Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationLa France insoumise (sur YouTube)· 19 octobre 2026 122 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Les lycéens ont la parole - Émission spéciale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 56 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous pensé de l'allocution de Macron hier ?

  • 2:06RelanceRéponse directe

    Pourquoi cette allocution est-elle perçue comme une déception ?

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Louis, vous aviez posé une question à l'Assemblée nationale sur les violences policières. Avez-vous obtenu une réponse ?

  • 7:04OuverteRéponse directe

    Comment la mobilisation a-t-elle commencé localement ?

  • 10:41ComplaisanteRéponse directe

    Comment les responsables politiques macronistes espèrent-ils étouffer le mouvement ?

  • 11:21OuverteRéponse directe

    Quelles sont les revendications concrètes dans votre lycée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:28Fait
    « il y a eu aucune annonce concrète, aucune mesure à part de dire que les préfets pourront interdire les rassemblements »
  • 2:06Fait
    « il a donné aucun mot pour tous les lycéens, les étudiants, toutes les personnes qui ont été blessées en manifestation par les bavures policières »
  • 4:06Louis BoyardFait
    « moi à l'Assemblée nationale, ça fait longtemps que que j'en parle et pour le coup, c'est c'est c'est pas qu'une crise française, c'est une crise du capitalisme. »
  • 11:53Fait
    « la République elle nous promet quoi ? Elle nous promet l'égalité des chances. Mais cette promesse dans nos quartiers, elle est restée sur le papier. »
  • 26:36Louis BoyardChiffre
    « 10000 postes d'enseignant supprimés depuis 2017, 4000 postes supprimés à 7 rentrées 2026 et au moins 1500 suppressions de postes qui sont prévus pour le budget 2027. »
  • 40:59Fait
    « il y a eu le site qui a été mis en place donc la plateforme Agora qui recense nos revendications. Mais ensuite c'est quoi la suite ? Rien pour l'instant. »
  • 45:30Fait
    « l'objectif ça a été d'obliger d'aller vers le privé et si jamais vous allez vers le public et ben on vous donne le service minimum mais comptez pas gagner à la fin dans le jeu de la sélection. »
  • 46:07Fait
    « après le mouvement des gilets jaunes, Emmanuel Macron, il leur a donné 10 milliards. C'est exactement ce qui est demandé par les jeunes. Donc je vois pas pourquoi on pouvait le faire pour les gilets jaunes. Et là maintenant, on peut pas le faire pour les jeunes. »
  • 47:12Chiffre
    « C'est 11 milliards qu'il voulait mettre sur le SNU. Et ben mettez-les dans les revendications de la jeunesse. »
  • 47:12Chiffre
    « 10 milliards que qu'il a donné aux gilets jaunes, bah s'il donne pas aux jeunes, les jeunes, ils vont faire ce qu'on fait. »
  • 48:26Chiffre
    « On a eu des chiffres ahurissants sur la santé mentale. On a eu des chiffres sur une grande part des jeunes qui n'ont même plus le temps de manger entre deux cours. »
  • 49:00Fait
    « Les députés ont rigolé, ils ont riait marrer. Je leur ai dit moi je suis disponible si jamais il y a des gens qui veulent travailler ça. Personne n'a répondu. »
  • 49:34Fait
    « Je l'avais dit, à un moment ça va péter. Et ben aucun média ne l'avait jamais repris. »
  • 53:27Fait
    « Rien ne justifiera jamais la violence surtout surtout contre des mineurs. »
  • 57:18Chiffre
    « Nos classes, elles sont surchargées. Nous, dans toutes les terminales, on est 30 31. »
  • 1:34:25Fait
    « lui il a été justement à la tête du ministère de l'éducation nationale et qu'est-ce qu'il a fait ? Rien. »
  • 1:39:56Chiffre
    « Marine Le Pen qui nous vole 4 millions d'euros. »
  • 1:41:13Fait
    « on a 18 ans donc on peut voter, on fait partie de leur pas le leur mais on fait partie du du enfin on on élu et cetera. »
  • 1:41:53Fait
    « On va donner euh 100 200 € de plus mais seulement aux étudiants qui travaillent et on va retirer les bourses aux étudiants étrangers. »
  • 1:42:28Fait
    « le Rassemblement national, il a empêché que ça passe. »
  • 1:45:22Promesse
    « Faut être focus dans un truc, c'est tant qu'on a pas les 10 milliards, on s'arrête pas. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonsoir à tous et à toutes. On est en direct euh sur Twitch et sur YouTube euh de la France Insoumise pour parler de la mobilisation de la jeunesse en France qui a lieu en ce moment. Donc en plateau, on a des lycéens et des lycéennes, des étudiants et des étudiantes qui sont venues expliquer leur revendication, pourquoi ils se mobilisent et l'état de la mobilisation. Aujourd'hui, on a Anastasia qui est étudiante à Nanterre. Oui, c'est ça. Nemet, bonjour. lycéen à Sarcel dans le 95. Anice oui, bonjour. Lycéen à Créteille, Sumaya, bonsoir. Qui est étudiante à la Sorbonne et aussi présidente d'un nouveau syndicat. Tout à fait. Lequel ? La Fédération lycéenne des quartiers.

0:45

La Fédération lycéenne des quartiers. Et évidemment, on est avec Louis Boyard, député du Val de Marne. Bonsoir. Ça va tranquillement ? Bienvenue, bienvenue sur le plateau. Bienvenue tout le monde. Alors pour commencer le live, j'aurais une question simple. Qu'est-ce que vous avez pensé de l'allocution de Macron d'hier ? Qui veut commencer ? Moi je vas-y, pas de souci. Alors à titre personnel, la locution en fait j'ai l'impression d'avoir perdu 8 minutes de ma vie. C'était que du vide. C'était juste pour faire un peu une une outro de ce qui s'était passé. Euh il y a eu aucune annonce concrète, aucune mesure à part de dire que les préfets pourront interdire les rassemblements euh en disant que enfin les phrases en

1:28

mode "Comment des Français peuvent-ils faire cela à la France tout ça ?" Enfin pour moi euh il y a il y a pas eu de réponse concrète en fait aux revendications. Phases creuse sans réponse politique aux différentes revendications quoi. Exactement. Et excusez-moi, par ailleurs, il y a il a donné aucun mot pour tous les lycéens, les étudiants, toutes les personnes qui ont été blessées en manifestation par les bavures policières et je trouve ça scandaleux que en fait il il dit lui-même que la jeunesse est au cœur de son programme depuis 10 ans. On n jamais rien vu de réponse. Enfin, on a eu aucune réponse concrète et une fois de plus, ces 8 minutes nous ont bien montré que il en a rien à faire de nous et c'est bien triste. B. Moi, je vais rebondir sur tout ce que

2:06

vous avez dit. Enfin, je pense que c'est primordial de revenir sur la locution du président parce que nous depuis des semaines et des semaines de mobilisation, on l'a attendu, que ce soit moi à titre personnel ou bien euh les personnes issues de de quartier populaire. Et il y a quelque chose qui est frustrant, c'est qu'on a le sentiment d'être délaissé, abandonné par cette allocution dans le sens où euh justement il y a il y a eu aucune mesure concrète qui a été dite comme l'a rappelé la camarade tout à l'heure mais surtout il y a eu aucun mot également qui a été donné pour tous ces jeunes qui ont été blessés voire mutilés enfin ouais mutilés pardon et c'est ça que je trouve terri enfin qui je trouve terrible donc voilà. OK. Bah moi pour revenir en fait, je je prendre dans un

2:46

sens général. Bah en fait, j'ai trouvé que Emmanuel Macron, il a pas su prendre l'étlé de violences et tout qu' a eu c'est un fait mais en fait il faut parler de ces violences là, elles ont été causées par quoi ? Ben en fait elles ont été causées par des revendications et on voit que les revendications, monsieur le président, essaie de les enfouillir histoire queon oublie et qu'on parle que des violences. Ça veut dire en fait, j'ai trouvé ça vraiment dommage et en fait j'ai trouvé ça que c'est un oubli de sa part et que c'est pas un président ne doit pas faire ça en fait. En fait moi qui l'attendais après ses semaines de mobilisation bah en fait à l'heure d'aujourd'hui il nous a toujours pas répandu. Il y a aucune mesure qui a été prise et voilà et moi si je peux rebondir là-dessus

3:24

enfin en fait c'est un mouvement qui est social donc on attend de sa part qu'il soit proche du peuple et aujourd'hui en fait la réponse elle a été totalement à l'opposé de tout ça en fait. Il a fait 3 semaines de violence pour ça. 3 semaines de mobilisation, 3 semaines de revendication, enfin des revendications qui datent déjà depuis des années pour ça. Et euh en vrai euh on a l'impression que c'est assez habituel ce type d'absence de réponse de la part du gouvernement et du président de la République. Leur manière de répondre aux mobilisations, aux revendications, c'est la répression. Et même à l'Assemblée nationale, quand on travaille, on pose des questions au gouvernement, à chaque fois les réponses, c'est au sous-sol, c'est à côté et ça vise toujours à esquiver le

4:06

fond euh le fond des problèmes politiques et jamais à être à enfin, comment dire, à prendre ses responsabilités et répondre aux aspirations des étudiants, des étudiants, des lycéens, des lycéennes. Et justement Louis, je pense que tu peux tu peux un peu nous en parler notamment, tu avais posé une question à l'Assemblée nationale et est-ce que tu avais eu une réponse plus intéressante ? Bah en fait, enfin déjà pour réagir sur la question de la locution de Macron, moi je trouve que il a il est à côté de l'histoire parce que et pour le coup même les jeunes s'en rendent compte eux-mêmes en vrai le mouvement qui a été construit d'abord par les lycéennes et par les lycéens d'abord d'outremè puis ensuite Créteille Saintupéri puis après ensuite partout en France et maintenant rejoint

4:42

par ensuite les étudiantes et les étudiants puis on a vu samedi en vrai c'était aussi les parents qui étaient là les salariés enfin sur la question de la vie chère en fait on a vécu un moment d'histoire et Cette période là, on la racontera encore des années plus tard et je sais pas comment est-ce qu'on l'appellera. Donc ça a été un moment qui a été tellement important qu'elle a justifié une prise de parole du président de la République. Et quand le président parle, moi je pense à tous ces jeunes qui ont participé à leur premier mouvement social et qui se disent "Attends, j'ai fait tout ça pour ça. C'est ça." Enfin là, on a fait l'histoire, on a on a tout bien fait, on a fait les manifes, on a fait les revendications, les portees-parents ont été super et on a fait tout ça pour ça.

5:19

Et du coup, moi à la fois ça m'inquiète pour cette jeune génération parce qu'en fait, elle a vraiment ils sont des millions à être rentrés dans l'action politique et à l'avoir découverte. Et je m'inquiète aussi pour ce président de la République parce que non seulement il a l'air déconnecté du peuple mais il a l'air surtout d'être incapable de répondre à cette mobilisation qui va continuer. Et donc là vraiment on est en train de s'engouffrer un peu plus dans la crise et cette crise ça fait longtemps qu'on en parle. En tout cas, moi à l'Assemblée nationale, ça fait longtemps que que j'en parle et pour le coup, c'est c'est c'est pas qu'une crise française, c'est une crise du capitalisme. C'est pour ça qu'on voit que il y a les mêmes mouvements en Albanie, il y a les mêmes

5:53

mouvements en Italie, il y a les mêmes mouvements au Portugal, un peu en Espagne aussi. Parce que au fond ces jeunesses, ils se mobilisent sur deux choses. La marchandise la crise de la marchandisation de l'éducation nationale avec les les les logique libérale à l'intérieur de l'éducation nationale, la sélection violente, la pénurie d'emploi, la pénurie de filière et en fait les jeunes, ils se disent "Attends, moi en fait je vais me tuer dans votre système libéral de l'éducation nationale pour à la finir au chômage comme ou en alternance payer moins 15000 ou en stage comme mon grand frère ou ma grande sœur." Et donc du coup on est vraiment dans dans ce moment de crise. Donc nous on les a interpellé à plusieurs reprises. Moi, j'ai fait des questions au gouvernement, je me rappelle sur les

6:27

questions des violences sur les lycéens parce qu'il y avait eu des violences sur un lycée parisien. J'en avais fait sur le la question du 8h 18h après qu'il y a une pétition qui a été faite en novembre 2024. Là, j'en ai refait une en disant "Écoutez là, les jeunes, ils ont tout bien fait, vous pouvez plus éviter la question, faut sortir le carnet chèque et à chaque fois c'est le refus." Et on vient d'entrer là vraiment officiellement, on y est totalement, on vient d'entrer dans une période de rapport de force et et c'est là où du coup se pose la question de comment va continuer d'évoluer le mouvement. qui c'est la France insoumise qui organise tout ça rien mais donc le mouvement va grandir va évoluer et on va voir comment est-ce qu'il va évoluer par contre je pense que

7:04

la bonne position politique à tenir pour la France insoumise c'est de dire en fait du début à la fin les revendication elles sont toujours là et tant que vous les avez pas réglés soutien total au mouvement de la jeunesse. Merci. Exactement. Exactement. Merci beaucoup Louis. Et euh justement avant de voir comment la mobilisation va évoluer, euh on pourrait voir comment ça a commencé, d'autant qu'on a en plateau quelqu'un qui a participé au début de la mobilisation, en tout cas en hexagone parce que faut pas oublier qu'il y avait les autres mères les autres mères avant qui étaient mobilisées depuis super longtemps et et du coup Anice toi tu es lycéen à Créteille Saintxupéri au lycée Saint-Exupéri où ça a commencé fort. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu pourquoi vous avez décidé

7:49

de vous mobiliser, les méthodes d'organisation que vous avez choisis et aussi les fins de cette mobilisation en tout cas localement à Créteille ? Comment ça s'est soldé ? Bah tout d'abord en fait à partir de la rentrée, on a une rentrée assez catastrophique dans le sens où il y avait vraiment un manque de personnel qui était assez considérable voilà avec des élèves qui avaient pas de preuve de français et cetera. Ensuite, le 17 septembre, il y a eu une première mobilisation de la part des profs qui sont mobilisés afin de parler au rectorat, avoir des des réponses mais qui finalement n'ont pas été entendu. Après, avec mes camarades, l'ensemble de mes camarades, on a pris l'initiative de faire un blocus le lendemain et il a été organisé en seulement 2h, c'estàd, on

8:30

savait pas à quoi s'attendre. On était 10 à à le faire. On est arrivé devant la grille 6h, on barricadé, on a pris des poubelles, on a pris des barrières, on barricadé, on a fait même des pancartes au préalable chez nous le soir. Et ben on est arrivé, on a fait des discours, on a parlé, on a crié et on voit que les lycens ils ne se rejoignent à nous de petit à petit. On voit que même des profs euh nous rejoignaient au fur et à mesure de la mobilisation. Après, le premier blocus s'est arrêté à 11h30 et ça s'est super bien passé. Euh, il a été fait de manière pacifique, je précise, il a été fait de manière pacifique, sans violence. Après le lundi, c'est là que les profs se sont mobilisés à à notre

9:13

côté. Euh, c'était le 21 septembre. Et bah, du coup, on a fait une il y a eu Abdoub Bar qui était venu, Clémence Geté, mais aussi monsieur Boyer, le Boyer qui est ici et voilà. Bah, du coup, on a fait une mobilisation. Après, on a fait une marche jusqu'au rectorat et après au rectorat, on a eu une délégation d'élèves, j'en faisais partie. On a été sur rectoral le vendredi d'après pour faire savoir notre revendication. D'accord. Et localement, ça s terminé avec des postes qui ont été obtenus euh des DFPT pour les pros parce que c'est un lycée pro général. On a eu obtenu une infirmière, on a obtenu un principal adjoint, deux et alors qu'il nous en fallait 10, on a eu un peu localement mais après ça a pris un mouvement national et voilà. Vous connaissez la suite.

