Voeux à la presse de Nicolas Dupont-Aignan
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- 2:38Invité politiqueFait
« l'élection de 2017 a été un malentendu qui frise avec l'imposture. »
- 3:32Invité politiqueFait
« la pression fiscale est colossale et injuste. »
- 3:40Invité politiqueFait
« le pouvoir, aujourd'hui, manifeste une tentation autoritaire. »
- 5:00Invité politiqueFait
« 99,9% des gilets jaunes sont pacifistes et ne veulent pas des excès des casseurs. »
- 5:09Invité politiqueFait
« 99,9% des policiers sont exemplaires et subissent la violence depuis des années dans nos banlieues. »
- 6:31Invité politiqueFait
« le gouvernement, curieusement, minimise la crise des gilets jaunes et en même temps la valorise puisqu'il dit qu'il va mettre 80 000 policiers et gendarmes le week-end prochain alors qu'il n'y aurait que 50 000 manifestants. »
- 8:55Invité politiqueChiffre
« nous avons proposé 70 milliards de redistributions, très concrètes, sans déficit supplémentaire, au contraire, en réduisant le déficit. »
- 10:26Invité politiqueFait
« la cause de nos malheurs collectifs est la soumission à cette mauvaise Union européenne qui explique la désindexation des retraites, qui explique la misère de nos agriculteurs, qui explique les délocalisations. »
- 28:29Invité politiqueChiffre
« celle qui organisait le débat national gagnait 15 000 euros pour présider une espèce d'organisation qui sert à rien »
- 30:06Invité politiqueFait
« la démocratie ne fonctionne plus puisque quand les français votent on s'assoit sur leur vote »
- 30:15Invité politiquePromesse
« réforme des retraites par référendum »
- 33:08Invité politiqueChiffre
« la hausse des carburants les 15 milliards prévus sur le quinquennat ne servait absolument pas au financement du plan de transition énergétique »
- 33:43Invité politiquePromesse
« passer en 20 ans à des voitures électriques avec un système de bonus avec un système d'incitation avec un système de production français »
- 33:57Invité politiquePromesse
« nous avons proposé un plan solaire en rapatriant la production des panneaux solaires en France »
- 34:15Invité politiqueChiffre
« nous avons 70 milliards d'argent demain matin dans les 15 jours »
- 34:26Invité politiqueFait
« sur l'immigration sur les fraudes à la carte vitale sur l'évasion fiscale »
- 34:38Invité politiqueChiffre
« nous pouvons changer les choses j'ai pas promis 150 milliards 70 milliards que nous attribuons à la fois à la transition énergétique »
- 34:47Invité politiquePromesse
« à la relance des salaires la baisse des cotisations sociales et le produire français »
- 35:13Invité politiquePromesse
« nous avons un plan de relocalisation de l'emploi qui relancera le pouvoir d'achat »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan83 %
- ?12 %
- Locuteur non identifié2 %
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Ce
sont des voeux à la presse
et
la presse traverse comme le monde politique une crise
grave. Il
n
'y a
pas de démocratie vivante
sans
des médias indépendants du pouvoir
et
des intérêts oligarchiques.
Et
il n
'y
a pas de crédibilité journalistique
sans
impartialité
et
diversité d'expression.
Et
je vous souhaite
pour
l'année 2019
de
rechercher cet idéal d'indépendance
à
l'égard de ceux qui veulent tuer notre démocratie.
Et
c'est pourquoi au moment où les français sont très inquiets sur le traitement de l'information,
vous
êtes des exemples
de
cette indépendance. Et moi je ne rejoindrai pas ceux qui pensent que tous les journalistes sont vendus
comme
je ne rejoindrai pas ceux qui pensent que tous les politiques sont pourris.
Et
comme dans le monde politique, il y a des journalistes honnêtes et des hommes politiques honnêtes.
Alors,
les voeux à la presse sont l'occasion chaque année, vous le savez,
de
réfléchir au sens de notre action politique, du moins pour un homme politique.
Et
vous le reconnaîtrez peut-être depuis mon entrée en politique avec Philippe Séguin,
auquel
je pense malheureusement chaque mois de janvier, puisque nous sommes à son 9e anniversaire de disparition. Depuis mon entrée en politique avec Philippe Séguin, j'alerte
mon
pays, que j'aime, sur le fait qu'on ne peut pas continuer à piétiner la démocratie et à conduire nos compatriotes à vivre mal de leur travail et qu'un jour ou l'autre, à force de tirer sur la corde, elle va casser.
