🔴 LIVE - Lecornu présente de nouvelles aides pour faire face à la hausse des prix de l'énergie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 14 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 50:55OuverteRéponse directe
Que répondez-vous à ceux qui ne travaillent pas et dont le pouvoir d'achat baisse ?
- 53:37RelanceRéponse directe
Les aides généralisées sont-elles un choix subi ou une stratégie ?
- 54:18RelanceRéponse partielle
On comprend que vous refusez les aides généralisées. Pourtant, la prime carburant passerait de 300 à 600 €. N'est-ce pas le retour d'une aide généralisée ?
- 59:11OuverteRéponse directe
Vous avez prévu 6 milliards pour 2026. Le FMI trouve que le redressement va trop lentement. Que ferez-vous ?
- 59:55OuverteRéponse directe
Incitez-vous les Français à prendre davantage leur voiture ? Envisagez-vous des mesures de sobriété ?
- 1:01:52RelanceRéponse directe
Le FMI révise à la baisse la croissance. Comment répondez-vous à cette critique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 57:35Premier ministreFait
« Cette dépendance aux hydrocarbures est une laisse étrangleuse et c'est un enjeu de souveraineté. »
- 58:09Premier ministreFait
« Est-ce qu'on commence trop tard ? Non, on a déjà commencé, heureusement. Est-ce qu'il faut accélérer ? On le fait déjà. »
- 1:00:39Premier ministreFait
« Des gens sont venus me voir en disant faut interdire les courses de côte ou les rassemblements sportifs automobiles parce que ça envoie un signal qui n'est pas un signal de sobriété. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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que Serge le ministre concernés connaissez bien. Bonjour à toutes et à tous. Merci à à la presse de vous être rendu disponible pour un format, il est vrai, un peu inhabituel mais on vient de tenir un comité de pilotage suivi de l'impact de cette guerre au Moyen-Orient sur notre économie, nos finances publiques, évidemment sur la vie des Françaises et des Français. Un certain nombre de décisions évidemment étaient à prendre. Nous les avons prises et nous tenions à vous en rendre compte sur la base aussi de ce que nous savons et de ce que nous savons pas sur le géopolitique puisque la situation est est plus que trouble. J'en dirai un mot dans un instant. et vous déclinez, revenir aussi avec méthode sur la stratégie du gouvernement qui est la
nôtre depuis le début pour traiter évidemment les différents effets de cette guerre sans oublier le reste des effets de la guerre également en Ukraine. Peut-être le premier élément pour bien traiter les effets d'une guerre, c'est de ne pas se tromper sur l'analyse de celle-ci. Euh au fond, nous n'avons jamais pensé au regard des éléments notre diplomatie, les éléments de notre renseignement militaire, les nombreux échange que le président de la République pouvait avoir avec ces différents homologues, n'a jamais considéré que cette guerre pouvait être courte. On a eu la guerre des 12 jours euh et dès le début du conflit au regard parfois peut-être de l'irrationalité de certains acteurs, des effets finaux recherchés, le fait aussi que la question nucléaire
du programme iranien plus les enjeux de circulation maritime laissait entrevoir que de toutes les évidences ça pouvait durer. C'est parce que ça pouvait durer que aussi les négociations telles qu'elles ont été menées depuis maintenant plusieurs semaines auraient pu aussi aboutir. force être constaté que d'une manière ou d'une autre, cette guerre sous une forme ou sous une autre, cette guerre va durer soit de manière froide comme on l'a actuellement, on peut le constater, soit malheureusement aussi avec une reprise des conflits et des frappes, ce qui est un scénario évidemment possible. Et au fond, on le voit aussi, le temps devient une arme en tant que telle des béérants et singulièrement des gardienners de la révolution puisque ils le savent, la pression exercée sur Ormous est une
pression sur l'ensemble de l'économie mondiale, y compris d'ailleurs en Asie. Et donc si ce temps devient une arme, il faut également pour nous en tirer des conclusions. Alors il est difficile de donner des scénarios auquel nous pourrions nous raccrocher sans effrayer personne et sans être trop optimiste. Au fond, le scénario désormais le plus optimiste, c'est pas forcément celui que je retiens d'ailleurs, c'est au fond une forme de retour à la normale entre l'été et l'automne. Donc on parle déjà de plusieurs semaines et plusieurs mois potentiels. Sachant qu'une fois de plus la guerre peut prendre différentes formes et vous avez des scénarios noirs qui nous feraient plonger dans d'autres gestions de de crise, c'est-à-dire
reprise non seulement des conflits, des frappes, destruction des sites de production d'hydrocarmure au Moyen-Orient, voire même non seulement la fermeture d'Ormous, mais aussi la fermeture de Babel Mandelle. Ça c'est pas non plus le scénario qu'on retient, de toute façon nul ne le sait. Mais entre un scénario très optimiste qui nous emmène quand même à plusieurs semaines, plusieurs mois et les scénarios les plus noirs et catastrophistes, on voit bien qu'on change de dimension dans la manière de gérer cette guerre. Pour autant, une fois que je vous ai dit ça en faisant une prospective peut-être malheureuse, j'espère être démenti puisque par définition, si tout allait mieux bientôt, c'est un problème plus facile à gérer que si les choses s'aggrafent. Pour autant, au moment où nous nous
parlons, nous n'avons pas du tout les mêmes effets à gérer que la guerre en Ukraine. Je l'ai dis à de nombreuses reprises, mais c'est utile de le redire. La guerre en Ukraine nous avait tout de suite placé dans une guerre de en tout cas dans des effets de difficultés, d'accessibilité à l'approvisionnement notamment du gaz parce qu'il venait de Russie et avec évidemment euh une guerre qui au fond était assez lisible, assez rapide. Nous-même nos propres vulnérabilités étaient d'identifié notamment ce qu'on appelle les problèmes de corrosion sur nos centrales nucléaires qui faisaient que le parc nucléaire français était loin d'être à plein régime en 2022-2023. Donc on est au moment où nous nous parlons pas dans une crise des volumes de pénurie mais bel et bien une crise de prix
d'inflation. Pour quelle raison aussi ? C'est pas toujours intuitif, mais il trouve que assez historiquement, en tout cas depuis maintenant plusieurs moments, l'approvisionnement en hydrocarbure en France est un approvisionnement sur la façade atlantique, Afrique du Nord, Amérique du Nord, Amérique du Sud et qui au fond ne crée pas effectivement d'entrave à la liberté de circulation pour ce qui nous concerne. Évidemment, le sujet c'est la spéculation, évidemment le sujet ce sont les marchés et évidemment ce sont la répercussion. Pardon de le dire, mais si on se trompe, comme malheureusement parfois dans le débat politique français, si on se trompe sur le diagnostic de cette guerre, par définition, on finit par se tromper aussi sur les mesures qu'il faut
prendre. Deuxème élément de la stratégie du gouvernement que j'arbitraai dès le début, hein, avec l'ensemble des collègues ici présents, c'est évidemment le soutien à l'activité et au travail. Alors pour une raison simple, c'est que à la différence du Covid pour le coup le pays était à l'arrêt, il fallait le soutenir par des transferts financiers important. Là on a une économie qui fonctionne et qui tourne. Pas pour autant qu'elle est pas impactée. Le ministre va y revenir. Et donc au fond, notre obsession pour ne pas dire plus d'ailleurs depuis le début, c'est que le pays doit tourner et pour certains secteurs mise de la pêche est ici, c'est assez référendaire et binaire. Soit il y a un intérêt à prendre la mer pour nos pêcheurs et à sortir et à pêcher et ça
calcule coup avantage. Soit bah ça vaut pas le coup de sortir pêcher. Par définition les bateaux restent àqués. Ce raisonnement-là, c'est facile à expliquer pour la pêche. On a essayé de le déplier sur beaucoup de filières sur lequelles on va revenir dans un instant et on va les compléter parce que bah au fond, il y a des filières économiques qui tiennent notre croissance, qui tiennent notre activité, qui parfois ont des adhérences avec nos services publics et sur lequel il faut évidemment qu'elle puisse tenir dans la durée sur cette crise. C'est vrai de filière économique, agriculture, BTP, transporteur, le ministre de transport, le ministre de la santé mise du travail sont ici aussi au premier rang. C'est vrai aussi des particuliers travailleurs parce que par
définition euh aussi on connaît aussi l'organisation de notre pays. La voiture occupe une place importante. Je suis moyen élu d'un département rural et donc il est évident qu'il faut faire attention à ça. On va pas changer de stratégie. C'est un choix que nous faisons euh qui est de de de garder un ciblage important sur celles et ceux qui travaillent, celles et ceux qui tiennent l'activité du pays et d'ailleurs celles et ceux qui ne travaillent pas en profitent. Parce que en tenant l'activité du pays, par définition, on essaie de s'accrocher à notre croissance. on essaie de s'accrocher à la production de richesse, laquelle finance le modèle social et finance les retraites. Donc tout ça se tient, c'est aussi une réalité aussi simple, mais enfin encore faut-il le réexplique.
