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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 15 janvier 2026 8 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Jean-Philippe Tanguy : "Le budget est une catastrophe !" (TF1)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous soutenez ces décisions destinées à afficher une forme d'approbation française pour la position danoise et groenlandaise face aux États-Unis ?

  • 1:15OuverteRéponse partielle

    Quel sentiment vous inspire, vous, Donald Trump, aujourd'hui ? Il y a une forme de peur, d'inquiétude ?

  • 2:14RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez une intervention américaine en Iran ? Ou est-ce que vous considérez que c'est la souveraineté iranienne, on ne fait rien ?

  • 3:22RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous ne reconnaissez pas, malgré tout, d'avoir été visionnaire sur la question des armées ?

  • 4:41OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous leur répondez ? La France n'a pas besoin d'atterrir sur un budget, là, maintenant ?

  • 6:25RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il y aura un 49-3 ? Est-ce qu'il y aura des ordonnances ? Dans ces deux cas-là, ça entraînerait automatiquement le dépôt d'une motion de censure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « Il est évident qu'il faut défendre la souveraineté nationale du Danemark et d'un de nos alliés, un de nos plus anciens alliés, le Danemark, plus constant. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Mon position c'est de condamner les velléités de Donald Trump de s'emparer du Groenland. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « Évidemment, nous défendons la France, la souveraineté française, la souveraineté nationale sur l'ensemble des dossiers. »
  • 1:08Invité politiqueFait
    « ce qui a été réussi pour le moment, c'est la souveraineté du peuple groenlandais puisqu'on a bien vu que les décisions des représentants des groenlandais eux-mêmes, c'était de rester dans leur unité, leur union avec le Danemark. »
  • 1:30Invité politiqueFait
    « Il a été élu président des États-Unis. »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « Au lieu de se moquer de lui, de ricaner, il fallait le prendre au sérieux et se préparer à ce que la France doive défendre ses propres principes et ses propres intérêts. »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « Non, mais excusez-moi, le fait de massacrer son peuple, ce n'est pas un droit souverain d'un État. »
  • 2:52Invité politiqueFait
    « Il faut agir sur le régime iranien. »
  • 3:15Invité politiqueFait
    « Mais intervenir pour renverser un régime, ça n'a jamais eu la conséquence que l'on voulait que ça ait, y compris pour des raisons humanitaires. »
  • 3:48Invité politiqueFait
    « C'est Marine Le Pen qui avait eu cette vision. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « C'est de se disputer avec le chef d'état-major de l'époque, M. de Villiers, qui l'a, comment dire, limogé devant la France entière, parce que le général de Villiers, le chef d'état-major de l'époque, voulait plus de moyens pour les armées. »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « Oui, ce n'est pas que ça ne compte pas, M. Géinde. Excusez-moi, c'est que vous réécrivez l'histoire en faveur d'Emmanuel Macron. »
  • 5:44Invité politiqueChiffre
    « Et là-dedans, l'augmentation du budget des armées est malheureusement anecdotique par rapport à la gabgie générale. »
  • 5:51Invité politiqueChiffre
    « L'augmentation du budget de l'armée, c'est 7 milliards de mémoire. Oui, c'est ça. L'augmentation de toutes les dépenses, n'importe quoi, c'est 28 milliards. »
  • 6:08Invité politiqueChiffre
    « sur un déficit qui, en trois mois, est passé de 4,7% à 5,6% dans leur propre prévision. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy62 %
  • Présentateur34 %
  • Locuteur non identifié4 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour M. Clarendon. Le chef de l'État a réuni ce matin à 8h un conseil de défense sur l'Iran et le Groenland à l'Élysée. On a aussi appris hier soir que de premiers militaires français sont en chemin pour le Groenland. D'autres vont suivre dans le cadre d'exercices avec des nations européennes. La France va aussi ouvrir un consulat sur place le 6 février. Est-ce que vous soutenez ces décisions destinées à afficher une forme d'approbation française pour la position danoise et groenlandaise face aux États-Unis ?

0:28
Jean-Philippe Tanguy

Il est évident qu'il faut défendre la souveraineté nationale du Danemark et d'un de nos alliés, un de nos plus anciens alliés, le Danemark, plus constant. Voilà, donc ce serait aussi bien parce que l'ordre des voeux ne l'a pas fait que le président de la République parfois parle aux Français directement et leur explique la position de la France sur l'ensemble des dossiers. Mon position c'est de condamner les velléités de Donald Trump de s'emparer du Groenland. Évidemment, nous défendons la France, la souveraineté française, la souveraineté nationale sur l'ensemble des dossiers.

Donc évidemment, pour un allié comme le Danemark, il faut défendre la souveraineté de son peuple et aussi, quand même ce qui a été réussi pour le moment, c'est la souveraineté du peuple groenlandais puisqu'on a bien vu que les décisions des représentants des groenlandais eux-mêmes, c'était de rester dans leur unité, leur union avec le Danemark.

