Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewINA Actu· 12 juillet 2012 71 min

20 heures le journal : [émission du 10 mars 2003]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Dominique de Villepin en Afrique, une tournée claire pour tenter de raller la Guinée, le Cameroun et l'Angola au camp de la paix et puis l'événement de ce lundi, l'intervention en direct dans une demi-heure de Jacques Chirac qui devrait préciser s'il se rendra personnellement à l'ONU. Les tractations diplomatiques vont donc bon train en Grande-Bretagne teniblaire n'a plus d'autre choix que de convaincre de voter oui au projet de résolution face à la fronte des députés et de son opinion publique. La grève des dockers dans cinq pays européens.

Violents affrontements devant le Parlement de Strasbourg. 3000 manifestants ont fait le coup de point. Les forces entiers meutes ont dû intervenir.

Selon une enquête d'autojournal. Les arnaques sur le kilométrage des voitures se multiplient. Attention donc au fraudeur, même les compteurs électroniques sont maquillés.

Voilà, monsieur bonsoir. La diplomatie est entrée dans une phase d'accélération et la France en première ligne est décidée à tout faire pour empêcher la guerre. Chaque voix compte après les tractations téléphoniques qui se sont déroulées ce weekend, Dominique de Villepin a quitté Paris dès hier soir pour l'Afrique et tente d'obtenir l'adhésion de ces trois pays, l'Angola, le Cameroun et la Guinée, membre du Conseil de sécurité et qui reste indécis.

Hervékerier. Dès l'aube, Dominique de Villepin entame son marathon africain. Première étape, l'Angola.

Il a le président Dos Santos. Un président qui apparemment juge la guerre inévitable et qui rejette toute pression extérieure avant le vote à l'ONU. Mais la mission du ministre français est d'essayer.

J'ai voulu de la part du président de la République Jacques Chirac présenter la position de la France et maintenir la concertation très étroite entre nos deux pays depuis de longs mois sur cette question. Deuxème étape en fin de matinée, le Cameroun à Yaoundé. Dominique de Villepin se fait une nouvelle fois l'apôtre de la paix.

Il rencontre le président Paul Baia qui ne fera aucun commentaire après l'entrevue. 3è et dernière étape cet après-midi, la Guinée. Dominique de Villepin rencontre le président Land Salacté à Conakri.

Chassé croisé diplomatique au même moment à Washington. Le ministre guinéen des affaires étrangères s'entretient avec l'américain Colin Powell. Euh la Guinée comme tous les autres membres du conseil est en train justement de réfléchir de de d'étudier attentivement cette proposition.

Les Américains continuent donc eux aussi le forcing diplomatique et n'ont pas l'intention de laisser les pays africains se faire séduire par la France. L'incertitude est donc à son comble et aucun scénario n'est à écarter. Il reste en effet beaucoup d'incertitude concernant notamment la date de la prochaine réunion du conseil de sécurité.

On parlait de mardi, probablement rien ne se fera avant le milieu de la semaine. En revanche, le camp du Nom affirme dès aujourd'hui sa détermination. Le chancelier Gerard Schredder se rendra en personne à l'ONU et la Russie affirme qu'elle s'opposera à une nouvelle résolution.

Et puis en toute fin de soirée, on a appris que le Pakistan s'abstiendrait à l'ONU. Rien n'est encore officiel mais cette annonce constituerait un fait majeur puisque ce pays allié aux États-Unis faisait partie des six indécis membres du Conseil de sécurité. Jean-Marcillous.

La Russie, sans dégainer explicitement le mot vetu, elle durcit encore son niet au projet de résolution anglo-américaine en faveur d'un ultimatum à l'Irak. Nous pensons, dit Igor Ivanov, le ministre des affaires étrangères, qu'il est difficilement souhaitable de présenter cette résolution au Conseil de sécurité. Si c'est le cas, la Russie votera contre.

Et à Bagdad, Genadi, président du Parlement russe, est venu répéter le message à un Saddam Hussein qui demande au Conseil de sécurité de refuser aux Américains un feu vert pour la guerre. L'Allemagne aussi rappelle son hostilité à une résolution ultimatum et le chancelier Schredder explique qu'en cas de vote, il retiendrait la suggestion de Jacques Chira qui se rendrait lui-même à New York. Les Nations- Unies, leur secrétaire général Kofian, lance un appel à l'unité du Conseil de sécurité face à la menace, mais soulligne que toute intervention décidée en dehors de son autorité manquerait sérieusement de légitimité.

Dans un instant, bien sûr, nous évoquerons la course de vitesse entreprise prise par les États-Unis et la Grande-Bretagne pour obtenir le plus large ralliment à la résolution qu'il présente. Et nous serons en direct avec nos correspondants à Londres et à Washington. Mais d'abord, les préparatifs militaires qui s'accélèrent chaque jour dans la région du Golfe.

En mer, plus de 120 bâtiments de guerre sont en alerte. Une flotte amirale composée notamment de trois portesavions dans l'USS Abraham Lincoln. Au Coette, les forces américaines et britanniques déchargent à plein régime le matériel qui servira aux 150000 militaires sur place.

Plusieurs bases secrètes ont été installées dans le désert. Un dispositif parfaitement rodé. Reportage de nos envoyés spéciaux Claude Sampè, Patrick Desmulier.

En plein désert du Kouit, l'armée américaine poursuit ses préparatifs en vue d'une offensive. En général, elle préfère rester discrète sur son dispositif de renseignement. Aujourd'hui, pour la première fois, elle montre un loisir à la presse ses avions espions, les célèbres drones qui ont fait leur preuve l'année passée en Afghanistan.

Des avions sans pilote équipés de caméras ultra modernes. Avec cet appareil, on peut avoir un œil en permanence sur l'Irak, nous dit ce commandant. Les informations sont reçues directement par le centre de commandement et de là, une décision peut être prise très vite pour détruire un site d'armement, par exemple.

Cet avion nous donne la possibilité d'agir par surprise. Sur cette base dont nous ne pouvons révéler l'emplacement, on découvre un peu plus loin l'impressionnante Armada des hélicoptères américains. Une nouvelle fois, la presse est autorisée à filmer ce déploiement de force.

À quelques jours de la fin de l'ultimatum anglo-américain, la guerre se joue pour le moment à travers les images et les soldats devant la caméra tiennent toujours le même discours. Nous sommes là pour faire le boulot, qu'on le veuille ou non. Moi, j'ai vraiment hâte que cela se termine pour que je puisse rentrer à la maison et retrouver une vie normale.

Certains ont déjà passé plusieurs mois dans le désert. Tous maintenant espèrent être rapidement fixés sur leur avenir. Revenant sur le terrain diplomatique, c'est là que tout se joue et se jouera dans les jours qui viennent.

Étienne Lénard, vous êtes à Washington. Comment la Maison Blanche a-t-elle reçu l'annonce du vetusse qui pourrait mettre un terme à tout espoir d'obtenir une résolution ? Oui, par la voix du porte-parole de la Maison Blanche, Lécher, George Bouche a fait savoir il y a à peine une demi-heure qu'il serait extrêmement déçu si la Russie s'opposait effectivement à la 2e résolution américano-anglaise.

Ce serait une occasion manquée pour les Russes, a dit à Flécher de prendre une décision morale importante pour défendre la liberté. Le président américain a passé une partie de la matinée au téléphone, lui aussi engagé dans cette chasse au vote un peu surréaliste qui a lieu donc depuis plusieurs jours maintenant. Euh le président américain ne se rendra pas aux Nations- Unies, quelle que soit la décision du président Chirak ou du chancelier Sreeder.

Les Américains ne voient pas l'utilité de se rendre à New York pour un vote qui pourrait avoir lieu non plus demain, vous le disiez, mais plutôt mercredi. Et l'on sent bien, Béatrice, dans les discussions que nous pouvons avoir ici avec les diplomates européens en poste aux États-Unis et bien que c'est beaucoup plus que l'avenir de l'Irak qui va se jouer aux Nations- Unies en milieu de semaine. Car si face à la détermination des Américains, face à la détermination dans l'autre camp des Russes et des Français, c'est toute une redéfinition des relations internationales qui pourrait se jouer et singulièrement du rôle de l'Organisation des Nations-Unies dans le monde.

Merci Ét Lénart en Grande-Bretagne maintenant après la démission d'un député travailliste membre du gouvernement hier et qui pourrait peut-être en entraîner d'autres, il apparaît crucial pour Tony Blair d'obtenir le vote d'une 2e résolution au point d'ailleurs d'envoyer en Afrique son émissaire. Laoussier. Oui, absolument.