Le
temps de l'histoire n'est pas celui de la politique. Et voilà pourquoi le temps a passé
et ceux
qui nous gouvernaient,
de
droite, de gauche, qui se succédaient au pouvoir, ont pensé
qu
'ils pouvaient continuer éternellement leur petit jeu
et
leur manière de gouverner.
Les
signaux d'alerte
n
'ont pas manqué
le
référendum de 2005,
les
alternances à répétition, pas un président réélu.
Alors
que dans d'autres pays étrangers, les présidents sont réélus, ou les premiers ministres. Des seconds tours particuliers.
A
ce titre, l'élection de 2017
a
été un malentendu qui frise avec l'imposture.
Les
français pensaient dégager la vieille classe politique,
alors
qu'en vérité,
ils
installaient sous des visages rajeunis et soi-disant modernes
la
pire des vieilles politiques dont ils ne voulaient plus.
Pas
étonnant dans ces conditions
qu
'après 18 mois,
nos
compatriotes, notamment les plus modestes,
qui
n'arrivent plus à vivre de leur travail, tout simplement,
qui
n'ont plus à partir du 15 du mois de quoi nourrir leurs enfants,
soit
dans la rue. La France se câbre,
car
la France n'est pas un pays comme les autres, et heureusement.
Notre
pays
est
fondamentalement profondément attaché à son indépendance.
Or,
il est depuis 20 ans sous tutelle d'une union européenne
qui
est antidémocratique.
Notre
pays est profondément attaché à l'égalité sociale.
Or,
la pression fiscale
est
colossale et injuste.
Notre
pays est profondément attaché à la liberté.
Et
le pouvoir, aujourd'hui, manifeste une tentation autoritaire.
Alors,
je n'ai qu'un vœu à souhaiter
à
la France et aux Français, celui de continuer à se soulever
pour
rétablir une vraie démocratie. Et j'ai un vœu à faire au gouvernement
et
à Emmanuel Macron,
c
'est qu'il cesse vraiment, le plus vite possible,
de
jouer la politique du pire,
du
désordre, pour tenter de discréditer un peuple
qui
veut vivre de son travail et participer aux décisions politiques. Hélas,
nos
dirigeants rabougris, aigris,
se
retranchent dans leur certitude, leurs privilèges.
La
caste,
la
caste qui dirige la France avec Emmanuel Macron, est incapable, strictement incapable, de comprendre et d'embrasser l'espoir qui fait bouger aujourd'hui le pays.
Depuis
le premier jour, depuis les premières manifestations pacifistes,
du
17 novembre, le gouvernement a parlé d'un mouvement extrémiste, homophobe, raciste.
Un
ministre de la République a osé parler de peste brune,
tout
en étant d'ailleurs incapable
d
'arrêter les casseurs.
Et
je veux le dire très précisément, 99,9% des gilets jaunes sont pacifistes
et
ne veulent pas des excès des casseurs.
Et
je veux le dire aussi de la même façon, 99,9%
des
policiers sont exemplaires
et
subissent
la
violence depuis des années dans nos banlieues. Mais ça, ça ne gêne absolument pas le premier ministre. Jamais les forces de l'ordre n'ont reçu autant de consignes indignes de leur hiérarchie. Et je suis assailli de messages de policiers, de gendarmes
qui
ne veulent pas faire le sale boulot que veut leur faire faire le gouvernement
et
qui demandent une sortie politique de la crise. Car on ne va pas mettre un policier ni un gendarme derrière chaque Français.
Il
est inacceptable que le gouvernement salisse nos courageuses forces de l'ordre en les mettant dans une situation impossible
pour
détourner la colère des Français.
Et
en jouant le désordre et la violence, Emmanuel Macron est un président dangereux. Je le répète. Aucune solution ne viendra de cette arrogance irresponsable. L'entêtement, les provocations d'Emmanuel Macron ont déjà provoqué trop de blessés
et
hélas trop de morts.
Alors, aujourd
'hui, quelle réponse a porté à la crise des gilets jaunes
?
Certains demandent que l'on tire sur la foule.
Ces
déclarations ignobles sont indignes.
Le
gouvernement, curieusement, minimise la crise des gilets jaunes et en même temps
la
valorise puisqu'il dit qu'il va mettre 80 000 policiers et gendarmes le week-end prochain alors qu'il n'y aurait que 50 000 manifestants.
Ce
qui fait beaucoup de policiers et gendarmes par manifestants mais bien évidemment, il n
'y
avait pas 50 000 manifestants mais il y a tout un peuple qui veut changer de politique.
Alors, le
pouvoir ment, manipule, réprime
car
il a peur de perdre son pouvoir sur la France et les Français.
Ce
n'est pas seulement Emmanuel Macron qui tremble à l'Elysée qu'on puisse venir le chercher.
