David Lisnard : il se passe vraiment quelque chose ? On a tout vérifié
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44non_speechChiffre
« Russel Krieg sur LCI donne le chiffre. Mais il est euh il est testé et il est à 6 % et il est passé de 3 % et demi à 6 % et il se retrouve devant Bruno Retailleau qui est à 5 % dans notre sondage Ifop hier. »
- 3:39non_speechChiffre
« Chez l'Ifop, il passe de 3,5 fin septembre à 6 % mi-octobre. C'est au-delà de la marge d'erreur. La hausse est réelle. »
- 4:24non_speechChiffre
« Il tient à un seul scénario de l'Ifop, 6 contre 5, et il reste dans la marge d'erreur. »
- 5:07non_speechChiffre
« Chez les hommes, il double à peu près, autour de 9 %. Chez les femmes, il ne bouge pas, 2 à 3 %. »
- 6:35non_speechFait
« Le groupe Bolloré l'avait accueilli très tôt, le 3 septembre, Pascal Praud demande à l'antenne s'il a le droit de l'applaudir. »
- 8:33non_speechFait
« En octobre, son compte relayait surtout les autres. Près de neuf posts sur 10 sont en fait des retweets. »
- 10:01non_speechChiffre
« Sur 2 semaines, près de 6800 comptes ont fait circuler le hashtag. 6 reprises sur 10 restent dans son camp. »
- 11:29non_speechFait
« Les comptes pro-Zemmour qui le relayaient avant reviennent plutôt moins que les autres. »
- 12:13non_speechChiffre
« En octobre, 133 élus le relaient sur X. C'est dans la fourchette relativement habituelle entre 74 et 167 par période depuis l'été 2025. »
- 12:56non_speechChiffre
« Le 06 pèse 9 % de ces relayeurs dont on connaît le lieu évidemment puisqu'il faut qu'on puisse regarder dans la bio ou de manière géolocalisée s'ils appartiennent au territoire et ça représente moins de 2 % de la population totale. »
- 13:39non_speechFait
« On a fait le même test sur les relayeurs, euh ceux de Bruno Retailleau et ceux d'Édouard Philippe, pour comparer, pour voir est-ce que on observe les mêmes choses ou pas. »
- 14:24non_speechChiffre
« Sur Instagram, il gagne pas moins de 90000 abonnés en 10 jours. C'est relativement énorme, du 8 octobre au 18. »
- 15:06non_speechChiffre
« Son plus gros score, c'est l'entretien avec Le Crayon du 11 octobre, plus de 520000 vues. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On a une question monsieur Lisnard. Est-ce qu'il se passe quelque ? [rires] Il se passe quelque chose. Il se passe ? Mais il se passe quelque chose en tout cas. Je rencontre de plus en plus de gens qui me disent Lisnard n'est pas testé mais il monte, il monte et tout le monde connaît des gens qui disent [rires] ? Non, c'est vrai, c'est pareil moi aussi. C'est incroyable, c'est incroyable depuis 3 ou 4 jours, il se passe quelque chose. Nouveau prétendant, fait une percée remarquée dans les enquêtes, le maire de Cannes David Lisnard, omniprésent sur les réseaux sociaux et persuadé qu'il peut encore bouleverser les pronostics à 6 mois de la présidentielle.
En tout cas, il y a quelque chose qui se passe autour de de David Lisnard qui auprès de l'électorat de droite fonctionne exactement comme ça, avait fonctionné pour François Fillon, c'est-à-dire qu'il y a quelqu'un à droite qui dit il est intéressant. Il le dit à quelqu'un d'autre qui dit "Ah oui, c'est vrai." Et du coup, il s'y intéresse, il regarde, il y a les vidéos sur les réseaux sociaux, il fait une campagne décalée. Mi-octobre 2026, une phrase tourne en boucle sur les plateaux. Il se passe quelque chose avec David Lisnard. Le maire de Cannes, candidat déclaré à la présidentielle 2027 serait en train de monter. Russel Krieg sur LCI donne le chiffre.
Mais il est euh il est testé et il est à 6 % et il est passé de 3 % et demi à 6 % et il se retrouve devant Bruno Retailleau qui est à 5 % dans notre sondage Ifop hier. Et le directeur de l'Ifop, Frédéric Dabi, parle du seul outsider de la campagne. Clairement, David Lisnard est peut-être aujourd'hui, en étant très prudent, le seul outsider, celui qui apparaît comme quelqu'un qui est nouveau, qui est neuf. Sauf que sur les mêmes plateaux, les mêmes jours, on entend aussi l'inverse. David Lisnard quand son son slogan "Il se passe quelque chose." Oui, parce qu'il part de zéro et et là il est à 6. Euh mais c'est quand même Dans un seul sondage, hein, il faut le préciser.