Béatrice, c'est la ministre d'État pour l'Afrique Valérie Amos qui a été envoyée par Tony Blair. C'est une personnalité qui est très proche du premier ministre britannique qui a été envoyée en Afrique pour faire le même trajet que Dominique de Villepinc, Cameroun, Angola, Guinée. Mais elle évidemment pour s'assurer que ces trois pays votent à l'ONU dans le même sens que la Grande-Bretagne et que les États-Unis.

Alors, ce voyage est le signe de l'inquiétude qui règne aujourd'hui au sein du gouvernement britannique euh qui a désespérément besoin d'une 2e résolution. Vous savez que s'il n'y a pas de 2è résolution, non seulement les 2/33 des Britanniques sont opposés à cette guerre, mais de plus en plus de députés du parti travaillistes, le parti de Tony Blair qui normalement doivent soutenir sans état d'âame sa politique, de plus en plus de ses députés s'opposent à eux. Déjà aujourd'hui, une ministre a annoncé que si la Grande-Bretagne participait à cette guerre sans soutien de l'ONU, elle démissionnerait.

Alors, avec 42000 soldats déjà dans le golf et une politique d'alignement quasi totale sur George Bouche, Tony Blair ne peut plus reculer et il fait face aujourd'hui à la crise politique la plus grave depuis son accession au pouvoir en 1997. Aujourd'hui, la diplomatie britannique fait feu de tout bois et elle laisse même entendre qu'une nouvelle résolution, un changement dans la révolution dans la résolution qui ne stipulerait plus le 17 mars comme dit comme date butoire serait à l'étude au ministère des affaires étrangères. Merci Laurent Bousier de ces précisions.

En Irak maintenant, six nouveaux missiles interdits ont été détruits aujourd'hui. Les autorités continuent par ailleurs de multiplier les mises en garde de l'Irak se battra jusqu'au bout et à côté de l'entraînement des forces traditionnelles, Saddam Hussein peut s'appuyer sur les tribus qui se préparent au combat. Reportage de nos envoyés spéciaux Mariebergot.

L'homme qui donne des ordres est l'un des chefs de la tribu des MAD, un clan de 120000 hommes dont les dignitaires sont tous de près ou de loin liés au régime. Devant les caméras occidentales, les chefs ont organisé un entraînement. Ces apprentis combattants sont tous des musulmans sunnites comme Saddam Hussein.

Ici, on a tout à perdre si le raï perd le pouvoir. Saddam Hussein a bâti son régime en achetant le silence, voir le soutien des tribus. Cette gestion clanique du pouvoir lui a permis jusqu'à présent de tenir le pays.

Alors évidemment, ces hommes prétendent qu'ils se battront jusqu'au bout en cas de guerre. Celui-ci concède que les Américains ont des armes beaucoup plus sophistiquées, mais il est sûr, grâce à Dieu, grâce à sa foi en Dieu, qu'il saura trouver la juste riposte. Dans les rues de Bagdad, aujourd'hui, de nouvelles casmates de sacs de sable ont été construites.

Quasiment tous les bâtiments sensibles sont désormais pourvus de ces positions de combat. Ces hommes se demandent d'ailleurs ce qui sera le plus dangereux pour eux. Les chars américains ou les représailles d'une population civile à servi par un pouvoir sans partage.

L'entraînement de ces hommes semble bien dérisoire au regard de l'importance des forces américaines massées autour de l'Irak. D'ailleurs, les observateurs ne notent aucun préparatif militaire sérieux à Bagdad et dans le reste du pays, comme si Saddam Hussein avait déjà renoncé à livrer un combat classique contre les Américains. Revenons à l'événement du jour.

Jacques Chirac devrait s'exprimer dans un peu plus d'un quart d'heure maintenant. Nous vous retrouvons en direct de l'Élysée, David Pujadas. Le président devrait sans doute indiquer s'il se rendra en personne à l'ONU.

Oui Béatrice, vous l'avez dit, c'est une démarche qui donnerait évidemment beaucoup de solenné à cette séance du conseil de sécurité prévue mercredi. Garage Schreuder, vous l'avez dit, a déjà dit oui. George Bush a dit non.

Et ici à l'Élysée, la question en fait n'était pas tranchée. À la mi-journée, Jacques Chirac a continué à travailler, à passer des coups de téléphone, à consulter. Alors, on espère bien sûr obtenir une réponse sur ce point, mais aussi sur beaucoup d'autres points.

L'utilisation du droit de véto par la France après la décision de Moscou et aussi les relations franco-américaines parce que il faut le rappeler depuis le début de cette crise iakienne, c'est la première fois que Jacques Chirac va s'adresser au Français ce soir. À tout à l'heure, donc dans une vingtaine de minutes maintenant. Merci David Pujadas.

La capture au Pakistan du numéro 3 d'Al-Qaïda présentée comme le cerveau des attentats du 11 septembre. Cette arrestation a été facilitée par l'énorme récompense que les États-Unis ont placé sur la tête de Ralche Cheek Mohamed. Un sérieux coup de pouce pour les services de renseignement.

Richard Binet. C'est très loin du Pakistan près de Washington qu'aurait commencé la traque de Rallet Cher Mohamed considérée comme le cerveau des attentats du 11 septembre. Dans les bureaux de la NSA, l'Agence nationale de sécurité américaine où des ordinateurs parmi les plus puissants de la planète analysent en permanence des communications espionné par satellite.

Un maillage mondial baptisé échelon. À partir de l'empreinte vocale de Sher Mohamed, établi d'après une interview réalisée par une télévision arabe, les services secrets américains auraient intercepté l'un de ses 10 portables et localisé son interlocuteur à Cueta au Pakistan. Un égyptien du réseau Al-Qaïda qu'ils auraient convaincu de coopérer moyen en récompense.

Plus de 25 millions de dollars et un visa pour la Grande-Bretagne. Une version américaine trop belle pour les spécialistes du renseignement. Pour identifier toute ou parties des portables qu'il utilisent, il doit y avoir obligatoirement une information de terrain.

Cette information de terrain, elle est venue très probablement soit par les services secrets pakistanais, soit par des islamistes de l'entourage cheek Mohamed qui ont lâché l'information bien sûr aux pakistanais. Mérite de la version officielle, elle évite au Pakistan d'apparaître en première ligne dans l'arrestation de cher Mohamed et démontre qu'Alkaïda doit désormais douter de la totale fidélité de ses membres. À Francfort, quatre islamistes algériens reconnus coupables d'avoir planifié à la fin de l'année 2000 un attentat à Strasbourg ont été condamnés à des peines de 10 à 12 ans de prison.

Ils ont été arrêtés par la police allemande alors qu'il comptait placer une cocotte minute bourrée d'explosif sur le marché de Noël à Strasbourg. À côté du plan Vigie Pirate renforcé depuis les attentats de septembre, le risque d'un conflit en Irak amène Nicolas Sarkozi à mettre en place un dispositif particulier pour parer à une éventuelle menace terroriste. Paul de Genève, Alain Locacio.

Les menaces contre les synagogues ou les mosquées en cas de guerre en Irak sont réelles et le gouvernement a déjà préparé un plan précis. Au total, 2000 lieux de culte seraient mis sous protection, 1300 musulmans et 700 israélites. L'an dernier, sur fond de conflit israélo-palestinien, des synagogues avaient déjà été prises pour cible comme ici à Marseille.

C'est vrai que nous avons assumé ces derniers mois et ces dernières années un certain nombre d'actes dont la communauté juive a été victime et nous souhaiterions et nous espérons que cela ne se reproduira pas et que les mesures qui ont été annoncées par le ministre n'auront pas à être utilisées. Certaines mosquées elles aussi ont fait l'objet de provocations racistes comme à Lyon. Ici la coopération est que la police commence à s'instaurer.

Depuis quelques temps, nous avons nous avons autour de la mosquée une surveillance une surveillance accrue des des rondes beaucoup plus plus importantes autour de la mosquée. Ce ce ce qui nous rassure aucun détail n'a encore été fourni sur le nombre de policiers engagés. Apparît, une nouvelle unité d'intervention mobile mise en place en novembre dernier devrait participer au dispositif.

Soutenir le reste de l'actualité en France avec cette collision mortelle en plein ciel. Deux mirages se sont percutés à l'entraînement. Les pilotes n'ont pas réussi à s'éjecter.

