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Podcast / conversationFédération de l'Hospitalisation Privée (FHP)· 21 octobre 2025 28 minComplaisantFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & élections

Rencontres FHP 2025 : Echange avec le député Jerôme Guedj

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:56OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu l'abolition de la réforme des retraites ?

  • 1:40OuverteRéponse partielle

    La suspension de la réforme des retraites est-elle suffisante ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Le PLFSS est-il adapté aux enjeux actuels ?

  • 3:53OuverteRéponse directe

    Pourquoi le PLFSS déclenche-t-il autant d'hostilités ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques pour l'hospitalisation privée ?

  • 6:46OuverteRéponse directe

    Comment éviter une baisse des tarifs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:24Fait
    « la suspension de la réforme des retraites »
  • 3:09Fait
    « il va falloir qu'elle s'inscrive dans le marbre »
  • 18:03Fait
    « on trouve normal de faire des lois de programmation sur les sujets régaliens, sur la défense, sur le ministère de l'intérieur, sur la police, sur la justice. Et on dit voilà, sauf que bon sang le social et la santé à l'intérieur du social, c'est du régalien »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Non speech

[Musique]

0:13
Locuteur

Alors Jérôme, vous êtes un un homme politique de alors les chiffres à l'envers de 35 ans hein, si on peut voilà, ça fait ça fait le bon chiffre. Un homme politique français, député de ses depuis 2022, inspecteur général des affaires sociales, membre du Parti socialiste depuis 1993.

Vous êtes diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris promotion 92 et élève de l'École nationale d'administration promotion Vic je sais pas comment on prononce Chacher Chacher 1996 alors c'est ça c'est on dirait un grand oral qui va débuter parce que ça me fait penser au grand oral de l'ENA donc allons-y la mine vous avez vécu un grand moment mardi pendant le discours de politique générale avec l'abolition de des retraites comment vous l'avez vécu Je pense que vous étiez enfin je sais pas vu de l'extérieur on se dit mais la seule réforme du quinquena je dirais qui a valu je sais pas des mois des années de discussion euh je je me rappelle du conclave c'est pas si pas si lointain que ça avec François Berou le MDF et puis les les OS pendant des mois et des mois et puis là voilà on est passé sur sur comment on dit la suspension suppression parlez-nous un peu comment vous avez vécu sur les bands de l'assemblée ce moment historique pour je dirais enfin pour vous quoi les les socialistes.

Mais j'imagine de la même manière que quand la mine Garby qui négocie avec des ministres obtient un bouget sur une revendication que vous portez historiquement. Ça fait longtemps hein que vous avez quoi que j'ai pas obtenu que Non c'est c'est pas la perception qu'on vous interlocuteurs on est toujours plus beau chez les cabin autres. Non mais c'est enfin c'est le sel du débat démocratique, démocratie sociale quand on est dans la négociation ou démocratie parlementaire quand on est dans un moment singulier évidemment tout le monde le mesure et où on essaie de trouver de trouver un chemin. Voilà moi je je suis de cette famille politique qui assume la négociation et le compromis.

C'estd je considère pas que en général on peut avoir raison tout seul et encore moins quand on est dans une situation baroque qui est celle d'absence de majorité à l'Assemblée nationale aujourd'hui. Donc il y a un chemin de crête. le euh Premier ministre a eu la sagesse, la lucidité, l'intelligence, la roublardise, appelez ça comme vous voulez, de comprendre que si on voulait pouvoir offrir un peu de stabilité au pays, et je crois savoir que vous êtes pas totalement hostile, à est-ce queil y ait au moins cette stabilité et que si possible on puisse ce qui va être al totalement novateur.

