"Je crois que ce projet de coalition est possible", estime Marc Ferracci, député Renaissance
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bonjour Marc Ferraci bonjour merci d'être avec nous en direct ce matin vous êtes député renaissance des Français de l'étranger vous avez été réélu dimanche dernier première question d'abord pour savoir à qui on parle ce matin est-ce que vous êtes un député de la majorité ou un député de l'opposition ce matin ah bah c'est une question évidemment centrale on aura quelques éclaircissements dans les tous prochains jours vous savez que jeudi nous allons élire la Présidence de l'Assemblée nationale ça va déjà donner une première vision du rapport de force à l'intérieur de cette assemblée j'espère pour ma part que le pôle central auquel j'appartiens qui n plus majoritaire il faut être très très clair euh nous avons perdu ces élections nous avons perdu un certain nombre de députés mais nous avons peut-être néanmoins une capacité à rassembler autour d'un projet commun et je pense que les discussions qui vont avoir lieu dans ces prochains jours bah ils vont déterminer exactement le périmètre de la majorité le pémère posez la question parce que jeudi c'est la reprise des travaux dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale et chaque député va devoir se positionner cocher député d'opposition ou député de la majorité pour l'instant effectivement ça n'est pas clair les fr ont voté il y a maintenant plus d'une semaine et pourtant le président n'a toujours pas décroché son téléphone pour appeler l'un des dirigeants de la coalition de gauche pourtant arrivver en tête au aux élections est-ce qu'il n'y a pas une rupture avec la tradition républicaine voire un problème démocratique non je ne pense pas on a bien vu avec cette élection que on a désormais trois blocs dont aucun a la capacité à gouverner seul parce qu'il y a pas de majorité absolu un moment un autre ce qu'il faut c'est construire quelque chose de solide de stable de terine ça veut dire construire une coalition j'utilise le terme parce que je crois à ce terme je crois que ce projet de coalition est possible qui est la capacité à faire adopter des textes de manière durable ça n'est pas à la gauche d'essayer en premier ah bah ils essayent je constate qu'ils essayent et je constate également qu'ils n'ont pas aujourd'hui réussi à donner un nom de Premier ministre et il y a une raison à cela vous savez c'est que le nouveau front populaire qui est en réalité une nouvelle nupess est en réalité un attelage électoral qui n'a que très très peu de convergence idéologique surtout un de sujet sur l'Europe sur le communautarisme sur les finances publiques et bien ils n'ont que très peu de points communs entre la France insoumise et le Parti socialiste et donc c'est pas très étonnant qu'il n'arrive pas à se mettre d'accord pourquoi parce qu'en réalité il y a un sujet de méthode avant de parler de personne il faut parler d'idées il faut parler de projets moi ce qui m'intéresse vous me posiez la question en lançant en lançant notre séquence qui pour gouverner la France je pense que la vraie question à se poser c'est quelle vision quelle ligne politique pour gouverner la France il faut commencer par mettre sur la table un certain nombre de sujets de discussion comment améliore le pouvoir d'achat des Français comment on résout les problèmes de l'insécurité et ensuite voir s'il y a des convergences possibles entre forces politiques sur ces sujets-là mais vous pensez encore que le camp présidentiel peut être au centre d'une nouvelle coalition même après deux défaites électorales successives écoutez ça l'avenir va le dire on ne sera pas en position dominante là il faut encore une fois le dire et le redire parce que ces élections ont été du point de vue du camp présidentiel des élections qui nous ont fait perdre un certain nombre de députés politiqu com puisse être complètement compréhensible pour les Français d'envisager même qu'un premier ministre ou que des ministres soient encore macroniste après ces é encore une fois encore une fois vous vous rentrez dans le sujet par des questions de personne ce qui intéresse les Français c'est qu'on résolve leurs problème vous savez moi je suis député des Fran a savoir qui qui va les gouverner je vous avez raison je suis député des Français de Suisse un pays dans lequel le principe de coalition est un principe qui est parfaitement naturel parfaitement admis comme dans d'autres pays d'ailleurs en Allemagne dans les pays nordiques on se met d'accord on se met autour d'une table et des gens qui ont des des des opinions et des convictions politiques très différentes et bien arrivve à trouver des voies de passage je pense que c'est à ça aujourd'hui qu'on est confronté je pense qu'il y a une attente des Français par rapport à ça on nous a fait beaucoup Grif ces dernières années de gouverner de manière trop verticale de gouverner de manière au fond trop présidentielle dans l'esprit de des institutions de la 5e République je pense qu'on a aujourd'hui une opportunité de gouverner de légiférer différemment alors légiférer différemment discuter négocier c'est ce que vous dites mais discuter avec qui Emmanuel Macron a lancé un appel aux forces républicaines mais sans en don est vraiment la la définition le problème c'est que dans votre groupe au sein du camp présidentiel vous n'avez pas tous la même définition alors plus vous excluez tous LFI et le RN mais alors par exemple Géral armanin lui ne veut pas non plus discuter avec les écologistes vous