Thierry Curté, Jean-Paul Chaussé. Ils n'ont pas eu le temps de s'éjecter. Les deux pilotes se sont accrochés au-dessus de la piste de reince alors qu'il répétait une figure pour des meetings.

Le premier Mirage fin est tombé sur la base, le second dans un champ à proximité. Robert, le voisin le plus proche, les observait ce matin. Il me semblait vraiment bien se coller, hein.

Et puis là, quand ils ont fait le retour pour revenir, il y en a un qui a voulu décrocher certainement pour faire la grande boucle et atterrir. Peut-être qu'il était en fin d'exercice. Et c'est au moment du décrochage qu'il a heurté l'autre.

Il a perdu son nez. Que s'est-il passé exactement ? Pour l'instant, ni le procureur ni l'armée de l'air ne veulent avancer d'hypothèse.

Les boîtes noires ont été retrouvées, plusieurs témoins interrogés. Les deux pilotes étaient très expérimentés. Il totalisait tous les deux plus de 2000 heures de vol dont sensiblement 1000 he sur ce type d'appareil et il formait euh les jeunes pilotes.

Ces deux pilotes constituaient la patrouille Victor. C'est elle qui était chargée de présenter le Mirage F1 dans les meetings de l'armée de l'air. La grève des deckers paralyse les grands ports français à Bordeaux à La Rochelle mais aussi à Marseille.

Le trafic marchandise a été totalement bloqué. Ce mouvement prévu pour 48 heures concerne plusieurs pays européens. C'est un projet de directive européenne libéralisant les services dans les ports qui a suscité la colère des deux cœurs devant le Parlement de Strasbourg.

De violents incidents ont opposé cet après-midi plus de 3000 d'entre eux aux forces de l'ordre. La police anti meut à répliquer. Reportage Christine Boss Sylvain Gautier.

Français, Belgers, espagnols, ils sont 3500 escandent les mêmes slogans en faveur de la défense des dockers en Europe. Devant le Parlement européen, la manifestation bascule, lança ào et gaz lacrimogène. Les manifestants ne pourront jamais approcher le bâtiment du Parlement européen.

Défendu comme une forteresse par 200 CRS. C'est une honte, même pas discuter tout de suite on frappe. Et le face- à faceace entre force de l'ordre et manifestant va durer 1h30 avec tir de projectile en tout genre.

Une dizaine de policiers ont été blessés, trois manifestants arrêtés, une débauche de violence pour une cause légitime, la défense d'une profession. À partir du moment où le statut docker n'existera plus, et bien on pourra décharger les bateaux avec des équipages étrangers et les gens bien qu'est-ce qui le restera ? Soit travailler en intérim, soit aller au chômage.

À l'origine de cette manifestation, le vote demain au Parlement européen d'une directive sur la libéralisation des services portuaires. Une délégation a pu être reçue par des députés européens pendant que les Dockers exprimaient leur colère. On n pas fait du tourisme aujourd'hui.

Les travailleurs portuaires savent que à coup de directive européenne, on risque de les priver de leur emploi, de leurs conditions d'existence et donc c'était normal qu'ils démontrent leur colère. La manifestation s'est achevée vers 17h30. Les docers sont repartis avec l'espoir d'avoir été entendu.

Sans surprise, la mise en liquidation de métalope Nord. Il n'y aura pas de redémarrage de la fonderie de Noyel God. Pour les salariés qui se retrouvent sur le carreau, c'est la fin et partagé entre colère et désespoir.

Ils organiser le blocus de leur usine. Martin Ngess et Patrice Bruger. Sacré gauchi.

Dire qu'on pensait qu'on avait de l'avenir ici. Des fours éteints le zing ne coulera plus à métalope. Depuis le 17 janvier, le temps s'est arrêté.

C'est très dur de voir ça. On est arrivé là. Tout ce que je peux vous dire, c'est un sacré goi.

On se fait tout savoir. C'est malheureux quand même. La liquidation, ce sont 830 personnes et leur famille sur le carreau.

Nous, on est 10 encore à la maison, on vit à 10. Bon ben, il y a le père, le frère. l'usine, elle ferme où on va travailler.

Voilà, c'est c'est affreux, sincèrement, c'est affreux. On est blessé en nous. Je ressens de la colère, la colère vis-à-vis de tous ces financiers qui n'hésitent pas à nous dépouiller, qui nous ont fait travailler, je veux pas dire comme des bannières mais presque, qui nous ont jeté à la rue.

C'est notre usine. Moi, j'ai été plombé à plusieurs reprises et je suis fier de mon travail. J'étais fondeur et je suis fier d'être fondeur et et là qu'on ferme comme ça de jour au lendemain pour des pour de pour des actionnaires, c'est c'est honteux quoi.

Sur le site, on attend maintenant les mesures d'accompagnement et le montant des primes de licenciement. La fin d'une usine installée depuis 120 [Musique] ans. Les premières déclarations de revenus 2002 sont arrivées dans vos boîtes aux lettres.

Il faudra les renvoyer du moment complété au plus tard le 24 mars prochain. Si vous faites votre déclaration sur internet, un délai supplémentaire vous sera accordé. Cette journée était également marquée par la grève des agents des impôts qui veulent défendre le service public.

Apparemment une forte mobilisation, du moins selon les syndicats. Une information qui intéressera tous les automobilistes. D'après une enquête du magazine Autoplus, les arnaques au compteur kilométrique ont tendance à se multiplier à maquillage qui désavantage l'acheteur.

Luc Bazizin, Rim Poissonnier. Trafic sur les chiffres. Ces vieux compteurs kilométriques à rouleau étaient réputés faciles à manipuler.

Surprise, les compteurs électroniques des voitures plus récentes peuvent être rajunies eux encore plus facilement. En un clic sur ce site internet par exemple, on vous propose ni trucage, ni bricolage, ni bidouillage, mais on vous parle d'ajustage. En fait, la vente de logiciel pour trafiquer les compteurs des plus simples entre 500 € et 3600 € au plus compliqué avec l'ordinateur de poche 8500 €.

Une activité bien entendu tout à fait illégale en France. Nous avons joint par téléphone un professionnel de ces transformations qui exerce ce métier bien particulier en Allemagne. Et donc c'est très lucratif pour vous combien ça rapporte les prix chez nous ça commence à 100 € pour une voiture qui se fait facilement à la diagnostique et ça monte jusqu'à 800 ou 1000 € pour une voiture assez difficile comme une Mercedes très récente.

Ça représente un gros marché pour vous. On connaît des gens ici aussi dans le dans le coin qui font une entre 20 et 30 voitures par jour. Dans ce garage parisien, le technicien nous montre à quel point il est simple de faire parler une voiture.

Par cette seule prise diagnostique passe toutes les informations. Les trafiquants, eux, se connectent par ce biais et modifient le kilométrage. De leur côté, les garagistes vérifient rarement si le chiffre du compteur est conforme à celui de l'ordinateur.

Vraiment qu'on a un gros doute pour qu'on aille le chercher, quoi. Donc c'est même pas une fois sur 10, c'est une fois sur 100 en fait. Les voitures françaises seraient plus difficiles à modifier.

Les véhicules allemands d'occasion vendus chez nous, eux, seraient entre 60 et 80 % à comporter un compteur trafiqué. Au Musée national de la Marine à Paris s'ouvre une exposition exceptionnelle sur l'art de la sculpture navale. De nombreuses figures de prou, mais aussi des maquettes sont présentées dans une scénographie dépouillée.

Gardemas, les géants de bois scrutent l'horizon. Patiné par les embrun, ces figures de prou ont taillé leur route sur les océans pendant les siècles de la marine à voile. Des centaines de bateaux étaient parés de l'emblème des traves pour dompter le souffle d'éol, calmer la colère de Neptune.

Les 40 galères de Louis XIV servaient de garde-côte dont la célèbre réale. Hameurs enchaînés sur bagne flottant derrière la façade d'un Versailles sur ma mer. Le roi soleil en dieu Apollon est au centre des sculptures dorées à la feuille.

Majesté clamée par les trompettes de la renommée. Catherine Chabau a participé aux plus grandes courses à la voile. Sur les formule 1 de la mer, le bois est de moins en moins présent.

Trop lourd. On a bien évidemment plus de figure de prous sur nos bateaux, mais on a remplacé ça par autre chose, par des dessins. J'ai été accompagnée pendant un mois dans les mer du Sud par un albatros et il vient sur mon second bateau pour mon deuxième tour du monde, on m'avait stylisé un albatros sur les traves du bateau et qui m'accompagnait.

