Face à Philippe de Villiers (Émission du 01/05/2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Invité politiqueFait
« Bien sûr, nous sommes cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui ressemble au bourré, terroir, beret, baguette, bou, tout ce qui est en quelque sorte franchouillard ou qui ressemble nous est étranger, voir dieu. »
- 2:54Invité politiqueFait
« Je tiens à vous dire que le service public n'est pas là pour représenter ce que ce qu'est la France, mais ce qu'elle doit être la France telle qu'on voudrait qu'elle fut. »
- 4:20Invité politiqueFait
« Il explique comment installer la liberté d'expression dans la société de surveillance. »
- 5:03Invité politiqueFait
« Nous, les gens de gauche, on a lâché le peuple. Quand les gens nous disaient ce qu'ils voyaient, on leur disait qu'ils se trompaient. Lorsqu'ils insistaient, on leur disait que c'était des imbéciles. Et lorsqu'ils insistaient encore davantage, on leur disait que c'était des salots. »
- 5:46Invité politiqueFait
« La désinformation, le problème majeur de notre temps, la liberté d'expression n'est pas un absolu. »
- 12:04Invité politiqueFait
« Au nom du principe de fraternité qu'ils ont dégotté dans le préambule de la Constitution, les juges constitutionnels ont décidé que le délit d'aide au séjour irrégulier n'était plus un délit. »
- 12:45Invité politiqueFait
« Ils ont établi l'aide juridictionnelle gratuite pour les clandestins. Ça veut dire que vous contribuable, moi contribuable, nous payons les avocats gratuits pour les clandestins. »
- 14:54Invité politiqueFait
« Le pacte asile immigration, le pacte asile migration qui a été voté par le Parlement européen et par la Commission de Bruxelles, décidé par la Commission de Bruxelles s'applique là. »
- 38:59Invité politiqueFait
« C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'on a une réunion physique de la bombe atomique et du terrorisme. »
- 41:54Invité politiqueFait
« L'enrichissement de l'uranium jusqu'à 60 % dans les caves iraniennes. Or, il paraît que pour aller de 60 % à 100 % d'Xit Pierre Lelouche qui est un grand spécialiste, ça va très vite. C'est une question de semaine. »
- 48:27Invité politiqueFait
« La France est méconnaissable. »
- 50:38Invité politiqueFait
« La dénatalité galopante du kide qui conduit à au monde auto genré et à l'homme auto-engendré. »
- 52:48Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, 40 % bientôt 50 % des chrétiens se font incinérer. »
Temps de parole
- Philippe de Villiers100 %
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Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour les meilleurs moments de face à Philippe Devilier pour m'accompagner ce vendredi. Bien sûr, mon acolyte chaque vendredi, Geoffroie Le jeûne. Le siège est vide car c'est le 1er mai et Philippe Devilier [raclement de gorge] a décidé et bien que c'était un un jour chamé. C'est ça. La fête du travail sans travail. La fête du travail sans travail. Mais ce qui est passionnant avec cette émission, c'est que au regard de ce qu'il a pu dire, des alertes qu'il a pu émettre tout au long de la saison de cette année, et bien euh ces déclarations retrouvent ou trouvent un écho dans l'actualité brûlante.
Et tout au long de notre émission, nous allerons venir sur des actualités de la semaine et et finalement qui correspondent à ce que vous pouvez dire ou analyser Philippe Devilier ces derniers mois. Et on va commencer avec l'actualité politique du début de semaine, le vote pour la publication du rapport sur l'audiovisuel public. Ça s'est passé lundi que le système médiatique et politique a voulu enterrer. Une commission, je le rappelle, enfanté il y a 9 mois par un scandale que là aussi euh le monde médiatique et politique a voulu étouffer. Ce café entre dirigeant du Parti socialiste et deux journalistes phare présents sur France interre.
Euh c'est euh bien sûr Patrick Cohen et Thomas le Grand avec cette phrase qui entrera peut-être dans l'histoire des médias. Le journaliste de Libération assure ou rassure les éléphants socialistes. Nous nous on fait ce qu'il faut pour Dat Patrick Cohen et moi. Euh on est en septembre donc c'était il y a 9 mois et on posait la question à Philippe Devil est-ce que cette séquence est un tournant et il préférait prendre de la hauteur et nous parler du système justement. Je vais vous faire un petit voyage. Tout commence pour moi en 1983. C'est là je comprends ce qui est en train de se passer. En 1983, il y a un nouveau journal qui sort qui s'appelle Globe.
Tout le monde parle de ce journal comme d'un événement majeur dans la vie intellectuelle du pays. Ce journal est publié par Bernard Lévi et Pierre Berger. Et à la une, il y a l'éditorial. Et l'éditorial dit ceci signé par Pierre Berger et Bernardin Henry Lévi. Bien sûr, nous sommes cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui ressemble au bourré, terroir, beret, baguette, bou, tout ce qui est en quelque sorte franchouillard ou qui ressemble nous est étranger, voir dieu. Et un peu plus tard, Bernard Henry Levi ajoutera, je crois que c'est dans l'idéologie française, la France est le mal absolu, le ventre fécond qui enfente la bête immonde. Voilà d'où on est parti.
Donc à partir de cet instant, la droite avait mauvaise haleine, il fallait qu'elle se taise. 20 ans après, 40 ans après même, on a Delphine Ernote qui lorsqu'elle prend ses fonctions, on l'a oublié mais je tiens à le rappeler parce que tout est dans cette phrase. Elle dit, je tiens à vous dire au monde, elle dit ça ses amis, je tiens à vous dire que le service public n'est pas là pour représenter ce que ce qu'est la France, mais ce qu'elle doit être la France telle qu'on voudrait qu'elle fut. Et donc, nous sommes pas là, nous les journalistes, pour dire les choses telles qu'elles sont, mais les choses telles qu'elles devraient être, diversité et cetera. Vous voyez tout ce qu'il y a derrière.
Et quand on voit que monsieur Pigas est invité, sans qu'on lui pose la question de savoir s'il y a des liens avec les groupes de presse et le service public en l'occurrence, ça veut dire qu'en fait on est passé du service public au service clanique. étape nouvelle qui est passée inaperçu, c'est la fameuse déclaration dans les deux pages du monde, l'observateur et romano de la gauche radicale de monsieur Rosan Valallon, le philosophe sociologue, le penseur de ce que Paul Very appelait les professions délirantes. Et là, il explique comment installer la liberté d'expression dans la société de surveillance.
