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interviewFrance Inter — L'invité de 8h20· 24 août 2021 22 min

Afghanistan : "Les terroristes profitent des autoroutes migratoires", estime le RN Julien Odoul

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Dans le grand entretien ce matin, le porte-parole du Rassemblement National, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté et conseiller municipal de Sens dans Lyon, Julien Audoul, bonjour. Bonjour. La résistante et militante anti-raciste Joséphine Baker sera la première femme noire à faire son entrée au Panthéon le 30 novembre prochain. Marine Le Pen sur Twitter a salué son entrée au Panthéon. Vous aussi, Julien Audoul ?

0:23
Julien Odoul

Oui, bien sûr, c'est une excellente nouvelle. Joséphine Baker était une amoureuse de la France, une amoureuse de la France, une résistante, une résistante qui a été maintes fois décorée par la République française. Il faut rappeler qu'elle a reçu la croix de guerre, la médaille de la résistance, la légion d'honneur. Elle a toute sa place au Panthéon et c'est un magnifique symbole, magnifique symbole de tous ces Français de cœur qui ont évidemment leur place dans notre communauté de destin.

0:51
Présentateur

Et un hommage national début de l'année prochaine, début 2022, pour Gisèle Halimi, avocate, féministe, militante de la lutte pour l'indépendance algérienne. Ça vous inspire quoi ?

1:03
Julien Odoul

Écoutez, Emmanuel Macron est dans un cycle mémoriel qui est évidemment opportuniste. Opportuniste parce qu'il a bien compris qu'à quelques mois de l'élection présidentielle, il fallait se servir de tout cela. Moi, je reconnais évidemment à Mme Halimi l'œuvre qui était la sienne, la figure féministe qu'elle a été. Ensuite, il faut bien évidemment noter qu'Emmanuel Macron, malheureusement et malheureusement, instrumentalise donc cette personnalité.

1:36
Présentateur

C'est quoi qui vous gêne ? C'est son engagement contre la guerre d'Algérie ?

1:39
Julien Odoul

Non mais attendez, on n'a pas à juger évidemment chaque personnalité assez par d'ombre et assez, je dirais, par lumineuse. On ne va pas décortiquer comme notre histoire. Vous savez, notre histoire, c'est un tout. Pour ce qui est de Mme Halimi, voilà, ça a été une personnalité évidemment importante. Mais je note que M. Macron est dans une instrumentalisation mémorielle.

2:07
Présentateur

Emmanuel Macron, au lendemain de la prise de Kaboul, met en premier sur sa liste le contrôle des flux migratoires irréguliers. Ça vous a rassuré ?

2:16
Julien Odoul

Pas du tout, pas du tout, puisque M. Attal, porte-parole du gouvernement, nous a dit que la France allait prendre toute sa part. Or, la France a déjà pris sa part, sa part d'Afghans, puisque 35 000 Afghans sont aujourd'hui sous la protection de notre pays. 7 000 demandes d'asile ont été effectuées pour l'année 2021. 10 000 avaient été effectuées l'an dernier. Donc, c'est déjà beaucoup. Et il y a un risque, il y a un risque majeur pour la sécurité des Français. Risque qui est confirmé aujourd'hui avec ces 5 proches des talibans qui ont été accueillis sur notre sol. Accueillis sur notre sol et qui sont aujourd'hui sous surveillance, dont un est actuellement en garde à vue.

Il y a un vrai risque pour la sécurité des Français. On le sait depuis longtemps et Marine Le Pen a eu de cesse de le dire depuis des années, depuis 2012. Les terroristes profitent des autoroutes migratoires pour s'infiltrer et ensuite nous frapper.

3:14
Présentateur

Julien Oudoul, puisqu'ils ont été placés sous surveillance des renseignements qu'ils font l'objet de mesures de restrictions de liberté, les services spécialisés examinent, nous dit-on, chaque fichier, chaque profil d'Afghan qui arrive en ce moment à Roissy. Ça ne vous rassure pas, ça ?

3:26
Julien Odoul

Mais il fallait le faire en amont, il ne faut pas le faire sur notre sol. Vous savez, ce qui ne me rassure pas, c'est qu'en France, nous avons près de 4000 étrangers fichés S pour islamisme. Comment peut-on surveiller tout ce monde-là ? Il faudrait évidemment les expulser. Et le bon sens, le principe de précaution, c'était évidemment de refuser l'entrée de ces Afghans sur le territoire national. Excusez-moi, il y a 7200 kilomètres entre Kaboul et Paris. Est-ce qu'il n'y avait pas un autre pays, un grand pays musulman par exemple, et peut-être les parrains politiques des talibans comme le Pakistan ou le Qatar, qui pouvaient accueillir ces migrants afghans ?

