E. Macron s’adresse aux français : que faut-il retenir ? - C à Vous
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Pourquoi ce discours n'est-il pas historique selon vous ?
- 0:30OuverteRéponse directe
Il n'y avait pas assez de solennité ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Pourquoi le président n'a-t-il pas repris l'offensive politique ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Il va nommer un Premier ministre. Sur quelle base ?
- 1:15RelanceRéponse directe
Pourquoi les partis ne se concertent-ils pas pour former une majorité ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Quelle est la réalité dénoncée par le président contre l'extrême droite et l'extrême gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10N.BeytoutFait
« Il a rejeté la responsabilité de tout ce désordre sur les autres. »
- 0:35N.BeytoutFait
« Il n'a pas repris l'offensive. Il a proposé aux Français d'attendre, de lui faire confiance. »
- 0:50L.JoffrinFait
« Il n'est plus le président. Il va nommer un Premier ministre, et ça va durer 5 jours. »
- 1:55N.BeytoutFait
« On va reporter de 6 mois, pas annuler, l'indexation des retraites. »
- 2:25N.BeytoutFait
« U.von der Leyen est peut-être en train de signer l'accord du Mercosur. »
- 2:55N.BeytoutChiffre
« Les coalitions, c'est 8 % de déficit. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il va nommer dans les jours qui viennent un Premier ministre. Il espère un gouvernement resserré. Il a annoncé qu'il ne démissionnerait pas. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Beytout.
Vous êtes fondateur et directeur du journal "L'Opinion". L.Joffrin, bonsoir.
Vous avez suivi cette allocution. Un ton particulièrement incisif de la part du président. de gravité, de tentative de gravité, pour un discours qui ne devrait pas rester dans les annales.
On a vécu hier une journée historique. Je ne suis pas sûr que le discours soit historique. - A.-E.Lemoine: Pourquoi?
Il n'y avait pas assez de solennité? - L.Joffrin: Pour une fois qu'il n'était pas trop long... - N.Beytout: Au fond, il a fait ce qu'on pouvait attendre de lui.
Il a rejeté la responsabilité de tout ce désordre sur les autres. - A.-E.Lemoine: Il s'est à nouveau justifié de la dissolution en disant qu'il n'avait pas eu le choix. - N.Beytout: Et puis parce qu'il n'a pas repris l'offensive.
Il a proposé aux Français d'attendre, de lui faire confiance. Mais il n'a pas repris la main sur la politique. A mon avis, le discours qui était fait pour dire "je suis là, je protège, je continue, je suis la stabilité", je serais très étonné qu'il ait atteint ses objectifs. - A.-E.Lemoine: Ca ne restera pas dans les annales, L.Joffrin? - L.Joffrin: Non.
Tous se trompent sur un point. Il n'est plus le président. Il va nommer un Premier ministre, et ça va durer 5 jours.
Il n'aura ensuite plus de pouvoir. Ca se passe au Parlement. Il n'y a pas de majorité, donc le président n'a pas de prise.
Il a une prise éventuelle sur la nomination. Il ne s'était pas très bien entendu avec M.Barnier, car il faisait ce qu'il voulait.
Je comprends qu'il ait de l'amertume à l'égard de ceux qui ont voté la censure, notamment les socialistes. Ca veut dire quoi? Qu'il va nommer un Premier ministre qui va s'appuyer sur la même coalition que M.Barnier...
C'est-à-dire la droite et le centre. Ca vient d'échouer. Pourquoi recommencer la même chose? - A.-E.Lemoine: Il doit chercher des compromis. - N.Beytout: Il y a cet arc républicain, de gouvernement de l'arc républicain...
Je ne dis pas que ça va marcher, mais il a un peu bougé. S'il a stigmatisé les complices de LFI qui, naguère, gouvernaient, en ciblant les socialistes, comme le disait Laurent, et les écologistes, il ne les a pas nommés. Il n'a pas été agressif vis-à-vis de ceux qu'il va espérer faire décrocher. - A.-E.Lemoine: Il a eu des mots très forts contre l'extrême droite et l'extrême gauche. - L.Joffrin: C'est normal.