C
'est toute la clique qui l'a installée au pouvoir, financée, soutenue.
Une
clique qui ruine la France depuis 20 ans
et
qui veut encore faire payer la facture de ses privilèges aux Français.
Cette
clique tremble parce que les Français ont compris
que
la vie ne changerait que s'il récupérait enfin le pouvoir pour une autre politique. Et le pouvoir réagit avec autant de violence et d'exagération face aux revendications
qu
'il se sait condamné.
Tel
un lion qui se croyait invincible et qui, blessé, a peur de mourir,
l
'État macronien explose de rage. Les mesurettes, les faux chèques payés par nos impôts, ces sparadraps dérisoires
sur
les plaies béantes de la France
ne
suffiront pas à apaiser bien sûr les Français. Emmanuel Macron et sa caste se pourvoient
quand
ils limitent les manifestations des Gilets jaunes à une simple colère.
La
colère n'est pas de la mauvaise humeur
mais
c'est un cri de révolte et c'est à nous, hommes politiques, d'en faire un cri d'espoir. Aucun peuple ne se révolte quand il n'a rien à perdre individuellement mais au contraire quand ce peuple pense pouvoir gagner collectivement.
Alors,
maintenant, qu'est-ce qu'on fait
? Qu
'est-ce qu'on propose
? Dès
le début, avec Jean-Louis Masson, sénateur de Moselle ici présent, Claudine Coffman, sénatrice du Var, nous avons fait une proposition de loi, déposé une proposition de loi au Sénat et à l'Assemblée nationale avec 47 pages, 47 mesures, des éléments précis pour sortir de la crise.
Il
faut bien comprendre
qu
'on ne sortira de la crise
que
par des mesures fortes, immédiates, de pouvoir d'achat, réindexation des pensions de retraite, réindexation des pensions familiales, réindexation du livret A pour arrêter de spolier les Français, tout simplement.
On
sortira de la crise en augmentant le salaire net, en baissant les impôts et les charges. On sortira de la crise en faisant de très fortes économies sur la fraude fiscale, l'évasion fiscale, la fraude sociale, qui est considérable. Et nous avons proposé 70 milliards de redistributions, très concrètes, sans déficit supplémentaire, au contraire, en réduisant le déficit.
Il
y a des marges de manœuvre. Mais cela veut dire, bien évidemment, ne plus obéir à Bruxelles,
ne
plus céder à l'immigration massive, ne plus accepter les règles de l'Union européenne qui sont si injustes et où les grandes entreprises s'installent au Luxembourg et en Irlande. Cela veut dire, bien évidemment, changer de politique, changer de cap, remettre en cause cette Union européenne. Alors, référendum, dissolution, départ du président.
Le
président Macron a le choix.
Il
ne pourra rien faire pendant trois ans et demi
s'il
ne se relégitime pas par le suffrage.
Soit
un référendum
sur
un programme. S'il est accepté, eh bien, je m'inclinerai. Cela voudra dire que les Français ont tranché.
Soit
une dissolution, soit son départ est de nouvelles élections. Il n
'y
a pas d'autre solution.
Je
lui recommande le référendum qui me paraît la meilleure chose pour changer de cap et redémarrer.
Car
je ne souhaite pas, moi, remettre en cause les institutions. Je souhaite que mon pays s'améliore et que les Français arrêtent de souffrir et qu'on sorte de ce climat de violence.
Il
y a une sorte de référendum qui va arriver
le
23 ou le 26 mai.
26
mai.
C
'est un référendum à travers l'élection européenne. Or, cette élection
est
fondamentale. Pourquoi
? Parce
que la cause de nos malheurs collectifs est la soumission à cette mauvaise Union européenne qui explique la désindexation des retraites, qui explique la misère de nos agriculteurs, qui explique les délocalisations.
Et
cela fait tant d'années que nous luttons pour revoir les traités européens.
Non
pas en finir avec l'Europe.
Au
contraire, la refonder.
Et
c'est le sens, vous le savez, et je conclurai mon propos liminaire par... C'est le sens de cette campagne européenne que nous avons commencé le 23 septembre avec les amoureux de la France que je salue ici. Bien évidemment, Jean-Frédéric Poisson, bien évidemment, Véronique Besse du MPF, Bruno Nort, les eurodéputés, Sylvie Godine, Bernard Monod, les sénateurs, j'en ai déjà parlé, des personnalités éminentes comme Charles Gaff, Hervé Fabre-Brespi, et des dizaines de conseillers régionaux qui nous ont ralliés.