C'était c'était un ami ami et protecteur militaire. Cette sculpture de bois sur bateau d'acier, le chef gaulois Brenus, celui des oies du Capital, ornait un cuir assé français, la dernière de nos figure de prou 1899. De tout temps, les gens de mer ont eu besoin d'un talisement contre les incertitudes du voyage.

Alors, comme un esclave, le bateau tout entier suivait sa sirène magique tendue vers les infinis. Le printemps prend de l'avance qui s'en plaindrait du vrai beau temps dans de nombreuses régions de France. La chaleur de retour cet après-midi dans le sud-ouest 23°gr à Albi.

Le thermomètre s'emballe 9°gr au-dessus des normales saisonnières. Murier de la saga Olivier Comb Star à lunettes allure non chalante air un brin dégagé à Alby. Aujourd'hui tout le monde a pris sa peau d'été.

Ah ouais, dès que le soleil sort, on en profite pour se mettre à la terrasse. On n pas trop envie de retourner en cours. Mais non, mais je sais pas, des fois on va s'allonger au parochegu, des trucs comme ça.

Je sais pas, ça fait du bien. En Allemagne, il fait aussi très beau mais les températures sont beaucoup moins élevées qu'ici. Aujourd'hui à Stuttgart, il fait 10 à 11 degrés.

Et bien à Alb, le Mercure est monté jusqu'à 23°gr, presque un record à 1 degré près. Alors forcément après 4 longs mois de pluie, de neige et de vent, on a vite fait de s'emballer et de sortir oliviers et orangés. Et ça va trop vite.

Alors on a on a des envies. On veut toujours aller vite vite avoir son jardin, c'est sa terrasse bien arrangée puis pof, il arrive n gelé. Certes, mais pour l'instant les bourdons en chavirent de bonheur.

Quant à cela, le soleil ne leur a pas encore fait tourner la tête. Il y en a qui vont sur la côte d'Azur pour bronzer et nous nous brusons sur les ponts. Tranquille comme Baptiste.

Demain, les pêcheurs seront là puis après-demain car Météo France annonce soleil et chaleur pour toute la semaine. Pour la première fois depuis 15 ans, Paris est allé s'imposer hier soir au stade Vélodrome de Marseille. Une victoire 3-0 avec une prestation remarquée du Brésilien Ronaldino.

Grâce à ce succès, Paris revient à la 6e place. Marseille 2e a raté l'occasion de s'échapper en tête de ce championnat. Manuel Tissier, Ronaldino a été privé de vacances à Rio par son entraîneur.

Hier soir au vélodrome, il s'est offert son carnaval. Première alerte en première période. Le Brésilien surprend les Marseillais.

Malheureusement, la finition n'est pas au rendez-vous. En seconde mi-temps, les choses se précisent. Sur une erreur de Franck Lebuf, Ronaldino inscrit le deuxème but de la [Applaudissements] rencontre.

Quelques minutes plus tard, c'est encore lui que l'on retrouve en première ligne. Le champion du monde laisse sur place ses adversaires. Jérôme Leroy assure le but.

Score final 3-0. À 23 ans, le Brésilien permet aux Parisiens de battre l'OM trois fois en une saison. Ce n'était jamais arrivé.

Grâce à lui, Paris est passé de la 11e à la 6e place. Et nous arrivons à la fin de ce journal légèrement raccourci en raison de l'actualité puisque dans quelques instants en direct de l'Élysée, Jacques Chirac répondra aux questions de David Pujadas et de Patrick Poivre d'Arvor. Une intervention très attendue.

L'information d'ailleurs continue sur France 2. Puisque Mazrol, votre émission 100 minutes pour convaincre sera consacré à la crise iraakienne. Oui, on va faire une émission spéciale crise iraakienne ce soir sur France 2 puisque donc il y a dans quelques instants l'interview du président de la République et ensuite cette émission 100 minutes pour comprendre l'hyper puissance américaine que veut George Bouche ?

Quels sont les objectifs des Américains ? On verrons ça avec Hubert Vedrin qui est l'ancien ministre français des affaires étrangères et autour de lui beaucoup d'interlocuteurs américains commencé par l'ancien secrétaire d'État Henrique Singer. Interlocuteur européen aussi comme la ministre espagnole des affaires étrangères à Palatio.

Vous savez que l'Espagne est une des consignataires de la résolution présentée au Conseil de sécurité de l'ONU par les États-Unis et puis aussi Ala Madelin qui est un des rares hommes politiques français à donner raison aux Américains. On verra pourquoi cette hyperpuissance américaine finalement s'est répandu sur le monde. Et y a-t-il encore une possibilité d'empêcher la guerre ?

Ça franchement plus personne n'y croit vraiment mais enfin on ne sait jamais. Donc on va voir tout ça. Comment fonctionne la Maison Blanche ?

George Bouche est-il aussi très instrumentalisé par les religieux États-Unis ? Enfin plein de choses qui vont je l'espère faire comprendre ce qui se passe aux États-Unis en ce moment. Puis et puis bien sûr de de nombreuses questions.

On a appris pendant le journal que George Bush c'est sûr maintenant n'ira pas lui-même à New York. On attend l'intervention de Jacques Chirac. Voilà pour savoir si lui-même va y aller hein.

On sait que Guera Schroder est prêt à s'y rendre. On sait que la Russie, on ne sait pas si Poutine est prêt à y aller, mais on sait que la Russie est prête à faire jouer son droit de véu. Jacques Chirac va-t-il le faire ?

On voit que les Britanniques essayent de remodeler un peu la résolution présentée par les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Espagne parce que les Anglais sont embêtés par ce qui se passe. Donc on est en plein suspense diplomatique. Tout ça ne va sans doute pas permettre d'arrêter la guerre.

Mais enfin, pourquoi pourquoi cette guerre peut-elle avoir lieu si ce sont les Américains pas seuls mais en tout cas qui sont les moteurs de cette décision et s'ils n'obtiennent pas euh la majorité à l'ONU ? Alors, j'ajouterai que le Pakistan a fait savoir, c'est pas encore une information qui est officielle, qu'il ne voterait pas à l'ONU, en tout cas qu'il s'abstiendrait. C'est évidemment un jeu décisif puisque le Pakistan é de ces six pays indécis qui doivent donc faire la balance du d'un côté ou de l'autre.

On voit que malgré cette puissance américaine, les États-Unis ont du mal à obtenir la majorité des neuf voies nécessaires au Conseil de sécurité pour obtenir que cette résolution soit votée et ce qui obligerait naturellement la France à faire jouer de son droit de véu si elle voulait s'opposer à cette résolution. Peut-être d'un mot ce qui se passe en France à l'intérieur même de la majorité. Bah oui.

Bah alors à la Madelin voilà la majorité suit très majoritairement, c'est le cas de le dire la politique du Ja la gauche aussi mais à la Madelin lui trouve que les États-Unis ont raison. Donc il nous dira tout à l'heure pourquoi face à Hubert Vedrin qui lui est à gauche mais je pense que la position française n'est pas si mauvaise et qui pourra commenter l'intervention de de Jacques Chirac qui va donc se dérouler dans à peine quelques secondes. Euh il est 20h30 ou presque tout de suite.

Vous avez donc pu vous allez pouvoir suivre cette interview de Jacques Chirac en direct de l'Élysée. Une intervention je pense d'une vingtaine de minutes qui permettra d'en savoir davantage sur les intentions du chef de l'État. Bonsoir à tous. ou rebonsoir.

Bonsoir monsieur le président et merci de nous recevoir. Alors que nous vivons les heures les plus brûlantes de l'affrontement diplomatique et que nous sommes peut-être à quelques jours d'une intervention militaire annoncée en Irak. Alors chacun est pas seulement en France veut savoir ce que fera la France, que vous ferez si vous irez personnellement à New York aux Nations- Unies, si la France utilisera son droit de véto et si les relations franco-américaines ne tournent pas au divorce.

Mais d'abord, puisque c'est votre première intervention depuis le début de cette crise, revenons un peu au départ et pouvez-vous nous expliquer pourquoi depuis le départ la France s'oppose si fermement à la guerre et jusqu'au bout semble-t-il ? Est-ce pour des raisons stratégiques parce que cette guerre ne vous semble pas opportune ? Pour des raisons politiques parce que l'opinion y est opposée ou pour des raisons morales parce que la guerre serait un mal quel qu'elle soit.

