Tocsin,Roxane d’Espalungue - 22.07.2026 - Momotchi et Amélie Ismaïli et Stéphane Ravier - Ce qui vous attend sur Internet dès la rentrée !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 7 %Attaque 73 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 42 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:46OuverteRéponse partielle
Que contient exactement le texte ? Qu'est-ce qu'il prévoit et qui sera concerné ?
- 3:42OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui se passe au 1er septembre pour l'application de la loi ?
- 6:13OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe pour les auditeurs au 1er septembre ?
- 12:05OuverteRéponse directe
Quels sont les contournements possibles de cette loi ?
- 15:42OuverteRéponse directe
Derrière la protection des mineurs, est-ce une volonté de fin de l'anonymat ?
- 28:42RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qu'une ingérence intérieure exactement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43PrésentateurFait
« Hier soir, après un compromis voté la veille en commission mixte paritaire, l'Assemblée a adopté définitivement le texte pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans avec une large majorité, 279 voix pour et 81 voix contre, une première en Europe. »
- 1:20PrésentateurFait
« Emmanuel Macron et son gouvernement veulent le faire entrer en vigueur dès la rentrée. »
- 1:32PrésentateurFait
« Cela passera par la généralisation des systèmes de vérification d'âge qui passent par un contrôle d'identité. »
- 3:00Invité politiqueFait
« Le texte concerne tout le monde. Le texte concerne le fait que vous allez devoir, pour pouvoir utiliser certains réseaux sociaux, mettre votre carte d'identité ou bien passer un scan biométrique pour officiellement vérifier votre âge. »
- 5:18InvitéChiffre
« Il est des ados, il le contournera. Oui, en Angleterre, ils sont 85% à contourner cette loi et à utiliser. »
- 7:11Invité politiqueFait
« Pour les nouveaux comptes, c'est le 1er septembre. Pour les comptes existants, il y aura une latitude jusqu'au 1er janvier. »
- 8:30Invité politiqueFait
« Utilisez un VPN. Et quand vous faites ça, vous pouvez déjà contourner la vérification d'âge qui existe à cause du DSA. »
- 12:02Invité politiqueFait
« J'ai des gros doutes. Et d'ailleurs, on a vu que ça a massivement échoué en Australie. »
- 16:11InvitéFait
« En janvier 2019, déjà, en pleine crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron déclarait que toutes les paroles ne se valent pas. »
- 17:35PrésentateurFait
« Il a réitéré, même cette année, en Inde, en disant que la liberté d'expression, c'était du bullshit. »
- 21:40PrésentateurFait
« Le Monde qui avait sorti, je crois que c'était les trolls en ligne de la Macronie, les trolls de la Macronie, quelque chose comme ça. »
- 22:40PrésentateurFait
« Il a mandaté la procureure, madame la procureure de Paris, madame Laure Bécaud, qui a été nominée par Emmanuel Macron, qui a ouvert des instructions complètement lunaires à l'égard de Pavel Duroff. »
- 28:57PrésentateurFait
« La commission de la culture du Sénat avait rendu un rapport intitulé les zones grises de l'information. »
- 29:50Locuteur non identifiéFait
« Sommes-nous prémunis de tout risque d'ingérence intérieure ? Notre réponse à cette question est clairement non. Nous avons une vulnérabilité et elle est réelle. »
- 35:04PrésentateurFait
« l'Observatoire de la haine en ligne. Enfin, il en a créé 5 des observatoires Macron. »
- 35:19PrésentateurFait
« ils sont tout à fait en position pro-macroniste »
- 35:46PrésentateurFait
« ce qui est un fourre-tour, c'est un mot volontairement flou. »
- 36:18PrésentateurFait
« aucune preuve que le fact-checking fonctionne. »
- 37:45PrésentateurChiffre
« on a trouvé 15 milliards de vues de contenu des informations »
- 37:59PrésentateurFait
« ce chiffre il est bidon »
- 38:20PrésentateurFait
« les lois contre la manipulation de l'information pour faire appliquer un juge, ça ne marche pas »
- 38:45PrésentateurFait
« ça leur fait perdre de l'argent de faire ça. »
- 41:11PrésentateurChiffre
« il y a 45 millions, près de 45 millions de personnes qui consultent chaque jour les réseaux sociaux. »
- 41:57PrésentateurFait
« l'Europe est en train de développer sa propre application de vérification d'âge »
- 42:38PrésentateurFait
« probablement un système à la chinoise »
- 43:25InvitéFait
« vous avez 12 ans vous souhaitez rentrer sur un réseau social »
- 43:46InvitéFait
« France Identité »
- 44:10InvitéFait
« il n'y a pas de transfert de données »
- 45:58PrésentateurFait
« les datas qui sont la chose la plus importante, c'est le nouvel or aujourd'hui »
- 49:08PrésentateurFait
« vous êtes sénateur des Bouches-du-Rhône »
- 49:52PrésentateurFait
« il avait été pensé pour interdire l'ensemble des réseaux sociaux aux mineurs »
- 50:53PrésentateurChiffre
« seulement deux électeurs ont voté contre ce texte au Sénat »
- 52:32InvitéFait
« moi je m'y oppose »
- 54:15InvitéFait
« 100% des utilisateurs qui devront s'identifier leur identité »
- 55:22Invité politiqueFait
« this is not about whether children can access social media »
- 1:01:15InvitéFait
« on considère donc à partir de 15 ans on n'est pas majeur »
- 1:05:43PrésentateurFait
« vous allez probablement interdire x, tiktok »
- 1:06:05PrésentateurFait
« ils voulaient faire une liste blanche où c'était juste du contrôle parental et une liste noire où là on interdisait directement »
- 1:09:10PrésentateurFait
« le communiqué des sénateurs a annoncé que ce serait en l'absence de liste Bruxelles qui aurait le dernier mot sur ce qui va être autorisé ou pas »
- 1:11:55PrésentateurChiffre
« 85% des jeunes selon une étude du British Medical Journal ont encore leur compte sur les réseaux sociaux »
Temps de parole
- Présentateur80 %
- Invité12 %
- Invité 22 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et bonjour à tous et bienvenue dans votre émission d'actualité. Vos nouveaux rendez-vous de l'été sur Toxin tout le mois de juillet. On vous donne rendez-vous pour des grands entretiens, des chroniques, des reportages et des sujets d'actualité. Aujourd'hui au programme, le vote de l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Pour en parler, je recevrai Amélie Ismaili, je recevrai Momochi, Stéphane Ravier qui nous rejoindra. Nous sommes mercredi 22 juillet et vous écoutez Toxin. Il nous l'avait promis, c'est chose faite.
Hier soir, après un compromis voté la veille en commission mixte paritaire, l'Assemblée a adopté définitivement le texte pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans avec une large majorité, 279 voix pour et 81 voix contre, une première en Europe. La proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans vise officiellement à protéger les mineurs. C'est un projet qui est promis depuis l'été dernier par le gouvernement et qui veut protéger les mineurs sur les réseaux sociaux. Emmanuel Macron et son gouvernement veulent le faire entrer en vigueur dès la rentrée. Dès le 1er septembre, ils veulent aller très vite.
Et cela passera par la généralisation des systèmes de vérification d'âge qui passent par un contrôle d'identité. On va en parler dans le même temps également, en en parlant un peu plus tard. Le Sénat vient de publier un rapport qui propose de renforcer les pouvoirs de l'ARCOM et de créer un observatoire permanent de la désinformation pour encadrer davantage les contenus diffusés en ligne et notamment en période électorale. Mais d'abord, on revient sur cette loi. Pour en parler aujourd'hui, je suis très heureuse de recevoir Momochi. Momochi, bonjour. Bonjour. Et merci d'avoir accepté notre invitation et d'être venue nous voir en studio.
Vous êtes ingénieure en électronique et fondatrice de la chaîne YouTube d'analyse sur l'intelligence artificielle, la tech et les médias. Et puis avec nous également Amélie Ismaili. Amélie Ismaili, bonjour. Bonjour Roxane et bonjour Momochi. Et merci d'avoir accepté notre invitation également. Vous êtes journaliste indépendante et fondatrice du site Rechecking. J'espère que je le prononce correctement. Oui, c'est ça. Alors, première question et je vais commencer par Momochi. Vous avez le bénéfice du studio. Que contient exactement le texte ? Qu'est-ce qu'il prévoit et qui sera concerné ? Le texte concerne tout le monde.
Le texte concerne le fait que vous allez devoir, pour pouvoir utiliser certains réseaux sociaux, mettre votre carte d'identité ou bien passer un scan biométrique pour officiellement vérifier votre âge. Oui, parce que nous, on nous dit, disons que le sujet de la loi vend quelque chose qui va s'adresser aux mineurs. Ah oui, absolument, oui. Ça, c'est juste une petite confusion. En fait, on vous dit que c'est pour sauver les jeunes et les moins de 15 ans des méfaits des réseaux sociaux qui sont vraiment horribles et qui devraient être absolument interdits pour eux, selon leur opinion. Et donc, pour ça, en fait, tout le monde va devoir passer un scan d'identité.
C'est la seule solution qu'ils ont trouvée. C'est la seule solution. D'accord. Effectivement, on va revenir là-dessus. Amélie Ismaili, dans un premier temps, sur l'application pure et simple, qu'est-ce qui se passe là au 1er septembre ? Puisqu'on le rappelle, Emmanuel Macron a voulu cette loi. Il veut absolument que ce soit appliqué au 1er septembre. Donc, normalement, ça devrait entrer en vigueur, en tout cas pour une première partie, au 1er septembre. Moi, je n'y crois pas trop que ça rentrerait parce que, techniquement, on n'est pas près du tout. Effectivement, il y a 45 millions d'utilisateurs français qui se connectent sur les réseaux sociaux tous les jours.
Il faudrait, on n'a pas les applications tierces, elles n'ont pas été encore, on ne sait pas encore lesquelles ont été mises. Est-ce que ça serait France Identité ? Est-ce qu'on utiliserait notre carte d'identité ? Et puis, au-delà de ça, je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup de gens qui ne sont pas au courant. C'est-à-dire que, comme à la télévision, quand on vous parle de cette loi-là, on vous montre des ados qui sont complètement connectés à leur téléphone et qu'on vous dit, regardez, c'est mal, ça ne leur fait pas du bien, c'est dangereux. Et puis, on demande à les parents de dire, oui, on est très contents qu'il y ait cette loi. Vraiment, vraiment.