Je sais pas si ça va fonctionner, mais j'y vais avec beaucoup de volonté, c'est-à-dire un débat moins cadnassé qu'il ne l'a été dans le passé sur la les texte budgétaire. Euh et bien il fallait qu'il j'ai failli dire qu'il cotise en tous les cas qu'il admettent que il fallait revenir sur certains des éléments. Alors oui, il y a suspension de la réforme des retraites. Euh d'abord, il va falloir qu'elle s'inscrive dans le marbre. C'est pas encore fait. On va être on va être vigilant. Euh et je sais pas pourquoi ça vous effrait. Non non, ça m'effrait pas. C'est ce retour un petit peu en arrière. Mais on va pas parler des retraites, c'est pas le but de la journée. C'est le PFSS.

Et ben justement alors le PFS qui a été écrit par d'autres qui est porté par la majorité je dirais au gouvernement actuel et Stéphan Risk que j'ai avec qui j'ai échangé récemment c'est un peu difficile à pororter ce PFS parce que je dirais qu'fin vous avez lu hein toutes les tous les communiqués de presse tous les tous les premiers retours. Enfin il est trancié il est il pas bon il est pas bon ce PFSS mais ils sont rarement bons en entrée de cycle mais là c'est rarement aussi difficile. Ce qui et ce qui est assez intéressant, c'est qu'en fait, je suis sûr qu'il est pas bon pour les uns et pour les autres, pas forcément pour les mêmes raisons.

Mais avoir à ce point déclenché ou déclenché dans les heures qui viennent l'hostilité de gens venus d'horizon aussi différent fait que moi je prends au mot ce que nous a dit le Premier ministre. Encore une fois, je vous disais que c'est très novateur. Le PLFSS sorti du des débats ne pourra pas ressembler au PLFSS entré des débats pour des raisons d'élaboration. En effet, Stéphanie ou Farandou qui sont arrivés nous présentent un texte qu'ils n'ont pas élaboré, dont je mesure pour un peu les connaître qu'il a été très élaboré. C'est toujours comme ça quand il y a une faiblesse de l'émetteur politique. Euh l'état profond comme ce plac prend le prend le dessus.

Donc moi, j'ai beaucoup de sympathie pour la DB, pour Ber direction de la sécurité sociale, la DGOS. Vous avez rappelé que je viens de Ligas, donc je je vois à peu près tous ces interlocuteurs. Je connais bien beaucoup d'entre eux. Euh mais la nature ayant horreur du vide, ils ont fait euh moins de politique et plus de continuation de quelques marottes qui correspondent pas à la à l'urgence, à la situation du moment. Donc très concrètement, moi je dis chiche pour que on ait ce débat ligne à ligne, amendement par amendement, article par article. Alors le résultat final ce sera un résultat de compromis et un compromis vous le savez aussi dans la négociation, il est coûteux.

Ça veut dire que vous serez pas content de tout, je serai pas content de tout et Stéphanie riste non plus. Mais je pense qu'il y a un chemin de crête. Après, si ça marche pas, on replonge dans le chaos. Alors, on en a parlé, on on s'est retrouvé à cham à ce beau congrès à ce beau congrès de chamonie. On a parlé de plurannualité. On avait pas encore les chiffres de Londam. Londame hospitalier, c'est 2.4 et je vais être alors vous allez dire que les finances occupent la plupart de mes de mes nuits ou de mes angoisses, mais c'est fondamental pour nous.

Dame hospitalière 2.4, ça nous fait un tarif en sortie et ça pour les députés à part vous bien sûr qui est au fait de la de la technique, ça nous fait un tarif à mo- négatif. Ouais. Moin 2. Alors je je je sais pas comment c'est possible d'avoir en plus on est lié parce que c'est vrai que ça avait été acté par les accords Valtout de 2024, on est lié avec la FHF sur une campagne qui soit identique et ça c'est vrai qu'on l'a obtenu et on est on est ensemble. Donc moins de de tarif aujourd'hui, c'est pas possible. C'est enfin c'est pas c'est pas concevable. C'est pas concevable pour l'hospitalisation privée. C'est pas enfin c'est pour pour personne. Voilà.

