Débat avec Chantal Cauquil et Arlette Laguiller sur le rôle du MLAC
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
d'abord je voudrais dire que le film à nicoleur on a envie d'en parler pas pour faire on n'est pas critique de film mais parce que ça parle d'un événement que peu de gens connaissent en réalité surtout dans la jeune génération et enfin personnellement Chantal et moi on l'a trouvé très bien et raconte très très bien ce qu'a fait le black en 1972 73 et donc on a eu envie de faire un petit débat autour de ça quand je venais là il y a un camarade qui me dit tiens je viens d'entendre un truc sur le trots à la télé sur Public Sénat je crois et la seule chose qui savent dire de Lutte ouvrière qui est une des trois composantes on peut dire du mouvement trosky en France c'est que c'était uniquement des ouvriersistes et que sortie de ça il s'intéressait à rien donc j'ai eu envie un peu de rétablir une vérité il y a 50 ans lui ouvrière a participé à la création du Mouvement pour la liberté de la contraception et de l'avortement bien sûr que nous n'avons pas fait tout ça nous dit rien nous l'avons fait avec d'autres organisations bien sûr il y avait je veux dire de bêtises Huguette Bouchardeau qui représentait le pissu Jeannette lahotte qui représentait la CFDT il y avait Irène borten Kevin qui représentait la LCR il y avait moi pour lui t'ouvrière il y avait simonifs du planning familial enfin tout un tas d'organisations mais la cheville ouvrière de du lac à Paris en tout cas parce que peut-être j'avais demandé peut-être que des camarades de Grenoble soient présents je sais pas s'il y en a enfin s'ils peuvent venir parce que à Grenoble aussi le Maghreb qui a eu un certain développement mais à Paris l'homme lac au départ c'est un groupe qu'on appelait GIS groupement information santé et je sais plus si c'est dit dans le film moi le film j'ai vu des qu'il est sorti je me rappelle pas très bien si on en parle mais le Gys donc était créé en fait par d'Aix maoïste ou d'ancien d'extrême gauche qui avait vécu mai 68 était un groupe qui a commencé à s'intéresser à l'avortement selon la méthode Karman alors dans le film on en parle la méthode Karman donc c'était une méthode qui était qui venait de Chine d'ailleurs qui avait été utilisé par des médecins au Bangladesh et que des médecins européens ou américains les découvert dans ces pays-là et donc pour eux c'était une méthode très simple non traumatisante pour les femmes puisqu'il s'agissait simplement de d'absorber le fœtus et sans douleur pour la femme mais elle repartait avec juste une adresse de médecin si jamais il y avait eu un petit pépin dans la nuit à ma connaissance jamais eu de pépin sauf peut-être sur des femmes qui étaient tellement malheureuses de pas savoir comment s'en sortir qui montait sur la date de leur dernière règle et qui du coup pouvait se retrouver dans des situations difficiles et où les médecins du black [Musique] des fins étaient obligés d'envoyer cette femme à l'hôpital mais c'est arrivé très peu de fois en réalité parce que en discutant bien avec les femmes avant et c'était d'ailleurs un des travail des participants au black on arrivait à savoir exactement où est en était alors cette méthode qui était assez simple bon qui était sans doute pas une méthode meilleure qu'une méthode fait par des médecins dans un hôpital ce qui donne en principe la règle aujourd'hui on parlera peut-être des autres méthodes après mais enfin là c'est on n'est pas là dans les années 72 on est dans une situation à l'époque où il y a en gros 800 000 femmes par an qui avortent clandestine une partie celle qui ont de l'argent vont en Angleterre ou en Hollande là où la législation a rien à voir avec la législation française la législation française elle repose sur la loi réactionnaire de 1920 et elle condamne à des amendes de la prison les femmes qui se font aborder ceux qui leur permettent d'avorter donc c'est cette loi de 1920 que tout le monde veut abolir dans le pays et du coup les médecins du black se disent bah voilà on va faire nous même les avortements on va [Musique] pas présenter ça du tout pour dire on va comment dire régler le problème de toutes les femmes mais on va faire pression sur le gouvernement de cette façon là non seulement en deux ans mais en les rendant public et au début il y avait 300 médecins qui ont signé pour l'homme lac et dès que la première conférence de presse du black on s'est retrouvé avec 1000 médecins qui ont dit nous ferons des avortements et le gouvernement il était quand même sacrément embêté par cette histoire ce qui fait que je crois à part à Grenoble ou deux médecins ont été arrêtés pendant deux jours puis relation devant des manifestations monstres dans la ville je crois qu'il y a eu aucun médecin en tout cas ma connaissance parisienne qui a été du tout embêté par le pouvoir par la police ça c'est d'un point de vue là très bien passé alors on est dans une époque faut se rappeler quand même où mai 68 c'est 5 ans avant donc il y a toute une partie de la genèse de 68 des femmes mais pas seulement des femmes des femmes et des hommes qui pour qui ce problème de l'avortement est un problème à régler on veut plus voir les femmes mourir d'avortement clandestins dans des souffrances horribles le jour le film le montre bien avec cette jeune femme qui ont soit en parler qui va mourir donc d'être avorté avec les moyens du bord comme on disait à l'époque c'est-à-dire des méthodes qu'on peut voir par exemple ce qu'on vit le film l'événement tiré d'un roman où c'était assez horrible quoi voilà donc le Mac est un mouvement féministe mixte il y a des médecins femmes des médecins hommes il y a dans le bureau national je crois que le seul homme c'est le trésorier donc c'est quand même une majeur il était une femme mais faut pas oublier le courage de ces médecins qui vont braver la loi pendant sa va durer deux ans à peu près on peut dire de 73 à 75 février après le vote de la loi voilà donc là je cite tout ça et nous lutte ouvrières où on était politiquement au soutenait le black et que j'appartenais au bureau national on a décidé d'essayer de faire des