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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 6 octobre 2010 12 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Le Talk : Jean-Pierre Bel - Le Figaro

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    La gauche a déposé plus de 1000 amendements au débat sur la réforme des retraites. Vous craignez pas qu'on vous accuse de reproduire de l'obstruction au lieu de parler du fond ?

  • 2:30RelanceRéponse directe

    Gérard Larcher a évoqué la possibilité d'un vote bloqué. Accepterez-vous cette procédure si le gouvernement la demande ?

  • 4:30OuverteRéponse partielle

    La majorité est prête à faire des avancées sur les femmes et la pénibilité. Ces mesures pourraient-elles faire évoluer votre position ?

  • 7:30RelanceRéponse directe

    Vous défendez une motion référendaire. Pourquoi ne pas privilégier le débat parlementaire ?

  • 10:30OuverteRéponse directe

    Philippe demande : quels sont les traits essentiels de la réforme des retraites que le Parti socialiste mettra en œuvre ?

  • 12:30OuverteRéponse directe

    Le gouvernement propose une convergence fiscale avec l'Allemagne. Cette idée est-elle utile selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Jean-Pierre BelFait
    « on nous a accusé d'obstruction avant même que les débats ne commencent »
  • 1:00Jean-Pierre BelChiffre
    « il y a 1000 amendements déposés »
  • 1:15Jean-Pierre BelChiffre
    « 300 amendements du groupe socialiste sur un texte comme celui-là »
  • 3:30Jean-Pierre BelFait
    « je n'ai jamais souhaité utiliser ce type de procédure ça n'est pas mon style »
  • 8:00Jean-Pierre BelChiffre
    « plus de 80 % du financement des retraites dans la réforme du gouvernement repose sur les salariés »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour bienvenue au toque orange Le Figaro aujourd'hui nous recevons Jean-Pierre belle président du groupe socialiste au Sénat Jean-Pierre belle bonsoir bonsoir merci d'être avec nous la gauche a déposé plus de 1000 amendements au débat sur au Sénat sur le projet de loi de réforme des retraites vous craignez pas qu'on vous accuse de reproduire encore de la l'obstruction au lieu de parler du fond vous savez on nous a accusé d'obstruction avant même que les débats ne commencent donc nous sommes habitués là il y a des faits il y a 1000 amendements déposés non mais 300 amendements du groupe socialiste sur un texte comme celui-là la réforme des retraites dans lequel par ailleurs on a mis d'autres sujets comme la médecine du travail c'est c'est vraiment la norme et je pense que les amendements que nous avons déposés sont des amendements qui à la fois dénoncent ce que nous trouvons injuste dans cette réforme et qui en même temps font des propositions sur quelle vision nous aurions nous d'une réforme des retraites donc je crois je crois que c'est tout à fait raisonnable en quantité et je pense qu'en quantité c'est chaque fois des amendements qui amènent quelque chose alors on va parler du fond je vous propose d'écouter Gérard Larcher qui était ce matin sur RTL nous irons au bout du débat donc ds la discussion il a des moy de procédure qui existe s'il y a des abus manifestes ils sont décidés par vote de la Conférence des Présidents vote bloqué permet au gouvernement de demander un seul vote sur toute oui je ne pense pas que ça soit un sujet par rapport au débat qui existe au niveau des Français et au niveau du Parlement vous ne l'accepterez pas si le gouvernement vous le demande je serai extrêmement réticent tout le monde le sait car je n'ai jamais souhaité utiliser ce type de procédure ça n'est pas mon style ça vous rassure les propos de Gérard lché pas de vote bloqué donc pas de débat qui serait un peu tronqué oui au Sénat nous avons décidé de laisser les les sénateurs s'exprimer les parlementaires donc il n'y a pas de globalisation du du temps en même temps comme dit le président Larcher c'est une question un peu dérisoire est-ce que passer de TR jour de plus à discuter d'un sujet aussi important et qui a été d'une certaine manière escamotter à l'Assemblée nationale ça ne justifie pas que le que l'on y passe du temps voilà nous nous ne voulons pas faire durer pour le plaisir nous voulons aller au bout de cette question des retraites et poser les questions qui n'ont pas pu être posées jusqu'à présent quand on sait aussi que il n'y a pas eu de véritabl négociations avec les syndicats la majorité est prête visiblement à faire un certain nombre d'avancé sur ce dossier notamment sur le les femmes sur la pénibilité est-ce que ce ces avancé seraient de nature faire changer votre position sur ce débat vous savez je je je d'une part je je me méfie un petit peu parce que nous avons été échaudés dans le passé sur d'autres textes par exemple la réforme des collectivités territoriales mais d'autres textes par des déclarations préalables ou en semble ouvert ou en semble prendre du recul par rapport au texte du Gouvernement et puis convocation à