Déviation de Beynac : "L'État doit être responsable et défendre le dossier" demande le maire de Beynac en Dordogne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse partielle
Pourquoi vous avez écrit ce courrier au président de la République ?
- 1:50RelanceÉludée
Dans cette lettre, vous dites votre amertume, mais sur ce projet, la justice a tranché.
- 2:33OuverteRéponse directe
L'État peut faire quelque chose là ?
- 3:14OuverteRéponse directe
Serge Part, vous voulez mettre la pression à l'État dans ce deuxième dossier ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Vous demandez que le président de la République puisse peser dans ce dossier ?
- 4:38OuverteRéponse partielle
Vous avez espoir aujourd'hui que ce projet finisse par être accepté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44InvitéFait
« et qui s'est retrouvé retoqué devant les tribunaux, mais surtout en 2018, où c'était quand même la signature du préfet, de la préfète de l'époque qui avait été attaquée »
- 1:05InvitéFait
« le département a dépensé beaucoup d'argent, sans régler aucun problème de Beynac, sans régler aucun problème de sécurité »
- 1:33InvitéChiffre
« En sécurité, on a quand même 600 000 personnes qui traversent cette route chaque été »
Temps de parole
- Invité68 %
- Présentateur21 %
- ?6 %
- Présentateur 26 %
≈ 24,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez ici matin jusqu'à 9h, la profonde amertume de ces élus locaux sur la déviation de Beynac. Six élus de Dordogne ont écrit à Emmanuel Macron amertume au sujet de l'arrêt du projet de contournement par la justice. On reçoit l'un des signataires, le maire de Beynac. Il répond à vos questions, Louis de Bergevin. Bonjour Serge Part.
Oui,
bonjour ici Périgord, bonjour les auditeurs. Pourquoi vous avez écrit ce courrier au président de la République
?
Pourquoi ? Parce qu'on se trouve à la fin d'un cycle, c'est-à-dire la fin du premier projet de bouc multimodal, même si on ne
l
'appelait pas comme ça au tout début, de Beynac, un projet qui a été autorisé plusieurs fois par l'État, je veux dire, et qui s'est retrouvé retoqué devant les tribunaux, mais surtout en 2018, où c'était quand même la signature du préfet, de la préfète de l'époque qui avait été attaquée, et l'État n'a pas dénié défendre sa signature. Et voilà le résultat au bout de quelques années. On a démoli, l'État a dépensé beaucoup d'argent parce qu'il a remboursé une partie des frais au département, le département a dépensé beaucoup d'argent, sans régler aucun problème de Beynac, sans régler aucun problème de sécurité. Alors là, il y a un double problème de sécurité. Il
y
a la sécurité routière, mais pas routière en tant que route, mais plutôt visiteur de Beynac. Beynac, un des plus beaux villages de France.
Il
y
a
des sites majeurs du sud d'Ordogne pour faire venir les touristes, qui sont quand même l'activité numéro un du Périgord. En sécurité, on a quand même 600 000 personnes qui traversent cette route chaque été. Là, on est en train de terminer la saison. Et
effectivement, la
sécurité, Serge Part, c'est l'un des sujets qui est avancé pour la défense de ce projet. Dans cette lettre, vous dites votre amertume, mais sur ce projet, la justice a tranché. C'est la justice qui a retoqué le projet. L'État, il peut quelque chose
?
L'État,
il
peut au moins, pour le prochain futur, enfin le futur, deuxième projet, qui est en tout point exemplaire sur le plan écologique, avec une réouverture de gare à Castelon, avec la continuité de la piste cyclable européenne, V91, qui ne pourra pas exister, parce qu'un Beynac ne pourra plus passer, parce qu'il y
a
de passer cette déviation. Qu'est-ce qu'il y a ? Et
donc, Serge Part,
on ne
va
pas revenir sur le fond du dossier, on est déjà beaucoup revenus.
Oui, mais c'est quand même ça.
L
'État peut
faire quelque chose là
?