9:56

Oui, honnêtement, je trouve c'est vraiment super intéressant d'avoir ce témoignage là et cette expérience parce que ça montre que la lutte paye. Ouais. Ça montre que quand on insta un rapport de force conséquent, qu'on se mobilise autour de revendications politiques clair et que le collectif porte ses revendication ensemble, ça montre qu'on peut trouver un déboucher politique intéressant et ça doit vraiment donner l'exemple pour poursuivre le reste de la mobilisation parce que je sais pas si vous avez vu mais il y a des responsables politiques macronistes, des ministres et cetera qui espèrent qui espèrent que le froid, la pluie, les vacances essou mouvement et pour eux le débouché politique qui prévoit c'est un essoufflement du mouvement parce que il

10:41

ferait trop froid ou parce que on serait trop fatigué comme si les étudiants, les étudiantes, les lycéens et les lycéennes, c'était pas un sujet important pour eux de pouvoir travailler dans des conditions dignes et respectables. Et c'est juste dingue. J'aimerais juste qu'on puisse aussi avoir le retour de chacun d'entre vous sur comment s'est passé les mobilisations, comment se sont passé pardon les mobilisations dans votre établissement, le rôle que vous avez joué, comment les collectifs se sont formés, même les mécanismes de de solidarité qu'il a pu avoir et cetera. Vous voulez que je commence du coup ? Comme vous voulez. Pas de souci. Bah du coup moi je me représente pas je suis MED donc représentant élève au lycée Mariscondé à Sarcel et aujourd'hui je vais pas parler

11:21

qu'au nom de mon lycée je vais parler au nom des jeunes de banlieu ce dont on parle beaucoup mais qu'on écoute trop peu. Et donc aujourd'hui enfin premièrement bah je vais vous expliquer qui qui nous sommes. Aujourd'hui on nous enferme toujours dans les mêmes cases des jeunes violents qui ne savent pas s'exprimer mais regardez-nous aujourd'hui nous sommes là nous parlons et donc voilà la vraie image de la jeunesse. Et donc dans un second temps, je vais vous parler de ce que nous vivons à commencer dans notre lycée. Et donc la République elle nous promet quoi ? Elle nous promet l'égalité des chances. Mais cette promesse dans nos quartiers, elle est restée sur le papier. Et je peux vous expliquer à quoi cela ressemble concrètement au lycée Mariscondé. Et moi on m'a on m'a encore

11:53

demandé aujourd'hui quelles sont nos revendications après 3 semaines. Donc je vais donc je vais les énumérer comme ça vous enfin pour la pour pour ceux qui l'ignorent bah vous le verrez. Donc premièrement on a des emplois du temps et des classes qui sont surchargées. On a un manque de moyen qui se reflète dans l'assiette. Nous lycéens attendons 45 minutes pour manger en 5 minutes dû à un manque de personnel. Mais il y a également la la question de la santé mentale comme l'avit l'a évoqué Anice. Il y a pas assez donc de psychologues de l'éducation nationale, pas assez d'infirmières pour le nombre d'élèves et les AESH sont en manque. Et surtout quelque chose de primordial à savoir, c'est que ces AESH, elles ne sont pas formées pour accompagner les lycéens. À

12:29

ça s'ajoute donc la question de du des conditions d'étude. Donc les salles sont mal aérées en enfin en été nous subissons la canicule et en hiver nous grelotons. Donc comment réussir ? Comment étudier dans ces conditions ? Donc voilà, en fait la réponse républicaine, elle s'arrête aux portes de nos lycées et donc concrètement au bout du compte, nous lycéens avons pas la même chance de réussir en fonction bah du lieu d'étude. Mais il y a quelque chose qui est primordial à savoir, c'est que c'est ces difficultés là, elles sont pas que locales. Le budget est réparti inégalement entre Paris et la banlieu. Et les premières victimes de ce budget, ce sont les lycéens parce que le pouvoir d'achat des des familles, bah il s'ode et l'avenir que l'on leur réserve se

13:11

réduit. Et donc ça je pense enfin et ça je pense que c'est primordial donc euh euh de vous le dire. Et donc quelque chose aussi d'essentiel hein pour argumenter c'est que la quasi totalé euh enfin la quasi-totalité pardon des collèges à Sarcel sont classés REP voire plus. Mais qu'en est-il des lycées ? Je sais pas si vous avez suivi mais euh il y a eu euh en 2014-215 bah la fin de l'extension de ce système pour les lycées et donc aujourd'hui en fait on est quoi ? On est délaissé et il y a la question également de parcours sub. Je pense que pour tous c'est une question qui est primordiale et aujourd'hui en fait ce enfin parcours supeste des inégalités sociales entre tous et ça je pense que c'était primordial de l'évoquer. La question des répressions policières et cetera, je pense qu'on va

13:50

on va pouvoir la laisser pour plus tard mais donc en ce qui concerne donc la mobilisation nous à Sarcel, il y a deux lycées donc qui sont côte à côte séparés d'une rue et donc ça a commencé du coup à la suite de la mobilisation à Créteille he à partir du du 25 septembre. C'est le le lycée du coup Jean-Jacques Rousseau à côté qui a commencé. Et donc euh suite à ça, moi qui suis représentant élève au lycée Mariscondé, je me suis dit queil fallait que je me mobilise. Et euh Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu concrètement dans ces lycées-là euh quelles sont les problématiques que toi tu as pu rencontrer en tant que lycéen ? C'est bah justement la question du matériel, ça je l'avais pas évoqué mais en fait le peu enfin le matériel il est en manque

14:28

et le peu que nous avons il est vétuste. Et aujourd'hui en fait ces problématiques là elles sont partagées par enfin enfin les deux lycées aux alentours. Et c'est ça que je trouve dramatique en fait. C'est pour ça qu'aujourd'hui on on s'est mobilisé depuis 3 semaines. Ouais. Depuis 3 semaines. Et donc pourquoi on s'est mobilisé en fait ? Parce que ces problématiques, elles ne datent pas de notre génération. Elles sont là depuis bien longtemps. Seulement notre jeunesse, elle ne les accepte plus. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui on a décidé de se mobiliser mais d'une manière bien différente. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui on sait donc l'image qu'on a des jeunes de banlieu. Donc on a essayé de faire quelque chose de pacifique, montrer qu'on est capable de s'organiser autour de revendications

15:04

claires et pacifiques. Et ça a marché. On a réussi à ramener du monde devant nos lycées, que ce soit les profs, les enseignants, enfin pardon les profs, les parents d'élèves et bien même des députés hein. Moi pour ma part Carlos, il était présent sur le terrain et c'est ça que j'ai trouvé fort en fait. Oui. Donc voilà. Oui, je trouve le discours il est extrêmement intéressant. Merci beaucoup pour euh pour ce que tu as dit. C'est vraiment intéressant parce que on entend beaucoup de la de la part de la bourgeoisie, de la classe médiathicoolitique, le fait que oui, les lycéens, les étudiants, les étudiantes, il feraiit le choix de bloquer pour ne pas aller étudier, pour pas travailler par flemme. Alors que l'objectif même des modes d'action et des mobilisations,

15:42

c'est de pouvoir travailler dans des conditions dignes parce que on nous bassine constamment avec le mythe méritocratique. Quand on veut, on peut, faut travailler pour y arriver. euh si tu travailles bien à l'école, tu auras un bon métier et cetera et on se rend compte que dès le départ les jeux sont pipés. On a beau travailler, on aura beau travailler deux fois plus que les autres, au final deux fois moins en fonction de où on vient. Si on vient d'un quartier euh populaire ou si on vient de la ruralité et qu'on a pas eu la chance de pouvoir être dans un bon lycée, on va avoir euh beaucoup moins de chance que les autres de pouvoir travailler dans de bonnes conditions et ensuite la sélection, elle s'arrête pas, on on en rediscutera. Mais ça pose vraiment des questions euh en terme

16:18

d'égalité républicaine en fait et aussi de ce que l'école de la République propose aujourd'hui euh aujourd'hui euh aux étudiants, aux étudiantes. Et surtout ce que je trouve le plus intéressant dans les deux témoignages que vous avez donné, c'est qu'en fait le cœur du truc c'est la question de la lutte des classes. c'est qu'en fait ce que vous posez comme question en fait on n' pas les mêmes chances que les autres à Paris, ils ont tous les moyens euh et puis euh on sa enfin en fait c'est une question d'inégalité dans la dans une inégalité de classe. Et en fait la mobilisation qu' a eu à Saintupéri qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle a montré aux autres jeunes des quartiers populaires que ils avaient toutes et tous les mêmes problématiques et que s'ils s'y mettaient tous ensemble, ils

16:53

pouvaient gagner. Et en gros, finalement, c'est toute une jeune génération qui en même temps par un exemple a pris conscience de classe. Et c'est pour ça que ce mouvement, il s'arrêtera pas parce que il est il est ultra politisé, il est soudé. La solidarité, c'est un mot qu'on entend très souvent et et j'aimerais quand même terminer sur un dernier point, c'est que je pense que dans ce mouvement lycéen, et en vrai, vous en faites partie de tout ça. Moi ce qui m'a le plus impressionné et ce qui a le plus impressionné tout le pays, c'est la qualité des pores-paroles. En vrai, je on dans dans tout ce mouvement, on peut sortir au moins 30 interventions de jeunes qui ont entre 14 ans et 20 ans et qui disent des trucs que euh des députés ne sont pas capables de sortir. Mais en

17:31

vrai, vous avez montré à quel point cette jeune génération était une génération consciente, efficace, organisé et pour le coup, mais ça a surpris tout le monde et je pense que c'est comme ça que vous avez gagné la bataille médiatique parce qu'en fait les trois premiers jours du mouvement, c'est pas vrai de dire que vous aviez gagné la bataille médiatique. Tout le monde disait, ils veulent pas aller en cours, ils brûlent des poubelles et compagnie. Puis après ensuite tous les jeunes dont vous tous ces jeunes dont vous faites partie ces figures du mouvement, vous êtes sortis et en fait vous avez bluffé tout le monde. Et c'est pour ça que ce mouvement c'est c'est un mouvement qui est conscient et qui est surtout très construit politiquement euh par le réel, par le concret. Et du coup,

18:05

c'est pour ça que je pense que la question de la lutte des classes, c'est vraiment l'élément qui est central en tout cas pour le début de la mob. On en on rediscuter après, mais après ensuite est venu la question féministe, la question antiraciste, la question de la paix. Mais c'est vraiment ça qui a lancé. C'est ça que je trouve vraiment passionnant avec ce mouvement. Sumaya, par exemple, toi tu es président de la Fédération lycéenne des quartiers. Euh est-ce que tu as un angle de vue à nous apporter justement sur cette question de la lutte des classes et la mobilisation des quartiers populaires en tant que tel et même les conditions d'étude des lycéens et des lycéennes qui viennent de quartier populaire ? Est-ce que tu as quelque chose à nous exposer sur ce sur ce point-là ?

18:40

Bien sûr, aujourd'hui, on peut constater que comme tu l'as dit, le budget entre les grandes villes et les quartiers populaires est extrêmement différent. il n'est pas réparti de la même manière et surtout on peut voir la ségrégation sociale qui est mise en place et on peut voir qu'elle est très stratégique et qu'elle est pensée justement pour marginaliser les jeunes des quartier populaire et cette différence elle se concrétise dans dans notre quotidien quand tu l'as dit en hiver il fait tellement froid qu'on doit garder nos manteaux qu'on est même pas capable d'étudier correctement qu'en été il y a des professeurs, il fait tellement chaud qu'il doivent faire cours à l'extérieur tellement il fait chaud euh ça c'est voilà c'est un manque de budget qui se ressent qui se ressent pardon au

19:14

quotidien et c'est quelque chose qu'on peut constater euh de manière voilà assez concrète quand on compare un établissement de grande ville, donc un établissement privilégié et qu'on voit qu'il reçoit beaucoup plus de budget et que le budget est mieux réparti que dans un établissement de quartier populaire. Et je pense qu'il y a aussi une ségrégation dans la réponse qui apportée à ces mobilisations. Il y a la réponse de la violence, donc la réponse de la répression qui est faite à notre égard nous jeunes des quartiers populaires et elle est flagrante. C'est-à-dire que dans les lycées de Paris, il y a des policiers qui font des concours de pompe avec des lycéens et dans les lycées de banlieu ils sont suréquipés. On a des CRS, on a des gendarmes, on a l'impression qu'ils se préparent à la

19:48

guerre alors qu'ils vont être face à des gamins de 14 15 ans qui ne veulent que revendiquer les mêmes droits que les autres. Ouais. Anastasia, toi tu es à la facilisation, elle a d'abord commencé dans les lycées et ensuite il y a les fac qui ont rejoint en solidarité mais aussi parce que il y a des revendications qui sont similaires parce que le niveau de sélection enfin les différents niveaux de sélection continuent à la fac. Est-ce que tu aurais quelque chose à dire sur comment s'est passé se sont passé les mobilisations ? Oui. Euh moi du coup je suis à l'université de Nanterre et euh on a rapidement rejoint le mouvement lycéen puisque euh bah nos conditions sont pareil totalement catastrophique. Euh pour savoir euh la fac de Lanterre

20:32

c'est comme une ville et c'est très difficile de la bloquer puisqueil y a pas de barrière littéralement. On a les les ports du RER et sinon tout est ouvert à tout le monde. Donc du coup pour bloquer, il faut bloquer chacun des bâtiments sauf qu'il y en a littéralement 20 et donc du coup faut beaucoup beaucoup de monde. Contrairement à un blocus au lycée, on peut mobiliser comme tu as dit 10 personnes. Donc ça c'est génial. Et donc nous à la différence, on a dû mobiliser plus de 300 personnes, même plus, voir 400 personnes pour bloquer chacun des bâtiments. Donc il me semble qu'on a rejoint à partir du 24 septembre si je me trompe pas. Et euh donc c'était pour autant enfin on avait des revendications très similaires au mouvement lycéen puisque pareil nous on souffre de

21:06

précarité étudiante. Notamment nos conditions de travail elles sont catastrophiques. Avant d'être à l'ENTER, j'étais à Paris 8 donc c'est une université de banlieu à Saint-Denis et en fait on a on manquait littéralement de tables de chaises. On devait en voler aux côté. Le plafond nous tombait littéralement sur la tête. Donc il y avait des travaux, il y avait des salles inaccessibles, on manquait de prof, il y avait pas de remplaçant, donc c'était n'importe quoi. Et euh en ce qui concerne Nanerre, les conditions, elles étaient un peu mieux quand même parce que Nanter c'est plus proche quand même de Paris. Mais donc là, on voit bien qu'il y a une ségrégation entre banlieu et tout ce qui est plus proche de Paris et FAC parisienne. Mais par ailleurs dans les salles de classe quand à la

21:40

rentrée, quand il faisaiit 30°, bah c'était la canicule, on pouvait pas respirer. Pareil quand il fait froid, enfin les conditions, elles sont catastrophiques. Pareil, on manque de table, on manque de chaises et je trouve ça scandaleux. Et donc du coup, on a décidé de rejoindre ces mouvements. Euh donc on a commencé à bloquer chacun des bâtiments un par un, notamment allé voir la présidence. Et donc on a reçu euh en fait ce qui est bien à Nanterre c'est que pendant 10 ans, la fac n'a pas été bloquée parce que c'est quand même une fac de gauche mais elle avait pas été bloquée pendant des années du fait de la complexité à bloquer bah autant de bâtiments d'un coup. Et donc c'était historique que 10 ans pour jour après on bloque une université aussi grande avec

22:14

de nombreux bâtiments et donc c'était très impressionnant à avoir et tout le monde était solidaire, tout le monde était enin c'était trop bien et euh et en fait nous on lutte notamment pour la sélection qui existe donc parcours sup mais aussi mon master en fait faut nous expliquer comment on passe de promotion donc des des promos de 400 personnes en licence à des masters où il y a seulement 11 places 18 places avec 3 % de d'acceptation et en fait on met où les autres personnes qui ont pas réussi à obtenir des places. Il y a plein de gens qui se retrouvent sans master. J'ai plein d'amis à moi qui ont du coup ils sont obligés de travailler parce qu'ils ont pas réussi à à trouver des masters et ça c'est pas normal. Pareil pour la sélection de parcours sup. Moi j'en ai beaucoup

22:51

souffert. J'ai été accepté seulement le 29 août à du coup à Paris 8 dans mon cursus alors que la fin c'était littéralement le 1er le 1er septembre. Et moi qui habite tout loin de Saint-Denisier, ben j'ai dû chercher des logements mais personne m'a répondu. On s'est foutu de ma gueule au téléphone en disant "Mais madame, c'est pas en septembre qu'on cherche un logement." Mais bon, au bout d'un moment, quand on souffre nous-même de la sélection qui existe qui est aléatoire sur Parcours Sup, parce que si on regarde euh les listes euh de enfin les listes d'attentes, elles étaient complètement aléatoires. On avait des gens euh de Paris qui avaient 14 de moyenne qui étaient des en premier sur les list d'attente tandis que nous un 14 de moyenne en banlieu ben on était tout en

23:24

bas, on était relégué à la 3 300e place. Euh donc voilà et pareil pour mon master euh les temps d'attente enfin les les candidatures, elles sont un peu moins aléatoires. Donc on lit vraiment nos candidatures. Par contre, il manque énormément de place et énormément de formation. Donc c'était voilà donc c'était une des principales causes donc pour la sélection mais également la précarité étudiante. Il y a des gens qui sont obligés d'abandonner les études et travailler pour pouvoir payer leur logement parce que sinon ils s'en sortent pas et c'est pas normal de devoir choisir entre travailler et les études. Nourrir, se nourrir ou étudier. Il y a des gens qui sautent des repas et c'est scandaleux parce qu'en fait on est en France et on est censé être enfin

24:02

tout le monde a le droit à l' enfin aux études à l'accès aux universités. Mais puisque Macron a décidé par exemple de euh faire payer les frais d'inscription plus de 4000 € pour les étudiants étrangers mais aussi qui va sûrement s'appliquer aux étudiants français. Euh ben en fait, on se bat tous les jours contre ça. Et du coup, ce qui s'est passé à l'Anterre, c'est que euh on a occupé la fac et du coup euh aujourd'hui c'est une fac autonome qui est gérée par les étudiants et qui est ouverte à tous et à toutes et pour tout le monde. Donc c'est-à-dire qu'il y a les assemblées générales tous les jours et en fait on traite de thématiques du moment notamment les manifestations, les bavi policières et également des formation que ce soit sur le street médique donc

