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interviewBFMTV· 12 avril 2023 56 min

La députée EELV de Paris, Sandrine Rousseau répond aux questions de BFMTV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bah bon soit Sandrine Rousseau je vous laisse le temps de vous installer merci d'être avec nous députés en écologie des vers de Paris opposés à la réforme des retraites évidemment non mais je le rappelle je rappelle les vidange je pose les choses pour ceux éventuellement qui nous rejoignent à l'instant vous serez interrogé ce soir par Bruno jeudi par Pauline Simonet et par Pablo piovivia on entend l'instinct manuel Macron qui propose donc de rencontrer les syndicats après la décision du Conseil constitutionnel est-ce que vous dites bah voilà on a le geste que l'on attendait depuis le début non mais c'est incroyable bah c'est incroyable c'est à dire qu'il a fallu qu'il passe par les Pays-Bas qu'on chante qu'on chante une chanson en disant même si Macron ne veut pas nous on est là et que là il se rendent compte que même à l'étranger son image était cornée donc peut-être du coup après le Conseil constitutionnel il va recevoir les syndicats mais quel mépris mais quel mépris on en peut plus te mépris vraiment je sais pas comment le dire mais il est en train de mettre la France à feu et à sang tombe sur ses réformes économiques que sur le mépris avec lesquels il les il les appliquent ce soir mais de concorde de quoi ça fait des mois maintenant que les gens sont dans la rue ça fait des mois que il y a une contestation qu'il a même pas dénié passé un coup de téléphone à un syndicaliste non mais la Concorde de quoi là en fait les présidents vous dit précisément qu'on arrive au bout de ce chemin démocratique avec le avec la décision du Conseil vendredi quand l'Assemblée ne sait pas prononcer et c'est passé en 49-3 au Sénat c'est passé par une procédure accélérée des débats ses revenus en CMP moi j'ai reçu un rappel à l'heure parce que j'ai twitté pendant la CMP ou est-ce qu'il est le respect du contradictoire démocratique là il y a rien en fait c'est que du fake c'est vraiment c'est Macron a décidé en sa toute puissance et tout le monde doit obéir les institutions de la cinquième mais les institutions de la 5ème amendements première lecture à l'Assemblée nous n'avions nous n'avions pas le temps d'étudier le texte il est c'était sept jours donc cinq jours en vrai non on ne change pas les moyens on ne change pas une société on ne change pas une société comme ça de manière aussi brut aussi rapide en mettant les gens en danger immédiat en un temps de cinq jours de débat uniquement ça n'est pas responsable ça n'est pas raisonnable non on n'a pas refusé le débat on est entré dans le débat et en commission on a fait tous les on a fait tous les amendements sur les articles principaux le gouvernement refusé le débat jusqu'à l'article 7 mais parce que on avait trop de pas avoir été 5 jours oui alors très bien vous pouvez dire que c'est de notre faute parce qu'on a déposé des amandes on avait cinq jours pour étudier ce texte ce texte il y a des personnes qui aujourd'hui vont être en invalidité qui vont tomber au RSA qui vont tomber dans la précarité parce que on leur prolonge de manière arbitraire et brutale le départ de l'âge le départ en retraite et ça ça se fait sans débat démocratique sans débat démocratique ça se fait avec un 49-3 ça se fait avec un 47 ans ça se fait avec une procédure accélérée et vraiment où est notre démocratie où est il y a la la première ministre n'a même pas appelé les syndicats le samedi le président de la République a refusé de les entendre il n'y a que depuis que les les manifestations deviennent tendues que là on commence soudain à s'apercevoir qu'il y a un mouvement social il y a eu trois virgule cinq millions de personnes dans la rue mais le gouvernement vous explique votre travail en faisant pas l'article 7 à l'Assemblée j'ai fait tout mon travail ça je peux vous dire que j'ai passé des nuits et des jours et que j'ai fait absolument mon travail de député et que vraiment j'aimerais que j'aimerais vraiment que vous voyiez le détail a choisi une obstruction délibérée par les syndicats eux-mêmes de ne pas permettre les bacs constructifs sur lequel on puisse avoir et prendre les Français à témoin sur le vote de cet article 7 et ça c'est quand même vous vous en êtes comptable à la nups vous êtes sans doute à la traîne des LFI donc vous êtes obligés de suivre en l'occurrence en l'occurrence la gauche a raté ce rendez-vous nous avions un désaccord sur la stratégie je reconnais aussi à et les filles le fait que ils étaient sur les terrains tous les terrains c'est-à-dire qu'ils ont occupé le terrain de la contestation depuis le début de cette contestation donc nous n'avions pas la même stratégie très bien c'est aussi la vie de démocratique d'une assemblée et la politique ça fait du bruit la politique des syndicats d'ailleurs il salue leur leader du tout pris le leader de la CGT vous regardez tous les tous les sondages alors que les saintes profitent absolument pas au leader politique de la nuqueuse dans les derniers sondages la livraisse progresse donc son nom ce n'est pas tout à l'heure on va voir tout à l'heure Bruno que je vais peut-être apporter là aussi un peu de contradiction parce que au lieu de dire je garde un peu de suspense qui sort demain avec avec on verra ça effectivement mais simplement pour revenir à ce que dit le président de la République ce soir sur il dit de toute façon il y a un désaccord sur les 64 ans vous ne serez jamais d'accord avec lui les syndicats ne seront jamais d'accord avec lui mais il y a d'autres sujets il y a un sujet qui vont arriver il y a d'autres sujets qui va falloir traiter et par exemple un sujet qui intéresse aussi très fortement les Français l'inflation les salaires là vous dites on ne discute de rien de rien d'autre tant que le sujet des retraites n'est pas accusé on est en train de parler d'une loi complètement creuse qui s'appelle bien vieillir on va parler de toutes les lois complètement creuses qui vont nous présenter pas de problème moi ce que je vous dis là c'est que en fait les personnes qui sont le plus en première ligne qui sont le plus malade de cette réforme qui vont mettre leur corps en dans cette réforme en fait ce sont les mêmes personnes qui étaient en première ligne du covid ce sont les mêmes personnes qui tiennent des services hospitaliers des EHPAD des crèches et qui sont là et à la sortie de ce temps de covid on va leur dire quoi la seule chose qu'on leur dit c'est vous travaillerez deux ans de plus seront en compte de la violence sociale que cela représente en fait à quel moment Emmanuel Macron seul décide que c'est le moment de faire cette réforme alors que nous sortons encore de la convalescence du du covid et franchement c'est irrespectueux c'est ça qui se passe c'est pour ça que les gens vont dans la rue avec leur tripes quel est votre stratégie du coup en tant élu pour après on va voir évidemment ce que décide de conseil constitutionnel vendredi mais il faut bien parler quand même aux Français c'est un peu inquiétant sur leur dit bah après bah il se passera plus rien plus rien l'assemblée il y aura un blocage donc quel est votre stratégie pour pour faire avancer pour faire bouger tout de même des