Élisabeth Doineau : le budget de la Sécurité sociale est « douloureux »
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les agriculteurs on l'a vu dans le journal on l'a vu à la une de la presse régionale qui ont donc relancé leur mouvement ces dernières heures avec des feux de la colère allumés un petit peu partout dans le pays est-ce que vous êtes inquiète de l'ampleur que peut prendre cette mobilisation ben bien sûr on est tous inquiet parce que on sait ce que ça a donné l'année dernière et on était parfois démuni face à cette à ce déferlement qui se montrait en France mais qui était aussi étalé sur toute l'Europe on voyait bien qu'il y avait quelque chose qui venait de très très loin comme je l'ai souligné tout à l'heure et c'est une accumulation de contradictions d'obligations de contraintes qui sont pas les mêmes en fait ici en France avec en comparaison avec d'autres pays et donc moi je comprends très très fortement cette colère aprèsi moi je suis aussi pour le dialogue l'échange et donc je je ce type de mouvement bon quand ça se passe dans le calme et je crois que à la vase ça s'est passé dans dans le calme oui il faut de toute façon susciter l'intérêt de toute la population sur les problématiques agricoles c'est très très important parce que c'est aussi avoir des nouveau réflexes en terme de consommation alimentaire c'est avoir aussi voilà ce regard bienveillant sur une profession qui peine qui peine à se rémunérer et donc il faut aussi éveiller les consciences mais je préfère que ça se passe évidemment dans le calme et sans finalement gêner le travail de de tous les autres et on va voir comment ça s'est passé à la valal justement chez vous en on va y aller tout de suite on retrouve pierre hardardon bonjour Pierre merci beaucoup d'être avec nous vous êtes rédacteur en chef adjoint au Courrier de la Mayenne et vous avez suivi ces mobilisations dans le département de la maenne et particulièrement à la Val oui oui bonjour mesdames le hier on est fait vous l'avez dit madame la sénatrice les agriculteurs se sont réunis sur le pont de l'Europe c'était à l'aval mais c'était pareil dans le dans le reste de la France moi tout simplement je leur ai demandé ce qu'il voulait que je vous pose madame la sénatrice comme comme question tout simplement voici donc que comptez-vous faire pour protéger les agriculteurs mayénnais et français contre le Mercosur et à titre personnel que pouvez-vous faire alors je précise que j'ai signé la tribune qui avait été proposée par Yannick jado et je je je pense que cette tribune d'ailleurs elle exprimait aussi le le le fait que comme les agriculteurs nous trouvons que cet accord de libre échange est finalement injuste injuste parce que la réalité c'est que dans le sud de de l'Amérique et bien on utilise des pesticides on utilise toutes sortes de produits jusqu'aux antibiotiques pour les animaux des choses que l'on ne fait plus en Europe et qu'on ne fait surtout pas en France et donc il y a quelque part l'histoire du boulet que l'on met au pied des des agriculteurs et donc pour avancer après c'est c'est beaucoup plus difficile il y a vraiment une inéquité en fait de traitement et donc moi j'ai signé cette tribune bien volontiers ensuite qu'est-ce qu'on peut faire au quotidien bah c'est être au côté des agriculteurs d leors voilà qu'il nous invite euh à à à comment à comprendre aussi les mécanismes qui les concernent en terme de de de comment dirais-je du quotidien en réalité ce qui est utile c'est de voir avec eux ce qu'on peut faire en terme de simplification par exemple et je sais qu'il y a beaucoup de choses qui ont été entrepris sur ce plan-là depuis l'année dernière mais ça va pas assez vite et donc c'est d'aller voir dans les fermes finalement quelles sont les choses qui ont bloqué pourquoi s'en sort pas pourquoi la trésorerie est en difficulté et c'est d'essayer de trouver avec tous les acteurs aussi bien de la préfecture des ministères et un certain nombre d'autres partenaires ce que l'on peut faire pour justement rendre la vie plus facile à ses agriculteurs et surtout leur leur métier qu'il soi rémunérateur c'est la première aussi revendication qui a toujours été voilà tout à fait légitime de la part des agriculteur pierre on vous retrouve hein dans dans quelques instants on va parler d'un autre sujet la question des déserts médicaux d'abord un un dernier mot sur cette question des agriculteurs puisqu'on va parler du budget de la SCU dans quelques instants est-ce que les retraites agricoles ça reste encore un sujet ça reste un sujet mais c'est vrai que le Sénat vous le savez beaucoup travaillé sur les faibles Reet retraites agricoles dans ce projet de loi de financement de la sécurité sociale il y a trois articles qui concernent les agriculteurs en premier c'est justement d'aller vers un régime qui ressemble à celui