Reconduction de Sébastien Lecornu : «C'est un spectacle politique consternant (...), un mauvais th
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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Comment faut-il comprendre ce choix de reconduction de Sébastien Lecornu à Matignon ?
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Édouard Philippe souhaite que le budget soit adopté puis que le président démissionne. Vous soutenez cette idée ?
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Faut-il revenir sur la réforme des retraites pour débloquer la situation ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Ne risque-t-on pas d'abîmer la fonction présidentielle avec une démission ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Que vouliez-vous dire par "trou noir" à propos d'Emmanuel Macron ?
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Et à 8h14 sur Europein, vous recevez Alexis, le deuxème invité de Rin matin Weekend, le président de la région Normandie et ancien ministre de la défense Hervé Morin. Bonjour Hervé Morin. Bonjour.
C'est bien Sébastien Lecornu qui reste à Matignon. Une démission, une reconduction, une drôle de vals politique. Comment faut-il comprendre selon vous Hervé Morin ce choix du président de la République ?
C'est d'abord c'est quand même un un spectacle politique conernant, hein. C'est quand même ça quoi. C'est on est entre la sidération et et et la tristesse de de constater que on continue sur des tentatives de reproduction de combinaison.
Donc on a un mauvais théâtre de boulevard. Oui, avec des Français qui regardent la scène en se disant "Mais jusqu'où on va aller ? Quoi ?
C'est c'est tragique. Je sais pas quel quel est le bon objectif ? Tragique, pathétique.
Euh bon, c'est c'est la démonstration, si je reviens à votre question, de simplement en prant un public dont l'isolement est absolument complet et qui ne veut pas lâcher la main. qui veut pas lâcher la main, qui s'accroche au pouvoir. Et donc au bout du compte, vous savez, je pensais à cette formule tout à l'heure de de Churchill qui a dit "Vous avez choisi le déshonneur mais vous aurez le déshonneur et la guerre." Et là euh on on est en train de choisir le déshonneur dans le dans le dans la vie politique et au bout du compte, on aura quand même il aura quand même l'échec complet le moment venu quoi.
L'ancien premier ministre d'Emmanuel Macron Édouard Philippe et actuel maire du Havre a souhaité une fois de plus avant que le budget il veut que le budget soit adopté mais il veut ensuite que le le président de la République démissionne. J'ai cru comprendre que c'est une idée que vous soutenez Hervé Morin. Est-ce que vous pouvez expliquer ?
Non, j'ai pas soutenu, je l'ai énoncé bien avant tout le monde. Donc j'ai faut inverser les choses. Moi je dis que dans une situation comme celle-ci, il y a pas 36 solutions.
On voit bien que la dissolution ne réglera probablement pas les choses. On aura probablement pas de majorité et donc au bout du compte toujours pas de capacité d'action, de transformation, de réforme, de vote d'un budget. Et donc la seule solution qui existe réellement, si le président de la République avait le sens de l'intérêt national et et pensait aux français, ce serait d'annoncer qu'il va démissionner dans quelques mois le temps que les partis politiques s'organisent, choisissent leurs candidats et qu'on ait des élections présidentielles euh au printemps prochain avec pendant ce temps-là un gouvernement qui gérerait les affaires courantes, un budget qui serait construit pour éviter la catastrophe. mais certainement pas en renonçant comme on est en train de nous l'annoncer par exemple à la réforme des retraites dont on sait que le coût immédiat 3 milliards.
Oui. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que ça va abîmer la fonction présidentielle que ça peut l'abîmer et que ça ouvre la porte finalement à une à une démission dès que les choses se se compliquent ? Non non parce qu'il y a un fait générateur dans tout cela.
C'est une dissolution. H le principe de la 5e République est assez simple. Le président République dispose de pouvoirs absolument étendus parce qu'il est élu au suffrage universel par tous les Français.
Dès lors que le lien de confiance a été rompu un acte qui est celui de dissoudre l'Assemblée nationale et de dire aux Français donnez-moi une majorité, les Français ne lui donnent pas une majorité. Au contraire, même euh les formations politiques qui le soutiennent connaissent un échec électoral important de ce moment-là. à cet instant-là dans la logique du général de Gaulle, c'était de démissionner, c'était la la et de constater que le pays n'est pas en capacité de se transformer, de bouger, de se réformer.
On perd un temps considérable dans un pays qui est en grande difficulté. Et donc l'acte constitutif, il a été décidé par le président de la République lui-même avec cette dissolution dont on a toujours pas compris l'esprit. Oui.
Bon, à partir de là, on est dans la logique pure de la 5e République. Vous avez parlé de la réforme des retraites. Quelle est votre position justement ?
Est-ce qu'il faut revenir parce que on sait que c'est un petit peu la clé hein du peut-être d'un déblocage au Parlement. Est-ce qu'il faut revenir sur cette réforme des retraites ? Mais non, écoutez, on peut pas avoir fait adopter une réforme des retraites dans la douleur en expliquant que c'était absolument indispensable.
Je rappelle que les retraites, ça représente 40 % des 1000 milliards de de déficit de d'endettement supplémentaire. Donc à partir de là, je dis simplement à nos amis républicains, on a une position constante qui est de considérer qu'il fallait retourner à l'équilibre du régime des retraites compte tenu de la démographie, qu'il fallait faire des efforts supplémentaires et on peut pas dans la foulée considérer que parce qu'on a peur de la dissolution euh on va renoncer à une idée qui a été la nôre pendant des années. Je veux dire, on perd toute crédibilité.
Ça veut dire qu'en clair, on abandonne ses convictions au nom simplement du de la peur d'une dissolution et donc d'un retour devant les électeurs. Ce que je sais, c'est que tous ceux qui portaient l'idée de la réforme des retraites, de l'obligation d'aller vers plus de disciplines et qui y renonceraient parce qu'ils auraient peur de la dissolution, perdront toute crédibilité dans 1 an ou un an et demi si tant tel gouvernement dur quand ils se retront face à leurs électeurs. C'est très clair. avait dit, je vous cite Emmanuel Macron, c'est l'équivalent d'un trou noir en ast en astronomie.
Qu'est-ce que vous vouliez dire par là exactement Hervé Morin ? Ben, je veux dire simplement que selon noir, c'est c'est ce qui aspire la matière. Euh et euh et bien euh tous ceux qui approchent Emmanuel Macron et qui seront considérés comme ayant euh en quelque sorte soutenu le président de la République mordicus queles que soient les conditions, et bien au bout du compte, ils disparaîtront de la sphère de leur capacité à pouvoir convaincre les Français le moment venu.
Ben, c'était très clair. Merci beaucoup Hervé Morin d'avoir été avec nous. Je rappelle que vous êtes ancien ministre de la défense et président de la région Normandie.