Jadot : "Mettons le paquet sur la rénovation"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous savez, il faut changer structurellement les choses, sinon les crises se rendent de plus en plus loin.
Pour changer structurellement les choses, quand vous voyez qu'hier, ils proposent 1000 euros supplémentaires pour tous ceux qui accepteront de changer leur chaudière, pour avoir une chaudière justement qui ne consomme plus du fuel ou autant, est-ce que ça c'est une mesure que vous saluez ?
Vous voyez bien que c'est toujours de manière conjoncturelle. Jamais un gouvernement comme celui-là n'a jamais autant aidé par exemple les chaudières gaz. Jamais autant aidé les chaudières gaz dont il faut absolument se passer par solidarité sur la guerre en Ukraine, mais surtout pour le dérèglement climatique. Donc les pompes à chaleur, ils découvrent les pompes à chaleur, alors que c'est évidemment un moyen pour se chauffer pas cher.
Mais il y a du concret aussi, quand Jean Castex demande à tous les bâtiments publics de baisser d'un degré leur chauffage.
C'est toujours à un moment donné, on n'a rien fait. Non, ça peut être fait. On n'a rien fait et on demande aux Françaises et aux Français de faire des efforts. On peut baisser le chauffage, mais ça fait un quinquennat qu'on n'a pas investi sur l'isolation des bâtiments publics, sur l'isolation des logements. Écoutez, vous avez vu les dernières statistiques. On est dans la politique du chiffre. Ils vantent 800 000, 900 000 prêts de rénov', il y a 2500 rénovations globales, c'est-à-dire des choses sérieuses.
Moi, ce que je demande au gouvernement, et c'est le plan que nous portons, nous écologistes, c'est de mettre tous les acteurs du bâtiment autour de la table, depuis les plus grands groupes jusqu'aux artisans, avec et de prioriser tous les travaux dans le bâtiment de rénovation, sur les bâtiments qui sont les plus énergivores, bâtiments publics évidemment, chauffés au gaz, sur les logements des Françaises et des Français, où les Françaises et les Français souffrent le plus. On a 12 millions de Français qui sont en précarité énergétique, qui n'arrivent pas à bien se chauffer cet hiver.
Eh bien, mettons le paquet, c'est bon pour le pouvoir d'achat, c'est bon pour l'emploi dans notre pays, et on pourra se débarrasser plus vite du gaz russe et lutter contre le dérèglement climatique.
Yannick Jadot