l'Élysée on rentre dans le rang donc il y ce premier aspect et d'autre part euh je ne voudrais pas que nous assistions à une forme de théâtralisation une espèce de mise en scène de diversion sur deux ou trois points infimes par rapport au sujet que nous traitons c'est-à-dire le sujet des retraites pour donner simplement le sentiment que les choses ont bougé au Sénat alors même que ce qui est important c'est la réforme des retraites c'est pas forcément la politique familiale parce que c'est souvent des sujets qui n'ont pas grand-chose à voir avec la question des retraites en même temps vous savez bien que sur les l'âge sur les bornes 62 67 le gouvernement a déjà annoncé par la voie des rert qu'il ne changerait pas d'attitude oui mais j'ai vu j'ai vu aussi les amendements qui avaient été déposés et pas simplement par les par les groupes de gauche j'ai vu que certains centristes avaient déposé des amendements sur le départ à à 65 ou à 67 ans sans décotes qui est un sujet aussi très très important donc euh moi je crois qu'un parlementaire c'est toujours utile et que le débat il sert toujours à quelque chose on a un bon exemple qui qui qui a que nous avons vécu nous au Sénat c'est la discussion de de du CP le fameux CPE c'est par une mobilisation très importante de la jeunesse qui à cette époque là défilé dans nos rues et un débat qui au Sénat et ben prenez du temps qui peu à peu a donné une certaine ampleur une certaine résonance aux questions que nous posions et qui a amené un texte qui lui-même avait été promulgué à ne pas être appliqué il faut dire que c une situation un petit peu compliquée et voilà donc on peut estce que vous voudriez refaire cette fois-ci sur les retraites bah ce qu'on voudrait nous objectivement c'est une remise à plat c'est que le gouvernement revoit son texte ce que nous ce que nous commençons à lui dire depuis hier et que nous puissions enfin remettre les choses à l'endroit c'est-à-dire une négociation et puis un vrai débat parlementaire alors justement aujourd'hui vous déposiez vous défendiez une motion référendaire Jean-Claude mai le patron de eo était hier sur RTL je vous propose de l'écouter non moi je ne je ne suis pas partisan du référendum mais d'une manière générale he pas uniquement sur ce genre de chose c'est une logique binaire et pour qu'un référendum soit effectivement démocratique il faut que tout le monde soit au même degré d'information je suis plus partisan de la démocratie par mandat représentatif que la démocratie dit direct jeis beaucoup bon ça n'arrange pas tellement les syndicats votre proposition de référendum non mais je comprends ce que dit Jean-Claude maili vous savez nous nous sommes partis d'un constat le président de la République a déclaré lors de sa campagne présidentielle et puis il a redit après la campagne présidentielle je ne toucherai pas au à l'âge légal de départ à la retraite je ne toucherai pas quand madame Pariso lui a demandé le porter à 63 ans il il a répondu madame Pariso peut dire ce qu'elle veut je n'ai pas mandat pour modifier le bon donc c'était avant la crise depuis les conditions économiques ont peut-être un peu changé c'est ça qui explique c'est sur cette baseel que les électeurs lui ont fait confiance lorsque François mitteran a décidé de porter l'âge de départ à la retraite à 60 ans la réforme de de la retraite à 60 ans c'était contenu de dans les une proposition lorsque les Français l'ont élu ils savaient et bien qu'on allait aboulir la peine de mort et qu'on allait porter l'âge de la retraite à à 60 ans Monsieur Sarkozi tourne le dos à son engagement et donc nous nous nous nous sommes saisis de cette motion référendaire pour dire il y a un dénis de démocratie et nous demandons au président de la République au gouvernement qui a organisé un débat dont je ne suis pas sûr qu'il était très utile sur l'identité nationale et bien organiser un grand débat national sur la question des retraites et de savoir en particulier si pour financer les retraites on doit uniquement s'appuyer sur cette modification qui consiste à à à a fixé l'ouverture des droits à la retraite non plus à 60 ans mais à 62 ans quelle question vous poseriez à ce moment-là sur un référendum êtes-vous pour le maintien des 60 ans on on pourrait poser une question sur sur ce ce sujet-l très très précis ou une question aussi précise sur la réforme qui nous est proposée par le gouvernement trouvez-vous cette réforme juste est-ce qu'il y a pas un paradoxe avoir des parlementaires au moment d'un débat à la au Parlement réclamer un référendum c'est-à-dire en gros vous vous appelez à être dépossédé de votre travail non vous avez compris que pour nous d'abord la démocratie sociale ça existe et la discussion entre les partenaires sociaux c'est fondamental et et je rejoins les responsables syndicaux de ce point de vue-là le débat parlementaire il existe aussi mais nous saisissons les moyens qui sont à notre disposition le gouvernement a voulu passer en force auprès des syndicats auprès de de l'Assemblée