des travailleurs indépendants de l'ensemble des régimes du régime général et donc donc c'est une demande enfin c'est quelque chose qui a été travaillé déjà depuis de enfin assez longtemps on sort finalement comment de retrait qui sont basées sur un forfait et sur quelque chose qui est plus proportionnel et on va sur une retraite qui se basera sur les 25 meilleures années c'est donc une réelle avancée cet article là et donc nous ce qu'on espère c'est que la MSA sera prête parce qu'il y a tout le système d'information il faut faire remonter surtout les pois pensionnés c'est beaucoup plus difficile et donc ça on espè que dès 2026 ce sera possible parce que la MSA dans un premier temps disait 2028 et c'est beaucoup trop tard il me semble le deuxième point c'est vous savez les travailleurs occasionnels et les demandeurs d'emploi ce qu'on appelle les les emplois saisonniers et bien là nous pérénisons le le système et nous agrandissons l'assiette en réalité donc c'est quand même quelque chose qui était voté chaque année depuis 2019 et qui sera donc pérenisé sur proposition du gouvernement la troème mesure elle est faite pour les jeunes agriculteurs jusqu'à 40 ans le fait de pouvoir cumuler en fait des exonérations de cotisation donc il y a trois avancées dont une majeure hein les 25 meilleures années je pense que c'est quelque chose de très très attendu et puis de toute façon tout ce qui relève du PLFSS concerne tous les assurés quels qu'il soi et sur la santé sur la vieillesse bien sûr sur la branche famille tout tout concerne finalement aussi les agriculteurs et ce que nous avons essayé a Sénat c'est bah de mettre tout le monde un peu à contribution et que les efforts soient partagés alors on en parle de de cefss le budget he de la sécurité sociale puisque vous avez démarré l'examen hier dans l'hémicycle avec notamment cette annonce du gouvernement la ministre de la Santé jeun V d'iosc qui dit que les les médicaments et les consultations médicales seront moins remboursé à partir de l'année prochaine c'est aux patients de combler le trou de la SCU alors un petit peu les patients un petit peu les entreprises un petit peu les retraités un petit peu les actifs bah très franchement au vu du déficit qui a été annoncé et qui s'est amplifié jusqu'à vendredi dernier puisqu'on a appris un nouveau déficit d'un milliard 2 hein sur justement les soins de ville donc les dépenses de produits de santé donc face à cela on ne peut pas non plus ne pas il n'était pas en fait dans le texte d'origine he du du du projet de loi de financement de la sécurité sociale donc on était déjà à -1 de déficit- 18 milliards d'euros de déficit et on apprend 1 milliard de plus donc c'est vrai que pour partir sur euh un examen de loi c'est quand même un peu compliqué dans dans ces circonstances nous ce qu'on a essayé de faire c'est d'arriver à la à l'épure euh budgétaire proposé par le gouvernement mais avec euh justement euh cette recherche d'équité entre tous il s'agissait pas de faire payer plus les entreprises ou plus les les comment les retraités on a essayé de travailler sur justement euh euh une certaine justice en terme d'effort al les retraités justement il y a un compromis qui a été annoncé par Laurent voquier sur le fait que finalement il y aura pas de désindexation des pensions de retraite dès le mois de janvier mais toutes les pensions de retraite seront réindexé de la moitié de l'inflation et les retraités les plus modestes verront leur retraite réindexé de nouveau le 1er juillet c'est le bon compromis pour vous ben écoutez de toute façon c'est euh un compromis je veux dire que c'est ça faire de la politique c'est ça de respecter aussi les différentes tendances d'une large majorité entre l'Assemblée nationale et le Sénat et on ne va faire que ça et on ne fait que ça depuis déjà que enfin quelques semaines on essaie de travailler sur ce qui va être porté par le plus grand nombre et et c'est surtout pour constituer une majorité au sein de la commission mixte paritaire pour aboutir à un texte au bout du bout de tous ces débats mais vous parliez de la justice est-ce que une telle mesure c'est pas pénaliser les retraités des classement mais bien sûr mais d'abord au Sénat ce que nous avons voulu dans un premier temps corriger c'était le fait que effectivement il y ait pas forcément une revalorisation au 1er janvier mais qu'on puisse épargner les retraites qui soient inférieures au SMIC en réalité donc protéger ces petites retraites après vous parlez des retraités effectivement de la classe moyenne je suis persuadée qu'effectivement pour eux ça compte cette non revalorisation mais il faut pas oublier que pour l'ensemble des retraités il y avait une augmentation très importante au vu de l'inflation très récente de plus de 5 % et donc oui c'est un effort que nous leur demandons mais comme nous