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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 8 septembre 2015 12 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

UDT Marseille : Discours de Gilles Lebreton

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  • 0:26PrésentateurFait
    « Comment en est-on arrivé là ? »
  • 0:46PrésentateurFait
    « C'est évidemment la construction européenne qui est à l'origine de cette situation. »
  • 0:53PrésentateurFait
    « Deux textes méritent d'être rappelés très rapidement. »
  • 1:00PrésentateurFait
    « Le premier, c'est évidemment le traité de Rome de 1957 qui a fondé la communauté économique européenne et qui constitue le départ de ce qui nous arrive. »
  • 1:03PrésentateurFait
    « Je vous rappelle que l'homme qui a inspiré ce traité était Jean Monnet. »
  • 1:10PrésentateurFait
    « Or, Jean Monnet souffrait de deux mots que nous, nous condamnons. »
  • 1:15PrésentateurFait
    « Tout d'abord, il avait la phobie des États. »
  • 1:20PrésentateurFait
    « Et donc, il a conçu, dès le départ, cette Union comme devant devenir une Europe supranationale. »
  • 1:27PrésentateurFait
    « Et puis, d'autre part, c'était l'homme des Américains. »
  • 1:34PrésentateurFait
    « Ce que De Gaulle, par exemple, a toujours signalé dès le départ. »
  • 1:38PrésentateurPromesse
    « Et c'est ce qui explique que cette Union européenne tente d'affaiblir les nations pour mieux servir les intérêts américains. »
  • 1:42PrésentateurFait
    « La fidélité de l'Union à l'OTAN. »
  • 1:45PrésentateurPromesse
    « La curieuse décision de frapper la Russie d'un embargo qui est contraire à nos intérêts. »
  • 1:51PrésentateurFait
    « Ou enfin, la négociation catastrophique du TAFTA. »
  • 2:05PrésentateurPromesse
    « Le deuxième texte important, qui est à l'origine de notre mal, c'est l'acte unique européen de 1986. »
  • 2:11PrésentateurFait
    « C'est un traité qui est méconnu. »
  • 2:21PrésentateurPromesse
    « Que fait cet acte unique européen ? Eh bien, il crée pour la première fois, de façon très claire, quatre grandes libertés. »
  • 4:20PrésentateurChiffre
    « Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça n'est pas très efficace. »
  • 5:14PrésentateurFait
    « Sauf l'Irlande et le Royaume-Uni. »
  • 5:27PrésentateurPromesse
    « Les conséquences de cette situation, eh bien elles sont catastrophiques. »
  • 7:36PrésentateurChiffre
    « En ce qui concerne les frontières extérieures, eh bien, c'est un échec total du contrôle supervisé par Frontex. »
  • 8:08PrésentateurChiffre
    « Je ne vais pas vous submerger moi-même de chiffres, mais quand même celui-ci, 107 000 migrants arrivés simplement au mois de juillet 2015. »
  • 8:33PrésentateurPromesse
    « Alors, cerise sur le gâteau, nous avons, nous, en plus calé, puisque comme je l'ai indiqué, le Royaume-Uni, lui, a gardé le contrôle des frontières intérieures. »
  • 9:33PrésentateurChiffre
    « Le projet de M. Avramopoulos, c'est d'accueillir 50 millions de migrants à l'horizon 2060. »
  • 11:31PrésentateurPromesse
    « Il faut être très clair là-dessus. »

Temps de parole

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Présentateur

Bonjour, chers amis. Retrouver nos frontières, c'est une exigence démocratique fondamentale dont l'actualité montre chaque jour davantage la nécessité. Les frontières sont les limites de la souveraineté d'un État. Les contrôler, c'est protéger cette souveraineté. Y renoncer, c'est la mettre en péril. Or, la France y a renoncé. D'où trois questions qui vont constituer mon fil conducteur. Comment en est-on arrivé là ? Quelles sont les implications de cette triste situation ? Et enfin, que peut-on faire ? Autrement dit, les causes, les conséquences, les solutions. Les causes, d'abord. Comment en est-on arrivé là ?

