France, Allemagne, Italie : quelles différences en matière d'export ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:33Invité politiquePromesse
« je vais continuer comme rapporteur spécial ce travail au fil des mois et des années à venir »
- 4:14Invité politiqueChiffre
« la part état de ces financements de soutien à l'export s'élève à un peu plus de 200 millions d'euros »
- 10:35Invité politiqueFait
« les membres du gouvernement y compris en Allemagne la chancelière sont extrêmement présents sur les salons »
Temps de parole
- Nicolas Forissier100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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forissier crédit du traverse extérieur merci monsieur le président la ministre mes chers collègues je rappeler un triste constat que tout le monde connaît c'est que déficit commercial des biens de la france est un des plus mauvais indicateurs économiques d'un pays puisqu'il est estimé à 60 milliards d'euros uniquement sur les échanges de biens en 2018 il se détériore notamment en raison de la facture énergétique qui est en hausse de près de 7 milliards alors comment est ce qu'on peut comprendre le fait que la france fasse beaucoup moins bien que la plupart de ses concurrents européens entouré de ses principaux concurrents européens je rappelle que le déficit des biens à se détériore en france alors qu'en allemagne on atteint d excédent record de 150 milliards d'euros en 2016 248 en 2017 une légère baisse en 2010 8 pour s'établir à 228 milliards d'euros donc le delta entre le déficit français et l'excédent allemand ses proches de 300 milliards et ce depuis de longues années alors est-ce qu'il faut se désespérer madame le ministre pas forcément puisque si on prend l'exemple de l'italie on est passé d'un déficit de 30 milliards d'euros en 2010 un excédent de 51 milliards 5 en 2016 qui se maintient à 47 milliards en 2010 est l'allemagne fait bien pire puisque selon eurostat on est à 180 milliards de déficit sur les chiffres 2010 est une fois qu'on a fait ce constat il faut essayer de comprendre ce qui fait la différence il ya évidemment une part importante majeur qui est lié aux facteurs structurels compétitivité globale de l'économie le positionnement de gamme l'innovation etc et évidemment c'est primordial jeudi au passage a été évoqué tout à l'heure que la question des impôts de production pèse beaucoup dans cette approche je rappelle que l'industrie française pèse 70 milliards pèse 70 milliards de plus que l'industrie allemande en impôts de production tous les ans donc c'est évidemment quelque chose qui pèsent sur notre compétitivité mais il ya aussi une partie de la réponse qui est liée à l'évolution des structures d'accompagnement ce qu'on appelle le dispositif public d'appui à l'export et à l'internationalisation des entreprises et c'est le sujet de rapports intermédiaires que j'ai voulu faire ce que j'ai retenu comparer avec les autres dispositifs en jeu pas pu faire tous les pays mais j'ai choisi de commencer avec l'allemagne et l'italie c'est une démarche madame la ministre vous l'avez évoqué tout à l'heure que ferait n'importe quelle entreprise on va regarder ses concurrents ses produits ses démarches marketing son outil de production ses prix j'ai donc posé la question aux principaux opérateurs et à commencer par bercy la direction générale du trésor pour savoir quelles étaient les données de comparaison de benchmark qui était à leur disposition je n'ai pas fait d'ailleurs comme ça de but en blanc j'ai envoyé des questionnaires à l'avance et quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'il n'y avait strictement aucune réponse à part quelques idées générales rien du côté de la direction générale du trésor rien du côté des réseaux des chambres de commerce rien au medef et j'ai business france mais je les incrimine pas parce qu'ils sont en pleine réforme un certain nombre de choses mais je pense qu'on peut aller beaucoup plus loin donc je résume nous avons tout à faire dans ce domaine et c'est évidemment nécessaire on peut pas se contenter des statistiques internationales de l' ocde le mc de l'effet milk qui sont essentiellement des chiffres macroéconomiques mais qui ne sont ni dans une approche qualitative dans une approche y compris budgétaire en termes de comparaison sur les dispositifs publics il faut que nous changions de culture et j'y reviendrai mais je crois que c'était un sujet majeur je veux vous annoncer d'ailleurs madame la ministre sauf si le gouvernement est décidé à confier une mission