Parce que la combinaison de ce niveau de l'endame avec le niveau de l'inflation qui même s'il a considérablement chuté subsiste avec les mesures Cracel qui impactent les uns et les autres le public qui impacte le public. Mais je c'est pour ça que je dis que c'est global. Voilà. Oui. Oui. On est ensemble. On est ensemble. Non mais c'est bien parce que vous allez aussi vous poser la question de savoir comment la trajectoire impacte impacte les uns et les autres. Donc non, c'est pas possible. Voilà. Donc moi, je n'oublie pas que l'année dernière par exemple Lond a été revu. Mais oui, mais vous voyez que la négociation vous nous faites une annonce là.

Non, je vous fais pas je vous fais pas d'annonce mais l'année dernière quand on a pris déjà nos responsabilités, même si on a été un peu beaucoup déçu dans la suite des opérations avec François Bairou, mais par rapport au textes qui était euh soumis, la négociation que nous avons mené et celle-là c'est moi qui l'avais coordonné au titre du PLFSS puisque je je porte ces questions-là dans le groupe socialiste, avait permis de une rallonge, alors c'est jamais suffisant d'un milliard sur sur Londame plus le fond le fond d'urgence sur les épades. Donc moi, je désespère pas en effet qu'on déserte qu'on desserre significativement cette cet étau là.

Je prends euh pardon de rentrer sur les sujets macroéconomiques, mais le Premier ministre lui-même a indiqué que la trajectoire de réduction des déficits, celle qui est porté par SPLF et SPLF SSS euh qui euh de ramener le déficit à 4,7 % du PUB, il a ouvert dans son discours de politique générale en disant que ce sera moins de 5. Si on passe de 47 à 5, on desserre de d'une dizaine ou d'une douzaine de milliards d'euros l'effort de réduction du déficit sur sur 2000 sur 2026. Et donc pour moi le premier levier c'est de bouger.

Alors je peux pas vous dire à quelle ampleur le le curseur de de Londame parce que derrière en ruissellement ça a un impact sur y compris l'apreté, la dureté voire parfois le côté un peu dingue de certaines des mesures des articles en lettrre qui sont dans le PLFSS. Merci merci pour cette pour cet éclairage parce que c'est vrai que ça nous ça nous inquiète vraiment. Et si on veut faire des économies, vous savez, nous on est tarifé à l'activité h 80 % tarifé à l'activité. Donc un livide chez nous ne coûte rien parce qu'il n'est pas financer.

Il a aujourd'hui dans la fonction publique hospitalière et aussi un petit peu chez nous des lits en rééducation en SMR et en psychiatrie qui sont fermés par manque de personnel. C'est c'est pas la c'est pas le débat la fermeture des lit.

Mais par contre, ils sont il continuent à 2 milliards à tarifer 2 milliards 2 milliards c'est on ne parle pas de 100 millions, on parle pas là on est en train de quelquefois de se chamailler pour 20 ou 30 millions d'euros notamment sur l'avenant 33 dit l'avenant social de rénovation dans convention collective on se chamaille là c'est 2 milliards d'euros qui pourraient être je dirais réemployé réaffecté vers d'autres thématiques où il y a de l'activité on parle ce qui m'a choqué dans le PDFSS c'est qu'on on cible des activités rentables ou des ranges de situation, je trouve d'abord de stigmatiser euh moi je stigmatise rien pour l'instant même si même si sur ce point mais même si sur ce point euh pardon d'avoir interrompu on est tous d'accord pour dire que il y a de l'efficience de la dépense d'assurance maladie qui doit être recherchée et que dans charge et produit qui a quand même été cette année un aiguillon assez stimulant.

on peut être d'accord ou pas d'accord avec toute partie des propositions qui qui figurent. Mais le président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, qui est pas qui qui est qui est ni un gauchiste ni un ordolibéral euh nous dit sur enfin voilà, chacun dans ces organisations, on sait qu'on a 5 à 10 % de cette dépense d'assurance maladie dont l'efficience est pas avérée, voire totalement contre-productive.