24:40

tout ce qui est apport de soins lors des manifestations par exemple ou encore sur la violence étatique ou voilà donc il y a plein de formations qui qui sont enfin qui sont en cours à terire et les profs appellent également à ce qu'on se mobilise sur le campus donc en fait ils sont pour enfin ils sont avec nous littéralement et c'est génial et en fait le souci c'est que là pendant de semaines, on avait bloqué la fac, sauf que là, la présidence a décidé de passer les courants distantiels, ce qui est d'ailleurs illégal. Et du coup, ce qu'on a fait, c'est qu'on a fait des pétitions, on a saisi la présidence et donc du coup, il y a plein de profs qui nous ont soutenu, ce qui font qu'ils n ont pas donné en fait des cours à distance et qui nous appellent justement

25:18

à rejoindre la mobilisation. Donc pour l'instant, c'est un peu flou. Euh mais du coup, puisque la fac est fermée, on peut pas aller se mobiliser parce qu'il y a aussi ce jeu de "Oui, on a bloqué." Sauf que le lendemain, il fermait la fac parce qu'ils avaient peur littéralement de nous. Pourtant, on manifestait de manière totalement pacifique et pacifiste et pour autant, il fermait la fac pour nous éviter en fait d'aller bloquer et faire entendre nos revendications. Donc c'était un peu la guerre. Il y avait un rapport de violence avec la présidence qui était voilà mais quand même ce qui s'est passé à tererre c'était assez historique parce que depuis 10 ans, ils avaient pas bloqué donc c'était génial. Et pareil à Paris 8 euh ça a été euh bah en fait ça fait plus de 3 ans que même au lycée je

25:54

me je me mobilisais déjà en 2023 quand j'ai passé mon bac. Euh, on faisait des blocus devant le lycée parce que le 493, parce que parcours sup, parce que la réforme des retraites et en fait on voit que ça a toujours pas été entendu jusqu'à aujourd'hui, on continue tous les jours de se battre et c'est pas normal qu'on ait pas de réponse de gouvernement et qu'on ait que 8 minutes de rien du tout et c'est scandaleux et donc voilà donc c'était merci merci beaucoup Anastasia franchement ce que tu dis c'est c'est parlant c'est extrêmement touchant et oui franchement je peux donner quelques chiffres l'éducation dans la France de Macron C'est une heure de cours sur 10 perdu à cause du manque de remplaçant. un infirmière euh un infirmier ou une enfin un infirmier pardon ou une infirmière

26:36

scolaire pour 1300 élèves, un psycholaire pour 1000 pour 1000 élèves. Euh c'est euh du budget en moins euh là à l'Assemblée nationale qui va passer bientôt. C'est des coûts budgétaires, c'est des professeurs en moins. 10000 postes d'enseignant supprimés depuis 2017, 4000 postes supprimés à 7 rentrées 2026 et au moins 1500 suppressions de postes qui sont prévus pour le budget 2027. Donc évidemment, nous avec la France insoumise, on s'inscrit contre cette politique de triocial et de triraciste parce que c'est des algorithmes qui sont à la fois classistes et racistes. Et c'est la raison pour laquelle les députés, les députés, les élus de la France insoumise sont à ce point en soutien des mobilisations et sont

27:19

présents lors des blocages, lors des manifestations. Et c'est absolument pas pour, comme on l'a entendu dire par la classe médiatique et politique qui n'a en fait aucune autre réponse que la réponse politicienne à apporter. C'est absolument pas pour euh manipuler la jeunesse euh ou instrumentaliser instrumentaliser la jeunesse. Déjà, on en a pas la capacité en fait, on en a pas la possibilité parce que les jeunes, ils sont conscientisés, ils sont politisés et ils sont euh à l'avant-garde des euh des mouvements euh sociaux comme on l'a pu comme on a pu le constater qu'on a comme on a pu le constater ici. Et et c'est pour ça que je voulais vraiment revenir sur sur les revendications parce que aujourd'hui si parce que on dirait ils ont ils sont jaloux de comment les députés de la

28:04

France insoumise sont accueillis sur les mobilisation mais si les députés sont accueillis comme ça c'est aussi parce que les revendications qui sont portées par les lycéens les lycéennes, les étudiants et les étudiantes sont en totale adéquation avec notre vision politique et le programme politique comporte abrogation de parcours sup plus de place dans les universités évidemment lutter contre cette manière de trier socialement les gens. Mon master, c'est la même chose. Mon master, c'est la même chose. En plus, il y a eu une étude de de l'observatoire des inégalités qui expliquait que une personne qui avait un nom à consonance maghrbine avait 15 % moins de chance d'accéder à un master. Donc c'est à la fois classiste et raciste et évidemment élitiste aussi. élitiste. Donc

28:45

évidemment, on peut que refuser euh une telle une telle politique. Euh donc euh donc voilà Louis, je veux dire quelque chose pour répondre parce qu'il y avait des gens qui disaient sur le chat est-ce que vous lisez le chat ? Oui, nous lisons le chat. D'ailleurs, euh j'ai vu plein de gens qui disaient "Ah nice, on va absolument t'entendre." Après, ils avaient tous 94 sur le pseudo juste après. Donc mais on est du même département et le Val de Mar Exactement. Le Val de Marin est très fier de tout ce qui se passe. Euh moi j'ai deux questions. Euh déjà une première, c'est quoi le ressenti des lycéenes et des lycéens sur Parcours Sup ? En tout cas, comment toi tu vois la chose ? Et pour le coup, vous le mouvement de vous le mouvement de SIXupéri, il a lancé la mobilisation

29:26

dans l'hexagone mais vous vous avez obtenu les revendications. Du coup, pour vous, quelle va être la suite ? Est-ce que vous allez continuer la mobilisation ? Enfin, c'est quoi un peu les perspectives pour vous ? Bah, tout d'abord, pour répondre à la première question sur le sujet de parcours sup, bah, en fait, je suis en année terminale, je suis en plein dedans. Ben en fait, je trouve qu'autour des élèves quand on en discute et cetera, certains élèves me disent comme quoi ils sont très stressés parce que tu peux avoir 18 de mo général et ne pas être accepté dans ce que tu veux. Il y a par exemple un élève qui avait physique et SVT, il a pas été accepté en médecine. Il a eu 64 vœux, pas acceptés, aucun. Euh je trouve qu'en fait c'est une plateforme, je vais

30:03

le dire de manière assez claire, c'est une une plateforme assez nulle parce que c'est très sélectif en faire les élèves et que on n pas ce qu'on mérite et que les élèves en fait à travers ça, ils n'ont pas d'avenir. Ça veut dire que même moi demain, si j'ai un bac avec 18 de moyenne ou et cetera, je suis pas sûr d'avoir un avenir. Ça veut dire c'est une tout d'abord c'est une inégalitaire parce que ils font par rapport euh voilà c'est racisé et cetera et dans un deuxème temps ben en fait euh on va pas d'avenir de dedans vu que ça supprime des postes et cetera donc on va pas au lycée vous pouvez répéter votre question. Euh c'est quoi la suite de la mobilisation ? Ben en fait euh déjà c'est c'était un mouvement local en fait bah du coup localement on a eu des

30:46

certaines choses comme j'avais dit maintenant vu que ça a pris une ampleur nationale bah du coup on va continuer à se mobiliser comme c'était mobilisé les deux mardis précédents. On s'est mobilisé bah du coup après les vacances s'il y a des nouvelles mobilisations national bah Saintxupéri va répondre au présent. H voilà et c'est vrai que c'est vrai que on entend beaucoup parler de Jane Z euh de jeunesse qui dit stop qui dit non qui veut briser un cercle. Euh et euh on peut des fois avoir des discours d'anciens qui sont en mode "Non mais nous à notre époque c'était plus difficile, pourtant on a bossé, on a travaillé, on a cravaché." Et moi je trouve c'est ultra politique de savoir s'inscrire en rupture avec des personnes

31:30

qui ont accepté de subir des choses euh qui n'étaient absolument pas normal. Et euh Oui. Ben en fait c'était pour venir sur ce que vous l'z dit. C'est en fait c'est il y a une forme de de la part des anciens, ils sont un peu complexés parce que eux ils ont accepté de subir ça. Nous on n' pas accepté de subir ça. Nous on veut en fait transformer les choses pour par exemple les futures générations pour qu'ils puissent étudier dans de bonnes conditions. Et euh en fait contrairement à eux, nous on a réussi à se lever comme on dit comme on m'a toujours dit tu viens à l'école pour qu'on t'aide à réfléchir. Mais en fait on m'a aidé à réfléchir mais que lorsque je réfléchis ça dérange. Ça veut dire en fait dans un côté ils se ils se contredisent et en fait on voit que leur système en fait il

32:11

marche pas. Il il est pas en accord avec notre génération. Il faut un renouveau et je trouve vas-y je et je trouve c'est super intéressant. Après je te laisse la parole. Vas-y. Et je trouve c'est super intéressant parce que ça me fait penser euh à la socialisation inversée, le fait que c'est euh vous savez, normalement c'est les parents qui apprennent la vie aux enfants et la socialisation inversée. Bah c'est le pendant inverse où c'est les enfants qui euh vont expliquer des choses à leurs parents et ça peut se faire de ça peut se faire de différentes manières. quand il y a la socialisation inversée active où vraiment les on peut le voir par exemple dans des discussions autour du repas où des fois ça va clasher entre parents, grands-parents, enfant et il y a la socialisation

32:54

inversée passive où les parents vont changer de position politique sur un sujet en constatant ce que subit leur enfant, juste en constatant les réalités par lesquelles passe passe l'enfant. Et je pense que le moment politique qu'on est en train de vivre, c'est aussi un moment de socialisation inversé parce que peut-être qu'il peut y avoir des parents à raison qui ont peur de voir leur enfant se mobiliser surtout quand on voit comment le mouvement est réprimé. Mais euh quand on voit euh l'importance des revendications et le fait que l'objectif des enfants, c'est vraiment enfin des lycéens lycéennes, étudiants, étudiantes, c'est vraiment de travailler dans des conditions dignes et de pouvoir aspirer à un avenir juste dans un monde meilleur.

33:37

Je pense que ça permet aussi de former les parents sur sur la question de l'éducation en France et des inégalités d'accès à l'éducation, que ce soit l'orientation subie, l'asymétrie d'information entre les uns et les autres. H et alors j'en ai perdu mon fil si non pour le coup sur la question de cette génération là en gros elle se plaint un peu pour rien et et et des gens qui et des gens qui font des comparaisons. Moi en fait je crois qu'on déjà premièrement on peut pas faire de comparaison. Personne sait ce que c'est que d'être un étudiant une lycéenne ou un lycéen à ce moment de l'histoire. personne sait ce que c'est que d'être une génération qui a grandi avec internet, d'être une génération qui vit la révolution de l'intelligence

34:20

artificielle dans l'éducation nationale. Et pour le coup, il y a aussi d'autres choses qui sont structurelles, c'est que en vrai, on arrive, enfin cette génération n'arrive pas à prévoir le futur. Si je vous demande à quoi ressemblera le monde dans 40 ans ou dans 60 ans, non et si vous vous mettez non seulement vous y pensez à rien parce que c'est compliqué, mais si vous vous mettez à y penser, ça ne fait pas rêver. Et même, il y a plus de classe sociale ascendante dans ce pays. On connaît plus les grands frères, les grandes sœurs qui ont réussi à s'élever socialement. C'est même plutôt l'inverse. Quand on voit qu'on a 20 % de chômage des jeunes, quand on voit que même trouver une alternance, c'est un immense combat. Quand on voit que le loyer, ça prend la moitié du

34:55

revenu. Quand on voit que on a des gens qui font des filières jusqu'au master ou au doctorat pour faire un travail exactement à côté. Et en fait, elle se situe là la crise. Non seulement c'est le sous-investissement dans l'éducation nationale, c'est la logique libérale au sein de l'éducation nationale, mais en plus à la fin pour obtenir moins. Et et ça par personne personne ne peut dire que il l'a déjà vécu parce que ça c'est unique pour vous. Et c'est l'autre chose que je voulais dire. Bien sûr, ça part de la question de la lutte des classes, mais c'est un mouvement qui s'est politisé sur autre chose. Déjà premièrement sur la question des violences policières parce que avant sur la question des violences policières, il y en a qui disaient "Non, mais tout de

35:32

même un peu, vous exagérez." Maintenant, il y a plus personne pour dire ça parce que là franchement c'est trop quoi. Mais c'est violence policière et tu l'avais dit Saya, ça fait longtemps que ça existe dans les quartiers populaire. Ça fait longtemps qu'ils font ça et là du coup ça a éclaté au visage de tout le monde. Puis après c'est aussi devenu un mouvement antiraciste parce que les gens on voit les pancartes contre le rassemblement national, solidarité entre les lycées, solidarité avec la banlieu et aussi c'est un mouvement féministe. Moi ce qui me marque dans ce mouvement c'est de voir à quel point les leaders de ce mouvement sont des leaduses. Les portees-paroles, celles qui organisent les blocus. Et ça c'est c'est crucial. Et enfin dernière chose c'est la

36:06

question écologique. Tu en parlais quand tu parlais de Nanterre, tu disais nos locaux ils sont pas adaptés. il fait trop froid, il fait trop chaud avec l'été caniculaire qu'on a vécu, nous on se dit que c'est l'été le moins chaud du reste de notre vie. Et donc du coup cette question écologique, elle s'entremelle. Et c'est là où on comprend que cette génération, elle a été travaillée par 10 ans d'histoire. Ces 10 ans d'histoire, c'est la génération climat, c'est la génération gilets jaune, c'est la génération Na, c'est la génération Palestine et j'oublie encore d'autres mouvements. Et c'est là où cette convergence, elle se fait à la fois sur des revendications concrètes, sur des solidarités avec les autres personnes qui sont dans le mouvement, mais paraissent naturelle parce que

36:43

c'est ça notre vie en fait. Parce qu'en fait, on a grandi dans ça et pour nous c'est des évidences. Et c'est pour ça que il suffit pas de sortir 3000 profs factice du porte de sa poche comme l'a fait Gefrey. Non, ce mouvement veut beaucoup plus de choses et c'est ça qu'il comprennent pas, c'est que maintenant c'est plus seulement les jeunes qui sont là. Et c'est ça qu'on a vu le 17 octobre, c'est que tous les gens qui payent avec la vie chère, qui payent avec le loyer trop cher, qui peuvent plus sortir de chez eux à cause de l'essence, non seulement ils ont été choqués de voir comment ont été traités les lycéennes et les lycéens, ils ont été heureux de voir que les étudiants ont rejoint. Ils sont dit "Une occasion comme celle-là, je la reverrai pas, j'y vais avec." H

37:18

et pour le coup, la prise de parole de Macron lundi ça ça va ça a mis tellement plus de gens dans la rue, vraiment tellement plus de gens dans la rue. Donc là, on est dans un moment qui est dur et c'est pour ça que c'est important pour nous de donner la parole aux lycéennes et au lycéens ce soir parce qu'en fait vous êtes à l'origine de ce mouvement, vous êtes le cœur de ce mouvement, vous êtes celles et ceux qui avaient rassemblé et en vrai là où tout le monde avait baissé la tête et avait abandonné, vous êtes celles et ceux qui avaient montré que bah par la lutte, l'espoir il existe toujours. Et je trouve que c'est ça qu'on retiendra de cette histoire là. Ouais. Euh merci beaucoup Louis, totalement d'accord. En plus, on aura l'occasion de revenir plus en détail sur

37:53

la répression du mouvement et une forme de convergence convergence des luttes. Euh moi, j'avais une question pour vous. Euh c'est euh quand les lycéens, lycéennes, étudiants, étudiantes expliquent, exposent leur mobilisation, il y a beaucoup de c'est impossible, on peut pas le faire, qui va payer, on n pas l'argent dans la 7e puissance mondiale. Donc j'aimerais bien avoir votre retour sur ça, sur les différentes revendications et comment vous réagissez quand on vous oppose une fin de non recevoir en mode circuler, il y a rien à voir, de toute façon, on n pas l'argent. Euh il y a aussi euh la menace de la dette euh alors qu'évidemment euh on le sait, il y a euh des euh solutions politiques, il y a c'est une question de volonté et de choix politique. De l'argent, il y en a

38:37

dans les poches du personnel. Je je l'ai suivi, je l'ai suivi. Mais du coup, voilà, juste pour avoir un peu euh votre votre position sur ça personnellement. Vas-y. OK. Bah, personnellement, je trouve ça ridicule. Enfin, il y a toujours ce débat de l'argent. Euh c'est ridicule parce que l'argent, il suffit d'aller le chercher. On a les ultra riches à les taxer par exemple aujourd'hui. Même si le budget de l'éducation c'est censé être le budget le deuxème budget du gouvernement enfin c'est enfin le deuxème la deuxème dépense du gouvernement après l'armée après le budget de la défense c'est pas ce qui ce qui se ressent aujourd'hui dans dans nos lycées et surtout dans les quartiers populaires. Donc moi je trouve ça ridicule d'avancer ce discours de non mais on est endetté