Quelle
est l'idée
? L
'idée, c'est qu'enfin, on propose aux Français sur l'Europe
une
alternative sérieuse
avec
des personnalités intègres, irréprochables,
et
avec une alliance européenne large.
Les
fédéralistes ont détruit l'Europe, malheureusement,
parce
qu'ils ont su s'organiser au niveau européen. Et le 28 février à Paris, nous vous présenterons nos partenaires, 22 partenaires
de
tous les pays du groupe ECR qui lanceront leur campagne à Paris et qui nous ont choisis comme Français de l'étape
ou
que nous avons choisis aussi comme partenaires, car mon ambition, ce n
'est
pas de participer à une compétition électorale. J'ai eu l'honneur d'en affronter deux à la présidentielle. Mon ambition, c'est de créer un tremblement de terre au niveau du Parlement européen pour remettre en cause cette organisation qui conduit les peuples à la misère et qui veut tuer nos démocraties, c'est-à-dire rebâtir une belle Europe. Il ne s'agit pas du Frexit, il ne s'agit pas de tuer l'Europe,
il
s'agit au contraire de la sauver
en
redonnant aux nations leur liberté, leur démocratie et en créant de beaux projets européens.
Nous
aurons l'occasion d'en parler. La liste que je porte est une liste diverse qui va répondre profondément à l'inquiétude des Français à travers la crise des Gilets jaunes qui sera ouverte à la société civile. Vous en saurez plus fin février, début mars quand nous la présenterons. Mais je suis absolument convaincu que les Français vont se saisir de cette élection européenne puisque le pouvoir refuse le suffrage universel
et
que le seul bulletin de vote qu'il y aura pour nos malheureux concitoyens aujourd'hui, ce sera l'élection européenne. Donc, cette élection européenne, nous sommes prêts et nous lançons dans quelques instants cette caravane des territoires avec un slogan que nous avons choisi d'ailleurs avant la crise des Gilets jaunes, comme quoi nous avions une sorte de... comment dire... d'anticipation qui s'appelle les Français en résistance. Car oui, il s'agit aujourd'hui de résister à un pouvoir indigne
et
de porter une espérance. Et l'espérance en France est toujours venue de la résistance qui a abouti à la victoire. Voilà pourquoi les Français en résistance parcourront la France plus de 130 étapes, plus de 130 jours, plus de 800 étapes prévues dans tous les territoires, notamment les territoires oubliés, ces petites villes qui souffrent
et
qui pourront venir voir notre caravane, discuter avec nos élus, avec nos militants et discuter des solutions concrètes d'économies très fortes que nous allons proposer pour redistribuer l'argent et le rendre aux Français. Voilà l'enjeu de cette caravane, vous la verrez tout à l'heure avec les jeunes qui vont partir de notre mouvement. de Debout la France et je remercie aussi tout le bureau national de Debout la France qui est ici présent. J'ai été un peu long mais les circonstances l'exigeaient.
Je
vous remercie et je suis prêt à répondre à vos questions avant de voir partir notre caravane et de vous inviter à boire un verre.
Que pensez-vous de l'annonce d'Edouard Philippe concernant la voie contre les casseurs et une crise précise de sécurité renforcée aujourd'hui
? Moi
j'aimerais qu'Edouard Philippe vienne dans ma banlieue
et
j'attends depuis des années que l'on soit impitoyable avec les casseurs, les petits trafiquants de drogue, tous ceux qui menacent notre vie au quotidien. C'est curieux, ça ne les intéresse pas.
La
seule chose qui les intéresse c'est de faire taire une opposition politique. Les casseurs bien évidemment doivent être combattus
mais
en revanche il ne faut pas assimiler des militants politiques à des casseurs et je voudrais vous lire à ce titre un mail que j'ai reçu hier soir
d
'un habitant de ma circonscription par hasard
je
reçois des dizaines de courriers et je voudrais vous le lire parce qu'il était poignant
et
je me suis dit il faut que
je
le dise aujourd'hui. Je réside à Brunois et cela fait sept samedis que je manifeste à Paris en tant que gilet jaune.
J
'ai pu assister à des intimidations de tirs dans la foule de flashballs de grenades assourdissantes pour couvrir la Marseillaise et surtout des tirs de gaz sans compter les blocages de manifestations par les forces de l'ordre. Samedi dernier nous avons une nouvelle fois été bloqués alors que la manifestation était déclarée.
Il
est clair que l'on nous empêche de manifester malgré le respect des règles.
A
cela s'ajoute
le
laxisme de la police face à la présence de faux gilets jaunes contraires aux valeurs de notre mouvement.