C'est son mantra politique depuis toujours. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas une réalité qu'il dénonce? - L.Joffrin: Non.
Il a raison de les dénoncer, mais il le fait toujours. C'est une habitude, pour lui. C'est logique.
Les députés, maintenant, vont décider. Ca m'estomaque de voir qu'ils ne se concertent pas. M.Tondelier dit qu'il faudrait que les chefs de parti se réunissent.
Mais elle dit aussi qu'il faudrait qu'ils se concertent et qu'ils trouvent un arrangement. Les socialistes ont aussi fait un effort. Ils font un accord de non-censure.
Elle dit qu'il ne faut pas de 49-3. Il va falloir se mettre d'accord sur certains projets. Pourquoi ne le font-ils pas? - N.Beytout: L'accord de non-censure ne veut rien dire tant qu'il n'y a pas de programme.
Nous n'avons pas le temps de faire un programme, surtout entre des partis qui ont de telles lignes rouges, qui ne peuvent pas s'entendre. Il n'y a pas de solution, aujourd'hui. Le chef de l'Etat, qui a des pouvoirs, comme celui de nommer les ministres, a installé 2 bombes à fragmentation dans la vie française: une bombe politique et une bombe financière et budgétaire.
La bombe politique, c'est la dissolution et tout ce qui se passe depuis. La bombe budgétaire, c'est l'état des finances de la France. Dès que vous voulez désamorcer une bombe, il faut le faire en amorçant l'autre.
Si vous voulez désamorcer une bombe politique, il ne faut pas toucher à la bombe du social. Si vous voulez amorcer une bombe financière en touchant aux prestations sociales, aux prestations chômage, à la retraite, alors, vous faites exploser la bombe politique. Aujourd'hui, il n'y a pas de solution.
Non seulement les partis politiques ne peuvent pas s'entendre...
Ils ont tellement de lignes rouges que ça ne fonctionnera pas. Ces 2 bombes menacent alternativement d'exploser. - L.Joffrin: Vous êtes d'accord avec J.-L.Mélenchon. - N.Beytout: L'opinion publique française n'a pas encore pris conscience de l'état dans lequel est le pays. - M.Bouhafsi: Il appelle ce soir les Français à parler à leurs députés. - N.Beytout: Quand on a une France qui est la plus endettée de tous les pays modernes, celle où il y a le plus d'impôts, le plus de déficit...
Comment est-ce qu'on peut imaginer qu'un débat se cristallise sur le fait qu'on va reporter de 6 mois, pas annuler, l'indexation des retraites? Comment on peut imaginer...
Quand est-ce que les Français, un jour, et ça viendra probablement, parce qu'on aura plusieurs motions de censure et des échecs, et on constatera qu'il faut que les lignes rouges bougent, prendront conscience de ça? - L.Joffrin: Il y a une question immédiate: sur quelle majorité va-t-on appuyer un gouvernement?
Il faut le traiter d'abord. Pour ce faire, il faut mettre sur la table 4 ou 5 projets... - A.-E.Lemoine: Des textes consensuels... - L.Joffrin: Je n'ai pas fini. - N.Beytout: La réforme des retraites... - A.-E.Lemoine: Laissez Laurent finir. - L.Joffrin: Concernant la réforme des retraites, on peut très bien trouver une solution qui ne soit ni l'abrogation ni le maintien total, qui est l'amélioration du texte.
Le texte n'est pas juste... - N.Beytout: Ce que M.Barnier avait proposé. - L.Joffrin: On peut trouver des compromis, à condition que les socialistes et les centristes, au moins, discutent, trouvent un arrangement, une méthode.
Autrement, il ne se passe rien. On va arriver à ce que veut J.-L.Mélenchon, c'est-à-dire demander la... - A.-E.Lemoine: La démission.
Le président français a voulu rassurer en disant qu'une loi spéciale sera déposée mi-décembre pour assurer la continuité des services publics et de la vie du pays. Vous avez pu rencontrer un ministre démissionnaire, Mohamed, cet après-midi. - M.Bouhafsi: M.Ferracci, ministre de l'Industrie, n'en démord pas, moins de 24 heures après le vote de la censure. - M.Ferracci: Ceux qui ont voté la censure en joignant leurs voix à l'extrême droite, et non à l'extrême gauche, et je pense notamment à la gauche qui se dit de gouvernement, sont responsables de la censure.