Et pour concilier les deux, la société de surveillance et la liberté d'expression, il fait appel à des notions en critiquant le populisme. Il fait appel à des notions qui rappellent qui m'ont rappelé à moi euh la classification de Anna Harent sur la manière d'intimider la dissidence. D'abord, il y a la démonologie, vous êtes un démon. Ensuite, il y a la négation du réel. Vous êtes un déviant. Ensuite, il y a la stigmatisation judiciaire. Vous êtes un délinquant. Mais en fait, cette doctrine revisitée cache une panique qu'on sent là dans la bande. C'est quoi cette panique ? Il faut arrêter d' Il faut faire ceci, il faut faire cela. C'est la mer monte.
Il faut il faut des digues partout et cetera. Cette panique, elle a été parfaitement caractérisée par Arian Mouchkin, je sais pas si vous vous souvenez, qui avait déclaré ceci : "Nous, les gens de gauche, on a lâché le peuple. Quand les gens nous disaient ce qu'ils voyaient, on leur disait qu'ils se trompaient. Lorsqu'ils insistaient, on leur disait que c'était des imbéciles. Et lorsqu'ils insistaient encore davantage, on leur disait que c'était des salots. Salot de pauvre comme dans le film d'Outant Lara, la traversée de Paris. Salot de pauvre. Voilà où on est la gauche.
Et en fait, derrière cette doctrine orwellienne, il y a l'idée désespérée de sanctifier, de sanctuariser le grand récit mondialiste diversitaire. C'est ça leur idée. C'est ça l'idée de ces public.
Et et c'est ce qu'a dit Varleen quand elle est allée à Davos en disant "La désinformation, le problème majeur de notre temps, la liberté d'expression n'est pas un absolu." Et elle vient de dire la semaine dernière dans son discours sur l'état de l'Union, comme diraient le présidents américain, elle vient de dire "On va créer un centre de réflexion et de protection un centre sur la liberté d'expression, un centre européen sur la liberté d'expression pour protéger la liberté d'expression." Vous avez compris ce que ça veut dire en fait. Ça veut dire qu'on va écarter ceux qui pensent pas comme nous. Voilà.
Et donc tout ça en fait je crois ça me rappelle une conversation 23 décembre le 23 septembre 1993 chez moi avec Alexandre Solitin il m'avait dit à un moment donné j'avais pas compris sur le couple après j'ai réfléchi. Il me dit "Vous verrez chez vous comme chez nous un jour bientôt arrivera le moment où le système STO raconte.
Le système s'auto raconte et à ce moment-là le traducteur Nikita Struve qui était son éditeur un homme délicieux ajoute et à ce moment-là on passera de la société de surveillance à la société de l'autosurveillance c'est-à-dire le journaliste s'autosurveille l'homme politique s'autosurveille le prof s'autosurveille tout le monde s'autosurveille on ne dit plus rien et on ne pense plus rien. Et 9 mois plus tard, le rapport sera donc publié lundi, mais dans le contexte qu'on connaît, ce naufrage donc dans les 9 mois qui ont suivi d'un d'un système système qui a pu découvrir et et vivre vraiment en son cœur Philippe Devilier, je crois.
L'avantage de des archives de Philippe Deviler quand elles ont 9 mois, c'est qu'elles ont moins vieilli que celles qui ont 20 ans et qui elles-mêmes n'ont pas beaucoup vieilli.
que ça c'est toujours pertinent 9 mois après et en effet c'est annonciateur le système [grognement] s'auto raconte ce qu'il vient d'expliquer à l'instant c'est annonciateur de la séquence qu'on a vécu où en fait quand le système ne peut plus s'autoaconter parce que quelqu'un Charles Lonc vient le raconter ou en tout cas le décrypter et vient mettre en fait le grain de sable dans la machine le système devient fou là les les 9 mois de commission qu'on vient de vivre les mois de commission qu'on vient de vivre ont été absolument incroyables jusqu'à ce weekend complètement dingue le weekend dernier où il y a les extraits qui fuitent dans la presse qui sont partiellement faux et puis ensuite le la pression pour ne pas voter le rapport et à la fin cette vérité qui va jaillir bientôt.
On va avoir bientôt ce rapport entre les mains et on aura la vérité sur l'information en France. Autre sujet au cœur de l'actualité cette semaine est devenu d'ailleurs la troisième priorité des Français à l'approche des présidentiels, c'est la question migratoire. Mais pour proposer une nouvelle politique en matière d'immigration, que faire ? Agiter le chiffon rouge de de l'état de droit. C'est souvent ce qui est fait par ceux qui ne voudraient pas et pourtant à la demande des Français proposer une politique migratoire bien plus ferme. Qu'est-ce que l'état de droit ?
Et d'ailleurs encore une fois dans l'actualité puisque sur un autre sujet et notamment sur le 1er mai, j'ai entendu Sophie Binet au nom de l'état de droit dire qu'il ne fallait pas toucher au fameux 1er mai et ne pas laisser les boulangers travailler aujourd'hui. Philippe Deviler à la question qu'est-ce que l'état de droit ? Écoutez sa réponse. En fait, l'état de droit, le faux état de droit, euh il est aux mains d'une cleptocratie. qui est une oligarchie juridique, idéologique et technocratique et qui fait passer pour l'état de droit ce qui n'est pas l'état de droit. Et je vous expliquer pourquoi.
L'état de droit digne de ce nom, c'est quand on assure, quand on rétablit ce qui est une urgence constitutionnel, le double primat, le primat de la souveraineté populaire sur la République des juges et le primat de la souveraineté nationale sur la République des commissaires, les nouveaux souverains. Aujourd'hui, nous sommes devant une gigantesque manipulation qui est inspirée par, vous savez, la recommandation de Camille Desmoulin qui disait "Les tyran malhabiles usent des bayonnettes, les tyrans habiles usent de la loi." Et là, en fait, ils ont que le mot loi à la bouche. Les chentres de l'état de droit montent sur le point haut et nous propose l'état de droit divin.
J'emprunte la formule à notre ami Mathieu Bocoté, toujours aussi brillant, l'état de droit divin. Alors, le primat de la souveraineté populaire sur la République des juges, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait les juges ne jugent plus au nom du peuple. Il ne juge plus au nom de la sécurité. Il ne juge plus au nom de la nation. Il ne juge plus au nom de la matrice anthropologique qui s'inspire des lois immémoriales et des lois naturelles qu'on ne peut pas transgresser.
Les juges aujourd'hui, ils jugent au nom d'un corpus idéologique, au nom des minorités, au nom d'une extension indéfinie des droits individuels comme l'a très bien vu Marcel Gaucher et qui finissent par se retourner contre l'idée de la citoyenneté. Et c'est bien là le problème, c'est qu'en fait le juge constitutionnel par exemple est en train d'abolir le principe même de la citoyenneté. Je vais vous donner trois illustrations. La première, c'est incroyable ce que je vais vous raconter mais c'est vrai. Au nom du principe de fraternité qu'ils ont dégotté dans le préambule de la Constitution, les juges constitutionnels ont décidé que le délit d'aide au séjour irrégulier n'était plus un délit.