1:15
Présentateur

Quel sentiment vous inspire, vous, Donald Trump, aujourd'hui ? Il y a une forme de peur, d'inquiétude ? Quel serait le bon qualificatif ?

1:21
Jean-Philippe Tanguy

Non, moi je suis très énervé contre les dirigeants français, avant et après. Ah, je parle de Trump, vous me parlez des dirigeants français ? Mais oui, parce que je n'ai pas à parler, si vous voulez, de Donald Trump pour une raison simple. Il a été élu président des États-Unis. Alors, je sais qu'il y a une part de la population française et en particulier des élites françaises qui pensent qu'elles sont sous l'empire des États-Unis, qui s'intéressent plus à ce qui se passe à New York qu'en Picardie. Mais ce n'est pas notre président de la République.

1:43
Locuteur non identifié

Oui, mais on parle de ses politiques internationales, on ne parle pas de ce qu'il fait forcément.

1:46
Jean-Philippe Tanguy

Qu'est-ce qu'il avait dit, M. Trump, pendant ses trois campagnes qui défendraient les États-Unis ? Bon, eh bien il fallait le prendre au sérieux. Au lieu de se moquer de lui, de ricaner, il fallait le prendre au sérieux et se préparer à ce que la France doive défendre ses propres principes et ses propres intérêts. Mais c'est en cire, parce que vous savez, moi je suis rentré en politique sur le dossier Alstom. Le dossier Alstom, c'est quoi ? C'est le pillage, avec la complicité du gouvernement américain, des intérêts français. On vous reconnaît une constance en termes de souveraineté. Sauf qu'à l'époque, comme c'était des régions démocrates, tout le monde trouvait ça formidable.

2:14
Présentateur

Permettez-moi juste une question quand même sur Donald Trump. Il a eu également des mots sur l'Iran. Je rappelle, contestation en cours, répression dans le sang, au moins 3000 morts, et c'est un minimum d'après une ONG. Le président américain affirme que les tueries ont pris fin, peut-être provisoirement, mais laisse planer la menace d'une intervention américaine. Est-ce que vous, vous souhaitez une intervention américaine en Iran ? Ou est-ce que vous considérez, c'est la souveraineté iranienne, on ne fait rien, on laisse le régime iranien réprimer sa population ? Là, ce n'est pas une question de souveraineté.

2:44
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais excusez-moi, le fait de massacrer son peuple, ce n'est pas un droit souverain d'un État. Donc est-ce qu'il faut une intervention américaine ou occidentale ou française ? Il faut agir sur le régime iranien. Comment ? Il faut renforcer, d'ailleurs, elles ont été reprises, l'ensemble des sanctions économiques, des sanctions personnelles contre les dirigeants, faire tout ce qui est possible pour que le peuple iranien reprenne son destin. Mais intervenir pour renverser un régime, ça n'a jamais eu la conséquence que l'on voulait que ça ait, y compris pour des raisons humanitaires. Donc, sanctions économiques, oui, interventions militaires, non.

Toutes les sanctions possibles qui permettent au peuple iranien de se libérer de cette tyrannie.

3:22
Présentateur

Vous étiez très sévère il y a quelques instants avec les dirigeants français. Aujourd'hui, le président de la République présente ses vœux aux armées. Est-ce que vous ne le reconnaissez pas, malgré tout, d'avoir été visionnaire sur la question des armées ? Il a été l'un des premiers dans la classe politique que vous combattez, il y a quelques années, à dire qu'il faut augmenter le budget des armées. Il a initié une augmentation du budget, la loi de programmation militaire. Est-ce qu'il n'avait pas raison ? Est-ce que vous ne le reconnaissez pas ? Un bon point, au moins là-dessus ? Non, pas du tout.

3:48
Jean-Philippe Tanguy

C'est Marine Le Pen qui avait eu cette vision. Je vous rappelle que le premier acte de M. Macron... Il l'a fait. Non, non. C'est de se disputer avec le chef d'état-major de l'époque, M. de Villiers, qui l'a, comment dire, limogé devant la France entière, parce que le général de Villiers, le chef d'état-major de l'époque, voulait plus de moyens pour les armées. Donc, les milliards qui ont été rajoutés depuis, ça ne compte pas. Oui, ce n'est pas que ça ne compte pas, M. Géinde. Excusez-moi, c'est que vous réécrivez l'histoire en faveur d'Emmanuel Macron. Donc, Emmanuel Macron s'est trompé lors de son débat. Non, il faut lui reconnaître un bon point.