[musique] Dans un seul sondage et dans des sondages qui, on le sait bien, à cette date-là, euh, ne veulent pas dire grand-chose pour la présidentielle. N'est-ce qu'une comète du mois ? Il règne en tout cas une drôle d'agitation autour du candidat Lesnar. Un seul sondage, beaucoup de bruit en ligne, [musique] une comète, peut-être. Cyril Hanouna, Sarah Knafo, Bruno Retailleau, en 3 semaines, tout le monde prononce son nom. Il y a un truc qui se passe. C'est celui qui progresse le plus sur les réseaux, c'est David Lesnar. Sur la partie économique, je me retrouve avec David Lesnar sur de très nombreux points.
J'ai des projets différents avec Édouard Philippe, avec Gabriel Attal et et avec Marine Le Pen, évidemment. Mais avec euh David Lesnar, on est très proches et on se connaît bien et on est amis et on se parle, voilà. Puis, le 10 octobre, TF1 descend dans la rue. David Lesnar, vous savez qui ? Non. Non. Candidat à l'élection présidentielle. Ah ouais. Et Vous savez qui ? Vous savez qui c'est David ? Oui, c'est le maire de Cannes. Vous savez qu'il est candidat à l'élection ? Non, je savais pas. Sur les plateaux, il est partout, dans la rue, on ne sait pas encore qui il est. Alors, la question de cette vidéo, elle est simple. Cette montée est-elle réelle ou est-ce un récit relativement bien ?
Et puisque certains le soupçonnent de tricher, on va aussi regarder ça. Commençons par la presse. Entre le 14 et le 16 octobre, les titres s'enchaînent. Il double Bruno Retailleau. Est-il la grosse cote de la ? C'est le moment Lesnar. Et les signaux mis en avant sont tous déclaratifs. Une [musique] cote sur Polimarket, un site de paris interdit en France, vient confirmer cela. Des adhérents revendiqués par son parti, Nouvelle Énergie, sans registre réellement publié de façon publique, des promesses de parrainage qui ne sont pas des parrainages. Même Frédéric Dabi le dit à l'AFP le 14 octobre, il faut voir si c'est une hype, comme disent les jeunes, ou une réalité. On va donc voir.
D'abord, les sondages. Chez l'Ifop, il passe de 3,5 fin septembre à 6 % mi-octobre. C'est au-delà de la marge d'erreur. La hausse est réelle. Chez OpinionWay, il passe de 2 à 4 % et chez Cluster17, presque rien ne bouge jusqu'à mi-septembre. Il était déjà à 4 % en juillet. Et le fameux "Il passe devant Bruno Retailleau." Il tient à un seul scénario de l'Ifop, 6 contre 5, et il reste dans la marge d'erreur. Les deux autres instituts placent toujours Bruno Retailleau devant lui. Deux instituts sur trois le voient gagner de deux points. C'est réel, mais on parle de quelqu'un qui passe d'environ 3 % à environ 5 %. Autant dire que le second tour, il est encore très loin.
Elabe permet d'aller plus loin parce qu'il a interrogé les mêmes électorats fin août [musique] et puis mi-octobre. Chez les hommes, il double à peu près, autour de 9 %. Chez les femmes, il ne bouge pas, 2 à 3 %. Il progresse aussi à la droite de LR. Par contre, chez les sympathisants LR, rien ne bouge, 1 sur 8 avant, 1 sur 8 après, car pour l'instant, ils restent fidèles [musique] à Bruno Retailleau. Retenez donc les hommes et la droite hors LR parce que, vous verrez, on va le retrouver sur Passons maintenant à la presse parce que, dans une présidentielle, c'est tout de suite une affaire d'être un homme de presse. Et regardons nos relevés.
On va comparer David Lisnard à quatre : Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Sarah Knafo et Laurent Wauquiez. A l'été 2025, il pesait 3 % des articles qui citent l'un des cinq. A l'été 2026, un mois après, presque 8 % et donc, il regagne du terrain. Mais, en 2023, quand il présidait l'Association des maires de France, il montait à 15 % Il est donc à la moitié de son niveau d'il y a 3 ans. Alors, la question c'est qui écrit sur ? Bien, pour répondre à ça, on a classé chaque média par bord politique. En octobre, six articles sur 10 qui le nomment dans leur titre viennent des médias du centre et des généralistes. BFM TV, à lui seul, en publie 45.