Et donc il est désormais légal d'aider un immigré irrégulier. C'est légal. Et comme par ailleurs le délit de séjour réguli alors il y a plus de moyen de lutter contre l'immigration illégale et c'est le juge constitutionnel. Deuxième exemple qui est tout aussi fort, ils ont établi l'aide juridictionnelle gratuite pour les clandestins. Ça veut dire que vous contribuable, moi contribuable, nous payons les avocats gratuits pour les clandestins pour leur permettre de se retourner contre l'État alors qu'ils sont dans des situations irrégulières. Mais on est dans la neff.
Regardez le tableau de Jérôme Bosch et vous comprendrez ce qui est'est devenu le Conseil constitutionnel et l'Assemblée d'ailleurs qui fait la loi. On est dans la neuf des fous. Et 3è exemple, c'est le plus frappant. Le 6 mai 1900 euh 2024, le président du Conseil constitutionnel, à l'époque Laurent Fabus a expliqué que toute référence à la préférence nationale devait être [raclement de gorge] bannie et il a introduit l'idée de la préférence étrangère. C'est-à-dire l'absence euh définitive pour l'avenir de toute différence de statut entre le national et l'étranger. Il n'y a plus de différence de statut entre le national et l'étranger.
C'est trois euh illustrations dont je viens de vous parler. L'une est faite au nom du principe de la fraternité, la deuxième est faite au nom du principe de l'égalité et la troisième est faite au nom du principe de la non discrimination. Donc au nom du principe de la non discrimination, on peut pas distinguer la France et le reste du monde. Donc si le reste du monde vient chez nous, on ne peut pas mettre une barrière quelconque. Voilà pour le premier prima, le primat de la souveraineté populaire sur les juges. La justice juge au nom du peuple. Et bien aujourd'hui, elle ne juge plus au nom du peuple.
Et le deuxième primat, c'est le primat de la souveraineté nationale sur le la République des commissaires, les nouveaux souverains. Je vais vous donner un exemple, même deux. On peut plus aujourd'hui euh choisir qui on accueille, qui on accueille pas. Je l'ai dit la semaine dernière, je le répète ici mais d'une autre manière. Le pacte asile immigration, le pacte asile migration qui a été voté par le Parlement européen et par la Commission de Bruxelles, décidé par la Commission de Bruxelles s'applique là. Ça y est, ça y est. Et donc il y a 30000 demandeurs d'asile qui vont arriver qui vont être répartis dans toute l'Europe.
Et si jamais la France s'y opposait, elle devrait payer euh 20000 € par refus, par [raclement de gorge] migrant. Vous m'avez bien entendu. Est-ce qu'on est encore souverain ? Qui ose nous dire qu'on est encore souverain ? Mais c'est pire. Là, ils sont en train de soumettre au Parlement européen un un document qui était en fait un règlement qui va être d'application directe en Europe pour la question de la directive retour, c'est-à-dire en fait les délais de rétention et cetera. On n'est plus souverain là non plus. C'est l'Union européenne, la Commission de Bruxelles qui détermine et petite parenthèse, les LR ont voté pour ou vont voter pour. Ils soutiennent ce projet.
J'ai lu un un tweet de Marine Le Pen sur ce sujet qui dit "Les LR vont voter pour" et elle s'oppose évidemment à ce à cette à cette folie. Alors en fait euh bah on est plus souverain. Il y a plus la souveraineté populaire par rapport au juges, il y a plus la souveraineté nationale par rapport au commissaire. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait la potestas est partie à Bruxelles et l'utoritas est parti au prêtoir. Qu'est-ce que l'état de droit ? Après ce grand détour, je réponds à votre question. L'état de droit, c'est premièrement la séparation des pouvoirs.
Elle n'existe plus puisqu'on a vu avec l'affaire Marine Le Pen et l'affaire Sarkozy que le la l'autorité judiciaire est devenue le premier pouvoir. Donc il y a plus de séparation du pouvoir et a un pouvoir et deux pouvoirs soumis. Deuxièmement, la l'état de droit, c'est la présomption d'innocence, donc le double degré de juridiction et cetera. Vous voyez bien qu'avec l'exécution provisoire, c'est fini. Troisièmement, l'état de droit, c'est le droit prescriptive pour les citoyens d'aller chercher dans les siècles [raclement de gorge] passés les mélodies manquantes. Là aussi, on nous l'interdit puisqu'on nous interdit notre passé sacré.
On a cette formule qui est l'état de droit et vous avez l'impression que vous ne pouvez plus toucher à rien lorsqu'on vous répond état de droit. Et il faut rappeler d'ailleurs que le à l'époque Philippe Devilier avait proposé une pétition sur la question migratoire pour un référendum sur l'immigration qui avait recueilli 2 millions de de signataires. Je crois je peux vous raconter cette histoire parce que je je la connais bien, elle est un peu née d'ailleurs autour de cette émission. C'est Philippe Deviller qui travaillait l'été dernier à son livre Populicide, celui qui est sorti en septembre ou en octobre cette année.
Et et en discutant une fois que l'émission était terminée et en parlant de ce livre qui allait sortir à la rentrée, il me dit "Je pense que l'immigration est le sujet central. Il est en train de travailler là-dessus et que ce sera le sujet de la prochaine élection présidentielle. Je voudrais réveiller les consciences, comment faire et cetera. et euh et il a cette idée de lancer une pétition qui en effet euh sera alors évidemment caricaturée, condamnée par tous les médias et euh et c'était c'était prévisible mais qui touchera à presque 2 millions de français 1lion 900000 et quelques.
Euh ce qui veut dire queen effet dès que vous en parlez, dès que vous réveillez un peu le sujet, euh vous vous rendez compte que ça touche vraiment beaucoup de de français et que ça sera sans doute un des sujets centrô de l'élection présidentielle et moi j'adore la formule de Mathieu Bcoté que Philippe cite dans l'extrait qu'on vient de voir l'état de droit divin. fera pas beaucoup mieux pour pour décrypter pour décrire cet état de droit aujourd'hui. L'état de droit divin et je le disais, c'était au cœur de l'actualité cette semaine puisque une nouvelle fois la question migratoire est devenue la troisème priorité préoccupation des des Français à un an de l'élection présidentielle.