39:20

non mais on va pas trouver l'argent. Pourtant l'argent il y en a. L'argent il y en a. Mais bizarrement, quand c'est pour investir dans l'éducation, il y en a plus. Et je trouve ça assez marrant parce que les chiffres ne mentent pas et on le voit qu'il y a de l'argent, il suffit d'aller le chercher. C'est juste que voilà, monsieur le président et son gouvernement ne veulent pas aller chercher l'argent où il faut aller le chercher et aujourd'hui on en paye directement les conséquences. Donc moi, je trouve que ce n'est même pas une excuse. De la même manière que les soi-disant réponses qui nous ont été apportées comme la plateforme qui a été mise en place, ce n'est pas une réponse concrète. Ce n'est pas une réponse qui va permettre de mettre en place des choses parce que une plateforme qui

39:51

recueille les revendications, c'est ridicule. Les revendications, ça fait des décennies qu'elles existent. OK, on va écrire ce qu'on ce dont on a besoin dans nos lycées. Mais après quoi ? Pour moi, c'est pas une réponse. Les 3000 postes de remplaçant, enfin les 3000 remplaçants qui vont être envoyés, c'est pas une réponse non plus. C'est insignifiant face à l'ampleur des problèmes qui restent à régler. On a le problème du bâtis scolaire, on a tous ces autres problèmes là qui font qu'aujourd'hui ce ne sont même pas des réponses. En tout cas, moi je considère pas ça comme des réponses et je pense que la mobilisation, elle doit continuer tant qu'on aura pas de réponse concrète et tant que le budget ne sera pas débloqué pour faire face à cette situation. et je veux bien rebondir sur

40:22

ce qu'elle a dit et je vais expliquer concrètement pourquoi on va continuer à se mobiliser. D'abord pour ceux qui disent que non on n'est pas capable de changer les choses, la plupart des acquis sociaux dont on bénéfie aujourd'hui, elles ont été enfin ils ont été acquis grâce à la lutte. Donc au bout d'un moment, faut pas dire que non, on n'est pas enfin sans sans mobilisation, il y aura rien et cetera. au bout d'un moment, faut être conscient que si aujourd'hui les femmes elles ont le droit de vote, c'est grâce à c'est grâce à ces mobilisations et j'en passe. Il il y a plusieurs exemples. Mais maintenant revenons sur euh bah les décisions donc du gouvernement et pourquoi justement on va continuer à se mobiliser. Donc depuis le mouvement du lycéen. Donc avons-nous

40:59

reçu ? Aucune mesure concrète que des belles paroles comme l'a cité ma camarade. Donc il y a eu le site qui a été mis en place donc la plateforme Agora qui recense nos revendications. Mais ensuite c'est quoi la suite ? Rien pour l'instant. C'est c'est encore une fois rien. Ensuite, il y a il y a eu également à cela donc les cinq annonces de le corps nucore une fois des paroles. Et pour la question donc des 10 milliards, donnons un un exemple concret, il y a il y a 187 milliards d'euros par an qui sont donnés aux aides publiques, aux entreprises. Et donc moi la question que je me pose, c'est que si on arrive à faire ça année après année, pourquoi on arriverait pas à trouver 10 10 milliards pour nos lycées ? H enfin c'est la question que je me pose principalement. Enfin, au bout d'un

41:38

moment, enfin faut être réaliste. Et je me permets aussi de dire une chose et je sais pas si vous l'avez ressenti ou pas mais c'est enfin j'aimerais adresser un message donc surtout au représentants politiques parce que aujourd'hui il y a il y a un gros problème c'est que la plupart des politiques sont en train de se marcher dessus et le problème aujourd'hui c'est que au bout d'un moment faut se réveiller et prendre conscience que qu'il faut se mobiliser autour d'une table peu importe les convictions politiques parce qu'aujourd'hui après si on pourra pourra revenir là-dessus sur la question de la reprise politique et cetera parce que moi j'ai beaucoup de choses à dire là-dessus mais au bout d'un moment faut arrêter de faire les enfants. On n'est pas dans une cours de récréation.

42:18

Aujourd'hui, on parle d'avenir en fait. Donc les politiques en général elles ont un elles ont elles ont un pouvoir d'agir et donc au bout d'un moment faut être capable d'aller au-delà de ces convictions et se poser concrètement autour d'une table. Voilà donc ça c'était ce que je voulais dire. Merci. Quelqu'un d'autre ? Moi, je voulais parler du revenir sur le budget de Macron quand on nous dit qu'il y a pas d'argent, c'est littéralement du mensonge puisque depuis 10 ans, donc du coup de 2016 à 2026 sous Macron, euh il y a plus de euh 385 milliards non millions d'euros pardon qui ont été investis dans l'armement. Bon, donc pour armer les policiers, donc les matraques, les boucliers lumineux, les lacrymogènes et cetera. Donc tout ce qui nous permettent littéralement de

43:02

nous gazer, de nous maltraiter en mobilisation. Donc c'est des bavures policières et tout cet argent-là, il aurait pu être dépensé à payer des profs. Donc environ 7000 profs auraient pu payer en fait cet argent très mal investi. Et en fait on voit vraiment que Macron, il n'est pas du tout là pour la jeunesse, ni pour les étudiants, ni pour les lycéens. Il il en fait il préfère axer sur la défense du pays comme si en fait on nous traite un peu comme des terroristes comme si en fait on était des fous alors qu'on veut juste avoir des droits. On on a juste des des revendications à faire entendre et on nous répond par des bavures policières et ça c'est pas normal. Tu veux ajouter quelque chose à pour ajouter ? Bah en fait Macron depuis son mandat depuis 10 ans, il a il a

43:44

servi que à améliorer le budget pour les polices et cetera, les personnes qui nous gazent pendant nos blocus et cetera, qui nous jettent des lacrimeux sans respecter le protocole. Et en fait quand faut sortir l'argent pour l'Ukraine, il est très présent. Mais quand il faut sortir l'argent pour nous étudiants, il est pas là. Alors que actuellement les 10 milliards qui vont être investis dans les l'éducation nationale, c'est un investissement à long terme parce qu'en fait c'est un investissement dans l'avenir de la France et parce que nous on est l'avenir de la France. Parce que investir dans notre dans nos établissements, c'est faire en sorte qu'on ait des bonnes des bones conditions de travail et c'est le fait en fait d'avoir un meilleur avenir, d'avoir des ingénieurs qui vont être

44:21

formés, des des chercheurs scientifiques. Mais en fait en fait, on voit qu'il est complètement à côté de la plaque le président. On voit qu'il est complètement à côté de la plaque parce qu'en fait il a investit son argent dans des personnes qui vont attaquer le la future génération et la future génération qui vont lui apporter notamment plus de richesse. Donc euh on voit que en fait il sait pas prendre de décision. C'est des réponses sécuritaires. Oui, c'est des réponses sécuritaires qu'on apporte à des revendications qui sont posées. Aujourd'hui, on va interdire des rassemblements. On met en place des couvre-feu pour pour des questions qui ne sont pas d'ordre sécuritaire. On veut durcir encore une fois l'ordre enfin les ordres qu'on va mettre à notre égard. Mais déjà

44:56

ça sert à rien parce que ça va pas nous empêcher de nous mobiliser. Mais en plus de ça, ça nous montre que le gouvernement a peur et que ce qu'on fait commence à marcher et qu'on commence à être entendu. Et de toute manière, il y a une ingérence he je sais pas si vous avez suivi ce juste on va juste 2 secondes sur la question du partage. Je sais pas si je visais dire quelque chose. de la richesse déjà en fait en fait enfin la question du partage de la richesse, elle est vraiment au cœur de tout ça parce que dans la politique qui a mené Macron, c'est pas seulement je donne pas suffisamment au public, c'est je donne pas suffisamment au public et j'ouvre les portes au privé que ce soit par la subvention publique ou par le fait même que les établissements privés se

45:30

retrouvent ultra mis en valeur sur parcours supé dans les commissions d'enquête qui ont été menées par Paul Vanier la complaisance qu'a pu avoir enfin par exemple aujourd'hui on ne sait pas combien d'argent public est donné à l'école privée, nous nous sommes pas capables d'avoir des chiffres, on a quelques estimations tellement ces gens les ont arrosé. Donc et en fait l'objectif ça a été d'obliger d'aller vers le privé et si jamais vous allez vers le public et ben on vous donne le service minimum mais comptez pas gagner à la fin dans le jeu de la sélection. Après ensuite j'ai deux chiffres à donner. Premièrement, après le mouvement des gilets jaunes, Emmanuel Macron, il leur a donné 10 milliards. C'est exactement ce qui est demandé par les jeunes. Donc je vois pas pourquoi on

46:07

pouvait le faire pour les gilets jaunes. Et là maintenant, on peut pas le faire pour les jeunes. Et deuxièmement, il y avait dans le budget de la jeunesse une dépense qui était prévue. La Cour des comptes disait en 2024 que c'était 11 milliards, c'était pour le service national universel. Donc il y avait 11 milliards qui voulaient investir à la base pour le service national universel. Là, il a le plus gros mouvement de jeunesse qu'on a jamais vu depuis des décennies. Et puis hop, il a perdu les sous. Donc c'est pour ça que je dis il peut le faire mais il ne veut pas le faire parce que c'est quelqu'un qui a un rapport à la démocratie qui est malsine euh quand on voit que euh quand les gens font des pétitions, ils les écoutent pas. Quand ils font des manifes, ils les

46:41

frappent. Quand ils font des blocus, ils les mutilent. Quand les gens votent, ils respectent pas le résultat des élections. Quand il ramènent tous les syndicats et tout le peuple français, il fait des 493 à la fin. Emmanuel Macron, c'est quelqu'un qui ne supporte pas que le peuple lui dise ce qu'il veut. Et donc du coup Macron, il a fait une allocution avec son temps sérieux, son allure viriliste et il a dit "Non, je vous le donnerai pas." Sauf que à la fin, il met de l'huile sur le feu. Donc non, c'est possible de mettre l'argent. C'est 11 milliards qu'il voulait mettre sur le SNU. Et ben mettez-les dans les revendications de la jeunesse. 10 milliards que qu'il a donné aux gilets jaunes, bah s'il donne pas aux jeunes, les jeunes, ils vont faire ce qu'on fait

47:12

les gilets jaunes, ils vont continuer. Et Louis aussi, euh juste avant de vous lancer un petit magnetto et de passer au second plateau, j'avais une question à te poser parce que tu avais lancé une enquête. Ouais. Euh il y a quelques temps la destination des de la jeunesse, des étudiants étudiantes. Est-ce que tu pourrais nous en parler et comment aujourd'hui ça te sert parce que c'était bien avant les mobilisations. Ouais. Donc un peu imbriquer le travail que tu avais fait avec ce qui se passe actuellement. Bah déjà moi tré visionnaire. Moi je je trouve très amusant de de voir Macron en allocution dire nous avons obtenu 100000 réponses sur notre grand questionnaire à destination de tous les lycères. Merci. J'en ai fait un tout seul. Je crois que je suis à 230000.

47:51

Donc euh c'est enfin c'est c'est pour dire à quel point ces gens sont rendus quoi. 100000 c'est rien. Mais nous on avait lancé une on avait lancé une grande consultation des jeunes après qu'il y a une pétition qui a été lancée qui avait recueilli je crois plus de 300000 signatures. Et cette pétition c'était sur la question du 8h 18h et de la santé mentale des jeunes. Et donc du coup ce qu'on a fait c'est que on a lancé une grande consultation qui a été très relayée sur les réseaux sociaux et j'ai dit ok vous me dites ce que vous avez à dire et moi je vais aller poser une question au gouvernement. Et euh donc on a eu des chiffres ahurissants sur la santé mentale. On a eu des chiffres sur une grande part des jeunes qui n'ont même plus le temps de manger entre deux cours tellement les emplois

48:26

du temps sont mal faits. Des gens qui sont angoissés, des gens qui mettent 1h30 de transport pour pouvoir y aller. Et d'ailleurs, on avait été à l'aise pour aller parler de la question des bus scolaires qui est une véritable question. Et en fait nous à la France insommie, ça fait longtemps qu'on réfléchit à ces questions-là et ça fait longtemps qu'on fait le lien entre les politiques Macron euh de sélection euh et de pression sur les jeunes et l'augmentation des chiffres sur les problèmes de santé mentale des jeunes. Et on a fait du coup ce travail-là avec la grande consultation. J'ai été posé une question au gouvernement et j'ai dit mais vraiment on pouvait la regarder. En plus pour une fois j'ai été plutôt sympa. J'ai dit "Bonjour tout le monde, on a fait une grande consultation. Bah

49:00

regardez, les jeunes, ils vont pas bien. Je leur ai donné un certain nombre de chiffres et ben les députés ont rigolé, ils ont riait marrer. Je leur ai dit moi je suis disponible si jamais il y a des gens qui veulent travailler ça. Personne n'a répondu. Et après ensuite je me rappelle que j'avais été dans les la salle des quatre colonnes pour aller discuter avec les médias et je leur ai dit "Mais attendez, en vrai, vous avez genre une pétition qui fait plus de 300000 signatures. Moi là, je réussi à faire une grande consultation avec 230000 personnes. Là, je viens de poser une question au gouvernement. En vrai, les jeunes, ils vous disent que ça va mal et vous les ignorez et et en fait, vous vous rendez pas compte que à un moment ça va péter. Je me rappelle que

49:34

je l'avais dit, à un moment ça va péter. Et ben aucun média ne l'avait jamais repris. Et en fait là, je ce mouvement commence à émerger et en fait on on se dit mais en fait tout ça était tellement évitable. Enfin, je veux dire c'est évident que ça allait finir comme ça. Et et en vrai, je vais dire la même chose, ce qui s'est passé le 17 octobre était évitable. Ça fait un mois qu'il connaissaient la date. Ça fait un mois que tout le monde leur disait "Attention, si vous répondez pas au lycéen, ça va finir comme ça." Tout était évitable. Et je sais pas ce qui va se passer encore après, mais tout est encore évitable parce que il suffit juste de mettre les 10 milliards. Et je veux juste terminer sur un point parce que il y a des gens qui peuvent regarder les jeunes et se dire "Ah quand même,

50:13

ils s'amusent bien sur les blocus, c'est cool, ils vont pas en cours et tout." Non, en vrai c'est pas facile pour ces jeunes parce que non les lycéens et les étudiants, faut pas croire qu'ils vont pas en cours. Là, ils ont encore les en fait, ils ont les cours en distantiel et les cours en distantiel déjà pour cette génération là, ça ça rappelle le Covid et en fait c'était un traumatisme le Covid mais surtout les courants distantiels, c'est pas la même chose pour tout le monde. Parce que il y a des familles qui ont des grandes maisons et des grands appartements dans lesquels papa et maman ils ont un bureau. Il y a des familles dans lesquelles ils ont même pas une pièce pour un seul euh pour un seul enfant où ils sont à trois enfants à faire les cours distantiel

50:46

dans la même pièce. Il y a des familles dans lesquelles ils ont même pas d'ordinateur. Donc en fait, on a des élèves qui actuellement n'ont pas cours et ils se disent "En fait à la fin, moi je vais avoir un examen. Euh moi, en fait, j'ai quand même envie bah de continuer mes études et c'est pour ça que je fais des manifestations." Et en fait, les jeunes, ils prennent pas plaisir à tout ça. Et si jamais on pense un temps soit peu aux jeunes, même pas sur la question des revendications, on pouvait être d'accord, pas d'accord, faut au moins se dire que ce mouvement doit se finir par quelque chose. Parce qu'en vrai, cette jeune génération, elle souffre de la situation dans lesquelles ils les mettent en distantiel. Elle souffre de faire 3 semaines de mobilisation pour que le président leur

51:19

fasse un gros doigt d'honneur à la télé parce que ça a été ça cette allocution et surtout bah elle souffre de se dire que en fait l'égalité scolaire qui sont en 3 réclamer il ils arrivent pas à l'obtenir si facilement que ça. Mais il y a quand même une chose qui me rassure c'est qu'en vrai la majorité du pays soutient vos revendications et je crois que si jamais ça se règle pas là dans 2 semaines croyez-moi ça va se régler dans 6 mois et on va s'en occuper personnellement. Merci beaucoup. Transition parfaite pour le second plateau. Mais avant, on lance un petit magneto. Merci tout le monde. Merci beaucoup. Merci. Donc pourquoi vous êtes là aujourd'hui ? Je suis là aujourd'hui bah parce que je crois que on est tous d'accord, on est tous en colère, on a tous marre. La

