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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 11 octobre 2021 21 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

RÉSISTER FACE À L'UNIVERS MÉDIATIQUE SATURÉ PAR L'EXTRÊME DROITE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 75 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Locuteur 1Fait
    « Les Pandora Papers ou comment se faire blouser par une flopée d'arnaqueurs… »
  • 7:30Locuteur 1Fait
    « Emmanuel Macron et son ingénieur en chef, Jean Castex, si prompts à commenter quand il s'agit de l'immigration, de l'Algérie, du virus ou du prix du gaz ne pipent pas un mot quand leurs copains et leurs sponsors se font prendre, la mallette dans le coffre. »
  • 8:30Locuteur 1Fait
    « Il faut organiser le maintien des réfugiés afghans dans les pays limitrophes et en aucune façon admettre qu'ils puissent venir en Europe. »
  • 17:00Locuteur 1Fait
    « Zemmour n'a jamais dirigé que lui-même : c'est un peu court pour diriger un État, non ? »
  • 20:00Locuteur 1Fait
    « Zemmour, c'est un petit mec qui n'a jamais vendu que des mots sur du papier. »
  • 23:00Locuteur 1Fait
    « Zemmour explique bien que Pétain a sauvé des juifs alors qu'il les a envoyés aux chambres à gaz. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je devais emmener mon fils au basket hier car il y avait une grève des bus. Oui, il y a toujours des syndicalistes, pas la CFDT qui elle est raisonnable, mais des cégétistes qui nous cassent les burnes avec leurs revendications salariales. Hé mec, tu ne peux pas déjà être content d’avoir un boulot… Je traverse la rue, je vous en trouve.

Ils veulent simplement des gens qui sont prêts à travailler, avec les contraintes du métier. Bref, je n’avais pas calculé la grève des bus et j’étais en pleine concentration éditoriale quand mon fils s’est pointé énervé : “Papa, papa, on va être en retard, dépêche-toi…” Putain tu fais chier, je suis en plein édito… Dans la voiture, après quelques minutes d’un silence pesant, mon fils 1m90, 17 ans, me jette un regard de mâle, hétérosexuel, blanc et pubère : C’est quoi ton truc d’édito là ? Ça sert à quoi ?

Il y a des moments de vérité dans la vie d’un éditorialiste blanc, hétérosexuel et d’un certain âge. C’en était un. La facilité eût été de dire que mes éditos ne servaient à rien.

Mais alors à rien du tout. Et vous jouez contre Strasbourg dimanche ? Mais je n’ai rien dit, j’ai allumé la radio.

Thomas VDB m’a bien aidé sur France Inter. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet avec un intitulé de prof d’éco puisque je vais vous parler de la pénurie internationale de matières premières. Parce que j’étais moi-même un peu en pénurie d’idées, il faut bien le dire.

Plus on approchait du gymnase, plus je cherchais la parade. Et plus elle s’éloignait. J’ai regardé mon fils et je lui ai demandé s’il connaissait Métropolis.

Le manga ? Non, le film de Fritz Lang. De qui ?

Bon, laisse tomber. Le scénario de Métropolis a été écrit par la nana de Fritz Lang en 1924. Ça raconte l’histoire d’une ville du 21e siècle où les prolos usinent en sous-sol pour le bonheur d’une classe d’hyper-riches qui se paient du bon temps à l’air libre.

Elle s’appelait Théa von Harbou. C’était une vraie nazi. Quand elle est morte en 1955, on a retrouvé dans son salon un portrait d’Hitler.

Je sais, je pourrais revenir sur des tas d'événements qui ont jalonné ces derniers jours. Les Pandora Papers ou comment se faire blouser par une flopée d’arnaqueurs… Je vous remercie, vous avez l’air d’être quelqu’un de très sincère. Des présidents, d’anciens ministres, des dictateurs, des sportifs, des milliardaires… Les paradis fiscaux… Le travail des hommes en sous-sol qui se font siphonner par les banquiers et leurs clients déjà riches.

J’ai pas mal donné dans ce secteur et ça me fait toujours sourire de voir les journaux qui m’ont volé dans les plumes lors des premières leaks se refaire une virginité à bon compte. Je note aussi qu’Emmanuel Macron et son ingénieur en chef, Jean Castex, si prompts à commenter quand il s’agit de l’immigration, de l’Algérie, du virus ou du prix du gaz ne pipent pas un mot quand leurs copains et leurs sponsors se font prendre, la mallette dans le coffre. C’est pesant ce silence.