Donc moi, mon rêve, c'est que chacun soit soit capable de balayer devant sa porte et de se dire que public, privé, associatif, ville ou établissement, euh on a sans toucher, moi ce sera ma ligne rouge, autant que possible euh aux assurés sociaux des marges d'efficience qui sont qui peuvent être trouvées. Et donc ça ne me choque pas qu'elle puisse être mise sur la table et discuter.

Et donc celle que vous mentionnez en fait partie et il y en a plein d'autres dont vous allez peut-être dire que c'est musée des horreurs, qu'il s'agisse c'est pas de la coercition mais sur le DMP, sur la les prescriptions encadrées, même sur le médicament, on a des éléments qui vont dans le sens d'une ratialisation l'efficience de la dépense de soins. Donc moi je suis prêt à on est d'accord mais ça fait 10 ans qu'on parle de pertinence.

10 ans de pertinence et on n pas avancé sur le sujet et je le regrette al c'est vrai qu'il y a h ministres de la santé h mais vous avez tout à l'heure un beau plateau avec combien quatre ou cinq de ces anciens ministres de la santé c'est le club des exou c'est voilà c'est mais ils viennent par amitié et et on aurait pu on aurait pu inviter également Yannick mais on n pas on on n pas osé je dirais parce que c'est la douleur est quelque fois oui la douleur est quelquefois est quelquefois vive donc sur ces comers là non ce qui me choque ce qui me choque Jérôme c'est l'article 24 quoi. C'est c'est l'érent de situation, c'est la stigmatisation de la radiologie, de la radiothérapie, des dialyses.

Il y a des patients derrière. Alors quand on regarde ce qui se passe, il y a pas débat. Mais stigmatiser, je dirais des grandes situations, ça me choque parce que on occulte toutes les activités et je parle innovation en chirurgie notamment la chirurgie robotique qui est sous-tarrifée. Donc là c'est pas des rentes, c'est des déficit et des paires. Donc il y a toujours à charge et ça ça me choque parce que j'estime qu'aujourd'hui on rend service à la population et tout le monde est efficient. 35 % d'activité, 17 % des ressources. Le privé 35 % 17 %.

Donc l'économie bien sûr qu'on va y participer mais sur la pertinence et l'efficience on aimerait qu'il y ait des guides que la HAS donne des guides opposables. On a des certifications aujourd'hui qui sont très fortes, très difficiles à obtenir mais il y a pas de conséquence ni en bonus ni en malus. Je pense que cette pertinence, il faut des concatèels de manière forte et concrète et que chaque année, on puisse le voir.

Alors, le problème qu'on a, on en avait parlé à Cham, c'est que le PLFSS est certainement le pire, en tous les cas, pas le bon outil pour parler de tout ça parce que encore aujourd'hui et encore plus quand ils sont élaborés dans des conditions de de de seringue dans lesquelles on est on est aujourd'hui, c'est et c'est ce qui transpire de ce PF FSS, la maîtrise que je qualifie de comptable qui a pris le dessus sur justement les éléments d'efficience et de dézoomage. sur bah c'est quoi la santé ou l'hôpital ou l'hôpital de demain.

Moi, je fais partie de ceux qui continuent à penser que aussi longtemps qu'on continuera à faire du PLFS à la fois euh enfin non de de ne faire que un outil de de de maîtrise budgétaire et comptable, on part on passera à côté de ce qui doit être la porte d'entrée première, c'est quoi l'outil de pilotage d'une politique de santé publique dans ce pays et de définition des outils, des modalités et je lâche le mot qui a pas encore été prononcé de vision pluriannuelle de programmation sur ces sujets. Si je suis là euh d'abord je vous en remercie. C'est la première fois que je viens à la FHP, je sais pas ce qui s'est passé. Euh je je trouvais que vous étiez très pertinent.

Enfin, vous l'êtes généralement maison à Charmonie vous étiez Mais non, mais si je suis là, je le dis parce que c'est pas pour faire un mande honorable, c'est je suis convaincu que la complémentarité entre le public, le privé non lucratif et l'hospitalisation privée est une évidence à laquelle on ne se soustrait pas. Moi, je viens plus du champ médico-social. J'ai beaucoup plus souvent travaillé sur les questions de vieillissement. J'allais régulièrement au congrès du SINARPA et je leur disais la même chose.