Ensuite, euh si on ne change pas de philosophie, on va changer d'échelle et vous allez l'entendre dans un instant, soit dans ce que nous mettons sur la table quantitativement, soit aussi parce que nous étions plutôt partis pour annoncer des aides pour le mois de juin. Mais c'est pas ce que nous allons faire. Je peux pas vous dire que sur le terrain géopolitique, les perspectives de voir le conflit duré sont en train de s'installer et vous expliquer qu'on va continuer d'avoir une stratégie mois par mois. C'était bon au début de gestion de crise, là désormais il faut commencer à donner des perspectives à des pas entiers de l'économie, des perspectives aux Françaises au Français qui travaillent et donc c'est non seulement une réflexion pour juin, pour juillet,
pour août et pour certains secteurs jusqu'à l'automne. Je le dis parce que dans les cas les plus difficiles, il faudra continuer à être adaptable, à s'adapter, à être évolutif, à ne pas être têtu en quelque sorte. Il y a pas de baguette magique. Enfin, il est clair que ça reste de la gestion de crise et donc par définition, il faut être mobile euh créatif en tout cas et le plus le plus à l'écoute possible. Le troisème élément de la stratégie, je l'assume même si parfois on me l'a reproché, c'est il faut qu'on marche nos deux jambes entre le court terme et le long terme. Euh un peu taquin, je dirais c'est le moment d'être gauliste. Alors, il se trouve que le choc pétrolier 1974, le gouvernement Mesmer avait eu une réponse de long terme, le parc électronucléaire français. Autre temps,
autre période, il y avait pas eu d'aide de court terme. C'est pas ce que nous faisons, c'est pas ce que nous allons vous dire, mais enfin, on voit bien que on n pas fini de subir et et donc à la fois, on va déployer des moyens pour le soutien de court terme, mais on n pas d'autre choix que d'accélérer l'électrification du pays. Les hydrocarbures, c'est une laisse. C'est une laisse. C'est une laisse étrangle, on peut pas dire autre chose. L'électrification, l'électricité, c'est notre liberté. Et ça, on le doit aux grands anciens. On le doit aussi aux décisions qu'on a pris récemment. Heureusement qu'on a signé ce décret sur la programmation plus annuelle pour l'énergie parce que c'est ce qui va venir rénover notre parc nucléaire français et donner des perspectives sur
les énergies renouvelables. Mais c'est pas pour faire bien. C'est pas parce que c'est bon pour la planète, même si c'est bon pour la planète. C'est pas parce que c'est bon pour le climat même si c'est bon pour le climat. Il y a une réalité, c'est qu'on vit désormais dans un modèle dans lequel nous sommes capables de produire beaucoup beaucoup d'énergie. chez nous de manière souveraine, décarbonée et au fond c'est pas forcément cette consommation-là qui est le plus stimulée. Au fond, le plan Mesmer un peu nouvelle version, c'est aussi d'aller sur les différents usages d'électrification. On pourra y revenir et c'est aussi pour cela sans esprit polémique parce que c'est pas l'esprit l'état d'esprit du gouvernement, c'est pour cela que nous refusons toute baisse
générale indiscriminée de la fiscalité sur le carburant. Parce que déjà, pardon, j'ai appartenu à un gouvernement qui l'a fait en 2022 2023, ça coûte très cher pour les finances publiques. Peut pas faire semblant de dire il y a un déficit, d'où est-ce qu'il vient ? Bah, il vient de là. Bouclier énergétique en grande partie. Il avait un impact très lourd sur les finances publiques. On en finit pas de le rembourser. Et puis surtout, c'est un contresens. baisser de la fiscalité sur de l'énergie produite en Algérie, aux États-Unis, au Brésil ou ailleurs, c'est franchement circulé sur l'autoroute à contresens. Là où d'ailleurs et les ministres ont reçu mandat d'y réfléchir, de travailler, de faire des propositions, c'est une une si une fiscalité devait diminuer dans les
temps à venir, compris les années à venir, ça serait la fiscalité sur les énergies produites en France, électricité en tête. Donc prenons le sujet de la fiscalité par le bon sens et c'est une ouverture aussi que je fais évidemment sur la question de la fiscalité sur l'électricité dans le respect aussi de nos déficits, nos finances publiques. Enfin, s'il faut raisonner fiscalité par les fiscalités, ne le faisons pas à contresens. Le dernier élément de la stratégie et pour bien connaître aussi un peu la la vie du pays le caractère aussi des des françaises et des Français, c'est la transparence totale sur ce qui se passe. Euh les marges des distributeurs de carburant, ça occupé pas mal la vie médiatique. Les ministres vont y revenir. Transparence, résultat. les
fameuses cagnottes fiscales. Vous promettez des milliards, le ministre Amiel va vous donner le dernier chiffre dans quelques instants. Vous allez voir qu'on en est bien loin. La transparence sur l'approvisionnement eu des moments en se disant "Mais est-ce qu'on aurait suffisamment de pétrole ?" Là aussi, on va vous documenter ça avec beaucoup de précision. Quels sont les appros sur lequels on n'est absolument pas inquiet et on est objectivement absolument pas inquiet ? Quels sont les quelques éléments sur lequels on peut avoir de l'inquiétude ? Et puis le dernier élément de transparence, c'est évidemment sur l'économie de manière globale. Al, ça fait 2 mois qu'on s'est goziit avec les ministres à dire attention, cette guerre va avoir un impact sur l'économie. Tu assez seul à
le dire et puis visiblement depuis quelques jours tout le monde découvre qu'il peut y avoir un impact sur l'économie. Et là, pour le coup, en prenant un virage complètement inverse, certains nous parlent de 3 ou 4 % d'inflation, certains nous parlent de récession. Donc là aussi, on va faire ça très sérieusement en vous disant très clairement quels sont les scénarios que nous redoutons et quels sont les scénarios au fond que nous repoussons parce que nous considérons que ça ne correspond pas à la situation économique que nous constatons après que les ministres d'ailleurs aient eu des échanges importants avec Commission européenne, FMI, enfin un travail important, le G7, un travail très important a été fait en amont et qui est autrement plus sérieux que certains faux
experts qu'on peut voir ici ou là en train de vouloir faire peur inutilement aux gens. Dernier point, se dire la vérité sur les finances publiques avec la part d'incertitude évidemment qui est la nôtre au moment où nous nous trouvons. Nous n'abandonnerons personne, je l'ai dit, dans le soutien à l'activité. Tout ça va avoir un coût. On vous donnera les chiffres dans un instant. Faudra donc évidemment gager tout ça, faire un certain nombre d'économies. Et je le dis aussi peut-être pour donner un peu de perspective et dire aussi comment le gouvernement travaille à la construction d'un budget pour 2027, d'un projet de loi de financement pour la sécurité sociale pour 2027, c'est que la position du gouvernement et que les textes que nous proposerons au conseil du ministre
de mi-octobre seront des textes dans lequels il n'y aura pas de proposition d'augmentation d'impôts. Et donc je le dis parce que tous les choix aussi que nous faisons en ce moment, y compris en faisant attention à nos finances publiques, en faisant attention à la juste proportion des aides. Alors on aimerait en faire plus pour beaucoup de gens hein, une dimension aussi humaine et et empathique. He faut pas nier. Je vois bien chez moi Vernon dans l'heure, mais en tout cas euh des cadeaux bizarres au mois de mai qui se transforment en augmentation d'impôts à l'automne, c'est pas ce que le gouvernement propose. Et donc je donne aussi cette perspective y compris au monde économique puisque certaines annonces peuvent les concerner dans un instant. Pardon d'avoir été long mais je
voulais aussi refaire la la mise en perspective de la stratégie du gouvernement laquelle peut évoluer à n'importe quel moment en fonction évidemment de la situation géopolitique. C'est pas une crise domestique que l'on gère hein, c'est une crise mondiale peut-être encore plus mondiale que la guerre en Ukraine. Et pour cause les interdépendances sont nombreuses avec le golf. Les pays d'Asie souffrent énormément parce que eux ont une dépendance énergétique très forte avec les les approvisionnements et les productions dans la région. Et comme tout cela peut durer d'une manière ou d'une autre, sous une forme ou sous une autre, il faut désormais évidemment le traiter avec beaucoup de calme euh le calme des vieilles troupes en quelque sorte, mais enfin il faut le faire en
disant la vérité aux françaises et aux français et ne rien leur cacher, y compris d'ailleurs parce que une grande échéance démocratique va intervenir l'année prochaine et que par définition tous ces éléments aussi concernent l'ensemble des acteurs. Monsieur le ministre, merci. Merci monsieur le premier ministre. Vous l'avez dit, le le scénit serait d'extrême courte durée, il est désormais derrière nous. Nous le savons et nous adaptons nos propositions évidemment à cette situation. Les entreprises françaises le savent aussi. Elles regardent l'actualité internationale comme vous et comme nous. Et donc elles sont conscientes et c'est ce qui explique d'ailleurs le retournement du climat des affaires qu'on observe ici ou là dans des enquêtes y compris une qui est sortie ce
matin qui montre que les industriels vont eux aussi adapter évidemment leur leur scénario à cette situation nouvelle. ce ce scénario de de de conflit plus durable, c'est celui qui a été partagé à l'occasion du G7 de finance que j'ai eu le plaisir et l'honneur de présider lundi et mardi. C'est le scénario sous-jacent aux prévisions des institutions internationales. Vous avez vu la Commission européenne qui prévoit à 0,8 % de croissance ce matin pour la France, très proche de la nôtre et le FMI à 07. On est évidemment dans des dans des chiffres extrêmement proches les uns des autres. Euh pour autant, j'entends depuis plusieurs jours des prophètes de malheur se multiplier, y compris chez certains de vos plateaux pour nous annoncer le pire à la fois en croissance et en inflation, la récession
ici, l'hyperinflation là. Je vais être très clair, nous ne serons ni des prophètes de malheur ni des marchands de bonheur. Nous, on va s'appuyer sur des faits. Aujourd'hui, il y a des facteurs d'inquiétude, il a des facteurs de préoccupation et on les connaît. La croissance, vous le savez, a marqué une pause au premier trimestre de cette année. Une partie de cette pause est liée à des facteurs exceptionnels. La clémence de l'hiver qui fait qu'on a moins consommé d'énergie, les exportations d'Airbus un peu en dessous de la tendance habituelle, la construction un peu en retrait du fait du cycle électoral. la croissance était à l'arrêt. L'inflation, elle est en hausse indéiablement. On est à 2,2 % de d'inflation sur les derniers chiffres. Essentiellement lié à une hausse des
tarifs de l'énergie. On est bien en dessous de ce qu'on observe partout ailleurs en Europe et dans le monde. La zone euro est à 3 %. L'Espagne qui a baissé de manière importante à coût de milliards d'euros le prix à la pompe est à 3,5 % d'inflation. Une fois prise en compte ces mesures, on est aux alentours de deux, un peu au-dessus. Je rappelle, vous parliez, monsieur le premier ministre, de la guerre en Ukraine, à l'époque, on avait dépensé 80 milliards d'euros et l'inflation après, tout ça était à 5,5 %. Donc on est dans une phase où évidemment la croissance ralentit, une phase où l'inflation augmente un peu, un peu au-dessus de deux, mais on n'est évidemment pas dans un scénario tel que nous les présentent les prophètes de malheur qui font florest ces derniers jours. On a
surtout, je tiens à insister là-dessus, des facteurs un peu spécifiques à la France qui font qu'on est plus résilient. Donc on a des facteurs d'inquiétude. La hausse de l'inflation, le marché du travail vous l'avez vu, qui marque un peu le pas en début d'année. On est un peu au-dessus du 8 %. On était pas loin de 7 il y a maintenant 5 trimestres. Vous savez qu'une partie de cette EOS, c'est lié à des alléas statistiques, mais quand même le marché de l'emploi se se dégrade un peu. Mais un, nous avons des stabilisateurs liés au modèle social dont il faut être fier et qui fonctionne. La hausse de l'inflation, ça veut dire une hausse mécanique du SMIC. Le ministre du travail l'occasion de la de l'annoncer. La prime d'activité qui a été votée dans le budget, elle entre en vigueur dans
les jours qui viennent. Euh le chèque énergie qu'on a élargi, tous ces facteurs qui sont des facteurs inhérents à la France font qu'on a des facteurs de résilience de court terme, notamment du côté de la consommation. Le mix énergétique qui fait qu'on est bien mieux protégé, moins exposé au choc énergétique. C'est un impact sur l'inflation évidemment moins important. C'est surtout la ministre viendra, aucun enjeu d'approvisionnement. Et puis c'est sorti ce matin, la France reste le pays le plus attractif d'Europe. On a des investisseurs internationaux qui s'intéressent à la France et qui souhaitent y investir. Toutes ces raisons nous mettent face à une situation dans lequelle on a des facteurs d'inquiétude, vous l'avez dit, monsieur le premier ministre, qu'on va