Le
traitement de l'information ça c'est pour vous désolé par les médias est aussi particulièrement indigne pour les participants car nous assistons à une manipulation de l'opinion par la censure. Les reportages et les articles ne correspondent pas à
ce
que nous vivons et le plus alarmant et que les réseaux sociaux sont surveillés publications effacées comptes bloquées partages impossibles.
J
'ai aussi assisté à l'arrestation politique arbitraire d'un des référents du mouvement dans un acte de violence indigne. Permettez de vous dire que j'ai de moins en moins la sensation d'être en France. Je ne me sens ni en République et encore moins en démocratie.
C
'est pourquoi j'aimerais brièvement savoir si vous avez conscience de l'inquiétude de citoyens qui ne font qu'exprimer leurs revendications et si des procédures sont en cours pour rétablir la liberté d'expression et de rassemblement en toute sécurité.
Je
vous prie.
Si
je vous lis ça
c
'est pas pour vous juger ni juger la police qui ne fait que son travail est difficilement.
C
'est pour vous dire
que
dans un pays
où
un honorable citoyen je ne le connais pas m'écrit ça et je reçois des dizaines de messages
et
toute une partie du pays
des
retraités des infirmières des artisans des chauffeurs routiers des policiers et des gendarmes qui participent en civil à ces manifestations
vous
disent on ne se sent plus chez nous en République et en démocratie ça prouve qu'il
y a
quelque chose de très grave qui est en train de se produire.
qui
est cassé
je
ne juge pas
a
-t-il raison a-t-il tort
qu
'importe
mais
cette fracture politique qui suivait une fracture sociale
entre
deux France qui s'éloigne
et
qui devient une fracture presque de violence
est
intolérable dans un pays civilisé
et
je ne juge pas je dis simplement que le devoir d'un président de la République c'est pas de souffler sur les braises c'est pas de provoquer c'est de rassembler son peuple
et
pour rassembler un peuple
c
'est pas en lui tapant dessus qu
'on
va y arriver alors oui aux mesures contre les casseurs j'ai toujours été favorable donc je ne
vais
pas être contre les mesures contre les casseurs
mais
en revanche attention
à
la volonté d'un certain pouvoir
d
'imposer une politique qui n'est plus supportée par les français qui a été contestée en 2005 qui a été contestée à chaque élection présidentielle
les
français ne veulent pas vivre sous le joug de l'union européenne et d'une politique d'austérité injuste et de souffrance sociale
c
'est un fait
alors
si monsieur macron veut changer de peuple il n'y arrivera pas et je lui conseille alors de changer de pays
et
de se faire élire dans un autre pays
voilà
mais il aura du mal en Catalogne
vous
pensez être un bon représentant des gilets jaunes
non je ne suis pas le représentant des gilets jaunes
je
n'ai jamais prétendu l'être
je
suis un homme politique je pense lucide depuis un certain nombre d'années qui dit
la
crise va arriver parce qu'on ne peut pas mépriser et mépiétiner un peuple éternellement voilà et on ne peut pas avoir d'un côté une population de plus en plus riche qui vit bien
et
de l'autre une population qui ne peut plus vivre de son travail c'est tout
et
la politique menée depuis plusieurs années au niveau européen
est
une politique de folie
et
simplement arrive le moment qui devait arriver malheureusement et que j'aurais souhaité de tout mon coeur éviter
si
on avait gouverné autrement
par
une relance économique par une sécurité dans nos banlieues par la lutte contre l'immigration par la lutte contre l'insécurité on aura une politique qui répond à l'attente de notre peuple c'est tout à force de tirer sur la corde elle casse et je ne souhaite qu'une chose c'est la raccommoder
et
c'est pourquoi ici
nous
proposons toujours des solutions nous avons jamais critiqué sans proposer des solutions très concrètes
et
si les sondages auxquels je crois peu d'ailleurs mais si les sondages comment dire nous donnent un peu plus d'air c'est peut-être parce qu'à force
beaucoup
de français commencent à reconnaître en tout cas on le voit sur le terrain au nombre des adhésions
que
notre projet est un projet à la fois de rupture
avec
ce qui s'est fait
mais
en même temps de rupture sérieuse avec une issue une alternative
car
on peut éternellement bâtir des alternatives de protestation elles ne réussiront pas
il
faut des alternatives de construction très bonne question
très
bonne question très simplement parce qu'au second tour de l'élection présidentielle il fallait choisir
et
je suis fier du choix que j'ai fait
et
je rencontrais une dame dans la rue hier qui venait me voir en me disant je vous ai beaucoup critiqué quand vous avez fait ce choix l'année dernière et vous aviez raison