choses continuerons la lutte quel que soit la décision du Conseil constitutionnel enfin sauf s'il invalide la loi auquel cas si l'invite la loi quelque part il règlera la question mais s'il n'en valide pas la loi alors nous continuerons avec le référendum d'initiative partagée avec des amis avec le soutien en grévi j'ai vu que les éboueurs de Paris par exemple annoncés qu'ils allaient poursuivre la grève et bien nous serons en soutien de ce mouvement syndical partout où il est possible de le faire parce que le rapport de force n'est pas encore terminé quand bien même le Conseil constitutionnel n'invalide que l'artiste donc vous imaginez ce soir à la veille de la douzaine de mobilisation une treizième une 14e une quinzième s'il le faut mais je crois que les gens ne sont pas convaincus ni fatigué de demander des droits en fait de demander le respect de leur travail de demander à ce qu'on change de modèle économique à ce qu'il n'y ait aucun sens à travailler jusqu'à 64 ans dans des métiers qui nous abîment mais qui par ailleurs abîment la planète ça n'a aucun sens en fait hein manifester c'est pas tellement les politiques d'ailleurs si c'était des politiques je crois qu'il y aurait pas grand monde surtout ça n'est pas notre rôle ça fait partie du congrès de Reims non j'ai dit que je soutiendrai les journées de grève comme je l'ai toujours fait et d'ailleurs je m'y rends et je m'y rends avec l'écharpe et je suis en soutien de l'action syndicale oui mais précisément précisément quand on interrogeait la semaine dernière Laurent Berger d'autres représentants syndicaux ils disaient tout ce qui compte c'est le nombre le nombre le nombre le nombre voilà mettre le maximum de gens dans la rue jusqu'à maintenant ça n'a pas marché on a la douzième rénovation ça ne marche pas qu'est-ce qui peut faire basculer le gouvernement puisque vous croyez encore pour faire basculer le gouvernement pouvoir faire plier le gouvernement qu'est-ce qui pour vous peu encore le faire basculer je pense que des actions un peu marquantes peuvent aussi monter la pression et monter le rapport de force je pense par exemple à ce qu'on fait les les éboueurs en laissant les poubelles sur les trottoirs de Paris et c'est vrai que c'était c'était flagrant enfin le conflit social ne pouvait être nié par personne traversant Paris bon bah ce type d'action qui rend visible l'opposition et à visiblement aussi une forme d'efficacité donc des actions comme ça il y en aura sans doute d'autres on l'a vu dans les raffineries on l'a vu dans dans d'autres secteurs et je pense qu'on le verra encore dans davantage de secteurs soient légalistes c'est-à-dire qu'il considèrent que même s'ils sont contre majoritairement cette réforme des retraites et d'ailleurs c'est bien naturel beaucoup de Français ont toujours été contre les Ré quand il s'agit de leur demander de travailler plus mais une fois le Conseil constitutionnel ayant validé cette loi vous ne pensez pas qu'une partie de ces Français même hostile à la réforme on dire c'est la loi c'est la légalité un peu comme Laurent Berger aussi là parfois évoqué c'est-à-dire en disant bah quand on arrive au terme du processus légal et juridique tel que c'est prévu par la Constitution et bien la loi s'applique ça me plaît pas mais c'est ainsi et puis il y a d'autres sujets qui préoccupent les Français vous croyez pas du tout à ce que je ne crois pas parce que je pense que ce qui se joue c'est que les gens n'ont qu'une vie les gens n'ont qu'une vie et il n'est pas question pour eux de de renoncer à deux années qu'ils avaient en plus préparé puisque ça touche quand même des générations qui vont partir en retraite là tout de suite donc des des mois et des années qu'ils avaient préparés ils avaient compté leur moi et c'est pour eux une question de vie et on a une santé on a une vie on a une planète et je crois qu'aujourd'hui la question qu'il y a derrière la contestation de la réforme des retraites c'est autant la question du report bricolage que finalement à quoi cela sert-il de donner notre santé à un système que nous ne comprenons plus qui est un système libéral qui abîme les humains et qui détruit les conditions de notre de notre vie sur terre et vraiment il y a une incompréhension et donc c'est pour ça que je pense que ça ne va pas s'arrêter beaucoup moins parler vous et j'ai juste une petite question tout à l'heure Maxime disait peu importe le nombre de gens qui avaient dans la rue finalement le gouvernement et le président de la République en avait enfin n'en faisait pas grand cas il y a eu un changement puisque Elizabeth borne a reçu l'Inter syndicale et maintenant Emmanuel Macron dit qu'il veut recevoir les les partenaires sociaux et est-ce que vous liés ce changement de ton vis-à-vis des syndicats au à l'augmentation de la violence dans les manifestations je vais vous dire j'espère que non mais je honnêtement je pense que ça a joué parce qu'en fait il y avait une forme de surdité mais mais enfin il faut le dire aux trois millions cinq de personnes qui sont allés dans la rue et là il pourrait y avoir encore plus d'ouverture de la part du gouvernement on suit cette logique déjà il continue à il commence à discuter une fois que tout est réglé c'est-à-dire que quand il y a plus rien du tout à négocier puisque le [Musique] retrait évidemment bien sûr mais sinon il y a rien d'autre à négocier et surtout il ne commence à réagir que quand Macron ne peut plus se balader nulle part dans le monde sans qu'il soit interrogés sur sur la manière dont ils gèrent son pays donc voilà on n'est pas du tout dans la concertation on n'est pas dans la discussion on n'est pas dans l'échange on n'est pas dans la négociation on est dans la poursuite d'un rapport de force et vraiment parce que demain le parcours la manifestation c'est d'ailleurs on peut s'interroger sur le la décision de choisir ce parcours on va passer devant le Conseil constitutionnel c'est-à-dire que potentiellement ça peut être un lieu de crispation qui est quand même est-ce que ça c'est quelque chose que vous redoutez-vous sur lequel vous alerter par exemple mais le Conseil constitutionnel à mon sens à une décision quand même d'une gravité enfin inédite à prendre qui est à la fois de juger en droit la réforme mais aussi d'être garant des institutions et aujourd'hui quel est que signifie ce rôle d'être garant des institutions dans la situation dans laquelle nous sommes qui est une crise démocratique d'une ampleur importante honnêtement je pense que leur rôle est historique et décide puisque je pense pour rebondir ce que disait juste Antonin quand il parlait de cette colère vous en parliez vous aussi de la colère que vous ressentez chez certains manifestants on a tous en tête le moment où le 49-3 le texte est passé par 49-3 voilà cette colère qu'on a vu dans les rues est-ce que vous vous avez l'impression vous redoutez vous ressentez qui pourrait y avoir la même chose lors du passage devant le constitutionnel ou vendredi après la décision du conseil je pense que la colère est très très grande très grande vraiment et que il n'y a pas de discours politique il n'y a pas d'éléments de langage posé entre deux avions qui calmeront cette colère parce qu'en fait c'est une colère tripale c'est une colère de vie c'est une colère juste pour le droit de vivre en