suivre de très près, mais des facteurs de résilience qu'on a souvent tendance à oublier et qu'il faut évidemment tous ensemble garder à l'esprit. Chaville, merci beaucoup. Bonjour à toutes et à tous. Effectivement, ça a été rappelé à l'instant par le Premier ministre et par le ministre de l'économie et des finances. On vit désormais dans un monde où les chocs extérieurs, les guerres en l'occurrence comme celle qui a été déclenchée dans le D3 DOM interviennent à intervalle de plus en plus régulier. On avait eu l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022-2023 dans un contexte économique, énergétique et financier différent de celui d'aujourd'hui. Il y a d'ailleurs 1 an, nous avions eu une
offensive commerciale internationale aussi qui avait frappé le monde entier. C'était d'ailleurs à peu près à la même époque au début de l'année 2025 et nous avons depuis la fin du mois de février cette guerre qui a été déclenchée dans le D3 d'Ormouse. Et donc notre devoir dans cette situation, c'est de permettre à la France d'être préparé à tout. préparé à tout sur le plan militaire et c'est la raison pour laquelle on a engagé les investissements nécessaires pour la loi de programmation militaire et pour son actualisation. préparer à tout sur le plan énergétique et il vient d'y être fait référence et préparer à tout sur le plan des finances publiques pour que quels que soient les scénarios qui euh se matérialisent dans les prochains mois et il a été évoqué par le
premier ministre les différentes possibilités que nos finances publiques nous permettent toujours de faire l'essentiel c'est-à-dire de pouvoir protéger les Français des classes populaires, les français des classes moyennes, les entreprises les plus vulnérables et donc notre tissu issu économique et c'est la raison pour laquelle depuis le début de cette guerre, gouvernement a édicté un principe cardinal. Les aides doivent être ciblées vers les travailleurs et vers les entreprises qui en ont le plus besoin. Elles doivent être temporaires et elles doivent être financées. J'insiste sur ce point parce que contrairement à ce qui a pu être dit ici ou là, la guerre ne crée aucun surplus
pour l'État. Quand on regarde ce qui s'est passé depuis le déclenchement de la guerre, on a deux mouvements inverses du point de vue des finances publiques. On a évidemment une augmentation des prix et donc ça crée notamment pour la TVA des augmentations de recettes de TVA, mais de l'autre on a une baisse de la consommation de carburant et donc ça fait baisser à la fois la TVA elle-même sur les recettes de carburant et ça fait baisser aussi l'excis qui est l'autre impôt perçu sur les recettes de carburant qui elle ne dépend que des volumes et donc qui ne fait que baisser. puisque la hausse des prix n'augmente pas les recettes de l'excise. Alors, où est-ce qu'on en est quand on prend tout cela ensemble ? On fait le point, vous le savez, tous les 10 jours depuis le début de cette guerre
parce que pas laisser prospérer ça et là de fausses idées ou de mauvaise rumeurs. Aujourd'hui, quand on compare entre 1er mars et le 20 mai, c'est-à-dire les dernières remontées dont nous disposons 2026 par rapport à la même période sur l'année 2025, on a une augmentation de 10 millions d'euros des recettes liées au carburant. 10 millions d'euros et cela varie de semaine en semaine parce que message essentiel c'est que l'effet d'augmentation sur les prix est compensé par la baisse des volumes. Et vous savez, on a entendu des propositions parfois qui venaient nous dire il y a une manne cachée, il faut la restituer au français. C'est ça la réponse à la crise. Bah heureusement,
heureusement qu'on s'est organisé autrement parce que si on avait compté dessus pour pouvoir financer les aides d'ors et déjà engagé au français comme beaucoup dans l'opposition nous y appelaient, il y aurait pas grand-chose aujourd'hui qu'on pourrait faire pour aider les entreprises et les travailleurs des classes populaires et les classes moyennes. puisque d'ors et déjà et sans préjuger des annonces qui seront faites dans un instant, mais d'ors et déjà les aides qui ont déjà été apportées s'élèvent à 470 millions d'euros et depuis le début, le gouvernement s'est organisé pour pouvoir les financer. Donc, vous le voyez, nous avons des recettes de carburant qui se comptent en quelques millions d'euros, là où nous avons un coût de la guerre qui se compte en milliards. Pourquoi en
milliard ? parce qu'il y a évidemment le coût des aides et des soutiens supplémentaires pour je disais les travailleurs des classes populaires et les classes moyennes, c'est l'indemnité grand rouleur et les aides pour les entreprises, c'est l'ensemble des aides qui sont apportées au secteurs les plus exposés. Les ministres auront l'occasion de revenir sur le détail des dispositifs, mais pour fixer les grands chiffres, nous allons aujourd'hui apporter un soutien à hauteur d'liard 200 millions d'euros pour les travailleurs et les entreprises qui en ont le plus besoin. 470 millions d'euros d'aide qui ont d'ors et déjà été annoncé et 710 millions d'euros d'aides nouvelles qui seront à l'instant détaillé par les ministres. À tout cela s'ajoutera évidemment le coût de la guerre pour nos
finances publiques. L'impact sur l'économie. Roland l'Escure a évoqué l'impact sur la croissance, l'impact sur l'inflation, l'impact aussi sur les taux d'intérêt qui n'est pas propre à la France. J'insiste dessus parce qu'on a une hausse des taux d'intérêt qu'on observe dans l'ensemble du monde. On l'observe d'ailleurs aux États-Unis, on l'observe au Royaume-Uni, on l'observe en Allemagne, on l'observe dans l'ensemble des pays européens. Évidemment, tout cela a un effet sur notre charge de la dette dans un contexte où l'argent public est non seulement rare, mais il est cher. Et c'est la raison pour laquelle nous avons cette approche d'aide ciblé, d'aide financée pour ne pas nous retrouver un jour dépourvu de marge de manœuvre. Parce que certes ceux qui aujourd'hui
appellent à déverser des milliards et des milliards d'euros à faire des chèqus sans provision pour alimenter telle ou telle campagne électorale mettrait notre pays en grand danger dans cet environnement aussi incertain. On avait eu l'occasion de faire la transparence également sur l'impact macroéconomique au mois d'avril dernier, chiffrant déjà le coût de cette guerre à hauteur de 6 milliards d'euros pour les finances publiques dans un contexte où je le rappelle à l'époque beaucoup disaient que le gouvernement exagérait l'impact de la guerre et qu'il y avait cette fameuse cagnotte. Selon les différents scénarios, le coût de la guerre sera évidemment supérieur à ces 6 milliards d'euros. puisque premier
ministre a eu l'occasion de le dire, on voit l'évolution de la situation dans le D3 d'Ormous et donc nous continuerons à adopter cette même méthode faite de transparence à chaque étape avec le Parlement, avec les partenaires sociaux, avec les organisations professionnelles évidemment avec l'ensemble des Français et nous aurons d'ici la fin du mois de juin un nouveau comité tour des finances publiques pour actualiser nos prévisions macroéconomiques, la croissance, l'inflation, évidemment l'impact sur les finances publiques et prendre les mesures qui s'imposeront en matière de dépense pour conserver ce cap qui est de permettre à notre pays d'être préparé en tout état de cause. Je vous remercie. Je donne la parole à Mé. Merci monsieur le premier ministre.
Chers collègues, mesdames et messieurs, un point sur les approvisionnements avec un message principal qu'il faut retenir. Il y a des tensions, elles sont réelles mais elles sont maîtrisées. Les raffineries, vous le savez, ont augmenté leur production. C'est vrai en France, c'est vrai à l'échelle de l'Union européenne, c'est vrai aux États-Unis, notamment sur les produits raffinés sur lesquels il y avait le plus de tension. Je pense au gasoal, je pense au carburéeur et le bon exemple c'est la raffinerie totale en Normandie qui a notamment augmenté sa production de carburéeur de 10 %. Et donc ça permet, comme chacun le comprend de détendre la tension euh qui reste réelle mais qui malgré tout est moins importante sur les volumes. Ça se voit dans les stations
services et nos Français le constatent tous les jours. Euh il y a une augmentation euh durant les longs weekends sur certaines zones de tension mais dans l'ensemble on est à la quasi normalité. En sortie du weekend dernier, 5 % des stations connaissaient au moins une difficulté sur un carburant. C'est la situation quasi normal et j'ajoute que l'ensemble des dérogations sont données au transporteurs pour que les ravitaillements puissent se faire y compris les dimanches, y compris les jours fériers pour parlier à toute difficulté logistique. Un point sur les carburéeurs, on a entendu beaucoup de choses. Il y a eu beaucoup de questionnements qui ont été relayés et on le comprend tout à fait. Là encore, la situation, elle est sous
contrôle. Euh les questionnements sont légitimes. La France importe près de 40 % de sa consommation et les marchés mondiaux sont par nature en déficit, mais les inquiétudes sont mesurées pour les semaines qui arrivent. étant donné les marges d'augmentation dans les raffineries, j'en ai parlé tout à l'heure, étant donné le fait que des dérogations ont été attribuées, des autorisations ont été attribué notamment par la Commission européenne pour permettre en France et en Europe d'utiliser euh du Jet A1, donc du carburéeur utilisé aux États-Unis. C'est pas encore le cas à l'heure où on se parle parce que le besoin ne se fait pas ressentir. Mais là encore, c'est des éléments qui permettent euh de détendre
les tensions qu'on pourrait observer ici euh ou là. Un point enfin sur les prix. Là encore, vous l'avez vu et les français le constatent tous les jours, on a d'abord une légère baisse sur le gasoil qui se stabilise depuis plusieurs jours à une moyenne qui situe autour de 2,15 € 2,16 € l alors qu'il a atteint que cette moyenne avait atteint 2,40 € le litre lors du pic début avril. C'est notamment dû au fait qu'on a augmenté nos capacités de raffinage. On observe en revanche une légère augmentation sur l'essence qui s'explique là encore par une priorisation de la production dans les raffineries et par le fait que la saison estivale est commencée aux États-Unis et que donc leur propre consommation est largement augmentée. On
suit ça évidemment avec la plus grande vigilance et je le redis les tensions que l'on peut connaître aujourd'hui sont sous contrôle. Je vais laisser la parole à Serge Papin pour un point sur les marges et notamment les marges et distributeurs, sujet qui l'ont encore a fait beaucoup parler. Merci monsieur le premier ministre, mes chers collègues, mesdames messieurs, s'agissant des marges brutes sur le carburant, comme nous l'avions annoncé, nous publions désormais chaque semaine l'évolution de la marge brute de transportdistribution donc sur le site prix-carburant.gouff.fr FR qui est très consulté toujours pour l'heure nos études montrent qu'au global malgré des variations selon les types de réseau de distribution que ça soit les
MJOR GMS ou indépendant le niveau de marge brute depuis le 1er mars est inférieur à celui observé avant crise sur une période de référence donc qui va du 1er janvier au 28 février. On a constaté une marge brute de 28,1 sur le gazol du 1er janvier au 28 février et 27 centimes à partir du 1er mars au 17 mai et de 29 centimes sur les 100,6 précisément du 1er janvier au 28 février et 1er mars du 1er mars au 17 mai 27,5 centimes. Ce qui prouve bien, monsieur le premier ministre que notre méthode de transparence et de suivi et de surveillance a donc bien fonctionné de ce point de vue-là. S'agissant des coûts des matériaux maintenant qui est
un sujet aussi, on va mettre en place un dispositif de surveillance avec trois volets. D'abord, le médiateur des entreprises qui réunit d'ors et déjà tous les acteurs de la filière tous les 15 jours. On met en place une adresse mail unique sur la DGCCRF permettant de signaler les anomalies dans la formation des prix. Ces signalements pourront donner lieu à une enquête si l'abus est caractérisé. Ça avait été le cas en 2022. et Bercy engage des travaux pour analyser la décomposition des coûts des matériaux afin de mieux comprendre le marché et les évolutions de prix répercuté sur les matières premières en fonction des critères de composition dans ces matériaux. S'agissant maintenant des négociations
commerciales. On a réuni l'ensemble des parties prenantes agriculteurs, fournisseurs, distributeur la semaine dernière avec ma collègue Annie Jeunev afin d'échanger sur les hausses de certains coûts GNR, engrais, logistique. Pour l'heure, nous n'appelons pas à rouvrir les négociations commerciales, mais à ce que dialogue constructif puisse s'établir entre la filière pour procéder aux ajustements nécessaires pour prendre en considération la hausse de certains coûts. Il y a d'ailleurs dans les contrats ce qu'on appelle des clauses de revoyure et voilà qui suffisent actuellement et on fera le point formel avant le la fin juin. On a déjà pris date et on s'assure évidemment que
personne ne profite de la crise. Voilà, monsieur le premier ministre. Vous êtes demandé au ministre des transports.