comités black partout partout où on pouvait on avait des militants en particulier dans les entreprises et également dans des quartiers ou dans des villes où on avait des militants qui ont commencé à placer des du Black à faire adhérer au black l'homme là pour faire des avortements exigeaient quand même que les gens prennent la carte du Black ce qui me paraissait assez correct et évident bon voilà comment ça se passait donc nous-mêmes d'autres militants ont créé des comités dans les entreprises j'ai lu la un texte de comment elle s'appelle zankini zincarini sur Internet une historienne bon qui dit à les comités étaient surtout dans les hôpitaux dans les banques dans les compagnies d'assurance Chantal etc mais il y en avait chez Renault il y en avait dans un certain nombre d'entreprises où les militants en discutait alors nous on n'a jamais considéré que l'avortement c'était quelque chose de révolutionnaire et que parce que on faisait des avortements c'était formidable on était révolutionnaire on n'a jamais pensé ça on a toujours pensé que pour n'importe quelle femme c'est toujours un choix difficile et que c'était pas quelque chose de simple mais nous on était pour le droit des femmes à disposer de leur corps et donc on a effectivement participer à cette aventure du Black 50 ans après non seulement le regrette pas mais on était très touché qu'une cinéaste et essayer de refaire un film là-dessus parce que je pense je parle même pas des moins de 20 ans mais enfin des moins de 50 ans ou moins de 40 ans ils connaissait pas cette histoire tout simplement bon vous savez qu'il y avait pas que le black qui se battait bien sûr il y avait choisir la cause des femmes de Gisèle Halimi qui ne voulait pas faire des avortements donc organisation ou qui avait quand même individuellement dans d'autres organisations des gens qui le faisaient pour les comités on faisait des réunions faisaient on informait aussi sur la contraception parce que s'il y avait aussi autant d'avortement c'est que la contrarie contraception elle était à peine connue il y avait comme on dirait aujourd'hui des complotistes qui expliquaient que ces théories le on allait abîmer le corps des femmes avec la contraception etc donc fallait aussi se bagarrer là-dessus je dis pas que les moyens de contraception étaient forcément formidable il y avait des femmes qui supportaient pas la pilule il y avait des femmes qui se reportaient pas le je sais pas s'il y avait déjà le stérilet si ça commençait voilà c'était pas simple et puis il y avait des couples les hommes se conduisaient pas toujours comme il fallait vous avez des femmes il y avait des couples où mettre un préservatif franchement ça se faisait pas ce n'est pas normal donc on dans cette situation quoi et bon je peux en parler longtemps alors je voudrais laisser la placer à Chantal et un peu au débat je vais peut-être pas et puis vous me poserez des questions si vous avez des interrogations sur ce que je vous raconte j'ai envie de saluer mais je l'ai pas revurai depuis très longtemps le médecin son prénom m'échappe Jouannet qui était pierre JOANNET qui était un peu la cheville ouvrière du Black et sa femme Irène JOANNET qui était bon la grande organisation en réalité du de tous les problèmes administratifs une dernière chose peut-être l'homme là qu'organisait bien sûr des des voyages en Angleterre et et en Hollande mais choisir le faisait aussi le MLF le faisait aussi le planning familial le faisait aussi donc quand on avait un peu de pognon c'était pas trop un problème d'aller avorter à l'étranger et la situation était très différente pour les femmes de la classe ouvrière évidemment voyez on voit très bien dans le film là à Nicolas ou finalement elle aura peut-être envie d'avoir un troisième enfant mais elle est débordée elle en peut plus c'est dur vous savez on dit ça aujourd'hui comme on appelle ça la charge mentale des femmes le terme est à la mode aujourd'hui mais à l'époque nous on parlait de la triple journée de la femme la double journée de la femme qui devait s'occuper des mots travailler faire le mari soit content d'avoir ses chemises repasser etc on était dans dans cette situation alors bon j'espère aujourd'hui les jeunes coupes ça se passe pas comme ça c'est à souhaiter en tout cas mais peut-être justement en voyant un film comme ça ils peuvent se rendre compte que ça peut être la tragédie d'une femme qui veut pas avoir un troisième enfant pour les jeunes effectivement c'est quelque chose de peut-être de nouveau cette histoire du Black il reste que vous savez entre temps il y avait eu le procès du viol un Bobigny qui avait aussi beaucoup de soulever d'émotions puisque une jeune femme violée 16 ans Marie-Claire qui est mort très récemment d'ailleurs avait été violée et sa mère l'avait aidé à avorter auprès d'une femme un avertement un avortement clandestin et son violeur quand il avait su qu'elle avait fait un avortement elle avait dénoncé à la police donc c'est un beau et donc du coup le procès devenu vraiment un procès contre le viol pour la liberté des femmes à avorter surtout dans un cas de viol évidemment mais pas seulement et donc autour du procès Bobigny ça a quand même été toute une toute une campagne qui a aussi développer l'idée que l'avortement il fallait en donner le droit dans ce pays vous rendez compte la Russie soviétique l'avait autorisé en 1917 et en France on était toujours sur le coup de cette loi horrible de 120 dans les années 70 voilà bon tout ça c'est cette tête de l'histoire ancienne mais peut-être Chantal va dire des choses aussi avant pour vous parce que la parole parce que on n'est pas tellement sorti de ça et il y a encore beaucoup de problèmes bon peut-être que la contraception c'est un peu amélioré je suis pas une spécialiste je suis pas médecin je suis pas une spécialiste et puis j'avoue que bon à 83 ans je suis beaucoup moins près que tout ça il y a toujours des femmes qui supportent pas ou qu'on peur de la contraception qui disent mais oui mais moi ma sœur m'a dit attention ça peut donner le cancer etc si tu fais ceci si tu fais cela quoi bon donc il y a toujours une bagarre là-dessus