Je pense que les gens, ils ne sont pas au courant. Moi, j'ai entendu, j'en ai parlé autour de moi et tout. En fait, ils n'ont pas compris que tout le monde allait devoir mettre sa carte d'identité pour se connecter sur les réseaux sociaux. Ils n'ont pas du tout compris ça, les gens. Donc, là, on a vu un tweet de David Niel ce matin qui est sorti. Ah oui. Où il a dit, je ne sais pas si tu l'as vu, Momo, là-dessus, ou Roxane, si vous l'avez vu, c'est qu'il a mis, mais c'est débile cette loi. Il est des ados, il le contournera. Oui, en Angleterre, ils sont 85% à contourner cette loi et à utiliser. Donc, ça ne sert à rien pour protéger les enfants.
Puis honnêtement, la Macronie qui protège les enfants, bon, s'il y en a encore qui croient ça, c'est problématique. Mais au-delà de ça, non seulement ça ne marche pas, c'est dangereux parce que du coup, les enfants, on aurait pu mettre des contrôles parentales ou quoi que ce soit, il y a des choses qu'on aurait pu faire pour limiter justement les écrans. Tout ça, c'est des choses avec lesquelles on pourrait être d'accord. mais là, ce n'est pas le but de ces lois. Comme elle a dit Momo, c'est une petite confusion. C'est-à-dire que le but de ces lois, c'est vraiment de mettre la carte d'identité.
Pour moi, techniquement, mais c'est Momo la spécialiste là-dessus, techniquement, je ne vois pas comment, s'ils sont prêts ou pas. À mon avis, je n'ai pas l'impression qu'ils sont prêts. Exactement. Alors déjà, effectivement, on va se retourner vers Momochi. Qu'est-ce qui se passe pour vous, pour moi, pour vous, tous qui nous écoutez, là, au 1er septembre, qu'est-ce qui se passe ? Alors, l'implémentation de cette loi, ça va être progressif. Ce qu'ils veulent faire en septembre, c'est couper tous les nouveaux comptes au moins de 15 ans. Si vous voulez créer un nouveau compte, on va vous demander supposément de vérifier votre âge. D'accord. Et donc, comment est-ce qu'on vérifie cet âge ?
Avec une empreinte d'identité. Ce que vous allez avoir, alors, c'est au moment de la création du compte, vous allez avoir un petit écran qui apparaît, blanc, avec, veuillez mettre votre carte d'identité ou bien votre visage pour vérifier votre âge. Supposément, c'est ce qu'ils veulent faire. C'est quelque chose qui existe déjà sur Facebook ou sur Instagram, qui le faisait volontairement déjà depuis quelques années.
D'accord.
Mais ce n'était pas obligatoire. Et là, ce qu'ils veulent faire, c'est obligatoire à partir de septembre pour les nouveaux comptes. Et en janvier, ce qu'ils veulent faire, c'est fermer tous les comptes des jeunes de moins de 16 ans ou 15 ans. Donc, si le système a déterminé, par exemple, que vous avez moins de 15 ans, votre compte va se retrouver fermé. Comment ? Ils vous demanderont, quand vous vous connecterez un jour, à partir de janvier, veuillez scanner votre visage ou veuillez scanner votre carte d'identité. Ok.
Juste à préciser, en fait, l'interdiction des réseaux sociaux, c'est quelque chose de nouveau, mais ils vont se baser sur un système qui existe déjà, qui est le DSA, Digital Service Act, qui, après multiples circonvolutions et différentes actions, a appliqué depuis juillet de l'année passée déjà une sorte de vérification d'âge. Quand vous êtes sur X, sur Facebook ou sur, je pense, 17 plateformes différentes, vous pouvez, si l'algorithme a déterminé que vous n'ayez peut-être pas plus de 16 ans, il peut déjà, maintenant, vous demander de vérifier votre âge. Et c'est depuis juillet, d'ailleurs, j'ai déjà vu ça. Parfois, vous pouvez voir certains messages qui sont floutés.
Mais vous avez encore le temps. Ce n'est pas terminé. Vous pouvez encore indiquer, par exemple, votre date de naissance chez Twitter, sur Facebook, sur Instagram. Faites-le maintenant. Changez votre date. Mettez-la plus de 20 ans directement pour être tranquille. Et ce que vous pouvez faire pour pouvoir contourner ça, vous pouvez vous mettre dans un autre pays. Utilisez un VPN. Et quand vous faites ça, vous pouvez déjà contourner la vérification d'âge qui existe à cause du DSA. Avec le VPN ? Avec un VPN. Mettez-vous en dehors d'Europe, États-Unis. Choisissez votre pays. Mais mettez-vous en dehors de l'Europe parce que le DSA s'applique à tous les pays européens.
Je suspecte qu'ils vont faire la même chose en France. Et ça sera tout aussi facilement contourné. Si vous êtes adulte, et si vous refusez simplement de laisser vos données personnelles, d'être au risque de vous faire hacker, que n'importe qui récupère votre carte d'identité, si vous voulez simplement protéger vos données personnelles, utilisez un VPN.
Donc là, ce que vous nous dites, pour récapituler, histoire que nos auditeurs comprennent bien, pour qu'on passe à un récapitulatif, pour le moment on reste sur un très concret, au 1er septembre, donc les nouveaux comptes vont devoir s'identifier avec une carte d'identité ou en tout cas, selon la forme que ça prendra, attestée de la majorité numérique, qui est ce nouveau terme qui existe. C'est l'intention. Comme dit Amélie, on compte aussi sur l'administration française pour ne pas fonctionner et que peut-être qu'ils ne mettront rien de tout ça en place. C'est ça.
On voit, effectivement, vous le disiez, il y a ce tweet, enfin cette réaction de Xavier Niel, qui lui-même se moquait de tout ça. On sait qu'il y a plus de 45, à peu près 45, c'est ça, millions d'utilisateurs qui consultent chaque jour les réseaux sociaux. Chaque personne utilise en plus probablement plusieurs surfaces, elle aussi. Dans les faits, ça risque d'être très compliqué à mettre en place. On ne sait pas trop comment ils vont s'y prendre. En tout cas, je reviens à mes moutons. Pour les nouveaux comptes, c'est le 1er septembre. Pour les comptes existants, il y aura une latitude jusqu'au 1er janvier.
Mais vous nous disiez, si là, maintenant, demain, je vais sur Twitter, effectivement, vous nous disiez, ça arrive déjà. Même moi, ça m'est déjà arrivé d'avoir des contenus sur mon compte perso. Des contenus floutés où on me dit, vérifiez. Mais bon, pour le moment, ce n'était pas un obstacle particulier sans m'empêcher de voir certains contenus. C'est ça. C'est parce que, pour l'instant, les algorithmes ont la liberté de déterminer eux-mêmes si vous êtes adultes ou pas. Et ils se basent sur l'âge, si vous l'avez indiqué. Ils se basent sur peut-être le type de contenu que vous partagez. Si vous partagez des vidéos pour enfants, peut-être que vous risquez de tomber dans cette catégorie-là.
Donc, ce qui est important, maintenant, c'est regarder aujourd'hui. N'attendez pas septembre. N'attendez pas janvier. Changez votre carte, changez, pardon, votre date de naissance sur vos profils et commencez à vous renseigner sur comment utiliser un VPN. C'est très facile à utiliser. Voilà. Je ferai un tutoriel. Et si on change maintenant notre date de naissance, on peut le faire sans carte d'identité, sans preuve ? Pour le moment, oui. Peut-être que vous pourrez passer entre les gouttes parce que, pour le moment, ce sont les algorithmes qui déterminent s'ils pensent que vous avez un âge en dessous de plus de 16 ans.
Ce que je dirais aussi, ce qui est important, c'est peut-être que vous avez plus de 16 ans. Peut-être que vous vous dites que ça va bien se passer, ça ne va pas me concerner. Mais peut-être qu'ils vont fermer votre compte par erreur aussi, simplement parce que leur algorithme aura mal déterminé ça. Et on a vu beaucoup de cas en Australie de jeunes qui avaient 16, 18 ans qui se sont retrouvés interdits de réseaux sociaux parce que, excusez-moi, mais est-ce que vous savez faire la différence entre un enfant de 15 et 16 ans ? Moi, pas. Donc comment est-ce qu'un algorithme de reconnaissance faciale pourra le faire ? J'ai des gros doutes.
Et d'ailleurs, on a vu que ça a massivement échoué en Australie. Oui. Alors justement, l'Australie qui a adopté il y a 7 mois justement cette interdiction de réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 16 ans, c'était 16 ans, et les premières études montrent justement qu'il y a énormément de contournements de ces restrictions. Amélie Ismaili, est-ce que vous aviez quelque chose à nous dire à ce sujet ? Oui, il y a énormément de restrictions. Moi, comme je l'ai dit déjà à mes abonnés, comme le dit Momo, c'est-à-dire qu'il faut déjà bien se préparer à prendre un VPN. Mais je crois, il me semble que dans le projet de loi, oui, pour le moment, il y a des...
En Australie, ils font ça sur l'algorithme ou la reconnaissance faciale ou autre. Mais il me semble que l'idée de base, c'est quand même au bout d'un moment de mettre une application tierce, une application tierce qui sera comme par exemple France Identité pour pouvoir... C'est comme quand vous payez en ligne, on vous renvoie sur une page tierce où vous montrez votre carte d'identité. Bon, donc moi, a priori, c'est ça qui est censé être mis en place dans ma connaissance des choses, seulement je pense que techniquement, on n'est pas prêt. Voilà, je pense qu'à mon avis, c'est ça. Mais à terme, ça va être ça l'idée.