52:01

France est devenue du n'importe quoi. On a plus de sous, on travaille, on a du mal à vivre, on a on a du mal à finir nos fins de mois et puis on est là aussi pour les lycéens. On a peur pour nos enfants, même si voilà quoi. Mais non, c'est c'est du n'importe quoi. Il faut se lever là. Il faut se révolter. Il y en a marre. Il y en a marre. Il y en a marre. Il y en a marre. On travaille, on y arrive pas. C'est pas normal. On profite même pas de notre salaire. On est là, on paye nos factures, il nous reste un petit peu et puis bah on doit Mais non, à un moment donné, je veux bien je veux bien qu'on qu'on contribue, mais à un moment donné là, c'est du pillage là. On est en train de nous piller. Macron, non, c'est trop là. Macron il est il est devenu fou. Crois

52:42

qu'on va travailler pour toutes nos vies. Non non, nous aussi e on a besoin de respect aussi. On veut du respect. Voilà. Vous voulez savoir quoi encore en plus là ? Et c'est quoi votre prénom ? Moi je m'appelle Malik. Il y a le gaz là qui le gars il est violent là. Ce qu'on voit bah c'est donc la police qui voit des qui bombarde bombarde de fum et d'ici on peut la sentir. Donc voilà, rien ne justifiera jamais la violence surtout surtout contre des mineurs. À partir du moment où l'État se met à lever la main et à cautionner le fait qu'on puisse blesser des mineurs, bah à ce moment-là ça dépasse le cadre de ce qui est acceptable. En fait, on est là euh c'est purement pacifique. On vient juste en faire entendre nos droits. On vient

53:27

juste faire entendre voilà ce qu'on on a Moi, j'ai j'ai euh j'ai au collège j'ai vu de mes propres yeux les les l'établissement des labrés, euh le manque de personnel, le manque de de professeur, pas d'infirmier. Voilà, mon grand frère, il a il a subi la même chose que moi. Sauf que lui, il s il s'est tue. Il est fier de voir que cette génération, elle prend la parole. Voilà, il faut juste que ils se mettent à écouter, qu'ils arrêtent de parler de la violence et uniquement la violence. Moi, j'ai pu passer par parcours supu euh le bah son injustice, sa cruauté aussi. Voilà, on est le 17 octobre, on est la place de République et comme vous voyez bah il y a plein de manifestants qui sont bah ils sont plutôt chill, on va dire, mais c'est surtout la police

54:11

hein. Envoyer la braven compter des étudiants c'est n'importe quoi. Bon, c'est des bavures, c'est des bombes lacrymogènes, c'est voilà c'est des gens c'est des gens qui se font frapper par des adultes, des trentenaires qui sont qui sont racistes, qui ont des valeurs de merde et voilà contre des petits, des étudiants, des personnes qui veulent juste revendiquer leur droit. Vous voyez la réponse, les coupes budgétaires pour financer les grandes entreprises, les grands patrons, c'est notamment d à ça. On a on a moins de de soignants aux hôpit dans les hôpitaux, on a moins de professeurs, on coupe des budgets, on coupe des aides sociales juste pour faire plaisir aux entreprises. Et c'est pour ça que ça a créé tellement de problèmes. On peut pas s'exprimer dans

54:48

cette dans ce système. Euh comme on a pu voir avec le 493, on narrive jamais à s'exprimer. notre nos voix ne sont jamais écoutées. Alors c'est grâce, il y a que ces moyens où on peut utiliser pour qu'on soit écouté. C'est autrement on narvance jamais et on laisse des gens décider pour nous sommis.

55:13

En plateau, on a maintenant Awa, lycéen à Villeneu Lagaren. Il y a une erreur. Il y a une erreur. C'est moi. Oui, oui, oui, oui. C'est c'est ça. Euh, Rosa qui est étudiante à ICP. Tout à fait. Seidou pour la 8e fois consécutive déléguée de sa classe entre autres. et Irina lycéen et surtout conseillère municipale à Nant à Franceoumise. Donc on est ravi de d'être avec vous sur ce deuxième plateau où on va parler principalement de la réponse du gouvernement plutôt de l'absence de réponse du gouvernement

55:55

de la suite des mobilisations et de la suite des mobilisations et voilà qui veut prendre la parole, qui veut se présenter, expliquer un peu comment ça s'est passé dans son lycée, dans son établissement et et après on va on va avancer. Je veux aussi voilà, c'est c'est ça que je voulais dire. On va aussi parler de comment le mouvement c'est plus seulement un mouvement pour les droits des lycéens lycéennes étudiant étudiant on assiste à une convergence des luttes. C'est un mouvement qui est radicalement pour le partage de la richesse, radicalement féministe, antiraciste, qui s'inscrit en opposition claire avec le monde de Macron et également avec les propositions politiques qui sont celles du Rassemblement national. On a vu différents slogans sur les pancartes euh

56:39

différents slogans qui qui étaient portés par les personnes mobilisées. Et donc euh ce second plateau, c'est aussi l'occasion d'aborder toutes ces questions-là. Euh qui veut commencer ? Et alors moi j'ai une autre question aussi. En plus de raconter ça, j'aimerais bien que vous réagissiez. Qu'est-ce que vous avez pensé de la locution de Macron ? Ah oui, la question qui fâche, je te laisse commencer. Fâche que le gouvernement la question. Euh, je peux je peux y aller ? Vas-y, vas-y. Oui, oui, bien sûr. Bah, du coup, moi je suis LCEN à Vill9uve Lagaren au lycée Michelange. Nous, on a commencé, on a réussi à tenir 3 semaines de mobilisation. Nos revendications, c'est bah on manque de prof, on a des classes de STMG qui passent le bac qui avait pas de prof, on manque de prof il nous

57:18

manque je crois quatre ou cinq profs. Nos classes, elles sont surchargées. Nous, dans toutes les terminales, on est 30 31. Euh nos classes, elles sont pas adaptées pour recevoir euh 30 élèves parce que bah on se retrouve dans des classes surtout dans les cours du tron commun où en fait on se retrouve à devoir aller chercher des chaises dans les autres salles parce que bah il manque des chaises ou des tables dans les autres salles ou même on a des BTS qui font cours sur des tables parce qu'il manquait des chaises et des tables pendant euh nos cours et ce qui est en fait le minimum en fait d'avoir une table et une chaise pour aller en cours et d'être dans des conditions plutôt dignes. Donc c'est pour ça que nous on a réussi à tenir 3 semaines par rapport à

57:55

la répression policière. Nous on a été plus ou moins on a plus ou moins échappé à ça. On avait la police quand même qui essayé de nous intimider. On a eu la BAC, la municipale, la nationale et cetera. Alors que globalement ça s'est bien passé. On a appelé une mobilisation qui a été pacifique. Et pour répondre à ta à ta question euh sur le laallocution de du président hier soir, bah on n' pas eu de réponse. Enfin bon, est-ce que je peux dire comme d'habitude parce que bah on est habitué maintenant à ce qu'il prennent la parole sans nous donner de réponse alors que bah on a nos revendications et on a bloqué pendant des semaines et on n pas eu de réponse. Rosa, est-ce que tu veux donner ton expérience d'autant qu'elle est assez singulière ? parce que si je parle sous

58:35

tout contrôle mais il me semble que c'est la première fois que l'Institut catholique de Paris était bloqué dans le cadre de ses mobilisations. Tout à fait. Donc euh comment ça s'est passé ? Euh bah c'était historique. Après je pense qu'on a euh on a vu euh que euh ScienceP déjà s'était mobilisé donc ça nous a donné envie de de participer au mouvement. Sachant que nous on n'a pas de revendication réelle puisquon est à l'Institut catholique de Paris. Je rappelle dans le 6e, on n pas de problème. Euh pareil, j'entends enfin j'ai entendu depuis le début du mouvement les revendications des lycéens. Euh moi-même étant enfin avoir j'ai fait mon lycée euh toute ma scolarité à Paris, j'ai jamais eu de problème de prof. Euh le prof, il est absent le matin, il a remplacé

59:12

l'après-midi. Euh pareil, il y a du chauffage dans la dans les salles, il y a il y a la clime. Euh enfin, du coup, nous on n'est pas face à à ces problèmes là et je trouve ça bah scandaleux que on nit pas la même chance partout quoi. H et c'est c'est dommage. Après dans le cadre de l'ICP pareil, c'était plus en solidarité du coup avec le mouvement parce que certes, on est des privilégiés mais c'est important de enfin on veut pas on veut partager nos privilèges finalement. H donc ouais, je trouvais ça important que nous aussi on puisse bloquer notre notre campus. Je trouve ça extrêmement intéressant la manière dont il y a une forme de solidarité qui s'est organisé entre des lycées plus privilégiés parisiens et même des lycées privés qui ont été bloqués. même si c'est

59:55

un établissement de l'enseignement supérieur où les jeunes expliquaient que certes nous on a des bonnes conditions de travail mais on veut que ces conditions soient les mêmes pour l'ensemble des étudiants et des étudiantes pour l'ensemble des lycéens et des lycéennes sur tout le territoire et ça montre à quel point la jeunesse est éveillée, à quel point la jeunesse est woke et à quel point on va tellement gagner. Non mais en fait justement je trouve ça je trouve ça important parce qu'on est dans un pays quand même où on nous on nous rabâche sans cesse l'égalité des chances. Enfin, c'est je sais pas si vous avez fait SOS, moi j'ai fait un un cursus général. Donc on a les SES, donc on apporte ce sujet-là. Donc quand on voit que en fonction de où on habite, si on a la bonne couleur ou

1:00:32

pas, enfin genre on a pas forcément les mêmes chances de réussir dans la vie. Et je trouve ça bah dommage et triste parce que en fait à la place d'Await enfin, j'aurais pu être à la place d'Awa, j'aurais pu être à la place de tous ces ces lycéens qui revendiquent aujourd'hui bah leur vendication en fait. Et et c'est triste, c'est lamentable h parce que je trouve aussi intérêt enfin dans ce que tu dis de en fait nous on est privilégié et on veut partager en fait ça montre que non seulement il y a les mobilisations sectorielles mais il y a aussi les gens qui se mobilisent parce qu'ils ont une certaine vision du pays et c'est pour ça que dans ces mobilisations bien sûr il y avait les pancartes sur les questions d'égalité et d'éducation mais il y a aussi des

1:01:06

pancartes mettez les violeurs en prison pas les lycées hein où des pancartes la jeunesse emmerde le rassemblement national où tout le monde déteste le racisme et du coup et notamment sur devant ly parce qu'on a j'avais regardé les pancartes, j'étais très curieux de voir ça. On voit que même dans un établissement comme l'ICP où bon il y a les moyens, ça va quoi. Mais par contre, ça veut pas dire que les élèves qui sont à l'intérieur en fait, il y a pas d'autres questions qui se croisent. la question du sexisme, la question du racisme et et pareil, c'est c'est vrai pour les pour les gens qui ont rejoint le mouvement le 17 octobre sur la question de la vie chère, mais en fait il y a des gens qui sont dit moi je vais y aller en solidarité et je vais aussi y aller pour aller porter d'autres

1:01:41

revendications qui d'une certaine manière sont une vision du monde et c'est ça qui fait que ce mouvement là il est historique. C'est la la convergence des Exactement. Et c'est super intéressant aussi parce que pareil, il y a cette volonté de la classe médiatico-politique de dépolitiser les revendications de la jeunesse et surtout les modes d'action de la jeunesse. Et moi, j'ai vu plusieurs interviews de ou en tout cas de vidéos sur les réseaux sociaux de personnes qui étaient mobilisées dans des endroits assez privilégiés et qui expliquaient la stratégie de lutte. En fait, ces personnes-là expliquaient que si elles faisait le choix de se mobiliser par solidarité, c'était aussi pour éviter la stigmatisation des personnes issus de milieu populaire et de quartier

1:02:19

populaire pour pas qu'on puisse euh tout jeter sur euh tout leur faire porter sur le dos et euh et en fait montrer aussi l'impact de de la mobilisation dans une dimension plus nationale. Mais Saidou, Irina, vous c'est quoi votre votre ressenti ? comment a commencé la mobilisation dans votre dans votre lycée ? et et voilà quoi. Racontez-nous un peu. Moi, c'est vrai que dans mon lycée euh au départ quand on a vu ce qui s'était passé à Créteil très rapidement surtout des gens avec qui je veux rendre vraiment hommage euh une classe de STMG,

1:03:02

la STMG 1 ou 2 qui elle aussi en fait a commencé à pester par rapport à un certain nombre de choses qui a touché particulièrement, notamment au niveau des emplois du temps, des horaires pendant la pause méridienne, du niveau de de considération qui était accordé à leur classe. et il y a un tas de de pas de propositions mais de conditions déplorables qui sont remonté et en fait ça a fini par faire par faire unité et on s'est tous mobilisé, on s'est dit bah on va emboîter le pas, on suit le mouvement et on se met devant le lycée pour revendiquer. C'est et c'est super beau étant donné que au-delà même c'est un peu plus vicieux encore mais ça c'est dans je pense dans les sphère de l'éducation nationale que c'est pensé entre nous entre guillemets de gens qui

1:03:43

sont dans les lycées de banlieu ou dans les quartiers populaires. Les les divisions qui sont faites entre lycées pro et lycée généraux par exemple ou classe de STMG classe de de d'élèves en général. Il y a aussi euh cette dimension de ouais euh un tel est dans tel niveau, un tel est dans un autre niveau. de mise en concurrence exactement de mise en concurrence et même à certains moments où ils sont totalement rabaissés quand on voit que dans leur classe ils sont deux fois plus que nous qu'ils ont six élèves, sep élèves de plus par effectif que leur nombre de classes sont beaucoup plus rédits par rapport aux nôres, ça pose une vraie question sur la concurrence qui est créée dans un climat et dans un milieu où il y a déjà de vraies problématiques au niveau des conditions qui sont les nôtres.

1:04:28

Est-ce que je pouvais rajouter par rapport à ce que Saidou dit ? vrai au-delà du fait qu'il y ait une une concurrence, il y a aussi ce truc de en fait la STMG ce serait moins bien que la générale que les filières pro et c'est un truc que on voit dans certains lycées parisiens. Par exemple nous, enfin moi j'ai été dans un lycée dans un collège pardon parisien on sait qu'on nous envoie dans des lycées généraux, on nous envoie pas dans des lycées pro ou STMG. En tout cas, c'est très rare que nous en sortie de de brevet on aille dans des lycées bah pro parce qu'en fait pour eux c'est un peu la norme en bas de l'échelle quoi. Ouais, certaine façon. D'accord. H Irina, écoutez, je peux que être fière et énormément contente de ce qui se passe en ce moment sur les mobilisations

1:05:05

lycéenne parce que en vérité les tout ce qui est mobilisation lycéenne, moi ça fait depuis 2023. Donc pour moi en fait c'est un travail depuis 20 2023 qui se concrétise là en 2026 euh et qui pour une fois mobilise beaucoup de gens, les personnes politisées comme les personnes qui ne le sont moins. Euh même nous nos professeurs. Enfin moi moi ça m'a surprise en fait de voir qu'il y a des profs qui viennent nous dire "Bah on s'organise comment du coup pour aller à la manif ensemble ?" Je dis là pardon moi je te connais tu es mon prof d'histoire, tu es pas le mec avec qui je vais en manif tu vois. J'étais surprise quoi. Et et en fait, c'est à ce moment-là que je me suis dit "Mais wou ! Convergence des luttes prime." C'est en fait à partir du moment où j'ai rencontré des camarades qui sont

1:05:49

au lycée privé du Luckidi et qui viennent dire "Nous aussi, on veut faire des blocus." Et je leur dis "Mais tu as quoi revendiquer ?" Bah ouais, on vous soutient en fait, on vous soutient. Je suis là, j'ai jamais vu autant de personnes derrière nous, avec nous et franchement c'est plus particulièrement un an, c'est un truc qui s'exprime mais de manière forte. C'est en fait c'està dire que on nous demande, on nous propose même de de l'aide, on nous propose de venir en renfort, on nous propose de nous donner du matos. Enfin en fait on la convergence des luttes, elle se constate par le corps enseignant mais par aussi les les plusieurs établissements. Et je vais revenir sur les établissements privés. Il y a des établissements privés à Nant qui vivent aussi des dingueries et eux ils sont

1:06:28

encore plus pris à la gorge. Eux ils sont encore plus pris à la gorge. C'est en gros ils ont un règlement intérieur comme quoi si vous faites des blocus et ben directement conseil de discipline. C'est quel c'est c'est quel genre de de foutaise ça ? C'est quel genre de foutise vraiment ? Il y a plein de camarades de lycée privé qui viennent me voir pour me dire je j'aimerais bloquer mon lycée parce qu'il y a beaucoup de choses qui vont pas mais je ne peux pas parce que mon lycée m'en empêche. Enfin c'est dingue. Et sur la question des profs, moi je suis en STMG dans un lycée de quartier populaire. Mon lycée honnêtement ça fait depuis longtemps que on Moi, je pense que ça fait depuis longtemps que nous on avait envie de faire des des blocus et cetera. Là concrètement, c'était notre moment ou