puis sur l'avortement là je vais peut-être si tu veux redire quelques mots sur puis après on débat si vous êtes d'accord alors il y a quelques jours de discutais avec des camarades j'avais vu des photos de notre fête de 1975 ou comme ici c'était beaucoup plus petit à l'époque et tout ça mais il y avait des stands aussi avec des activités et on avait un stand qui s'appelait l'homme ménagé et il avait beaucoup de succès à l'époque donc il y avait on mettait plusieurs personnes des camarades ou pas en fait des hommes bien sûr et il fallait donc qu'il s'exerce à des tables à repasser on avait des poupons là c'est le loïde il fallait les manger enfin bon voilà il y avait faire les coudre des boutons et il y avait toujours un monde fou c'était tout le monde rigolait et quand je raconte ça à des copains aujourd'hui mais aujourd'hui on voit les hommes du trimbal les enfants et tout ça ça aurait pas le même le même effet quoi à l'époque vraiment rire parce que on voyait pas les hommes vers le ménage s'occuper des bébés et tout ça mais effectivement les choses ont peut-être changé depuis 50 ans mais il y a des choses qui n'ont vraiment pas changé c'est quand même que l'oppression de la femme elle est toujours là tous les droits des femmes sont toujours à reconquérir il faut toujours s'apprêter à les défendre ces derniers temps vous avez vu y compris aux États-Unis les États qui de nouveau peuvent faire comme ils veulent etc les la le grand succession d'une loi ou un de qui qui pardon donc voilà en tout cas tout le monde a subi cette affaire que il y a des recules là-dessus donc nous quand on était dans cette activité avec le black ou effectivement on essayait de autour de nous on avait des activités militantes dans les entreprises où nous étions syndical politique etc mais le matin c'est rentré dans nos activités tout à fait naturellement parce que c'est aussi des fois les intérêts donc et les droits des femmes donc ce combat là au bout d'un certain temps bon ben la loi veille est passée c'est vrai que les méthodes contraceptives ont été un peu plus répandues etc et on a eu l'impression que c'était fini le combat était gagné et qu'on pouvait ce ne veut pas dire retourner à nos casseroles parce que bon ça c'est donc continue notre petite vie libérée de ce problème là mais c'est pas vrai c'est pas le cas parce que en fait tant qu'on est dans le système dans ce système où le pression des femmes est une partie intégrante du système capitaliste au même titre que l'oppression de la classe ouvrière tant qu'on est dans ce système il faut s'apprêter sans arrêt à remonter au combat sur tout comme disait tout à l'heure Nathalie sur toutes les balles quoi il faut remonter sur le ring et il faut aller sur toutes les balles parce que c'est les salaires c'est l'inégalité des salaires hommes femmes c'est les conditions de travail etc et puis c'est aussi ses droits à disposer de notre corps etc la culture bon toutes ces problèmes là il faut sans arrêt se battre dessus et ça fait partie intégrante du combat des révolutionnaires communistes donc ça ne quand on le lac on l'a vécu pendant à peu près deux ans ça faisait partie de notre activité de militante révolutionnaire voilà et j'invite donc les jeunes d'aujourd'hui à se mobiliser chaque fois que c'est nécessaire et surtout on pouvait organiser des des femmes et des hommes autour de cette question ah c'était pas juste des coups comme ça c'était les organiser faire des réunions en profiter pour discuter de nous d'où d'où vient cette oppression et comment on arrivera à l'abolir par quel type de combat etc donc c'était aussi faire notre politique OK je propose la date prendre que la maternité des Lilas que les femmes qui ont avorté comme lesbiens est-ce que en plus il maternité très sérieuse de ce point de vue là du point de vue médical de préparation à la femme va fermer le premier juin alors je crois qu'en Seine-Saint-Denis c'est la maternité qui fait le plus d'avortement au corps aujourd'hui je parle des avortements médicaux bon je connais pas ce qu'on appelle les avortements médicamenteux maintenant mais je sais que je connais bien parce que j'habite au lilas quelle est sage-femmes de la maternité elles sont toujours pour qu'ils descendent d'orthogénie et que les femmes reçoivent les meilleurs soins médicaux possible en cas d'avertissement et elles disent qu'en plus à partir d'un certain stade d'arrêt des règles l'avortement médicamenteux peut être dangereux peut être vraiment dangereux ou alors faut être très entouré avec des médecins savoir que je sais pas x semaines ça va peut-être être horrible pour toi de voir ce qui va sortir de ton corps parce que ça peut être des pas des bébés mais presque donc tout ça elles mettaient elles mettaient assez en garde contre les avortements médicamenteux en disant les femmes doivent bénéficier des meilleurs soins possibles du corps médical et c'était ce qui se passait vraiment à la maternité des Lilas et autant des femmes ont avortées mais des milliers de femmes ont accouché à la maternité des Lilas parce que c'est un personnel justement qui a été à des premiers avec les Bleuets à faire les avortements les avortements les accouchements sans douleur etc qui nous plaît aussi dur sont particuliers à l'époque voilà donc tout ça faut se battre faut se battre encore oui oui on va donner la parole faut se battre encore aujourd'hui parce que il y a des centres d'orthogénie des maternités qui font des naissances et des avortements qui sont en train de fermer je dirais un peu partout d'ailleurs [Musique] dans ce pays voilà alors il y avait une question déjà là-bas tout au fond attends on va t'amener un micro alors je suis de la maternité des Lilas on est là sur le département du 93 c'est la catastrophe puisque il y a clinique de Vauban qui vient de fermer fermé par l'ARS et nous les lilas nous avons notre autorisation et nous les lilas nous avons l'autorisation d'exercer que jusqu'au premier juin on sait pas ce qu'on va devenir le 2 juin la RS nous a donné aucune info ce qui se passe c'est que a priori il ferme le plateau technique c'est-à-dire plus possibilité de faire des