Pas de problème. Chers collègues, monsieur le premier ministre, chers collègues, mesdames et messieurs. s'agissant du secteur des transports et notamment du transport routier, je voudrais tout d'abord rappeler comme vous le savez que c'est un secteur particulièrement important et à marche très faible et je vous annonce aujourd'hui en accord bien sûr avec le premier ministre et les membres du gouvernement la reconduction du dispositif d'aide forfaitaire pour 3 mois supplémentaires. Je rappelle que ce guichet est désormais ouvert depuis le 12 mai. Je rappelle également que nous sommes à date à 2000 demandes d'aide déposées, des aides qui seront versées tout au début du mois de juin et puis que nous travaillons avec
les organisations du secteur sur des ajustements pour simplifier encore l'accès pour le mois de mai. [grognement] Par ailleurs, nous avons décidé de mettre en place le même mécanisme d'aide pour un autre secteur, le secteur du transport fluvial avec une aide forfaitaire également en fonction du type de barge. Concernant la question des taxis, monsieur le premier ministre, vous m'aviez confié une mission de consultation le 21 avril dernier. J'ai annoncé la semaine dernière une première mesure supplémentaire demandée par les organisations du secteur pour soulager leur trésorerie. Je pense au remboursement anticipé dès ce mois de
juin de la TICPE qui était une attente euh à plus long terme et bien sûr dans l'idée de réduire la vulnérabilité du secteur au hauses du prix des carburants notamment pour réduire la dépendance aux énergies fossiles et donc augmenter le nombre de taxis électriques en circulation nous allons mettre en place et cela pour la première fois un un bonus éc écologique spécifiquement dédié aux chauffeurs de taxi adapté à leurs besoins spécifiques et notamment en matière de taille de véhicule à partir du 1er octobre prochain et pour une durée d'au moins 3 mois, ils pourront bénéficier d'une aide
à l'achat allant jusqu'à 5500 € pour un véhicule électrique s'il est assemblé au sein de l'espace économique européen et dont la batterie bien sûr serait fabriquée dans de ces pays. Le prix d'achat des véhicules éligibles pourra aller désormais jusqu'à 65000 €. L'objectif est notamment, vous l'imaginez, d'équiper les chauffeurs de taxi en zone rurale pour lequel le parc de véhicules électriques n'est que de 4 % et où il y a une véritable attente des représentants de la profession. Enfin euh et je le dis de manière assez
insistante, j'invite les plateformes de VTC à faire un geste et je dirais un geste significatif pour une meilleure prise en compte de la hausse actuelle des prix du carburant dans le prix des courses qu'elles fixent à leur chauffeur. Voilà mesdames et messieurs les mesures que je vous propose sur le secteur des transports et je passe la parole à monsieur Roland l'escur. J'ai créé une intervention pardon. poser passer la parole à mode Brégeon avec plaisir. Merci beaucoup chers collègues, vous l'avez compris, on est rentré dans le détail de [raclement de gorge] tout ce que nous avons fait et tout ce que nous allons continuer à faire en matière
d'aide sectorielle avec une logique qui au fond, monsieur le premier ministre reste inchangée, être au côté des activités des secteurs d'activité les plus exposés et donc derrière eux les Français qui travaillent. Euh, j'embray donc avec la question euh cruciale des pêcheurs et des agriculteurs. Je salue madame la ministre de la pêche et j'excuse madame la ministre de l'agriculture qui est en ce moment même à l'Assemblée nationale pour le projet de loi d'urgence agricole. Euh vous dire d'abord que pour un pêcheur, le carburant, ça représente jusqu'à 40 % des coûts d'exploitation d'un navire. Et donc quand le prix du gasol pêche double comme ça a été le cas, certaines sorties en mer ne sont tout simplement plus soutenables sur le plan économique. Le premier ministre en a parlé tout à
l'heure. Et lorsque les navires restent à qu, c'est des équipages qui perdent leurs revenus et c'est toute une économie littorale qui est touchée. C'est en ça où on explique bien que quand on aide les secteurs d'activité, on n pas l'économie de façon gazeuse. On aide derrière extrêmement concrètement des Français qui touchent leur salaire et qui peuvent aller travailler. Et donc c'est pour ça que nous avons choisi pour les pêcheurs de reconduire le soutien déjà mis en place. Soutien de 30 à 35 centimes par litre de gazol qui sera donc reconduit. Je dis 30 à 35 centimes puisque c'est en fonction du cadre défini par la Commission européenne et ce pour une durée de 3 mois. C'est un
dispositif qui a largement fait ses preuvres ces dernières semaines puisque là encore c'est un secteur qui a pu continuer à fonctionner normalement. J'en viens ensuite aux agriculteurs. La situation, on le sait, est tout aussi sensible et la ministre de l'agriculture est évidemment en lien direct et étroit avec l'ensemble de cette profession. Le carburant, donc le GNR est indispensable pour les tracteurs, les moissonneuses, l'irrigation, le transport, euh les récoltes et à cela s'ajoute, on en parlera tout à l'heure, l'augmentation du prix des engrais et de l'alimentation animale. Euh là encore, on reste dans cette même logique. Le soutien de 15 centimes par litre de GNR pour les agriculteurs sera pérénisé pour les 3 prochains mois. Euh on on c'est là
encore un dispositif qui euh euh est nécessaire, qui est demandé par la filière et donc pêcheur comme agriculteur, on restera naturellement pour les 3 mois à venir, mais je pense pouvoir le dire autant qu'il le faudra à leur côté. Et je vais céder la parole à Serge Papin. Merci. Merci Maude. Alors moi je vais vous parler maintenant des aides au secteur du BTP. Premier point, nous reconduisons les aides GNR BTP, donc pour 3 mois, monsieur le premier ministre, 3 mois supplémentaires et le montant reste toujours fixé à 20 centimes par litre du GNR. Donc c'est une aide directe, lisible, efficace.
Deuxème point et là c'était une grosse attente des acteurs du BTP et je pense particulièrement aux travaux publics. On élargit le dispositif aux entreprises de moins de 50 salariés. Jusqu'à maintenant c'était 20 salariés et là on ouvre à 50 salariés. Cette extension donc sera valable pour la consommation à partir du mois de juin et pour 3 mois. Et donc pour l'aide GNR du mois de mai, elle sera disponible par le même guichet opérationnel le 8 juin sur le site de la DGFIP. Ça concerne 30000 entreprises M paria. Voilà. Et donc je passe la parole à monsieur McC. Merci.
Deux secteurs évidemment extrêmement importants pour l'industrie française, les engrais et la chimie. Les engrais d'abord, ça a été dit par la ministre de l'énergie, c'est un enjeu crucial pour nos agriculteurs. D'abord, vous savez que les prix des engrais ont augmenté. Vous savez aussi qu'ils avaient été prévoyants et donc que les stocks d'engrais étaient importants. Mais maintenant que la la fertilisation est lancée, il va falloir reconstituer des stocks et donc nous souhaitons les aider sur les achats d'engrais. La ministre est absente au banc. Elle a été très présente notamment à la Commission européenne pour obtenir de l'Europe une aide qui va permettre de d'alléger la facture, si je puis dire, d'achat d'engrais par les agriculteurs. Elle aura l'occasion d'échanger évidemment
avec les filières pour en présenter le détail et de s'assurer que le dispositif est bien affiné. Ce que je peux vous dire, c'est qu'on a insisté aussi pour que quand vous achetez des engrais faits en France fait en Europe, ben vous êtes un peu plus aidé que quand vous les achetez au bout du monde. Il faut, j'allais dire profiter de cette crise pour renforcer l'industrialisation française. Et c'est ce qu'on fait notamment dans les engrais avec un appui à court terme et on va le faire aussi pour la chimie. On va [raclement de gorge] utiliser ce qu'on appelle la compensation carbone. C'est très technique, peu importe, qui va permettre de les aider à passer les surcouts de court terme qui sont évidemment très présents dans la chimie, du fait de la plasturgie et dans
l'industrie des engrais du fait de la hausse du prix de l'ammoniaque notamment. On va aussi s'assurer qu'on euh fasse tous les efforts disponibles à Bruxelles pour s'assurer qu'un certain nombre de mesures qui étaient en place et qu'allait se traduire directement par des coûts importants pour la chimie, les engrais soient repoussés. Ça fait partie des représentations que Sébastien Martin fera évidemment à Bruxelles. Donc on est à la fois dans le moyen terme, s'assurer que l'Europe puisse continuer à à accompagner ces secteurs. On va continuer à décarboner l'industrie des engrais. On va continuer à décarboner l'industrie de la chimie. Mais à court terme évidemment à la fois du côté de la demande les agriculteurs et du côté de l'offre la production, on va aider ces
secteurs essentiels. Stéphanie la ministre de la santé pour un nouveau secteur accompagné. attendu par beaucoup de personnes. Merci monsieur le président. Je vais vous parler de plus de 600000 professionnels dans notre pays que sont les aides à domicile. Ces aides à domicile sont majoritairement des femmes. Elles travaillent à temps partiel subis le plus souvent avec un salaire moyen à 700 € par mois. La dépense de carburant habituellement est de 20 % de leur revenu avec l'augmentation du prix du carburant. Euh c'est une charge considérable pour ces professionnels qui sont des professionnels indispensables
et qui permettent aux personnes les plus vulnérables de rester de pouvoir être pris en charge chez elles. En plus de l'aide au grand rouleur au grand rouleurs qui avait été euh qui est mis en place, nous allons euh mettre leur proposer deux dispositifs. Le premier, c'est une revalorisation pérenne des indemnités kilométriques pour ces aides domicile qui représente environ 20 centimes par litre d'essence. Concrètement, pour une aide à domicile qui ferait 10000 km par an et c'est très fréquent dans nos campagnes, cela représente un gain annuel de à peu près 200 € par an. Pour les plus modestes, en
fait, ça double l'aide gros rouleur. Dans toutes nos familles, nous les connaissons. C'est professionnel s'occupe de nos parents, de nos enfants qui sont fragiles. Et c'est pourquoi nous créons une deuxième disposition deè dispositif qui est une création d'un programme de leasing automobile social qui sera dédié aux aides à domicile. L'idée est d'accéder pour ces professionnels aux voitures électriques. Pour être très concrète, pour un coût mensuel entre 50 € pour l'équivalent d'une voiture type Zoé à 100 € par mois, l'équivalent d'une Peugeot 208, d'une Fiat 500 par
exemple et sans apport. ces aides à domicile pourront euh accéder à la voiture électrique et notre objectif, c'est de créer une flotte de 30000 véhicules. Au-delà de ces aides euh que je viens de vous décrire, nous procéderons aussi à une hausse des rémunérations minimales. Enfin, je voudrais conclure et mentionner les transporteurs sanitaires. Donc on sait que c'est des acteurs indispensables à l'accès aux soins et notamment dans les territoires ruraux. Ils ont aujourd'hui droit aux aides grand rouleurs de 70 € par véhicule et nous procéderons à une réévaluation du guichet dans les
semaines qui viennent.