fait et je pense que vraiment on ne mesure pas la colère pour avoir beaucoup discuté par exemple avec les éboueurs et avec d'autres secteurs en tension et en grève par exemple ce que disent les éboueurs à Ivry il y a un incinérateur d'Ivry c'est que il donne leur journée au travail c'est un travail qui est pénible quand il s’agit d'y aller pendant le covid ils n'ont pas hésité ils n'ont pas été réquisitionnés et que il y en a une partie qui aujourd'hui par exemple n'ayant pas de logement dans Paris vivent dans des foyers de travailleurs ils ne peuvent pas voir leur enfant et en fait qu'est-ce que on peut leur répondre juste en leur disant vous allez travailler jusqu'à 64 ans ce sont des conditions de vie indigne donc ça c'est génial pour clarifier les choses ce soir pour résumer ce que vous avez répondu à Pablo et Apolline est-ce que vous dites cette colère éventuellement ces violences est-ce que vous voulez redouter ou est-ce que vous dites s'il faut en passer par là pour faire tomber la réforme on en passera par là je dis ni l'un ni l'autre je dis et moi j'appelle toujours à ce qu'il y ait des actions non violentes je n'ai pas changé là-dessus mais je dis que là l'attitude irresponsable irresponsable qu'à le gouvernement dans la période actuelle et de nature attendre les choses et elles sont déjà très tendues et je pense qu'il suffit d'une étincelle pour que la situation vraiment devienne critique il y a des réformes des retraites elles sont toujours impopulaires ça se termine toujours de la même manière souvent par un 49-3 souvent par une contestation très forte dans la rue en 2010 il y a même eu des manifestations au-delà de l'adoption de de la du texte loi de l'époque qui était quand même assez symbolique c'était la fin des 60 ans il y avait aussi beaucoup de monde 17 manifestations mais à ça s'est arrêté certains moments les syndicats ils ont aussi ils ont aussi ils ont aussi ils ont aussi su euh bah se plier aux règles de de constitutionnel et aux règles de notre de notre vie démocratique là là finalement vous vous allez au-delà de ce qu'il faudrait faire c'est à dire qu'à un moment quand la loi si elle est adoptée vendredi au fond il y a pas d'appel derrière c'est fini non mais pas là pas là parce que là les syndicats répondent à une base en fait ils sont en accord avec une Basile peuvent donner organiser les choses etc mais il répond à une base et la base aujourd'hui et dans une colère dont je vous explique qu'elle n'est pas que sur la retraite elle est sur une forme de rapport méprisant du pouvoir et dans une dans une aspiration à vivre et à changer de modèle économique aujourd'hui je rappelle quand même que nous sommes dans un modèle économique qui parce qu'il va chercher la croissance le travail je puisse le consommer plus le produire plus ne nous permet pas de continuer à vivre sur cette planète dans les conditions dans lesquelles nous vivons aujourd'hui quel est l'intérêt du coup quel est tout là on parle de la on parle du système on parle pas du productivisme du enfin je veux dire ah bah bien sûr que si non 12 milliards de défis sont les arguments du gouvernement c'est-à-dire que les arguments du gouvernement c'est te dire en fait on va parler de la répartie d'un système de répartition et vous vous parlez d'autres choses sauf que le système para répartition il tient le FCE l'a dit tous les économistes me disent le reste répartition 12 milliards de déficit l'OFCE écrit que le modèle de retraite par répartition et résilient aux problèmes démographiques il écrit noir sur blanc dans son rapport il l'écrit noir sur blanc les cris noir sur blanc sur son rapport donc ça ce sont des arguments qui sont des arguments idéologiques le modèle répartition le modèle par répartition démographique comment expliquez-vous que la France serait le seul pays à garder les 62 ans lorsque l'Espagne de gauche le reste c'est la première chose si le dit c'est que ils ont fait tous les modèles économiques jusqu'à présent et ils disent texto noir sur blanc le modèle de répartition est résilient démographique première vidéo pour des films pour trouver des financements nous avions moins mille et une manière de le trouver il y a Michael Zemmour qui a fait un travail tout à fait incroyable pour essayer de trouver tous les solutions de la cotisation patronale c'est pas le choix que faire et pourquoi il n'y a jamais eu cette question dans le débat politique pourquoi on n'a jamais posé la question de savoir si on préférait augmenter les cotisations patronales plutôt que d'augmenter la question aux Français Bruno je dis il penche plutôt de ce côté-là en disant les bobo tête mieux travailler moins et cotiser plus mais objectivement même Rousseau a raison la nuqueuse vous avoir mis d'accord ce soir sur une chose la nuit pêche avait un projet qui était justement il y a trois solutions pour équilibrer le système vous avez augmenté les cotisations vous avez augmenté le temps de travail où vous avez baissé les cotisations baisser les baisser les pensions la nupt au moins avait un projet clair c'est augmenter les cotisations Renaissance avait un projet augmenter le travail sur la valeur ajoutée rassemblement national j'ai pas compris exactement quel était le quel était leur projet quel était leur projet ce qui est certain c'est que le choix de ce gouvernement de cette exécutif Emmanuel Macron l'a dit pendant la campagne présidentielle c'était d'augmenter le temps de travail pour financer rééquilibrer les régimes à l'horizon 2030 toutes les études économiques disent qu'aujourd'hui il nous faut diminuer le temps de travail c'est la première chose et la deuxième chose c'est que quand on vote un budget un PLF 2 mois avant un projet de loi de finance deux mois avant la réforme des retraites qui accorde 8 milliards d'exonérations supplémentaires par diminution de la CVAE c'est-à-dire de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises quand le même gouvernement refuse de faire la moindre taxation sur les supers profits quand le gouvernement refuse toute activité contraignée avec l'Europe et il a refusé de s'aligner sur les sur les autres pays notamment l'Angleterre etc non je veux dire en fait il fait porter l'intégralité de l'effort sur les salariés et sur le corps des salariés et c'est cela qui ne va pas et puis ce que vous en appelez à mes compétences économiques je vous dis il y avait plein d'autres solutions plein d'autres solutions et aujourd'hui ce système économique ce travail est plus pour produire plus n'est pas soutenable et ça n'est pas secondaire ça n'est pas mettre un pull à col roulé l'hiver que de faire de l'écologie c'est profondément nous intéresser à la productivisme de notre il faut qu'on avance on parlera on rentrera dans le détail du Conseil constitutionnel dans une seconde avec Pauline mais d'abord je voulais qu'on l'entende Gérald Darmanin deuxième 12e pardon j'aurais une mobilisation demain le ministre de l'intérieur était aujourd'hui à Bordeaux il a un message pour vous pour vous les opposants de la réforme en disant demain vous pourrez manifester tranquille je peux assurer que ces policiers ces gendarmes d'ailleurs qui parfois partagent le pignon de ceux qui manifeste notamment contre les retraites sont là pour garantir le droit de manifester je veux redire que demain à Bordeaux comme