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Discours / meetingyoutube.com· 7 octobre 2026 6 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & famille

Marine Tondelier : "La place de tout le monde aujourd'hui devrait-être au côté des lycéen·nes"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:54Invité politiqueFait
    « n'importe lequel d'entre vous, vous seriez ministre de l'intérieur. Un truc comme ça arrive, que ce soit ce qui est arrivé à lance ou la mâchoire arrachée ou le jeune homme qui a perdu son œil, vous seriez décomposé, mortifié, en train de vous confondre en excuse »
  • 2:33Invité politiqueFait
    « On a des rapports à tous les niveaux y compris la défenseur des droits mais aussi niveaux européens internationaux qui rappellent que l'usage de la force de l'ordre doit être proportionné »
  • 3:40Invité politiquePromesse
    « des adultes, des parents, des mamans avec des casques blancs, des brassards blancs, des vêtements blancs vont assurer une présence dans ces cortèges qui visent à sécuriser en fait la présence de tout le monde »
  • 4:17Invité politiqueFait
    « je rappelle que ce qui est illégal est illégal, que obéir à une consigne illégale est illégal »
  • 4:51Invité politiqueFait
    « les écologistes, on a toujours été pour la non violence, toujours. On a toujours condamné les violences. d'où qu'elles viennent »

Temps de parole

  • Marine Tondelier100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Marine Tondelier

Donc quand j'ai vu ça, je me suis dit bon allez, on suspend le congé de maternité et on vient à Lance ce matin puis à Aras cet après-midi à Paris parce que la place de tout le monde, toute tendance politique confondue devrait être aujourd'hui au côté des lycéens pour deux raisons. Premièrement, parce que leurs revendications sont justes, elles sont légitimes. Être jeune aujourd'hui, c'est avoir le stress de parcours sup. C'est voir vos futurs emplois pris par l'intelligence artificielle. C'est voir la guerre aux portes de l'Europe. C'est voir le climat se dérégler et se demander quelle sera notre vie à 20, à 30 ans, à 40 ans.

Et évidemment qu'on peut être que inquiet pour eux et que c'est logique qu'ils prennent leur destin en main quand on voit le l'état du bâtisolaire, le nombre d'élèves par classe, les rémunérations de leurs profs, les températures, l'été et l'hiver dans leur lycée. Franchement, enfin à leur âge, on aurait fait pareil. C'est ça la vérité. Moi par ailleurs, j'étais au lycée à lance il y a maintenant 25 ans. Ça ne me régénit pas.

Bon, la grosse manif qui a marché marqué mon lycée, c'était celle de 2002 quand Jean-Marie Le Pen était au deuxème tour de la présidentielle et on a marché dans lance sans à aucun moment se dire que notre intégrité physique pouvait être menacée, que ça pouvait mal tourner. Enfin, on a vécu une jeunesse non pas insouciante, faut pas exagérer, mais une jeunesse à une époque où voilà, on manifestait pour nos droits et c'était c'était ça se passait dans un bon état d'esprit et on s'inquiétait pas pour notre santé et notre sécurité.

Et donc quand j'ai vu ces images à lance, j'étais infurieuse de voir qu'il y a des armes, des grenades de désencerclement, des LBD qui sont utilisées en France alors qu'elles sont interdites partout ailleurs en Europe sur le maintien de l'ordre. Deuxièmement, que euh on a un ministre de l'intérieur qui refuse de s'excuser, qui refuse d'appeler à la retenue les forces de l'ordre alors que enfin, excusez-moi, n'importe lequel d'entre vous, vous seriez ministre de l'intérieur.

Un truc comme ça arrive, que ce soit ce qui est arrivé à lance ou la mâchoire arrachée ou le jeune homme qui a perdu son œil, vous seriez décomposé, mortifié, en train de vous confondre en excuse, de dire que vous alliez prendre des menusures fortes pour que ça n'arrive plus. Et là, on a une décontraction au sommet de l'État. never explain, never complain. Alors que never complain alors que c'est la la sécurité de nos enfants qui est en jeu. Et donc je trouve ça si dérangent.