Merci beaucoup. En ce qui concerne les agents publics, bien évidemment travailleurs du service public, les agents publics sont éligibles au dispositif en faveur des grands rouleurs comme l'ensemble des travailleurs qui respectent les conditions à la fois de distance et et de niveau de revenu. Donc ça concerne tous les agents publics qui utilisent leurs voitures pour aller travailler et qui sont en dessous des seuils de revenus précisés. Ce portail pour les grands rouleurs, vous le savez, ouvrira le 27 mai. J'en profite d'ailleurs pour remercier les agents de la direction générale des finances publiques qui ont établi cette plateforme dans avec une vitesse record par rapport à ce qu'on avait connu notamment en 2022 et surtout avec un niveau de cybersécurité renforcé
parce que il était crucial dans la période de pouvoir nous assurer que les données personnelles des Français qui seront amenés à solliciter cette aide qui mettront à la fois leur niveau de revenus, leur numéro fiscal, leur carte grise, bah évidemment que tout ça soit au plus haut niveau de sécurité dans un contexte où on le voit les cyber menaces et on a vu toute la mobilisation qui a été d'ailleurs déployée ces dernières semaines autour de l'ENCI mais enfin à quel point tout cela est devenu une préoccupation éminente pour le gouvernement et c'est la raison pour laquelle cette date du 27 mai a été retenue. Mais au-delà de cela, il y a aussi tous les travailleurs du service public qui utilisent leur véhicules personnel dans le cadre même de leur services, pas seulement pour se rendre
sur leur lieu de travail. Je pense aux enseignants remplaçants, je pense aux AESH, aux accompagnants et en réalité surtout aux accompagnatrices d'élèves en situation de handicap qui peuvent être amenés à intervenir dans plusieurs établissements. Je pense aux agents hospitaliers qui sont amenés à se déplacer dans le cadre de leur mission. Bref, je pense à l'ensemble de ces agents publics dont les fonctions supposent déplacements réguliers sur le terrain pour des tournées, pour des contrôles, pour des aides, pour des inspections qu'elles réalisent avec leur véhicule personnel. Et donc, nous allons augmenter les frais de déplacement à ce titre entre le 1er juin et le 31 décembre avec une majoration qui représentera l'équivalent d'environ 20
centimes par litre de carburant. La mise en œuvre sera simple. Il y aura pas de dossier supplémentaire à déposer. Les agents publics n'auront qu'à continuer à déclarer dans les circuits habituel avec des nouveaux montants qui seront appliqués automatiquement au déplacement éligible réalisé à compter du 1er juin 2026. Je donne maintenant la parole à Serge Pepin. Merci. Alors dans la même veine, il s'agit là de la prime carburant. On a souhaité donner la liberté aux entreprises de soutenir leur salariés et c'est pourquoi nous renforçons la prime carburant et nous la simplifions.
Concrètement donc le plafond va passer de 300 € à 600 €. Les critères d'attribution seront supprimés. Par exemple, il n'est plus question de contrainte sur le cumul avec les autres primes ou de contrainte sur le lieu de résidence, ni de fournir des justificatifs. Nous faisons confiance aux entreprises volontaires pour savoir qui parmi leurs salariés a besoin de ce coût de pouce. Cette prime reste défiscalisée et désocialisée pour les salariés. Donc c'est une prime de liberté et de soutien au salariés grand rouleur donc pour venir au travail. et je passe la parole de nouveau
à Merci et je poursuis sur ma part sur l'évolution de l'aide grand rouleur. Vous le savez, il y a un mois, le premier ministre a annoncé la mise en place d'une aide pour les Français qui travaillent, qui sont dans une situation particulièrement modeste et qui roulent beaucoup. C'est des milliers de Français qui n'ont d'autre choix que de prendre leur voiture chaque jour. Ça concernait, vous en rappelez, 3 millions de français. Le choix que nous faisons aujourd'hui, c'est de prolonger cette aide de 3 mois et cela donc représente un doublement de l'aide. Cette aide passera de 50 à 100 €. C'est une aide qui continuera à cibler 3 millions de
français et qui représente un soutien en moyenne de 20 centimes par litre. Les le public, si je puis dire ciblé reste donc inchangé. celles et ceux qui exercent une activité [raclement de gorge] professionnelle, pardon, qui gagne jusqu'à 1500 € net par mois pour une personne seule, donc dit en langage très techno des déciles 1 à 5 et qui effectue un trajet quotidien domicile travail supérieur à 30 km. C'est donc la même population que les 3 millions de personnes qui étaient déjà bénéficiaires de cette aide. Et cette aide est en prolongée de 3 mois, elle passera donc de 50 à 100 €. Le guifier ouvrira le 27 mai prochain, donc dans quelques jours et les versements
interviendront dans la foulée quelques jours plus tard. Voilà. Et monsieur le Premier ministre, je vous infiniment la parole. Merci. Pardon pour l'exercice qui est un peu un peu fastidieux. Enfin, c'est dense. Nous souhaitions que ça soit sérieux. Par ailleurs, à titre personnel, je souhaitais aussi que les ministres puissent parler parce que c'est un travail d'équipe. Je pense que vous comprenez bien ce que je vous disais en propos introductif. à la fois on change d'échelle parce qu'on commence à donner des perspectives aussi pour des raisons de vie normal du pays hein. Les Français se pose des questions aussi pour pour leurs vacances. On change pas stratégie sur le soutien à l'activité, le soutien aux travailleuses et et aux travailleurs. On va répondre évidemment à vos questions
dans un instant. J'imagine aussi des questions sur le le coût de tout cela. Cela va s'en dire. On l'a pas on l'a pas mentionné mais on va faire la transparence de tout cela. Euh et surtout on cherche à donner des perspectives en marchant toujours sur nos deux jambes et je crois que ce qui a été annoncé par la ministre de la santé et est pour moi très central pour les a domicile. solution d'urgence court terme, on n'abandonne personne et en même temps, c'est un public travailleur, remarquable, admirable au quatre coins du pays, souvent en milieu urbain ou rural, mais avec évidemment le facteur voiture en milieu rural qui intensifie la pression sur ces métiers qui sont importants. Bon bah, il est évident que si on a une stratégie d'électrification, si on a des quotas de réservation de
voiture électriques, c'est pour ces métiers qu'il faut l'avoir, il faut le faire vite. Et ça pour le coup, ce sont aussi des annonces qui sont à la à à la à la Lone et en tout cas à la mesure du temps qui est devant nous, c'est-à-dire les prochaines semaines et les prochains mois. Dernier point aussi dans la philosophie, ça a été dit par Serge Papin notamment sur la prime carburant. Euh il faut que ça aille vite. Donc on passe aussi par des tuyauteries qui existent déjà mais surtout on fait confiance et on libéralise. Et la pr carburant, c'est un outil que les patrons connaissent bien, que les organisations patronales connaissent bien, que les organisations salariales connaissent bien, que les DRH des entreprises connaissent bien quelle que soit la taille des entreprises. Et au
fond, en faisant en enlevant et en faisant sauter tous les critères, toutes les rigidités des fiscalisation, des socialisation, ça permet aussi pour les entreprises qui le peuvent, qui le souhaitent d'avoir un outil à leur main à différencier en fonction aussi évidemment les travailleuses et travailleurs et qui peut en plus s'étaler soit sur la paix du mois de juin, soit sur la paix du mois de juillet, soit sur la paye du mois d'août, soit sur la paye du mois de septembre. enf en tout cas quelque chose qui soit le plus libre possible parce qu'on comprend bien et on considère bien aussi que faire confiance et ne pas mettre trop de contrainte dans l'ensemble de ces aides et quelque chose de clé pareil pour un dimité grand rouleur. Nous sommes avec les collègues
à votre disposition pour répondre à vos questions. Bonjour monsieur le premier ministre. Loï Besson BFM TV. On a bien compris le message. La crise va durer. Quel que soit la la situation géopolitique, vous dites "On n'oubliera personne." Euh et vous parlez au travailleurs. Que répondez-vous du coup à ceux qui ne travaillent pas, soit parce qu'ils sont en recherche d'emploi ou parce qu'ils sont à la retraite et qui ne sont pas concernés par ces mesures et qui disent "Et nous, notre pouvoir d'achat aussi, il est en baisse." Ouais, je l'entends très clairement et compris, je vous l'ai dit tout à l'heure chez moi à Vernon. Au regard de nos difficultés, je pense qu'il faut qu'on on fasse bien la gestion de crise en deux temps. Tant que nous sommes sur une
crise d'importation, d'inflation importé sur les prix avec des scénarios qui peuvent être très diverses, l'urgence, c'est que l'activité économique tienne. Et c'est un message aussi de solidarité que je fais passer, hein. Il y a des crises dans le passé dans lequel on a géré les choses de manière indifférenciée. et pour cause le Covid. Enfin derrière on a eu beaucoup de gens qui ont dit bah d'accord mais enfin cette gestion de crise elle s'est quand même fait beaucoup d'étriment de ceux qui travaillaient des gens plus jeunes. Là on tire aussi des conclusions de ce qui s'est passé et je l'ai dit tout à l'heure pour que le système redistributif pour que la solidarité fonctionne dans le pays compris notre sécurité sociale faut qu'on garde quand même une assiette d'activité économique
suffisamment importante pour avoir un système de redistribution. C'est une urgence. Ensuite et on n'est pas là pour documenter tous les scénarios. On aura bien l'occasion de revenir devant vous si nous devions basculer dans une autre intensité de crise, soit sur les prix pire sur une crise de volume. Mise du travail et solidarité est ici, Jean-Pierre Farendou, d'autres collègues sont ici. Il est évident que d'autres mesures seraient à prendre mais une fois de plus, il faut les phaser et il faut évidemment qu'elle correspondent à la situation géopolitique. Après, je suis pas déconnecté. C'est très dur mais je vais vous dire aussi parce que c'est très dur qu'on a souhaité aussi accélérer sur l'électrification parce qu'on n pas fini de d'avoir cette dépendance. On la paye cash en ce
moment. Ça fait des années qu'on le sait. On a déjà fait des choses mais de toutes les évidences pas suffisamment vite et pas à l'échelle. Et ça veut dire aussi que en revanche des annonces seront encore à venir sur le plan d'électrification, le mal à la racine parce qu'il est clair que les population de concitoyennes et de concitoyens les plus fragiles, ça les qui sont les plus vulnérables vont devoir aussi passer en quelque sorte en priorité sur le plan d'électrification. Faut qu'on arrive à marcher évidemment sur ces deux gens. Puis la dernière raison qui nous empêche pas de ne rien faire, je pense que longueur de la conférence de presse le témoigne. On fait très attention aussi évidemment au finance publique parce que les mesures générales, on les a prises déjà dans le passé.