partout en France les gens pourront venir manifester contre le projet du gouvernement sans crainte en étant encadré positivement par la police c'est pas la gendarmerie pourquoi dites-vous c'est une blague parce qu'on a vu ce qui s'est passé lors des dernières manifestations et on le voit voit le changement de doctrine de maintien de l'ordre et que ces changements de doctrine de maintien de l'ordre participe aussi de la crise dans laquelle nous sommes c'est à dire que les dernières manifestations ont été des manifestations qui ont été l'occasion de montrer des images qui faisaient peur pour que les gens et peur d'aller manifester aussi un changement dans les populations qui peuvent s'inviter dans ces cortèges ou s'incruster dans ses cortèges plus violents on a eu des chiffres aujourd'hui 1800 membres des forces de l'ordre blessés ces dernières semaines 1800 lors de ces manifestations bien sûr qu'il y a un changement des manifestants mais quand on voit par exemple ce qu'a fait l'Angleterre avec ses hooligans c'est pas le changement de manifestants le sujet c'est la doctrine de maintien de l'ordre moi je suis allé voir des manifestants qui étaient en garde à vue j'ai fait à peu près le tour des commissariats parisiens et véritablement il y en avait qui était dans des dans des la situation compliquée alors qu'il prenait un verre à la terrasse d'un café on est dans quel pays quand la FDH qui est donc la Ligue des droits de l'homme quand le Conseil de l'Europe quand la Maison Blanche quand tout les organismes internationaux Amnesty International etc 5e de la doctrine du maintien de l'ordre en France ça n'est pas que Gérald Darmanin a raison contre tout le monde c'est que Gérald Darmanin se trompe de doctrine de maintien de l'ordre mais sur le sur le maintien de l'or justement sur ce qui s'est passé à sainte-souligne il y a eu un rapport qui est paru aujourd'hui de de l'iggn à l'inspection générale de la gendarmerie nationale et qui conclut en fait que les tirs qui qui avait été fait depuis ses quad qui avait été contesté notamment par la Ligue des droits de l'homme en fait était avait été fait en état de légitime défense qui avait aucune faute qui avait été commise par les militaires donc il y a eu une enquête de l'iggn et finalement aucune faute qui a été commise par par les militaires vous vous acceptez le résultat de ce rapport alors déjà je constate qu'il y a une évolution puisque la première proportions étaient qu'il n'y avait pas du tout eu de tir que donc là maintenant on reconnaît qu'il y a des tirs et je rappelle quand même que la France est un des rares pays où l'IGPN comme l'iggn sont dans à l'intérieur sont des organismes internes à la police et à la gendarmerie ce qui évidemment n'est pas de nature à générer la confiance sur les décisions qu'ils prennent voilà je le dis en nombre des sujets démocratiques exactement le Conseil qui connaissent bien beaucoup de sanctions en fait c'est vraiment un problème c'est un problème la question c'est le contre-pouvoir et la définition du contre-pouvoir c'est que vous ne pouvez pas être sous le taux de retraité hiérarchique et sous la même hiérarchie que le corps que vous êtes censé inspecter et que votre carrière la suite de votre carrière puisse dépendre d'une décision que vous prenez et que et que vos supérieurs vont regarder c'est impossible en fait on vient au Conseil constitutionnel à dire il est assez policier qui est effectivement comme il est des actes répréhensibles et pour lesquelles ils seront sanctionnés notamment je pense à la braven enfin effectivement elle est comportements de policiers qui parfois sortent un peu des limites de leur de l'exercice de leur fonction mais quel regard vous portez sur les images de policiers qui prennent des pavés qui sont parfois en première ligne pour essayer justement de protéger les têtes de cortège de ces individus qui viennent là non pas pour manifester pour la fête on va pas se raconter l'histoire ce qu'on voit cagoulé en noir et qui sont par centaines ou pour venir taper la police ou taper les devantures de banques qui sont pas là pour défendre les retraites et donc la police essaye de protéger les cortèges de ces gens-là ils se prennent ils se prennent des pavés ils se font il y a eu 1800 blessés et pour autant c'est quand même des gens qui sont parfois qui sont armés qui sont dans des situations de violence extrême et pour autant il y a jamais eu de j'allais dire ce qui peut être douté dans un dans une situation pareille c'est à dire une bavure c'est-à-dire un mort c'est-à-dire un policier qui est acculé non mais pardon mais on pronostics non mais si vous voulez et quel mot vous avez pour la police aussi qui est confronté à des individus extrêmement violents qui viennent avec des boules de piétons et qui qui la technique de maintien de l'ordre mais aussi en danger actuellement les forces de police en fait ça met en danger tout le monde cette doctrine de maintien de l'ordre et encore une fois si on regarde les expériences allemandes et anglaises ce qu'il s'est passé c'est qu'il y avait toujours autant d'individus violents mais que il y a des techniques dans cerclement de très petits groupes du fait qu'il y ait des écrans qu'on sait parler les corglets les cortèges etc ces policiers qui sont blessés ces milieux policiers blessés vous avez un mot pour eux aussi enfin vous vous allez m'appeler à condamner je condamne toutes les violences quelles qu'elles soient voilà comme ça vous êtes tranquille et non non mais vous êtes tranquille et l'ordre public et tout à fait et tout à fait maintenu moi je vous dis maintenant que la police n'est pas enfin la police est responsable de la sécurité au nom de l'État et donc ça n'est pas la même chose que des individus violents dans une manifestation et encore une fois elle a le la mission de le chien de la paix où est et on a vu que le changement de doctrine de maintien de l'ordre généré aussi les violences générer aussi les violences et je pèse mes mots oui quand on a des démonstrations de force quand on a la braven qui arrive avec des engins motorisés qui font énormément de bruit des matraques qui matraquent à tout va quand on voit les images des lycéens problématique et ça fait partie de la montée en tension des débuts de cortège oui je le dis Sandrino saut dans 48 heures décision du Conseil constitutionnel très attendu évidemment Pauline Simonet défi pour vous ce soir en 45 secondes est-ce qu'on peut nous résumer l'enjeu de la décision de vendredi alors j'y vais très vite donc le Conseil constitutionnel doit se prononcer sur deux décisions la première décision c'est sur la validité ou non de cette réforme des retraites et puis la deuxième décision sur la validité ou non d'une procédure de référendum alors il peut sur le premier pas soit de dire que la réforme est totalement valide valable constitutionnelle soit il peut dire qu'elle est censurée totalement là il y a plusieurs arguments de ce côté là le véhicule législatif utilisé n'a pas été le bon il y a eu trop de procédures accélérées mais ce qui est le plus probable après la plupart des analystes c'est que le Conseil censure partiellement le texte en disant qu'il y a eu en fait des articles qu'on appelle des cavaliers législatifs qui ont été ajoutés qui n'avaient rien à faire dans un texte budgétaire