parfois sont des questions liées à des questionnements que nous posons à ces news et que d'autres ne posent pas ou pos moins et voilà. Et on se dit tiens bah là on va pouvoir poser cette question là, les autres ne l'ont pas posé, on se positionne mais on se positionne éditorialement.

En l'occurrence sur ce sujet spécifique hors du des médias du groupe dont fait partie C news, c'estàdire hors JDD Europain CS, personne n'a traité cette question là. C'estàd c'est vraiment un truc qui a été un sujet d'actualité sans doute majeur mais pour une seule série de médias qui se trouvent être dans le même groupe. Donc là moi j'y vois une forme de fabrication de l'information et je dois dire que la manière dont vous avez répondu en disant il y a des questionnements qui posent questions me semble être assez fortement de la fabrication de l'information.

Je bien monsieur le rapporteur pour essayer de tenir dans le créneau horaire. Est-ce que vous avez une ou deux dernières questions ? J'aurais une dernière question.

Al je suis désolé, c'est c'est pas une forme de d'acharnement contre vous, mais j'ai une dernière question peut-être spécifique sur la question des violences faites au au aux enfants et aux adolescents puisque en l'occurrence sur votre chaîne de télévision, vous embauchez une personne qui a été condamnée et condamnée en appel pour des faits de corruption de mineur. J'aimerais savoir si vous considérez qu'il est normal, légitime de donner de l'audience à cette personne sur votre chaîne de télévision. Alors, je vais vous répondre.

Je pense que le groupe a déjà répondu de nombreuses fois. Il me semble que Jean-Marc Morandini c'est c'est pourvu en cassation. Et donc, je vais laisser Christophe Ro faire la réponse juridique parce que c'est une question juridique que vous posez et nous répondons de façon juridique sur la commission dont vous avez que vous avez évoqué.

C'est une commission que nous suivons et pas plus tard que ce matin, nous avons diffusé un reportage, un point d'étape sur cette commission qui est présidée par le la députée Schilbout et pardon par le le député Vanier et madame Schilbout. Non mais je c'était moi c'était sur la personne est-ce que monsieur Ro voulait compléter la réponse de monsieur ? Non.

Je crois qu' la réponse a été faite et la réponse a été faite par le groupe. Il y a une présomption d'innocence et des recours sont en cours. On prendra une décision en fonction de l'issue à l'issue de ces recours.

Monsieur le rapporteur. D'accord. Euh alors en l'occurrence il y a une condamnation hein.

C'est en général quand il y a condamnation il y a condamnation donc la présomption d'innocence tombe en l'occurrence. Juste comment vous entendez faire respecter l'interdiction d'exercice de profession contact des mineurs qui est associé à cette décision de justice puisque par exemple il peut y avoir des stagiaires de 3e ou des stagiaires de de collège ou de lycée qui participent parfois à aux chaînes de télévision. Est-ce que vous faites attention au fait que monsieur Morandini ne soit pas au contact de personnes mineures ?

Alors, on s'éloigne un peu de l'organisation des élections. Monsieur Boder, est-ce que vous voulez répondre ? Non, j'ai pas de réponse à apporter à monsieur le rapporteur en sur cette question sur cette questionlà.

à part que Jean-Marc Morandini produit son émission euh son émission est produite par une société de production euh à l'extérieur des locaux de C News et que la diffusion se fait en direct euh tous les jours. Pour le reste, je ne suis pas euh alors je fais respecter c'està dire je ne je fais respecter la loi, mais je ne sais pas si c'est à moi là pour le coup ça ça dépasse ma compétence de directeur de l'information. Je vais laisser la parole je vais laisser la parole à Christophe.

Euh je pense qu'effectivement on est assez loin de l'objet de la commission mais évidemment qu'on on respecte la loi, on fait respecter la loi, on fait attention à la sécurité de de l'ensemble des salariés du groupe et des personnes qui peuvent travailler dans dans le groupe. Donc voilà, on on est vigilant à tout ça bien évidemment. Merci.

Euh l'ultime question du député Castor. Oui, tout voilà. Ben moi, je suis député de Guyen.

Je voulais vous alerter sur un sujet, c'est-à-dire donc bien sûr la visibilité de nos de nos pays hein, sur vos chaînes puisque vos chaînes arrivent jusqu'à chez nous. Euh j'ai pas les éléments euh en matière donc de de suivi qu'on va l'udètre, c'est ça le nombre de personnes qui qui vous suivent chez nous. Mais ce qu'il y a de certain, c'est que dans dans cette commission qui qui essaie de de faire avancer, évoluer le cadre, tous les dispositifs en matière de préparation des élections, nous on a un problème entre autres en dehors de la visibilité de nos territoires, c'est le fait que vos chaînes qui tournent en boucle quand il y a des élections euh parlent des élections au moment où les élections ont lieu ici dans l'hexagone.