C'est évidemment la construction européenne qui est à l'origine de cette situation. L'Union européenne s'est construite sur l'utopie d'une Europe supranationale et le rêve a vite viré au cauchemar. Deux textes méritent d'être rappelés très rapidement. Le premier, c'est évidemment le traité de Rome de 1957 qui a fondé la communauté économique européenne et qui constitue le départ de ce qui nous arrive. Je vous rappelle que l'homme qui a inspiré ce traité était Jean Monnet. Or, Jean Monnet souffrait de deux mots que nous, nous condamnons. Tout d'abord, il avait la phobie des États. C'est un homme qui n'aimait pas les États-nations.

Et donc, il a conçu, dès le départ, cette Union comme devant devenir une Europe supranationale. Et puis, d'autre part, c'était l'homme des Américains. Ce que De Gaulle, par exemple, a toujours signalé dès le départ. Et c'est ce qui explique que cette Union européenne tente d'affaiblir les nations pour mieux servir les intérêts américains. Et on pourrait en donner beaucoup d'exemples récents. La fidélité de l'Union à l'OTAN. La curieuse décision de frapper la Russie d'un embargo qui est contraire à nos intérêts. Ou enfin, la négociation catastrophique du TAFTA. Ce futur traité d'échange transatlantique qui va achever de ruiner notre industrie et notre agriculture.

Le deuxième texte important, qui est à l'origine de notre mal, c'est l'acte unique européen de 1986. C'est un traité qui est méconnu. On n'en parle pas souvent en France. Et c'est pourtant un traité qui est au moins aussi important qu'un traité aussi connu que le traité de Maastricht de 1992 qui a créé la monnaie unique. Que fait cet acte unique européen ? Eh bien, il crée pour la première fois, de façon très claire, quatre grandes libertés. Liberté de circulation des personnes. Liberté de circulation des capitaux. Liberté de circulation des marchandises. Et enfin, liberté de circulation des services.

Et ce sont, mine de rien, quatre types de libre franchissement des frontières qui sont ainsi institués. Donc c'est bien un traité anti-frontières. Et lorsqu'on dirige aujourd'hui nos coups contre l'Union européenne, il faut sans cesse rappeler que tout est parti pour l'essentiel de ce traité funeste de 1986. Alors, ce qui nous intéresse plus particulièrement aujourd'hui, c'est la mise en œuvre de la première de ces quatre libertés, c'est-à-dire la liberté de circulation des personnes. Dès le début, l'Union européenne a tenté de la mettre en œuvre, puisque le grand traité qui va s'en occuper plus particulièrement, c'est l'accord de Schengen du 14 juin 1985.

C'est un traité qui supprime les contrôles aux frontières de l'Union européenne, aux frontières intérieures. Ça signifie que toute personne qui rentre dans un pays de l'Union peut ensuite librement pénétrer dans les autres. Alors, bien sûr, le traité prévoit la possibilité de rétablir les contrôles, mais c'est simplement, dit le texte, pour une période limitée et uniquement quand la sécurité nationale l'exige. Donc c'est très restrictif, et en réalité, c'est une exception qui est dans une large mesure un leurre. En contrepartie de cette suppression des contrôles aux frontières intérieures, le traité nous promettait une surveillance plus efficace des frontières extérieures.

Ça a été confié à l'agence Frontex, qui est une agence européenne spécialisée, et on a créé une banque de données également spécialisée, le système d'information Schengen, le SIS, qui est la liste des personnes indésirables, pour aider l'agence à opérer ce contrôle. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça n'est pas très efficace. La signification politique de Schengen est très, très importante. Ce n'est pas seulement un texte, comme on nous le dit souvent, qui a pour objet de faciliter la vie des gens, de permettre la liberté de circulation sans s'arrêter aux frontières.