L'État peut quand même défendre son dossier lors du prochain jugement au tribunal qui aura lieu en fin d'année ou au début d'année. L'État peut quand même défendre son dossier, parce que c'est quand même un problème d'aménagement du territoire. Effectivement, quand on fait un aménagement du territoire, on peut comprendre que les riverains ne soient pas d'accord, mais il n
'y
a aucun aménagement du territoire. On n'aurait jamais fait les TGV, tout ce qu'on voudra, les aéroports, etc. Mais par contre,
ce
qui est quand même désolant, c'est que des associations écologistes sont contre les arrêts de train, sont contre le piste cyclable à Beynac, sont le tout et sont
contre la permanence. En fait,
Serge Part, vous voulez mettre la pression, à
l'État
dans ce deuxième dossier ?
C
'est la pression, c'est la pression. Oui et non, l'État doit être responsable. Vous savez, le président Macron a écrit au maire en 2020, il n
'a
pas fait ce fois-ci, enfin au maire, tous les maires en disant « on sera à vos côtés ». Mais là, c'est le moment de montrer qu'il est à nos côtés. Parce que maintenant, dans cette région, on n
'a
plus d'espoir. Les juiners n'ont plus d'espoir. On ne peut plus rien faire.
Vous avez eu une
réponse
pour l'instant
? Non, on n'a pas eu de réponse.
On
n'a pas eu de réponse, mais bon, c'est récent.
Non,
nous, la réponse, ce qu'on la veut, moi, ce n'est pas un courrier que j'attends. C'est une réponse concrète le jour où il va y en jugement pour défendre les arguments, défendre l'intérêt général et non l'intérêt puérivé qui a été primordial jusqu'ici. Vous savez, maintenant, moi je dis, j'étais tout jeune, mais j'ai connu la fin de mai 68. À mai 68,
il
était interdit d'interdire. Mais maintenant, aujourd'hui, en France, il est interdit d'autoriser. On ne peut plus rien faire. Tout est bloqué, tout est bloqué. Et donc,
on
l'entend, vous demandez que le président de la République puisse peser dans ce dossier. Vous attendez quelque chose de l'élection
présidentielle ?
Alors, non, non, je n'attends rien de l'élection présidentielle. Puisque de toute façon, même si un président élu,
il
y
aura
sûrement un président élu, d'ailleurs, au mois d'avril, au mai. Bon, après, le temps qu'il rentre sur ses fonctions, ça repousse à six mois, un an. Non, mais il
y a
l'État, ce n
'est
pas le président qui va au tribunal. Mais par contre, il y a les services de l'État, il y a les amocats,
il
y a les etc. Eux,
ils
peuvent agir, en
fait,
s'ils ont les ordres, bien sûr.
Vous avez espoir, aujourd'hui, Serge Parc, que ce projet finisse par être accepté
?
Ben, j'ai du mal, puisque de toute façon, on a perdu le bon sens. Donc, maintenant, il n
'y
a que les intérêts qui comptent, privés. C'est que les minorités, maintenant, qui décident de tout. Ils
ont
encore le tout. Donc,
j
'ai espoir. J'ai espoir, oui, mais
voilà,
quoi. Ce n
'est
pas dans l'heure du temps. Dans
l
'heure du temps, c'est de tout bloquer, de tout contester,
de
tout nouveau projet contesté. On veut le beurre et l'argent du beurre.
Et la Cour administrative d'appel doit se prononcer dans les prochains mois sur ce deuxième projet de déviation à appeler Boucle multimodale. Le projet qui, on le rappelle, a été autorisé par l'État avant d'être, lui aussi, retoqué par la justice. Eh bien, que l'État et le département aient fait appel. C'est pour ça, aussi, que vous écrivez cette lettre pour avoir du soutien de l'État sur ce deuxième projet. Merci beaucoup, Serge Parc,
maire de Bénac.
Merci d'être venu nous expliquer cela sur
l'antenne d'ici
Périgord.
Merci.