Et ça, je pense que la plupart des gens ne sont pas au courant que ça va être ça. Et puis, au-delà de cette question, à mon avis, je crois que l'effet aussi qui est recherché, c'est de l'autocensure. J'en ai parlé encore ce matin ou même sur mes comptes. C'est-à-dire que je pense que l'idée, c'est de faire fuir les gens qui seraient méfiants à l'égard du gouvernement. Et hop, automatiquement, si vous faites fuir tous les gens méfiants à l'égard du gouvernement, qui ne voudront pas parce qu'ils craignent de mettre leur carte d'identité et parce qu'évidemment, ils fuient la surveillance de masse, du coup, les réseaux sociaux, il n'y aura plus que des macronistes.
Je pense que l'idée, c'est un petit peu ça. Je pense qu'il y a quelque part aussi un effet d'autocensure qui est recherché. C'est pour ça que moi, je dis tous les toxinautes, toutes les personnes qui sont de notre côté, utilisez un VPN. Il y en a des gratuits. C'est très facile pour cet usage-là. En plus, c'est très simple à utiliser. Et une fois que vous l'avez dans votre téléphone ou autre, il peut se connecter automatiquement. Et vraiment, parce qu'il ne faut surtout pas, il faut résister à cette autocensure.
Vraiment, c'est très, très, très important de résister à ça parce qu'il est important que nous continuions à pouvoir justement informer, à pouvoir vous exprimer, à nous exprimer tous sur les réseaux sociaux parce que c'est ça qui leur fait peur. Et si c'est ça qui leur fait peur, c'est parce que ça a un vrai impact, vraiment. Donc, c'est ça qui, s'ils en sont à nous sortir des histoires de protéger les enfants, d'ingérence intérieure, ingérence russe, etc. Comme je disais, Macron, ça fait depuis 2017, depuis qu'il est au pouvoir, qu'il essaye de pousser des lois. Depuis 2017, il parle d'enlever l'anonymat sur Internet.
Depuis 2017, il essaye de mettre des lois contre la manipulation de l'information, etc., contre la désinformation. Donc, voilà, c'est absolument pas nouveau tout ça. Et il faut, là, il s'entre dans une fuite en avant parce que c'est bientôt la fin de son mandat et qu'on ne sait pas trop où ça va en être pour le remplacement. Donc, c'est un petit peu la dernière pièce, quoi. Alors, justement, vous nous parliez de ce problème de l'ingérence intérieure. C'est ce rapport du Sénat qui a été dévoilé le 13 ou le 14 juillet dernier, en tout cas, il y a deux semaines. On va en reparler, on va en reparler, mais d'abord, d'abord, justement, une vraie question qui se pose.
Derrière la protection des mineurs, est-ce que ce n'est pas une volonté de fin de l'anonymat ? Vous le savez, c'est un petit peu l'anonymat sur les réseaux sociaux, c'est le cheval de bataille d'Emmanuel Macron. En janvier 2019, déjà, en pleine crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron déclarait que toutes les paroles ne se valent pas. Il voulait une levée progressive de toutes les formes d'anonymat. On l'écoute le 10 janvier 2019, donc, en pleine crise des gilets jaunes. Voici ce que disait déjà Emmanuel Macron.
Toutes les expressions sont légitimes, mais les paroles ne se valent pas tous. Et donc, cette horizontalité, il faut faire attention à ne pas s'engouffrer dedans, disant, en quelque sorte, il n'y a plus de hiérarchie dans les paroles et plus de légitimité. Ça, c'est important. Sinon, on ne pourra plus jamais décider.
Et de l'autre côté, c'est une opportunité, parce que si on arrive à faire circuler l'information véritable, les experts, ceux qui sont en situation de responsabilité comme vous, s'exprimant et chacun sachant de là où il parle et donc s'exprimant non pas de manière anonyme, mais en disant d'où il parle et qui il est, nos concitoyens, en effet, partagent beaucoup mieux la décision publique. Et donc, ce que nous devons réussir à faire d'abord, c'est en quelque sorte une forme d'hygiène démocratique du statut de l'information.
Je crois qu'on doit aller vers une levée progressive de toute forme d'anonymat et je crois qu'on doit aller vers des processus où on sait distinguer quand même le vrai du faux et où on doit savoir d'où les gens parlent et pourquoi ils disent des choses.
Donc déjà en 2019, une levée progressive de toute forme d'anonymat. Il a réitéré, même cette année, en Inde, en disant que la liberté d'expression, c'était du bullshit. On a aussi Emmanuel Macron depuis Yaoundé, au Cameroun, le 26 juillet 2022, qui voulait rediscipliner les réseaux sociaux.
Parce que la démocratie, à un moment donné, malgré tout, c'est de dire qu'on produit de l'intérêt général et qu'on accepte que ce ne soit pas exactement ce que je pense et on décide de désigner des représentants qui ont une légitimité démocratique et qui donc, quelque part, parce que le mandat que je leur ai donné pour un temps sur un sujet, je leur dépose mon pouvoir. Après, ils seront débiteurs devant moi parce que je dois leur rendre compte. le système des réseaux sociaux font qu'on a un peu détricoté ce truc et qu'il n'y a plus même d'autorité démocratique.
Et c'est très dur de faire fonctionner des démocraties, de prendre des décisions avec ce qui doit accompagner ces décisions, c'est-à-dire que 100% des gens ne peuvent pas être contents quand on prend une décision. Et donc, il y a une espèce de rêve impossible, je le disais ce matin, de pureté en tout cas, de capacité à répondre à toutes les individualités qui rendent les démocraties malheureuses dans le temps que nous vivons. Donc ça, il va falloir qu'on règle aussi ce sujet. Il est immense. Et puis, il va falloir qu'on rediscipline nos réseaux sociaux parce que la démocratie va avec la renonciation à la violence et le respect et on est en train de le perdre.
Il va falloir qu'on rediscipline nos réseaux sociaux. Je vous en mets un petit dernier pour la route et puis pour le plaisir. On a envie de le répondre. C'est pour vous chauffer un petit peu. T'as le glace de 100 pour un saut d'entendre à chaque fois. Non, mais justement, c'est pour vous donner des billes. Jean-Noël Barrault. Jean-Noël Barrault en janvier 2026 qui parlait de l'international réactionnaire donc qui cherche à peser sur les élections et qui appelait à une mise au pas des réseaux sociaux.
Et le chef de l'État ajoute c'est le monde dans lequel nous vivons et dans lequel nous avons à faire de la diplomatie. Est-ce que cet international réactionnaire pour reprendre votre expression peut, veut peser, arrive à peser sur la présidentielle française ? J'ai le sentiment qu'elle tente de le faire et je crois que notre responsabilité c'est de l'en empêcher. Et pour cela, de reprendre le contrôle de notre espace public. Et cela passe par une mise au pas des réseaux sociaux.
Voilà, ça y est, les rêves deviennent réalité ? Oui, c'est mise au pas, discipliné, c'est l'autorité démocratique, c'est magnifique. Cet homme est vraiment un démocrateur, ils sont vraiment des démocrates hors pair. Enfin non, moi ça me glace le sang. En fait, quand on écoute la sémantique de ce qu'ils utilisent, ces gens sont vraiment des dictateurs en puissance. Il faut vraiment le réaliser et que quand ils parlent comme ça, ça fait peur. Emmanuel Macron, bravo pour les choix d'extraits, Roxane, d'ailleurs je tiens à dire, bravo pour votre travail, votre travail de réalistique, c'est important de le rappeler parce que vraiment, moi je ne les connaissais pas.
Il y en avait un ou deux que je connaissais, celui de Barrault, je le connaissais, etc. On les oublie, on les oublie à la fin. On les oublie, je ne connaissais pas et il m'a vraiment, il m'a glacé le sang, j'avais oublié. C'est vraiment pour dire à ce point-là, qu'on fasse des hiérarchies d'opinion, d'expression, c'est très inquiétant. En fait, c'est complètement antidémocratique mais il faut vraiment penser que ces gens sont dans cette doctrine-là. C'est-à-dire que pour eux, c'est à eux l'autorité parce qu'il y a 13% de personnes, parce que c'est ça, je crois qu'on est autour de 13% qui ont voté pour Macron.
Donc ça veut dire qu'concrètement, il y a plus de 80% des gens qui n'ont pas voté pour lui. Et cet homme parle d'autorité démocratique. Il faut quand même se poser des questions. Donc on voit bien qu'il est en pleine dérive et qu'il a toujours, toujours voulu mettre le pas parce qu'il ne supporte pas les opinions qu'on le critique sur les réseaux sociaux. Il faut savoir aussi, je tiens à le préciser, que la Macronie est une ferme à trolls et à elles toutes seules. Et non, ce n'est pas une idée complotiste ni une fake news. C'est une information qui a été sortie dans plusieurs médias au début de son mandat. Vous avez notamment un article qui c'est du Monde, dans le journal Le Monde.
A priori, c'est un journal considéré fiable pour nos sénateurs. Le Monde qui avait sorti, je crois que c'était les trolls en ligne de la Macronie, les trolls de la Macronie, quelque chose comme ça. Et où on avait justement toutes les... Où on avait justement, on savait que la Macronie, c'est une ferme à trolls à être toute seule. Ils utilisaient plusieurs comptes par jour, chacun, qu'ils avaient utilisé même des bottes pour influencer, enfin pousser leur propagande de la Macronie au moment d'une élection européenne. donc ces gens-là qui vous parlent de désinformation, etc., sont les premiers. Ils font de l'inversion accusatoire tout le temps. Ce sont les premiers à faire ça.
La seule chose, c'est qu'ils n'arrivent pas parce que quand on a effectivement plus de 80% des Français qui n'apprécient pas le chef de l'État, forcément, le seul moyen de conserver le pouvoir, c'est de supprimer toutes les opinions, de faire en sorte... Mais c'est aussi dire que c'est une dérive en avant et mettre au pas, Emmanuel Macron essaye tant bien que mal. Il a mandaté la procureure, madame la procureure de Paris, madame Laure Bécaud, qui a été nominée par Emmanuel Macron, qui a ouvert des instructions complètement lunaires à l'égard de Pavel Duroff dans un premier temps en lui mettant tout ce qui existait dans le code pénal sur le dos.