Je ne vois pas pourquoi, au nom de quoi, la France doit faire peser un risque majeur pour la sécurité de nos compatriotes.

4:12
Présentateur

Julien Oudoul, on n'a pas le devoir moral d'accueillir, de protéger ces Afghans qui sont menacés, eux, leur famille, il y a des artistes, des chercheurs, des médecins. On les voit devant l'aéroport de Kaboul en ce moment, c'est le chaos, ils subissent à la fois la chaleur et les coups de fouet des talibans. On n'a pas le devoir moral, nous en France, après des années d'intervention, de les accueillir.

4:31
Julien Odoul

Mais quel devoir moral ? Est-ce que l'Afghanistan est une ancienne colonie française ? Non. Nous avons, encore une fois, versé du sang pour la liberté des Afghans. Nous avons versé de l'argent, nous avons accueilli depuis des années un certain nombre de ressortissants afghans. Qu'est-ce qu'on doit faire de plus ? Nous avons fait le nécessaire dans cette opération. Donc aujourd'hui, d'une part, c'est aux Afghans à se prendre en main. Et moi, je note que les gens qui fuient l'Afghanistan ne sont pas des combattants de la liberté. Kaboul n'a pas été assiégé, il n'a pas eu une bataille de rue pour la conquête de Kaboul. Les talibans sont arrivés tranquillement, sans résistance.

Et je note aussi que l'immense majorité, 92% des ressortissants qui sont accueillis chez nous, et qui ne sont pas rapatriés, parce que je vois beaucoup qu'on rapatrie les Afghans. Si on rapatrie les Afghans, on les renvoie en Afghanistan, parce que, je le rappelle quand même, que l'Afghanistan est la patrie des Afghans, ce n'est pas la France. Mais 92% des ressortissants qui fuient le pays sont des hommes. Ce sont des hommes, alors que les principales victimes, normalement, des talibans, celles qui seraient les plus menacées, ce seraient des femmes.

5:41
Présentateur

1 200 Afghans arrivaient en France sur 8 vols depuis la prise de Kaboul. Vous appelez ça un afflux massif, Julien Oudoul ?

5:47
Julien Odoul

Ça ne fait que commencer. Ça ne fait que commencer. Il y a une autoroute migratoire qui est en train de se constituer. Des pays ont courageusement dit, comme l'Autriche, qu'elle n'a écoillé pas de migrants afghans. Mais nous, nous avons déjà assez de ressortissants afghans. Et vous savez que ceux-là font peser, encore une fois, déjà une insécurité sur les Français, mais aussi une fracture, une fracture civilisationnelle, puisque l'immense majorité, 99% des Afghans, sont favorables à la charia, la loi islamique. Ils sont incompatibles avec nos valeurs, avec notre mode de vie, avec nos principes républicains.

Je note aussi, et c'est quand même très très important, 85% d'entre eux sont pour l'application de la lapidation. La lapidation, c'est juste l'exécution d'une femme publiquement à coups de pierre, parce qu'elle a été vue avec un autre homme que son mari. Et je m'étonne, avec ces considérations, que des maires écologistes, totalement irresponsables, veuillent faire venir ces gens-là.

6:44
Présentateur

Si on vous suit, et vous l'avez tweeté d'ailleurs, Julien Audoul, il y a quelques jours, il faut protéger la France, et les Français d'abord. Les Français d'abord, on a déjà entendu ça, c'était un slogan de Jean-Marie Le Pen en 1988.

6:55
Julien Odoul

C'est le slogan de tous les patriotes et de tous ceux qui aiment la France, vous le savez. La ligne de conduite, la ligne directrice de Marine Le Pen, c'est d'abord la sécurité des Français, encore la sécurité des Français, toujours la sécurité des Français. Et malheureusement, avec ce gouvernement, la sécurité des Français passe toujours après.