donc
je suis fier du choix que j'ai fait mais en revanche j'ai toujours dit notamment au meeting de Villepinte
que
ce choix de second tour
n
'était pas une adhésion au Front National et
j
'ai suffisamment vu
les
limites de la campagne du second tour
pour
essayer
d
'en tirer quelques enseignements
et
l'enseignement que j'en ai tiré est double c'est qu
'on
ne pourra y arriver
à
créer une vraie alternative qui passe de la protestation à la construction donc de la protestation à la victoire que s'il y
a
un programme sérieux
voilà
pourquoi nous avons beaucoup bossé ici sur un programme européen sérieux et s'il y avait des personnalités bien sûr intègres c'est la moindre des choses mais si l'alliance dépassait la simple alliance entre monsieur Dupont-Aignan et madame Le Pen pour aller beaucoup plus large sur une vaste coalition
une
coalition qui à terme rassemblera plusieurs parties le rassemblement national debout la France et une partie des républicains c'est à dire une très vaste coalition qui n'aboutit pas à une fusion
qui
fait le jeu du système car le système adore monsieur Mélenchon et madame Le Pen qui sont une sorte d'assurance vie éternelle du système
et
bien moi je suis convaincu et c'est le sens de l'action que nous avons entamé avec les amoureux de la France je suis convaincu que seule une coalition de nature un peu différente permettra de passer de la protestation à la victoire dernier point sur le scrutin européen
c
'est un scrutin à un tour
à
la proportionnelle intégrale donc il n'y a aucun enjeu de second tour
et
d'ailleurs vous remarquerez qu'à gauche il y
a
des gens qui sont proches et qui font des listes séparées
j
'ai demandé j'avais souhaité une liste d'union générale avec à la fois Laurent Wauquiez et Marine Le Pen les deux ont refusé puisqu'ils préfèrent défendre leur boutique
qu
'importe
ce
n'est que partie remise nous verrons pour la suite
Thierry Mariani qui vient d'expliquer pourquoi il rejoignait Marine Le Pen a dit qu'il avait hésité entre vous et Marine Le Pen alors est-ce que ça ne veut pas dire que finalement la dynamique n'est pas de votre côté mais de celui de Marine Le Pen et est-ce que vous regrettez pas d'avoir fait ce qu'il fallait pour qu'il vienne vers vous
? d
'abord deux choses Thierry Mariani
Thierry
Mariani a compris
ce
que j'avais compris il y
a
dix ans
et
ça c'est une bonne chose
non
mais il a quitté les LR moi je les ai quittés avant l'élection présidentielle quelles que soient les sirènes qu'on ait pu me proposer parce que je crois que les convictions on les a chevillées au corps donc Thierry Mariani enfin a fait son choix moi je m'en réjouis et il y
a
beaucoup de républicains qui quittent les républicains parfois pour aller chez Macron Alain Juppé
parfois
pour venir chez nous Nicolas Duyck Jean-Frédéric Poisson qui était le porte-parole de Fillon même s'il n
'est
pas républicain pur etc Thierry Mariani plus d'affinité avec Marine Le Pen après ce que j'ai vu je le regrette mais c'est pas un drame parce que vous aurez aussi d'autres personnalités qui viendront chez nous et je ne suis pas comment vous dire
dans
un mercato permanent
et
encore moins après ce que j'ai vu depuis des semaines sur le terrain avec les gilets jaunes c'est à dire je vous dis très franchement c'est peut-être parce que pour ça que je ne me suis pas battu comme il fallait mais
je
vais vous dire les gens que monsieur X ou madame Y après avoir été ceci ou cela veuille être ceci ou cela en étant sur une liste
je
pense que c'est pas du tout à la hauteur de l'enjeu
et
je pense encore plus après l'hiver qu'on vient de passer enfin l'automne qu'on vient de passer les fêtes qu
'on
vient de passer pour avoir rencontré beaucoup de nos concitoyens
qu
'ils n'attendent absolument pas ça
donc
tant mieux pour Thierry Mariani qu'ils se mettent en accord avec ses convictions
mais
vraiment nos concitoyens attendent de nous de la rigueur
et
une espérance
et
je pense que cette rigueur et cette espérance ne viennent pas de coups politiques
ou
de coups politiciens mais viennent
d
'un sillon que nous traçons et je suis convaincu que en tout cas notre sillon sera beaucoup plus profond et beaucoup plus comment dire solide pour l'avenir
voilà
on verra
vous
dites toujours que l'Europe que les français sont contre l'Europe mais je ne sais pas d'où vous direz cette certitude parce qu'on a l'impression quand on les interroge qu'ils sont très attachés justement à l'Union Européenne et à ce que ça représente
vous confondez si je peux me permettre l'Europe et l'Union Européenne et s'il y avait un référendum comme en 2005 aujourd'hui il y avait eu un sondage de l'IFOP maintenant il y a quelques mois