J'ai été président de département et euh je me suis fâché avec les opérateurs euh de du privé euh commercial parce qu'à un moment donné, j'ai dit je veux créer euh ce que j'ai fait d'ailleurs un service public de maison de retraite dans le département, mais je le faisais pas contre les opérateurs privés parce que je pense que il y a besoin de cette de cette complémentarité et je me rappelle d'une d'un précédent parce que même si je venais pas, je l'ai regardé d'un précédent congrès. Ça devait être il y a 2 ans puisque c'était Aurélien qui était qui était qui était ministre. Il avait fait la visio depuis l'ONU où il était il était il avait utilisé une formule que j'aimais bien.

Il a dit l'équité est un sport de combat. Voilà donc il faut être deux pour faire ce ce sport de combat. Et euh le bon outil justement pour défendre ces logiques d'équité, c'est de réussir à imposer dans le débat public euh ce que Bairou avait esquissé, que malheureusement il a pas fait, l'idée vraiment d'avoir un outil de programmation pluriannuelle en santé dont la porte d'entrée sont les objectifs de santé publique, dont la modalité d'application c'est la recherche de de l'efficience et dont la location des moyens et devient la conséquence de tout ça et non pas la porte d'entrée. Vous allez me dire c'est une feuille de route compliquée.

Je suis Stéphanie Rist qui était qui était à Cham, elle partage ça. Est-ce qu'elle va réussir un à avoir le temps et deux les couer suffisamment franches pour poser quelque chose dont je suis plutôt convaincu que ce sera un des débats de 2027. Je dire là aujourd'hui ce qui est en train de se préparer, c'est le cas sur la suspension de la réforme des retraites comme sur les questions de santé. C'est comment on préserve notre modèle social en le reconstruisant et en recréant le consensus originel qui s'est perdu. Ce qui me choque, ce qui me choque Jérôme, c'est que cette pure annualité en janvier dernier, madame Votrein, monsieur Nodeur, on y va, on y va au printemps, c'est bon, ce sera fait.

Oui, il s'est rien passé quand François Bairou prononce dans son discours politique général le fait de dire on va introduire la purité et il y a pas eu un gram de début de prons. Pourquoi ça ne marche pas ? La pénalité, on on l'avait inventé avec madame Busin en 2020, on avait mis 3 mois avec nos partenaires publics associatif et les protocoles ont pu décliner. Oui. Oui. Et pourquoi ça ne marche plus ? Parce qu'il y a pas une question de ministre. Pourquoi ça ne marche plus ? Où est le manque de volonté ? Pourquoi on n'y arrive plus ? Parce que dans la période qu'on Si vous êtes ministre demain, si vous êtes ministre demain, vous le ferez euh je je sais pas si c'est un cadeau demain.

Je sais pas si c'est un cadeau demain. Je pense que d'abord on a besoin un peu de cette de cette stabilité. Écoutez, pourquoi là ça tle depuis au moins 2022 ? Le politicien il pense à la prochaine élection. l'homme d'État pense à la prochaine génération. Les besoins de santé et d'accompagnement de nos concitoyens dans la prochaine génération suppose non pas une refondation complète de notre système de sécurité sociale, mais quand même de retoucher aux fondamentaux.

Et moi, je vous dis une chose, j'adorerais que en 2027 dans le grand débat de l'élection présidentielle, le sujet premier de débat qui correspond d'ailleurs au sujet premier de préoccupation des concitoyens, ce soit la santé, c'est pas le cas plutôt non, c'est pas le cas. Je n'ai jamais entendu de propositions structurelles ces dernières années de réflexion autre que la maîtrise comptable, la réduction du défic. sur le cas dans les vœux dans les vœux que ce soit mis en premier et dans les faits on en parle et puis après dès que le président est élu on en parle plus et les ministres se succède et il y a plus rien.