Il y a une réalité, Jean-Luc Tanguy, le budget des armées a augmenté sous Emmanuel Macron. Oui, avec le soutien constant du Rassemblement National, mais dans le programme qu'avait présenté Marine Le Pen sur ce suivi-là en 2017, contre Emmanuel Macron, qui expliquait à l'époque que Marine Le Pen avait tort. Donc, s'il reconnaît une erreur, tant mieux. Mais excusez-moi, je ne vais quand même pas donner à mon principal adversaire le point qu'il faut donner à Marine Le Pen.

4:37
Présentateur

Il se trouve qu'il n'y a toujours pas de budget pour l'année 2026. Les discussions continuent au Parlement. Vous êtes bien concerné comme député. Hier, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, rappelait, sans budget 2026, et c'est près de 7 milliards d'augmentation du budget prévu pour nos armées, se sont dit-elles, je la cite, des retards dans les équipements, l'affaiblissement de notre préparation opérationnelle, des menaces sur l'emploi industriel, ce qu'il y a des industriels naturellement qui produisent pour l'armée. Je voudrais également vous faire entendre ce que disait Gabriel Attal, l'ancien Premier ministre, c'était hier soir sur LCI.

5:05
Locuteur non identifié

À un moment, il va falloir qu'on ait un budget. On est déjà à la mi-janvier. Vous avez vu tout ce dont on a parlé sur ce qui se passe dans le monde. Évidemment qu'il faut avancer d'une manière ou d'une autre. Même par désondance, c'est possible ? Moi, mon souhait, c'est ce que j'ai défendu, c'est ce que j'ai porté, c'est qu'on arrive à trouver un accord. On arrive à pouvoir voter sur un budget.

5:22
Présentateur

Qu'est-ce que vous leur répondez ? La France n'a pas besoin d'atterrir sur un budget, là, maintenant ?

5:26
Jean-Philippe Tanguy

Je répondrai à M. Attal, qui n'a déjà que fait revenir ses députés, parce qu'hier, le groupe Assemblée nationale était plus présent que les trois autres groupes entiers de la majorité. Donc, ces gens qui font des leçons au monde entier, qui parlent de la gravité de la situation internationale, ils ne sont même pas capables de venir siéger à l'Assemblée nationale pour voter leur propre budget, qui est une catastrophe. Et là-dedans, l'augmentation du budget des armées est malheureusement anecdotique par rapport à la gabgie générale. L'augmentation du budget de l'armée, c'est 7 milliards de mémoire. Oui, c'est ça. L'augmentation de toutes les dépenses, n'importe quoi, c'est 28 milliards.

Vous voyez bien que tout ça, c'est n'importe quoi qu'ils utilisent. Et c'est grave, d'ailleurs, la situation internationale pour faire du chantage sur 20 milliards d'impôts, sur une gabgie générale, sur un déficit qui, en trois mois, est passé de 4,7% à 5,6% dans leur propre prévision. Donc, ces gens ne sont pas sérieux. Et moi, j'invite vraiment ceux qui nous regardent à avoir un esprit de résistance face à ce chantage permanent entre les impôts, la dette, la ruine et la gravité de la situation internationale.

6:25
Présentateur

Vous avez noté, Jean-Philippe Tanguy, qu'en effet, en l'État, il n'y a pas de majorité pour voter le budget. On a toujours une interrogation sur la manière dont ça va pouvoir se passer. Est-ce qu'il y aura un 49-3 ? Est-ce qu'il y aura des ordonnances ? Est-ce qu'il y a une autre manière de faire adopter le budget sans vote ? Dans ces deux cas-là, ça entraînerait automatiquement le dépôt d'une motion de censure par le Rassemblement National ou le vote d'une motion de censure déposée par la gauche ?

6:46
Jean-Philippe Tanguy

Il n'y a jamais rien d'automatique. En fait, c'est qu'est-ce qui se passerait ? Donc, si c'est un budget qui augmente les impôts, qui augmente la dette, qui augmente le déficit, qui augmente les dépenses de la gabegie, je ne vois pas comment on ne pourrait pas s'y opposer frontalement. Et c'est Marine Le Pen qui décidera, avec Jordan Mardella.

7:02
Présentateur

Un dernier mot, justement, sur Marine Le Pen, ouverture de son procès en appel cette semaine. Elle a affirmé qu'elle n'avait pas eu le sentiment d'avoir commis le moindre délit dans l'affaire des assistants parlementaires européens de l'ex-Front national. Éclair, et nous, on n'a toujours pas compris. Il y a un changement de stratégie de Marine Le Pen dans ce procès par rapport au premier ou pas ?

7:17
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais je pense qu'il faut surtout respecter la tenue de ce procès et arrêter de vouloir faire le procès ailleurs. Il y a une audience, il y a un tribunal, il y a des juges qui entend de Marine Le Pen et qui se défend avec les autres coprévenus et leurs avocats. Et il n'y a pas à rejouer en permanence le procès ailleurs.