Autre sujet brûlant d'actualité, c'est évidemment euh toutes les questions économiques et notre industrie avec la guerre en Iran, l'explosion des prix des carburants mais aussi euh des matières euh premières, la désindustrialisation de la France et et de l'Europe euh et une faille béante dans pour retrouver une souveraineté française. L'Europe industrielle face à un défi existentiel. Voilà le le thème qu'on avait abordé à l'époque, on était en en octobre dernier. Écoutez Philippe Devilier, moi j'ai vécu le moment de bascule, le moment où l'Europe s'est définie comme un marché, un lieu d'échange ouvert à tous les vents.
Et je disais aux européistes, aux eurofédéralistes, un jour ça se retournera contre vous. Ça y est, on y est. Vous allez comprendre ce que je veux dire. Là, on a deux mouvements successifs que le Figaro et le monde ont appelé le rouleau compresseur le deuxème choc. Alors, on a eu la capitulation estivale de la l'impératrice de la norme Vanerleyenne sur le parcours de golf où elle s'est pris un club dans la gueule avec Trump et avec un triple choc. Premièrement, un choc tarifaire de 26 % c'estàd 15 % de Dard One plus 11 % d'évaluation du dollar. Vous imaginez le petit patron de PME qui exporte aux États-Unis ? 26 % de choc tarifaire.
Deuxièmement, deuxième choc, la dépendance énergétique puisque Trump a obligé l'impératrice euh à acheter 750 milliards de dollars de gaz de siste Texan. Et enfin la dépendance industrielle puisque il a fallu accepter la promesse, l'engagement d'investir 600 milliards aux États-Unis. Et j'ai regardé l'attitude des grandes entreprises françaises. Qu'est-ce qu'elles ont fait ? Je je cite LVMH, Stellantis ou les entreprises européennes, l'air liquide et cetera. Qu'est-ce qu'elles ont fait ? Elles se sont implanté aux États-Unis. Elles ont pris la décision de s'implanter aux États-Unis. Donc en fait, on est en train de perdre de l'emploi et de la compétence. Ça c'est pour l'été.
Et puis à l'automne, qu'est-ce qu'on découvre ? Qu'en réalité qu'on est ouvert à tous les vents, ben c'est la Chine qui arrive. Euh on appelle ça le deuxième choc chinois. Le premier choc chinois c'était après l'entrée de la Chine dans l'OMC. La Chine a attiré nos industries de main-œuvre par les délocalisations. Le deuxième choc chinois, c'est plus les industries de maœuvre, ce sont les secteurs d'innovation, c'est-à-dire l'intelligence artificielle, les véhicules électriques, euh la transition énergétique, [rires] tout ça, ça vient de Chine. Et petit à petit, c'est tout notre tissu industriel qui est aspiré par la Chine. Mais ce qui est intéressant, c'est la réponse de l'Europe.
l'institut Jacques de l'Orp, c'est vraiment là où se développe la pensée européenne eurofédéraliste. Qu'est-ce qui vous savez ce qu'ils ont dit ? C'est extraordinaire. C'est pas si inaperçu. Ils ont dit voilà il faut faire des John Venture à l'envers. J'explique, il faut implanter en en France des entreprises chinoises et après quand elles seront implantées, on va les supplier pour que elles acceptent de faire avec nous des transferts de technologie. Ça vous rappelle rien ? Ah si, ça rappelle exactement ce que faisaient les entreprises françaises dans les années 7080 avec la Chine.
C'està-dire qu'on allait là-bas à condition de faire des entreprises communes avec les Chinois pour que les Chinois puissent nous pomper, nous inspirer nos savoir-faire. Voilà. Sauf que là, c'est à l'envers. Donc on est dans une situation de suggestion. Et pourquoi tout ça ? pour deux raisons successives. Premièrement, on a euh jouer la carte du libre échangisme mondialiste en mettant fin au marché commun en 1992. Marché commun, c'est une communauté de producteurs et de consommateurs avec un tarif extérieur commun. Et aujourd'hui, tout le monde le regrette puisque vous savez de quoi il parle à Bruxelles ?
De la préférence européenne, celle qu'on a bazardé en 1992 au moment du traité de Mastrich. Et puis deuxièmement, le pacte vert. Et ça c'est c'est c'est à l'ONU Trump qui nous a rappelé ça disant avec votre pacte vert, vous êtes en train de décarboner pour le monde entier. Le monde entier vous regarde et se marre et pendant ce temps-là, les Chinois arrivent et ils vous vendent les éoliennes et les panneaux solaires. Non mais c'est c'est une faillite totale. Mais qui peut encore se dire européiste en France aujourd'hui s'il tient à à la richesse et la prospérité de notre pays ? Qui peut ? On est devant un problème religieux.
Est-ce que c'est une question de dogmatisme ou une question politique ? Il se posait la question en octobre qui peut se dire au propiste. Il y en a un, il est au sommet de l'État, il s'appelle Emmanuel Macron. C'est drôle parce que d'ailleurs cette saison, il y a beaucoup de gens qui nous regardent qui m'ont fait remarquer ça. Il y a une évolution de Philippe Deviler sur la question européenne. Il a pas changé vraiment d'idée. Par contre, il est devenu plus offensif sur le sujet.
C'est-à-dire que euh pendant qu'il est qu'il faisait de la politique il y a des années et puis même le début de son activité de de chroniqueur sur ces news, il disait il était critique de l'Union européenne, il était même très critique de l'Union européenne sans spécialement demander grand-chose et maintenant il dit il faut qu'on arrête, faut sortir de cela et cetera. Euh il est il est devenu beaucoup plus critique, beaucoup plus offensif et et évidemment vous avez raison, on a on a le le peut-être le le chef d'état le plus européiste qu'on a jamais eu à la tête de la France au moment où l'Europe va le plus mal. Donc ça devient problématique.
Et justement parlons de euh toujours d'industrie et cette fois-ci d'industrie automobile. Et dès le mois d'octobre, Philippe Devilier alerté sur notre industrie automobile et la menace qui pesait sur cette dernière la fermeture de la production de l'usine historique de Stellantis à à Poissie 8 mois plus tard. Donnerait-elle raison à Philippe Deviler ? Écoutons sa réaction. Avec le Mercosur, l'Union européenne est en train de sacrifier l'agriculture européenne et en particulier l'agriculture française. Il restera plus rien. Pourquoi ? Parce que les élites mondialisées ont décidé de de déléguer notre alimentation au marché mondial. Serait trop long à développer mais je suis prêt à le faire.
Deuxièmement, avec l'écologie initive, on a sacrifié notre industrie, notre énergie, l'industrie nucléaire. en fermant les réacteurs. Troisièmement, avec le plan de défense de madame Van Darleyen, faudra qu'on en parle, on est en train de sacrifier notre outil de défense puisqu'on est les seuls à avoir une industrie de défense autonome en Europe. Et là maintenant euh avec le pacte vert, on est en train de sacrifier notre industrie automobile. Il faut savoir que c'est les catombes en Allemagne, 50000 emploisés supprimés. C'est les cas tombes en France, elle est à venir avec nos 3500 entreprises et 350000 emplois. Et qu'est-ce qui est en train de se passer ? Le grand emplacement.