1:07:10

rien parce que en ce moment je vais passer le bac en fin d'année. Je sais pas si vous savez mais le management et ressources humaines, c'est COF1 au bac. CF1 ma prof elle est pas là. Je fais comment ? Je fais comment ? Elle est pas là. J'ai a pas d'assistante sociale. Ça fait depuis 8 ans que mon lycée il demande une assistante sociale. On en a pas. On a une infirmière à mi-temps. Concrètement, on nous demande de faire rouler enfin de de faire la continuité d'un système qui ne tient même plus debout pour nous. C'est c'est c'est quel genre de enfin on se fout on se fout de nous en fait et c'est en fait c'est par toutes les personnes qui sont mobilisées à mes côtés même la ligne en vrai on est hyper organisé. Mais en tout cas, moi je parle en ce qui concerne Nant, je suis hyper

1:07:54

fier de comment on s'organise. On a le soutien de tout le monde, de tous les syndicats, des étudiants. Et en fait quand on s'organise, mais on arrive en fait, on a tellement une ligne politique qui est quasi la même queen fait on on vote, c'est on vote et en fait on se met d'accord sur des choses à la auquell à la base il devrait y avoir divergence et cetera. Là, on est tous d'accord sur une et même chose, c'est on n'acceptera pas le racisme, on n'acceptera pas le sexisme, on n'acceptera pas quelconque discrimination et pour moi, c'est un message fort et c'est c'est un message d'espoir. Moi, franchement, je me dis depuis 2023, je me lève pas à 5h du se bar pour faire des blocus pour rien. Et ça, ça me rend fier, tu vois. Ouais, c'est vraiment je lis quelqu'un

1:08:35

dans le chat qui dit "Ouais, mais les blocus de lycée, c'est c'est illégal." C'est pas parce que c'est illégal que c'est enfin c'est pas parce que c'est moral déjà que c'est illégal et vice vera. C'est pas une question de d'inégalité. Aujourd'hui on a appris avec l'histoire que toutes les luttes elles se sont faites par la violence. Euh si je parle de mes 68, si je parle de euh pour les pour les femmes, les droits des femmes aussi, les suffragetes elles se sont levées. Enfin tout en tout cas la pratiquement tous nos acquis sociaux on les a eu par la violence. encore les les mobilisations des lycéens et des lycéennes parce que moi j'ai pu aller euh sur des blocus euh de lycée dans mon département parce que j'ai envie. D'accord. Honnêtement, euh en terme de violence, moi c'était baff,

1:09:19

euh musique, euh battle d'or, sur nous. Non mais c'est ça la violence. Logob sur nous. Slogan, c'était ultra joyeux. On a une manière de se mobiliser aussi qui est qui est joyeuse, qui est festive, qui a l'image du monde qu'on espère pouvoir obtenir par la mobilisation. Donc je pense faut aussi faire attention à comment les discours médiathicoques peuvent avoir tendance à réduire la mobilisation à la violence parce que en réalité la majorité des blocus et la majorité des manifestations mobilisation se passent de façon extrêmement pacifique et ensuite on a une forme évidemment de pratique du maintien de l'ordre ou de répression qui peut participer à faire escalader les

1:10:03

tensions au lieu au lieu justement de particip en fait, on vit dans une dans une démocratie, c'est j'ai un big exemple. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. J'ai un énorme exemple sur ça, c'est qu'en gros, comme je vous l'avais dit, moi je fais des blocus depuis 2023. En 2023, il y avait des il y avait de la violence mais en fait que d'un seul côté, c'était celle de la police. Honnêtement, on avait on confronté à des violences. Voilà, on était confronté à ces violences mais en fait, j'ai jamais vu un niveau de violence aussi énorme de la part de la police que depuis là, depuis 2026. Honnêtement, nous déjà rien qu'en 2023, j'étais choqué parce que nous moi dans mon quartier enfin dans mon quartier, il y avait un lycée et en gros, il y avait personne, il y avait

1:10:43

quand même six camions de de CRS devant le lycée. Donc moi j'étais déjà choqué. Mais là depuis 2026 de 2023 à 2026 en 3 ans en 3 ans plus les années passe plus euh notre droit en fait juste de dire que on veut plus se faire couiller en fait par l'éducation nationale il diminue et en fait on est en train on est en train en tout cas le débat public il est en train de banaliser le fait qu'il y ait des jeunes qui perdent leurs mains, qui perdent leur œil et c'est et en fait on va en fait on va même pas s'attarder sur les violences que font les mobilisations lyciennes. On va même pas s'attarder sur ça parce que c'est R, c'est rien. Ça ce qui est grave, ce qui est grave c'est comment ils manipulent nos vies. Comment ils manipule nos vies. Comment ils ont gâché la mienne aussi par l'éducation

1:11:27

nationale. Moi, ils m'ont moi toute ma scolarité, je l'ai pas choisie. Ça c'est une violence. Mais pourtant, on la condamne pas dans dans les dans les dans tous les plateaux là, chez C News, chez BFM, on la condamne pas cette violence. Mais cette violence là, elle a changé le cours de ma vie et de plusieurs milliers de jeunes. Bien sûr, en France. Bien sûr, bien sûr. En fait, la la manière dont les mobilisations se passe, les revendications et les modes d'action qui sont portés, c'est aussi le fruit d'un c'est aussi le fruit d'un système néolibéral qui tri, qui organise la destruction des uns et des autres. Et c'est pour ça qu'on se bat. C'est pour ça qu'on se bat. Donc évidemment euh une des conditions du succès de la mobilisation, c'est qu'elle se fasse dans un cadre le plus pacifiste

1:12:09

possible. Mais mais il faut pas oublier aussi que la violence elle est subie par des lycéens, des lycéennes, des étudiants, des étudiantes qui aujourd'hui perdent un œil, des mains, perdent des dents, perdent des mains. Mais c'est un une manière de de gérer l'ordre qui est totalement disproportionné par rapport aux revendications qui sont qui sont qui sont portées. Moi, j'ai vu des slogans du style euh "On veut le bac, on nous envoie la matraque." Mais c'est toi qui avait dit ça à H Louis ? Non, je sais plus. Les jeunes veulent le bac, il leur envoie la BAC. Ah oui voilà. Mais c'est vrai en plus ils ont vraiment fait ça chez moi et pour le coup enfin moi je enfin il y a quelqu'un qui dit dans le chat oui mais quand même un blocus c'est traversé la liberté

1:12:49

d'éducation des autres. En fait, il y a il y a aujourd'hui déjà actuellement euh des centaines de milliers de lycéens dont la liberté de l'éducation est entravée par le fait que il y a il y a plein de profs qui sont absents, qui sont pas remplacés, queils sont trop dans leur salle de classe et si jamais vous vous considérez qu'un blocus est violent, alors pourquoi est-ce que vous ne condamnez pas la violence de toutes ces heures perdues et de ce système qui met à compétition des élèves qui n'ont factuellement pas les mêmes moyens et pas la même éducation ? Et pour le coup, les gens qui s'indignent des blocus, OK, les lycéens, ils font comment alors ? Ils font des pétitions, ils en ont fait une en novembre 2024, vous les avez pas écouter. Ils font des manifestations,

1:13:25

déjà ils ont pas le temps parce qu'ils font du 8h 18h. Mais même s'ils font des manifes, vous les écoutez pas, ils votent, ils ont pas le droit de vote. Et les le CVL et le CA qui sont censés être les instances de la démocratie lycéenne, ça saurait si elles étaient efficaces. La preuve, même le gouvernement dit qu'il faut réformer ce truc. En fait, on peut pas demander à des jeunes qui ont déjà la liberté et d'éducation qui est entravé par l'État d'utiliser une autre méthode, une méthode légale qui n'existe pas parce que l'État ne l'a pas organisé. Et en fait, si vous voulez que les lycéens parce que ce débat il a des décennies et des décennies et il faut l'accepter aussi, les blocus, ça fait partie de l'histoire de la France. Bah en fait, donner un cadre au lycéen et au

1:14:02

lycéens pour pouvoir s'exprimer. Et c'est pour ça que la France insoumise, elle dit "Bah nous, on propose une solution politique, droit de vote à 16 ans." Le droit de vote à 16 ans, ça peut permettre à ces jeunes de dire "Et ben très bien, vous nous respectez pas, on va peser dans la prochaine élection." Et en vrai, je terminerai par une dernière chose. C'est impressionnant de voir dans les médias à quel point 90 % du temps médiatique et contribuer à diaboliser la mobilisation des lycéennes et des lycéens alors que bien plus de 90 % de la mobilisation se passe dans la joie, dans le rire et dans le calme. Enfin, en vrai, quand on regarde les manifes, c'est un lobby Fortnite. Mais vraiment je c'est vous tout le monde les gens se déguisent, les gens font des blagues et pour nous qui sommes

1:14:44

dans les mobilisation nous qui les voyons autrement que par les médias mais en fait on allume notre télévision et on se dit mais ça n'a absolument rien à voir avec la réalité et tous ces gens qui savent pas ce qui est le système scolaire d'aujourd'hui tous ces gens qui n'ont jamais foutu le pied sur un seul blocus qui n'ont pas discuté avec un seul lycéen qui n'ont pas participé à une seule manifestation faut pas les laisser raconter ce que c'est et c'est une bataille que nous on a en tant que militante et militant politique parce par que je sais qu'il y a des insoumis sur ce chat. Montrer les images de ce qu'est réellement la mobilisation. On a une bataille culturelle et médiatique à mener pour ne pas les laisser nous voler ce que nous sommes. Et voilà, tout ça

1:15:18

étant dit euh pour pour rebondir rapidement sur ce que lui dit, je pense qu'il y a une stratégie politique derrière ce récit médiatique qu'on essaie de nous imposer de les lycéens lycéens seraient violents, les étudiants étudiantes auraient pour unique objectif de tout casser. Je pense que un des objectifs, c'est de faire peur à des personnes qui potentiellement voudraient rejoindre la lutte. Et j'ai vu aussi beaucoup de témoignages euh d'étudiantes notamment de lycéen notamment qui disaient "En vrai, c'est notre c'est nos premières manifestations, c'est la première fois qu'on va dans la rue, c'est la première fois qu'on se mobilise, c'est la première fois qu'on bloque notre lycée." On avait peur, on avait la boule au ventre à cause des images qu'on voyait dans les médias mais

1:15:57

on s'est dit c'est pas possible, c'est de notre avenir dont il s'agit. Donc on y va quand même. Et du coup, la question que je voulais vous poser, c'est euh dans quelle mesure vous pensez que euh la mobilisation peut continuer et va continuer malgré euh toutes ces images qui sont montrées aussi euh à des fins de paralysie des jeunes et des enfin de la jeunesse quoi ? Moi, je pense que le moment auquel on comprend qu'une mobilisation euh va aller à son terme et que justement sa force, c'est que il y a pas de limite chronologique et qu'on peut pas désigner un terme à cette mobilisation, mais que l'ensemble des gens qui sont en train de se mobiliser vont aller au bout de ce qu'ils veulent et ne vont pas s'arrêter tant qu'ils n'auront pas ce qu'ils veulent, c'est

1:16:39

quand la répression et la violence ne sont plus une solution. Moi, j'ai vu plein d'images notamment devant mon lycée de gens qui se font interpeller, qui se font arrêter, qui se font gazer et qui le lendemain matin sont présents à 6h s'ils ont la chance de sortir avant garde à vue, mais qui le lendemain sont encore présents à partir du moment où dans les esprits parce qu'on est jeune quand même pour la plupart, on a quoi ? 15 16 17 ans. À partir du moment où des CRS, des gens avec des des grands boucliers et cetera, des gens qui viennent qui sont violents avec nous, ça ne nous arrête pas pour revendiquer nos droits, en tout cas pour aller en chercher au maximum. Je pense que ça ça transcrit une force énorme qu'il y a dans le mouvement et d'autant plus que le mouvement, il est

1:17:22

aussi gorgé de solidarité. Par exemple, ce que Louis disait tout à l'heure, au niveau de toutes les images qu'on diffuse et cetera, on a investi nous-même nos propres médias, les réseaux sociaux et en fait on a mis tout le reste sur le côté et en fait on voit entre nous très bien ce qui se passe. Et quand de temps à autre on voit un chef d'établissement qui vient qui fait une battle d'ora ou un policier qui fait un concours de pompe et cetera, et ben le la mobilisation, elle est par les lycéens et pour les lycéens. et on est nous sommes ceux qui sont le plus au courant de ce qui se passe en fait. Bah c'est enfin vous êtes les personnes les plus légitimes à pouvoir parler aujourd'hui. que c'est un peu surtout que moi je tiens à rappeler que on appelle souvent on appelle à des à

1:18:03

des mobilisations pacifiques et quand le matin on arrive devant le lycée et qu'on voit que les policiers ils sont déjà présents depuis 6h, on a l'administration qui est déjà là mais qu'on a quand même des gens qui reviennent le lendemain malgré le fait qu'il y a eu des interpellations et puis même en fait on a nos profs qui viennent nous soutenir et nos profs qui nous demandent si vous voulez qu'on vous accompagne en manifestation des profs qui se mettent devant nous quand ils voient que la police ça va dégénérer. Du coup, en fait, même cet élan solidarité là, il nous pousse à continuer. Et même les profs, ils nous disent "Mais en fait, eux-mêmes avant nous, ils faisaient déjà ils allaient déjà bloquer le rectorat dire "Oui, moi je me mets en greffe parce que c'est pas normal, je

1:18:35

veux pas qu'il supprime de classes l'année prochaine." Et depuis des années, ça dure, on nous ferme des classes, on supprime des postes de prof et cetera et on voit que même nos professeurs, ils viennent se mobiliser avec nous et même l'administration nous dit "On vous comprend mais en fait malheureusement nous on peut pas faire grand-chose pour vous, c'est notre hiérarchie." Du coup, en fait, tout le monde subit ce système- là. Enfin, c'est pas normal queil y ait que une personne dans l'administration qui gère les élèves. C'est pas normal que il manque des CPE, qui manque des surveillants et cetera. C'est pas normal et que eux-mêmes soient avec nous et sortent nous dire "Bon, je dois faire mon travail de fonctionnaire de vous dire de rester à l'école, mais j'entends vos

1:19:05

revendications, elles sont plus que légitimes parce qu'on peut voir bah sur les plateaux et cetera dire "Oui, mais moi j'étais à 35 dans ma classe et je suis pas mort, j'ai eu mon bac." Sauf qu'en fait, on doit pas légitimiser les difficultés que les autres parents vents ont eu et c'est pas pour autant que nous on doit se nous on doit se contenter de ça en fait. Ouais, totalement, totalement. Et je trouve c'est vraiment intéressant aussi de parler de la solidarité et comment entre nous on essaie de se protéger les uns les autres. Et c'est vrai que c'est la posture qui a qui a décidé d'adopter qu'on décidé d'adopter les élus de la France insoumise avec également les professeurs, les les membres du personnel éducatif, les parents les parents les parents d'étudiants et cetera, les parents

1:19:47

d'élèves. On est on a été beaucoup aussi critiqué pour notre présence sur ces blocus et aussi le rôle qu'on pouvait qu'on pouvait jouer dans les relations entre les personnes mobilisées et les forces de l'ordre. Je sais pas Louis toi vu que tu as été à plusieurs manifestations, tu as participé à plusieurs blocus, est-ce que tu as un peu un retour à faire sur euh sur ça sur Il arrivé dans des blocus, ça crie pour en vrai enfin en fait ce qui se passe dans ces blocus c'est queil y a eu un cap qui a été passé et pour moi ce cap il a été passé en 2018 bien sûr dans les lycées de banlieu ça les a toujours

1:20:32

traité comme ça mais là il y a eu une forme de généralisation et de banalisation et pour moi le vraiment le moment où le tournant a été fait c'est 2018 c'est mant la jolie pendant le mouvement des gilets jaunes où ils mettent les lycéens à genou main sur la tête ils filment et ils disent voilà une classe qui se tient sage. Et plus personne ne condamne. On parle pas de violence policière, personne n'a été sanctionné. Et à ce moment-là, il y a une tribune de syndicalistes d'anciens syndicalistes lycéens qui disent "On jamais vu ça, on vient de passer un cap." Et pour moi, c'est vraiment à ce moment-là qu'on l'a passé. Et ensuite, il y a les blocus de lycée qui émergent. Et nous, les insoumis, on regarde ce trucl, on se fait OK, il y a deux sujets. Le premier sujet, c'est comment

1:21:09

est-ce qu'on fait pour les protéger ? Parce qu'on sait comment ça va finir pour eux. Moi par exemple, quand j'arrive, je me rappelle un moment, j'avais fait un blocus devant le lycée à Rago à Vinov Saint-George. Par ailleurs, moi j'avais même pas prévu de venir à ce blocus. He de base, j'allais devant une école primaire pour aller parler enfin assemblée nationale et tout. Et euh c'est des parents euh du quartier du Bois Matar qui viennent me voir et qui me disent euh "Monsieur le député, il faut absolument que vous alliez au lycée parce que là ça va vraiment très très mal finir." Moi je fais "Ouh là dans quel bourbier dans quel bourbier je vais." J'arrive sur ce lycée et là je j'arrive vraiment au milieu d'une bataille rangée. C'est-à-dire que d'un côté vous avez les lycéens et de l'autre