Ça repose sur une philosophie véritablement supranationale, une philosophie selon laquelle les seules vraies frontières de l'Union sont ses frontières extérieures. Et derrière tout ça, il y a le projet qu'avait déjà Jean Monnet, que j'ai mentionné tout à l'heure, de fabriquer un seul peuple européen qui remplacerait les nations européennes. Donc c'est un projet que les Grecs de l'Antiquité auraient qualifié de démesure, c'est-à-dire de profondément déraisonnable, puisqu'il équivaut à nier les identités nationales.

Alors pourtant, tous les pays de l'Union européenne qui manifestement n'ont pas pris la mesure du danger de ce texte ont accepté Schengen, sauf l'Irlande et le Royaume-Uni, et même certains États qui ne sont pas membres de l'Union ayant adhéré, comme la Norvège, l'Islande ou encore la Suisse. Les conséquences de cette situation, eh bien elles sont catastrophiques, puisqu'on constate qu'il y a un échec du projet européen, aussi bien en ce qui concerne l'abolition des frontières intérieures qu'en ce qui concerne le contrôle des frontières extérieures. Tout d'abord, en ce qui concerne l'abolition des frontières intérieures, eh bien ça n'a pas abouti du tout au paradis qu'on nous promettait.

C'est tout à fait le contraire. Ça a généré, par exemple, le dumping social. Vous savez que très rapidement, cet accord de Schengen a été complété par une directive européenne de 1996, qui est la directive détachement, et qui permet à toute entreprise française de recruter des travailleurs d'autres nationalités européennes, qu'on appelle donc des travailleurs détachés, et pour lesquels on va payer les charges sociales de leur pays d'origine, et non pas les charges sociales françaises qui sont plus élevées. Donc ça crée une concurrence déloyale, puisque ces travailleurs étrangers sont moins coûteux pour les entreprises françaises que les travailleurs français.

Alors, on en a malheureusement un exemple tragique ces derniers temps de ce que ça peut occasionner avec la crise du port. Si le port allemand est meilleur marché que le port français, et en particulier que le port breton, puisque j'ai beaucoup d'amis bretons dans la salle aujourd'hui, eh bien, c'est parce que... Merci. C'est parce que, justement, les entreprises allemandes, les éleveurs de porcs et les abattoirs allemands recourent massivement au recrutement de travailleurs détachés roumains ou polonais qu'ils payent 3 euros de l'heure, avec des charges sociales qui sont celles de leur pays d'origine.

Donc nos agriculteurs sont victimes de cette concurrence déloyale et ne peuvent pas s'en sortir. Alors tout ça, c'est encore une conséquence de cette suppression des frontières intérieures. Alors, les peuples sont tellement mécontents qu'en 2014, le Parlement européen a fait semblant de modifier ce système du détachement, mais en réalité, c'est un leurre. La nouvelle directive de 2014 ne change pas, n'abroge pas du tout le système, mais se contente de promettre, d'éviter à l'avenir les abus. Mais vous savez que la promesse ne tient que pour ceux qui y croient. En ce qui concerne les frontières extérieures, eh bien, c'est un échec total du contrôle supervisé par Frontex.

Chacun le sait, l'Europe est une passoire. Frontex a, par exemple, imaginé une opération Triton, donc des bateaux en Méditerranée pour surveiller les migrants et théoriquement les empêcher d'arriver, et en réalité, c'est l'inverse qui se produit, c'est-à-dire que l'opération Triton est devenue un prétexte pour aller chercher les migrants. Donc vous voyez que l'appel d'air est considérable. Et du coup, nous sommes face à une véritable submersion migratoire. Je ne vais pas vous submerger moi-même de chiffres, mais quand même celui-ci, 107 000 migrants arrivés simplement au mois de juillet 2015.