Bientôt, on sera tous en voiture chinoise. Puisque en fait les Chinois sont en train de pénétrer notre marché. Ils ont des 15 ans d'avance selon monsieur Dragy. 15 ans d'avance. Ils ont des technologies très en avance, ils ont euh euh et ils ont des véhicules qui sont pas chers et qui sont hautement polluant. Et donc par rapport à la décarbonation, c'est une absurdité.
Et ce que dit bien Luc Châtel, président de la plateforme autonomique, qui connaît bien son sujet, il ose dire, il ose dire, il a utilise cette expression "La France a choisi de tirer contre son camp." C'est-à-dire que l'Allemagne en ce moment est en train de tirer la sonnette d'alarme auprès de Vanderleyen, l'impératrice de la norme. Et qu'est-ce que fait Macron lui avec l'Espagnol socialiste sans chaise ? Il dit "Non, non, faut continuer, faut continuer." Donc en fait Macron quand il partira, il aura fini de tout tuer, y compris l'industrie automobile, un fleurs. Vous vous rendez compte ?
Moi quand j'étais petit que je voyais passer une Dauphine ou une Shiva 4, j'étais fier d'être français. Et là, c'est fini. Il y a quelques semaines, 3 semaines, vous aviez Sébastien Lecornu sur le perron de l'hôtel de Matignon expliquer qu'il fallait accélérer le processus du de la voiture électrique. Et encore une fois, ces derniers jours, on a rappelé à quel point aujourd'hui le marché chinois était bien plus important que le marché français sur l'automobile électrique notamment. L'intérêt, je pense, de ces émissions de de best of de Philippe Devillet qu'on fait, c'est que on voit se dessiner un comment dire un programme pour les débats qu'il faut avoir pendant l'élection présidentielle.
Quand vous voyez bout à bout toutes les archives que que qu'on empile et que on réécoute, euh vous vous dites finalement sur l'industrie, sur l'automobile en effet, sur l'énergie parce qu'on a beaucoup parlé d'énergie cette saison, sur l'Europe, sur les questions d'immigration, sur les questions de civilisation, à la fin vous avez un peu envie que la campagne présidentielle ressemble à un sommaire de face à minut [rires] de Viller. Comme ça, vous au moins on parlera tout. Ce qu'il faudrait faire un jour, c'est parce que vous parlez d'archives, faire les meilleurs moments de face à Philippe Devilier, mais non pas de cette émission, mais des débats qu'il a pu avoir entre 90 et et 2000 et 2010.
Pourquoi pas ? Sincèrement, quand vous le faites à chaque fois dans l'émission, oui, mais là, c'est vraiment en longueur d'aller sur les débats les plus les plus impressionnants avec Jacquel Lang, avec Alain Jupé, avec Con Bendit, avec Valéri Giscardestin, faire une spéciale François Baou faire une spéciale archive spéciale archive, on va réfléchir à cela. Euh il souhaitait dans dans la séquence qu'on vient de passer, il disait euh il y a l'industrie automobile, mais on est aussi en train de tuer notre agriculture.
Et encore une fois, ça fait écho à l'actualité brûlante puisque il souhaitait et souvent il a alerté sur la question du Mercossour, cet accord de libre échange entre l'Europe et les pays d'Amérique latine venant créer l'une des plus grandes zones de libre échange au monde et menaçant bien sûr l'agriculture française. Et bien aujourd'hui est entré en vigueur le traité du Mercosour. Écoutez Philippe Deviler sur le Mercosour est un drame pour l'économie française et surtout pour l'agriculture française. Il est incohérent pour la France, pas pour l'Allemagne qui a des voitures à vendre.
Il est incohérent pour la France parce que on demande à nos paysans de faire des efforts considérables au point d'abattre leur vache. Euh, on leur demande de faire des efforts considérables alors que dans le même temps, en matière de sécurité sanitaire s'entend, alors que dans le même temps, la viande argentine, elle n'est soumise à aucune règle. viande aux hormones, la volaille, les activateurs de croissance, le maïs, les substances euh chimique. Aucune traçabilité, aucune traçabilité, ils en sont incapables. Donc voilà, une incohérence totale. On peut pas demander à nos paysans, [raclement de gorge] à nous ce qu'on ne peut pas demander aux autres, à ceux qui vont nous enveillir.
Euh petite parenthèse, juste avant de d'arriver à ces news, j'ai euh découvert que il y avait une exigence européenne pour l'année prochaine 2027 faire entrer l'Ukraine dans l'Union européenne. Alors là, c'est là c'est la totale là. Il manquait plus que ça. Ouais. C'estàd qu'en fait on se sert de nos paysans comme une monnaie d'échange tant qu'il y a du liquide. Deuxièmement, c'est un accord le mercur, c'est un accord déséquilibré. Je vous donner un exemple. Une ferme française en moyenne est de 69 hectares. Une ferme au mat, j'ai regarder 500000 hectares.
Donc il y a il y a un ami paysan, il s'appelle Nicolas, je salue d'ailleurs, il il m'a il m'a envoyé un message tout à l'heure pour me dire euh le nous on vend le le kilo à de 2 € non euh le comment dirais-je le l'argentin ça lui revient à 2,5 € alors que nous il faut qu'on fasse au moins 6 € pour commencer à gagner de l'argent. Donc c'est pas jouable. Pourquoi ? Parce qu'il y a un déséquilibre complet des prix de revient évidemment parce que c'est pas du tout nous on n pas les Latifundia de de l'Argentine ou du ou du Brésil. Et puis euh il y a autre chose, c'est qu'en fait madame Vanerleyenne, elle est allemande. C'est la commission qui négocie.
et la commission, elle a négocié pour l'Allemagne. Et l'Allemagne, elle a la chimie, elle a l'industrie automobile et cetera. Et donc pour l'Allemagne, peut-être que le Mercosour c'est rentable, mais certainement pas pour la France. Euh là, on est devant un cas de figure extraordinaire qui nous invitent à réfléchir. Je sais pas si vous sou vous souvenez pas, vous étiez trop jeune. Le la chaise vide. Un jour, le général de Gaulle dit à son ministre de l'agriculture où si j'ai pu à Bruxelles pourquoi ? Parce que il y avait une mesure agricole qui était prise contre nous, je sais plus laquelle. Et donc à l'époque, il y avait le droit de véu qui était encore dans le le traité de Rome.