le demandons aux actifs comme nous le demandons aux assurés et et et c'est vrai que moi je trouve que c'est un PLFSS douloureux c'est la première fois depuis que je suis sénatrice mais depuis fort longtemps depuis depuis que les PLFSS existe qu'il y a un effort en terme budgétaire aussi important vraiment c'est la prière fois par effecement il faut il faut dire à tout le monde voilà vous allezêtre aussi mis à contribution mais ça permet aussi vous savez quand on est au pied du mur et bien de faire preuve d'imagination aussi de régulation parce que on voit bien que on part dans tous les sens plus de transport sanitaire plus de consommation de médicaments plus de consultation tout court plus de soins et cetera et je pense que il faut que chacun aussi se responsabilise se responsabilise parce que en fait la santé ce n'est pas un produit de consommation on est bien sur en fait des des comment des des des contributions bien sûr qui sont demandées à tous mais qui concerne donc tout un chacun mais il faut aussi que on se dise à chaque fois 1 € dépensé 1 € utile et moi qu'est-ce que je peux apporter aussi personnellement pour faire en sorte que justement la dépense en terme de maladie par exemple par que c'est là qu'on a le plus gros déficit soit la moins forte possible parmi les mesures qui font débat y compris au sein du du gouvernement il y a la volonté du Sénat d'instaurer 7 he de travail supplémentaire par an non rémunérés pour financer la solidarité on fait le point avec audreé [Musique] vas bonjour audre bonjour bonjour bour et audre hier lors de la discussion générale il a été question d'une mesure portée par la Commission des affaaires sociales sur un amendement que vous avez déposé demander aux Français de travailler 7ette he de plus expliquez-nous alors je vous vois venir je ne vais pas vous dire quel nouveau jour Ferrier va être supprimé parce que ça devrait se passer autrement si la mesure est adoptée malgré ce qui a pu être dit l'idée c'est d'augmenter de 7 he la durée annuelle de travail dans les secteurs publics et privés mais c he non rémunéré sous le nom de contribution de solidarité en échange du bénéfice de ces heur les employeurs verront le taux de l'actuelle contribution de solidarité pour l'autonomie passer de 0,3 % à 0 6 % des salaires les les modalités pardon de mise en œuvre seront laissé libres pas de jours fériés supprimés donc mais ce sera soit par un accord d'entreprise ou par l'établissement d'un accord de branche on peut cibler une journée on peut aussi rajouter 35 minutes par mois par exemple s'agissant de la contribution de solidarité par le travail que nous proposons soit 7 heur de travail supplémentaire à effectuer chaque année pour chacun tout cela pour financer l'autonomie et je sais que cette mesure donnera lieu à de larges débats monsieur le ministre vous étiez satisfait de l'augmentation de 6 % de votre budget vous avez raison vu le contexte mais c'est loin de suffire au regard des enjeux et que si nous voulons réellement porter de mesures concernant le grand âge nous devons avoir une autre ambition sinon de nouveau nous aurons le même débat chaque année pour notre part il nous semble important de tracer ce chemin même si nous sommes conscients des difficultés de T mesure vous l'avez entendu l'obj objectif c'est de financer la branche autonomie avec une recette pérenne d'environ 2,5 milliards d'euros au moment où notre population vieillit alors je vais vous donner deux exemples concrets de sujets qui pourraient être couverts par cette mesure un soutien au département pour financer les EPAD ou alors la fameuse réforme de la prise en charge intégrale des fauteuils roulants qui avait été annoncé par le président de la République mais qui avait pas toujours pas trouvé de financement alors hier vous l'imaginez la mesure a fait parler d'elle plutôt bonne idée pour le gouvernement un peu moins pour la gauche écoutez la proposition du Sénat en matière de contribution de solidarité par le travail est intéressante elle permettrait de mieux financer la branche autonomie avec beaucoup de souplesse d'application laissant de la place au dialogue social vous voulez également chers collègues de la majorité sénatoriale leur prendre 2 milliards et demi de revenus avec une deuxème journée que vous n'osez plus appeler de solidarité et pour cause difficile de parler de solidarité quand les salariés sont ainsi mis à contribu alors que la moindre diminution d'exonération de de cotisation sociale est batue en brèche madame la sénatrice travailler plus gratuitement on imagine la mesure très impopulaire chez les Français d'ailleurs Michel Barnier a dit lui-même enfin serait lui-même peu enthousiaste comment vous allez la défendre cette mesure alors on est peu enthousiaste on préférait rester finalement qu'à 7h comme c'est le cas aujourd'hui de