Bon, alors si je comprends ce que vous dites, c'est pas ministre de la santé que je dois faire, mais candidat à l'élection présidentielle pour Non, ne notez pas ça s'il y a des journalistes, parce que ça va encore le bordel même si ça peut être une idée sur Non, mais qui est capable de dire, voyez pourquoi on parle de loi de programmation. Dans ce pays, on trouve normal de faire des lois de programmation sur les sujets régaliens, sur la défense, sur le ministère de l'intérieur, sur la police, sur la justice.

Et on dit voilà, sauf que bon sang le social et la santé à l'intérieur du social, c'est du régalien parce que c'est probablement un des outils premiers de cohésion sociale du c'est 260 milliards et c'est colossal mais c'est colossal et c'est piloté chaque année de manière grossière. Et vous êtes pas vous êtes pas gentil avec les gens de la DSS, mais je suis d'accord parce que Mais pourquoi ? Parce que leur consigne et la vision des choses, c'est de dire c'est non pas un investissement ni en terme évidemment de de l'objectif premier qui est euh l'amélioration de l'état de santé de la population, le l'allongement de l'espérance de vie en bonne santé et cetera.

C'est c'est plus ça qui est la porte d'entrée. Alors que on oublie trop que c'est des éléments de d'investissement pour le pays, de recherche, d'aménagement du territoire, d'emploi. Enfin, la santé est tellement holistique, tellement panoramique que ça devrait être la porte d'entrée. Euh moi, vous savez quoi ? le rêve du jour où on a on aura enfin toujours sur l'histoire de de régalien quand on a l'énoncé d'un gouvernement le le ministre de la santé qui est ministre d'État et qui est en haut du qui est en haut de la pile des des sujets parce que sur les autres questions régaliennes, franchement je suis pas inquiet.

On peut avoir des débats sur les questions de sécurité et cetera, mais là où le ch les choses s'autoeffondrent, c'est sur les questions de santé. Et c'est ça qui c'est ça qui fragilise le plus la cohésion sociale et la cohésion nationale. Donc on en face sur beaucoup de sujets. Que va-t-il se passer ? Non, après on va se pouiller sur les modalités de mise en œuvre. C'est clair. C'est clair. Mais mais vous avez le vent en poue. Vous avez le vent en poue. Alors on on va essayer de de de vous coller et et de faire en sorte que nos idées avancent également. Mais comment vous voyez les prochains jours ? Parce qu'on parle même pas de de bon 27.

OK, c'est tout c'est c'est dans la ligne de mire de tout le monde et vous serez nombreux. Moi, je suis juste inquiet sur une chose, c'est que dès l'instant, on va rentrer dans le débat sur le PLFS parce que c'est à ça que renvoie la question. Euh je suis inquiet sur le fait qu'on nit'est pas de vision globale de ce PLFSS. On va rentrer dans une mécanique parlementaire, pardon, mais c'est celle qui va commencer dès jeudi prochain à 9h en commission des affaires sociales puisque c'est le moment où on va commencer à examiner les amendements au PLFS.

Et après bah on est on est dans le le la seringue, je reprends l'expression que j'utilisais tout à l'heure où on va prendre article par article et sans avoir la vision la vision d'ensemble et il manque pour l'instant un lieu de coordination de ce travail là parce que une fois qu'on aura voté et ça va être très incertain, alors vous allez vous allez voir des choses bizarres se passer parce que en fonction de la présence dans l'hémicycle, en fonction des votes des uns et des autres et on va avoir un texte qui va être détricoté au fur et à mesure mais dont l'équilibre global ne sera pas assuré.