D'abord, bonsoir et merci d'être ici à tous les deux. Et d'abord, il faut voir dans quel monde nous voulons vivre. Nous voulons vivre dans un monde multipolaire, c'est-à-dire avec quelques grands groupes qui est entre eux des relations aussi harmonieuses que possible, un monde dans lequel l'Europe aura notamment toute sa place.

Un monde où la démocratie progresse, d'où l'importance à nos yeux capitales de l'Organisation des Nations- Unies. pour donner un cadre et une impulsion à cette démocratie et à cette harmonie. un monde où les crises inévitables puissent être gérées aussi bien que possible, qu'il s'agisse des crises régionales ou des crises qu'on appelle de prolifération, c'est-à-dire face à des pays qui tout d'un coup se mettent à construire ou à fabriquer des armes ou à acheter des armes de destruction massive et enfin un monde qui privilégie le respect de l'autre, le dialogue des cultures, le dialogue des civilisations et qui essaie d'éviter les affrontements.

Alors dans ce contexte, nous nous sommes trouvés dès l'origine face à un problème, un Irak qui à l'évidence possédait des armes de destruction massive entre les mains d'un régime indiscutablement dangereux et qui présentait par conséquent un risque certain pour le monde et il était donc essen essentiel de désarmer ce régime, ce pays et d'éliminer ces armes de destruction massive. Et est-ce que l'Irak a bien coopéré justement avec les inspecteurs sur ce sujet ? Est-ce que ça reste pour le désarmer ?

Il y avait deux voix. la voix de la guerre naturellement, mais aussi la voix du contrôle de la contrainte de la du contrôle et de la contrainte, celle qui consistait à aller sur place avec l'autorité de l'ONU pour maîtriser ces armements, les trouver et les détruire. Et la communauté internationale à l'unanimité en votant au conseil de sécurité la résolution dite 1442 a pris une décision qui qui consistait à dire nous allons désarmer l'Irak de manière pacifique, c'est-à-dire par des inspections.

Nous allons nommer les inspecteurs qui vont être chargés et eux nous diront si cette voix est possible ou si elle ne l'est pas. Mais après cette résolution 1441, est-ce qu'on peut dire que l'Irak reste un pays dangereux ce soir ? Par exemple, un pays qui a le passé et la structure politique de l'Irak est toujours un pays dangereux.

Mais un pays n'est véritablement dangereux que s'il a moyens de d'agresser, s'il a moyens d'attaquer. Et pour vous, il ne les a pas aujourd'hui. Alors donc le problème était de s'assurer qu'il n'avait plus ses moyens ou en tous les cas que ces moyens pouvaient être maîtrisés et détruits.

La l'ONU a donc envoyé les inspecteurs. Je voudrais vous rappeler que c'est une technique qui n'est pas son coup d'essai et jusqu'en 98 depuis 91, il y a eu un régime d'inspection qui hélas a été interrompu par maladresse. Il y a eu un régime d'inspection qui a détruit plus d'armes en Irak que toute la guerre du Golf et qui notamment a permis d'éradiquer complètement le programme nucléaire ou pratiquement complètement vraisemblablement selon les dir en tous les cas des inspecteurs le programme nucléaire de l'Iraké tout de même quelque chose de capital.

On retrouve encore des armes aujourd'hui mais il y en a certainement. On est en train de détruire des missiles à porté excessive et il y a probablement d'autres armes. Quête sans fin à partir du moment où on ne peut pas faire confiance à Saddam Hussein, est-ce que ça n'est pas une quête sans fin le le désarmement par l'inspection ?

C'est ce que disent les États-Unis. Je ne premièrement, je ne le crois pas. Je pense que les inspecteurs qui sont des experts compétents et en qui on peut avoir toute confiance considère aujourd'hui que en leur donnant le temps et les moyens nécessaires, c'est ce que monsieur Blix a dit lors de la dernière réunion du conseil de sécurité, il estimait aujourd'hui que avec un renforcement de la coopération de l'Irak qui n'est jamais suffisante naturellement mais qui s'est amélioré, on pouvait atteindre l'objectif fixé, c'est-à-dire l'élimination des armes de destruction massive de l'IR.

Mais est-ce qu'une coopération à 100 % n'est pas une condition sinéquan ? Certainement. Or, elle n'est pas aujourd'hui à 100 %.

Vous le dites, c'est intéressant. Les inspecteurs le disent le disent. Non, les inspecteurs disent que la coopération s'est améliorée et qu'ils sont en mesure aujourd'hui de poursuivre leur travail.

Et c'est ça qui est capital. Ce n'est pas à vous ou à moi de dire si euh les inspections sont efficaces, si l'Irak est suffisamment coopérative. Il ne l'est pas d'ailleurs, je vous le dis tout de suite, mais pas suffisamment, mais ce n'est pas à vous ou à moi de le décréter, c'est aux inspecteurs à qui l'ONU a confié la charge de désarmée d'Irak de le dire.

Il faut que les inspecteurs nous disent, nous pouvons continuer et dans un délai que nous estimons à quelques mois, je dis quelques mois parce que c'est ce qu'ils ont dit, euh nous aurons achevé notre travail et l'Irak sera sera désarmé. Ou alors qu'il disent et qu'ils viennent dire au conseil de sécurité, "Nous sommes désolés, mais l'Irak ne coopère pas, les progrès ne sont pas suffisants, nous ne sommes pas en mesure d'atteindre notre objectif. Nous ne pourrons pas garantir le désarmement d'Irak auquel il appartiendra au conseil de sécurité et à lui seul de décider ce qu'il convient de faire.

Mais dans ce cas, naturellement, hélas, la guerre deviendrait inévitable. Elle ne l'est pas aujourd'hui. L'argument plutôt que de le désarmer, est-ce qu'on pourrait pas euh carrément le renverser parce que c'est quand même un un dictateur qui a été cruel pour son peuple.

On l'a vu ça c'est un autre problème. Il y en a il y a d'autres régimes euh qui pourraient euh également être mis dans la même situation. estu je enfin je ne vais pas aujourd'hui établir une liste mais enfin euh naturellement vient à l'esprit le régime de la Corée du Nord qui n'est en rien plus meilleur que celui de l'Irak et qui a des armes de destruction massive notamment nucléaires qui elles ne sont pas une possibilité qui sont h une certitude.

Certains disent il n'est jamais trop tard pour commencer, pourquoi ne pas commencer par l'Irak en évoquant ces dictatures euh qui seraient dangereuse. Non, mais vouszion qu'est-ce que nous voulons ? Il faut dire ce que l'on veut.

Si l'on on aurait pu dire on veut euh d'abord et avant tout changer le régime irakien. Ça c'était une autre discussion, un autre problème qui aurait mérité tout de même, vous le vous le reconnaîtrez, une euh concertation notamment au niveau des Nations- Unies. C'est pas ce qu'on a dit.

On a dit, on veut désarmer l'Irak. Bien, on veut désarmer l'Irak. On a choisi à l'unanimité une voix pour le désarmer.

Aujourd'hui, rien rien ne nous dit que cette voix est sans issue et par conséquent, il faut la poursuivre dans la mesure où la guerre, c'est toujours un ultime recours, c'est toujours un constat d'échec, c'est toujours la pire des solutions parce qu'elle amène la mort et la misère. Bon, et nous n'en sommes pas là de notre point de vue. Et c'est la raison pour laquelle nous refusons de nous engager sur une voie qui conduirait automatiquement à la guerre. tant que les inspecteurs ne nous auront pas dit nous ne pouvons plus rien faire.

Or, ils nous disent le contraire. Alors, précisément euh évoquons euh ces discussions diplomatiques au Conseil de sécurité et évoquons d'abord la façon dont elles vont se dérouler. La France a proposé que les chefs d'État y participent directement demain ou après-demain au moment du vote.

Est-ce que vous-même vous irez à New York exprimer défendre la position française au Conseil de sécurité ? C'est moi qui ai euh proposé que le la prochaine réunion du Conseil de sécurité euh se tienne au niveau des chefs d'État et de gouvernement. Pourquoi ?

D'abord pour une raison essentielle, c'est que s'agissant de décider de la guerre ou de la paix avec toutes les conséquences que cela comporte sur le plan humain, sur le plan économique, sur le plan politique et avec tous les risques que cela fait courir à la fois aux hommes, aux femmes, aux enfants, à la région. Et il me paraissait légitime que la décision soit prise par les chefs d'État et de gouvernement eux-mêmes. Ça me semblait dans leur responsabilité.