Et le groupe Bolloré, vous voyez venir, sa part, ben, elle tombe de moitié, 14 % des titres en 2025, seulement 6 % en octobre. Alors, attention, le groupe Bolloré l'avait accueilli très tôt, le 3 septembre, Pascal Praud demande à l'antenne s'il a le droit de l'applaudir. Le JDD News, lui, consacre deux couvertures, pas moins que ça, mais la vague d'octobre, c'est une presse du centre qui va la faire. Et d'ailleurs, souvent pour en douter. Le sujet change aussi.
[musique]
Il y a un an, 7 % des articles qui le citaient parlaient de la présidentielle. Aujourd'hui, plus de quatre sur 10.
[musique]
La presse parlait du président des maires, elle parle du candidat, désormais. Edouard Philippe occupe pourtant toujours plus de six fois plus de titres que lui. Et on a lu 69 articles d'octobre. La gauche est nettement plus critique, évidemment. On parle de bulles, de campagne en ligne bien ficelée, d'allégeance sans preuve. Le centre, lui, il reste relativement neutre. A droite, ben, on s'appuie majoritairement sur le sondage Ifop. Guillaume Tabard, au Figaro, il voit une envie de turbulences chez les électeurs de droite. Et un sujet manque presque partout, sa gestion municipale de Cannes. À ce moment-là, un article sur 69 en parle. La presse discute de sa percée et de son libéralisme.
Son bilan de maire, lui, presque personne n'en parle. Alors, maintenant, on va passer à X là où il se passerait quelque chose. Et là où un hashtag est né et prenons un de ses posts typiques. À l'été 2025, un post typique de David Lisnard, il fait environ 700 likes. Si on passe à octobre, c'est maintenant près de 3800 et donc cinq fois plus. Sur la même période, Bruno Retailleau baisse. Et côté abonnés, du 14 septembre au 16 octobre, David Lisnard en gagne plus de 17000. Là où Bruno Retailleau, et la comparaison fait mal, à peine 750. Alors, un détail quand même. En octobre, son compte relayait surtout les autres. Près de neuf posts sur 10 sont en fait des retweets.
Les likes de d'octobre reposent donc sur 35 posts à peine. Un mois fort ne fait pas encore une courbe ou une tendance long terme. Alors, à partir de quand est-ce que ça ? On observe cette montée à partir du 29 septembre. C'est là que le nombre de comptes qui le relaient décolle réellement. Il reste aux deux semaines autour de 2000 [musique] à 3000 par jour et le hashtag qui va le promouvoir, lui, il arrive six jours plus tard. Et ça ne sera finalement même pas un pic euh car son record, il l'a fait en fait [musique] en le 18 mars 2026. Vous verrez que cette date va revenir euh là-dessus. Maintenant, le le hashtag justement, regardons comment il naît.
Le 4 octobre, un adhérent poste la phrase sans aucun hashtag. Le lendemain matin, le premier à poster le hashtag le fait pour se moquer. En début d'après-midi, le compte de Nouvelle Énergie le reprend et David Lisnard, lui, le poste tard au soir. Avant lui, 288 postes portaient déjà le hashtag. 6 sur 10 venaient en réalité de son propre camp. Son poste lui, il fait 779000 vues, le plus vu de tous pour cette partie. La presse suit à partir du lendemain, c'est un même militant que le candidat amplifie. Sur 2 semaines, près de 6800 comptes ont fait circuler le hashtag. 6 reprises sur 10 restent dans son camp. Il en sort un peu les 6 et 7 octobre au moment des blocus lycéens.
Et hors de son camp, on le détourne déjà, à peine un tiers de ses postes parlent encore de lui. Mais qu'arrive-t-il en ? Ben on a isolé près de 4000 comptes qui le relaient en octobre et qu'on avait jamais vu dans les 9 mois précédents. Ils sont un peu plus éloignés de la politique que ses relayeurs habituels, plus souvent sans bio, supporters de foot ou de jeux vidéo. Le streamer Sardoche, 599000 abonnés, le relaie 10 fois en octobre. Et une partie, en fait, vient pour le contredire et pas pour le promouvoir. Ainsi, sur [musique] 160 réponses qu'on a lues, plus de la moitié sont hostiles ou moqueuses. Chez les anciens relayeurs, c'était environ 3 sur 10.