accouchements aux Lilas et fin donc des IVG sous anesthésie générale ça veut dire qu'une fois encore on diminue le choix pour les femmes donc sachant que le 93 c'est quand même un département où le taux de natalité est le plus important en France on sait déjà un désert médical donc nous avons nous organisons une fête le 4 juin c'est-à-dire dimanche prochain au Parc ici Aubrac des Lilas à côté de la maternité métro Mairie des Lilas pour montrer à la RS qu'on est toujours là pour vous donner une idée des chiffres on pratique 900 IVG par an et 1100 naissances par an donc pour nous le choix des femmes c'est autant dans le cas de l'avortement que dans le cadre de la naissance c'est avorter comme je veux nos choix des méthodes donc la possibilité de faire diriger des IVG sous anesthésie locale général ou médicamenteuses et d'accoucher aussi comme je veux bon donc une structure comme nous on la ferme c'est aussi un lieu militant en effet les médecins des Lilas particip une laque il faut savoir que dans les hôpitaux il y a de moins en moins de sages-femmes qui veulent travailler au lilas on n'a jamais de problème notre équipe de sage-femme elle est pleine des sages-femmes sont autorisés désormais à faire des IVG mais les décrets sont toujours pas passé on les attend mais on se retrouve un peu comme dans le film Danny colère je trouve que les sages-femmes il faut qu'elle reprenne la main soit aussi sur les IVG il faut qu'on parce que les médecins on peut pas se reposer que sur les médecins c'est pas possible on a de plus en plus de médecins qui utilisent leurs clauses de conscience et ça c'est un vrai problème y compris au sein des Lilas [Musique] et je voudrais te poser une question parce qu'on m'a dit qu'il y aurait peut-être un rassemblement devant la maternité le 1er juin non c'est pas ça c'est le 4 juin le 4 au parc du coin bonjour alors comme je suis à vieux monsieur moi j'ai été au black sur Toulouse pendant deux ans j'ai un terrain bilan je sais pas quoi dire parce que je ne suis pas certain qu'on ait eu raison surtout je vais dire que on était petit à petit harcelé parce que quand on a su quand faisait des avortements qu'on a envie est correctement on a été on est devenu un centre d'orthogénie en fait des permanences quatre fois par semaine on avait des hors de femmes qui venaient se faire avorter on les avortait moi j'ai été élevé infirmier de première année sur la foutait mal quand même on envoyait on avait organisé des circuits en autocar pour la Hollande dans une clinique hollandaise on essayait d'éviter de se faire taper dessus par laisser les vivre qui était pas simple à l'époque donc je suis pas certain qu'on a eu raison de faire beaucoup d'avortement parce que quand on vieillissant j'ai pas grand chose à côté en fait et on se baladait dans les ciné club ou ailleurs pour passer le film de histoire d'art de Belmond et certaine des choses comme ça vraiment le problème qu'on avait eu à l'époque aussi ça avait été une discussion moi je suis pas militant de découvrir avec les camarades de lutte ouvrière qui eux pensaient qu'il fallait créer des comités me latte dans les hôpitaux et partout alors que d'autres pensées qu'il fallait créer sur les quartiers sur les quartiers peut-être à tort je sais pas moi je me suis battu aussi dire que j'ai pu simplement ce que je vois et qui me ce qui m'anuie énormément c'est qu'il y a actuellement de nouveau des embêtements autour de ça il y a eu il y a quelques temps le centre d'IVG d’hôpital tenant devait fermer nous on s'est mobilisé on s'est retrouvé avec en face de nous une extra me droite décomplexée qui nous a traité dans ce 5 qui ont fait des prières de rue interdites par la loi mais protégée par le CRS quand même et tout ça le venait au moins comme il y a des jeunes ici moi ce que je leur dis c'est que fait gaffe parce que ça va vous retomber dessus c'est pas la lutte elle est pas finie elle est pas finie du tout et avec cette extrême droite qui arrive comme ça moi ça m'énerve énormément beaucoup et je pense que ce que tu as dit tout à fait exact il faut se méfier de ces gens là et que se méfier du fait que ça n'est pas gagné définitivement que rien n'est jamais gagné définitivement voilà donc pour la lutte maintenant vu mon âge et mon état de santé j'ai un peu décédé Brabant mais je me souviens de cette époque là parce que on avait l'impression que qu'on a peut-être arrivé à quelque chose qui était plus que simplement une loi qui était peut-être d'arriver à faire en sorte que des gens se rendent conscience de ce qui se passait et ça on n'y est pas vraiment arrivé parce que les gens qui venaient à nos permanences ne venaient pas pour militer mais pour se faire avorter c'est ça qui m'a choqué un peu je l'ai vu je l'avais sous les yeux tous les jours voilà c'est tout ce que j'avais à dire où tu as raison c'est que quand dans le pays il y avait tous les ans 800.000 femmes qui voulaient avorter c'était certain que dès qu'elle trouvait un cadre ou elles sont bien entourées il y a des médecins qui s'occupent d'elle ou des femmes infirmières ou élévation qui se s'occupait d'elle évidemment que le bruit a couru vite et que tous les centres du lac étaient débordés ça c'est une évidence mais moi je regrette pas ce qu'on a fait à l'époque parce que je pense qu'on a sauvé des vies parce que valait mieux ça que les appartements clandestins et de toute façon enfin je crois pas que personne au black pensait que c'était une situation qui allait durer parce que parallèlement on manifestait dans les rues pour changer la loi pour que la loi de 1920 disparaissent etc c'était quand même dans le cas d'une mobilisation et alors bien sûr le film d'ailleurs le montre à Nicolas le film le montre bien est-ce qu'il fallait laisser des noms médecins faire les avortements ça c'est fait et ça c'est le film le monde tout à fait bien et bah oui parce que vous savez je suis pas sûr que dans les pays pauvres c'était forcément des médecins qui le faisaient et nous on avait au moins cette chance que même quand c'était comme dans le film quelqu'un de non médecins qui le faisait il y avait le médecin derrière qui donnait son