Mais vraiment, ils sont allés chercher tout ce qu'il y avait dans le code pénal. Ils ont même sorti des vieilles lois qui étaient complètement obsolètes sur la cryptographie. C'est-à-dire que c'est des lois où à l'époque, ils ne parlaient même pas l'Union Européenne. Je ne sais pas si on s'en rend compte. Ils sont allés chercher des trucs comme ça pour lui mettre sur le dos. Il y a vraiment des délires comme ça et il a ouvert également une instruction, madame Laure Bécaud, évidemment, c'est pas directement Emmanuel Macron, une instruction contre Elon Musk comme si Elon Musk allait venir s'il en a quelque chose à faire. Ces gens, ils sont complètement tarés.
Et donc là, le dernier, je pense vraiment que la régulation des raisons, en tout cas, pas le passeport, oui, c'est le passeport numérique, mais la carte d'identité, c'est la dernière chose. C'est la dernière chose dont on, enfin, en tout cas, la carte d'identité sur le... Moi, je refuse d'appeler ça loi pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans parce que c'est une bêtise, c'est un leurre d'appeler ça comme ça. c'est une loi pour contrôler les identités sur les réseaux sociaux. C'est ça, cette loi.
Et cette loi qui vise à contrôler les identités sur les réseaux sociaux, c'est la dernière chose qu'ils ont trouvée pour tenter, tant bien que mal, de faire fuir ou de, éventuellement, bloquer, autant de faire ce que peut, pardon, excusez-moi, j'arrive plus à parler, je parle beaucoup depuis ce matin, pour les personnes qui seraient méfiantes à l'égard de l'institution, ceux qu'on appelle les complotistes, ce sont ceux qui sont méfiants à l'égard de l'institution, vous pouvez regarder n'importe quelle définition, c'est ça, c'est quelqu'un de méfiant à l'égard de l'institution et ces personnes méfiantes à l'égard de l'institution qui ont énormément de raisons factuelles de se méfier de certaines institutions, notamment de l'Elysée ou d'autres, eh bien, le but, c'est de les faire fuir au maximum et éventuellement, derrière, peut-être, pouvoir les poursuivre les reconnaître très facilement, les surveiller, etc., on est dans une dérive totalitaire, vraiment.
Alors, il y a énormément de choses, je vais donner la parole à Momotchi parce que je sens que ça vous démange depuis tout à l'heure, il y a énormément de choses, d'ailleurs, on va y revenir avec ce rapport du Sénat que je pense qu'on peut réellement mettre en parallèle. D'abord, Momotchi, je vous rends la parole, je sens que vous avez envie de réagir. Oui, non, mais c'est toujours insupportable, écoutez Macron, je tiens de moins en moins, mais ce qui est intéressant, c'est que, Macron a toujours eu peur de la liberté d'expression.
D'ailleurs, Amélie, ce matin, tu disais dans une autre émission que justement, les journalistes eux-mêmes, au début de son accession au pouvoir, disaient de Macron qu'il était un peu autoritaire, qu'il voulait beaucoup avoir la main. Oui, Jupiter, ça venait des journalistes eux-mêmes qui l'ont appelé comme ça, je crois. Vraiment, oui, parce qu'ils avaient remarqué que, même par rapport à Hollande ou Chirac, ils étaient... c'est-à-dire qu'il y avait une plus liberté par rapport aux journalistes. Macron, c'est quelqu'un qui veut tout contrôler, donc y compris les journalistes et ça s'est circulé dans un premier temps que les journalistes soient ça.
Seulement, derrière, quand il y a eu le Covid, etc., Macron, il a ouvert des valves à pognon. Non, mais c'est la réalité, c'est-à-dire qu'il a augmenté certaines aides de la presse. ce qui fait que, même là, tu as eu le SNJ, mais j'en parlerai après, le syndicat des journalistes qui s'est applaudi, qui applaudit le rapport des sénateurs. Pourquoi ? Parce qu'à chaque fois, on leur propose plus de pognon. C'est terrible, mais la réalité, c'est que, du coup, ça a discipliné vachement de gens, vachement de journalistes. C'est ça. Et puis, la nouvelle génération, elle est...
les nouvelles générations qui sortent d'école de journalisme et tout, elle, elle est complètement endoctrinée au fake news, etc., etc. Donc, ça a produit ça. Mais les premiers temps, quand tu retournes, je te dis, moi, cet article du Monde, il date de 2018-2019, je crois, qui parlait des trolls de la Macronie. Aujourd'hui, il n'en paraît plus. Si tu veux, il ne rappelera pas que, ben oui, les élus politiques utilisent des trolls, genre c'est nouveau, tu vois, mais si, c'est ça, ils ont échoué. Il suffit de voir le profil de Macron pour voir que la moitié, c'est des bottes, quoi. C'est vraiment... C'est clair. Je pense que la plupart, c'est des bottes, quoi.
Mais c'est ça, beaucoup d'autres pays utilisent de la manipulation des réseaux sociaux avec des armées derrière de faux supporters, on va dire. Mais pour réagir, alors sur la vidéo que vous nous avez montrée, Roxane, donc 2019, il parlait déjà de lever l'anonymat. 2023, Renaissance a fait une proposition de loi pour obliger les gens de mettre leur carte d'identité pour aller sur les réseaux sociaux. Ça n'a pas marché. Qu'est-ce qui se passe trois ans plus tard ? On va dire qu'en fait, c'est juste pour sauver les enfants, mais en fait, on demande la même chose qu'en 2023. Concrètement, c'est ça.
Et ce qui est drôle, c'est que tout le monde craignait Trump à son arrivée au pouvoir, deux fois d'ailleurs, de prendre des décisions autoritaires et oh mon Dieu, on va perdre de la liberté derrière. Mais personne ne s'inquiète quand ces décisions autoritaires sont prises en Europe. Parce que vous comprenez, c'est une démocratie. Mais ce qui s'est toujours passé, c'est toujours... Et tout ce qu'on a toujours vu dans les régimes autoritaires ou... Enfin, tant pis pour le point Godwin, mais l'Allemagne nazie, ce qu'il y a eu, c'est qu'il y a eu une perte progressive des libertés qui s'est inscrite sur des années.
Ce qui est en train de se passer maintenant, c'est que peut-être que les sénateurs et les députés de l'Assemblée pensent bien faire, mais ce qu'ils sont en train de faire, c'est en train de construire une infrastructure de surveillance. Et cette infrastructure-là, peut-être que pour ce mandat-là, il faut confiance au gouvernement. Que se passera-t-il aux élections en 2027 ? Si jamais, je ne sais pas, un parti qui ne leur plaît pas ait le pouvoir et à ras la main sur les cartes d'identité de millions de dissidents politiques. Exactement.
Alors justement, vous me tendez une perche, vous me tendez une perche puisqu'il y a ce rapport du Sénat où on nous a dit que se passerait-il, alors deux têtes là, je n'ai pas noté la citation exacte, mais grosso modo, c'est que se passerait-il, ah bah si, si, si, exactement, j'ai le sonore, j'ai le sonore. Donc c'était le 15 juillet, la commission de la culture du Sénat avait rendu un rapport intitulé les zones grises de l'information, rien que ça. Les sénateurs donc avaient une soixantaine de recommandations pour juger, pour lutter contre les ingérences de l'intérieur, c'est pas mal ça, et les manipulations de l'opinion et de la désinformation.
Voilà, on écoute le sénateur Laurent Laffont qui était le président de la commission, si on peut la voir, on va la voir dans quelques secondes.
Que se passerait-il en effet si une personnalité, un courant de pensée, un parti politique disposant de moyens financiers conséquents, décidait de le mettre au service d'un projet politique en utilisant les réseaux sociaux comme une arme. Sommes-nous prémunis de tout risque d'ingérence intérieure ? Notre réponse à cette question est clairement non. Nous avons une vulnérabilité et elle est réelle. Nous avons un outil pour faire face aux ingérences extérieures. Nous n'avons pas d'outil pour faire face aux ingérences intérieures.
Voilà, fantastique quand même cet extrait. Nous n'avons pas d'outil pour faire face aux ingérences intérieures. On reviendra sur cette loi qui contrôle la sécurité et telle garantie. Il y a encore plein de choses à aborder, mais vu qu'on en parle et qu'on parle de cette régulation de l'information en vue des présidentielles, l'un dans l'autre, est-ce qu'on ne se pose pas quand même de sérieuses questions sur la liberté d'expression là-dessus ? Je me demande qu'est-ce que c'est une ingérence intérieure exactement. C'est un oxymore. Ça s'appelle un oxymore. Une ingérence, c'est le fait de... Soit c'est un oxymore, soit ça s'appelle la démocratie techniquement puisque ça consiste...
Une ingérence, c'est le fait d'intervenir dans les affaires d'autrui. Logiquement, ça voudrait que ce soit des citoyens français qui interviennent dans les affaires publiques de l'État. Ça s'appelle la démocratie techniquement. En fait, pourquoi il parle d'ingérence intérieure ? Parce que tous ces gens sont complètement endoctrinés. Ça fait littéralement dix ans, puisque depuis l'élection de Donald Trump, qu'on leur dit qu'une ingérence russe est une campagne de désinformation. Ce qui d'ailleurs, les ingérences russes qui ont été attribuées, même si c'est toujours compliqué d'attribuer des ingérences russes, peu importe, pourquoi pas, ne sont pas forcément des campagnes de désinformation.
Vous avez eu, par exemple, des campagnes où il y a eu des fuites. On a accusé, d'ailleurs, on n'a jamais eu de preuve de ça, des fuites de documents qui ont été des Macron leaks, par exemple. Les Macron leaks, c'était les e-mails de la campagne d'Emmanuel Macron en 2017, considérés comme la première ingérence russe. Alors, on n'a jamais su si c'était russe ou qui étaient les auteurs. En tout cas, il s'agit bien d'un piratage et ces documents, ils ont fuité et ils ont fuité, notamment, ils ont été publiés en intégralité sur Wikileaks et ces documents, ils étaient tout à fait authentiques.
