"La vie doit reprendre" après l'incendie du Gros Bessillon selon Jean-Pierre Véran, maire de Cotignac
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
Racontez-nous.
- 1:21OuverteRéponse directe
Que vous disent les habitants sinistrés ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Pour quelles raisons est-il si difficile d'en venir à bout ?
- 4:45OuverteRéponse directe
La vie doit reprendre, vous voyez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueChiffre
« 1500 hectares sont partis en fumée, c'est catastrophique. »
- 0:15PrésentateurChiffre
« 60 maisons touchées par les flammes, 33 d'entre elles sont détruites. »
- 2:13Invité politiqueFait
« Le feu a fait des ravages, je considère qu'ils sont partis, avec leurs pochettes, c'est tout. »
- 4:52Invité politiqueFait
« j'ai donné instruction, le marché de Cotillen reprend. »
Temps de parole
- Jean-Pierre Veran71 %
- Présentateur18 %
- Présentateur 26 %
- ?5 %
≈ 5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
7h44, nous allons revenir, Florent Le Sceau, sur l'incendie du Gros Bessillon. Il est toujours actif. Les pompiers toujours mobilisés sur ce feu qui a parcouru 4500 hectares en une semaine. 60 maisons touchées par les flammes, 33 d'entre elles sont détruites, notamment à Cotignac, village de la Provence Verte, dont vous êtes le maire, Jean-Pierre Véran. Bonjour. Bonjour. Certains habitants de votre commune, malheureusement, tout perdus. Les pompiers ont pourtant tout fait pour sauver leur maison. Mais malheureusement, ce n'est pas toujours possible. Racontez-nous.
Très
difficile et j'ai une grande pensée pour eux ce matin, comme je l'ai depuis ce sinistre qui a ravagé effectivement une partie de mon beau village de Cotignac, puisque 1500 hectares sont partis en fumée, c'est catastrophique. Et malgré tout, je crois qu'on aurait pu encore avoir de difficultés si les pompiers n'avaient pas été présents sur des sites importants pour barrer ce feu d'une violence inouïe qui a fait des ravages considérables.
Oui, c'est vrai que c'était une vitesse de progression
absolument
hallucinante. Les pompiers qui
ont réussi à empêcher les flammes à
entrer dans le village. Abominable. C'est toute une vie qui parfois part en fumée, une maison, des souvenirs. Absolument. Que vous disent les habitants sinistrés ?
Qu'est-ce qui est le plus douloureux pour eux ?
J'ai pleuré avec eux hier, j'ai reçu une personne qui a tout perdu, qui n'avait plus de documents bien sûr officiels, et en plus qui est malade, gravement malade, et pas de médicaments, pas de vêtements, rien du tout, absolument plus rien. Vous savez, vous ne savez plus comment faire dans cette affaire-là. Alors justement, je les ai pris tout de suite, il y a une cellule psychologique qui se met en place, mais on va tout faire pour les aider, surtout des vêtements d'été, on en a d'ailleurs beaucoup reçu entre-temps, parce qu'ils partent sans plus rien. Vous vous rendez compte, une vie qui s'achève là-dessus, vous avez construit votre maison, et puis d'un coup, il n
'y a
plus rien, mais vraiment, il n
'y
a plus rien, cher monsieur, il n'y
a
absolument plus rien. Le feu a fait des ravages, je considère qu'ils sont partis, avec leurs pochettes, c'est tout. Le monsieur m'a dit, j'ai pris mon téléphone et mon portable, c'est tout ce que j'avais, je n
'ai
pas autre chose, je n'ai plus rien, qu'est-ce que je fais ? Je n
'ai
plus d'habitation, je suis handicapé, on a de gros soucis. Alors bien sûr, on va essayer de voir, avec les voisines, et en particulier la communauté d'agglomération, et le président Brémont, je vous venais parler hier soir, pour essayer de trouver un appartement de plein pied, ou une maison, pour les... Oui, parce qu'il faut... Ce
sont
des choses épouvantables. Il
faut que ces sinistrés soient
évergés, bien sûr. Voilà, parce que vous voyez, il y a le feu, puis il
y
a l'après du feu, surtout quand vous avez tout perdu, et là, j'ai tout de suite fait un courrier à ces gens-là, pour leur dire, écoutez, votre commune, votre maire, toute l'équipe municipale sont derrière vous, on va vous aider du mieux possible, pour essayer de retracer un peu tout ce qu'ils ont perdu, et hier après-midi, d'ailleurs, j'étais avec M.
le préfet qui a fait une belle réunion, il a organisé, et il a fait venir tous les acteurs, les assureurs, les chambres consulaires, etc., l'URSAC, pour tout se mettre en œuvre, je crois que le préfet Duval, et toute l'équipe, ainsi que le contrôleur général du GIS, ont fait un travail considérable, et tout le monde, je crois qu'il faut associer, dans cette terrible épreuve que nous passons, que nous subissons, que ce soit les agriculteurs, que ce soit les commerçants, que ce soit la population, les communes voisines, moi, mes collègues, je vais leur dire une grande coup de chapeau, tous m'ont apporté leur soutien, les maires ont été remarquables, solidaires à tous les niveaux, le président de la communauté d'Ago était derrière moi pendant les trois jours où j'ai énormément souffert, et je continue de souffrir, je crois que cette solidarité, il faut l'exprimer, malgré tout ce qui se
passe,
on est tous solidaires, ça c'est important,
c'est essentiel, dans ces heures très difficiles.
On
va nous permettre
de surmonter ça.
Bien sûr,
ce feu du Gros Bessillon n'est toujours pas fixé, il
y
a encore un
millier de pompiers mobilisés, pour quelles raisons est
-il si difficile d'en venir à bout
?
Écoutez, la situation, vous savez que cette montagne est difficile d'accessibilité, et les moyens aériens sont là pour aider les pompiers, parce que les pompiers font tout ce qu
'ils
peuvent, mais il
y
a des endroits compliqués. quand le Canadair arrive et qu
'il
balance tout un tas de... Ça va bien, vous voyez ? Hier, par exemple, ça repartait sur Coran, le Canadair était là derrière, hop, on a arrêté, mais le feu est stabilisé, il n
'est
pas complètement aujourd'hui arrêté, c'est ça le problème. La vie doit reprendre, vous
voyez
? Par exemple, hier soir, en accord avec le contrôleur général de Rouen, ce matin, j'ai donné instruction, le marché de Cotillen reprend, pourquoi ? Parce que le village était complètement mort pendant cette période, et je veux que la vie reprenne, je veux que les gens comprennent que, bon, on a eu un désastre, mais la vie doit reprendre, vous voyez ? Il ne faut pas, surtout qu'on fait passer sur les réseaux sociaux tout un tas de choses, la
vie doit continuer avec donc la
réouverture, bien sûr, la réouverture de ce marché de Cotignac, ça, c'est le point positif que vous nous donniez ce matin sur ICI Provence. Merci beaucoup, Jean-Pierre Véran, d'avoir témoigné, le maire de Cotignac en Provence Verte. Merci, bonne journée. Et comme le font nos amis d'ici Gironde, ICI Provence peut également servir de relais pour donner un petit coup de main et aider les sinistrés. N'hésitez pas à nous contacter par WhatsApp ou au 04 42 38 0808.