C'est une proposition que j'ai faite. J'ajoute que oui, nous verrons bien, il y a des discussions qui sont en cours et nous verrons bien la décision qui sera prise. On ne sait pas.

Et il y avait une deuxième raison et qui à mon avis sera de toute façon inévitable en ce qui concerne une discussion conseil de sécurité au sommet, c'est que je vous l'ai dit tout à l'heure, il y a d'autres crises dans le monde, des crises régionales comme le Moyen-Orient, comme enfin je veux dire le problème israélo-palestinien ou des crises de prolitération comme celle de la Corée du Nord. Il y en a hélas d'autres. Et il me paraît important et utile que ce problème de la maîtrise des crises soit évalué au plus haut niveau de la responsabilité démocratique des pays.

Et quel que soit le jour de la discussion de la résolution, que ça soit demain, après-demain ou un peu plus tard, vous irez vous-même. J'irai dans la mesure où on prendra la décision collectivement de faire une réunion à ce niveau naturellement. Mais là pour l'instant, par exemple, George Bouche dit qu'il n'ira pas quoi qu'il arrive.

Ça vous empêche d'y aller vous-même ? Nous verrons en fonction des discussions qui ont lieu actuellement de savoir si finalement il y aura euh intérêt pour une majorité de chef d'état ou de gouvernement d'être présent. Non, ma décision n'est naturellement pas prise.

Je n'ai pas imposé ma ma volonté en matière de procédure. J'ai fait une proposition qui me paraissait justifiée par l'importance de l'enjeu. Mais je comprends très bien que d'autres et d'autres convictions.

Je vous l'ai dit, je suis pour la concertation et pour le dialogue, pour l'élaboration en commun des solutions les plus conformes à la démocratie et à la dignité de l'homme. Je ne suis pas pour imposer un point de vue. Donc autrement dit, vous n'irez pas seul.

Non, je n'irai pas seul bien sûr en fonction. Allez, si vous y allez, c'est pour dire quoi ? C'est pour voter non pour utiliser éventuellement votre droit de véto pour vous abstenir ?

Alors, de quoi s'agit-il ? Aujourd'hui, nous sommes dans un système qui est celui de la résolution 1441, c'est-à-dire que la communauté internationale s'exprimant par le conseil de sécurité à l'unanimité des 15 membres du conseil, notamment sur proposition de la France qui a été très active dans l'élaboration de cette résolution a décidé de désarmer, d'atteindre l'objectif qui est commun à tous, le désarmement de l'Irak par des moyens d'inspection et de destruction de détection puis de destruction des armement de destruction massive. Là, on arrive dans une deuxième résolution.

On est dans ce contexte et de notre point de vue, les rapports des inspecteurs confirment qu'il n'y a pas lieu de changer, qu'il faut poursuivre sur cette voie et que l'objectif peut être atteint en poursuivant cette voie. Certains de nos partenaires qui ont leur raison considèrent que il faut en réalité en terminer vite et par une autre approche, celle de la guerre avec un ultimatum. Alors cela les conduit à proposer une nouvelle résolution qui fixe un ultimatum.

Alors ça peut-être on a d'abord parlé du 17 mars. Ensuite on a évoqué une possibilité d'amendement des anglais pour reculer un peu la date de l'ultimatum. Peu importe.

Autrement dit, on passe d'un système qui était celui de la poursuite des inspections pour des armées d'Irak dans tant de jours, on fait la guerre. Et ça vous n'en voulez pas. La France ne n'acceptera pas et donc refusera cette droit de vé.

Qu'est-ce que ça veut dire le droit de véu ? Ça veut dire que vous empêchez vous faites capoter la résolution. Il faut savoir ce que ça veut dire.

Je répète, la France s'opposera à cette résolution. Alors maintenant, qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a 15 membres au conseil de sécurité, 5 membres permanents et 10 membres qui changent tous les 2 ans.

Pour qu'une résolution soit adoptée, il faut que elle ait une majorité de neuf membres. Alors, première hypothèse, ce qui est aujourd'hui, ce soir la plus probable, cette résolution n'a pas une majorité de 9 membres. Les Américains disent le contraire.

Coline Poel pense qu'il aura. Moi, je vous donne mon sentiment et ma conviction c'est que ce soir cette résolution comportante un ultimatum et donc donnant le feu vert international à la guerre n'a pas une majorité de neuf voix. Autrement dit, la France n'aurait pas besoin d'utiliser son droit de v pour à partir de là, c'est exactement ça.

À partir de là, naturellement la France fera partie, il y aura des nations qui voteront non dont la France, il y en aura qui s'abstiendront, mais en tous les cas, il n'y aura pas dans cette hypothèse une majorité. Donc à ce moment-là, il y a pas de problème de véu naturellement. Et si c'est le contraire.

Alors deuxème hypothèse euh certain nombre de gens changent d'avis et par rapport à ce que je crois être leur sentiment ce soir et à ce moment-là il peut y avoir effectivement une majorité de neuf voix ou plus qui sont pour la nouvelle résolution celle qui autorise la guerre pour pour faire les choses simplement pour dire les choses simplement. À ce moment-là, la France votera non, mais il y a une caractéristique et c'est ça qu'on appelle en réalité le véo, c'est que lorsque l'un des cinq membres permanents, les États-Unis, l'Angleterre, la Russie, la Chine, la France vote non, même s'il y a une majorité, la résolution n'est pas adoptée. C'est ce qu'on appelle le droit de vé et c'est pour l'instant votre position de principe ce soir.

Ma position, c'est que queles que soient les circonstances, la France votera non parce qu'elle considère ce soir que il n'y a pas lieu de faire une guerre pour atteindre l'objectif que nous nous sommes fixés, c'est-à-dire le désarbement de l'Irak. Alors, monsieur le président, ce droit de véau de fait, certains l'appellent la bombe atomique diplomatique et y compris dans les rends de la majorité, certains ont dit ce serait tirer une balle dans le dos de nos alliés. Ne vous laissez pas influencer par les polémiques et je le répète, la guerre est toujours la pire des solutions.

Et la France n'a qui n'est pas un pays pacifiste qui ne refuse pas la guerre par principe et qui le prouve d'ailleurs en étant le premier contributeur de force de l'OTAN actuellement, notamment dans les Balkans. La France n'est pas un pays pacifiste, mais la France considère que la guerre, c'est la dernière étape d'un processus que tous les moyens doivent être utilisés pour l'éviter en raison de ces conséquences dramatiques. C'est le droit de vie et de mort.

Ce droit de vétone, ce ne serait pas commettre un un acte finalement pratiquement sans précédent vis-à-vis des États-Unis. D'abord, le droit de véto a été très souvent utilisé, je permet de dire, sauf en 56, non ? Le droit de VTO a été très souvent utilisé.

La France l'a utilisé depuis l'origine 18 fois, le dernier en 1989. Il s'agissait à l'époque de la crise du Panama. L'Angleterre a dû l'utiliser 32 fois et les États-Unis 77 fois.

Donc ce que vous appelez le droit de véau, c'est-à-dire le non s'opposante à une majorité. Et donc ce n'est pas fait une une phénomène exceptionnel. C'est dans la nature des choses, c'est dans la règle internationale, c'est dans le droit international.

Et ce droit de véttoau, vous utiliserez quelle que soit la position russe ou chinoise qui eux aussi peuvent utiliser, sera une position commune. J'ai le sentiment qu'aujourd'hui les Russes et les Chinois qui sont dans la même situation que la France pour ce qui concerne la possibilité de dire un nom définitif et sont disposés si les choses se présentent de cette façon-là, c'est-à-dire avec une résolution ouvrant droit à la guerre sont disposés je le pense à avoir la même attitude que la France. Alors, vous parlez de polémique sur la position que j'évoquais, mais Colin Powell, lui-même, le secrétaire d'État américain, indiquait que ce véu aurait des conséquences très graves, des effets sérieux sur les relations bilatérales entre la France et les États-Unis.

Est-ce que ça ne serait pas ouvrir une crise donc avec nos alliés, vous savez, là aussi, on est dans la polémique ou dans l'instant. Je vous ai dit que la France n'était pas un pays pacifiste. Elle n'est pas non plus un pays anti-américain.