vous discuteriez avec les écologistes oui je discuterai avec les écologiste ce sujet il a été assez clairement clairement établi en milieu de semaine dernière d'abord il y a eu la lettre du président de la République qui a suggéré qu'il fallait parler à l'ensemble des forces qui étaient proeuropéennes qui étaient républicaines pour moi ça inclut tout le monde sauf la France insoumise et le rassemblement national et puis les députés Renaissance eux-mêmes ont émis un communiqué de presse important qui dit la même chose c'est-à-dire qu'il faut parler à la droite républicaine et à la gauche républicaine donc je pense que en réalité la ligne est assez claire et à un moment ou un autre il va falloir se rassembler et tendre la main à celles et ceux qui veulent faire avancer le pays un certain nombre qui disent que la ligne justement n'est pas n'est pas clarifié certains veulent discuter négocier avec Laurent voquier d'autres avec les socialistes de temps ça paraî compliqué et ben je pense que il faut arriver à parler à tout le monde mais vous savez la première des choses à faire c'est de poser sur la table et d'écrire moment il faut écrire les choses euh et bien ce que l'on veut faire sur des grands thèmes j'en ai parlé tout à l'heure le pouvoir d'achat l'insécurité je pense qu'on a tous des objectifs communs créer des emplois améliorer la qualité de vie des français on en revanche pas tous dans les camps politiques les mêmes méthodes pour y parvenir sur le pouvoir d'achat il y en a qui veulent faire appel aux finances publiques et qui veulent au fond améliorer le pouvoir d'achat dépensant de l'argent moi je je fais partie de ceux qui pensent qu'il vaut mieux renforcer le pouvoir de négociation des salariés dans les entreprises par exemple l'objectif est commun mais les les les voies et moyens pour y arriver n'est pas n'est pas forcément commun donc c'est de ça qu'il faut parler avec la gauche et avec la droite il faut arrêter de rentrer dans cette problématique avec des questions de personne vous accepteriez de gouverner par exemple avec les socialistes si la condition par exemple était de d'accepter leurs mesures c'est-à-dire une partie en tout cas de leur mesures par exemple les premières qu'il mettent sur la table le SMIC augmenter de 200 € et l'abrogation de la réforme des retraites bah c'est c'est évidemment de cela dont il faut parler vous savez vous seriez prêt à accepter par exemple ces deux concessions je vais pas je vais pas commencer à dire les concessions que j'accepteraiis parce que c'est d'abord pas moi qui vais négocier mais ce que je veux vous dire c'est que une coalition ça suppose des compromis des compromis ça suppose des sacrifices moi j'ai défendu les idées pendant 2 ans et même pendant 7 ans depuis que je suis en politique et je sais que à un moment ou un autre il faudra que je renonce à certaines de ces idées à certaines de ces mesures peut-être sur la fiscalité par exemple le SMIC parler du SMIC moi je suis économiste du travail 15 % d'augmentation du SMIC ça veut dire assez vite 400 à 500000 emplois détruits dans notre pays est-ce qu'on est prêt collectivement à assumer ça moi je ne le suis pas mais il y a peut-être d'autres moyens d'améliorer le pouvoir d'achat des Français que d'augmenter le SMIC et de faire en sorte que 30 % des salariés demain sont au smicque aujourd'hui il y en a 17 % si on fait l'augmentation jusqu'à 1600 € il y en aura 30 % discutons-en est-ce qu'on a envie d'accepter ce genre de chos ou est-ce qu'il y a d'autres moyens d'atteindre cet objectif d'améliorer le pouvoir d'achat des français Emmanuel Macron voulait une grande clarif en provoquant ses élections de façon anticipée est-ce qu'il n'a pas provoqué un grand blocage écoutez on est à une semaine de l'élection discuter d'une coalition ça suppose d'être dans une posture de dialogue de maintendu d'empathie vis-à-vis de ses interlocuteurs il y a une semaine on était dans un combat politique on était dans une campagne qui a été âpre qui a été parfois un petit peu violente il faut laisser le temps à tous les acteurs d'abord de décompresser puis de se mettre dans cette logique de dialogue je pense que on a on a besoin de semaine peut-être même de mois vous savez que dans les autres pays les coalitions ça ne se construit pas en 15 jours et bien prenons le temps et je pense que les choses vont se décanter c'était aussi l'objectif de cette lettre du président de la République que d'attendre que les lignes bougent et en attendant Gabriel Atal qui vient de prendre aussi la présidence de votre groupe à l'Assemblée va rester Premier ministre gérer les affaires courantes ça peut tenir des semaines des mois écoutez ça tiendra le temps qu'il faudra on a besoin que le pays soit tenu on a besoin d'une continu ité des services publics vous savez qu'on a les Jeux olympiques et paralympiques qui commencent dans quelques jours donc il paraît évidemment inenvisageable de ne pas avoir de gouvernement qui gère comme on dit les affaires courantes et qui soit en capacité de répondre à une éventuelle crise et donc ça ça me paraît absolument essentiel maintenant Gabriel Attal est effectivement sera effectivement député dès lors que la démission du gouvernement aura été acceptée par le Président de la République ça pourraitevenir demain c'est ce qu'on dit et il aura toute sa place évidemment à la tête du groupe du groupe du camp présidentiel mais il restera dans en même temps gérer les les affaires courantes merci Marc fer d'être venu ce matin en direct sur RMC RMC story
Marc Ferracci