C'est ce qui fait aussi qu'aujourd'hui un déficit public important et comme il s'agit pas d'augmenter la pression fiscale et de casser le moteur de croissance qui est le nôtre, ben il nous faut évidemment avancer prudemment. Une fois de plus, nous mesurons, je mesure la la grande fatigue, la pression que cela exerce sur nos concitoyens et nos concitoyen, mais nous faisons évidemment du mieux que nous pouvons pour gérer cela aussi dans la défense de l'intérêt général et ne pas non plus repousser la contrainte sur les générations futures. Bonjour monsieur le premier ministre, Martin Baumer pour pour France Télévision. Euh on comprend à travers vos propos que vous refusez toujours les aides généralisées. Euh on comprend que euh ces aides généraliser euh il n'y en
aura pas, notamment avec des baisses qui pourraient être des baisses euh de prix euh de prix à la pompe. Euh on comprend aussi à travers vos propos que c'est un choix qui est plutôt un choix subi, autrement dit parce que les caisses de l'État sont vides ou serait vides. Pourtant, vous parlez de cette prime carburant, prime carburant qui passerait de 300 à 600 € qui pourrait concerner une majorité, une grande majorité de salariés, n'est-ce pas de fait le retour d'une aide généralisé et surtout n'êtes-vous pas en train de faire peser l'effort sur des entreprises qui n'auraient pas forcément les moyens de cet effort ? Il faut qu'on soit Merci beaucoup. Faut qu'on soit précis parce que être généralisé, ça veut dire quoi ? Est-ce que la prime carburant que nous
annonçons est une aide généralisée ? La réponse est oui. Elle est universelle. mieux que ça désocialisé, défiscaliser euh les critères levés et on pas de catégorie d'entreprise dans lequel on dirait euh vous vous avez le droit, vous avez pas le droit. C'est une aide générale. Si votre question plus précise c'est une baisse de la fiscalité à l'aveugle générale massif sur le carburant, j'ai appartenu à un gouvernement qui l'a déjà fait. Alors, c'est parfois la spécialité de la classe politique française de deux fois de faire deux fois la même connerie, hein. Ce serait pas la première fois dans notre histoire que ça arrive. Mais enfin, nous nous nous nous continuons de tirer ce fardeau en matière de déficit. Pardon, je veux pas polémiquer, mais bien souvent en plus l'effet à la pompe
reste pas toujours si évident que ça puisque au milieu de la chaîne de partage de la valeur, certains en profitent pour récupérer une baisse de la fiscalité. C'est ce qui s'est passé très clairement sur la baisse de la TVA en Pologne, hein, où dans lequel entre le moment où l'annonce s'est faite et le moment où ça s'est vu à la pompe, il s'est pas vu grand-chose. Et c'est bien pour ça que le gouvernement polonais dans son temps a dû revenir à l'aveugle. Donc, j'ai envie de vous dire, on a plutôt une longueur d'avance sur ce sujet parce qu'on l'a déjà fait et je le dis de plus que je suis solidaire du gouvernement auquel j'ai appartenu qu'il l'a fait. Voilà. Donc je pense que maintenant on est dans un moment de vérité, ça va durer et vous dire quelque chose sont créés d'incident
diplomatique. Les pays qui nous entourent qui ont procéder à des mesures générales de base de fiscalité si ça dure, elles vont avoir un sacré dilemme sur l'endurance de ce genre de mesure. Donc nous, il faut qu'on joue sur notre atout. Une fois plus, on a un peu le droit d'être goliste et de penser aussi à l'intérêt général et de faire un aller-retour entre le temps court et le temps long. On a de l'électricité et on va bientôt en avoir de plus en plus à foison. C'est la stratégie qu'on a retenu produire produire produire soit par les ENR soit par aussi notre hydroélectricité parce que on est un pays de barrage soit évidemment pour notre nucléaire. Enfin, on va arrêter quand même de baser notre stratégie de consommation sur un truc qu'on produit pas, qui en plus parfois est produit
dans des pays dans lequel il y a quand même des sujets politiques et géopolitique de toutes les évidences alors que nous-même on a un atout historique que nos voisins européens n'ont pas du reste. Donc là, il y a un moment de vérité. Soit on est miope et on continue la fuite en avant, soit on investit sur l'avenir. Moi, je vous le redis, ce gouvernement, il a pas d'agenda politique au sens électoral du terme. Ça rend au fond assez libre. Ça veut pas dire qu'il faut faire des choses impopulaires pour qu'elles soient impopulaire. Ça veut pas dire qu'il faut être sourd, ça veut pas dire que c'est pas ça que je dis. Je dis juste qu'à un moment donné, il y a quand même une prime à la vérité. Cette dépendance aux hydrocarbures est une laisse étrangleuse et c'est un enjeu de souveraineté. Ce
qui pendant longtemps a été un enjeu de climat devient des enjeux un enjeu de souveraineté. C'est pas la peine de mettre autant d'argent dans notre défense pour qu'on ait notre propre autonomie stratégique. C'est pas la peine d'avoir notre propre dissuasion nucléaire qu'on est capable de mettre en œuvre de A à Z si on est à ce point dépendant les hydrocarbures. Et je veux dire au travers la crise aussi, c'est un bon sujet pour le débat électoral de l'année prochaine he est-ce qu'on veut encore être un grand pays ou pas et peser dans le monde ? Bah, il y aura pas de grands pays qui seront dépendants d'hydrocarbure qui viennent de loin et certaines grandes puissances asiatiques sont en train de s'en rendre compte en ce moment. Et vous le verrez, dans la
compétition mondiale, l'électrification à marche forcée va se faire. Est-ce qu'on commence trop tard ? Non, on a déjà commencé, heureusement. Est-ce qu'il faut accélérer ? On le fait déjà. Est-ce qu'on a encore une année pour accélérer davantage ? J'en suis absolument persuadé. Et je le disais, moi j'étais séaniste, donc je c'est une une fibre sociale et en plus faut démarrer par les plus fragiles. Et je pense que c'est ça qu'il faut qu'on réussisse dans les temps qui viendront. Les personnes, les concitoyennes et les concitoyens les plus fragiles, les plus exposés qui ont le plus de difficultés doivent être les premières désormais à bénéficier ça. Et je termine mon dernier point. N'attendons pas de constater que des filières de production de voitures électriques qui sont actuellement
produises en France partent à l'étranger au moment où au contraire faut les fixer sur le territoire durablement et donc par définition il faut que ces voitures trouvent aussi un [raclement de gorge] marché et donc un aboutissement. Je pense vraiment là, il faut qu'on soit capable de de raisonner court terme long terme. C'est le seul moyen de défendre l'intérêt général mais aussi de protéger les Françaises et les Français.
Bonjour monsieur le premier ministre. Annrena de la FP. Euh, vous avez déjà prévu 6 milliards de g sur le budget 2026 et vous pensez donc les les revoir qu'est-ce que ça signifie parce que cette guerre, vous l'avez dit tout de suite, a un coup. Le FMI trouve que le redressement va pas assez vite du pays. Donc, qu'est-ce que vous pensez faire dans ce domaine ? Comment vous où vont aller les économies et de quel montant ? Et d'autre part, vous incitez les Français à prendre davantage leur voiture, donc consommer davantage de pétrole à ce stade majoritairement. Est-ce que vous songez à des mesures de sobriété ou de télétravail pour moins consommer de carburant ? Merci beaucoup. Je pense pas qu'on
incite les Français à à rouler plus. En je vais être très direct. Je j'assume depuis le début et les ministres le savent. On va pas faire la leçon en français, leur expliquer comment faut vivre. Voilà, je peux pas être plus direct. Et d'ailleurs, le volume du carburant globalement diminue parce que tout simplement les gens s'organise et la perspective que le gouvernement ou la classe politique aille faire des plans de sobriété en expliquant comment il faudrait rouler et cetera à titre personnel, ça m'insupporte. Et je le dis, il faut arrêter d'emmerder les Français parce que comme disait George Pompidou, parce qu'au fond, je fais bien des mesures me sont pas revenues au début en disant on va baisser la vitesse sur l'autoroute. Mais les gens le font d'eux-même s'ils veulent le faire. Des
gens sont venus me voir en disant faut interdire les courses de côte ou les rassemblements sportifs automobiles parce que ça envoie un signal qui n'est pas un signal de sobriété. Mais si les gens serent la ceinture tout le mois et que c'est leur plaisir d'aller voir une course de côte ou d'y participer, pourquoi le gouvernement les en empêcherait ? Donc c'est aussi un rapport aussi au pays, c'est que je crois à la responsabilité individuelle aussi, je crois donc à la liberté et je pense que c'est bien de pas emmerder les Français aussi dans un moment comme celui-ci. Il faut qu'on soit là à leur porter, il faut les aider, faut mais je pense qu'il faut faire attention à ça. Deux, je présiderai moi-même un un comité d'alte des finances publiques avec les ministres au mois de juin. Le
sujet, il faut pas le je vois bien le sujet des 6000ards prend une tournure un peu un peu médiatique. C'est assez compliqué parce que il y a des sujets de non recette éventuelles, il y a des sujets de dépenses vraiment imprévues d'ailleurs pardon mais l'activité de nos forces, je le redis hein, l'activité des forces armées au Moyen-Orient produit un surcoup qui est très important que nous assumons complètement mais qui était par définition pas possible de connaître ou de savoir au moment où nous avons voté le budget. Euh par ailleurs, on a évidemment les mesures que nous venons de de d'annoncer, mais laisser la parole au ministre peut-être pour qu'il puisse en dire un mot et je partage peut-être pas complètement votre retour sur le FMI et donc je vais laisser le ministre de
l'économie et des finances qui a travaillé patiemment avec l'ensemble des équipes pour peut-être vous dire exactement ce qu'il en est en grande transparence. Monsieur les ministres, non mais rapidement sur le FMI effectivement je bouillais de vous répondre. Bon merci le premier ministre monsieur le premier ministre de me donner la parole. Le FMI dit trois choses aujourd'hui. Il dit, on révise à la baisse la croissance 07, je le disais tout à l'heure, 07 08 09, c'est aujourd'hui le l'ordre de de de grandeur des prévisions des grandes organisations internationales et des économistes privées. Il dit une deuxième chose, c'est que la stratégie d'aide ciblée temporaire et qui se concentre sur les plus vulnérables, c'est exactement ce qu'il faut faire. Je parlais avec un ancien ministre de