Donc le point de rendez-vous crucial, c'est le moment du compromis parlementaire, ce sera la commission mixe paritaire. Voilà. Donc la CMP, pardon hein pour ceux qui sont pas euh habitués à ça, mais le texte est voté à l'Assemblée nationale, il part au Sénat qui est va le détricoter sur une partie des choses qui va y remettre des éléments et en fait l'endroit où doit se construire ce compromis parlementaire, c'est les 14 députés et sénateurs qui vont se réunir pour essayer de produire là pour le coup un texte de compromis. Et là moi mon inquiétude, moi je suis pris, j'étais dans la la CMP l'année dernière sur le le le PLFSS donc il faut se rappeler que c'est assez intéressant.

barnier, il chut sur un appel FSS, il chutent pas sur le budget de l'État. Euh euh là, il va falloir que chacun se sublime, se transcendre. Moi, je prends un risque. Voilà, je serais tellement confortable d'être dans la posture, de dire je m'oppose à tout et cetera. Voilà, le risque que je prends, c'est de dire dans ce moment-là, on construit le compromis. Donc, je suis prêt à accepter des mesures qui vont pas forcément me plaire, mais j'entends de même de la part des interlocuteurs du socle commun et de ceux des acteurs qui vont les ambiancer.

Vous avez dans ce moment-là, je vous fais passer le message, une responsabilité qui est c'est c'est normal, vous avez des intérêts à défendre, c'est votre rôle. Mais là, on va être dans ce moment crucial qui est que l'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particules. Vous vous avez raison, mais l'intérêt et moi je suis pour la défense de l'espèce et l'espèce va pas bien. Hospé, 40 % des kings sont en déficit, ça va pas bien. Donc on a une urgence également sur le PFSS, je vais parler de deux mots des médecins, la médecine libérale qui travaille dans nos établissements et cette stigmatisation absolument effroyable du secteur 2.

L'Otam a été réduit avec une volonté, je dirais, de mettre de mettre un pas sur cette sur cette sur ces pourcentages de remboursement. Et là, la stigmatisation du secteur 2 soi-disant pour faciliter l'accès aux soins est un leur est un leur parce que les médecins, je sais pas, je suis pas là pour parler à la place des médecins et je m'en regarderai bien parce qu'ils sont dans la salle et je vois déjà il commenc à me faire des gros en disant "Attends, occupe-toi de tes cliniques et pas des médecins." Mais quand même, qu'est-ce qui va se passer ?

c'est que s'il y a une taxation supplémentaire sur les honoraires dit libres qui sont les tarifs opposables sont indécentsents aujourd'hui donc s'il y a une taxation supplémentaire ils vont augmenter c'est comme les mutuels, ils vont augmenter et qui va en faire les frais c'est le patient à bout de chaîne c'est pas le médecin sauf que il va encore je dirais passer pour un anti et la cible de ce PFSS moi je vais vous dire la même chose que j'ai l'habitude de dire depuis quelques années aux acteurs du grand âge parce que c'est le même problème.

La stratégie qui est vieille comme le monde de diviser pour mieux régner, c'est d'opposer les hospitalisations en fonction de la nature juridique, publique, privée ou non lucratif, la ville avec l'hôpital. Et moi, j'avais trouvé judicieux quand vous aviez réussi à signer tous ensemble le l'appel au mois de septembre de l'année dernière sur la loi de programmation, c'est il faut que c'est vous les porte-vois de ces questions de santé dans le débat dans le débat public. Je le regrette. J'adorerais qu'on soit plus de parlementaires à considérer que ce sujet il est nodal dans le fonctionnement du pays. Donc euh euh donc commencez à construire le compromis à votre en votre sein.

Oui, on est ensemble. On est ensemble et là-dessus pas débat. Mais qu quand quand tu dis quand il faut pas stigmatiser et opposer les uns à les autres, ça veut dire qu'il faut trouver le chemin de crête et être empathique avec l'interlocuteur en face. se dire pourquoi il est dans ce que euh est mentionné là, à savoir une stigmatisation. Bon, il y aura un point d'équilibre à à trouver. Dernier point, nous sommes les défenseurs de l'AME. C'est important euh c'est important de la maintenir, de l'aménager certainement, mais c'est important de la maintenir parce que c'est un c'est un un combat de santé publique et le privé est au service du public. Donc, nous sommes mission de service public.