nationale donc nous avons utilisé euh cette procédure de de référendum référendum pardon pour euh porter l'éclairage sur un fait qui est tout à fait euh qui était tout à fait quand même inhabituel un président de la République qui solennellement déclare voilà sur quel principe vous allez mlire qui n'a pas mandat donc pour conduire une réforme qui va dans le sens inverse vous le savez les internautes sont appelés à nous à vous poser des questions euh il y en avait beaucoup Philippe par exemple vous demande de lui faire part des traits essentiels de la réforme des retraites que prépare le Parti socialiste réforme qu'il mettra en œuvre lors de sa prochaine accession au pouvoir alors en de mots est-ce que vous pouvez expliquer votre projet euh bah écoutez je dirais que ce ce ce projet repose sur plusieurs grands plusieurs grands principes parce que nous avons appelé des piliers d'abord dans la sur la question des ressources du financement des retraites aujourd'hui plus de 80 % du financement des retraites dans la réforme du gouvernement repose sur les salariés et euh très peu en définitive sur les revenus du capital sur les revenus financiers qui sont qui sont d'une certaine façon épargné donc nous nous voulons réétablir un équilibre ensuite nous pensons que la question des retraites c'est aussi une question qui est liée à l'emploi et notamment à l'emploi des jeunes à l'emploi des senniors donc nous avons des propositions très très concrètes pour faire que euh les jeunes puissent par exemple voir prise en compte leur temps d'études ou leur temps de stage pour les seniors peu de gens le savent mais un un une personne de plus de 55 ans sur toi sur trois est aujourd'hui en activité c'est très peu deux sur trois sont au chômage donc des processus qui permettent un accompagnement une adaptation de de des carrières et qui qui qui permettent de maintenir les seiors au chômage et puis je fais vite le retour au 60 au 60 ans ça c'est ans nous l'avons Ditis ambiguité à ta plein ou alors avec la les 60 ans c'est l'âge à partir duquel euh les gens ont la possibilité de faire valoir leur droit à la retraite en fonction des cotisations qui les leurs et le dernier point qui est quand même pas pas anodin dans le programme des des socialistes c'est la la retraite choisie un système à la fois universel et personnalisé qui permettrait une adaptation aux évolutions du temps vous évoqueiez la fiscalité le gouvernement a ouvert un débat qui permettrait de faire une sorte de convergence entre la fiscalité allemande et la fiscalité française et parmi les propositions ça pourrait être la fin du bouclier fiscal la suppression de l'ISF et c'est un débat selon vous qui est utile qui faut avoir dès maintenant ben écoutez je d'abord je note que les les Allemands sont pas très empressés et même que le ministre allemand a trouvé les propositions du du président de la République flou ensuite si c'est une convergence du de nos systèmes fiscaux ça va quand même poser quelques problèmes par exemple ça signifie qu'il faille augmenter la TVA de tris points alors période de crise sur sur les effets sur la consommation risque risque d'être terrible le président de la République par ailleurs s'est trompé il a déclaré que le bouclier fiscal existait euh en Allemagne or il n'existe pas ça voudrait dire qu'on supprime le le bouclier fiscal alors là je dis chiche on prend quant à su supprimer le l'ISF en même temps que le bouclier fiscal c'est une perte pour le budget de l'État de de de 4 milliards d'euros alors moi je pense qu'il vaut qu'il vaut mieux et puis c'est confondre aussi un impôt qui qui relève de l'impôt sur le revenu à un impôt qui sur le patrimoine donc nous nous nous proposons de une réforme sur l'impôt sur le revenu ou de fusionner la CSG et l'impôt sur le revenu et une une grande réforme sur l'impôt sur le patrimoine ce qui permettrait de régler notamment les problèmes de succession des grandes fortunes et vous voyez à quoi je veux faire allusion avec notamment l'affaire B encour dernière question à votre place les jours précédents Jean-Paul Luchon et Julien Dray du Parti socialiste comme vous ont demandé l'organisation un peu plus rapide des primaires tel qu'elles étaient organ par le Parti socialiste est-ce que vous êtes favorable vous aussi à avancer l'organisation des primaires je serais plutôt dans ce sens hein je pense que nous ne pouvons pas recommencer ce que nous avons connu dans le passé avec une relative improvisation de nos campagnes pour les élections présidentielles et de nos désignations de candidats moi je pense en effet que il serait bien qu'avant l'été les Français est une idée assez précise de qui va être le candidat du par donc un vote de militant avant l'été je crois que ça serait bien mais je suis dans une organisation démocratique et j'en respecte la démocratie et je ferai ce que les milit décider Jean-Pierre belle merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions à demain pour une prochaine émission du Talk [Musique]