1:21:42

côté vous avez les CRS et les deux se regardent de front quoi. Et donc moi j'arrive donc on se fait tous gazer voilà quoi. À un moment je réussis à aller accéder jusque aux policiers et je leur dis "Mais qu'est-ce que vous faites ? C'est quoi la stratégie exactement ? Et lui, il me dit c'est pas compliqué s'il dépasse ce panneau, on leur tire dessus. Je leur fait d'accord c'est une étrange doctrine mais vous leur avez dit aux lycéens ah non nous on leur parle pas. Je bon et je dis mais vous savez pourquoi les lycéens ils sont toujours là ? Il me fait non parce qu'en fait vous leur avez coupé l'accès du bus et donc du coup ils ne peuvent pas rentrer, ils ont plus de bus et donc en fait forcément ils vont rester là. Donc là en fait vous êtes juste bloqué juste parce

1:22:16

que vous n'avez pas été parlé au lycéen. Et je vous donne cet exemple pour vous montrer deux choses. Déjà premièrement dans la doctrine de maintien de l'ordre euh partir du principe que dès qu'un lycéen passe un panneau ou dès qu'il y a un tire de feu d'artifice on va tirer un max sur des adolescents. Je trouve déjà que c'est dangereux. Deuxièmement, ces gens considèrent qu'ils ne peuvent gérer les blocus que par la violence. Ils ne vont pas parler aux jeunes. Alors que précisément faut aller parler aux jeunes, dire très bien vous avez votre manifestation, comment il y a besoin qu'on l'encadre ? OK, attention, il y a les voitures et compagnie. Nous, c'est ça qu'on ferait les insoumis si on était au pouvoir. Et nous les députés, on va pour à la fois les protéger quand il y a

1:22:48

les violences et aussi pour faire le lien, pour faire la discussion parce que ces gens sont incapables de le faire et on le fait pour une deuxième raison parce que ces jeunes ils sont légitimes à le faire. En fait, quand les agriculteurs ils sont sur des points de blocage, tous les politiques, ils y vont hein. Et ça choque personne, hein. Quand vous avez euh des marchés, des fêtes, des villes, quand vous avez une usine qui ferme, bah les politiques, ils vont voir les ouvriers, ils vont voir les gens. Mais alors par contre quand c'est des lycéennes et des lycéens alors là tout de suite ah non faut surtout pas y aller. En fait c'est deux choses. Un premièrement ils ont peur d'aller voir les jeunes parce qu'ils pensent que les jeunes vont mal les accueillir. Il y a

1:23:21

une forme de diabolisation de cette cette jeunesse alors qu'en vrai ils sont adorables. Et deuxièmement il y a une forme de paternalisme c'est-à-dire de considérer qu'ils savent pas réfléchir par eux-mêmes mais ils savent réfléchir par eux-mêmes. Et c'est peut-être le troisième point c'est la jalousie c'est que la France insoumise elle au moment où elle voit une lutte et ben elle a pas peur d'y aller. Elle a pas peur d'aller mouiller le maillot. Quand il y a les flics qui sont en train de tirer sur les ados et ben nous on vient, on s'interpose et on n pas peur de dire que c'est pas normal. Et en fait les jeunes ils nous reconnaissent pour ça et ils disent pas la France insoumise ah on les on les suisse et nos chefs et compagnie. Pas du tout. Si jamais vous avez un

1:23:54

insoumis qui commence à faire ça, il va ils vont ils vont le mettre sur le côté en disant "Mais pour qui tu le prends ? Tu es pas lycéen." Par contre, ils disent et c'est ça la phrase qu'on entend le plus, "Eux ils nous défendent." H eux ils nous défendent quand on se fait taper par les flics, quand on se fait mépriser par la télé ou quand on se prend des réformes pourries de la part du gouvernement. et nous on reste sur cette ligne de crête-là. Ça veut dire légitimer leur mobilisation parce qu'elles sont légitimes, empêcher les violences policières parce qu'elles sont illégitimes. Et à partir de ce moment-là, vous créez un lien de confiance dans le mouvement social qui fait que dès que vous avez un député qui passe à côté d'un blocage, vous avez les gens qui font "Oh toi tu viens là

1:24:24

maintenant, tu vas bosser et tu es obligé de mettre ton écharpe tricolore. Ouais, on a soif et b nous chercher des bouteilles d'eau, va discuter avec le policier." Mais c'est ça ça concert un élu. C'est c'est vous vous êtes nos boss donc vous avez le droit de nous donner des ordres et nous on exécute. Voilà, c'est ça le rapport qu'on a construit avec cette jeune génération et ça créé ces scènes du coup que tu as raconté où ils sont très contents de nous voir. Nous, on est très content de les voir et c'est ça qui s'est fait dans ce mouvement lycéen et c'est pour ça que je passe un joyeux moment depuis ces trois dernières semaines. Surtout que la jeunesse. Et moi je voulais dire un truc aussi c'est que et nous on est lazy hein. On est grave rancuné. On est grave rancé.

1:24:58

Tu as vu ? Tu nous as pas écouté. Bah on va te montrer ce que ça fait de pas nous écouter. Tu vois ça en fait nous on est la ging on va pas se laisser faire honnêtement. On a approuvé on a plus rien à prouver là en vrai. Mais d'ailleurs, j'ai une question par rapport à ça. On plus rien à prouver. Comment comment vous prenez les critiques qui sont généralement adressées à la Jen Z ? Mais moi là je suis moi je suis content d'un truc euh déjà on se les réapproprié donc fier d'être génération Testy Crustier. Fier d'être génération 67. Oui. Et en plus, on est en train de retourner le truc euh dans un sens où avant, on aurait peut-être été dans une posture, tu sais, on n'est pas majeur, on n' pas encore de pouvoir décisionnaire, on peut pas voter et cetera, mais on est dans un

1:25:42

truc où on refuse de subir le monde parce que on sait de quoi on va hériter des sujets comme l'urgence climatique, le monde de demain, c'est nous on va vivre dans ce mondeelà et peu importe les frontières, peu importe les pays dans lequels dans lequel on vit, il y a trois trucs qui vont être communs à tous dans les dans les années à venir, les décennies à venir, dans le monde dans lequel on à vivre, c'est l'air, l'eau et la terre. Notre responsabilité, ça va être de protéger ça. Donc, il y a une vraie volonté dès maintenant de se dire "On va pas répéter comme les générations d'avant qui se sont assises ont attendu d'avoir 30 40 ans pour pouvoir commencer à bosser." Et en fait, c'est dès maintenant qu'il faut, il y a une sorte d'autodétermination de se dire en fait

1:26:14

on saisit de son avenir, on arrête de subir. Bah surtout qu'en plus, on est une génération qui est ultra connecté, donc on sait tout ce qui se passe dans le monde. On a accès à beaucoup d'informations et en fait on peut pas rester bah les bras croisés comme c'est do il a dit alors que bah c'est nous la la l'avenir de de du pays. Donc en fait si on laisse tous ces mots passer, on se retrouve avec enfin quel sera quel sera l'état de la France 20 30 ans surtout à l'école. à l'école, on on a des matières comme la SES, on a on a des étudiants qui sont en sociologie. Euh enfin bref, il y a l'école franchement pour moi, c'est politique et c'est pour moi à gauche. Honnêtement, euh pour moi, le fait d'apprendre et le fait de de se dire que dans ce monde, on n'est pas

1:26:54

seul et que dans ce monde, on est entouré de choses qu'on ne connaît pas encore et qu'on doit connaître. Et en fait dans ce tru-là, c'est bah il ils nous ont donné clairement les outils pour comprendre qu'on est en train de se faire mais lamentablement couillé par le gouvernement et l'éducation nationale. C'est en fait il nous donne clairement les outils culturels. C'est en fait genre il il nous dit en SES voilà euh de part ces mobilisations là bah ils ont gagné ça ça voilà la révolution ça a mené à quoi à ça ça bah MDR. Bah ok j'applique juste qui est dans mon dans mon programme d'histoire. Ouais bah surtout que moi moi je suis en terminal du coup j'ai passé le bac de Français l'année dernière et quand on étudie Rambo ou la Boie qui nous apprend clairement à nous révolter bah là on

1:27:37

peut dire que on suit le programme de se révolter parce que ben on n'est pas dans des conditions qui sont pas dignes en fait mais de toute façon à l'époque où ces gens les gens qu'on glorifié aujourd'hui à l'époque ils étaient mais décriés détestés méprisés exactement la même manière dont il vous traitent et moi enfin franchement quand je vois cette génération qui dit e de toute façon on s'en fiche de votre avis laissez-nous refaire notre vie et surtout la contreculture que qui a été créée par cette génération 7. Enfin franchement, on peut se le dire entre nous, TikTok pendant 3 semaines a les parodies de SNK enfin les les musiques, les les déguisements, enfin en vrai tout était tout était incroyable. Et pour le coup, moi je pense que c'est ça aussi qui fait que cette

1:28:18

mobilisation, elle est historique, c'est que c'est une mobilisation TikTok. Non mais c'est c'est une mobilisation qui est née par TikTok. C'est une mobilisation dont les mots d'ordre et les revendications sont passés par TikTok et notamment qu'ils sont passés par les mêmes. Et la place des mêmes dans l'histoire de ce mouvement, c'est incroyable. Et c'est pour ça quand c'est tout dit nous on est fier d'être la génération six, on est fier d'être la génération Ty Crusti Battle Dora. Bah d'une certaine manière vous vous êtes approprié des codes de votre culture populaire et de la culture populaire de cette jeune génération et vous avez fait de la politique avec. Et c'est peut-être pour ça aussi qu'il y a tant de gens qui ne comprennent pas ce qu'est ce mouvement parce qu'en fait ils

1:28:55

comprennent pas les codes et donc du coup ils sont pas capables de le lire. Mais ça, je pense que c'est un truc en plus que qui a été un peu anticipé par un mouvement, mais tu sais quand il y a eu les premières conférences face aux nouveaux médias de Jean-Luc, les gens il comprenaient pas un petit peu de quoi on parlait et cetera. Mais en fait, c'est ça les nouveaux médias. En fait, là on vient officiellement de d'annoncer leur création et ça se passe sur les réseaux sociaux, tout le mainstream et cetera tous bien alignés derrière le pouvoir avec la même ligne de conduite, les mêmes lignes éditoriales, on a tout mis sur le côté. Laissez-nous tranquille. Et c'est nous maintenant qui dictons comment ça se passe, c'est nous qui couvons qui couvrons les différents événements et on

1:29:30

a aussi nos reporters, on a aussi nos journalistes, on a aussi les personnes qui vont sur le terrain qui vont filmer, cadrer le truc, dire qu'est-ce qui se passe et cetera, les points de rendez-vous, telle man se passe à tel moment, tu as tel syndicat qui va appeler à aller à tel endroit et puis on va le reler dans nos groupes Snap, sur WhatsApp et cetera et c'est magnifique. Mais c'est ça, c'est sur ça que je voulais revenir, c'est sur l'organisation. Il y a une coordination nationale lycéenne, genre il y a une coordination nationale lycéenne et en gros, moi par exemple, j'ai dit c'est mort, j'ai pas de tune, je peux pas monter sur Paris. Oh t'inquiète pas, eh e il y a une caisse où en mode il y a des gens qui mettent de l'argent et en mode tu payes le truc et tu vas et tu tu

1:30:09

vas défendre les intérêts de Nant à l'accord de lycée national. Et c'est pour ça je me dis mais l'organisation est monstre. gagne vraiment et je crois que tout le mais personne n'est à notre hauteur pour l'instant au niveau organisation personne n'est à notre et et c'est pour ça que je dis on a plus rien à prouver ceux qui veulent nous tester qu'ils viennent et le gouvernement qu' viennent aussi le gouvernement s'il veut qu'on cesse nos blocus nos mobilisations qui répondent de manière factuelle de manière concrète nous on est une génération on aime pas trop parler trop longtemps tu as vu nous on attend les actesah le le problème C'est que en fait c'est comme d'habitude avec la macronie, il se fout de de de de notre gueule.

1:30:52

Allez, on peut y aller. Désolé. Désolé mais c'est la vérité quand on écoute Macron hier qui bah qui a rien dit. Ouais. qui a rien dit. Voilà. Comme d'habitude il y a de semaines le le cornu qui parlait du fait qu'il allait recevoir des étudiants pour pouvoir parler de leur revendication. Bah alors en fait qui qu'est-ce qui s'est passé ? comme d'habitude et c'est ce qui a mené au 17 aussi penser enfin tout à l'heure on parlait de la mobilisation et cetera, mais déjà ça a poussé à à ce que il y ait le la manifestation de du bah de samedi et et surtout que tout le monde s'y retrouve dans les lycéens finalement que tu sois ouvrier, que tu sois je sais pas chauffeur de taxi, peu importe, tout le monde se se rejoint dans une seule cause. En fait, on en a marre

1:31:31

surtout cet élan de solidarité que dont Erina a parlé. Euh moi par exemple, je sais que les derniers jours c'était compliqué. Du coup, on a décidé d'organiser un petit déj euh devant le lycée. Du coup, quand on a bloqué et en fait à la base, c'est partie des militants LSI qui étaient avec nous. Et après, en fait, même les gens qui passaient, ils ont vu qu'on avait installé une petite table, on a mis des croissants jus d'orange et cetera et les gens qui passaient nous donnent l'argent dit "Bah si au cas où s'il faut aller racheter et cetera, les gens sont en mode je veux au travail mais je suis avec vous, je vous comprends, c'est bien ce que vous faites les jeunes." Et même ça en fait on se dit bah en fait c'est bon, on a tout gagné. ou même en manif quand on y va quand par exemple là-bas

1:32:03

si on se fait nasser et cetera et que tout le monde dit bah j'ai du certifie, j'ai des masques et cetera en cet élan de solidarité en fait il nous réchauffe parce que je pense que pour tous les lycéens la mobilisation elle est dure c'est dur de se lever à 6h, c'est dur de bloquer son lycée mais en fait nos revendications elles sont plus que justes et en fait on attend vraiment des réponses concrètes du gouvernement parce qu'on n' pas eu de réponse jusqu'à présent et ce que je vous rajout vas-y rajouter aussi c'est qu'on dans les médias aussi ces dernières semaines on parle que de la France insoumise du fait que c'est vous enfin c'est la France assouise qui appelle aux jeunes de de se révolter en quelque en quelque sorte. Je trouve ça un peu enfin je sais

1:32:38

pas dans toutes les mobilisations qu'il y a eu ces dernières années, on a vu que les élus de la France insoumis justement. Il y a pas eu d'élus de du RN, il y a pas eu d'élus du de Renaissance, il y a que les les oui les élus de la France insouise qui sont réellement sur le terrain. Donc ça aussi c'est une question à se poser aujourd'hui. Enfin on est dans une démocratie donc pour le peuple par le peuple. Donc nous on élu nos représentants et en fait on voit que finalement les seules parties qui nous représent c'est la France insoumise. Et honnêtement moi j'avais pas besoin de la France insoumise pour bloquer mon lycée il y a 3 ans. Voilà la France ins pour mon lycée il y a 3 ans. C'est en fait en faisant des blocus, je me suis dit au final c'est un truc qui est

1:33:14

au-dessus. C'est c'est en fait là ce que je fais c'est bien mais en fait c'est un truc qui est au-dessus. L'éducation nationale c'est quoi ? Est-ce qui vote les lois ? En fait là je comprends pas trop. C'est à ce moment-là que je me suis posé des questions et ceux qui étaient là pour répondre à mes questions quand je défile sur TikTok, quand j'écoute des trucs à la télé, je je vois j'entends un mec, il s'appelle Louis Boyard et tout un laun et tout, il commence à dire "Ouais les jeunes, arrêtez de les mépriser là, je rigole pas avec vous et tout." Moi j'étais là "Eu, ouais, lui j'aime bien ! J'aime bien, j'aime bien." Et du coup, je commence à voir et tout. En fait, je vois que c'est pas c'est pas le directeur en fait qui me met dans cette précarité parce que moi en vrai, je

1:33:48

voyais pas plus loin que mon établissement. Là, je vois qu'en fait c'est des députés que que des gens ont élu. C'est un gouvernement, c'est un président qui a été élu, qui a décidé de tout ça. Et j'étais là mais et c'est à ce moment-là que je me suis engagé en politique en fait. Bah comme quand on entend Atal qui est sur TikTok maintenant, moi président, moi président, on le rappelle que lui il a été justement à la tête du ministère de l'éducation nationale et qu'est-ce qu'il a fait ? Rien. Et aujourd'hui c'est marrant qu' disent ouais moi président je mettrai un prof devant chaque classe. Bah en fait tu as été enfin tu as été à la tête du ministère justement de l'éducation nationale pendant presque presque un an je crois. Qu'est-ce qu'il a fait ? Sachant que ses revendications des