l'économie et des finances récemment. C'est pas tous les jours que le FMI donne des satisfaites [raclement de gorge] à la France sur la manière dédié à l'économie de manière efficace. Et le troisème point qui disent sur les finances publiques, c'est que on peut arriver en dessous de 3 % avec des prévisions de croissance très proche des nôtres à condition de faire un certain nombre d'efforts. Et ça ça fait partie des défis auxquels on sait on est exposé que le FMI nous rappelle. Je veux dire c'est un rappel bienvenu et on y travaille. Monsieur le Premier ministre, pardon. Ou monsieur. Non, simplement pour compléter ce qui vient d'être dit par le ministre de l'économie et des finances concernant la situation des finances publiques. Effectivement, le fond monétaire
international mais comme très nombreux observateurs remarquent que la meilleure manière de tenir nos finances publiques dans la période, c'est d'abord d'avoir des aides ciblées, ça a été beaucoup évoqué, et des aides financées. Et donc oui, ça veut dire que par définition, à chaque fois qu'il y a des aides qui sont enclenchées, il y a des dépenses qui doivent être stoppées, reprogrammées, repriorisées. travail qui est en cours qui mobilise l'ensemble des ministères. On aura l'occasion lors du comité d'alerte que le premier ministre présidera à la fin du mois de juin de continuer à déployer cela. première salve de dépenses seront stoppées très prochainement et c'est très important parce que nous sommes dans un contexte de guerre déclenché à nouveau dans le D3
Odormuski par nature n'était pas prévu au moment de la construction budgétaire n'était pas présent dans les débats parlementaires et pour cause et si on veut être capable d'aider les Français qui en ont besoin, les entreprises qui en ont besoin sans parce que ce serait évidemment la facilité de laisser laisser exploser la dette publique. Le premier ministre l'a rappelé, il y a une élection présidentielle l'année prochaine. Ah, sans doute. Ensuite, un nouveau parlement. Ce serait facile pour le gouvernement de mettre la poussière sous le tabis et de laisser la facture à nos successeurs. Et quand on dit facture, ça veut dire dette impôt. Ce serait facile, mais ce serait contraire à notre devoir. Et donc, c'est la raison pour laquelle particulièrement dans un
monde où je le dis, on a des chocs internationaux qui arrivent désormais à intervalle très régulier. Et moi je ne sais pas vous dire ce qui arrivera dans le monde en 2027, ce qui pourrait arriver en 2028. Et donc il faut qu'en tout état de cause, la France puisse toujours être capable d'apporter les réponses qui sont nécessaires et c'est la raison pour laquelle ces aides doivent être non seulement ciblées, mais elles doivent être financées. C'est la raison aussi pour laquelle il fallait un budget parce que si nous étions en loi spéciale, on aurait un déficit qui dériverait encore plus, on aurait pas de pilotage et tout ce qu'on vient de vous raconter cet après-midi n'aurait pas été possible. Je le dis aussi pour l'avenir. Je vous en prie. Donc monsieur le premier ministre,
madames et messieurs ministres Alison Tassin pour le Parisien aujourd'hui en France pour compléter la question de ma conœur. Vous avez évoqué donc un un coût de la guerre qui sera supérieur aux 6 milliards annoncés. Est-ce que vous avez déjà un ordre de grandeur 8 milliards 10 milliards ? Et est-ce que au-delà de des annonces que vous ferez certainement en juin ? Est-ce que vous avez déjà des pistes ? Vous aviez annoncé certaines annonces qui pourraient avoir lieu au mois de à la mi-mai ? On y est. Est-ce que vous pouvez déjà nous donner quelques billes là-dessus et est-ce que les parlementaires seront associés à ces économies que vous allez annoncer plus tard ? Merci. D'abord, c'est c'est le propre même précisément des comités d'alerte que de pouvoir associer très largement associer
les parlementaires qui sont représentés parlementaires de tous les groupes politiques de l'Assemblée nationale comme du Sénat et les organisations syndicales, les organisations professionnelles, les représentants des élus locaux font aussi partie de ces comités d'alerte des finances publiques et depuis le début, on procède avec la plus grande transparence d'ailleurs lors du dernier comité d'alerte pour é rétablir nos prévisions de croissance et d'inflation, on a sollicité les institutions indépendantes, en l'occurrence le Haut Conseil aux finances publiques. Rien ne nous y obligeait dans la loi, mais était très important précisément pour pouvoir être totalement transparent que prévision économique que l'on transmettait à cette occasion aux parlementaires, aux élus
locaux, aux forces syndicales et professionnelles puisse avoir été en quelque sorte contrexpertisé par des experts indépendants. Ça a été le cas par le Conseil des finances publiques qui d'ailleurs a lui-même été ensuite auditionné à l'Assemblée nationale pour que toutes les données soient sur la table. Donc bien sûr à chaque étape, on fait la plus grande la plus grande transparence et c'est la raison pour laquelle au vu de l'évolution du conflit premier ministre a évoqué le comité d'alerte qu'il présidera lui-même d'ici la fin du mois de juin. Ce sera bien sûr en présence des parlementaires qui sont représentés. J'ajouterai un point. Faut [raclement de gorge] pas non plus confondre vitesse et précipitation. On peut être très rigoureux dans la gestion
de l'argent public sans faire n'importe quoi. Bon, déjà le budget a été voté très tard, j'y reviens pas. Fin février, publié au journal officiel, on est fin mai. Certes, tous les facteurs qu'on indique sont en train de perturber la copine. La réalité, c'est contrairement à ce que beaucoup de personnes ont bien voulu raconter et toutes ces et ceux qui l'ont relayé, le PLF de cette année est un PLF qui fait déjà beaucoup d'économie. Si on est honnête, beaucoup d'économie sur l'État, moins sur la sphère sociale, moins sur les collectivités locales. Ça c'est l'ensemble des agrégats. Je ne veux pas non plus qu'on fasse du rabot à l'aveugle. On gouverne pas non plus le pays par un rabot à l'aveugle. Ou alors il y a pas besoin de ministre, il y a pas besoin de parlement, pas besoin de
s'en parler pendant des heures. On fait ça à l'aveugle. Donc c'est aussi pour ça que je veux un tout petit peu de temps parce que figurez-vous qu'on va essayer d'être cohérent, c'est mieux quand même, c'est que les décision qu'on va prendre entre maintenant et mi-join de nouvelles économies pour 2026 doivent évidemment être en cohérence avec la copie qu'on va mettre sur la table pour 2027. Enfin, on peut pas avoir du stop and go. Vous pouvez pas dire je sais pas moi, je ralentis tel ou tel type d'investissement pour je sais pas moi, les commissariats en 26 puis expliquer tiens, on va faire un budget dans lequel on va raugmenter pour les commissariats l'année prochaine. Enfin, dans la vraie vie, ça ne se passe pas comme ça. Et donc aussi ce qu'on va essayer de faire parce que
je pense que c'est notre devoir comme ça a été dit, c'est de présenter aussi une trajectoire non seulement de finances publiques, de déficit et cetera, mais enfin aussi qui montre bien quelles sont les politiques publiques du pays, services publics, les investissements pour l'avenir. Qu'est-ce qu'on va protéger le mieux que l'on peut jusqu'à la fin potentielle de nos fonctions ? Sachant que nous sommes évidemment toujours à la mercie d'une motion de censure au parlement hein, mais en tout cas de dire jusqu'à la fin du quinquena du président de la République comment la trajectoire se bâtit pour qu'on ait aussi quelque chose d'intelligent. Voilà. Et je pense que ça c'est important parce que beaucoup d'acteurs aussi attendent de la visibilité. Donc on va pas non plus confondre vitesse et
précipitation. Après à la question est-ce que est-ce que tout ce qu'on annonce par définition sera gagé ? La réponse est oui. On l'a dit depuis le début, on ne fera pas n'importe quoi. Monsieur le Premier ministre, bonjour. Mathie des Moulin pour TF1 LCI. Pour être très précis, vous avez chiffré les les annonces à venir pour le trimestre qui s'ouvre à environ 700000 millions d'euros. Soyons très précis. Comment est-ce que ces 700 millions d'euros sont financés puisque vous n'avez que la rigueur budgétaire à la bouche et puis vous avez pour donner de la visibilité aux acteurs économiques promis ses aides sur le trimestre qui vient. pas seulement sur un mois, mais vous savez comme nous que la volatilité des prix est très forte et que l'incertitude est très forte. Si le prix venait encore à
augmenter, est-ce qu'on a atteint le plafond de ce qui est dépensable ou est-ce qu'on peut encore aller plus loin ? Merci beaucoup. Sur le premier aspect de la question, je pense y avoir largement répondu et d'ailleurs, il serait bien qu'on se pose à chaque fois la question lorsqu'il y a des dépenses nouvelles. Je vois bien, il y a il y a un tropisme médiatique et politique à s'intéresser à comment on finance ces 700 millions d'euros. Je pense que si ces 20 dernières années, on s'était à chaque fois passionné de comment les annonces étaient financées, on serait sans doute pas là. Ça c'est un commentaire plus politique. Peut-être laisser le le ministre de l'économie et finances quand même remettre les mots précis sur ce que vous appelez volatilité des prix parce que je vois
bien que s'installe un débat ou en tout cas un mauvais débat sur l'inflation et j'aimerais quand même qu'on y revienne sur qu'est-ce que nous constatons exactement en matière d'inflation et qu'est-ce que nous constatons pas. On l'a dit tout à l'heure, mais je pense que c'est très très important parce que les Françaises et les Françaises qui nous écoutent, ça pour le coup, c'est leur c'est leur vie quotidienne, c'est leur pouvoir d'achat et je pense qu'il faut qu'on soit très direct sur ce qui nous inquiète et aussi assez direct sur à ce stade ce qui nous inquiète moins. Non, mais le premier ministre a été très clair sur les trois scénarios auxquels on pouvait faire face il y a je dirais jusqu'à il y a un mois. Un scénario dans lequel euh le conflit était de quelques
jours, quelques semaines, le prix du pétrole qui redescendait à 70 dollars et du coup le prix de l'essence qui retrouvait les prix qu'il avait avant la guerre. Ça s'est terminé, ce scénario n'interviendra pas. On se place aujourd'hui dans un scénario dans lequel jusqu'à la fin de l'été, on va se retrouver au minimum avec des prix du pétrole aux alentours de là où ils sont aujourd'hui, entre 100 et 110 dollars le marile. Donc des prix de l'essence qui sont sans doute très proches de ce qui sont aujourd'hui. Ça va changer semaine après semaine. On va s'assurer qu'il y a pas d'excès sur les marges mais globalement des niveaux de prix semblables à ceux qui sont aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle on a calibré les aes dans cette perspective là avec une inflation qui est