Ce sont des e-mails qui étaient authentiques et qui ont permis de retrouver l'affaire, de révéler l'affaire McKinsey. Il faut savoir que sans les macron leaks, on n'aurait jamais eu l'affaire McKinsey. J'ai presque envie de dire si c'était les russes, merci les russes, quoi, presque. Donc, ça choque ce que je dis, mais c'est une réalité. Et ensuite, il y a eu des premiers, il y a eu des faux dans les premiers temps dans les macron leaks. Il faut savoir que c'est que les faux, c'était l'équipe de campagne de Macron qui les avait mis exprès pour faire ce qu'on appelle du cyber-blurring, c'est-à-dire pour flouter le travail des hackers. Donc, c'était ça la réalité.
Mais pour revenir à ça, comme on a mis dans la tête de ces gens-là qu'une campagne de désinformation, qu'une ingérence russe, c'était une ingérence, c'était une campagne de désinformation, donc pour eux, une ingérence, c'est donc, ils ont assimilé le mot ingérence à campagne de bottes, utilisation de bottes, enfin clairement ce que fait la Macronie dans l'article que je vous ai cité, c'était une campagne de bottes, voilà effectivement, qui diffuse des messages de propagande, voire des fake news. La Macronie, ils le faisaient aussi, clairement. Donc, c'est ça. Et ils ont considéré que c'était une ingérence intérieure. Alors, pourquoi pas ?
Mais dans ce cas-là, il va falloir lutter contre tous les partis politiques, désolé de le dire, c'est-à-dire l'ensemble des candidats, l'ensemble, et puis surtout à la tête de l'État. Évidemment, ce n'est pas le cas, ce n'est pas du tout ce qu'ils cherchent à faire. L'observatoire dont on nous parle, l'observatoire de la manipulation. De la désinformation. De désinformation, dans les mesures qui sont proposées. Pourquoi moi, j'essaye de ne pas rassurer les gens ? Mais déjà, les gens qui ont sorti ce rapport, excusez-moi de le dire, ils sont à moitié idiots. C'est-à-dire qu'ils ne connaissent rien au domaine dont ils parlent.
Ça se voit d'ailleurs, j'en parlais à Momoti avant qu'on soit dans cette émission, juste avant l'antenne. J'ai montré, enfin voilà, je regardais une vidéo des sénateurs qui ne savaient pas comment fonctionnait l'algorithme de YouTube. C'est-à-dire que quand ils ont invité YouTube au moment de cette enquête, ils étaient là à dire mais comment ça se fait que nous, on a Frontière et France Culture en recommandation et l'autre personne à côté, elle n'a pas la même chose. Mais ça marche. Mais comment ça se fait ? C'est individuel ? Ils ne comprenaient rien les gars. C'était terrible.
Et donc, ces gens-là ne comprennent pas ce qu'ils disent et ne comprennent pas en fait que pareil, il n'y a pas de données empiriques sur ce qu'est la fake news parce que ça manque de définition. Donc, on n'a pas du tout de données sur les phénomènes mais on dit que c'est urgent de réguler. En fait, ils ne comprennent pas ce qu'ils font et les mesures qui sont proposées, c'est des mesures qui sont sur la table depuis très longtemps, depuis 2018. L'Observatoire de la manipulation d'informations, on le propose depuis 2018. L'ARCOM, elle plaide pour ça depuis très longtemps. Mais pourquoi on ne le fait pas ? Parce que même si c'était le cas, il y a déjà des observatoires.
L'Observatoire de la désinformation santé, il y a eu un groupe de veille numérique à l'intégrité électorale, l'Observatoire de la haine en ligne. Enfin, il en a créé 5 des observatoires Macron. Il n'y a que ça. Pourquoi ? Parce que l'idée, c'est d'utiliser la société civile qu'on paye avec des fonds publics, un peu comme le principe du Front Marianne, si vous voulez. Et derrière, ces gens-là qui sont bien choués, bien sélectionnés, parce qu'en général, ils sont tout à fait en position pro-macroniste, eh bien, ils vont caractériser les campagnes, etc., de, entre guillemets, ingérences intérieures ou les campagnes de manipulation.
Ce qui ne fonctionne pas aujourd'hui, c'est que ça, normalement, c'est ce qui aurait dû être permis par le Digital Service Act. C'est-à-dire que le Digital Service Act est censé notamment lutter, on demande aux plateformes de lutter contre les risques systémiques, ce qui est un fourre-tour, c'est un mot volontairement flou. Et aujourd'hui, ça inclut notamment de lutter contre la désinformation. Et derrière, c'est l'ARCOM qui fait un contrôle de ça. Et donc, l'ARCOM travaille avec ces fameuses ONG depuis longtemps, pour lutter contre la désinformation.
Ce qui se passe, c'est qu'à un moment, quand vous tombez sur quelqu'un comme Elon Musk ou même Mark Zuckerberg, désormais, vous dites, nous, on lutte contre la désinformation, on a mis les Community Notes, ça marche, parce que de toute façon, comme il n'y a aucune donnée, aucune preuve que le fact-checking fonctionne. D'ailleurs, c'est même plutôt preuve que ça ne fonctionne pas contre la désinformation. Donc, en fait, les Community Notes, il y a quelques recherches pour le moment que ça marche quand même un petit peu, ça ne marche pas trop mal.
Donc, on ne peut rien faire, ils ne peuvent rien faire contre ça et ça, ça les rend fous, ça les rend complètement fous parce qu'ils espéraient que le DSA puisse fonctionner sur ça. Donc, les derniers, ce que proposent les juges, c'est que, pardon, ce que proposent les sénateurs, c'est qu'un juge soit pris en référé pour pouvoir bloquer carrément les réseaux sociaux ou bloquer directement les comptes.
seulement les juges ne peuvent pas le faire parce que s'ils font ça, c'est une atteinte en fait, ils ne peuvent pas au regard de la loi, un juge ne peut bloquer un compte uniquement s'il publie une vraie fausse nouvelle, c'est-à-dire qu'une fausse sur laquelle il n'y a pas un commentaire ni une opinion, pardon, j'ai parlé beaucoup. Donc, c'est inapplicable et ça n'a jamais été appliqué. Donc, pour moi, c'est une fuite en avant totale.
Et d'ailleurs, je vais redonner la parole à Momochie, mais je précise que l'un des rapporteurs du Sénat qui était le sénateur Agnès Évren, justement elle-même s'est désolidarisée après coup en voyant la polémique que ça prenait et la tournure de ce rapport sénatorial. Oui, mais elle a retourné sa veste parce qu'encore une fois, moi je le dis, ces gens ne comprennent pas ce qu'ils font, ils ne comprennent pas la notion, ils sont complètement endoctrinés, ils ont des ONG en plus des Thomas Huchon qui nous sortent des 15 milliards, on a trouvé 15 milliards de vues de contenu des informations, mais ça sort d'où ?
Mais c'est n'importe quel, même quelqu'un qui n'est même pas un scientifique spécial, il n'y a pas besoin pour savoir que ce chiffre il est bidon, comment ça a été agrégé, c'est du n'importe quoi en fait. Et donc, ils ressortent ce qu'on leur dit et ils sont tellement endoctrinés dans cette idée-là qu'ils ne comprennent pas que ce qu'ils font c'est une atteinte directe à la liberté d'expression. Ils pensent vraiment qu'on va lutter contre les fake news, mais ce n'est pas du tout du tout l'idée.
Et même eux, ils reconnaissent dans leur rapport que les lois contre la manipulation de l'information pour faire appliquer un juge, ça ne marche pas parce que le juge est obligé de constater qu'il y a bien une fausse information. Donc, ça ne peut pas fonctionner pour le moment. Donc, ce qu'ils cherchent à faire, c'est des commissions, etc. mais ça fait des années qu'ils essayent ça. Tant qu'on ne leur met pas par la force à ces plateformes-là, elles font de l'invisibilité, etc. Elles le font mais elles ne peuvent pas le faire tout le temps. Pourquoi ? Parce qu'à un moment aussi, ça leur fait perdre de l'argent de faire ça. Donc, ils sont dans un petit peu, c'est la fuite en avant.
Complètement. Momoshi, je vais vous reposer des questions un petit peu techniques aussi. Je vous vois déjà. Mais juste pour rebondir sur ce qu'elle dit, c'est sur la réaction mais justement des sénateurs et juste pour prendre un peu de hauteur, en fait, vous avez un philosophe allemand qui s'appelle Habermas qui a beaucoup parlé de la société civile et de l'espace public. On a vu, je ne vous apprends rien, qu'on voit que les médias de masse sont en pleine dégénérescence. On a vu que les médias font passer le candidat qui va bien. Faites que vous l'aimez voter Macron. On a vu que ce n'est plus vraiment le quatrième pouvoir qu'on attendait.
Et ce qui s'est passé dans cette dégénérescence-là, finalement, les réseaux sociaux sont devenus l'espace public. Habermas parlait de ça, du fait que l'espace public a été capturé. Au début, il a été capturé par les médias, par les journaux. Toute la parole publique qui avant était sur la scène dans la ville où les gens se rencontraient, tout ça a été finalement reconcentré. Et maintenant, qui a le droit de dire ce qu'il faut penser sont les journaux, la télévision, les médias de masse. Les réseaux sociaux ont enlevé ça. En fait, c'était une sorte de forme de résistance civile où on a réussi à récupérer, en fait, ce droit à la parole-là.
Et si on se met vraiment très très en hauteur, ce qui est en train de se passer comme mouvement, c'est un mouvement de récupération, de pouvoir justement faire de l'autocensure pour les utilisateurs ou simplement inquiéter les dissidents. Tout ça, c'est un mouvement pour pouvoir en fait récupérer la parole publique et enlever le peu de liberté que nous avons eu pendant quelques décennies sur les réseaux sociaux. Mais justement, effectivement, c'est ça, on nous vendait les réseaux sociaux comme un petit peu l'espace de liberté absolu. C'était un petit peu comme la même époque que le monde sans frontières où tout ne serait que joie et liberté. Finalement, pas du tout.
Et tout ça pour finalement pas grand-chose. On le disait tout à l'heure, en Australie, il y a beaucoup d'études qui montrent que finalement les habitudes ont assez peu évolué, qu'il y a des techniques de contournement. on parle des VPN. Donc, c'est finalement beaucoup de choses pour rien. En France, on le disait tout à l'heure, d'ailleurs, il y a 45 millions, près de 45 millions de personnes qui consultent chaque jour les réseaux sociaux. Est-ce que c'est un fiasco technique qui va s'accompagner de cette... Est-ce que c'est finalement un risque énorme pour un fiasco technique ? Est-ce qu'on va être capable de l'appliquer ?