Le droit de véu, c'est qu'un pays qui considérait qu'il y avait un intérêt vital en l'occurrence l'agriculture, il pouvait lever la main et dire non, je vote pas. Et à ce moment-là, c'était l'unanimité. s'il y avait le droit de véau de la France et tout a été bloqué et la France a repris sa place et après il y a eu ce qu'on a appelé le compromis du Luxembourg, c'est-à-dire le droit de véau. Or aujourd'hui il y a plus le droit de véau. Il y a plus le droit de véau. Voilà, nous sommes dans un super état fédéral où la France ne peut que supplier euh supplier ses partenaires, aller les voir, faire la salle pour leur dire "De grâce, non posumous, aidez-nous." Voilà, on en est là.
euh aujourd'hui et donc en fait le Mercosour sera adopté bientôt c'est l'Inde et donc ça veut dire qu'il y a un nouveau modèle. Tout à l'heure euh le président de la SNSEA a posé une question juste. Il a dit "Nous, on veut savoir quelle est la vision française de l'agriculture." Ça, c'est une vraie question, la question politique. Quelle vision avez-vous de l'agriculture française ? Est-ce que on a la vision d'un pays souverain ? Alors dans ce cas-là, [raclement de gorge] il faut protéger nos agriculteurs avec des droits de douane et imposer un label viande française par exemple. Bon ben pour ça, il faut quitter l'Europe. Voilà.
Et l'Europe là donner de l'argent aux agriculteurs mais de moins en moins aujourd'hui la contribution nette de la France, les Français savent pas. Elle est de entre 10 et 15 milliards d'euros net entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit. Donc il est temps de partir. Je sais qu'en disant cela, j'étonne dans beaucoup de chaumières mais une fois de plus en avance. Et il faut rappeler que demain, il y a une grande manifestation mobilisation des pêcheurs euh mais également d'agriculteurs.
Je crois que Christian Couvert, l'ancien secrétaire euh de la coordination rurale, euh responsable de la coordination rurale sera présente demain à Paris du côté des invalides pour lutter justement contre ce qui arrive au à toute l'artisanat français. Quand vous regardez le fil rouge de toutes les émissions qu'on a faites cette année, en fait, la souffrance des agriculteurs des avec le Mercossur notamment et maintenant des pêcheurs et cetera, elle est en filigrane de toutes nos discussions. Donc évidemment, il était normal et compréhensible de les retrouver demain à Paris.
En effet euh la guerre en Iran euh et c'est aussi du fait de la l'explosion des prix du carburant, les difficultés euh les les engrais bien sûr, mais surtout pour les pêcheurs finalement les aides qui sont au compte de goûte qui ne permettent pas au pêcheurs de de voir l'avenir sereinement. D'où cette mobilisation demain. Pourquoi on va parler de la guerre en Iran ? au 63e jour aujourd'hui et Philippe Devilier fait partie de ces quelques éditorialistes spécialistes qui ont émis des grandes réserves au tout début du conflit.
Quand je dis réserve, c'est aussi par prudence en se référant à l'histoire en disant les une guerre, on sait comment elle commence, on sait rarement comment elle se termine. Je voulais revenir sur sa première intervention dans cette émission. Donc nous sommes le 6 mars, c'est une semaine après le le début de l'intervention militaire américaine et israélienne. Et il revenait sur les buts de guerre parce que 60 jours plus tard, c'est toujours difficile de comprendre quels sont les buts de guerre, non pas pour Israël, mais peut-être pour les États-Unis. Écoutez Philippe Devilier.
En fait, faut d'abord parler d'Israël parce que il y a les buts de guerre de Trump, il y a les buts de guerre d'Israël. Les buts de guerre d'Israël, ils sont très simples. Il y en a deux. C'est échapper à la menace existentielle une fois pour toutes euh pour ne plus vivre sous les bombes, ne plus euh passer une partie de son temps dans les abris, y compris pour les mariages. Donc vivre en paix. Et puis le deuxième but de guerre qui est lié au premier, c'est pour chasser éradiquer les proxy. C'est en finir avec le esbola le Hamas, les outils, en finir avec les tentacules et en finir avec la pieuvre parce que tant qu'il y aura la pieuvre, les tentacules repousseront. C'est bien connu.
Réponse sur les États-Unis, l'Amérique. Le premier but de guerre, c'est d'empêcher l'Iran d'acquérir la bombe atomique. C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'on a une réunion physique de la bombe atomique et du terrorisme. La première fois, le terrorisme c'est dangereux, tout le monde le dit, tout le monde le sait. On en a la preuve. Hélas. Euh je suis français, je n'oublie pas le dracard, les 53 légionnaires français qui ont été assassinés par le Bola iranien sous influence iranienne. Euh le terrorisme c'est dangereux, la bombe atomique c'est dangereux.
Mais quand vous avez la bombe atomique et le terrorisme en même temps, le danger, il est planétaire, il est médiat, il est redoutable. Quand vous avez [toux][raclement de gorge] une théocratie qui prône le djihad, c'est la conquête du monde au nom de l'islamisme euh qui est une religion établie sur l'Uma et sur la charia. Donc il y a pas de place pour ceux qui sont pas musulmans.
Quand vous avez cet état théocratique qui prône et qui pratique le terrorisme, il est normal que n'importe quel chef d'état raisonnable se dise si jamais un jour ils ont la bombe atomique, c'est très dangereux pour le voisin Israël, c'est très dangereux pour le monde entier, y compris nous l'Europe et nous la France. Et en fait, en vous disant ça, je repense à une conversation que j'ai eu un jour il y a longtemps avec le Michel Debray, ancien premier ministre, qui était à l'origine de la bombe atomique avec le général de Gaulle et celui qui a créé la force atomique française, le général Galois, l'inventeur de la bombe atomique.
C'était chez le général Galois, je me souviens, et on buvait l'apéritif. Et général Galois dit en souriant euh et en disant que c'était utopique ce qu'il allait dire mais quand même il dit faut faire attention quand même avec ma bombe parce que si un jour elle tombe entre les mains d'un gouvernement terroriste, le monde entier pourrait en pâtir. Et je repense à ça en cet instant en répondant à votre question. Voilà, nous y sommes. En effet, d'après les derniers renseignements des spécialistes, l'agence de contrôle qui bon internationale qui n'est pas contestée, il y a deux phénomènes récents. Le premier c'est que c'est l'enrichissement de l'uranium jusqu'à 60 % dans les caves iraniennes.