contribution et et en fait on n pas pris euh cette décision comme ça parce qu'il fallait sortir 2,5 milliards d'euros mais c'était aussi une idée qui avait été enclenché si je pu dire dans un rapport récemment sorti et qui a été porté par trois de mes collègues dans la commission des affaires sociales sur l'état des éepades et je peux vous dire que dans tous nos départements les budgets des éepades sont vraiment dans le rouge vraiment dans le rouge alors il y a eu un fond d'urgence l'année dernière mais qui était trop faible et ça n'a absolument pas pu éteindre si je pe dire l'incendie et donc euh nous nous sommes finalement dit que euh cette journée de contribution ou cette contribution de solidarité parce qu'il s'agit pas de de journée forcément en fait on a bien vu d'ailleurs que pour ce l'indi de Pentecôte ça a beaucoup changé beaucoup varié au fil du temps et donc là on s'est dit que doubler finalement cette contribution et bien c'était non pas faire du travail gratuit mais c'est justement de penser au vieillissement de la population parce que que je vous signale que le nombre de personnes âgées dans notre pays augmente et qu'il faudra bien trouver aussi pour répondre à ce mur du vieillissement bah des fonds nécessaires et je pense que c'est travailler justement à cette solidarité nationale qui est absolument essentielle et je pense même que les Français et les Français sont pas si opposés que ça justement à y participer alors certains employeurs ont déjà réagi dans un article des écho ils estiment qu'il s'agit d'un prélèvement supplémentaire donc pour ces entreprises en échange d'un gain douteux en terme de production qu'est-ce que vous répondez écoutez mais on sait bien que ces mesures ne font plaisir à personne he donc on trouve tous les arguments possibles he pour dire que c'est douteux ou que c'est taxer les actifs les voilà les salariés et cetera moi j'entends bien tout ça mais je vous dis que en face on a aussi à financer le grand âge qu'il faudra de plus en plus favoriser bien sûr le domicile mais il n'en demeure pas moins qu'il faut aussi un lieu pour accueillir les personnes âgées les plus en difficulté qui ont des voilà des des des des difficultés cognitives et qui ont besoin d'être accompagnés non seulement à domicile mais aussi en établissement et donc on voit bien qu'il y a une médicalisation en plus dans les épades qui se fait petit à petit et donc il faut assurer en terme de personnel il faut assurer en terme de structure et on a bien vu qu'on a pas fait la transition après la covid-19 parce que on a bien vu à ce moment-là qu'il fallait absolument changer le modèle mais finalement on ne l'a pas changé faute de moyens d'investissement parce que tous nos épades sont en difficulté aujourd'hui pour gérer le quotidien et donc ils n'ont aucun moyen pour investir pour l'avenir et normalement nous devrions le faire un dernier mot plus général sur ce texte qui va être aussi un test pour le socle commun puisquon voit il y a des débats au sein même de la droite et et des macronistes est-ce que vous pensez un accord possible puis un accord en commission mixte paritaire et évitez le 493 à l'Assemblée ben écoutez moi je pense que il faut effectivement déjà débattre euh c'est vrai que ça n'a pas vraiment eu lieu le débat à l'Assemblée nationale donc on nous l'a reproché à travers une motion d'ailleurs vous l'avez vu hier mais en fait nous on y est pour rien je veux dire que c'est pas de notre faute si les députés n'ont pas su trouver les moyens de débattre et d'aller au bout du texte donc voilà la balle je la renvoie vers l'Assemblée nationale maintenant nous aussi on connaît nos territoires on nous dit qu'on n'est pas légitime mais dans nos territoires on connaît aussi nos concitoyens et on est aussi capable de dire ce qu'ils attendent et on est aussi capable d'avoir le courage de leur dire les choses en face or aujourd'hui ce qui est en face de nous c'est un déficit site impressionnant on est sous l'œil de l'Union européenne on est sous l'œil des marchés financiers et si le remboursement de la dette devient trop excessif c'est autant de soins qu'onaorte pas à nos concitoyens et je pense que tout le monde est en capacité de l'entendre et on suivra bien sûr l'examen de ce texte jusqu'à la fin de la semaine à tout à l'heure Audrey à tout à l'heure nos nos maires nos élus pourraient être au bord du burnout c'est ce dont on parlera tout à l'heure évidemment on va en parler dans le club on retourne chez vous à l'aval en Mayenne on retrouve de nouveau pierre hardardon bonjour Pierre R cteur en chef adjoint au Courrier de la Mayenne et vous allez nous parler des déserts médicaux sujet évidemment de préoccupation des Français une proposition de loi de deux députés de la Mayenne Guillaume Garot et Yannick favneek ouais c'est vrai tout à l'heure madame la sénatrice