téléphone pour la nuit qui donnait le fameux médicament là je sais plus comment ça s'appelait toi tu prenais tout de suite et qui te garantissait à peu près que tu auras aucun problème et bah ça même si l'homme lac pouvait pas comme on disait vider la mère avec une petite cuillère c'était trop énorme ce qui avait comme femme qui voulait avorter évidemment mais je crois pas qu'il faut regretter parce que tu si je doute non parce que on a fait une pression je sais pas si quand je dis que lors des médecins attaquaient tous les médecins qui faisaient des avortements menacés de leur retirer leur leur garantie je sais pas comment s'appelle chez les médecins enfin le droit de d'exercer une menacer de ça et ben que en quelques jours après la conférence de presse du Black mille médecins qu'on déclaré à l'ordre de médecins nous ferons des avortements bien sûr que ça fait avancer les choses bien plus que quand on nous dit oui mais c'était Giscard d'Estaing c'est quelqu'un qui avait les idées larges et tout ça mais c'était une lutte une lutte démarrée en 1968 auquel l'homme là qui a participé à sa façon avec le MLF avec tous les groupes féministes de l'époque voilà donc je je pense pas que tu es regretté attends chacun son tour s'il y a des que tu es à regretter quoi que ce soit selon en tout cas moi je regrette pas en tout cas il y avait eu avant en décembre en décembre 1967 la loi neuvirte avec la contraception qui a été possible en France parce qu'avant c'était impossible de pratiquer la contraception et je pense qu'il y a eu quelque chose de très malsain c'est toute cette propagande qui a été faite contre la contraception d'où on s'est retrouvés à avoir des femmes obligées de passer par l'avortement c'est une remarque là-bas la jeune femme en bleu puis après par mettre moi j'ai donné la parole à un camarade américaine qui voulait intervenir je vais essayer de faire [Musique] assez de meilleurs [Musique] c'est un vrai problème elle a dit elle a pas tout compris mais elle comprend que que le sujet est important et d'autant plus aux États-Unis aujourd'hui [Musique] des luttes qui sont similaires qui sont communes il y a une histoire qui est commune et la lutte pour l'avortement aujourd'hui c'est quelque chose de très important S [Musique] l'extrême droite et l'attaque énormément les femmes et il y a énormément de problèmes liés à l'avortement et même le fait d'avoir des pilules de contraception dans certains états c'est illégal il y a des états aussi même illégal d'aller dans d'autres États pour pour essayer d'avorter [Musique] elle dit que l'histoire est importante aussi parce que les personnes qui ont lutté pour pour avoir les lois qui qu'elles ont eu avant et qu'aujourd'hui sont en train d'être perdus sont des femmes qui n'ont pas attendu que ce soit des avocats ou des politiciens qui leur faisent des choses qui qui sont allés chercher y compris quand c'était illégal et qui ont fait des actions pour pour obtenir ce qu'elle veut elle n'est-il pas version et que c'était très important que que les femmes luttent pour enfin soit là on garde un peu de cette lutte et qu'elle dise d'ailleurs le resto qu'elle raconte leur histoire parce que quand on pas les visages de ces femmes quand on voit leur lutte on comprend mieux et on voit à quel point la propagande y compris de de l'extrême droite aux États-Unis elle n'a aucun sens thank you Agnès oui excuse-moi je voulais juste répondre à la camarade bien sûr que les femmes doivent elles doivent être à l'avant-garde de la lutte mais je pense que les hommes aussi ils doivent avoir assez de respect pour les femmes notre époque pour les aider à gagner ses droits et je crois que quand je vois les manifestations aujourd'hui dans les rues en France aux États-Unis qui a quand même beaucoup de jeunes hommes en tout cas qui soutiennent le combat des femmes en tout cas ça c'est réconfortant quoi de Toulouse il est toujours là ouais oui sans doute il y avait ce débat mais nous peut-être qu'à l'époque d'ailleurs on militait pas beaucoup dans les quartiers c'est possible et que nos forces militantes elles étaient plus dans les entreprises je t'avoue que je me rappelle pas vraiment de ce débat je crois que là vous avez des camarades dans les quartiers dans la région parisienne on a essayé aussi de faire des réunions black maintenant est-ce qu'on a créé des comités et j'ai pas retrouvé mes archives je sais pas je les ai mis j'ai pas retrouvé si on en avait mais c'était pas une idée fixe mais quand même nous et l'eau si on a une différence depuis notre début de notre existence c'est qu'on a toujours privilégié privilégié les entreprises les travailleuses les travailleurs pour créer notre partie communiste révolutionnaire donc c'est un peu logique tu vois qui est qui est plus y avoir ces différentes enfin c'est en fait je sais pas les uns les autres de faire ce qu'ils voulaient d'ailleurs je crois bon alors il y avait d'autres espèces que j'ai fait j'avais peur oui oui moi je m'appelle Cécile et je suis militante dans un enfin j'ai 30 ans et je suis militante dans un collectif féministe ludoch qui s'appelle du pain et des roses et du coup ce que je voulais enfin ce que je trouvais intéressant là dans la discussion c'est que enfin justement moi ma génération on va dire on est né dans un pays où on a le droit à l'avortement quoi sur le papier mais que en fait aujourd'hui en France mais aussi à l'échelle internationale justement on commence à voir que enfin comprendre je veux dire un peu plus dans nos chers quoi à quel point ces droits peuvent être remis en cause mais en fait plus que cela je pense que si on a une génération qui voit que c'est pas parce qu'en fait il y a quelque chose qui est inscrit sur le papier que en fait dans la réalité toutes les familles ont accès et c'est ce qu'on voit avec la maternité des Lilas enfin je veux dire en France même il y a plein de fermetures en fait de de s'entriverger de maternité on a vu aussi toute la polémique sur la question du planning familial plus récemment il n'y a pas la PMA pour toutes et tout en France il y a la clause de conscience [Musique] [Musique] d'évident et sur