et puis enfin donc la deuxième décision à prendre c'est de valider ou non cette procédure de référendum alors là ça peut prendre beaucoup de temps enseigne procédure complexe j'ai pas le temps de l'expliquer en détail ce sera pas 2024 est-ce que c'est votre dernier espoir de conseil constitutionnel pas du tout ah non pas du tout alors pour le coup j'ai une différence avec les autres personnes de la nupette c'est que je pense que la chose la plus probable à laquelle on va arriver vendredi c'est qu'il va y avoir des articles peut-être un peut-être plusieurs articles de la loi qui vont être retoqués mais pas la loi dans son ensemble et pas l'article sur le décalage de l'âge on aura un problème tout à fait identique à l'issue de je pense que par exemple le véhicule législatif il y a déjà eu des décisions du Conseil constitutionnel choisir quand on parle de véhicule c'est la procédure choisie par le gouvernement pour accélérer les débats disons que ça n'était pas enfin voilà ça n'était pas un constitutionnel que en fait il y a des aspects sur la pénibilité par exemple qui ne seraient pas inconstitutionnel donc en fait voilà moi après j'espère qu'il va le faire je pense que vraiment il a une responsabilité que je redis historique et qui est aussi d'être garant de nos institutions mais le problème à mon avis face auquel on va être vendredi c'est qu'il va y avoir par exemple l'article 2 de la loi c'est-à-dire celui sur l'index senior celui que j'ai appelé la feuille de salade dans le plat parce que vraiment on se demande à quoi sert cet article bien donc cet article va sans doute être retoqué est-ce que ça change l'esprit de la loi en rien donc en fait c'est là ça va être un défi aussi pour les organisations syndicales comme pour nous qui va être de soutenir un mouvement de contestation qui risque à mon avis de devenir le traitant on va revenir à ça mais ça veut dire que la situation vendredi soir pour vous pour être pire c'est à dire que vous pourriez avoir le plat sans la salade oui si je reprends votre métaphore si enlever une feuille de salade qui est purement décorative dans un plat en change véritablement le goût oui mais là je crois que en fait c'est index façon servait à rien enfin vraiment c'est index c'est c'est incroyable d'ailleurs même de l'avoir mis c'est donc ça va être considéré probablement comme cavalier législatif c'est-à-dire qu'en fait ça n'avait rien à faire dans un texte de loi budgétaire voilà mais une fois qu'on aura ça le problème sera entier on nous a dit que la décision les décisions seraient prises en fin d'après-midi vendredi il risque d'y avoir des manifestations spontanées pour dire en gros je vais le dire très vulgairement merde au Conseil constitutionnel et on continue la mobilisation vous vous serez dans la rue vous sortirez si jamais il y a une invalidation que partielle ou pas du tout du texte dans la manière dont vous posez la question on voit bien la limite de l'action du gouvernement c'est que dans la mesure où il tombe les choses dans la mesure où il organise confrontation le conflit et le mépris et bien on en arrive à en vouloir au Conseil constitutionnel alors que c'est parmi les institutions les plus essentielles de notre démocratie et tourner la colère vers le Conseil constitutionnel c'est irresponsable c'est irresponsable donc oui on va être face à ça et c'est pour ça que je serai dans la rue notamment pour échanger pour continuer à discuter et pour voir avec les manifestants et manifestantes comment on continue la lutte mais tourner la colère vers le Conseil constitutionnel ça fait partie de ces dangers auxquels nous exposent cette journée à la condition que le texte soit validé partiellement ou totalement derrière c'est la promulgation sous 15 jours donc bon il reste derrière techniquement il reste 15 jours vous comptez continuer à manifester et et vous vous incitez les organisations syndicales elles n'ont pas retourner la carte négociation non finalement vraiment je pense que en plus vu l'ampleur de la mobilisation de la contestation et je vais vous dire si on arrête non mais si on arrête oui mais la colère ne descend pas on le voit dans les sondages il y a toujours entre 60 autour de 70 % de la même manière c'est rester aussi élevé que le que les que la proportion de Français qui se qui se dit de toute façon texte passera oui mais bon du coup l'opposition au texte ne dit ne diminue pas et ça aussi j'allerte sur le danger que cela représenterait de ne donner aucune espèce de débouché à cette colère parce que qu'est-ce qui va se passer c'est que les gens n'auront plus confiance dans la démocratie n'auront plus confiance dans leur représentants n'auront plus confiance dans le fait que nous nous battons pour Macron et le gouvernement qui risque de vous dire dans la démocratie et c'est ce que je crains le plus c'est ce que je crains le plus et donc aujourd'hui nous c'est pour ça que je pense que nous sommes dans une crise démocratique c'est qu'aujourd'hui il n'y a pas de solution sauf le retrait évidemment mais il n'y a pas de solution qui permettent d'apaiser et de sortir par le haut notre démocratie de cette crise et je voulais juste montrer le pays dans un état tractu on a le sentiment que même le retrait je pense que ce serait moins dommage c'est-à-dire que un retrait quitte en rediscuter on remet sur la table des négociations on se redonne six mois pour discuter et pour changer les articles qui sont les plus difficiles au moins ce serait une manière de ne pas perdre la face et de continuer quand même un chemin démocratique est-ce que vous vous seriez favorable à une initiative politique du président de la République la semaine prochaine recevons les syndicats qui voudront venir sur une conférence salariale ou des questions sur la question du pouvoir d'achat mais enfin ça c'est les syndicats qui décideront s'ils y vont pas moi je pense que ça fait partie des de ce que je pourrais appeler une stratégie de diversion permanente c'est une stratégie de diversion oui mais genre des Français là on a aucun texte sur le pouvoir d'achat ce qu'on a eu jusqu'à présent c'est par exemple la loi bien vieillir qui nous avait été vendu comme la grande loi du quinquennat sur le grand âge et que comme ça ça permettrait de gérer les aspects les plus compliqués de la retraite etc cette loi bien vieillir qui est actuellement en étude dans l'hémicycle est une loi totalement creuse mais totalement creuse donc en fait le truc c'est qu'on est dans une stratégie de diversion on lance comme ça des fusées pour essayer de d'attirer le regard la vérité c'est que le regard ne change pas et que les Français ne sont pas dupe de cette stratégie ben peut-être qu'il faut le faudra et moi je pense que la dissolution fera aussi partie des questions à poser bien entendu je voulais juste un petit mot sur le Conseil constitutionnel pour terminer est-ce que vous dites comme Marine Le Pen qu'il faudrait que changer la nomination changer la composition on rappelle que sont deux anciens Premiers ministres notamment d'anciens ministres d'Emmanuel Macron c'est un grosse partie de de politique est-ce que il faudrait qu'il soit plus indépendants ou nommé différemment les membres de ce conseil déjà je dis pas comme Marine Le Pen petit 1 petites filles aujourd'hui petit 2 en l'occurrence il y