Des enseignants qui répondent à sa phrase sur les 3000 collaborateurs, d'autres qui ressortent le hashtag "Il se passe que dalle." Et c'est nouveau, ce sont surtout des hommes, si l'on compare les prénoms avec une base de données de l'INSEE. Plus de 8 sur 10 sont, chez ces nouveaux venus, un peu plus de 7 sur 10 chez ces relayeurs habituels. Et chez les nouveaux abonnés de Bruno Retailleau, un peu moins de 7 sur 10. Par contre, les profils proches de LR sont moins nombreux chez ces nouveaux que chez les anciens.
Et vous vous souvenez des lab, on retrouvait la même chose, les hommes viennent, les proches de LR non et donc ça tend à prouver que ce que l'on observe sur X se retrouve également dans les sondages et vice-versa. Les comptes pro-Zemmour qui le relayaient avant reviennent plutôt moins que les autres. L'attention monte plus vite que l'adhésion. Et les élus dans tout ça, on sait à quel point ils sont relativement importants parce qu'il faut avoir des élus terrain qui vont nous promouvoir et faire le travail territorial. En octobre, 133 élus le relaient sur X. C'est dans la fourchette relativement habituelle entre 74 et 167 par période depuis l'été 2025.
Et donc là, son cercle ne s'élargit pas tellement, ça reste son cercle habituel. Et surtout là-dedans, il n'y a aucun parlementaire. Avant, il y avait un à cinq à chaque période. Muriel Jourda, sénatrice du Morbihan, la parlementaire la plus fidèle, ne l'a relayé pas une fois pendant la période. Et Alexandra Martin, la députée secrétaire générale de son propre parti, non plus. On s'est aussi demandé d'où venaient ces relayeurs. On imagine candidats du sud, en réalité, presque tout l'excédent du sud vient d'un seul département, les Alpes-Maritimes.
Le 06 pèse 9 % de ces relayeurs dont on connaît le lieu évidemment puisqu'il faut qu'on puisse regarder dans la bio ou de manière géolocalisée s'ils appartiennent au territoire et ça représente moins de 2 % de la population totale. Sans le 06, le sud pèse même un peu moins que sa population générale. Son fief, cannois et les métropoles comprises. Reste la grande question qu'on entend, est-ce que tout ça, ce sont des faux ?
On a l'habitude euh que par le passé certains candidats LR et de droite ont des pratiques proches de ce qu'on appelle la Timichu, euh qui était une team qui était spécialisée, en fait, dans le boostage de campagne par les réseaux sociaux, dans le but euh de faire pêcher un candidat au niveau national. Alors, on a fait le même test sur les relayeurs, euh ceux de Bruno Retailleau et ceux d'Édouard Philippe, pour comparer, pour voir est-ce que on observe les mêmes choses ou pas. Comptes fraîchement créés, comptes à 10 abonnés ou moins, texte identique, rafale à la minute, sur presque tous les critères, ces relayeurs ressemblent à ceux des deux autres candidats.
Et parmi ces jeunes comptes, aucune fournée n'était créée le même jour. Chez ces relayeurs, on ne trouve aucun signal d'astroturfing. Il y a un noyau militant et il agit, finalement, à visage découvert. Et donc, et si, en fait, cette poussée ou ces activités se jouaient ailleurs que sur ? Sur Instagram, il gagne pas moins de 90000 abonnés en 10 jours. C'est relativement énorme, du 8 octobre au 18. Là, il était déjà loin devant Bruno Retailleau. En une journée, Instagram lui apporte autant d'abonnés qu'X en deux semaines et demie. Sur TikTok, la presse parle de 80000 abonnés mi-octobre, quatre fois plus qu'à la fin de l'été. La curiosité passe donc par l'image et la vidéo courte.
Même chose pour les formats longs, jusqu'à l'été 2025, on trouve trois vidéos longues par trimestre à son nom et du 1er au 16 octobre, 37. Et son plus gros score, c'est l'entretien avec Le Crayon du 11 octobre, plus de 520000 vues. Et voilà donc notre fameuse date de mars qui revient. Maintenant, regardez sa page Wikipédia. En 2025, sa page tournait entre 13000 et 30000 lectures par mois. Du 1er au 15 octobre, 325000. Pas de robots détectés, trafic automatique qui reste autour de 1 %. Mais surtout, il y a un 1er bon en mars, puis une vraie montée dès l'été. Les gens se renseignent sur lui des mois avant le hashtag.