Passons. Les manifs peau de chagrin des antipass qui finissent en guenille, usés par les stats affichées par les médias et les gaz policiers. Les militants RN toujours aussi accueillants y compris avec les Afghans… Il faut organiser le maintien des réfugiés afghans dans les pays limitrophes et en aucune façon admettre qu’ils puissent venir en Europe.

Benalla toujours aussi arrogant… Mais moins que BHL, lui toujours aussi…bon. On a sorti une dizaine d’articles sur le Qatar. On est un petit consortium à trois ou quatre.

Mais nous, on n’a pas de réseaux, pas de gros journal en soutien. On n’a que vous. On va continuer à en sortir des documents inédits et accablants.

Soyez attentifs à notre site, on va revenir sur le financement de la guerre en Libye et sur la corruption active mise en place par Nasser Al Khelaifi et ses amis qataris. On continue à bosser, aidez-nous on a besoin de vous. Fritz Lang avait quitté Théa von Harbou dix ans après la sortie de Métropolis en raison justement de sa furie nazie.

Quand elle a écrit ce film génial qui inspire encore aujourd’hui des tas de réalisateurs, regardez Matrix ou Blade Runner, Théa est une sorte de communiste qui veut libérer le peuple du joug des aristocrates et des banquiers… Juifs les banquiers ? Oui, ça on le comprendra plus tard. Dans Métropolis, il y a déjà une odeur bizarre qu’on ne décèle pas au premier abord.

Le libérateur, le médiateur est aryen. Mais bon… Où j’en étais ? Bernard Tapie est mort.

Passons. Non ne passons pas… C’est dur de dire qu’un mort aussi sympathique n’a pas été si parfait que le décrivent les travailleurs médiatiques, mais j’ai le souvenir précis, j’étais alors reporter à Libération, de tous ces ouvriers dont les usines ont été reprises par Tapie et sa bande de prédateurs. Ces prolétaires, sans doute morts avant lui, qui pleuraient leur emploi perdu, leur fin de vie.

Terraillon, Testut, Manufrance, La Vie Claire… Bon sinon ? Sinon, une image m’a hanté et elle continue à occuper mon esprit. J’écris cet édito en pensant à elle… Et à Zemmour et à sa nana… Sarah Knafo… Sarah Knafo, d’abord sa conseillère omniprésente.

Au premier rang pendant les discours, à ses côtés lors des séances de dédicaces. Et même à l’arrière-plan pendant notre interview. C’est français comme prénom Sarah ?

C’est limite. Et le patronyme, c’est grec non ? La photo qui me hante n’est pas celle qui a fait la une de Paris Match, mais je voudrais y revenir quand même...

Je n’arrive pas à croire à la fiction du paparazzi. Je connais trop Zemmour et Gattégno, le patron de Match, pour imaginer le coup bas. Ils sont copains dans la vie, jouent au tennis ensemble, ont le même parrain, Vincent Bolloré.

Ils se sont forcément appelés avant la publication. Je prends le pari qu’il n’y aura jamais de procès. Et que l’avocat d’Éric Zemmour qui était aussi celui de mon vieux copain Imad Lahoud, avec qui lui aussi jouait au tennis, cet avocat a autre chose à faire en ce moment pour son client que de mitonner une plainte en violation de vie privée sur une plage publique.

Il y a d’autres violations chez Zemmour. Mais pour l’instant, on s’en fout. Zemmour et son meeting avec Onfray… Putain, Michel, tu m’échappes de plus en plus là… Ça me fait suer de te voir partir si loin, moi qui t’ai tant aimé.

Là, tu es devenu indéfendable. J’ai failli t’appeler… Et puis non, je préfère t’écrire. Michel, ouvre les yeux bordel, pense à ton ouvrier de père, à votre voyage au Pôle… Imagine qu’il se réveille et te voie à ce bal de faux culs et de fachos… Je comprends le cerveau bien fait d’Éric parce que ses racines sont intellectuelles.