Je porte ce créneau depuis maintenant 30 ans et je ne lâcherai pas le fait que établissement privé puisse être reconnu sur leur vraie valeur que nous avons mais qui sont pas toujours qui sont pas toujours reconnus au effort, c'est-à-dire les missions de service public et bâtir je dirais ensemble avec le public cette proximité sur le territoire. Ça me semble fondamental et vous pourrez compter sur nous la profession pour être à vos côtés pour porter ces valeurs là. Ben, on a déjà des bons éléments de compromis là. Tout à fait me semble-t-il. Bon ben au travail, tant qu'on se parle, c'est bon signe hein.

Euh et je vais même dire même tant qu'on se parle, j'ai dit tout à l'heure, on peut se pouiller la tête, je dire c'est sain, moi je je parce que sinon le l'espèce de consensus mou euh technocentré euh ne permet pas de répondre à euh à l'ensemble des enjeux. Mais j'insiste sur ce point parce que ça va être le défi auquel moi et d'autres nous allons être confrontés dans les jours qui viennent. Mais je dis que vous êtes pas déconnecté de ce débat parlementaire. Il faut que chacun comprenne que on n'est pas dans le PLFSS ou dans les séquences habituelles où on se dit voilà ma prise d'avantage pour moi et je me carapate avec ce que j'ai réussi à obtenir.

C'està-dire qu'il faut que voilà chacun comprenne qu'il va falloir qu'il va falloir non pas faire des efforts mais mais vous trouvez pas qu'on perd quand même beaucoup de temps chaque année ? Oui, mais encore une fois parce que Mais pourquoi ? Parce qu' on est dans une dramaturgie stupide. C'est-à-dire que arrive le PLFS, il tombe à la fin du mois de d'août, on commence à avoir les échos de ce qui de ce qui a été prépé. Mais en fait, ce débat là, il devait être il devrait être à livre ouvert sur l'ensemble sur Pourqui on le reçoit 2 jours avant officiellement ?

Non mais tout ça est abérrant pour tout ça on passe 6 mois, on passe 6 mois à le préparer et 3 mois à le contester après il est juillet août. C'est pas c'est pas c'est pas satisfaisant. Après la noncensure de François Bairou, dès le lendemain, j'ai dit à Catherine Vrin, j'ai dit bon ben comment pourquoi est-ce qu'on commence pas maintenant à préparer le PLFSS 2026 ? On sait voilà bah Patatra, il s'est passé l'inverse. On a découvert l'annonce le 15 juillet de François Bairou son auto son auto paire de 7, c'est ça vous disiez à Chamb ? C'est l'image Oui, c'est fait tapis avec une paire de 7. C'est ça.

Je suis pas joueur de poker mais franchement faire tapis quand on a un de de pic et un 7 de carreaux dans son jeu, c'est assez j'ai failli dire couillu, je le dis.

euh de de sa part et euh et j'aurais tellement préféré que qu'on monte nos jeux respectifs les uns et les autres et que on arrive non pas dans cette dramaturgie parce que au bout du bout euh il y a besoin quand même d'avoir euh d'avoir un PEL FSS euh moins dégueulasse que ce qui est prévu euh ce qui est prévu là parce que sinon on va basculer quoi, on va pas prendre le PFS par ordonnance et on va pas être dans une espèce de petite musique un peu ben Zeris nos alternatives et on fait ça et il y a pas d'autres il y a pas d'autres possibilités. Écoutez moi qui suis atteint d'une grande assude démocratique. Vous m'avez remonté le moral.

Ça s'appelle ça s'appelle moi j'ai une phrase de Gramchi que j'aime beaucoup c'est peut-être nos deux on est complémentaires. L'optimisme de la volonté, le pessimisme de la raison. Et donc le chemin de crête, il est entre les deux. Voilà. Merci merci Jérôme, merci d'être resté plus longtemps avec nous que ce qui était prévu.