C'est absurde d'imaginer ça. Nous avons deux siècles d'histoire commune de partage des mêmes valeurs. Nous sommes toujours dans les moments difficiles trouvés ensemble la main dans la main et nos relations et notre amitié a des racines profondes dans les peuples, bien au-delà des situations événementielles.

Et il n'y a donc aucun risque que les États-Unis et la France, que le peuple américain et le peuple français se disputent ou se fâchent. Prignez pas des mesures de rétorsion, par exemple un embargo économique sur un certain nombre de nos produits par exemple, ça n'a pas de sens. D'abord parce que je connais trop les Américains pour imaginer qu'ils puissent utiliser ce genre de méthode.

Ils sont un non sur des détails, ils sont un pays libéral. Ce n'est pas l'État qui décide d'un embargo économique, c'est un pays libéral. Et deuxièmement, et surtout nous ne sommes pas nous ne sommes plus dans les années 60 ou 70.

Nous sommes dans un monde mondialisé, globalisé avec des organisations internationales. Le commerce aujourd'hui, ça relève de l'Organisation mondiale du commerce, ça relève de l'Union européenne. Si les Américains veulent voul France, il faudrait qu'ils les prennent à l'égard de toute l'Europe, y compris l'Angleterre.

Non, tout ça n'est pas n'est pas sérieux. Alors, je ne dis pas qu'il n'y a pas naturellement de conséquences épidermiques. Les relations franco-américaines en seront quand même durablement affectées.

Je suis tout à fait convaincu du contraire. D'ailleurs, je note que le président George Bouche l'a dit de façon très claire et à mon avis du fond du cœur et il y a de jours en évoquant son sa divergence de vue sur le problème iraakien avec les Français et les Allemands, il a dit de la façon la plus claire "Les Français et les Allemands sont nos amis et le resteront naturellement." Nous avons une divergence de vue.

Nous nous laissons ne nous laissons pas aveugler par l'instant. Ne sacrifions pas nos principes et nos valeurs parce que dans un instant donné, il y a un élément de crise. Et si les Américains n'ont pas cette majorité d'une manière ou d'une autre, donc on conseil de sécurité, est-ce qu'à votre avis, ils iront quand même, ils vont quand même à la guerre ?

Ça autant que vous les connaissez. Ça, je ne peux pas me prononcer sur ce point car je n'ai pas à me substituer à la décision que enfin ou à interférer dans la décision prend les Américains. Moi je leur ai dit, je leur dis régulièrement, nous avons des contacts téléphoniques, je dirais presque quotidien soit au niveau de nos conseillers diplomatiques, au niveau de nos ministres, à notre niveau, à notre niveau.

Naturellement, nous avons, je je je leur ai dit, de faire attention que on ne pouvait pas être porteur de valeur de démocratie, de dialogue et ne pas utiliser tous les moyens pour éviter une guerre et que si la communauté internationale ne donnait pas son aval, ce serait un précédent dangereux pour les États-Unis que de passer outre. Alors, on me dire "Mais ils ont déplacé 200000 hommes, presque 300000". Mais ils ont gagné déjà.

Et j'ai eu l'occasion de le dire il y a pas longtemps à au président Bouche. Il est hautement probable que si les Américains n'avaient pas et les Anglais n'avaient pas déployer ses forces aussi importantes, il est hautement probable que l'Irak n'aurait pas donné cette coopération plus active qu'exiger les inspecteurs qu'ils ont constaté et qui probablement a été obtenu à cause de cette pression. Donc on peut dire qu'en réalité dans leur stratégie de désarmement de l'Irak et les Américains ont en réalité euh atteint leur objectif.

Ils ont gagné pas la face. Ça je ne vois pas comment. Vous savez atteindre son objectif sans faire la guerre ça ne peut pas conduire à perdre la face.

Monsieur le président si si guerre il y a si les États-Unis décident de faire la guerre avec ou sans mandat de l'ONU. Euh si c'est sans mandat de l'ONU, est-ce que la France s'associera d'une manière ou d'une autre à cette guerre ? Est-ce que nos soldats y seront engagés ?

Est-ce que des moyens militaires ils seront engagés ? Nous ne sommes pas engagés et nous ne le serons pas s'il n'y a pas une décision de l'ONU. Naturellement ni porte avion, ni base, ni utilisation d'hommes ou de soldats.

Aucun moyen militaire survol du territoire. Si la demande en effet, ça ça va de soi. Ça fait partie ça des relations normales qui existent entre pays alliés.

Les Américains sont nos alliés. Nous ne sommes pas d'accord avec eux sur une guerre immédiate euh dans cette région du monde en Irak. Ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas des alliés.

Si les Américains ont besoin de survoler notre territoire, il va de soi que entre alliés, ce sont des choses qui se font. Ils n'en avait pas eu le droit lorsqu'ils avaient voulu bombarder Tripoli et la Libye. Ça n'avait pas de il n'y avait pas de rapport.

Ça c'était un coup de main. ou un coup de force sur un pays étranger parfaitement ciblé pour une opération et à l'époque je n'avais pas cru et le président Mitteran non plus, j'étais premier ministre mais François Mitteran a été président de la République, nous n'avions pas cru devoir donner notre autorisation mais ça c'était un problème très particulier. Et poursuivons dans l'hypothèse où une guerre serait déclenchée sans mandat de l'ONU, la France ne s'associant pas aux opérations armées pourrait être associé à la reconstruction de l'Irak.

Personne ne peut dire à l'avance quels sont les résultats d'une guerre. Il est rare qu'il soit positif. Il y a d'abord les femmes, les hommes, les enfants morts et il y a ensuite les risques dans le cas particulier d'éclatement du pays avec tout ce que cela comporte comme incertitude.

Ensuite, pour recréer un peu le calme dans une région qui hélas est traumatisée depuis longtemps et fragile et qui n'a vraiment pas besoin d'une guerre supplémentaire. Et donc on ne sait pas quelles sont exactement les conséquences d'une guerre, mais ce qui est sûr c'est qu'après une guerre, il faut effectivement réparer les choses et la France demandera c'est pas c'està-dire qu'on le lui demandera et il faut reconstruire à la fois matériellement et aussi politiquement. Et cette reconstruction elle alors ne peut être faite que par l'ONU.

On n'imagine pas quelqu'un assumant seul, y compris les États-Unis, le le rétablissement d'une situation viable dans ce pays, dans cette région avec un américain. Oui, ça oui, ça c'est une hypothèse hasardeuse. Croyez pas.

Bon, je je ne sais pas ce que veulent faire les Américains, mais je dis que c'est une hypothèse hasardeuse. Et en revanche, ce qui est sûr, c'est qu'il faudra queon s'associe tous naturellement pour réparer, si j'ose dire, les dégâts. Et la France, il aura bien évidemment sa place et assumes responsabilités.

Mais nous préférions, je le répète une fois de plus, atteindre l'objectif que s'est fixé la communauté internationale, c'est-à-dire le désarmement de l'Irak. Et à partir du désarmement de l'Irak, ne vous y trompez pas, la fin du régime car le désarmement suppose une transparence et les dictatures ne résistent pas longtemps à la transparence. Nous préférons le faire par la voix de la paix que par la voix de la guerre si tenter qu'elle puisse être efficace.

Je voudrais vous rappeler sur ce point que c'est une position constante de la France depuis le début de cette crise. Nous avons été très actifs pour l'élaboration de la décision du Conseil de sécurité quand il a opté pour la à l'unanimité pour la résolution 1441. Monsieur le président, aux États-Unis, Richard Pearl, par exemple, un conseiller pour la sécurité de George Bush disait "Finalement, dans cette crise, la Franche la France cherche à exister en s'opposant à Washington.

Est-ce que à l'inverse vous-même, vous avez l'impression que cette crise révèle des visées hégémoniques des États-Unis sur l'organisation du monde ? Ça c'est la polémique et moi je n'entre pas dans la polémique c'est et mêmeidée de politique par et je ne souhaite surtout et je ne souhaite surtout pas polémiquer avec les Américains. Mais là nous arrivons à un problème de principe.

Nous ne sommes pas du tout en conflit avec les États-Unis. Nous avons aucune raison d'avoir un conflit avec les États-Unis. Mais là, nous sommes sur un problème de principe, je dirais un problème moral.

Et est-ce que l'on va faire la guerre alors que il y a peut-être un moyen de l'éviter ? Et la France, conformément à sa tradition dit s'il y a un moyen de l'éviter, il faut l'éviter. Mais aussi et nous fons tout pour ça.