lequel on doit vachement batailler enfin je veux dire mettre dans les consciences c'est l'idée que justement à mon avis pour qu'il y ait un accès réel accessible au droit à l'IVG enfin pour toutes et toutes c'est cette question justement des travailleuses et des travailleurs aussi et notamment dans la santé et le fait qu'en fait il n'y a pas de moyen enfin notre hôpital et genre détruit en fait si tu as des hôpitaux détruits que tu as du personnel maltraité etc bah oui en fait ton le droit et l'accès à tes droits au reproductifs et entamer quoi et que du coup en fait mettre au coeur les questions justement aujourd'hui notamment avec le covid enfin voilà toutes les batailles que mènent les travailleuses notamment de la santé et le lier à la question de droits reproductifs ça je pense c'est quelque chose qui fait très peur aussi au gouvernement et qui en même temps enfin voilà c'est dans ce sens là aussi qu'on doit qu'on doit qu'on doit pousser et que c'est pour ça que les travers de travailleuses peuvent porter ça et cette revendication et être au cœur du fait de porter ses droits là quoi c'est revendications je réponds juste quelque chose là parce que il y a quelque chose j'ai oublié de dire c'est vrai qu'en France il y a la clause de conscience la clause de conscience peut-être pour des gens qui sont catholiques et qui pensent que c'est un meurtre de faire un avortement ça me gêne pas qu'il le pense on supprime bien sûr quelque chose qui pourrait être une vie qui pourrait être une vie un jour et alors et alors ça les gêne cela de bénir les armées etc qui vont tuer des millions d'hommes non ça les gêne pas c'est des hypocrites et puis il y a des médecins c'est pas seulement la clause de conscience c'est de ça rapporte pas l'IVG et il y a plein de médecins qui veulent pas faire diriger parce que c'est pas des actes qui rapportent beaucoup et dans une période et dans une période où les dépassements d'honoraires sont à la mode même dans les hôpitaux publics je sais pas si vous en avez fait l'expérience moi je les fais je peux vous dire que là aussi c'est le pognon qui pourrit tout encore dans cette affaire des médecins et c'est presque des médecins militants quoi qui ou des sages-femmes comme tu l'as dit qui elle croit justement aux droits des femmes et qui qui pour ça le font quoi voilà je voulais je voulais juste rajouter ça que j'avais oublié dans la présentation j'avais pourtant noté mais je sais plus alors c'est par là il y avait pas mal de jeunes femmes qui avaient levé la main bonjour je suis pas Amélie militante hello mais je suis ravie d'être ici et j'espère que ça va être le début d'une longue série juste quelque chose pour le monsieur oui juste pour quelque chose pour un monsieur qui vient de Toulouse tout d'abord non même si vous avez eu l'impression que ça pouvait être que le champ n'était pas assez grand quand vous avez aidé les femmes à avorter je peux vous le dire dans ma chair merci et merci à tous d'avoir mené cette lutte pour que on ait pu faire et oui vous avez trouvé vous avez ce réseau dit je fais quelque chose d'autre au niveau de l'extrême droite elle sera partout elle est partout et notamment là il y a sur les Vélib' actuellement à Paris des échos des autocollants et il ne nous lâcherons pas parce que leur notre corps en tant que femme en tant qu'individu maltraité par plein de par la société en général la vigilance doit être constante et il faut mettre un coup d'arrêt et ça sera tous ensemble et tout ensemble parce que bien évidemment ce sont les hommes et les femmes qui doivent s'enterrer de ces luttes féministes parce que ensemble on peut et on est on est beaucoup plus fort et merci Madame merci Monsieur merci à vous qui nous avait dit que c'était possible et on continuera le combat jusqu'au bout de la qualité de l'auteur oui alors pour répondre aux problèmes en 1971 72 73 je voudrais rappeler ici que nous étions dans une période où à gauche on avait en face de nous les gens qui formaient qui nous voulaient nous faire croire qu'on change notre vie en changeant les hommes au pouvoir c'était la période de monter de l'union de la gauche et du programme commun de gouvernement à cette époque je militais en Seine-Saint-Denis à Stains 93 80% des voix à léopathie communiste dans cette commune et à cette époque là dans le programme commun de gouvernement il y avait pas du tout inscrit le droit à l'avortement la contraception Jeannette vermech qui était une dirigeante honorée du Parti communiste disait qu'il fallait faire des enfants et donc voyez la pression qu'il y avait sur le mouvement sur les travailleurs qui croyaient dans ce parti parce qu'à l'époque 69 c'est 25% des votes pour le PC faut se rappeler tout ça et moi j'ai grandi dans les HLM là où les femmes entre elles ma mère mais les voisines parler entre elles sans arrêtent ce problème toute petite fille il a transpercé dans ma tête pourquoi on parlait de d'aiguilles à tricoter pourquoi en douce on parlait de tout ça pourquoi ma maman a retrouvé dans le sang un jour avant de partir à l'école tout ça c'était assez horrible et les femmes elles vivaient cela et le parti de la classe ouvrière n'était pas du côté des femmes et savez-vous moi je n'ai pas fait un comité de black dans la commune où j'habitais où je travaillais j'avais beaucoup de choses à faire à faire à ce moment là mon organisation expliquer que tout ce qui est important c'était dans la classe ouvrière mais j'étais au milieu de cette place ouvrière et lorsque j'ai pris la parole dans une ligne dans une réunion à l'époque le Parti communiste faisait des réunions en banlieue plusieurs fois par semaine réunissant plusieurs centaines de personnes et quand j'ai pris la parole devant tout ce monde au nom de mon organisation pour dire mais je voudrais avoir le droit à l'avortement la contraception je me suis fait huer et à cette époque là et ben je sortais de l'école et j'avais toujours en mémoire que sur les deux antennes internes d'un thermac j'avais eu trois de mes compagnes étaient mortes d'avortement c'était des jeunes qui n'ont pas eu le droit de vivre elle bonjour Merci moi quand j'ai vu à