Or, il paraît que pour aller de 60 % à 100 % d'Xit Pierre Lelouche qui est un grand spécialiste, ça va très vite. C'est une question de semaine. Et deuxièmement, l'accumulation de la matière euh enrichissent en justification civile et de 400 kg. il y a de quoi faire 30 bombes. Donc il y a un vrai problème, c'est le premier but de guerre, en finir avec l'arsenal nucléaire à venir de l'Iran. Le 2e but de guerre, c'est d'en finir avec les rampes de missiles. et rampes domicile puisque on est à la veille, l'Iran est à la veille d'avoir des lanceurs spatiaux avec des des missiles d'une portée de 3000 km euh et qui qui vont à 2000 km à l'heure. Le corpsamchar, ça s'appelle.
Et le jour où ils ont le cor, j'ai entendu tout à l'heure que il y a un corchar qui a été tiré euh qui a été intercepté. Mais le Koramchar, c'est un c'est un missile balistique qui explose en vol et qui fait exploser [raclement de gorge] euh des petites bombes au passage. Donc vous pouvez intercepter la mère mais pas les filles si vous me pardonnez cette expression. Donc les missiles balistiques 2è but de guerre 3è but de guerre c'est la marine iranienne. Apparemment c'est fait. 4e but de guerre. Ah, c'est là qu'on arrive sur quelque chose de de mouvant. Euh, on dit changement de régime. Euh, je parle pour notre ami américain, régime change.
[rires] Euh, je dirais c'est c'est plus largement l'idée d'une nouvelle architecture du Moyen-Orient dans l'esprit de Trump avec une extension des accords d'Abraham euh à d'autres pays que l'Arabie Saoudite et ceux qui sont actuellement. et euh une omniprésence de l'Arabie Saoudite pour développer le sunisme notamment des États arabesistes, c'est-à-dire en fait des États qui ont une vision de l'islam beaucoup plus modérée euh je dirais dollarisé. Donc c'est ça le but à terme. Alors après il y a la question du changement de régime et en écoutant Trump depuis jour par moment je me dis il est Wilsonien, par moment je me dis il est Jacksonien.
Alors Wilsonien c'est Wilson le président Wilson qui prétend apporter la démocratie partout où les États-Unis arrivent parce que les États-Unis les Américains sont persuadés que tout le monde veut leur ressembler. Ce que disait très bien Mathieu Becoté. il y a il y a 2 jours et euh et donc il veulent apporter c'est le messianisme démocratique, c'est le vous savez le euh en fait c'est May Floel le My Flower les colons, les premiers colons, la la destinée manifeste. La destinée manifeste c'est l'idée que d'ailleurs on les a vu prier tous ensemble avec Trump là, les évangéliques et cetera. C'est l'idée qu'en fait l'Amérique a reçu du ciel une mission, c'est de convertir le monde.
La conversion, c'est convertir le monde à l'Amérique. American Whale of Life. Voilà. Et donc ça c'est Wilson. Donc quand il dit "On va changer de régime", c'est du Wilson. Bon, on a vu ce que ça a donné en Irak, en au Kosovo, en Libye et cetera. Donc il y a pas une réussite. Pour l'instant, ça serait la première. Et alors jacksonien c'est plus modéré, c'est on traite avec les plus modérés des excessif et on on cherche le modéré des excessifs pour traiter avec lui. C'est le en fait l'option vénézuezuélienne. Bon alors dire en fait ce qui est dans la tête de Trump aujourd'hui à l'heure qu'il est personne ne peut le dire. Il y a des rumeurs qui circulent mais personne ne peut le dire.
Le grand danger évidemment pour l'Iran, vous qui connaissez bien tous les deux l'Iran, c'est que c'est un grand pays euh il y a 90 millions d'habitants, mais surtout c'est un pays qui est composite. C'est pas la France, c'est pas la France capécienne. La France de Palavi, c'est la l'Iran de de Palav, c'est un un pays qui est une un agglomérat, un agrégat constitué de peuple désunis, comme disait Mernic. Euh, c'est-à-dire que vous avez des balouches, vous avez des Kurdes, vous avez des Azéries et et cetera et cetera et finalement les Perxs ne représente que 55 % de de la de la population.
Alors, en fait euh euh on saura dans les semaines qui viennent, dans les jours qui viennent, euh quel est le 4e but de guerre. Est-ce que c'est la nouvelle architecture du Moyen-Orient ou est-ce que c'est le change ? le régime change et 60 jours plus tard quasiment, on est incapable de déterminer exactement les buts de guerre du côté américain. Voilà pour ce brouillard de la guerre qui est présenté chaque semaine par Philippe Devilier. Je voudrais qu'on revienne sur l'actualité de la semaine. Et l'actualité de la semaine, c'est aussi c'est une du JD News. Je crois le jeune enquête.
Ils veulent faire terre Boem sans sal intellectuel auteurs, journalistes, ceux qui se sont ligués pour diaboliser la parole libre de Bolem sans salle. Le 30 janvier dernier, Bolhem sans salle, de retour après un an dans les jaules algériennes, adressait un message à Philippe Deviler sur la France, une France qu'il ne reconnaissait plus, mais aussi apportant un message d'espoir, l'espoir de retrouver nos grandeurs passées. Écoutez Philippe Devilier. En fait, la France est méconnaissable. Ça vient d'une phrase de Trump, "L'Europe est méconnaissable". Hm hm. Et euh comme on m'avait proposé de faire ça, la France méconnaissable, j'ai je me dis qu'est-ce que je vais dire ?
Puis finalement euh finalement ce message m'inspire. Le message de Bohem sans sale. C'est une coïncidence par rapport à Mélenchon, mais c'est la meilleure réponse. On a un franco-algérien [toux][raclement de gorge] qui répond à un souschien comme on dit maintenant, Mélenchon, français de souche. Il y en a un qui est plus français que l'autre dans ses sentiments. Mélenchon qui dit "C'est fini cette France là, il faut la liquider et tant pis pour les angoisser dont je suis. ceux qui ont l'angoisse d'une France qui va mourir. Et on a le franco-algérien qui dit "Non, vous allez pas toucher à la France, c'est magnifique.
là français de désir si on avait si les hommes politiques avaient l'intuition l'instinct [raclement de gorge] de dire à tous les français qui sont là depuis peu de temps soyez des français de désir comme Boem sans sal parce que moi je crois à l'exemplarité oui l'exemplarité vous êtes exemplaire c'est pour ça que vous êtes là et Donc quand on a le clot de parler au français, il faut être impeccable. Alors maintenant, je je vous réponds. Oui, la France, elle est elle est méconnaissable parce qu'en fait elle est victime de deux populides. Le premier c'est un populide démographique. C'est la dénatalité galopante du kide qui conduit à au monde auto genré.
et à l'homme auto-engendré et devant nous avec le transhumanisme face à l'immigration invasive. Donc plus d'enfants chez nous, les enfants qui arrivent de l'extérieur. Donc la messite c'est un changement de population, il a raison factuellement. Il a raison Bélenchon. Petite parenthèse, quand Éric Zemour disait ça, qu'est-ce qui se prenait dans la gueule ? Et maintenant, c'est mélange et tout le monde trouve ça bien. Voilà ce qu'il faut quand on balance un mot, il faut le décontaminer et pour ça faut l'envoyer à gauche pour qu'il revienne à droite. Et maintenant qui maintenant qu'on peut l'utiliser, je l'utilise le grand remplacement. Oui, Mélenchon veut le grand remplacement.