Ça passe toujours après les bons sentiments, ça passe toujours après l'immigrationnisme, ça passe toujours après le vivre ensemble, et derrière, vous avez des drames, vous avez des drames, le petit Timothy, en 2019, qui a été poignardé par un demandeur d'asile afghan, vous avez en 2018, une femme qui a été agressée par deux demandeurs d'asile afghans en gare de Dijon, parce qu'elle portait un décolleté, parce qu'elle portait un décolleté. Voilà le risque que fait peser ce gouvernement avec une politique laxiste totalement irresponsable, et donc dangereuse.

7:46
Présentateur

Je vous propose de faire un petit tour au standard, pour écouter nos auditeurs et leurs questions. Bonjour Benjamin, bienvenue.

7:53
Auditeur

Oui, bonjour.

7:54
Présentateur

Je crois que vous vous appelez d'Ardèche.

7:56
Auditeur

Exactement. Plus qu'une question, j'avais une remarque à faire à M. Audoul. J'ai l'impression que le Front National et M. Audoul, ce matin, nourrissent la confusion qui peut être faite entre demandeurs d'asile, excusez-moi, j'arrive pas à reprendre mon doute, entre demandeurs d'asile, réfugiés, et immigrés. ça serait bien de pouvoir, moi j'aimerais bien entendre nous donner sa définition des différences qui existent, sachant que la demande d'asile est un droit international. Voilà.

8:27
Présentateur

Merci Benjamin pour cette remarque. Julien Audoul.

8:30
Julien Odoul

Merci pour cette question qui est importante. En effet, il y a une confusion majeure puisque le droit d'asile a été ces dernières années totalement dévoyé. C'est qu'aujourd'hui, le droit d'asile, c'est finalement un droit à l'immigration. Originellement, le droit d'asile, c'était pour des personnes qui étaient persécutées individuellement, je dis bien individuellement, pour des orientations politiques ou religieuses. Le droit d'asile s'appliquait notamment pour Salman Rushdie, persécutée au Pakistan, ou pour la chrétienne, Asia Bibi. Le droit d'asile, ça ne s'applique pas à des populations entières qui fuient une crise quelconque.

9:10
Présentateur

Ce n'est pas une crise quelconque, ce sont des gens menacés clairement par les talibans,

9:15
Julien Odoul

les islamistes. Mais encore une fois, ils ne sont pas menacés. Si on fait un parallèle, par exemple, avec ce qui s'est passé au Vietnam, vous avez une population, le Vietnam du Sud, qui était menacée par les communistes du Vietnam du Sud. Ça, c'était, véritablement, une population qui fuyait des persécutions. Là, encore une fois, les talibans sont rentrés sans coup férir à Kaboul.

9:39
Présentateur

On va changer de sujet, on va parler de sécurité puisque vous en parliez à l'instant, Marseille, 15 morts depuis le début de l'année, une dizaine rien que sur l'été dans des règlements de comptes sur fonds de trafic de drogue. Faut-il, comme le demande le maire socialiste Benoît Payan, un parquet spécial à Marseille ?

9:54
Julien Odoul

Cette situation est intolérable. Ça vous fait sourire ? Non, non, non, parce que vous savez, il y a toujours un élu de gauche ou un macroniste qui a toujours une petite idée du chapeau qui veut toujours rajouter soit une commission, soit une délégation, du vent et un écran de fumée, clairement. Je me rappelle que M. Darmanin, l'an dernier, avait dit aux Français lors d'un déplacement dans le Val-de-Marne, je crois, que les trafiquants de drogue ne dormiraient plus. Ça fait un an. Un an d'échecs, un an de mensonges et un an, finalement, de passivité de la République et du gouvernement.

Aujourd'hui, les trafiquants de drogue, ils peuvent dormir la journée et le soir, ils peuvent s'adonner à ce trafic et ils peuvent tuer avec des règlements de comptes qui sont innommables comme on le voit à Marseille. Ce qui manque, tout simplement, c'est le courage politique, ce qui manque, c'est la dissuasion judiciaire, c'est la volonté de réprimer sévèrement, ce qui manque, c'est des places de prison, ce qui manque, c'est des décisions de justice implacables. Et un marquage spécial à Marseille, c'est une réponse judiciaire. Pour faire des exemples. Non mais, encore une fois, notre législation actuelle et notre arsenal judiciaire permet, permet de lutter contre le trafic de drogue.

Encore, faut-il avoir la volonté et donner les moyens. Donc, quand vous avez un ministre de la justice qui se dit être le ministre des délinquants qui aujourd'hui...