Très rapidement, la partie vérification d'âge n'est qu'une première pierre. Vous n'allez pas avoir simplement ça qui va se passer. La plupart des gens pensent que c'est juste une question de vérification d'âge. Je ne suis pas concernée. Certains vont être confortables à mettre leur carte d'identité. Pas de problème. La suite, ça va être quoi ? La suite, ça va être l'Europe est en train de développer sa propre application de vérification d'âge et ça peut être beaucoup plus contraignant. Si demain, on se dit cette loi est passée maintenant mais on a vu que ça ne marche pas parce qu'en fait tout le monde utilise des VPN, certains se sont inquiétés est-ce qu'on va interdire les VPN ?
Je ne crois pas que ça va arriver parce que beaucoup d'entreprises, vous allez juste ruiner l'économie. Les VPN, c'est quelque chose de critique si vous voulez avoir de la confidentialité donc vous n'allez pas détruire les entreprises françaises. Mais l'étape suivante, ça va être ça ne fonctionne pas donc on va peut-être passer à un autre type de loi. Peut-être que vous allez devoir vérifier votre âge au niveau du téléphone ou bien au niveau de votre PC ou bien au niveau du fournisseur d'accès à Internet.
Donc cette pierre-là et ce qui est en train de se passer n'est juste qu'à la première étape pour pouvoir installer un système de contrôle complet d'Internet et de surveillance probablement un système à la chinoise sauf que probablement que notre pauvre sénateur et député de l'Assemblée nationale ne s'en rendent pas forcément compte donc c'est pour ça que j'alerte pour ça.
Oui bien sûr mais vous avez raison et une autre question justement qui se pose là-dessus sur la question très technique vous le parliez l'Union Européenne envisage de faire son propre système de vérification le gouvernement évoque de son côté des retours à des tiers de confiance des systèmes d'identité numérique je vous laisse écouter c'était ce matin ce matin sur Sud Radio Anne Lehenaf qui est la ministre déléguée de l'IAO numérique qui réagissait et qui nous expliquait comment ça allait fonctionner et que rassurez-vous tout sera préservé
alors en fait vous avez 12 ans vous souhaitez rentrer sur un réseau social vous allez le solliciter je veux rentrer sur ton réseau social la plateforme va lui demander son âge de prouver son âge et pour cela va lui proposer plusieurs outils qui existent déjà en France je le rappelle et en Europe public ou privé un public je peux vous citer par exemple France Identité au niveau privé il y a pas mal d'entreprises qui font des vérifications d'âge c'est un système technique qui est éprouvé
on ne pourra pas détourner comme ça a été le cas en Australie avec des VPN en l'occurrence alors ça c'est autre chose
je continue sur l'aspect technique le jeune va donc dire bon bah je choisis France Identité pour vérifier mon âge il va devoir prouver son identité à France Identité qui va donc lui dire en gros tu as 12 ans l'information qui va arriver à la plateforme c'est oui ou non c'est binaire il n'y a pas de transfert de données le vérificateur d'âge qu'a choisi l'utilisateur va simplement dire oui tu peux le laisser le rentrer ou non tu ne peux pas mais on ne connait pas l'identité on ne connait pas l'âge le réseau social a juste une information binaire oui ou non et à l'inverse le tiers de confiance pour respecter la vie privée aussi des gens notamment des adultes par exemple ne saura pas pourquoi il a été sollicité
voilà c'est un peu brouillon qui alors va réellement contrôler ces données qui sanctionne et qui fait appliquer la loi c'est l'autre question c'est la corollaire donc ça c'est le mensonge qu'on va vous dire à tous vos données vont être sauvées par personne et personne est au courant de qui vous êtes mais bizarrement quelque part entre-temps il y a votre carte d'identité qui est sauvée quelque part sur un serveur qui va y rester pendant 2-3 ans en cas de demande des autorités parce qu'ils y sont tenus légalement donc non vous n'allez pas avoir personne est au courant de qui vous êtes tout sera tracé et je rappelle que vous allez vous connecter sur France Identité qui est lié à votre identité donc de toute manière ce système ne va pas être anonyme ce qui est intéressant derrière maintenant c'est pourquoi est-ce que vous aviez tellement besoin d'avoir l'identité des gens alors qu'une société de Montpellier par exemple avait un très bon système qui pouvait détecter si vous étiez adulte ou enfant par votre main d'ailleurs il y a même Google qui a mis ça en place au-delà de juste la reconnaissance faciale maintenant Google vous demande de bouger votre main donc ils connaissent ces systèmes-là ils les testent vous avez plein de solutions de véritables solutions qui ne demandent pas votre identité mais ils ont choisi de ne pas le faire pourquoi ?
parce qu'ils veulent votre carte d'identité c'est ça les datas qui sont la chose la plus importante c'est le nouvel or aujourd'hui et on va tout faire pour vous donner l'impression que ce n'est pas le cas Amélie Ismaili est-ce que vous aviez quelque chose là-dessus ?
non mais même tu vois même pour vraiment faire des choses comme ça pour la régulation ou autre pour les mineurs moi en plus je ne suis pas contre la régulation à l'égard des mineurs mais tu vois il suffisait effectivement de mettre des les futures machines qui soient vendues elles auraient un contrôle parental qui soit obligatoire tout simplement voilà ton téléphone qu'on vend aux jeunes il faudrait que il y ait un contrôle un contrôle parental et c'est tout et avec le contrôle parental tu peux bloquer des sites internet limiter les temps d'accès etc il y a plein de choses qu'on aurait pu faire sans avoir besoin de demander leur carte d'identité aux adultes ils existent déjà en plus c'est ça donc c'est-à-dire qu'il y a plein de choses qui auraient pu être mises en place et derrière de toute façon tu auras toujours des jeunes ça fait partie de la jeunesse aussi qui vont gruger et qui auraient fait autre chose ou pris le téléphone de maman ou quoi que ce soit ça arrivera toujours mais au moins tu limites tu limites avec le contrôle parental c'est pas du tout la même chose que l'État qui veut absolument te surveiller surveiller tous les adultes c'est-à-dire que l'État te considère comme un enfant et le coup de tiers de confiance France Identité pardon mais tiers de confiance vous parlez de ces applications et de ces institutions qui se font hacker tous les deux mois tu vois par des gamins de 15 ans la dernière fois ils ont quand même arrêté un gamin de 15 ans ça c'est pour dire tu vois et c'est pour protéger les bidders et je crois que c'est un gamin de 15 ou 16 ans qu'ils ont arrêté qui avait hacké le site de la NTS c'est ça donc on a la NTS pardon on a la NTS l'URSSAF le ministère de l'intérieur l'application de communication privée aussi du gouvernement tout ça ça a été hacké mais par contre votre carte d'identité là il n'y a pas de problème on ne sera jamais hacké mais très concrètement ce qui va se passer si Persona qui est une des tiers de confiance qui fait déjà la vérification d'âge pour Twitter et pour d'autres plateformes ont été hackés l'année passée qu'est-ce qui peut se passer concrètement si demain votre carte d'identité est hackée n'importe qui peut aller je ne sais pas sur un autre réseau social prenons W le réseau social européen prendre votre identité créer un compte à votre nom commencer à poster je ne sais pas des trucs horribles des trucs illégaux des informations derrière et vous vous allez retrouver après visé sous votre identité et probablement banni de ces plateformes et de toutes les autres parce que quelqu'un l'aura utilisé à votre place comment vous allez faire pour l'enlever changer de nom changer d'identité vous ne pourrez pas alors il y a plusieurs choses très intéressantes qu'on a évoquées là-dessus déjà la question de la sécurité est-ce qu'elle peut être garantie quand on voit le nombre de fuites de données qu'on a pu avoir rien qu'au cours de l'année c'est absolument effarant il y a la question aussi de la propriété des données et de la souveraineté est-ce que ça va être confié à l'Europe est-ce que ça va être confié aux entreprises privées mais avant ça je voudrais qu'on revienne sur le volet législatif Stéphane Ravier vient de nous rejoindre bonjour monsieur le sénateur bonjour Stéphane Ravier vous êtes sénateur des Bouches-du-Rhône donc conseiller municipal je crois si vous l'êtes toujours de Marseille non non je ne le suis plus les municipales sont passées par là toujours président de Marseille d'abord toujours et bon et bien c'est très bien je voudrais revenir sur un aspect que je trouve quand même qui est très intéressant c'est le bras de fer parlementaire puisque donc ce projet de loi je trouve que c'est assez révélateur le projet de loi venait de la députée Renaissance Laure Miller qu'on avait vu qui avait été votée une première fois par l'Assemblée en janvier qui était repartie au Sénat qui avait été remaniée le 31 mars à l'origine donc il avait été pensé pour interdire l'ensemble des réseaux sociaux aux mineurs et les sénateurs avaient décidé d'un système à de vitesse avec un principe de liste qui devait distinguer certaines plateformes d'autres cette liste noire aurait été dressée dans la mesure où ça aurait été appliqué par le ministre du numérique avec l'avis de l'Arcom mais le gouvernement craignait une incompatibilité avec Bruxelles déjà là c'est intéressant et puis et alors c'est là que j'aimerais bien que vous nous éclairiez un petit peu déjà dans un premier temps Bruxelles a estimé donc que le texte risquait d'empiéter sur le règlement européen et notamment en donnant trop de pouvoir aux régulateurs français voilà c'est un petit peu il y a tout un tout un tout un schmilbig on comprend pas trop qui a pris la décision finale est-ce que finalement c'est vraiment le gouvernement est-ce que ce sont les assemblées les parlements est-ce que c'est Bruxelles je tiens à préciser également que seulement deux électeurs ont voté contre ce texte au Sénat vous en faites partie déjà pourquoi et puis est-ce que vous pourriez nous expliquer un petit peu tout ce parcours législatif tout ce qui s'est passé autour de ce texte de loi c'est un peu obscur