qui
disait que le non serait 75% 70% 69% j'ai plus en mémoire donc ne confondons pas l'Europe tous les français sont attachés à l'Europe qui ne
peut
pas être attaché à l'idée d'une réconciliation d'une paix et d'un travail en commun avec nos voisins et
l
'Union Européenne qui la défigure voilà donc il n
'y a
pas de contradiction apparente entre un attachement légitime à une bonne entente avec nos partenaires et la défense d'un modèle social
qui
permet à chacun d'être sur le bateau et d'avoir de quoi vivre
voilà
et il y a un lien immédiat automatique entre l'Union Européenne et les traités signés d'ailleurs c'est pour ça que les LR disparaissent de la circulation après les partis socialistes parce qu'ils ont signé des traités
et
ils se plaignent des effets de ces traités
donc
le parti socialiste est mort de cela et les LR mourront de cela
et
la recomposition politique se fera entre ceux qui veulent plus de fédéralisme
c
'est un choix
et
ceux qui veulent plus de nations qui travaillent en coopération
le
grand choix de demain c'est cela
et
l'élection européenne au premier tour va permettre d'avoir une palette de listes
qui
propose soit d'aller plus loin dans le fédéralisme ça sera la liste en marche ça sera la liste de monsieur Macron ça sera la liste de monsieur Hamon sans doute
soit
des listes qui proposent de revenir à une Europe des nations et des projets avec des nuances la liste du rassemblement national quand on connaîtra son programme notamment sur l'euro et puis notre liste qui a un programme je vous le rappelle quand même depuis le 23 septembre avec un manifeste très précis et qui part sur des bases solides et une négociation de 22 partenaires à Strasbourg
mais
moi j'ai pas besoin d'inclure des gilets jaunes puisque nous sommes des gilets jaunes
je
veux dire par là que dans notre mouvement il y a beaucoup de gilets jaunes donc il n'y aura pas à aller chercher des gilets jaunes voilà
ils
seront là ils seront là naturellement
je
sais pas ce que c'est qu'un stylo rouge
ah
les stylos rouges oui ils y sont aussi oui
mais
oui pardon excusez-moi
quel
débat national cette espèce de baudruche qui est déjà dégonflée
je
veux dire sur le débat national soyons très clairs
non
mais
on
veut nous dire quand on peut parler de quoi on doit parler avec qui on doit parler mais c'est une aimable plaisanterie c'est de la foutaise
non
mais c'est à dire qu'on est dans un pays qui se dit en démocratie
et
qui veut orienter le débat le tenir si Poutine avait organisé un débat national qu'est-ce que vous auriez dit le débat national il est permanent c'est la démocratie
le
débat national il va exister pour les élections
donc
moi j'ai aucune intention de participer
à
n'importe quoi d'ailleurs je ne sais pas ce que ça va être ça va être organisé dans des mairies sous surveillance avec des badges tout ça est grotesque et n'intéresse personne d'ailleurs symbole du c'est extraordinaire si on l'avait mis dans un roman de Houellebecq personne ne l'aurait cru symbole celle qui organisait le débat national gagnait 15 000 euros pour présider une espèce d'organisation qui sert à rien bon c'est extravagant extravagant tout ça est grotesque mais je ne sais pas si vous réalisez le ridicule de la situation donc la démocratie est un débat permanent et vous en êtes les intermédiaires et c'est vous le débat national plus que je préfère vous parler que d'aller dans une mairie sous surveillance tout ça est grotesque nous ne
sommes
pas revenus au temps des préfets qui organisaient les débats
ces
gens manquent du plus élémentaire bon sens si j'étais à leur place d'abord je réindexerais les pensions de retraite les pensions d'allocations familiales je cesserais de se
produire
polier le peuple et puis ensuite il suffit de convoquer le congrès pour mettre en place le référendum d'initiative citoyen
qu
'Emmanuel Macron s'il est sincère
et
bien lance de vraies réformes change de cap
et
puis consulte les français par référendum
et
puis l'affaire sera réglée
donc
ça veut bien dire en fait tous les français ont compris qu
'ils
ne voulaient rien changer mais de toute façon c'est normal il est là le petit télégraphiste d'une organisation supranationale il est le gouverneur d'un lander allemand et donc il ne peut rien faire d'autre il est le gouverneur provisoire voilà d'un espace sur le voilà donc il est là pour le mater
ça
ressemble à une période tragique de notre histoire
vous
parliez vous aviez dit lors de votre discours du 23 septembre que la démocratie ne fonctionnait
plus ben