Vous avez pas attendu hein. Et pardon, vous avez pas attendu ? Oui, j'ai pas attendu. C'est vrai, je reconnais. Et alors le deuxème populicide, c'est le popul anthropologique. C'est le pire. Pourquoi ? parce que c'est la fin de la matrice anthropologique des chrétientés flagolantes. Malou disait euh une civilisation n'existe pas si elle ne s'ad pas à une religion. Or, il se trouve que bon euh on a tous honte de le dire. Mais il se trouve que la civilisation française, elle est adossée à la religion chrétienne. Or, la religion chrétienne euh est en train de s'effacer progressivement. J'en veux pour preuve les indices donnés par Jérôme Fourquet, vous vous souvenez ?
Et il donne trois trois indices, me semble-t-il. D'abord, le choix du prénom. Il y a 30 ans euh il y avait euh 30 % des filles qui portaiit le prénom de Marie. Aujourd'hui 0,01 %. C'est tout dire. 2è indice, le choix de la sépulture. Aujourd'hui, 40 % bientôt 50 % des chrétiens se font incinérer. Donc la résurrection des corps, tout ça. Bon et enfin euh le troisème et c'est l'actualité, c'est le choix de la mort ou de la vie. Notre société a choisi la mort, la mort tout petit et bientôt la mort du vieux.
Et quand je vois le déchaînement hystérique de madame elle Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale qui est qui trépigne et qui dit "Allez vite vite vite cette loi, vite vite vite qu'est-ce qui t'arrive ? Mais qu'est-ce pour pouvoir tuer son prochain plus vite ? Parce que c'est ça dont il s'agit. C'est horrible. Et en fait, je vais vous dire quand je vois tout ça que je marche chez moi dans la nature et je me dis mais je suis submergé par un sentiment surtout en ce moment un sentiment de de vague à l'âme un sentiment d'exil et le le véritable exil en fait c'est pas d'être arché à son pays. C'est d'y vivre et de ne plus rien n retrouver de ce qui a fait qu'on l'a aimé.
Nous y sommes. Et pourquoi le sentiment de l'exil ? Parce que je vois bien comme vous que la France est en train de perdre la mémoire, la mémoire vivante à travers ses enfants. Euh, j'ai écrit un livre s'appelait Mémoricide. Je reprends l'expression. La France vit un mémoricide. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire l'ablation de la mémoire d'un peuple. C'est ça un mémoricide. Ça veut dire une mémoire atrophiée qu'on ne transmet plus. Une mémoire pénitelle quand la France des coloniales invite appelle les enfants de France à battre leur coulpe sur la poitrine de leurs aînés. Et jeai plus loin et c'est d'actualité.
une mémoire invertie inverti parez-moi le le néologisme inverti inversion où en fait tout est à l'envers. Le on appelle bien le mal, on appelle le mal le bien. [raclement de gorge] Voilà la mémoire. La France est en train de perdre la mémoire. Et un pays qui perd la mémoire, c'est comme l'Alzheimer pour un individu. C'est fini. Ensuite, la France est en train de perdre son charme, son éclat, sa grâce. L'esprit des vieux bourgs est parti et voici qu'apparaît, qu'émerge un nouveau pays qui donne congé au aux anciens voisinages. En fait, quand on regarde bien les choses de près ou de loin, tout devient l'instant et la diff.
C'est là que tout a commencé sous prétexte de modernité euh tout ce qui est fait de nouveau et et d'une leader accomplie. En fait, c'est la victoire de le corbusier avec sa sa machine à habiter, sa cité radieuse des hommes qu'on cassé. L'architecture d'aujourd'hui oublie le principe de Plottin, l'architecte grec, qui disait euh "L'architecture, c'est tout ce qui reste la pierre ôée, ça veut dire un esprit, une âme." L'architecture d'aujourd'hui, c'est l'empilement du vide. Regardez nos villes, regardez nos lottissements, regardez partout. On c'est un concours de laideur d'enlaidissement et puis la nature a perdu ses attraits. Elle est violenté, elle est balaffrée, elle est défigurée.
Il plus loin pour conclure, le la France, elle est en train de perdre son âme. Peut-être euh quand j'étais petit, en côtoyant les hautes figures de mon panthéon des allés qui avait de la guille, qui avait de la verbe, qui avait l'humeur et la faconde, je voyais bien que la France était un principe spirituel et cette France là, je l'ai goûté comme une je regardais comme un être charnel. Je l'embrassais comme un être charnel qui me qui me raconte des histoires, qui mène des combats, qui enchaîne les exploits, qui revient du diable vauver et qui parfois s'effondre sous le poids du malheur comme une dame sans âge qui n'a plus qu'à sécher ses larmes pour avoir trop pleuré.
Moi, comme beaucoup d'autres, j'ai cru que la France était une personne et je le crois encore. Une la grand-mère qu'on a pas eu, celle des comptes qu'on a pas lu, celle des récits qu'on a pas connu et puis la voici qui s'effondre, la voici qui s'abîme, le grand affaissement, [raclement de gorge] le grand abaissement et et je dirais même le grand le grand engourdissement qui précède la mort. Et je rappelle si vous ne l'avez pas lu vraiment cette enquête passionnante dans les colonnes du JD News donc sur Boilem Sans sal ils veulent faire terre Boem sans salle.
Voilà pour les meilleurs moments de face à Philippe Devilier cher au froid à la semaine prochaine prochaine et on salue chaleureusement bien évidemment Philippe Devilier qui n'était pas sur le plateau mais qui je l'imagine nous regarde. Attentera deux fois plus en forme du coup. Exactement il sera en pleine forme la semaine prochaine. Dans un instant c'est l'heure des pros. On parlera et on serera en direct. Restez avec nous chers téléspectateurs parce qu'on sera en direct avec un boulanger qui travaille depuis 40 ans. Il s'appelle Éric, il est boulanger en Iiser.
Il s'avère que Éric a ouvert ce matin [raclement de gorge] comme chaque année sauf l'année dernière parce qu'il avait la crainte d'être contrôlé que les contrôleurs viennent l'empêcher de travailler et le sanctionner. C'est que ce matin, une heure après avoir ouvert son établissement, les contrôleurs sont venus. Que s'est-il passé ? On vous raconte tout dans un instant.
Philippe de Villiers