il faut quand même il faut quand même remonter au premier mandat d'Emmanuel Macron qui avait souhaité à cette occasion instaurer la loi Avia qui était déjà une loi de contrôle et qui permettait aux plateformes qui attendait des plateformes qui exigeait des plateformes qu'elles régulent et qu'elles suppriment les messages jugés haineux et accordant à ces plateformes je veux dire la totale interprétation dans un champ très libre très large de ce qui pouvait être haineux ça a été retoqué par le conseil constitutionnel largement retoqué comme quoi il arrive que le diable porte-pierre il est donc revenu à la charge avec j'allais dire un soutien une impulsion bruxelloise qui veut que depuis juillet 2025 et bien madame Van der Leyen ou la commission exigent que l'âge soit identifié des internautes on va dire et donc une loi a été proposée par les macronistes à l'Assemblée nationale soutenue par LR soutenue par LR et qui a été effectivement retoquée au Sénat moi je m'y oppose donc on voit bien que en définitive comme le sont 80% des lois votées au Parlement français tout ça est inspiré pour ne pas dire imposé par Bruxelles bon c'est toujours Bruxelles qui a toujours le dernier mot puisque Emmanuel Macron en est le parfait petit télégraphiste donc c'est de sources macronistes macroniennes mais largement inspirées et soutenues par la commission européenne et moi j'y suis totalement opposé parce que je vous ai écouté avant de prendre la parole j'ai écouté les intervenantes les intervenants bon je vais dire j'ai rien à ajouter j'ai rien à ajouter c'est une loi évidemment liberticide ayant pour but final l'instauration d'un pass numérique qui derrière des intentions louables de protéger l'enfance comme à chaque fois comme à chaque fois l'enfer n'est pas avait de bonnes intentions il fut un temps c'était les fake news russes puisqu'il n'y a de fake news que russes il fallait dénoncer les complotistes il fallait empêcher les complotistes désignés comme tels de s'exprimer il fallait dénoncer les anti-vax il fallait dénoncer l'extrême droite et c'est toujours des autorités de contrôle généraliste qui cela a été dit c'est 100% des utilisateurs qui devront s'identifier leur identité donc voilà une volonté de tout contrôler de contrôler ce que l'on écrit ce que l'on dit un jour ils contrôleront aussi ce que l'on est peut-être amené à penser ils auront peut-être les moyens technologiques de le faire donc face à cette loi liberticide qui ne dit pas son nom il était tout à fait urgent de s'y opposer
est-ce que est-ce que de l'intérieur vous qui avez pu vivre un petit peu la vie le parcours et la vie législative de ce texte moi je me demande quand même est-ce que quelle est quelle est l'influence de Bruxelles et pourquoi bon ça c'est une autre question qui est peut-être effectivement expliquée par ce que nous disait Amélie Ismaili tout à l'heure avec le fait que peut-être que la plupart des gens n'y comprennent tout simplement rien la plupart des députés vous nous avez parlé d'Ursula von der Leyen on peut l'écouter c'était le 21 juillet elle nous disait ça elle nous parlait de l'acte auquel les enfants peuvent accéder ou pas et de ce contrôle et voilà ça pose une vraie question est-ce que c'est Bruxelles qui est directement
à l'origine de cette loi this is not about whether children can access social media it is about whether and when social media can access our children the question is no longer if children face risks online but what can we do to give children a safer start online and here our age verification app is one of the tools to get it done it's easy to use it is privacy preserving and it is open source this is basically about putting back the power into the hands of parents and that brings me to my third point today the more we learn and the more we see the impact on our children
the stronger
the argument becomes for social media start date just if we don't give our children keys to the car before they have their license or we do not let them buy alcohol until they are legally allowed we need to set the age at which they can the children can legally access social media so we don't let
the keys to a car to a child who doesn't know how to drive we don't let the alcohol yes it's the responsibility
of the parents it's the responsibility of the parents I have the pleasure of having parents who are occupying of me as they are occupying of my brothers and until now we had parents who didn't put the keys to the car until we didn't have passed the permit
if I can allow you
if we had the alcohol we would let us do the
alcohol
we would let us to get the car
but it's interesting it's that she said it's to give the responsibility to the parents but it's not the responsibility that she gave us to the parents it's not it's not like if your parents gave you the keys to take your car it's to ask to ask the person to give you the keys to use your car it's what is happening it's to happen if you want to protect your children with the verification of age it's like if you had an application of geolocalization which tells your children are the right to cross the street or not is it the state who does do that excuse me on revient all right on the right only Amélie Ismaili doit nous quitter merci d'avoir participé j'ai un autre rendezvous juste après merci à tout ce que j'ai entendu personnellement j'ai rien ajouté je pense qu'avec Momo en plus qui est la spécialiste on a fait le tour et ça sera intéressant d'écouter justement le point de vue législatif parce que moi cette question que j'aurais aimé poser et que j'écouterai du coup après dans ma voiture j'aurais aimé poser cette question de savoir est-ce que tous les députés ont vraiment conscience qu'il s'agira bien de montrer sa carte d'identité parce que je pense que même pour des députés où on sait que certains ou des sénateurs d'ailleurs certains ont des comptes sous-marins etc est-ce qu'ils ont bien conscience que tous les adultes vont devoir montrer leur carte d'identité moi j'ai l'impression que beaucoup de gens autour de moi n'ont pas compris que c'était ça le but de cette loi et je voulais avoir l'avis de monsieur et je vous dis merci à Toxin et bravo pour votre travail encore une fois Roxane merci à vous merci à vous monsieur Ravier monsieur le sénateur est-ce que vous avez une réponse est-ce que est-ce que sur les sur les bancs des parlements les responsables politiques sont au courant que peut-être je sais pas il est possible qu'il y ait des responsables alors peut-être moi chez les sénateurs c'était plus chez les députés mais on imagine bien qu'il y a des comptes anonymes aussi chez les politiques
peut-être alors comme ils sont anonymes il est difficile pour moi de savoir quel en est le nombre mais peut-être que mes chers collègues estiment pouvoir être au-dessus de cette loi et qu'ils pourront toujours trouver un échappatoire mais c'est aussi par conformisme c'est aussi par conformisme parce qu'on cède assez facilement à ce qui est agité ou présenté comme but protéger l'enfance d'ailleurs je note que si les deux assemblées souhaitaient vraiment protéger l'enfance et bien les présidents et les présidents respectifs de ces deux assemblées auraient dû accepter la commission d'enquête sur l'affaire Epstein c'était quand même un élément très concret de leur volonté de protéger l'enfance bon je ferme la parenthèse mais pour l'ensemble des parlementaires qui ont voté ou qui se sont abstenus alors c'est par par adhésion par facilité par volonté de ne pas regarder plus loin que le bout de leur nez ben oui protéger l'enfance alors évidemment c'est très politiquement correct et c'est très souhaitable mais par par confort pour ne pas dire par par fainéantise ils ne souhaitent pas gratter ce vernis et se contentent d'accéder à cette facilité intellectuelle et politique qui ne choquera au contraire personne enfin personne et qui qui ne subira aucune aucune foudre médiatique donc par confort par conformisme et certains par adhésion et c'est tout à fait par adhésion que de tout contrôler du berceau jusqu'au tombeau voilà en déresponsabilisant les parents en leur disant écoutez on va s'occuper de vos enfants du matin au soir et du soir au matin du 1er janvier au 31 décembre jusqu'à jusqu'à 15 ans d'ailleurs je note permettez-moi de dire que je note qu'on considère donc à partir de 15 ans on n'est pas majeur mais on a une certaine maturité bon 15 ans et un jour c'est plus pareil que 14 ans 11 mois et 30 jours il faudrait qu'on ait la même logique pour ces pour ces enfants qui agressent volent violent et quelquefois tuent une loi sur la protection de l'enfance qu'on refuse de revoir cette fameuse ordonnance de 1945 bon donc voilà on en est là par conformisme et par facilité voire par adhésion à ce projet de contrôler l'ensemble des citoyens pour en faire évidemment des citoyens bien dociles qui voteront bien qui penseront bien et qui rentreront dans le rang
c'est vrai qu'il y a cette problématique de l'état nounou finalement puisqu'on dit voilà aujourd'hui c'est même à l'état de protéger ces choses élémentaires qui devraient être faites par les parents il n'y a encore pas si longtemps que ça il y a des générations pas si âgées que ça qui n'avaient pas de téléphone avant un certain âge leurs parents voilà mais typiquement je pense que j'ai les parties de ceux qui sont nés avec le téléphone on n'a pas le droit d'avoir un téléphone avant tel âge
on a demandé à l'éducation nationale on a attendu de l'éducation nationale qu'elle interdise l'accès aux élèves à leur téléphone durant le temps passé au collège elle s'est déclarée incapable elle s'est déclarée incapable de le faire donc il faudrait quand même revoir nos ambitions à la baisse parce que quand on n'est pas capable de faire respecter une telle mesure il suffirait de laisser son téléphone dans une pièce à l'entrée de l'établissement scolaire pour que les enfants déjà puissent étudier en toute sérénité puissent se concentrer à nouveau quelques heures et de ne plus être accro à leur téléphone durant la journée même ça l'éducation nationale s'est déclarée incapable de le faire peut-être qu'on ne leur a pas donné assez de moyens en tout cas c'est déjà la première étape en réalité pour permettre à nos enfants de ne plus être complètement addicts aux téléphones et donc aux réseaux sociaux etc commençons par là et ensuite on verra et exigeons des parents qu'ils se conduisent en parant voilà ça c'est ils ont ils ont ils ont aussi des responsabilités ils ne doivent pas les abandonner au profit d'un état prétendument nounou mais qui est un état de plus en plus totalitaire