a deux grands modèles il y a le modèle un peu de la Cour de justice américaine c'est-à-dire où les jus quand les juges sont nommés par les par les présidents ou le Conseil constitutionnel à la française quand c'est des anciens Premier ministre ou des fonctions de cet ordre bon les deux en fait dépendent du pouvoir exécutif d'une manière ou d'une autre mais là ce que la question qui va être posée ou que on conseille constitutionnel c'est quel est votre degré de dépendance en fait et c'est en fait presque insoutenable de devoir poser cette question parce que normalement dans la Constitution le Conseil constitutionnel est indépendant du pouvoir il est juste garant de la Constitution est-ce que vous lui faites confiance mais je fais confiance aux sages dans la limite du pouvoir qui sera le leur c'est à dire qui est un pouvoir purement législatif et là en fait il y a une question d'opportunité en droit et il y a une question d'opportunité politique et ce n'est pas la même question et réduire la question d'opportunité pour l'endroit de parler en droit vous pouvez faire pression sur eux politiquement voilà c'est pour ça que je vous dis qu'il y a aussi une question d'opportunité politique et que quel que soit la décision du Conseil constitutionnel il y aura toujours une légitimité politique à contester ce cette réforme j'ai toujours en train de nous saumon sondage pour nos jeudis on est passé trop vite sur la question de Pablo excellente question évidemment est-ce qu'il faut retourner aux urnes vous dites oui ça pourrait être une solution quand on regarde les sondages on se rend compte que c'est un sondage la semaine dernière pour BFM TV on se rend compte qu'à la fin si on repart aux urnes notamment à l'Assemblée on a trois blocs qui ne veulent pas travailler ensemble donc on serait encore et toujours mais ça c'est pas vrai qu'on veut pas travailler ensemble ça c'est ça fait vous avez trois blocs un bloc Renaissance un bloc de gauche elle est fille du Pesse et un bloc en l'occurrence extrême droite RN qui bosse avec qui je comprends pas par exemple je vais vous donner un exemple qui date de jeudi dernier moi j'ai présenté une loi moi Sandrine Rousseau la personne dont on peut considérer qu'elle fait partie quand même sans doute des moins consensuels de cette assemblée bien je pose une proposition de loi sur le retrait gonflément des argiles et l'indemnisation des victimes de ce retrait gonflement des enfants elle a été votée elle a été votée on en trouve des majorités sur les textes en fait mais à condition de se donner la peine de le vouloir et de le pouvoir à notre en notre destination enfin en notre direction pardon aucun et donc quel est le quel est la volonté de discuter sans doute aucun aucune on parlait la nuit pêche ou qu'on parle de ce tweet de Jean-Luc Mélenchon regardez publié aujourd'hui j'imagine que vous l'avez vu magnifique sondage cluster on est bien Bruno d'abord Bruno je dis d'abord le tweet après le sondage de là vous en sortirez pas comme ça le sondage donc magnifique son acheteur François Ruffin et moi passons la barre des 20% et accédons au deuxième tour tout le travail accompli depuis un an de ces pas perdu dans le sable du bashing permanent contre moi bon François est prêt en avant on va d'abord alors le sondage ce sera dans un instant on va d'abord s'intéresser à cette dernière phrase si vous voulez bien François est prêt en avant c'est une déclaration de candidature par procuration que fait Jean-Luc Mélenchon il soutient un public uniquement aujourd'hui François Ruffin alors je ne suis pas sûr que ce soit cela et je donnerai quand même comme conseil à François Ruffin de ne pas forcément le prendre au pied de la lettre pourquoi déjà parce que toute déclaration de candidatures à 4 ans d'une élection et sans doute et que par ailleurs je pense que les tweets de Jean-Luc Mélenchon ont quand même souvent des sens cachés et quand l'occurrence je ne suis pas complètement certaine que ce soit un blanc sans donner [Musique] comment dire quasiment sûr de pouvoir voter pour ces personnes là en l'occurrence le 18% Marine Le Pen 18% j'ai vu que Mélenchon est à 15 % François Ruffin à 14 ensuite Jean-Jacques Bardella Édouard Philippe A10 qu'est-ce qui vous voit pas dans sondage ou non je dis d'abord je vais vous faire un petit rappel je suis plus ancien ici je m'en souviens bien 2017 campagne présidentielle l'Institut cluster à systématiquement mis François Fillon au deuxième au deuxième tour on a vu le résultat et ce c'est institut n'est vraiment pas sérieux et c'était assez sérieux alors là j'ai fait un rolling j'ai fait un rolling suffisamment longtemps pour savoir que non non mais ça c'était avant l'affaire du canard avant la fin ok à partir du moment est tombé systématiquement donc ça c'est le premier point donc c'est pour ça si tu cluster est quand même et par ailleurs la question si vous voulez là vous êtes pas vous voyez c'est probabilité de de vote à l'assemblée son premier tour avait lieu en gros il faut il faut donner un score de 0 à 10 à quel point on pourrait voter pour cette personne vous avez même pas toute la tous les candidats qui pourraient être présents parce qu'il y a d'autres candidats qui sont présents par exemple je ne valide pas ce vous n'êtes pas dedans vous n'êtes pas dedans de Jean-Luc Mélenchon c'est très intéressant sur la personnalité de François alpha et sur ce qu'il en dit Jean-Luc Mélenchon est-ce que si on va au-delà de la tactique politicienne Ruffin n'incarne pas une forme de possibilité de dépassement d'élargissement de la nups parce que à l'inverse des RFI nous on l'a reçu ici et je crois qu'il revient demain et mais ce sera évidemment intéressant au contexte mais on l'avait reçu ici et à l'inverse des de la plupart des LFI et de certains de la nupestre d'ailleurs dont vous êtes je crois il est pas dans cette forme de radicalité il dit il faut réformer le pays il faut effectivement corriger les injustices lui il a beaucoup travaillé sur les travailleurs de première ligne il est très légitime il a travaillé sur les salaires et sur les déloc sur Bernard Arnault c'est quelqu'un qui est assez engagé qui est très impliqué qui vient de la Somme et il a cette volonté de réformer mais sans provoquer plutôt dans l'apaisement plutôt dans le rassemblement il avait un discours extrêmement fédérateur il avait affirmé d'ailleurs il y a un an qu'il était social-démocrate il a beaucoup évolué par rapport à l'époque ce que je veux dire c'est que quasiment demandé la tête d'Emmanuel Macron derrière l'anecdote est-ce que ce profil là n'est pas un candidat intéressant au moment où la gauche effectivement un espace on le voit pour dépasser sortir j'allais dire du côté un peu brutal un peu insoumis un peu invectif permanente qui qui tape un peu un plafond d'air est-ce que lui n'a pas ce profil là François Ruffin a un profil évidemment très intéressant mais moi je pense que dans les pièges que nous tend la Cinquième République il y a le fait de tout miser sur un homme et qu'en fait je crois que pour déjouer ces pièges là il n'y a qu'une seule solution c'est c'est de présenter une une équipe une coordination et en fait c'est ça qui manque à la nups aujourd'hui et je pense que ça fait partie des évolutions et c'est la raison pour laquelle j'ai appelé à un acte 2 c'est