C'est trois fois plus que le nombre de migrants arrivés en juillet 2014, et le chiffre de 2014 était lui-même trois fois supérieur au chiffre de 2013. Donc vous voyez que le rythme est quand même extrêmement effrayant. Alors, cerise sur le gâteau, nous avons, nous, en plus calé, puisque comme je l'ai indiqué, le Royaume-Uni, lui, a gardé le contrôle des frontières intérieures, et bien nous n'avons rien trouvé de mieux que de signer, la France, de signer avec l'Angleterre les accords du Touquet en 2003, par lesquels nous déplaçons la frontière anglaise à Calais.

C'est donc nous qui opérons le contrôle de frontières intérieures de l'État britannique à Calais pour empêcher les migrants d'y accéder. Donc nous sommes punis des deux côtés. D'un côté parce que nos frontières intérieures ne sont plus surveillées et donc n'importe qui peut entrer, et de l'autre côté parce que nous empêchons les migrants d'aller en Angleterre en vertu de cet accord. Vous voyez que c'est la double peine en quelque sorte. Alors les solutions, eh bien, les solutions ne sont pas à tendre de l'Union européenne. Juste un exemple, lors d'une commission à laquelle j'assistais, le commissaire aux migrations, M.

Avramopoulos, est venu, et il m'a donné, donc en ligne directe, un chiffre effrayant. Le projet de M. Avramopoulos, c'est d'accueillir 50 millions de migrants à l'horizon 2060. Vous m'avez bien entendu. Et ces chiffres sont parfaitement vérifiables. Ils ont été prononcés publiquement. Les socialistes en France, évidemment, il ne faut rien en attendre. Je ne vais pas épiloguer sur le président François Hollande, dont chacun sait ici ce qu'il vaut comme président. La dernière nouvelle, c'est que les maires socialistes émus par la photo de ce jeune enfant décédé sur une plage ont décidé de déclarer leur ville ouverte aux migrants. C'est le cas de Rennes, par exemple. Rennes, ville ouverte.

Il paraît qu'il y avait des logements vacants. Alors on se demande pourquoi on ne les a pas donnés aux Français qui en avaient besoin. Mais on va les donner aux migrants. Il ne faut pas compter sur les Républicains non plus. Les fameux Républicains, vous savez, cet héritier de l'UMPS, au nom très curieux, puisqu'il n'y a pas moins républicains que les Républicains, finalement. Alors Nicolas Sarkozy nous a proposé un Schengen 2. Chacun se demande ce que ça peut être, puisque le Schengen 1 est tellement catastrophique qu'on se demande pourquoi il ne va pas jusqu'au bout de sa logique en supprimant Schengen, purement et simplement, plutôt que de nous en donner un deuxième.

En réalité, les Républicains ne sont d'accord sur rien, pas plus sur cette question que sur les autres. Et donc, quand on est d'accord sur rien, on propose une solution mi-chèvre, mi-chou. Alors, qu'est-ce qui reste, finalement ? Eh bien, il nous reste, nous, le Front National. Nous, nous avons la véritable solution et la seule solution qui vaille, vous l'avez compris, c'est de quitter Schengen et même, allons plus loin, de quitter l'Union Européenne. Il n'y a... Car en effet, et je vous le dis d'expérience, puisque je siège maintenant depuis plus d'un an au sein du Parlement européen, il n'y a rien de bon à attendre de l'Union Européenne. Il faut être très clair là-dessus.

Alors, la solution, elle est évidente. Je ne veux pas terminer mon intervention sans rendre hommage à cette belle ville de Marseille, dont j'ai visité le très beau musée hier. Je suis arrivé un peu en avance pour ça, je l'avoue. Il y a une exposition très intéressante et j'ai découvert, figurez-vous, une déesse égyptienne qui s'appelle Mahat, qui est la déesse de l'ordre. Les Égyptiens, il y a 3000 ans, avaient une déesse de l'ordre. Alors, nous, aujourd'hui, au Front National, nous n'allons évidemment pas prier cette déesse Mahat, mais nous allons faire mieux que ça. Nous allons voter pour Marine Le Pen en 2017. Merci.

12:11
Locuteur

Merci. Merci.