merci merci beaucoup Stéphane Ravier peut-être que Momotchi vous aviez quelque chose à répondre oui je suis d'accord vous pouvez rester avec nous si vous le voulez mais je pense qu'on va partir sur quelque chose plus technique à moins que vous ayez autre chose oui oui c'était juste pour rebondir quelque part on a dépossédé les parents de leur capacité d'éducation on a empêché les parents de pouvoir eux-mêmes prendre les décisions de contrôle et certains parents ont déjà travaillé avec leurs enfants les éduquaient à leur usage d'internet et les aider à avoir un usage responsable et de se protéger contre merci beaucoup Stéphane Ravier d'avoir participé à cette émission merci à vous merci à bientôt oui c'est ça et ce qui est drôle c'est qu'on fait comme s'il n'y avait pas de parents qui se souciaient de leur enfant on fait comme si tous les réseaux sociaux étaient tous mauvais comme si ça n'a pas permis justement des enfants de sortir de leur isolement ce qui est drôle c'est aussi j'entendais dans les débats sur le vote de la loi hier quelqu'un qui disait très justement on demande aux enfants d'utiliser Parcoursup on demande aux enfants d'utiliser nombre d'outils pour l'école qui sont numériques en fait on leur dit il faut utiliser internet pour t'inscrire là pour faire ça pour faire telle activité mais par contre pour envoyer des photos de chat à tes amis ou discuter avec ta grand-mère là c'est interdit c'est très mauvais donc on a il y a quand même une certaine mauvaise foi là-dedans et les parents si c'est pour soi-disant sauver les pauvres enfants des parents qui n'ont pas le temps de s'occuper de leur éducation et qui les laissent sur les réseaux sociaux et que c'est très dangereux pour eux le problème c'est que ces mêmes parents là vont scanner leur visage à leur place ou donneront leur carte d'identité à leurs enfants qui continueront à utiliser les réseaux sociaux ou simplement même si vous allez qu'est-ce qui va se passer avec cette loi vous allez faire une liste de 15 réseaux sociaux interdits vous allez probablement interdire x, tiktok de Bruxelles du coup c'est ce qu'a infirmé un communiqué non mais moi je trouve ça quand même hallucinant c'est pour ça que je voulais le volet législatif pardon mais pardon quand même en fait finalement le Sénat voulait établir une liste pour justement éviter que ce soit tout en supposant et c'est Bruxelles qui a dit non ça va pas aller nan nan et alors là dernièrement c'est ça ils voulaient faire une liste blanche où c'était juste du contrôle parental et une liste noire où là on interdisait directement et alors quand même juste pour le préciser je suis obligée de le préciser à nos auditeurs il y a eu un rapport un communiqué qui a été publié par le Sénat qui a dit qui a dit que étant donné voilà parce que là la question c'est quelles plateformes vont être on n'a pas eu le temps de l'aborder on peut peut-être signer quelles plateformes vont être concernées pour tout ce qui est réseaux sociaux tiktok facebook instagram ça a priori ça devrait être à peu près sûr pour youtube par exemple ou d'autres plateformes comme qui servent disons qui font réseaux sociaux de manière un petit peu disons anecdotique ou au second plan pour youtube ça va être beaucoup plus compliqué par exemple je crois que si vous ne l'utilisez sans vous connecter pour uniquement visionner une vidéo comme une télévision ce n'est pas un réseau social en revanche à partir du moment où vous vous connectez et que vous allez mettre des pouces des commentaires ça devient un réseau social c'est ça c'est exactement ça le problème c'est que vous commencez par interdire juste les réseaux sociaux au moins de 15 ans par la suite ça va devenir quoi en fait finalement les enfants ils vont aussi parfois sur youtube il y a aussi des prédateurs sur youtube peut-être que vous savez quoi sur amazon parfois il y a des gens qui vendent des produits qui ne devraient pas être pour les enfants peut-être qu'on devrait aussi mettre la vérification d'âge sur amazon et c'est ce qu'on voit maintenant discord il n'y avait pas d'obligation mais ils ont voulu mettre globalement la vérification d'âge sur toute la plateforme dans le monde entier alors que personne ne les y obligeait sous la même raison vous avez maintenant Roblox ou d'autres jeux vidéo vous avez des jeux vidéo maintenant qui sont en train de bloquer l'accès au chat et de mettre une vérification d'âge donc là félicitations les gens ont voté pour les réseaux sociaux parce qu'ils pensent que c'est très mauvais ce qui est en train de se passer c'est que vous allez avoir une vérification d'âge qui va se diffuser dans les jeux vidéo sur les plateformes comme Youtube les plateformes de discussion voire même les blogs parce que vous comprenez vous pourriez avoir des prédateurs dans n'importe quel morceau ou recoin d'internet ça va être un jeu auquel vous ne pourrez jamais gagner parce que c'est un tap-top les enfants vont juste aller ailleurs soit ils vont utiliser un VPN soit ils vont aller sur d'autres réseaux sociaux TikTok a été interdit en Australie ils ont créé Lemon Hate tous les enfants vont sur un nouveau réseau social la législation va prendre 6 mois pour l'interdire on créera un nouveau réseau social donc ça ne marchera pas et même à terme vous allez simplement pousser les enfants vers le dark web et plusieurs personnes et j'ai vu un très bon interview de quelqu'un qui travaille dans la criminalité aux Etats-Unis qui explique vous allez juste apprendre aux enfants à contourner et à se méfier de leur gouvernement et vous allez les pousser vers le dark web est-ce que c'est ce genre de solution que vous voulez apporter pour notre civilisation je ne pense pas alors qu'on aurait pu éduquer les parents et éduquer les enfants et je crois toujours que c'est possible et j'espère qu'on reviendra en arrière parce que cette loi ne marchera pas on verra apparemment de toute façon on risque de s'orienter vers un fiasco quand même technique puisque ça semble très difficile à mettre en place on le disait donc juste pour terminer du coup cette liste n'ayant pas été établie sur recommandation de Bruxelles le communiqué des sénateurs a annoncé que ce serait en l'absence de liste Bruxelles qui aurait le dernier mot sur ce qui va être autorisé ou pas c'est absolument lunaire faites directement une liste de gens faites directement la liste des dissidents que vous n'aimez pas mettez mon nom dedans mettez toxin mettez tout le monde interdisez-nous directement d'aller sur internet parce que c'est ça votre problème de base et vous allez de toute façon avoir des nouvelles personnes qui vont arriver donc si le but c'est de faire taire les dissidents ça ne marchera pas nous serons toujours là et nous attendons la suite alors comment est-ce qu'on contourne ça ?
alors les manières les plus amusantes oui bien sûr il y a le VPN et j'en parlerai mais juste pour être amusant un petit peu il y a des enfants qui ont contourné la vérification d'âge en se dessinant une moustache ah oui ça marche ça marche ou alors d'utiliser un masque vous pouvez acheter un masque sur des sites sur Amazon avec la tête de Walter White vous voyez de Breaking Bad c'est une marque en tissu vous pouvez ou simplement demander à votre parent de scanner sa tête à votre place ou donner la carte d'identité de je ne sais pas votre grand-mère n'importe qui ou alors utiliser des lunettes Ray-Ban photographier des gens dans la rue récupérer leur tête et l'utiliser utilisez le jeu Death Stranding pour pouvoir avoir le personnage qui tourne son visage et vous pouvez ça ça fonctionne aussi c'est génial donc en fait tout ça est ridicule cette loi est mornée et cette loi est ridicule mais par contre c'est le point d'entrée pour pouvoir créer un internet sur lequel vous ne pourriez plus accéder facilement librement et où on va vous obliger à demander la permission alors un petit récapitulatif avant de se quitter je récapitule quand même tout ce qu'on a dit puisqu'il y a beaucoup de choses donc un gouvernement qui cherche à mettre au pas les réseaux sociaux depuis le début une accélération en vue des présidentielles de 2027 qui est corroborée d'ailleurs par ce rapport parlementaire enfin sénatorial pardon qu'on a évoqué exactement un contrôle assez flou on ne sait pas trop qui va contrôler le système d'identité même notre ministre délégué à l'IA c'est un peu flou peut-être qu'ils reprendront les mêmes tiers de confiance que l'Europe utilise pour le DSA actuellement et la liste est publiée sur le site européen mais on voit déjà que dans ces tiers de confiance vous avez des organisations parfois d'extrême gauche parfois biaisées et certaines qui ont déjà par exemple une en Belgique ou en Allemagne qui n'ont plus de financement des gouvernements parce qu'ils ont été positionnés comme trop biaisées donc un fichage un risque de fichage à échelle nationale pas de garantie de sécurité pas de garantie d'efficacité des premières expériences en Australie peu concluantes voilà 85% des jeunes selon une étude du British Medical Journal ont encore leur compte sur les réseaux sociaux vous ne pourrez pas retourner en arrière une fois que vous avez ouvert la boîte des réseaux sociaux vous ne pourrez pas faire oublier à tout le monde les 10, 15, 20 dernières années où ils sont habitués à pouvoir parler de manière générale avec leurs proches mais aussi avec des influenceurs ou avec des personnes publiques et vous ne pourrez pas en fait faire oublier les réseaux sociaux aux gens on a ouvert la boîte de l'espace public les gens se sont réappropriés la parole publique elle n'est plus l'apanage juste des médias vous Toxin vous avez émergé justement parce que on ne pouvait pas avoir accès aux médias traditionnels et ces réseaux sociaux là sont un système d'alerte aussi et peuvent faire émerger des questions qui sont ignorées par les institutions ignorées par les médias principaux et si vous voulez faire taire les réseaux sociaux les réseaux sociaux trouveront un moyen de réémerger merci beaucoup Momochie la dernière survivante de notre entretien merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation et pour cet entretien passionnant on remercie aussi Amélie, Smiley et Stéphane Ravier pour leur intervention qui nous ont laissé merci à tous de nous avoir écoutés merci d'être restés jusqu'à la fin de cet entretien on en a déjà parlé plusieurs fois on ne cesse de le répéter on en parle depuis un moment mais c'est très très important d'en parler merci à tous d'avoir été si nombreux on se retrouve très bientôt on se retrouve dans la semaine on se retrouve tout le mois de juillet vous le savez pour des entretiens politiques pour tout un tas de choses pour faire face voilà pour faire face très très très important pour faire face à cette mesure vous devez absolument impérativement vous inscrire à la ligne directe de Toxin pour ça vous allez sur https 2 points slash slash www toxin-media.fr slash nous vous connaissez l'adresse on le met en lien de la vidéo voilà merci beaucoup merci à tous et puis bonne soirée et à demain à bientôt
Stéphane Ravier