vous disiez qu'il fallait financer le grand âge mais il va falloir aussi le soigner ainsi que le reste des Français et la Mayenne elle souffre de la désertification médicale les urgences de l'aval sont régulés maintenant pour une bonne partie des nuits c'est-à-dire qu'elles sont moins faciles d'accès certains mayenis ne trouvent pas de MDE sintraitant depuis plus d'un an euh donc les députés Guillaume Garot et yanck favnc ça fait quelques temps qu'ils alarmment sur ce sur cet état de fit ils ont déposé une loi au bureau de l'Assemblée nationale soutenue par plus de 250 députés elle contient des mesures qui pivotent autour de la régulation des médecins en délivrant des autorisation d'installation par territoire je voulais savoir si vous étiez favorable à ce régime d'autorisation par territoire alors je dois dire que Guillaume Garot et Yannick favnek voilà dépose régulièrement des des propositions de sur le même sujet et et je je salue leur travail collectif euh ensuite je voudrais quand même avoir quelques nuances la Mayen n'est plus un désert médical tel que nous pouvions le connaître il y a quelques dizaines d'années le territoire s organisé je voudrais saluer le travail des professionnels de santé qui se sont organisés en communauté professionnelle territoriale de santé donc qui ont une organisation locale par territoire je voudrais saluer les élus locaux qui ont financé des maisons de santé pluridisciplinaires jusqu'à des pôles de santé aussi et tout cela commence à répondre à l'attente de nos concitoyens je sais bien qu'il reste encore des marges de progression mais le département c'est aussi investi avec un centre d'urgence d'accueil avec des médecins retraités qui font voilà qui accueillent c'est justement ces ces assurés qui n'ont pas de médecin traitant et qui assure aussi une certaine formation parce que ils accueillent des jeunes médecins des futurs jeunes médecin en stage et donc on voit bien là qu'il y a une source aussi de de de comment de de futur médecin pour pour la maenne donc moi je voudrais apporter des nuance parce que à force de décrire la situation en noir on ne donne pas envie en fait à des nouveaux professionnels de venir s'installer en Mayenne mais c'est partout pareil c'est partout en France moi je crois que on vit en fait un moment particulier et c'est vrai qu'on a besoin d'une loi structurantere sur la santé sur l'accès aux soins mais il faut dire aussi que le mode de travail des professionnels de santé a beau beaucoup changé que aujourd'hui il y a des solutions innovantes en terme de soins pour certaines pathologies et qu'il faut en tenir compte et donc c'est tout le modèle qu'il faut changer la loi qui est proposée par mes collègues c'est une loi de régulation et et je comprends que mais si ça avait été aussi facile que ça on l'aurait mis en place depuis fort longtemps mais on sait très bien qu'il manque des médecins partout et pas seulement des médecin traitant il manque aussi des spécialistes ça rejoint un peu un rapport qui a été remis au Sénat la semaine dernière hein qui dit que la France entre dans une déc une décennie noire médicale pardon et qu'il faut mettre fin à la liberté totale d'installation des médecin mais moi je suis pas du tout d'accord avec ça parce que de toute façon ils auront toujours la liberté quand on sort de de de ces études de médecine on peut aller dans l'industrie et ça ça va susciter encore plus l'aspirateur vers l'industrie on peut aller vers comment les collectivités je vous rappelle qu'au département on embouche aussi des médecins et qu'on a du mal à en trouver pour la PMI pour euh aussi les personnes handicapées les personnes âgées et cetera donc moi je vais vous dire il y a plein de propositions pour les médecins quand ils sortent de leurs études et si en plus vous leur mettez une régulation je pense qu'on va faire tout le contraire en plus il me semble que la dernière proposition de loi ne concernait pas les centres de santé et donc en fait sur les territoires ruraux justement on forme on avait une certaine régulation qu'on avait pas dans les centres de santé qui sont plutôt en ville et donc c'est très très enfin ça pose question moi je crois que il faut continuer le travail sur effectivement l' au soins mais il faut vous dire que vraiment on est en pleine transition et que les professionnels de santé ne veulent pas donner le même temps de travail aussi que que les médecins qu'on connaissait autrefois et donc il faut tenir compte de cela merci beaucoup merci Pierre d'avoir été avec nous la une du Courrier de la Mayenne c'est sopici hier à la tête de l'hôtel Perrier du mignon le seul quatre étoiles de la Mayenne c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Élisabeth Doan je vous remercie merci d'être venu et et bonne suite d'examen de ce budget de la sécurité sociale
Elisabeth Doineau