Ils disent que c'est un problème moral. Et Tony Blair le dit aussi. Il dit simplement il y a l'axe du mal et cet axe du mal doit être détruit.

Oui. Faisons attention. aux excès, n'est-ce pas ?

Cette formule vous semble déplacée. Je ne je ne l'ai pas approuvé. Quoi qu'il arrive, il y aura un vaincu quand même dans cette crise, c'est l'Europe parce que d'un côté vous avez quand même, on le rappelait donc Tony Blair mais aussi Azard mais aussi.

Ah quand même, c'est difficile d'avoir une politique étrangère commune, beaucoup plus difficile que le la monnaie commune apparemment. C Je ne le crois pas. D'abord parce que je n'ai jamais pensé que l'Europe était un chemin de rose.

L'Europe c'est un chemin difficile, escarpé, semé dans bûche, mais vous observerez que depuis que nous l'avons emprunté, nous avons toujours progressé queles que soient les difficultés et queles que soient les embûches. Et chaque fois qu'il y a eu crise, nous sommes sortis dans le processus européen renforcé. Je prends l'exemple qui qui nous occupe aujourd'hui et nous avons fait des efforts après le marché unique, après un certain nombre d'autres réformes et après la monnaie pour nous engager sur la voie de la politique étrangère et de défense commune.

Oh, nous savions très bien que nous aurions là encore des difficultés. Elles sont apparues avec l'affaire irakienne. rappelle pour vous donner un exemple que alors que nous prenions à l'évidence deux positions différentes, les anglais et nous, nous nous sommes réunis pour notre dernier sommet franco-britannique au Touquet et nous avons constaté notre divergence de vue sur cette affaire et progresser très sensiblement sur tout un ensemble de décisions qui sont passées un peu inaperçues à cause de la crise iraquenne mais qui nous ont permis de progresser sur la voie de la défense commune.

Ma conviction, c'est que la crise avec un petit C que connaît l'Europe à cause de ses divergences de vue sur la elle est profondément divisée quand même. Non, ne le croyez pas. Vous savez, j'ai une longue expérience de l'Europe.

Je connais bien l'Europe. Je sais comment elle fonctionne. Je suis peut-être un de ceux qui savent le mieux comment elle fonctionne.

Elle ne sera pas du tout divisée dès que la crise sera terminée et elle trouvera dans ses remords de ne pas avoir pu concevoir une position unique, une force nouvelle pour arriver à l'objectif qu'elle s'est fixé. C'est toute l'histoire de l'Europe. L'histoire de l'Europe est jalonnée de crise dont chaque fois elle est sortie renforcée et vous aurez encore ce phénomène qui se produira.

Tout simplement parce que chacun a conscience que si nous voulons, c'est ce que je vous disais au début, un monde multipolaire où l'Europe compte et existe, il faut qu'elle soit réellement bien associée et elle le sera. Pour terminer cet entretien parce que l'heure tourne, euh nos compatriotes sont préoccupés de deux choses, deux trois choses même importantes. Euh si guerre, il y a d'abord euh un regain éventuel du terrorisme, deuxièmement à ce que les communautés qui fondent ce pays euh ne soient pas antagonistes, ne s'opposent pas les unes aux autres.

Et troisièmement aussi la machine économique qui qui finalement a beaucoup s'est beaucoup ralenti ces derniers temps et les gens ont tendance à penser que c'est à cause de ces menaces de guerre. Est-ce que vous pouvez les rassurer sur ce sujet ? Sur ces trois points, le terrorisme, il est certain que s'il y a guerre, les premiers vainqueurs seront probablement ceux qui souhaitent l'affrontement, le choc des civilisations, des cultures, des religions et que une guerre de cette nature ne peut à mes yeux que conduire à un développement du terrorisme et c'est en tous les cas autement probable y compris contre la France.

Vous savez par nature il est invisible. On ne sait rien. La France a été douloureusement touchée par le terrorisme.

Elle en a l'expérience et par conséquent elle se méfie peut-être plus que d'autres. En tous les cas, ce que je peux vous dire, c'est que dans ce domaine, il me semble que la guerre est un élément qui fera éclater la coalition mondial antiterroriste. Car il ne faut pas oublier tout de même que une très grande majorité des pays et des peuples du monde sont hostiles à cette guerre.

Une très très grande majorité. La France n'est pas isolée et beaucoup s'en faut. Et donc euh le terrorisme risque effectivement d'avoir une impulsion nouvelle dans ce contexte.

Ce que je peux vous dire, c'est que le gouvernement français a pris un ensemble de dispositions aussi efficaces que possible face à un phénomène aussi imprévisible pour que le terrorisme ne puisse pas se développer. Je remarque d'ailleurs que depuis 2 ou 3 mois un certain nombre d'opérations spectaculaires et dont la plupart ont été publque d'ailleurs ont permis de neutraliser des réseaux terroristes qui étaient des réseaux réellement dangereux. Au moins, ceux-ci ont été neutralisés sur les tensions entre communautés. vous dites prétention la France pour l'instant pas perceptible oui la France est un pays qui a toujours eu pour vocation d'intégrer ses enfant et qui ne veut pas accepter je dirais le communautarisme et donc tout ce qui peut développer ce mal doit être combattu et nous essayons de faire le maximum pour que la compréhension, le respect de l'autre.

Hélas, trop souvent ignorer, le dialogue notamment entre les religions, entre les communautés, entre les cultures en France et dans le monde permettent d'éviter ces affrontements stériles et dangereux et cruels. Et enfin, vous parlez de l'économie à juste titre. Il est certain que ce bruit de botte, si j'ose dire, n'est pas favorable à l'économie.

Et nous voyons bien que la croissance diminue avec les conséquences que cela comporte dramatique sur l'emploi. que les investissements attendent sont différés, que la confiance n'est pas présente, que la consommation en souffre et que par conséquent, c'est vrai, la machine économique a du mal actuellement et c'est lié pour une large part à la situation internationale et aux perspectives de guerre. Alors là encore, il faut essayer de d'agir de la façon la plus efficace possible.

Et je crois que le gouvernement dans de ce point de vue a pris non seulement la bonne voie mais la seule voix possible, c'est-à-dire celle qui consiste à associer une politique en faveur de l'emploi pour des raisons sociales et une politique de libération des énergies pour encourager l'économie et notamment l'investissement ou la consommation. Et je crois que le gouvernement le fait avec une détermination. Le premier ministre a dans ce domaine incontestablement espèce de détermination de volonté et je crois qu'il fait de ce point de vue tout ce qui peut être fait.

Juste un mot sur vous-même monsieur le président. On parle beaucoup de posture golienne. Est-ce que ça vous fait plaisir ?

Est-ce que vous épuisez de l'inspiration notamment dans l'opposition aux États-Unis ? Le général de Gaulle n'a jamais fait de l'opposition aux États-Unis. Le général de Gaul a même été présent au côté des États-Unis, le premier chaque fois qu'il y a eu une s'opposer naturellement.

Non, il ne s'est pas opposé pour s'opposer aux États-Unis. Il a claqué la par exemple. Oui, il a affirmé les intérêts de la France.

Vous y pensez ? Comment vous y pensez dans ces moments-là ? Vous écoutez sentez cette filiation ? fait pas partie de vos réflexion je ne peux je ne peux être que flatter en tous les cas de cette de cette comparaison que vous voulez bien faire peut-être que très flatter.

J'ai une toute dernière question à vous poser à J'essaie d'avoir mon inspiration propre. À quel pourcentage de chance vous pensez que l'on peut échapper aujourd'hui à la guerre ? On la sent inévitable.

Je n'en sais rien. Ce que je sais c'est que même si c'était 1 pour 1000 ou un pour un million, ça ne diminuerait en rien ma détermination à tout faire pour que l'on puisse régler le problème iraakien sans faire la guerre. Je vous remercie monsieur le président et j'imagine queon aura l'occasion de de vous retrouver à New York ou ailleurs.

Je vous remercie. Voilà donc au terme de cette session d'information, l'intervention de Jacques Chirac sera largement commentée dans l'émission qui suit 100 minutes pour comprendre animé par Olivier Mazerol. 23h complément d'enquête présenté par Benoît Ducem avec pour thème la justice en examen vers minuit 50 le dernier journal présenté par Jean-Claude Renault.

Demain dans les cas de vérité, Françoise d'abord recevra François Hollande premier secrétaire du Parti socialiste. Excellente fin de soirée sur France.