J’aimais beaucoup faire le malin devant ma mère. J’aimais beaucoup quand elle me disait que j’étais intelligent et tout, donc j’assume très bien. Zemmour, je sais.

Plus on en parle, plus il grimpe dans les sondages et torpille la droite et le RN. Ce qui, en soi, n’est pas une mauvaise nouvelle. Dois-je en ajouter une couche ?

Allons-y. Zemmour n'a jamais dirigé que lui-même : c'est un peu court pour diriger un État, non ? Surtout quand, visiblement, on se préoccupe surtout de peloter les filles.

L’homme est raison, la femme est substance. Vous êtes l’incarnation paroxystique et caricaturale de ce que j’appelle le journalisme féminin. Vous cajolez, vous pénétrez, vous êtes pénétrée, que sais-je ?

C’est comme ça que commence votre livre, c'est pour pour ça que je le dis. Je sais, je suis mauvais, mais je n’invente rien. Zemmour, c’est un petit mec qui n'a jamais vendu que des mots sur du papier.

Le masculin est lié au pouvoir. Il peut y avoir des femmes qui exercent un pouvoir… Parce qu’elles ont des valeurs masculines. Voilà, exactement.

C’est plus précis de le dire comme ça. Et les valeurs féminines, elles sont incompatibles avec le pouvoir ? Elles sont incompatibles, oui, avec l’incarnation du pouvoir.

C'est léger pour se cogner un État, non ? Les femmes jouent au football. Non, elles ne jouent pas au football.

Elles ne jouent pas au football, ce n’est pas du football. Mais ce n’est pas grave, ma fille jouait au football quand elle avait dix ans, je trouvais ça très mignon. Voyez, maintenant elle fait de la danse, c’est quand même un peu plus conforme à ce qu’elle est.

Macron avait quand même été banquier, il avait aidé au rachat du Monde, à celui d’Adrexo. Il avait vendu un bout de Nestlé à Pfizer et fait un an de préfectorale au Niger. Parce que c’est notre projet !

Avez-vous déjà ouvert un livre d’Éric Zemmour ? C’est franchement de la merde en barre. Je ne parle même pas du fond mais de la forme : trivial, banal, sans grâce, plein de citations et de name dropping, vulgaire.

Zemmour, avant d’écrire ses bouquins, il va sur le site d’Alain Soral et il ajoute de la flotte. Autant lire l’original. Vraiment.

Zemmour en livres, quelle découverte, quelle idée nouvelle ? Aucune. Le grand remplacement piqué à Renaud Camus.

La France qui disparaît, se noircit, s’islamise. Ses stats bidonnées. Son obsession d’une chrétienté révolue.

Blabla blabla blabla. Tu lis Zemmour et tu n’as qu’une envie : te suicider. Le gars est un conteur, un vulgarisateur du fascisme ambiant.

Le retour des bottes. Réfléchissez deux secondes à ce qu’il adviendrait s’il gravissait les échelons médiatiques au point d’arriver aux portes de l’Élysée. Ce pays en est là… De Mitterrand à Zemmour.

Du RPR au RPZ. Non, c’est une blague. Zemmour pose de mauvaises questions pour inventer de bonnes réponses.

Tout est vicié chez lui. Tout est vicié à la base. À commencer par cette folie du grand remplacement.

Du grand basculement. Du grand n’importe quoi. On est chez Fritz Lang là ou chez Orwell.

La manipulation des esprits faibles. La fabrication d’un passé glorieux et simpliste. L’invention d’un ennemi de l’intérieur.

Au 21e siècle, soit de nos jours, une métropole à l'architecture fantastique vit sous la domination d’oligarques. Ils se prélassent dans des villas luxueuses, tandis qu’en bas la plèbe survit en faisant tourner les machines. La copine de Fritz Lang précise que son scénario “ne sert aucune tendance, aucune classe, aucun parti.

Il est une aventure qui s’organise autour d’une idée : le médiateur entre le cerveau et la main doit être le cœur”. Le fils du Maître de la ville découvre l'existence de ce monde souterrain, où se rencontrent en secret des ouvriers révolutionnaires. Pendant ce temps, un savant invente une femme-robot qui doit détourner les ouvriers de leur révolte.