11:17
Présentateur

Il est à Marseille, Eric Dupond-Moretti, aujourd'hui.

11:19
Julien Odoul

Ah bah très bien, très bien, très bien. Il est en tourisme à Marseille, c'est parfait. Comme M. Darmanin qui nous fait un petit tour de France régulièrement de l'insécurité. Mais qu'est-ce qui est fait concrètement ? Rien.

11:31
Présentateur

Emmanuel Macron va s'y rendre la semaine prochaine pour lancer un grand plan pour la ville avec, nous dit-on, un volet pour la réhabilitation des écoles et un volet mobilité. Éduquer, désenclavé, ce ne sont pas des solutions ?

11:41
Julien Odoul

Un grand plan pour la ville, c'est-à-dire encore plus de politique de la ville, encore plus d'argent public déversé dans des quartiers qui sont richement dotés, tout cela n'est pas la solution. On a vu depuis des années l'échec de la politique de la ville. Aujourd'hui en France, les quartiers les plus dangereux, les quartiers où il ne fait pas bon vivre, les quartiers qui sont gangrénés par le trafic de drogue sont aussi les quartiers les plus riches. Ceux qui ont reçu le plus d'argent public depuis 30 ans et ceux qui sont le plus dotés en services publics, en réseaux associatifs, en relais citoyens, médiateurs et autres. Qu'est-ce qu'il faut de plus ?

Il ne faut pas injecter de l'argent, il faut injecter de l'ordre, il faut injecter de l'autorité, il faut injecter de la République, c'est tout ce qui manque dans ces quartiers.

12:23
Présentateur

Et des places de prison. Donc Julien Audou, le rappel pour 13 millions de personnes, une troisième dose de vaccin anti-Covid pour les plus de 65 ans, annonce d'Olivier Véran hier, confirmation attendue de la Haute Autorité de Santé dans les heures qui viennent. Est-ce que vous allez conseiller à vos proches, à vos aînés de faire ce rappel ?

12:41
Julien Odoul

Vous savez, on conseille à toutes les personnes à risque, notamment les personnes les plus âgées, les personnes atteintes de comorbidités, évidemment, de se faire vacciner puisque le vaccin est un outil formidable pour les personnes fragiles. En revanche, et nous, nous le disons depuis le début, et Marine Le Pen a tenu à ce principe, il faut que la vaccination reste et demeure libre et consentie. Le principe de liberté est fondamental, fondamental, et finalement, le gouvernement a échoué depuis le début de la crise sanitaire, depuis le début de la campagne de vaccination, puisqu'il a ébréché ce principe de liberté.

Au début de la campagne de vaccination, les Français qui le souhaitaient n'avaient pas la liberté de se faire vacciner parce qu'il n'y avait pas de dose. Ça a été lamentable, on a tous commenté, évidemment, les problèmes logistiques, un peu partout. Et aujourd'hui, les Français qui expriment des doutes, des craintes, des inquiétudes, ou qui ne souhaitent pas se faire vacciner, ils sont contraints et forcés. Tout cela, évidemment, est intolérable. Donc vous êtes, on l'entend,

13:40
Présentateur

contre l'obligation vaccinale et contre le pass sanitaire.

13:42
Julien Odoul

Bien sûr, le pass sanitaire est une mesure liberticide, totalement disproportionnée. Je note quand même qu'aujourd'hui, en France, si vous êtes un honnête citoyen, vous ne pouvez pas vous poser à une terrasse de café ou de restaurant si vous êtes seul, mais si vous n'avez pas de pass sanitaire, donc si vous n'êtes pas vacciné. En revanche, si vous êtes un afghan proche des talibans, vous pouvez rentrer dans un avion et vous pouvez être accueilli sur le territoire national.

14:07
Présentateur

Pourtant, vous n'appelez pas explicitement à manifester le samedi. Il y a eu des manifestations anti-pass pendant six samedis d'affilée tout l'été. Vous ne vous mouillez pas, vous vous tenez à l'écart. Pourquoi ?

14:18
Julien Odoul

Non, on ne se tient pas du tout à l'écart. Vous savez, nous soutenons les Français qui manifestent des doutes et des inquiétudes et en démocratie, le doute, il est sain, il doit être entendu. Ce sont des manifestations citoyennes et dans l'histoire du Rassemblement national, nous n'avons jamais appelé à manifester pour des mouvements citoyens. Alors, nous avons des sympathisants, nous avons des électeurs, évidemment, qui peuvent y participer. Pour autant, nous constatons que depuis le début de ces manifestations, au cœur de l'été, il y a eu, peu ou prou, un million de Français qui sont descendus dans la rue.