parlementaire à x ou y mais que moi je vais continuer comme rapporteur spécial ce travail au fil des mois et des années à venir parce que je pense qu'il faut le faire ça devrait être le rôle de l'état mais puisque l'état ne fait pas le parlement va sans ne cessant s'en saisir alors j'ai commencé par l'allemagne et l'italie je voulais dit les masses budgétaires consacrés au soutien export sont à peu près proches en france en allemagne en italie quand on prend les grandes masses donc ces trois pays la part état de ces financements de soutien à l'export s'élève à un peu plus de 200 millions d'euros complétée par une part régionale qui malheureusement ne fait pas dans les plupart des pays le comment dire l'objet d'une consolidation nationale donc il est difficile déjà à ce stade avoir une véritable comparaison sur les grandes masses budgétaires le périmètre d'intervention des acteurs n'est pas toujours le même la part export des politiques économiques ou des différents réseaux des différents pays à l'étranger n'est pas toujours identifiés et dans les éléments de mon rapport intermédiaire je le rappelle la part française au fond apparaît un peu plus large alors des budgets allemands italiens puisque je me suis consacré sur ces deux pays sont plutôt sous-évalué quand on regarde l'allemagne ne souhaite pas le soutien à l'export est organisée par le ministère fédéral de l'économie et de l'énergie c'est puis sur l'agent germany trade invest qui peut être comparé à business france cette agence met à disposition des informations sur les marchés étrangers compagnie l'entreprise sur ses marchés grâce à sa présence dans 50 pays l'allemagne s'appuie surtout sur son réseau chambre de commerce et d'industrie qui est très puissant elle dispose également d'une structure qui n'a pas d'équivalent france qui la fédération des salons et foires l'oma l'allemagne était un leader mondial des salons il y en a entre 160 et 180 internationaux au niveau de l'allemagne tous les ans 180 exposants jusqu'à 10 millions de visiteurs et je n'oublie pas mais j'ai très peu de données à ce stade le rôle que peut jouer directement ou indirectement dans le soutien à l'export et l'internalisation des entreprises les länder en italie le commerce extérieur est une compétence partagée entre l'état les régions d'italie a procédé à une profonde réforme de son dispositif de soutien en 2012 sous les gouvernements de mario monti haut niveau de l'état c'est l'italienne agency qui est l'équivalent de business france là aussi qui est compétent pour la promotion à l'étranger du made in italy et sur l'attractivité des investissements en italie dans les régions ce sont les guichets pour l'internationalisation des entreprises qui sont hébergés désormais par les chambres de commerce italiennes dont le nombre est passé de 105 à 62 puis 2016 ces restructurations ont permis de faire émerger des outils communs au delà des masses budgétaires et je donne pas évidemment tous les chiffres qui seront dans mon rapport delà des structures j'ai aussi regardé madame le ministre si on pouvait identifier de bonnes pratiques dans ces deux pays qui pourraient inspirer en tout cas accroître les efforts que nous pouvons nous même conduire pour soutenir nos entreprises on retient quatre qui me permettront de vous poser autant de questions d'abord encourager les synergies entre les acteurs publics comme l'a très bien fait l'italie nous devons pour cela encourager la mise en place efficace de la team france export et des outils qui l'accompagnent la plateforme de solutions crm etc et de ce point de vue je veux saluer c'est le ce que j'entends de toutes les auditions y compris sur le terrain que je peux faire de toutes les rencontres cette entreprise je veux saluer le déroulement de cette réforme évidemment ça se fait pas vous l'avez évoqué tout à l'heure du jour au lendemain ou mais les différents acteurs s'impliquent sont plutôt confiant sur son aboutissement jeu cependant quand même vous alerter sur comme rapporteur spécial sur le poème du financement de cette réforme de soutien à l'export d'une part le financement de business france la subvention pour charges de service public de business france a été maintenu en 2018 mais elle se détériore pour les années à venir et je ne parle pas des ressources des chambres de commerce et d'industrie dont vous savez bien qu'elles ont été considérablement réduites donc que va faire le gouvernement pour maintenir cet effort qui est engagée s'il n'y a pas les crédits suffisants si on est dans le coup de rabot