oui mais la démocratie ne fonctionne plus puisque quand les français votent on s'assoit sur leur vote des référendums de 2005 que président Macron allez chiche
réforme
des retraites par référendum
s
'il croit tant à sa réforme des retraites
par
point
et
si cette réforme de retraite est si juste et bien qu'il la fasse approuver par référendum
voilà
vous savez les français n'ont pas envie d'aller manifester
les
français sont effarés des violences qu'il y a personne ne veut de la violence
personne
vous croyez qu'il y
a
des petites retraités de 75 ans qui sont sur des ronds-points par une pluie battante
où
il fait 5 degrés par plaisir
vous
croyez que des gens font ça par plaisir allez les voir et vous les avez vus parce que vous faites votre métier allez les voir et vous allez comprendre que les gens qui sont là ne sont pas là par plaisir ils n'ont qu'un souhait pouvoir toucher leur retraite pouvoir vivre de leur minimum de leur salaire voilà c'est tout et avoir de temps en temps leur mot à dire sans qu'on les juge en permanence qu'on les méprise
voilà qu
'on les insulte c'est tout ce que demandent les français et franchement voilà pourquoi la situation est grave c'est parce qu'on a un pouvoir qui est le pouvoir d'une minorité de français
et
je vais vous dire je vais vous provoquer peut-être un peu ce pouvoir est légal mais il n'est plus légitime et donc il n'a qu'une solution c'est se relégitimer par le suffrage
il
n'a pas d'autre solution même le général de Gaulle qui était quand même quelqu'un
le
général de Gaulle après 68 s'est fait légitimer par le suffrage question
le
texte qu'il avait proposé chez le général de Gaulle les personnes de l'époque ont majoritairement voté pour dire si c'était oui ou non
et pas
pour le texte en lui-même
en tout cas il a obéi et bien il avait au moins il a le
référendum c'est
le référendum moi je ne connais pas d'autre solution que le référendum ou la dissolution
le
peuple a et les français ont une vision très très générale très à long terme en fait et sont aptes à se préoccuper par exemple d'enjeux comme celui de l'environnement de la planète et pas forcément alors je ne
sais
pas ça se suggère c'est que quand les gens qui parlent en consultation quotidienne qui sont celles de la survie parfois c'est extrêmement compliqué de pouvoir
se
dire bon effectivement il faut aussi prendre en compte des enjeux beaucoup plus nouveaux et si aujourd'hui vous pensez qu'il n
'y a
pas besoin d'avoir tellement
de cas mais
bien sûr mais c'est le rôle d'un homme politique de proposer des synthèses
qui
permettent et c'est ce qu'on avait proposé de concilier la vie quotidienne de nos concitoyens et la protection de l'environnement et c'est pas incompatible car tout le monde et pourquoi l'affaire est partie d'ailleurs
si
vite c'est parce que tout le monde a compris que la hausse du carburant n'était pas faite
pour
protéger l'environnement mais était faite pour finir les fins de mois de l'état et c'est justement la réalité des chiffres c'est tout vous savez que la hausse des carburants les 15 milliards prévus sur le quinquennat ne servait absolument pas au financement du plan de transition énergétique qui avait été refusé à monsieur Hulot qui était de 7 milliards
c
'est tout
c'est
clair alors qu'est-ce que vous proposez
mais nous avons proposé un plan mais je vais vous dire un plan très concret comme pour la Norvège de passer en 20 ans à des voitures électriques avec un système de bonus avec un système d'incitation avec un système de production français et justement nous avons proposé un plan solaire en rapatriant la production des panneaux solaires en France des plans industriels et je vous enverrai à Jean-Philippe Tanguy qui est un spécialiste
mais
non il faut les aider et il faut le faire progressivement et intelligemment
oh
nous avons 70 milliards d'argent demain matin dans les 15 jours je vous trouve 70 milliards
et
ça sera l'objet sur d'abord l'Union Européenne 9 milliards que nous récupérons sur les 11 que nous donnons chaque année sur l'immigration sur les fraudes à la carte vitale sur l'évasion fiscale j'ai même écrit un livre les voleurs de la république et je vous l'offrirai et donc nous pouvons changer les choses j'ai pas promis 150 milliards 70 milliards que nous attribuons à la fois à la transition énergétique et
à
la relance des salaires la baisse des cotisations sociales et le produire français nous aurons un plan nous vous le développerons qui est très concret je veux pas être plus long la relocalisation madame nous avons un plan de relocalisation de l'emploi qui relancera le pouvoir d'achat mais je veux pas aller plus loin
mais
je vous le passe
Nicolas Dupont-Aignan