C’est incroyablement moderne et prémonitoire. C’est post marxiste, puisque les robots sont de la partie. Et compliqué car le médiateur est amoureux d’une ouvrière.

C’est elle la plus forte. Un peu comme Sarah Knafo. Zemmour fait son beurre grâce à la vache à lait médiatique.

Ruquier, Naulleau, Onfray, Bolloré et toutes les … de Cnews. J’emprunte son style. Laurence Ferrari, Sonia Mabrouk, Christine Kelly.

Passeuses de plats. Vous êtes comme la déesse robotisée de Métropolis. Réveillez-vous les filles… Zemmour c’est le produit de nos lâchetés.

C’est un écrivain très moyen qui papillonne et se couvre avant chaque entrée en scène d’un vernis historique frelaté. C’est les expériences du docteur Mengele, ça. Comprenez, bloquer la puberté des gens, faire des expériences sur des enfants.

Ils ont ressuscité le docteur Mengele, ils sont contents. Ils ne se rendent pas compte, c’est criminel. Il peut impressionner par sa singularité et son bagout.

Mais bon… L’époque a atteint son niveau le plus bas de la connaissance historique. Je veux dire de l’histoire. Et de la vie politique de ce pays.

On est chez Big Brother. L’ignorance est la règle. La vérité, il faut prendre le temps d’aller la dénicher.

Zemmour explique bien que Pétain a sauvé des juifs alors qu’il les a envoyés aux chambres à gaz. Zemmour, il pue cette odeur-là. Hey les filles, relisez René Girard.

Relisez Bourdieu et Derrida. Relisez Lévi Strauss et Michel Serres. Relisez la chute de Rome et les philosophes, les stoïciens.

Zemmour, franchement, si c’est un intellectuel ou un homme d’État, moi, je suis Kylian Mbappé. Zéro idée. Zéro découverte.

Et surtout zéro perspective. Il est comme un lapin dans un phare. Comme il est le seul lapin, la lumière le prend et il devient phosphorescent.

Franchement Zemmour, tu ne connais rien à la finance, rien à l’économie, rien à la porosité des États, rien à la culture. Je ne parle pas de tes lectures de bouquins historiques ou de la cinquième de Beethoven. Je parle du Raï, des livres de Modiano ou de Cavanna.

Je parle des films de Ken Loach ou de Bunuel. Tu ne connais rien à l’Afrique, rien au Moyen Orient, rien au monde, rien à la science, rien à rien. Même en foot t’es nul.

T’es un homme de salon. Une sorte de BHL à l’envers. Lui, c’est chez Pinault qu’il va dîner avec Macron.

Toi, c’est chez Bolloré avec Pascal Praud. Bon, j’arrête. L’image qui me hante c’est celle-là.

C’est l’image la plus raciste que j’ai vue depuis très longtemps. Elle me blesse. Elle me tue.

Elle me fait honte. Elle participe pleinement à cette zemmourisation du monde. J’ai acheté Causeur, ce journal aux idées aussi courtes et basses de plafond que l’étaient le Cri du peuple, le journal de Doriot ou Gringoire de Drieu La Rochelle et Francis Carco.

Ça schlingue. Souriez-vous êtes grand remplacés, écrit en une son rédacteur en chef en alignant des bébés. Un blanc à l’extrême droite avec un rebeu, un chinetock, un métis et un black à l’extrême gauche.

Pas de filles. Ils sont cinq petits garçons à nous dévisager dans tous les kiosques à journaux du pays. Enfin, le peu qu’il en reste.

Et ça rapporte à qui tout ça ? Je vous le demande. Aux météques, aux bicots, aux rastaquouères, je n’ai pas raison ?

Mais si. Bien sûr. Quoi qu’il en soit mon cher Didier, votre famille aujourd’hui, c’est nous.

L’histoire est simple. France Stratégie, organisme respectable et public, fait des statistiques et des cartes qui montrent que dans les quartiers où les émigrés sont nombreux ou parqués, des bébés naissent avec des noms à consonance non européenne. Et donc, les journalistes de Causeur rassemblent toutes ces villes et ces quartiers de Saint-Denis, Rennes ou Limoges et inventent une théorie selon laquelle les Français de souche, car il faut bien leur donner une appellation contrôlée, seraient en nette diminution, voire en phase de disparition face aux étrangers.