Il ne faut pas fuir ses responsabilités. - Ce n'est pas la faute d'E.Macron? - Quand vous êtes face à un bulletin de vote dans l'Hémicycle, vous êtes face à vos responsabilités.
Rien ne vous empêche de ne pas mettre le bulletin dans l'urne. - M.Bouhafsi: Il était avec ses 40 autres collègues pour un apéro organisé par M.Barnier à Matignon, pendant le dépouillement de cette motion de censure.
Un ministre nous a confié avec sarcasme: "Avec seulement 3 mois au compteur, on n'avait pas grand-chose à se dire." Une autre ajoute: "C'était pesant d'assister à son licenciement en direct à la télé." Pour M.Ferracci, c'était un moyen de féliciter les collaborateurs ministériels, qui vont devoir être recasés. - M.Ferracci: Hier, on ne relativisait rien, on ne banalisait rien.
On n'était pas abattus. On a aussi un sentiment de fierté d'avoir été partie prenante et d'avoir participé à cette aventure collective. Le moment que l'on a vécu était aussi un moment de partage.
Il n'y a pas souvent des conseillers qui sont conviés. Je pense que c'était une bonne chose. Rendre hommage à ceux qui dans l'ombre, qui ont essayé de faire avancer le pays, depuis la nomination de M.Barnier, c'était un moment que nous leur devions. - M.Bouhafsi: Le ministre de l'Industrie avait des dossiers importants sur son bureau, comme la compétitivité de la France dans le secteur automobile, l'acier ou la chimie.
Il regrette de ne pas pouvoir aller au bout de ces sujets et en appelle à la responsabilité collective face aux défis de la France. - M.Ferracci: Ce n'est pas une gueule de bois.
On sait que la vie politique est faite de ce genre d'épisode. Il y a des choses abruptes. Je suis dans cette vie depuis septembre, déjà.
On a connu les "gilets jaunes", la guerre en Ukraine, beaucoup de crises. Celle-ci est inédite. On ne peut plus prendre d'engagements.
Tout est bloqué. On ne peut pas dire qu'on prendra les décisions plus tard. Il y a des décisions qui ont besoin d'être prises maintenant et tout de suite.
C'est le coût de cette censure. - M.Bouhafsi: E.Macron l'a dit il y a quelques minutes: "Le monde avance, l'Europe avance." C'est la France que l'on met en danger face aux autres pays? - N.Beytout: La compétitivité, qui va faire un bond aux Etats-Unis, va décrocher une partie de la France, encore plus.
On voit très bien que les chefs d'entreprise, qui devaient investir en France, disent: "Je remets en cause mon investissement." Pas forcément pour l'annuler, mais ils examinent la possibilité de le faire ailleurs. Il y a une chose frappante qui me saute aux yeux.
En ce moment même, U.von der Leyen est peut-être en train de signer l'accord du Mercosur. C'est une façon d'acter que le poids de la France, y compris en Europe, fragilisée par la maladie de l'Allemagne et la faiblesse de la France, est en déclin. - L.Joffrin: C'est tout à fait vrai qu'il y a un déclin industriel, diplomatique, une situation mauvaise.
Mais ça ne se résoudra pas sans plus de justice sociale. Les gens ne voudront pas. On le voit sur les retraites.
Je le vois sur la fiscalité, contrairement à ce que beaucoup de gens disent. Il y a beaucoup de propositions de la gauche qui sont réalistes. Les impôts existaient déjà sous Hollande.
Je rappelle qu'il y avait moins de déficit qu'aujourd'hui. Beaucoup de gens ont dit: "Il faut faire contribuer ceux qui peuvent payer." Pour revenir à ce que disait monsieur Ferracci... - A.-E.Lemoine: C'est ce que faisait Barnier.
Il taxait les plus riches et les entreprises. - L.Joffrin: Oui, mais à la fin, il dit que c'est la faute des socialistes.