En octobre, sa page est plus lue que celle d'Édouard Philippe, de Bruno Retailleau, de Gabriel Attal et de Sarah Knafo. Sauf que cette page, ben elle a un petit historique. Le 13 février 2026, un compte dont presque toutes les modifications portent sur lui et sur son parti, en ajoutant "candidat 2027", en adoucissant au passage la polémique Covid de l'eau de Javel. Le lendemain, Wikipédia bloque ce compte pour suspicion de contributions rémunérées non déclarées. Et ben oui, euh et son 2nd compte est confirmé techniquement. Politico sort l'affaire le 11 mars et Nouvelle Énergie dément.
Cet été, des passages gênants disparaissent encore, effacés par des comptes qu'on soupçonne assez proches de son camp. Donc, si on résume, l'audience LREM est massive, elle naît globalement d'une bonne stratégie de déplacement à aux bons endroits dans sa campagne. La vitrine, elle, a été retouchée par des comptes soupçonnés d'être proches et les bénévoles de Wikipédia les ont bloqués ou refusés. Et on arrive là, donc, à est-ce qu'il ? Ben, on a regardé ses 213000 abonnés X [musique] un par un, dans l'ordre où ils se sont abonnés. Et on a trouvé quelque chose. À l'automne 2015, un paquet de 1104 comptes dormants arrivent d'un seul tenant.
Des comptes américains, mexicains, indiens, thaïs, qui chacun un millier de comptes. Aucun ne suit Bruno Retailleau. Ça ressemble fort à un achat ciblé sur lui. Mais on ne sait pas qui l'a commandé. Est-ce que c'est ? Est-ce que c'est son équipe, un militant ou quelqu'un ? C'est un demi pour cent de ses abonnés aussi et surtout ça date relativement. Alors, est-ce que il a réitéré ça plus tard dans sa vague de ? Bah, sa vague, elle est beaucoup plus propre que si on compare avec Bruno Retailleau sur nos huit mesures. Son meilleur jour le 6 octobre égale 1830 abonnés et jamais plus de 130 dans la même heure.
Chez Bruno Retailleau, on retrouve d'ailleurs 54 robots clones créés en août 2024 et arrivés côte à côte cet été. Le seul achat probable de faux abonnés chez David Lisnard, il date donc de Mathusalem de 2015. Pas de robots à ce stade identifiés, mais quand même un signal euh qui sort du lot. Le même message collé cinq fois ou plus par un militant, chez lui, c'est sept fois plus fréquent que chez Bruno Retailleau. Le plus actif, il colle 265 fois le même appel à adhérer sur les posts de 191 comptes différents. Un autre euh colle 37 fois la même citation moqueuse sur les posts d'Édouard Philippe et du Parisien.
Bref, ça reste des comportements qu'on peut observer dans l'ordre de la militance euh et ça n'est pas massif, ça n'a pas l'air très organisé ni très malin. Et le 1er octobre par contre, le député Frédéric Valletoux va s'en plaindre publiquement. Le militant répond qu'il ne reçoit aucune directive et d'ailleurs, bah rien ne montre le contraire à ce stade. Autour du mouvement, selon le journaliste Marc Endeweld, il y a des professionnels de la communication. On retrouve Romain Marsily, un ancien Havas, Anne Méaux, la présidente de Image 7, et Franck Tapiro, qui a porté le hashtag.
Aucune ferme à robots donc, des pros de la communication autour de lui et des militants qui disent agir seuls et qui sont quelque peu zélés. Et euh pour les chiffres qu'il brandissent pour dire qu'il mentent, regardons-les. Polymarket d'abord, chez ses plus gros parieurs, près de trois parts sur 10 qui disent oui à sa victoire sont tenues par des comptes ouverts depuis uniquement le 27 septembre. Chez Bruno Retailleau, c'est environ une sur 10. Et ce marché, bah il se dope finalement à petit prix. 21000 dollars suffisent à l'afficher à 17 % son record du 11 octobre. Le pic du 5 octobre, lui, tient à un seul ordre de 10000 dollars. Rien ne le relie pour autant à ses comptes, à son équipe.