qu'il y ait une forme d'équipe un collectif qui se forme et bien sûr qu'il y aura qu'un candidat est-ce que vous est-ce que vous trouvez que France paru fin par le profil qu'il a le parcours qu'il a et notamment cette idée d'être plutôt dans l'apaisement dans le rassemblement n'a pas un profil qui pourrait être bien sûr que son profil est très intéressant je l'ai dit et je le redis et je vous dis aussi que aucun des profils jugés intéressants quatre ans à l'avance ne s'est imposé finalement dans la présidence donc je vous dis oui il a un profil très intéressant indéniablement et mais je pense juste que là il est pour incarner en fait la différence de la nupaisse par rapport à d'autres partis politiques français il va falloir qu'on change aussi nos méthodes d'être et d'ailleurs on y est quasiment puisqu'on se présente plus précisément qu'est-ce qu'il faut changer des équipes il faut que y ait déjà une espèce de je sais pas comment dire mais de coordination qui s'installe pour montrer oui plus formel et puis qu'on sorte d'une forme quand même d'hégémonie de LFI dans la nups qui est issu de la présidentielle et qui était légitime pour aller vers quelque chose de plus équilibré dans les forces politiques qui la composante de Fabien Roussel qui justement lui pointe du doigt également alors il en faut pas ce mot-là mais d'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon qui empêche qui bloque qui bloque l'émergence d'un acte 2 de la nups oui alors j'ai pas entendu Fabien Roussel appeler un acte 2 de la nupette mais j'en serais très heureuse parce que je pense qu'en effet il y a quelque chose de l'ordre d'un équilibre à trouver au sein de cette compagnie une chose vous dites il faut qu'on revoit nos méthodes et qu'on ne mise pas tout sur un seul homme un seul homme ou une seule femme quand on regarde on revient notre sondage même si les critiquable et Corbonod a fait tout à l'heure ce qui se confirme dans ce sondage là comme d'autres les gens précédents c'est que Marine Le Pen comment dire profite sans doute de la période dont on sort et de ces trois mois de contestations quelle va être votre stratégie pour la contrer elle d'ici 4 ans oui mais regardez quand même Jean-Luc Mélenchon vous avez raison vous avez raison oui mais oui évidemment que elle elle ne sort pas affaiblie en tous les cas de cette de cette réforme et je pense que ça fait partie des difficultés dont je vous parlais de la séquence c'est que si les personnes ne croient plus en la démocratie et on s'est représentant en fait ils ont deux possibilités face à eux c'est soit de ne plus voter et c'est quand même ce qui se qui se déroule des élections en élection puisque les taux d'abstention ont tendance quand même à progresser d'élections en érection option option 2 aller vers quelque chose qui soi-disant n'a jamais été testé même si dans l'histoire ça l'a déjà été et donc de renforcer Marine Le Pen et c'est en cela que on a un sujet et c'est en cela que Emmanuel Macron à mon avis n'avait qu'un seul mandat il n'avait qu'un seul mandat à partir du moment où il a été élu c'était de faire barrage à au rassemblement national et à Marine Le Pen et que lors de son premier mandat il l'a fait monter de 5 points et que là il est encore en train de la fermer comment vous d'ici 4 ans vous allez pouvoir la faire baisser vu que c'est votre et bien en allant sur le terrain et vous voyez bien que on gagne quand même du terrain il y a eu un autre sondage que j'ai vu passer avec bon toute la valeur qu'on peut accorder au sondage mais de un sondage européen qui montrait aussi que nos étions en progression donc en fait la stratégie qui est la nôtre d'être au plus près de la vie des gens au plus près des manifestants au plus près d'une forme de contestation y compris dans la forme et bien finalement renvoie aussi à quelque chose qui est entendu et compris par les personnes et qui jugent qu'on les représente dignement et ça c'est très important pour moi par exemple de représenter dignement les personnes qui ont voté du coup à l'Assemblée être prêt à travailler avec tous les partis qui sont représentés pour faire voter des textes on parlait des salaires notamment du pouvoir d'achat c'est ça aussi donner des résultats et ne pas faire que que la socle plus rien ne se passe du côté de la regarder je vous l'ai dit moi par exemple quand je fais sur le retrait gonflement des argiles alors je sais ça peut paraître ça peut paraître indépendant mais la réalité immédiatement pour tous les et on l'a fait et en fait il y a des textes qui passent comme ça simplement aujourd'hui on est face à un gouvernement qui refuse de faire la moindre alliance l'assemblée est divisée en trois blocs et il refuse obstinément de considérer que de manière temporaire sur telle ou tel texte il pourrait discuter avec nous moi il n'y a même pas de discussion alors ça a fait la une de certains de certains quotidiens Olivier Véran a dit qu'il avait pris un café avec moi on avait l'impression que c'était la fin du monde en fin normalement dans la mesure où on fait partie des groupes et qu'on travaille à l'Assemblée on devrait être reçu régulièrement par si ce n'est les ministres au moins leur cabinet pour qu'on discute des textes qu'on voit ce qu'on pourrait avancer ça n'est jamais le cas mais jamais la semaine dernière François Ruffin il disait quand j'ai vu les sondages avec Marine Le Pen qui augmente c'était un choc il a conseillé comme c'est et on sous-entendait qu'il fallait en gros changer la méthode et changer peut-être aussi les voix et moyen du de la construction du projet de la gauche et des écologistes est-ce que vous vous partagez ça il faut changer quelque chose dans la façon dont vous faites de la politique nonobstant la question de la coordination pour la présidentielle je pense que pour l'instant il y a une manière de faire de la politique qui est celle de LFI qui est très visible qui se voit beaucoup et qui donc est très commenté moi je pense que dans l'équilibre de la nuit parce qu'il y a aussi à montrer les autres manières de faire la politique parce que finalement le PS n'a pas la même manière de faire la politique nous n'avons pas ni la même manière que le PS ni la même manière que LFI et le PC a encore une autre manière de le faire et c'est ça la richesse de la nups c'est de montrer aussi ces différentes manières d'être et de d'exercer le mandat et d'être dans l'opposition politique et je crois que nous nous enrichirions vraiment à montrer cette mosaïque de manière de faire parce que c'est ça la force de la vitesse de constructif et de visible et de non un équilibre des formes et puis quand il y aura des moments de bruit et de fureur et aura d'autres moments et en fait c'est ça qu'il faut réussir à trouver dans le chemin démocratique Jean-Luc Mélenchon à doubouret François Ruffin là où tout le monde disait à quelques mois que son poulain serait Adrien katnas depuis 4 ans adrien a été condamné pour violence conjugale il est revenu ensuite à l'Assemblée nationale et à partir de demain il pourra réintégrer le groupe LFI c'est ce qu'on décidait par un vote les députés la France insoumise ces derniers mois sont des Rousseau vous avez choisi de quitter l'hémicycle à chaque fois que Adrien cadenas prenait la parole à l'Assemblée est-ce que vous allez continuer à le