Avec qui il discutait? Avec le RN. Les propositions qu'il faisait au RN, pourquoi il ne les a pas faites à la gauche? - N.Beytout: Parce que les socialistes n'ont jamais voulu se décrocher. - L.Joffrin: Le RN non plus.
La preuve, ils ont voté la censure. Pourquoi discuter uniquement avec ceux-là? - N.Beytout: Parce que les socialistes n'ont jamais voulu se décrocher de la doxa de La France insoumise, avec tous ses principes. - A.-E.Lemoine: Il a fallu une prise. - N.Beytout: C'est après. - L.Joffrin: Si c'était contre le gouvernement qu'ils veulent renverser, ils proposent une suite, ce que ne fait pas Macron. - P.Lescure: L'agence Moody's juge cet événement négatif pour le crédit car "il aggrave l'impasse politique du pays, réduit la probabilité d'une consolidation des finances publiques et contribue à une prise de risque plus grande pour les marchés".
Pour l'instant, les marchés n'ont pas trop bougé. Vous pensez qu'ils vont bouger, s'agissant de la France et des valeurs françaises? - N.Beytout: Je ne l'espère pas.
Les taux d'intérêt sont à peu près au niveau de ceux qu'a la Grèce, ce qui n'est pas toujours une très bonne référence. La Bourse de Paris monte car la motion de censure annule un budget qui devait prendre 8 milliards d'euros sur les principales entreprises françaises. Les actionnaires se disent: "Nos entreprises vont être moins pauvres.
On va distribuer moins d'argent à l'Etat. C'est bon pour les actionnaires." C'est une parenthèse.
Il faut savoir que quand les marchés se mettent à basculer et à s'emballer, on ne peut plus les contrôler. C'est très compliqué. Les forces sont immenses, c'est un effet de panurgie.
Les marchés ne sont pas intelligents, c'est juste la panurgie. Par ailleurs, hier, un ministre me disait que les coalitions, c'est 8 % de déficit. Chacun va venir avec son petit paquet, qu'il va falloir mettre ensemble.
Ca, les marchés ne le font pas. - E.Tran Nguyen: Vous disiez que les Français n'ont pas encore pris conscience de la gravité de la situation.
Ils sont un peu perdus et entendent plein d'informations. Hier, sur BFM, R.Bachelot disait ceci. - R.Bachelot: On est dans une situation extrêmement compliquée.
Il faut qu'il y ait une loi de finances. Si le PLFSS est aboli, il faut arriver à régler les problèmes concrets. C'est de la politique de trésorerie courante.
Je suis étonnée que personne n'en parle. Ce n'est pas de la comptabilité. Si, demain, les gens ont des dépenses d'Assurance maladie qu'on ne leur rembourse pas... - E.Tran Nguyen: C'est vrai?
C'est envisageable que les médicaments ne soient pas remboursés? - N.Beytout: Non.
Mais à la fin du mois de janvier, les hôpitaux devront emprunter pour fonctionner. On sait aussi que s'il n'y a pas de loi qui prévoit la progression des dépenses de santé...
On est le seul pays civilisé dans lequel il y a un déficit de l'Assurance maladie. Ca n'existe nulle part ailleurs en Europe. Ce déficit de 16 milliards, les spécialistes de la Sécurité sociale disent qu'il va passer à 20 milliards l'année prochaine. - L.Joffrin: Ca va coûter cher.
Il y aura probablement un spread plus important avec le décalage des taux d'intérêt. Ce que l'on rembourse chaque année, c'est de plus en plus cher. C'est un inconvénient majeur.
Raison de plus pour acter le moment où on aura un gouvernement plus stable. Pourquoi on ne le fait pas? Il faut aller vite.
Les députés ne font rien. Je ne comprends pas. Pourquoi les responsables socialistes, puisqu'ils ont dit qu'ils voulaient trouver une solution, ne vont pas voir les responsables centristes?
Il suffit de se voir. Ca n'a rien de compliqué. - A.-E.Lemoine: Il y a des ambitions personnelles. - L.Joffrin: Peut-être qu'ils ne veulent pas. - N.Beytout: Des ambitions personnelles et des échéances électorales.
Les socialistes, sans LFI, reviennent à 30
Emmanuel Macron