Les sondages, eux, ils sont propres. Tous déclarés à la commission des sondages et aucun commandé par son camp. Quant aux adhérents, dont on reproche la non-transparence, 27600 en fin août, près de 64000 le 17 octobre, selon son propre mouvement. Ça reste un chiffre déclaré sans registre vérifiable, on peut donc difficilement le fact-checker. Dernier point, l'argent. D'avril 2019 à octobre 2025, 0 euro de publicité politique sur Meta et aucune annonce sur Google. Seule trace, deux micro-publicités de comités locaux sous 100 euros. Jordan Bardella, sur la même période, en a dépensé près de 88000 euh sur Meta.
Par contre, sur TikTok, les vidéos qui parlent de lui, en un mois, cumulent 8,8 millions de vues et presque la moitié passent par des comptes de fans. 26 comptes qui lui sont dédiés, dont 15 ouverts en septembre et en octobre. Son compte officiel ne pèse que pour 2 % des vues. Qui anime ces comptes de ? Bah, on ne sait C'est Un dernier moment, parce qu'il dit beaucoup de cette séquence. Le 13 octobre, David Lisnard est l'invité d'Apolline de Malherbe sur BFM TV et RMC. Selon la DH, le face-à-face commence avec une minute de retard. On a commencé un peu en retard. Vous n'êtes pas du matin. Si, je suis très du matin. fois que vous me faites le coup. On va préciser les choses.
Une fois, je me souviens très bien, vous aviez 5 minutes de retard, c'était il y a 2-3 ans, la première fois que je vous ai reçu à 8h30. Vous étiez arrivés en courant dans le studio et là ce matin 2 minutes avant, tout d'un coup hop, donc on a dû décaler à 31. Est-ce qu'il faut pas être du matin pour présider la ? D'abord, je suis du matin de la nuit, c'est parce qu'en fait il faut se faire désirer dans la vie. Ce jour-là, la presse va publier 103 articles qui le citent et beaucoup vont retenir la petite pique sur l'heure. C'est d'ailleurs un cas d'école en média training.
Finalement, dans ces cas-là, on prépare une petite phrase, une réponse relativement courte et on essaie de pas faire long. Et là-dessus, il semble quelque peu fébrile, il reviendra d'ailleurs par la suite. Euh mais donc on voit bien que la curiosité qu'il suscite et donc les chiffres que l'on voit d'Augmentions ne sont pas encore toujours de l'adhésion. Donc si on résume, est-ce que cette montée est ? Oui, on le regarde beaucoup plus. Si on regarde n'importe quel réseau, les sondages, Wikipédia, Instagram, les vidéos longues, les likes sur X, tout monte. Et la curiosité, elle démarre bien avant un hashtag dont on pourrait dire que euh il est piloté.
Mais cette hausse, elle se transmet pas encore forcément très très fortement dans les sondages. Oui, il gagne deux points, surtout chez les hommes et la droite LR, mais les sympathisants LR qui doit être son principal électorat à l'épuchet reste pour l'instant avec Bruno Retailleau. Par ailleurs, le soutien interne que l'on sait important, c'est-à-dire les parlementaires et les politiques de territoire se taisent jusqu'à présent. Et une partie des nouveaux venus dont on pourrait dire en regardant les courbes de manière béate et simplement en regardant des données gratuites sans s'y plonger, en fait, viennent de moqueries.
Euh mais c'est ça qui est malin, c'est que finalement le récit, son camp, l'a proprement lancé. Regardez à quel point je fais du bruit, euh même si le hashtag vient de militants, finalement on regarde bien et on voit que tout monte euh de ce côté-là. Il ne triche donc pas avec des robots et même s'il y a eu des faux abonnés en 2015 et une page Wikipédia retouchée par des comptes soupçonnés d'être proches, c'est finalement des erreurs de jeunesse ou des choses que l'on voit de manière assez habituelle dans ce cas de figure. Le reste, c'est finalement que de la vraie curiosité des soutiens et pas mal de moqueurs.
Alors oui, il se passe effectivement quelque chose autour de David Dissard, il y a une trend, un une hype passagère, à voir si cela va rester dans le temps, dans la mesure où des gens le découvrent, le lisent et le regardent. D'ailleurs, souvenez-vous du micro-trottoir de TF1. Pour l'instant, ça se passe sur les écrans, ça n'est pas forcément dans la rue et il va falloir voir si tout ça va continuer en terme de tendance. La campagne est encore longue et les urnes, c'est encore un autre sujet. Si vous avez aimé cette vidéo, likez-la, partagez-la, n'hésitez pas à en parler à vos proches et puis on se revoit très bientôt pour une prochaine analyse. Ciao ciao. [musique]
[musique]