faire non je ne continuerai pas à le faire parce que j'avais annoncé déjà que je le quitterai pendant les quatre mois à chaque fois qu'il prendrait la parole et qu'après les quatre mois il me semble et je l'affirme même ça n'est pas au féministe de quitter l'hémicycle donc je resterai après la gestion de bout en bout j'ai envie de dire de la faire cadenas ça a été catastrophique enfin je crois qu'on peut se le poser et se le dire et que le combat pour l'égalité famome n'est pas un combat que l'on prend et que l'on jette ou que l'on méprise on c'est un combat consubstantiel aux valeurs de gauche et de l'écologie et qu'en fait dire à toutes les femmes qui aujourd'hui subissent des violences qu'en fait c'est pas si grave et bien c'est renié nos valeurs c'est renier nos valeurs et nos combats et c'est un des combats sociaux les plus permanents de l'histoire j'ai envie de dire la France insoumise dit dans son communiqué que précisément de la Catena se reconnaît qu'il a peut-être eu des mots qu'il a eu des mots peut-être qu'il a eu des mots qui ont pu relativiser la gravité des faits qui ont pu inverser la culpabilité qui ne voulait pas donner cette impression là et il fait d'une certaine manière un m'en donnera le là-dessus oui mais ce dont on a eu l'impression c'est que le jour de la condamnation il a voulu commencer la réhabilitation le jour même de la condamnation et ça ça pas possible et en fait le message qui est envoyé c'est aux hommes violents ben regardez c'est pas très grave mais non la violence est grave et donc là on avait une responsabilité politique que de marquer le coup moi je pense qu'il aurait dû se représenter devant les électeurs électrices par exemple parce que vous lui dites encore aujourd'hui vous dites c'est trop tard de toute façon non je pense qu'il peut encore le faire mais évidemment que s'il l'a pas fait dans les 4 derniers mois je pense pas qu'il le fasse maintenant mais je pense que ça aurait été une une décision salutaire et par ailleurs je crois que dans ce qui a manqué dans la période on a eu beaucoup de messages de soutien à Adrien catenas qui ont été de multiples manières commentées je n'ai pas entendu de messages à Céline cattenens à la hauteur de ce que de ce que notre responsabilité politique aurait dû être et vraiment je le regrette et je suis même je vais vous dire je suis en colère là-dessus vous pointez la responsabilité d'Adré 4 nains dans en gros les quatre mois qui qui sont passés et que en gros il a pas tout à fait il fait ce qui était attendu de lui c'est à dire vraiment se mettre en retrait est-ce que vous pointez aussi la responsabilité de des députés insoumis on a vu par exemple lorsqu'il a pris la parole en séance on a vu des députés insoumis à côté de lui se lever et applaudir comment est-ce que vous jugez ça parce que ça il y a pas un mot dans le communiqué là-dessus mais que ce n'est pas admissible ça n'est pas admissible et c'est pas la seule fois où ça s'est passé c'est vrai qu'on a aussi eu des applaudissements pour Damien Abad enfin mais où est-ce qu'on est là en fait et donc ça n'est surtout il y a des meetings de Jean-Luc Mélenchon qui ont été ouverts avec l'hymne des femmes et en disant on va protéger les femmes on va avoir une autre vision de l'égalité famome on va entendre le besoin absolument de revoir les rapports de domination il y a rien il y a rien et les violences conjugales même si on prend le sujet de la retraite les violences conjugales c'est à l'origine d'arrêt de travail de temps partiel de perte d'emploi de donc en fait ça aussi une conséquence économique c'est violence conjugales moi je ne regarde pas ça parce que ça n'est pas la priorité absolue mais parce que je pense que les violences conjugales par nature doivent être condamnés mais même à regarder un prisme purement voilà du moment politique ça n'est pas votre attachement on est encore de témoigner vous restez membre de la nups vous vous considérez pas que les Europe Écologie Les Verts associés à la France insoumise ça ne peut plus durer dans ces conditions-là et ce piétiner les valeurs auxquelles vous croyez non parce que je pense qu'il faut changer la nups aussi à l'un depuis l'intérieur et qu'en fait là on a une responsabilité la nupes qui est une responsabilité historique qui est que nous sommes la seule alternative à au rassemblement national aujourd'hui donc c'est une la question de notre responsabilité en tant que leader politique est posé et donc elle est posée aussi sur l'autre versant qui est comment va-t-on régler nos problèmes pour faire en sorte d'être cette alternative il a été exclu de son groupe pendant 4 mois son groupe il a demandé notamment de faire un stage de sensibilisation dans une association autour des violences conjugales ce qu'il a fait il est en train de terminer ce stage pour vous il aurait dû être banni à vie de l'espace politique de l'espace politique de se moquer de nous quelles sanctions il a pas arrêté de prendre la parole quelle sanction où est-ce qu'elles étaient les sanctions il avait 4 mois à se taire c'est quand même pas le bout du monde 4 mois c'est la décence qu'il devait au combat pour la protection des femmes quatre mois à se taire c'était pas le bout du monde il a même pas été capable de le faire pourquoi ça suffit en fait ça suffit ce combat là il y a des femmes qui meurent de violences conjugales il y en a su 122 l'année dernière donc on arrête avec ça en fait vous allez le recroiser à l'Assemblée on a obtenu qu'il soit pas dans l'intergroupe de la nups c'est-à-dire l'endroit où les différentes composantes de l'onuce reviennent pour se parler c'est très bien mais encore une fois vous êtes anal croisé est-ce que vous pouvez vous parler est-ce que vous allez vous parler à l'Assemblée je peux pas vous répondre j'en sais rien on va voir comment ça se passe mais je vais pas prioritairement travailler avec Adrien catenas de même que je ne travaille pas prioritairement avec avec d'autres personnes qui sont soupçonnées de d'actes qui sont certes de nature différente mais qui sont graves je pensais notamment à Damien Abad qui lui aussi a été applaudi qui lui a aussi je travaille avec Julien Bayou évidemment je travaille avec une gestion on parlait de gestion catastrophique du côté de les filles même si l'affaire Julien Bayou n'a rien à voir il a pas été jugé condamné pour des violences conjugales on ne parlait pas du même type on parlait pas du même type de d'affaires mais est-ce qu'il y a pas une gestion catastrophique aussi de robes écologie les faire de cette affaire là mais aucun n'est parti aujourd'hui à gauche ne sait gérer ses affaires là ça j'ai pas de problème avec ça et notamment le fait que Europe Écologie Les Verts alors qu'il n'y a pas eu d'enquête disent bah ça y est l'affaire est terminée ça n'est pas possible non plus ça n'est pas possible et je le dis tranquillement aujourd'hui il n'y a aucun parti de la gauche et de l'écologie qui ne sait correctement gérer cette affaire mais oh on peut aussi quand même reconnaître que on essaye on tâtonne et que c'est maladroit que ça ne va pas et que il y a des erreurs qui sont commises etc on peut aussi se dire que à droite il ne se passe rien et qu'elle est lrem c'est encore pire donc bon on arrive au bout merci Sandrine Rousseau merci d'avoir été notre invité ce soir