aujourd'hui à 2,2 % qui contira peut-être du coup à augmenter un peu du fait des faits sur d'autres secteurs que sur le secteur de l'énergie mais sur [raclement de gorge] une inflation qui reste relativement contenue. Je le rappelle aujourd'hui c'est 3 et demi en Espagne, c'était 5 et demi au moment de la crise en Ukraine. On n'est pas du tout sur les mêmes chiffres. Si on entre dans un troisème scénario, le premier ministre a été très clair également où là c'est plutôt les volumes qui commencent à nous inquiéter, on changera de monde et on se reverra. Mais aujourd'hui, on est dans une logique où l'inflation en France, elle monte, on s'y attendait, elle reste contenue par rapport à d'autres pays. On a des facteurs de résilience macro qui font que on se concentre sur les plus
vulnérables. Pour le reste, on reste dans un scénario, il est pas fantastique. On ralentit, on fait face à des vents de face mais dans lequel quand même face à des prophètes de malheur qui ont tendance à se multiplier, je le répète, on a une économie française qui tient et en grande partie parce qu'on a un modèle qui nous permet de tenir et en partie parce que je pense qu'on annonce aujourd'hui l'essentiel pour les plus vulnérables. Juste monsieur monsieur le premier ministre si vous permettez sur ce point pour l'alimentation voilà qui est quand même un sujet important. Pour l'instant, il y a pas d'inflation sur l'alimentation. Si des choses comme j'ai dit tout à l'heure devaient s'avérer avec des clauses de revoyure, on [raclement de gorge] ferait le point au
mois de juin. Mais il y a pas de perspective puisque ça concerne la logistique, ça concerne les emballages et donc a priori c'est pas des choses qui vont générer de l'inflation comme on a pu connaître en 2022. Donc cet aspect là de la consommation, il tient plutôt bien. Moi les échos que j'ai de la consommation, de la grande consommation sont plutôt satisfaisant pour l'instant à date. Premier ministre, bonjour Julien NI pour France Inter. Vous l'avez dit d'entrée de jeu, la crise va durer. Pourtant, vous constaterez comme nous que sur le terrain depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, constate pas de de manifestation, de mouvement de de colère de la part de l'opinion. Alors, la première question est très simple. Comment vous expliquez cet état de
l'opinion, j'allais dire en ce moment malgré la crise des carburants qui touche de plein frais de plein fouet les Français en particulier les plus fragiles ? Et puis la question qui va avec, est-ce que vous craignez que dans les prochaines semaines, l'opinion finisse par se radicaliser, qu'on entre dans une période qu'on pourrait comparer à ce qu'on a connu il y a 7 ans avec les gilets jaunes ? Peut y avoir autant de réponses que il y a d'analyste ou d'avis. Je vais je vais vous parler de ce que je ressens moi, non seulement dans mon département de l'heure, mais aussi parce que catégorie populaire au milieu rural ayant besoin de la voiture, globalement ça ressemble à ma famille. C'est de là où je viens. Déjà, moi je fais partie de ceux qui je l'avais d'ailleurs déjà dit à d'autres
périodes, les français c'est un grand peuple politique hein. Les gens sont très intelligents, ils font plein de bon sens. Il y a une guerre. Les gens voient bien le facteur extérieur de tout cela, angoissant de tout cela. Là, on parle du carburant. Je vous rappelle qu'en en peu de temps, on a dû malheureusement enterrer plusieurs de nos soldats. Bon, tout ça est grave he quand même. Donc fait plus les Français et les Français, ils sont ils voient bien tout ça, ils le comprennent. C'est pas un problème domestique, c'est bien un problème de géopolitique. Ça fait 3 4 ans que sur tous les plateaux de télévision ou sur France Interre, on on traite de plus en plus la géopolitique. On essaie d'expliquer ce qui se passe en l'Ukraine, au Venezuela. ce qui peut se passer entre la Chine au
bout d'un moment. Enfin, quand je dis que la géopolitique est rentrée dans le dans le comment dire dans le réservoir des Français, c'est une réalité. Moi-même comme ministre des armées, j'avais écrit un un livre qui s'appelait Ver la guerre. J'évoqué ces sujets. Bah, on y est, on y est déjà depuis un bout de temps, mais on y est vraiment. La deuxième des choses de bonne foi, hein, je pense que le enfin j'espère on fait tout ce qu'on peut. Je je pense qu'en revanche, il faut être complètement transparent et toujours dire la vérité. C'est pour ça que j'ai j'ai pas beaucoup aimé les les trucs sur les cagnottes et cetera. Enfin, je veux dire, si l'État vraiment ramassait beaucoup de fiscalité, vous pensez bien qu'on en redistrierait encore plus. Pas là pour
être bon. Donc en fait, faut faut rien cacher et faut dire la vérité, faut être transparent en tout. Tout démarge pour les réseaux de distributeur, ça a monter. Je transparence, on met la pression transparence. Il y aura une cagnotte fiscale transparence sans doute d'ailleurs. Faudra-t-il qu'on structure tout ça pour l'avenir sur d'autres sujets ? Non, pour le budget. Bah à l'avenir, je pense que expliquer comment ça fonctionne, c'est quoi les vrais enfin je pense que là maintenant, il va falloir que nous aussi on mouille davantage les chemises et les politiques pour aussi expliquer comment vraiment et pas après les Français leur opinion mais je pense qu'il faut il faut effectivement être complètement transparent. Je pense que ça aide beaucoup là où beaucoup parfois de
responsables politiques justement jouent de cette ambiguité, de cette opacité parce que ça leur permet de de vendre leurs idées ou leurs programmes électoraux. Puis le troisème point, c'est ce que je disais tout à l'heure, faut pas les emmerder les Français. Voilà, c'est très grave ce qui se passe. Ça peut durer. On n'est pas là pour leur faire la leçon, on n'est pas là pour expliquer comment ils doivent vivre. Et et c'est un grand peuple. on en a vu d'autres des moments difficiles et et donc je pense que c'est le l'alchimie de tout ça en tout cas créer quelque chose qui qui peut faire en sorte que qu'il y a pas d'énervement social. Après une fois que je dis ça, moi je je vous le dis he je vois d'où vient. Il y a beaucoup de fatigue hein. Tout ça fatigue. C'est parce qu'en fait
les gens enfin dans la vie on a envie d'espérer sympa quand il y a pas la guerre en Ukraine guerre au Moyen-Orient. Enfin bon, puis c'est pas comme si les risques terroristes avaient complètement disparu. C'est pas c'est pas comme si on avait pas je y revenir la semaine prochaine et et le jour suivant, c'est pas comme si on avait un enjeu narcotrafic continuait quand même de nous gangrainer. Même si on fait beaucoup de choses, on voit bien que l'adversaire il est il est au milieu de nous hein, il est là. Bon, c'est sûr que c'est c'est pas facile. Plus la crise politique dont on a mouillé le maillot pour faire en sorte qu'elle soit plutôt derrière nous et remettre du calme dans la vie au parlement de vraiment faire travailler l'Assemblée nationale pour faire en sorte que des textes puissent
sortir. J'essaie de faire ça avec les collègues ministres mais oui, je mesure à quel point évidemment c'est tout ça est très fatiguant. Je mesure sincèrement du fond du cœur même. Monsieur le premier ministre bonjour. Sonia Gobri pour RMC. Le ministre Serge Papin l'a dit, le gouvernement euh ne souhaite pas n'appelle pas pour l'heur pardon, à rouvrir les négociations commerciales entre distributeurs et et industriel. Mais est-ce qu'il faut préparer les Français à une hausse des prix alimentaires ? D'autant plus que Michel Édouard Leclerc dénonce, je cite, les faiseurs d'inflation et vous l'aviez aussi évoqué, ils visent notamment les fournisseurs d'emballage. Est-ce qu'il y a des profiteurs de crise ?
Euh oui, j'ai j'ai écouté ce qu'a dit Michel Édouard qui d'un côté d'ailleurs euh parle d'une hypothétique inflation et quand de l'autre côté il dit euh il faut serrer les boulons, il faut surtout pas bouger par ouvrir les nth encourage même toute la filière à négocier pied à pied le prix des emballages et tout pour que les prix ne bougent pas. Donc je sais pas comment il peut raccorder faire ce grand écart entre de l'inflation qui va venir et voilà et et du coup d'être dans son métier de de discounter. Donc moi j'ai consulté avec ma collègue Annie Genevar pour l'instant et jusqu au moins à l'été les les demandes qui pourraient être
faites sont de l'ordre de moins d' 1 %. Voilà, à partir du 1er juillet sur compte tenu de la des ingrédients. Donc don vous avez parlé, les emballages, la logistique. Voilà, donc ça c'est dans la composition du prix, ça pourrait jouer de cet ordre là. Vous voyez qu'on est loin des 4 ou 5 %, je sais pas où il les a pris Michel Édouard pour l'instant. Moi, c'est je vous parle de fait. Aujourd'hui, l'inflation dans les produits alimentaires, il y en a pas. Et après les les d'ailleurs la plupart des fournisseurs, je vais vous dire, ils souhaitent pas augmenter les prix. Donc ça parce qu'ils voi bien que ça peut peser aussi sur leur propre croissance. Donc il y a aussi des nuances à avoir dans tout ça, de l'équilibre à trouver
et voilà et les choses de on verra comment elles se elles se vivent. On fera on fera un point très formel euh à la fin juin. Dernière question. Nathalie second pour le monde. Euh le SMIC va augmenter le 1er juin. Euh le patronat réclame des allègements de charge pour un montant de de 2 milliards d'euros. Very n'en veut pas. Dans quel sens avez-vous ou allez-vous arbitrer ? Monsieur le ministre des comptes publics, monsieur le ministre du travail. [grognement] Merci. Effectivement, je pense que c'est très important de de préciser les choses dans ce débat parce que là aussi, il y a un peu de confusion. L'enveloppe
budgétaire qui a été tranchée par le budget concernant les allègements généraux ne baissera pas. Les 74 milliards d'euros qui étaient prévus dans le cadre du projet de loi de finance, du projet loi de financement de la sécurité sociale au titre des allégègements généraux ne baisseront pas. se pose ensuite la question de savoir comment on aide notre économie, nos entreprises dans cette situation qui est à la fois imprévue et qui pour beaucoup de secteurs, ça a été rappelé par mes collègues à l'instant est évidemment très difficile. On a effectivement des des organisations professionnelles qui demandent une augmentation de l'enveloppe des allègements généraux à hauteur, vous l'avez rappelé vous-même, de 2 milliards
d'euros. Si on faisait ça pour comprendre les raisons qui poussent à le demander, mais ça toucherait à la fois des entreprises qui vont mal et des entreprises qui vont bien, des entreprises qui augmentent leur salaire et d'autres qui ne le font pas. Des entreprises qui sont en première ligne de la crise du lié au D3 Dormous et d'autres qui sont beaucoup moins affectés. Vous l'avez compris, les aides dont nous avons besoin aujourd'hui, elles sont ciblées et financées et on aura l'occasion très rapidement de pouvoir préciser la manière dont le gouvernement entend répondre aux organisations professionnelles en matière d'allègement généraux. Bien, pardon, nous avons été long. Merci infiniment en tout cas. Bonne soirée à
toutes et à tous. Merci beaucoup.
Sébastien Lecornu