1:34:25

lycéens c'est récurrent. C'est un truc qui existe depuis très longtemps. Moi je sais que quand j'étais au collège on parlait enfin ça faisait déjà des blocus par rapport à Parcours sup. Ça faisait des blocus par rapport à les spécialités quand on a changé de de programme au niveau de l'éducation nationale. Ouais. Enfin, c'est un truc toujours la même chose. Et s'il a fallu que ce soit cette génération qui se lève et qui fasse les choses de façon peut-être brutale, de façon s'ils veulent violente, bah si ça marche, tant mieux. sur sur la question de la solidarité. Je voulais revenir très rapidement sur ça parce que je trouve c'est vraiment important et ça montre aussi le niveau de structuration et d'organisation euh de la jeunesse et c'est aussi un signe de la puissance du

1:35:01

mouvement à mon sens. Et dans la manière dont certains acteurs ont rejoint le mouvement, ça passe aussi par la solidarité. On a par exemple une légal team qui est présente en cas d'arrestation. Euh vous savez que vous pouvez faire appel à certains avocats qui bénévolement se mettent à disposition des personnes qui sont injustement arrêtées pour pouvoir euh leur apporter un soutien juridique. Euh on a euh les street médiques, des personnes qui bénévolement pareil euh en plein milieu des manifestations pendant les mobilisations sont présentes pour constater quand une personne est blessée, quand une personne a reçu un coup, quand une personne a reçu du gaz, qui sont avec du matériel, des compresses, des pansements, euh du sérum physiologique et cetera pour pouvoir

1:35:40

venir en en aide euh aux personnes qui se mobilisent. Euh on a enfin on pourrait citer énormément de choses. Les ambianceurs, ceux qui ramènent des enceintes géantes. Désolé, ces gensl sont des vra. C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai. On a l'association par exemple œil au bord noir aussi qui a organisé euh l'équivalent d'un food truck mais du coup pour distribuer de l'eau, de la nourriture, du matériel au aux lycéens et lycéennes qui étaient mobilisés. Donc tout ça, ça montre à quel point la mobilisation dépasse le simple cadre de de la jeunesse et que chacun essaie de mettre sa pierre à l'édifice à ce mouvement parce que en réalité c'est un mouvement qui nous concerne tous et toutes, qu'on

1:36:22

soit lycéen euh lycéenne étudiant ou étudiante parce que on voit certes il y a des revendications, il y a 10 revendications 10 milliards pour pour dire 10 revendications, suppression de parcours sup augmentation des moyens et cetera, mais on a aussi des revendications plus globales et qui dépassent ce simple cadre là, c'est ça ? Antiracisme, féminisme, écologie, lutte des classes, écologie et cetera. Et comment vous expliquer que euh dans votre manière de vous mobiliser, dans les revendications que vous portez sur les slogans et cetera, comment vous expliquez que ça dépasse les simples revendications qui sont liées à votre condition de lycéen ou d'étudiant Saidou par exemple ? Je pense que cette

1:37:05

généralisation de la mobilisation, tu vois, peu importe le milieu social et cetera, ça crée une légitimité dingue à la chose parce que c'est pas là où certains veulent et certains là où véritablement c'est ce que Lenin décrit comme une situation révolutionnaire, c'est quand on ne veut plus et en haut on ne peut plus. Mais là véritablement en bas, on ne veut plus et c'est général parce que si peut-être c'était la moitié des établissements qui se mobilisaient ou un/3 et cetera, on aurait pu. Mais quand je vois les chiffres, je crois qu'il y avait il y a en au total sur 4000 lycées sur tout le territoire, tu en as 3000 qui ont déjà bloqué au moins une ou deux fois. En fait, il y a un ensemble de il y a un consensus véritablement au niveau

1:37:48

de ce qui est revendiqué et aussi les lycées les plus les plus privilégiés qui nous rejoignent. C'est c'est un symbole super fort. C'est pour moi, je le répète encore une fois, c'est les tout premiers députés du clerger de la noblesse qui se joignent aux tiers États en fait. Non mais vraiment, il y a un truc qui il y a un truc qui se passe. Il y a un truc qui se passe où on se rend compte qu'en fait on doit tous un petit peu en faire. On do on doit tous un petit peu en faire pour pouvoir se sortir de sexe. C'est pas juste que c'est les mêmes qui soient tout le temps à ramener. Mais il a raison en fait. Moi moi moi ce qui m'a fait dire que la mobilisation elle a pris un truc mais genre fou Greta Denberg là je crois pas à Saint-Denis Saint-Denis et en fait c'est un truc

1:38:33

mais qui est national enfin là ça devient international et en gros en fait à partir du moment où j'ai vu qu'il y avait des blocus en Algérie dans mon village mais c'est vrai on a pas parlé influence le monde excusez-moi influencé aussi on faisait des blocus avant avant cette phrase là, elle passe plus chez nous. Ah oui, d'accord. OK. Mais mais en gros, moi ce que je voulais dire, moi ce qui honnêtement ce qui pour moi va faire durer la mobilisation, c'est en gros de part ces mobilisations lycéennes, il y a des choses qui sont construites et il y a des choses qui sont créées. Il y a eu des syndicats qui sont créés, il y a eu euh il y a eu en fait une certaine organisation et puis même en fait il y a eu un certain une certaine chose. Le gouvernement a laissé

1:39:16

pousser une certaine défiance défiance vis-à-vis d'eux. Alors que en réalité ce trucl-là c'est dans notre droit. C'est dans nos droits. Et et c'est pour ça que moi, je pense que la mobilisation lycéenne, elle a pris un un un une autre tournure. C'est à partir du moment où tout le monde nous a rejoint et tout le monde est d'accord et en fait carrément le seul truc que la que les opposants peuvent dire, c'est soit des images générées par Ria où il disaient regardez, ils font des trucs comme ça. Ou soit ils peuvent dire "Oui, ils pillent, ils volent, ils sont violents, ils frappent." Sauf que la violence, elle vient d'où ? La violence, elle vient de des distinctions entre élèves euh quartier populaire euh centre-ville, la distinction entre les établissements

1:39:56

centre-ville privé public. Euh c'est ça en vrai le le vrai pillage. C'est qui ? C'est quoi ? C'est Marine Le Pen qui nous vole 4 millions d'euros. Ouais. 4 millions d'euros. C'est ça le vrai payage hein. C'est ça le vrai vol. Le vrai vol au col blanc. En fait cette mobilisation là, elle a permis de pointer du doigt le vrai banditisme. C'est vrai que non mais c'est vrai par ailleurs que sur sur les plateaux télé quand on a vu défilé je pense à Julien Odoule par exemple ou les différents les différents responsables politiques du rassemblement national la jeunesse était là pour montrer à quel point ils étaient en désaccord politique avec le projet qui propose qui propose à notre à notre monde quoi. C'est une blague parce qu'il nous prennent pour des

1:40:39

débiles parce que aussi il y a ce truc là où le mépris va beaucoup plus loin le mépris envers la jeunesse mais en fait il pensent qu'on sait pas ce qui se passe à l'assemblée sauf qu'on sait que quand les sujets de la jeunesse ils sont abordés vous foutez rien ou ils sont soit vous êtes pas là parce que ça vous intéresse pas parce qu'on parle pas des immigrés ou des musulmans. Sinon, on foutait rien. Quel chose ils ont mangé des pépitos. Ouais, exactement. C'est ça parce que quand on leur demande d'être là, bah en fait, ils sont pas là. Pareil, il y a il y a un sentiment aussi où ils nous prennent de haut. En gros, nous, on a l'assemblée, vous en vrai, on s'en fiche un peu de de ce que vous revendiquez. Alors que bah en fait, ils savent pas que bon après pour les

1:41:13

étudiants en tout cas, on a on a 18 ans donc on peut voter, on fait partie de leur pas le leur mais on fait partie du du enfin on on élu et cetera. Donc en fait, je trouve ça aussi euh d'une certaine façon indécente de mettre de côté euh toute une jeunesse alors qu'on participe clairement à la vie politique de de ce pays quoi. Et puis surtout quand on regarde le Rassemblement national, leur programme jeunesse, bah zéro d'ailleurs mais ils savent pas. Enfin pour le coup parcours suplu ce qu'il pense de parcours sup. En campagne présidentielle, ils disent je suis contre parcours sup. en campagne législative en 2024 euh Chudo dans le journal Le Monde, il dit "Ah non, parcours supon garder, il va falloir euh" H d'accord. Puis ensuite, vous regardez, mais sinon qu'est-ce que vous

1:41:53

allez faire contre la précarité étudiante ? Ils disent "On va donner euh 100 200 € de plus mais seulement aux étudiants qui travaillent et on va retirer les bourses aux étudiants étrangers." En fait, même si jamais vous êtes un étudiant qui travaille, 100 200 € de plus, ça vous fait pas vivre au-dessus du seuil de pauvreté en fait. Mais même par exemple sur les apprentis, nous on avait déposé un amendement qui disait que parce que les apprentis sont payés moins que le SMIC, dans cette période d'inflation, faut les aider. Donc nous, on demandait à ce qu'il ne paye pas de cotisation. Le Rassemblement national, il a empêché que ça passe. Donc en fait, vous regardez la politique jeunesse du Rassemblement national, elle est inexistante, elle est impensée et donc

1:42:28

elle est constamment calée à celle d'Emmanuel Macron. Et c'est pour ça que le Rassemblement national dans ce mouvement lycéen n'a pas sa place. Non seulement il a pas sa place, mais il ne sait pas quoi dire. Mise à part dire oui soutien total à la police qui mutile des adolescents, qui éborgne des qui éborgne des lycéens et euh non le le le RN va être compliqué pour eux euh ça va être très compliqué pour eux avec cette jeune génération parce que ils en ont pour 50 ans. Ouais. Et c'est pour ça qu'on dit que la jeunesse emmerde et emmerdera toujours le Front National, enfin le Rassemblement national du coup les deux. Ouais parce que ça a pas vraiment changé en réalité. les positions politiques né et euh justement on parlait on parlait du rassemblement national mais euh

1:43:12

mais nous on aspire à un monde meilleur. Oui. On aspire un monde meilleur très très très bientôt. Et moi, je voulais parce qu'on va bientôt terminer l'émission et j'aurais aimé qu'on finisse sur une note d'espoir parce que honnêtement, je pense que cette mobilisation, elle a participé aussi à lever et à susciter énormément d'espoir chez toute une génération. Et euh si euh vous aviez un mot ou plus à dire sur la suite de la mobilisation, sur les victoires future et euh et sur je sais pas ce qui vous a rendu plus fait plus fier dans l'immobilisation que vous avez fait. Euh voilà, petit truc à dire sur votre ressenti et sur l'avenir

1:43:56

qui arrive, même si on est dans l'adversité mais on reste concentré et focus pour gagner quoi. Moi je pense que on peut dire que bah on est enfin on est content de voir que notre jeunesse se résume pas que bah à la génération testicus. On voit que bah on est bien plus que ça en fait en fin de compte quand on voit qu'on a réussi à tenir des semaines de mobilisation et que on se dit clairement qu'en fait même si on est fatigué et cetera, on se dit que tant qu'on aura pas eu de réponse, on continue. Je pense que bah ça envoie un message d'espoir même pour notre vie future. Quand on voit nos parents et cetera qui bah à la fin du mois galère et cetera, on se dit bah on veut pas finir comme eux. Et vraiment on se dit bah nous notre génération on veut vraiment changer les choses et je pense

1:44:38

qu'on va réussir à changer les choses. Je dois bah je la rejoindre sur ce qu'elle dit hein, il faut continuer continuer les mobilisations tant qu'on a pas de de de réponse concrètes et surtout en 2027 faut bien voter. Votez bien pas faut bien voter. Votez les fif. Non mais c'est vrai, on en peut plus là de Macron, de l'extrême droite de bref aussi. Ah oui, je peux pas le dire ça. Mais surtout que bon, il y a il y a un cap qui a été en gros pour toutes les orgas et cetera, c'est les 10 milliards qui sont demandés. Faut être focus dans un truc, c'est tant qu'on a pas les 10 milliards, on s'arrête pas. Même à 9 milliards,5 je sais pas quoi, on s'arrête pas. Faut aller chercher les 10 milliards au minimum parce que c'est le minimum pour pouvoir être respecté. Et

1:45:22

on lâche rien. On lâche rien jusqu'au bout. Ouais. Moi honnêtement, je le premier blocus que que j'ai premier mardi le premier jour de blocus, j'étais devant le blocus, j'ai chialé, j'étais là mais wou ça fait en 2023 ou en 2026 ? Non non non 2026 le premier blocus que j'ai vu en mode c'était genre en mode j'étais pas seul avec mon mon drapeau d' là. Non, j'étais pas seul là. En fait, on était beaucoup En fait, moi je vais dire à ces jeunes là qui sont mobilisés, que ça soit en 2020, 2021 jusqu'à 2026, en vérité, on est l'avenir de ce pays. Et en vrai là, comment le le la mobilisation lycéenne se porte, ça me

1:46:07

fait mais énormément chaud au cœur parce que je me dis que notre société en France en tout cas, elle est pas à perte. Elle est pas à perte. Elle me donne espoir pour les élections présidentielles, mais aussi elle me donne espoir en la société de demain. Comme on l'a dit, on l'a dit, l'écologie ça sera notre priorité. L'antracisme ça sera notre priorité. Et ça me fait du bien de voir que tout ça rassembler ensemble, ça crée un un truc qui est inédit en France actuellement. Et donc ça veut dire que pour moi tant qu'on a pas les 10 milliards, tant que déjà Macron il pose pas les 10 milliards comme ça sur la table et en fait il s'ass sur une chaise, il nous dit "Tenez les 10 milliards, je suis désolé pour la pour la pour la gelle occasionnée. Tête de ma mère, on continue." OK parce que nous

1:46:51

Mais j'ai clair, nous encore une fois on est la Jensenzy, on est rancunier, tu réponds à ce que je te dis de faire parce que c'est nous on t'a élu, c'est nous on paye tes dîners d'état avec Trump. Voilà. Donc ça veut dire tu as vu, pose l'argent, pose l'argent. Ça le mérite d'être très clair. La dernière chose à dire aussi c'est que on a oublié de d'adresser nos pensé à à aux gens de Doutremè parce que c'est de là-bas à Mayot que ça commencé. On a parlé euh sur le mouvement lycéen. Une pensée à tout euh bah ouais à ce qui se passe en Guadeloupe aujourd'hui en Martinique, une pensée à tous les peuples opprimés, le Congo, la Palestine, la Kanée aussi parce qu'elle est sou le Soudan ou Soudan. Et ouais, moi je voulais rajouter aussi une chose, une pensée à toutes les personnes qui sont

1:47:33

qui ont perdu un leur œil, leur dents et cetera, les personnes qui ont perdu la vie dans ces mobilisations. Parce que aujourd'hui sur les plateaux télé, on parle de la poubelle qui a brûlé au coin de la rue, mais on parle pas des des gens qui meurent en fait dans la rue. C'est c'est en fait c'est à ce momentl que je me dis que les médias, ils ont basculé vers un autre monde qui n'est pas le nôtre. Ouais. Donc vraiment un énorme une énorme pensée et un hommage à toutes les personnes qui ont perdu la vie dans chaque mouvement. Et croyez-moi que nous enfin moi personnellement je vais continuer je vais continuer jusqu'à mon dernier souffle et vraiment l'hommage sera fait bien comme il faut. La lutte continue jusqu'à la victoire. Jusqu'à jusqu'à la mort jusqu'à la

1:48:17

jusqu'à la victoire. Et euh on va terminer le live mais avant on va inviter les autres qui étaient sur le sur le premier plateau pour vous dire tous au revoir aux gens du live. C'était une super émission. Ça vous a plu ? Ouais, c'était cool. C'était sympa. Un peu court peut-être mais c'était sympa. Ah oui, un peu court. Faudra revenir. Il y a des choses à dire. Il y a beaucoup de choses à dire. Des choses à dire. Il a beaucoup de choses à dire. Mais euh mais on va gagner, c'est sûr. Bah, j'espère déjà vous êtes les seuls à nous donner la parole. Pardon. PL les autres médias ils ne donnent pas trop la parole. Les mecs, je dois me lever ou bien ? Bah on va faire un peu de place. On fait un peu de place. Venez tous. On doit se mettre mais je sais pas si on voit

1:49:01

la jeunesse. La jeunesse qui je la la marseillaise du coup là toujours plus l'international. international de la au revoir au revoir. Au revoir le live à bientôt et bravo la jeunesse. Et on va gagner, on va gagner. Merci tout le monde. Merci la Gen Z, vous êtes trop inspirant. Plein soutien. Au revoir. Merci pour le live. Bye. On va gagner. Bravo la G Zinternational. Merci. Force à vous, vous êtes merveilleux. Irina, tu as il y a une fan base ou elle est vraiment bye. Oui. Euh grosse force à vous. Merci. G'écout force à vous les jeunes. On a gagné.

1:49:44

Mettez replay svp. Bye à bientôt. Voilà. Rien courage de quoi ?