Nicolas je l'ai montré à mon compagnon et après et il a eu des réactions à la fois j'étais attendrie parce que je l'aime et en même temps très étonné de sa méconnaissance de certaines choses notamment du spéculum où je dis bah oui c'est quelque chose que je vis plusieurs fois par an a priori également le stérilet ce que c'est à quoi ça ressemble c'est pas horrible mais c'est pas non plus une partie de plaisir et du coup je me questionnais là dessus sur cette méconnaissance maintenant finalement du corps des femmes de comment on organise finalement le confort de l'homme en ayant cette contraception là et du coup ça me faisait penser ici là quand vous avez parlé du stand de l'homme ménagé de l'absence de ce genre de stand aujourd'hui par exemple ou bah finalement en tant qu'homme militant anticapitaliste contre l'oppression qu'est-ce qu'on fait de soi quand on est dans un couple qu'importe le couple mais probablement hétérosexuel et que l'on est potentiellement oppresseur quand on est de toute façon privilégiée et dominant et moi j'ai l'impression qu'il faut s'organiser et du coup si si on parle d'autogestion ben que font ces hommes là finalement pour se dire bah comment je me démerde de mon statut finalement de privilégier dans une situation quotidienne qui est le couple voilà [Applaudissements] moi c'était juste une question je suis maman de deux petits garçons et je pense aux hommes qui sont nombreux là est-ce que la contraception a progressé je pense peut-être qu'il y a des gens qui pourraient nous renseigner là-dessus dans l'assemblée est-ce que la contraception pour les hommes est en train d'avancer parce que c'est un problème qu'on devrait partager tous ensemble je crois j'ai lu des articles cette année comme quoi il y a des scientifiques américains qui avaient réussi à faire des progrès là-dessus est-ce que quelqu'un peut me renseigner alors en fait il y a pas besoin d'attendre des énième études américaines sur une pilule masculine parce que ça viendra pas de là en fait actuellement il y a un peu parfum peut-être pas un peu partout mais il y a dans différents endroits de France des consultations notamment au sein du planning familial pour permettre et pour offrir la possibilité d'une comment dire d'une contraception masculine en fait notamment essentiellement une contraception thermique à partir du moment où on sait que quand on élève la température du des testicules en fait la production de spermatozoïdes s'arrête et donc dès les années 70 il y avait eu ce qui a toujours fait un peu rigolé tout le monde et moi la première ce qu'on a appelé des slips chauffants mais maintenant en fait ça a été retravaillé donc en fait des donc en fait c'est simplement un dispositif qui remonte les testicules que ça soit avec un anneau de silicone que ça soit avec un comment dire avec un slip mais en fait ce qui est très intéressant à travers ça et moi j'achète travailler un peu de dessus récemment c'était les discussions et le fait que ben maintenant je pense l'histoire d'une contraception partagée et d'une contraception voilà qui soit réellement prise en charge par les deux au sein du couple quoi d'un couple hétérosexuel évidemment puisque sinon il n'a pas forcément exactement la même chose la seule chose que je voulais dire c'était que j'ai travaillé au planning familial pendant pas mal d'années et dans le 93 et on sait on s'inscrivait aussi dans cette histoire dans cette filiation du lac et que Ben même 30 ans ou 40 ans après la légalisation de l'avortement l'avortement il est toujours aussi tabou il est toujours aussi non dit voilà et pourtant près d'une femme sur deux à voirent dans sa vie donc voilà et ce qui était très intéressant et ce qui était on voit très fortement ça avant Nicolas c'était le fait de parler de l'avortement et de le sortir du du silence et de la culpabilité et le fait que ça ça permet que l'avortement soit beaucoup mieux vécu voilà bonjour bah déjà merci beaucoup pour votre intervention en fait moi j'avais du coup plus une question spécifiquement sur les Black parce qu'il y a toute une partie des blacks quand même où il y avait toute la question de la critique du pouvoir des médecins avec énormément d'avant d'avortement collectifs sans médecin ou l'intervention des médecins est limité à transmettre la méthode la pratique de la méthode dont vous avez parlé et ensuite les avortements collectifs avec 400 femmes ça a été le cas dans pas mal de Black et du coup enfin ma question c'était de savoir comment comment dire parce que du coup c'est pas du tout les questions dont vous avez parlé qui se posaient à ce moment-là enfin avec les débats que vous avez pu ou là les débats que vous avez pu avoir et organisé plus largement sur la question l'émancipation des femmes enfin c'est j'ai l'impression qu'il y a dans certains black c'est resté très très ancré sur la pratique et sur la transmission d'une pratique aussi même si c'était pas la plupart des Lacs et du coup c'était comment comment militer au sein des lacs ou il y avait quand même toute la question de l'autogynécologie qui prenait une place peut-être pas centrale mais quand même une grosse place voilà ce que tu soulèves c'est ce qu'on voit dans le film c'est à dire la discussion est-ce que quelqu'un qui est non médecin peut pratiquer la méthode Karman qui est une méthode très simple en réalité et enfin quand tu es un stade de grossesse pas trop avancé quand même mais il y a eu ce débat moi je me souviens pas avoir pris une position spécialement là-dessus parce que je t'avoue que ça me choquait pas vraiment que des médecins forment des noms médecins à condition qu'il soit dans le coup pour la suite etc alors moi l'expérience que j'ai c'est juste sur le black parisien de la du couple Jouannet et je pense pas qu'on n'est jamais eu de problème avec des des personnes qui étaient infirmiers ou qui simplement se former à la méthode Karman qui a eu des problèmes faut qui existé quoi voilà bon moi j'ai assez fait confiance là-dessus c'est peut-être un débat philosophique est-ce qu'il faut absolument des médecins mais je peux te dire qu'à ce moment-là dans les pays pauvres il y aurait