Ce n'est pas anodin, c'est même inédit, donc il faut les écouter et il faut surtout les respecter. Il faut les respecter parce que l'immense majorité des gens qui manifestent ne sont pas des antivax primaires, ce ne sont pas des complotistes ou d'afrofascistes, ce sont juste des Français, chefs d'entreprise, personnel soignant, restaurateur, qui refutent cette société du flicage permanent des honnêtes gens.

15:14
Présentateur

Le pass sanitaire, dit Florian Philippot, c'est une situation d'apartheid. Vous êtes d'accord avec ce mot ?

15:19
Julien Odoul

Non, je trouve que les mots excessifs, les slogans excessifs desservent ce mouvement et desservent, je dirais, le refus de ce pass sanitaire. je pense qu'il faut s'en tenir à ce qui est, il faut dénoncer ce qui est inacceptable, il faut dénoncer le caractère totalement disproportionné et puis l'absurdité, l'absurdité, il faut bien le dire, de ce système qui fracture la société française en instaurant deux catégories de citoyens, ceux qui ont le droit à tout, d'avoir une vie normale et puis ceux qui sont discriminés.

15:53
Présentateur

Alors, à propos de Florian Philippot, ancien numéro 2 du parti, aujourd'hui rival, il prépare clairement la présidentielle sur une ligne anti-vax très présente, on le voit dans les manifs, ne pas prendre position comme vous le faites, rester dans la pondération, quelque part, vous ne craignez pas de perdre du terrain ?

16:08
Julien Odoul

Perde du terrain, non mais l'idée n'est pas de perdre du terrain, l'idée c'est de construire un projet d'alternance pour les français, c'est ce que veulent les français, c'est ce qui est nécessaire pour notre pays parce qu'au-delà évidemment de la petite embouille politicienne, au-delà des déclarations des uns et des autres, il y a un enjeu majeur avec cette élection présidentielle, c'est soit Macron, donc c'est-à-dire la continuité des crises, des crises migratoires, des crises sécuritaires, de cette crise sanitaire où il était totalement incapable d'apporter des réponses claires et concrètes, soit l'opportunité d'en sortir et l'opportunité d'en sortir c'est Marine Le Pen, il n'y a pas d'autre candidat qui peut battre

16:45
Présentateur

Emmanuel Macron. Vous proposez quoi pour endiguer l'épidémie s'il n'y a pas d'obligation vaccinale ? Qu'est-ce que vous proposez vos ORN pour battre le Covid ?

16:52
Julien Odoul

Vous savez, depuis le début de la crise sanitaire, Marine Le Pen a proposé un certain nombre de solutions notamment qui ont été plébistées dans d'autres pays et notamment une mesure très simple pour lutter contre l'intrusion de nouveaux variants c'est les contrôles stricts aux frontières. Ça n'a jamais été fait depuis un an et demi. Jamais notre gouvernement n'a été capable de contrôler sérieusement nos frontières. Le professeur Raoult l'a bien dit, les pays qui ont le plus de variants sont les pays qui ont laissé leurs frontières ouvertes. Donc ça, c'est une mesure extrêmement simple. Ensuite, il y a l'installation de purificateurs d'air dans les écoles, des établissements publics.

Il y a le développement du séquençage, l'analyse des eaux usées. Il y a aussi le développement du traitement. Parce qu'on le voit bien, la vaccination, le vaccin est un outil mais ça ne peut pas être la panacée. En seconde fois, c'est un outil dans une stratégie globale qui doit être accompagnée d'autres mesures. Or, le gouvernement mise tout exclusivement sur le vaccin sauf que là, on va avoir plusieurs vagues, on va avoir plusieurs doses donc ça ne sera pas suffisant évidemment pour endiguer cet épidémie.

17:53
Présentateur

Puisqu'on parle de programmes pour 2022, Julien Audoul, je vous propose de repasser au standard où nous accueillons Thierry. Bonjour Thierry, vous nous appelez de Malakoff. Bienvenue, on vous écoute.