En l'occurrence chez moi, nous nous votons le samedi. Donc en permanence, vous dites les élections auront lieu dimanche. Donc comment vous allez corriger ça ?

Parce queen fait soit vous n'émettez pas chez nous, mais si vous émettez de façon permanente, il faut quand même rappeler de façon régulière que les élections en fonction de là où le territoire se situe euh ont lieu de samedi par exemple. Et c'est pas le cas uniquement pour les territoires d'utre mer puisque les personnes qui votent à l'étranger ont le même souci. Donc est-ce que vous pouvez nous dire comment vous allez corriger ça parce que c'est un vrai problème et nous nous avons des taux d'abstention qui sont extrêmement importants.

En Guyan c'est de l'ordre de 70 % 75 % parfois. Merci monsieur Namias. Alors c'est une remarque à prendre évidemment en compte.

Petite précision là-dessus en fait quand il y a des scrutins. Donc effectivement avec les résultats le le dimanche à 20h. En général, ce qui est ce qui est ce qui est ce qui est fait, je le vois sur toutes les chaînes, en tout cas moi pour celles que j'ai eu à diriger, c'est que le le samedi euh tout au long de la journée, on diffuse des images des différents bureaux de vote qui sont déjà ouverts en Outreem et à l'étranger pour dire que les opérations de vote sont ouvertes, mais qu'on est tenu évidemment à ne pas aborder en aucune manière la campagne nationale.

Hm. Bah la campagne, elle est nationale. Donc à partir du moment où on évoque la campagne, c'est un fait national.

Après après ce qu'on a là où je vous répondais précisément, c'est que le le jour du vote, donc en espèce souvent la veille du dimanche pour certains territoires en Outre mer ou à l'étranger, on a à cœur de diffuser des images des opérations de vote qui montrent bien que les bureaux sont ouverts. Voilà. Euh mais en rangche, la campagne, elle est nationale et qu'elle soit euh en Guyane, n'importe quel territoire d'Outrem ou dans l'hexagone, la campagne est est la même pour tous.

C'est une remarque donc à prendre en compte. Merci. Est-ce qu'il y a là-dessus ?

Je vous en prie madame. Très rapidement sur la visibilité des outresem sur les antennes. Bah déjà nous on émit directement dans les neuf territoires ultramarins par le biais de nos chaînes premières qui sont à la fois des radios, des télés et un portail numérique.

On est souvent d'ailleurs l'offre d'information locale de référence dans ces dans ces territoires là. Au-delà de ça, la suite de l'arrêt de France Ha il y a quelques temps déjà un comité enfin un pacte Outremè avec 25 engagements ont été pris par France Télévision dont il est rendu compte chaque année au travers d'un comité de suivi du pact Outremire au sein duquel sont représentés des représentants du parlement notamment Assemblée nationale et Sénat et notamment des élus des élus ultramarins. Aujourd'hui, l'arrêt de France Haut pour nous a eu un impact finalement plutôt favorable sur la visibilité des outresemers sur nos antennes dans la mesure où on considère que grâce à nos offres sur France 2, France 3, France 4 et France 5, on arrive à peu près à plusieurs centaines de primes outreem en comptant en comptant Culture Box.

On arrive à toucher à peu près 50 millions de téléspectateurs chaque année avec une offre ultramarine sur les antennes de France Télévision. On arrive euh en matière d'offre d'information à redynamiser aussi le genre avec un un magazine mais je laisserai peut-être Alexandre Cara compléter qu'on a lancé récemment qui s'appelle C'est pas si loin et qui nous permet aussi de faire la jonction entre la notion d'information et la notion de visibilité des outresemes sur sur les antennes nationales. Je vais juste ajouter une chose.

Il y a tous les jours sur France info un journal Outreem qui est diffusé à 21h30 et où l'actualité Guyanaise est très largement couverte. Merci monsieur le rapporteur, vous n'avez plus d'autres questions. Il me reste à vous remercier.

Il est midi pile, on a tenu cet engagement. Merci pour cette pour votre présence, cette longue audition. Je pense qu'il aura éclairé les travaux de la commission.

Nous poursuivrons nos travaux notamment sur le volet un peu évoqué lors de cette audition que sont les les réseaux sociaux et autres sources d'information qui nous semblent particulièrement intéressant qu'on puis regarder de près pour la bonne tenue de l'organisation de nos élections en France. Merci à toutes et à tous. M.