pas beaucoup de parce qu'il y a pas de médecin très peu la méthode karma elle était utilisée sûrement aussi par des non médecins enfin parce que c'était quand même mieux que comme à dire la camarade tout à l'heure les aiguilles à tricoter ou toutes les les plantes ou les saloperies qu'on lui mettait dans le vagin quoi quand on faisait un avortement clandestin donc de ce point de vue là moi j'ai pas de personnellement je représente pas tout le black et tous les blagues j'ai pas de problème mon rôle là dessus en tout cas pour l'instant il y avait quand même cette surveillance quand même médicale on savait à qui s'adressait même quand on n'était pas médecin une fois qu'on avait pratiqué la méthode c'est le souvenir que j'en ai j'ai une petite expérience sur Paris je suis désolé j'aurais voulu personne n'est venu de Grenoble mes camarades parce que eux ils ont eu une grosse expérience et j'aurais bien aimé qui nous en parle et ils sont pas là bon bah tant pis alors il y avait d'autres questions oui comment faire que les hommes prennent conscience même du corps des femmes et de ce que ça veut dire aller chez la gynécologue ou le gynécologue et comment c'est des fois douloureux simplement de se faire examiner il y a eu même un procès contre une gynécologue qui était semble-t-il assez brutal vis-à-vis des femmes et pourtant c'était une femme elle était avant tout médecin donc que les hommes se rencontrent de ça à part en parler avec eux comme tu l'as fait avec ton compagnon je vois pas tellement quoi faire d'autre quoi parce qu'on regardait on essaye de donner ici ou des cours aux jeunes élèves et l'extrême droite et tout le monde les églises comment on va prendre on va apprendre des choses horribles à nos enfants etc même quand il s'agit simplement d'expliquer comment le corps des femmes fonctionnent comme celui des hommes fonctionnent tout ça c'est compliqué alors nous bien sûr on peut faire une expo ou même trouver un nouveau jeu disait Chantal sur le sexe de la femme et le sexe de l'homme peut-être ça aurait du succès je sais pas si on est capable de le faire une demi une de mes collègues de SVT au collège me racontait que il y avait trois cours à donner sur l'éducation sexuelle de la sixième à la terminale et que rares étaient les les collègues qui avaient le temps justement de donner ses cours avec du coup c'était relativement court en fait seulement trois heures en fait sur l'éducation sexuelle non en de la sixième à la terminale donc ça ça montre bien que l'éducation nationale et n'est pas prête et n'est pas en mesure de donner à donut du temps par rapport à ça oui bonjour bonjour Arlette et mes camarades voilà je voulais dire par rapport à leur remarque de la copine tout à l'heure à la maison de femmes de Montreuil l'année dernière elles avaient fait une exposition sur la place principale avec des dessins de tous les organes génitaux hommes et femmes et où elle faisait faire à tout le passant et passante refaire des schémas des en refabriqué avec du papier des organes génitaux et ça avait énormément de succès et ça c'était ça c'est une manière de d'éduquer de façon populaire oui je voulais simplement préciser que les filles les petites filles devaient toujours parler avec leur mère de sexualité et les petits garçons avec leur père de sexualité et ça je me demande si ça évoluera un jour quel était le relation entre le black et le planning familial le planning familial a participé aussi à la création du Black Simonis par exemple était une militante du planning familial or elle était au bureau national du meuble c'était pas des choses qui se faisaient comme ça contre d'autres organisations et certaines participaient au black choisir ne participait pas tout en défendant bien sûr ce matin pour le droit à l'avortement mais le planning oui le planning a pas mal participé dans beaucoup d'endroits je pense je suis aussi une ancienne militante du Black et de l'huile d'ouvrière moi à l'époque j'étais à Orléans et je travaillais dans un centre où il y avait 3000 femmes dont la plupart avec entre 20 et 25 ans donc bon je vais revenirai pas sur tout ce qui s'est fait et même en province puisque moi c'est surtout au niveau de l'entreprise que j'ai fait des réunions par rapport au lac où on soutenait les médecins qui faisaient en ville des appartements où on connaissait les médecins qui se prononçaient pour l'avortement ou ont participé à des manifestations locales et parisiennes et on s'organisait à l'intérieur de l'entreprise et autant vous dire qu'à l'époque justement dans une entreprise où il y avait que des jeunes femmes c'était un combat très populaire c'est ça que je voulais dire c'est à dire si l'échec postaux d'Orléans La Source qui s'appelle maintenant pour le plus jeune la Banque Postale voilà et donc oui si il y avait des militants du planning moi à travers l'organisation syndicale j'ai organisé des réunions ou venez de l'extérieur des militantes du planning qui nous soutenaient qui étaient d'ailleurs souvent des militantes aussi organisées au PSU et dans les organisations qui soutenaient le Mela par contre oui je l'intervention de la caméra par rapport à la politique des militants staliniens de l'époque c'est aussi bon de le rappeler parce que dans la mémoire ça s'est beaucoup oublié en nous faisant croire qu'ils étaient pour ce combat pas du tout non c'était pas du tout et surtout les plus anciennes staliniennes de l'époque je peux vous dire qu'on se heurter à elle aussi dans dans l'ambiance quand même d'après 68 et que c'était un combat que ce combat il est pas fini parce que tant qu'on aura pas cette société il y aura des reculs mais je dirais qu'elle heure actuelle faut pas s'étonner qu'il y ait des recules on l'a dit sur les hôpitaux et tout et que faut avoir la conscience que non seulement faut se battre sur ce terrain-là mais il faut vraiment avoir la conscience que cette société faut vraiment la changer de contemporain sinon on aura toujours des recul rien n'est acquis si vous estimez avoir pu vous exprimer on va peut-être s'arrêter là pour aérer la salle pour le prochain le prochain débat merci merci
Arlette Laguiller