18:02
Locuteur non identifié

Oui, bonjour. Je voudrais savoir si le RN au pouvoir porterait le SMIC à 1800 euros net comme le proposent les syndicats européens. Et la deuxième chose, est-ce qu'il rétablirait l'impôt sur la fortune et l'étendrait-il à plus de fortunés ?

18:20
Présentateur

Merci beaucoup pour cette question, pour ces deux questions Thierry, très concrètes. Alors, est-ce que si vous passez au pouvoir au Rassemblement National, vous montez le niveau du SMIC et vous remettez l'ISF, l'impôt sur la fortune ?

18:31
Julien Odoul

Julien Audoul. Je vais laisser notre candidate quand elle le souhaitera présenter ses propositions et son programme. Ce n'est pas à moi de le faire aujourd'hui. Ce qui est certain concernant l'ISF. Il y a eu un immense mensonge avec la suppression de l'impôt sur la fortune. Emmanuel Macron nous avait dit en son temps que ça allait ruisseler sur l'économie et que tout le monde allait en profiter. Or, ça a été faux. Ça a été totalement faux et c'était l'une des raisons d'ailleurs du mouvement des Gilets jaunes avec cette immense arnaque qui montrait qu'on donnait beaucoup plus aux riches et que finalement les Français les plus modestes n'allaient pas bénéficier de ce soi-disant ruissellement.

Donc oui, ce qui est certain c'est qu'avec Marine Le Pen il y aura une politique de redistribution notamment pour les classes moyennes parce que les classes moyennes sont matraquées depuis des années. Les classes moyennes aujourd'hui se paupérisent, sont je dirais dans une situation extrêmement préoccupante. Donc il y aura évidemment un grand changement à ce niveau-là.

19:40
Présentateur

Vous parlez de Marine Le Pen. la présidentielle c'est dans huit mois. Où est-elle passée ? On n'a pas beaucoup entendu cet été.

19:47
Julien Odoul

Marine Le Pen est en train de travailler et Marine Le Pen fera sa rentrée donc au mois de septembre à Fréjus. Vous savez Marine Le Pen a été quand même depuis le début de ce quinquennat je dirais à la pointe de l'opposition. Ça a été la seule opposante à Claire à Emmanuel Macron. C'est la seule alternative également. nous sortons d'une séquence électorale qui a été désertée par les Français malheureusement. Donc là l'idée c'est de remobiliser mobiliser pour cet enjeu majeur puisque l'avenir de la France va se jouer dans quelques mois avec un tournant ou un basculement et si possible surtout avec une possibilité de redressement qui est incarnée par Marine Le Pen.

20:32
Présentateur

On vous a laissé en juin sur les régionales sur un échec 142 élus en moins et ça se bouscule pour la présidentielle à la droite de la droite on a parlé de Florian Philippot on peut aussi évoquer Éric Zemmour même s'il n'est pas candidat officiel mais il a beaucoup de soutien Nicolas Dupont-Aignan François Asselineau Jean-Frédéric Poisson on a l'impression que le rassemblement national n'en a que le nom pourquoi Marine Le Pen n'arrive-t-elle pas à rassembler Julien Oudoul ?

20:54
Julien Odoul

Bon déjà nous ne sommes pas à la droite Marine Le Pen est à la France de la France donc nous sommes un parti de rassemblement qui rassemble en son sein des Français d'horizons divers qui viennent de la gauche qui viennent de la droite qui n'aient pas eu d'étiquette politique Marine Le Pen est la seule à pouvoir rassembler les Français les patriotes sincères alors vous savez là vous avez pléthore de candidats putatifs qui veulent se lancer qui veulent se faire mousser certains veulent vendre un peu plus de livres mais aujourd'hui la présidentielle c'est une affaire sérieuse c'est une affaire sérieuse être candidat à la présidentielle ça ne s'improvise pas il faut un parcours initiatique il faut du courage il faut de la résilience il faut un projet il faut des idées Marine Le Pen a tout ça Marine Le Pen a montré ces dernières années qu'elle avait eu raison dans bien des domaines donc aujourd'hui la candidate qui a eu raison doit accéder au pouvoir pour sortir la France de l'ornière

21:46
Présentateur

Julien Audou le porte-parole du Rassemblement National dans le Grand Entretien merci d'avoir été avec nous sur France Inter Merci à vous France Inter

Afghanistan : "Les terroristes profitent des autoroutes migratoires", estime le RN Julien Odoul — Julien Odoul · Pourquijevote