permanent je suis assez inquiet je voudrais rajouter une deuxième question de ce point de vue qui concerne bpi france vous savez comme moi que bp dit france est très utile ça c'est un des atouts de la france par rapport à y compris aux autres pays il ya un outil particulièrement utile qui s'appelle l'assurance prospection qui s'adresse essentiellement aux pme/pmi moins de 50 salariés 90% des contrats d'assurance prospection s'adresse à des boîtes de moins de 50 salariés j'avais déjà souligné le problème du financement 2018 je recommence madame le ministre puisque nous avons pour le budget 2010 9 43 millions 5 qui sont inscrits au budget alors que bpi france et signe qu'il faudrait près de 100 millions pour pouvoir financer en année pleine les contrats d'assurance prospection qui sont je le rappelle le principal outil de soutien aux pme et c'est bien notre priorité donc là aussi quelle réponse pourrait nous apporter en terme d'engagement du gouvernement pour assurer le relais et permettre le financement de bpi france deuxième sujet dont on peut s'inspirer l'organisation par filière il faut la structure et les italiens les allemands chassent en meute nous nous avons plutôt un manque de solidarité entre nos entreprises l'italie a mis en place par exemple le système apaisé qui me permet des cadres de regroupement par filière pour agréger les petites et moyennes entreprises en réseau nous nous raisonnons trop grande entreprise est trop de façon indépendante est ce que le gouvernement a décidé de s'attaquer à ce problème au delà des fameuses solution de portage qui n'ont jamais vraiment fonctionné dans le passé ce qu on est en recherche de solutions quel est votre volonté que comptez vous proposer pour s'inspirer de cette bonne pratique troisième pratique essentiel à mon sens la présence sur les salons c'est un sujet majeur c'est là que les petites entreprises et les pme se développe nous avons là un problème qui n'est pas encore éclaircies et j'avoue que je n'ai pas suffisamment d'éléments pour pouvoir faire la lumière qui est celui du coût réel que payée par les entreprises sur les salons moi je vois beaucoup d'entreprises qui me disent les italiens les allemands ça leur coûte beaucoup moins cher parce que il ya les organismes publics il ya les länder il ya les régions il ya des fédérations etc honnêtement il ya une grande opacité c'est pour ça que le benchmark est très utile pour faire la vérité la lumière sur cette question en tout état de cause je voulais vous demander là aussi ce que comptait faire le gouvernement pour augmenter l'effort sur les salons car c'est le principal outil avec l'assurance prospection du développement des entreprises à l'international et au passage j'ai pu observer que les membres du gouvernement y compris en allemagne la chancelière sont extrêmement présents sur les salons pas seulement en allemagne mais aussi à l'étranger créer des événements politiques ce qui est aussi une façon de soutenir nos entreprises les entreprises par dans leur entreprise et c'est pas honnêtement ce que j'entends concernant les gouvernements pas seulement celui auquel vous appartenez mais c'est une vieille tradition française qui ne sont pas assez présents sur les salons enfin dernier point promouvoir une marque pays ça aussi c'est quelque chose qu'on retrouve et en allemagne et en italie parce que ça permet de promouvoir de rendre désirable les produits du pays à l'étranger le made in them in germany est très connue parce que c'est l'image de la robustesse de la qualité des produits nous avons nous eu plusieurs tentatives initiatives créatives france qui n'a pas remporté le succès escompté par contre il ya actuellement des projets par filière je pense notamment à la french tech qui sont beaucoup plus efficaces pour positionner la france des créneaux dynamique et innovant qu'entendez vous faire pour poursuivre et élargir ses actions de promotion de façon systématique aux autres filières voilà madame la ministre très rapidement j'ai déjà un peu dépassé mon temps mais vous aurez compris que la principale question au delà des premières inspirations qu'on peut avoir de cette première comparaison c'est au fond cette question qui porte sur la capacité de nos outils publics et notamment des outils de l'état à faire un benchmarking dans la durée à être capable bien comparer et de s'inspirer des bonnes pratiques mais aussi des bons tarifs qui sont pratiqués par nos concurrents car me sens en concurrence il faut gagner la bataille merci monsieur le rapporteur
Nicolas Forissier