Je résume. Tout cela est labellisé par un “observatoire” citoyen “de l’immigration et de la démographie”. Jamais France Stratégie ne dit cela.

Mais partout les causeurs jouent sur cette ambiguïté. J’ai pris la peine de lire leur dossier. C’est accablant de bêtise, de raccourcis, d’absence de rigueur.

Le point d’orgue de la démonstration, c’est La Courneuve où les gars révèlent que 75% des 0 à 18 ans sont nés de parents immigrés extra-européens. Non franchement, j’me marre. En quoi la France serait la Courneuve ?

Et pourquoi jeter l’opprobre sur un quartier qui souffre surtout du mal logement et de la pauvreté ? Pourquoi vous n’allez pas à Neuilly ou à Saint-Trop faire vos statistiques ? C’est délirant.

Et ça repose sur une ignominie. Pourquoi un type qui s’appelle Benzema ou Diabaté serait moins français qu’un type qui s’appelle Robert ou Deschamps ? Tout me tombe des mains dans ce journal nauséabond où 30 pages reposent sur cette élucubration visant à nous faire croire que les maternités regorgent de bébés qui... qui quoi ?

Ne le dites à personne, mais ils cachent des poignards et des Coran sous leurs oreillers. Dans dix ans, dès qu’on va leur tourner le dos, ils vont nous égorger… On invente des peurs et des stats pour justifier d’un racisme qui ne se cache même plus. Et on met des bébés en photos.

J’ai honte pour vous, Élisabeth Lévy. J’ai entendu vos justifications quant à la liberté d’expression et vos vociférations de chroniqueuse rivée à cette idée stupide selon laquelle nous serions remplacés. Mais par qui ?

Des bébés noirs ? Ils sont aussi français que vous et moi. Je connais un journaliste à Causeur.

On est même plutôt potes. Qu’est-ce que tu attends pour te barrer ? Viens à Blast, nous au moins, on ne milite pour rien d’autre que regarder le monde en face.

Je vous rappelle à ce propos que si vous voulez que je continue à produire ce genre de contenu qui va énerver la fachosphère et si vous voulez qu’on continue dans nos enquêtes, nous avons besoin de vos soutiens. Je vous rappelle que personne ne s’enrichit chez Blast. Et que tout est réinvesti dans l’outil de travail.

On n’est pas financé par des membres d’Ordre nouveau, de riches familles cathos intégristes, des militants nationalistes ou par Xavier Niel comme l’est Causeur. Ils sont stupides, ils sont fatigants avec leur prêche selon laquelle nous serions en voie d’islamisation, d’africanisation et quoi encore ? De négritude ?

De créolisation ? Ça devient dangereux, glissant. Vous attisez les haines.

Vous soufflez sur des braises. Cette photo de bébés est une injure à l’humanité et à l’intelligence. Je la vis comme un crachat.

Vous m’insultez, Élisabeth Levy. Vous et vos amis monomaniaques Éric Zemmour, Renaud Camus. Vous craignez des choses qui n’existent que dans vos interprétations statistiques complètement vérolées.

Tu vois Nell, ça sert à ça un édito. C’est ce qui vient juste avant la guerre. Si on t’empêche de parler, de penser, si tu laisses les autres occuper le terrain, t’es foutu.

C’est comme au basket, il ne faut jamais baisser les bras. Mon petit-fils a cinq mois, il s’appelle Leïti. Son père est musulman.

Sa mère agnostique, comme moi. Ses grands-parents sont maliens et très croyants. Ma mère était italienne et catholique.

Mes grands-parents sont alsaciens et lorrains. Leïti est riche de tout cela. Il est français.

Il n’a envie de remplacer personne. Et moi j’ai envie qu’il ait une belle vie, mais il est tombé dans une sale époque, où des idiots malsains et sans mémoire lui inventent des intentions qu’il n’a pas. Vous connaissez la chanson d’Higelin… C’est comme s’il l’avait écrite pour nous. “Les gens épouvantés fuient le mal qui est en eux Quand vous en croisez un dans le désert Il trouve encore le moyen de détourner les yeux Car son frère lui fait peur.

Alors il se précipite en pleurant dans les bras du premier colonel venu…” Alertez les bébés ! Alertez les bébés. Allez salut.