On a des rapports à tous les niveaux y compris la défenseur des droits mais aussi niveaux européens internationaux qui rappellent que l'usage de la force de l'ordre doit être proportionné, qu'elle doit être encore plus proportionnée quand il s'agit de mineur évidemment. Et donc je ne sais pas ce qui s'est passé dans ce pays pour que les images qu'on voit défiler sur les réseaux sociaux ne suscitent pas d'excuses chez les représentants ministériel de l'éducation ou à l'intérieur. Et c'est enfin c'est une faute politique lourde mais c'est aussi un manque cruel d'humanité.

Et je le dis, on a aujourd'hui un pouvoir macroniste qui peut même pas dire "Je retire ma réforme" puisque ces manivres sont pas comme à l'époque elles étaient sur une réforme où il suffisait quelque part de retirer la réforme pour que le calme revienne. Là c'est pour toute leur œuvre. Donc c'est compliqué et c'est compliqué aussi de se dire qu'un pouvoir macroniste est dans une telle inertie par rapport au dérapage qu'on est en train de vivre et la sécurité de nos enfants qui est menacé. Et on se dit mais si en 2027 l'extrême droite gagne, ça va être quoi les manifestations dans ce pays ? Donc le sens de notre présence ici, c'est un soutien total et revendication des lycéens.

C'est aussi évidemment un cri d'alerte sur la manière dont est organisé le maintien de l'ordre dans ce pays. Maintien de l'ordre, les mots ont un sens he et je pense pas que c'est ce qui est fait aujourd'hui le rôle du ministre de l'intérieur, c'est qu'on puisse exercer notre droit manifesté et qu'on puisse le faire en sécurité. Et puis en réalité, s'ils sont pas capables de comprendre tout ça, et ben il faut qu'ils démissionnent. À un moment, la question se pose vraiment fort et en tout cas pas à nous mais à eux.

Donc voilà le sens de notre présence aujourd'hui et aussi je pense une présence qui vise à à apaiser les choses, à s'assurer que les choses se passent bien comme on l'a fait dans plein d'autres manifestations. On lancera tout à l'heure l'initiative d'Aaron Daron et l'initiative de Porriarmir Shai qui est député écologiste de Paris où des adultes, des parents, des mamans avec des casques blancs, des brassards blancs, des vêtements blancs vont assurer une présence dans ces cortèges qui visent à sécuriser en fait la présence de tout le monde. Marine Tondelier, vous dites la question se pose.

Vous appelez à la démission d'Edouard Gefray le ministre de l'éducation nationale et de Laurent Nouz le ministre de l'intérieur. Ben moi, j'ai appelé hier dans mon communiqué la démission du ministre de l'intérieur en disant que vraiment le le fait de refuser d'appeler à la retenue c'est quand même complètement lunaire. Enfin, il y a 25 ans, franchement, un fait pareil sera arrivé, je parle même pas de 2 3 4 5 parce que ça déferme tous les jours.

Vous vous auriez dit "Ben évidemment, il doit s'excuser et s'il est pas capable de comprendre ce qui se passe, il doit démissionner évidemment." Moi, je regarde sur les réseaux sociaux, les manifes un peu partout en France, enfin les les les vidéos qui circulent, on voit des choses illégales dans ces manifes. Et donc, je rappelle que ce qui est illégal est illégal, que obéir à une consigne illégale est illégal et je ne comprends pas que ça alerte pas plus et je trouve que c'est géré vraiment dans une demi-mesure la plus totale. On a vu aussi des images de lycée brûlé, de professeurs agressés. Est-ce que c'est aussi un appel au calme que vous lancez à l'encontre des lycéens ?

Mais vous savez, les écologistes, on a toujours été pour la non violence, toujours. On a toujours condamné les violences. d'où qu'elles viennent. Donc il y a pas de problème là-dessus. Mais je trouve que le traitement médiatique qui vise chez certains à être omnubilé par chaque poubelle qui brûle et pas être choqué par les enfants qui ont des mutilisations irréversibles, il y a un truc que je comprends pas. C'estd que là on parle de nos enfants et de dans quel état ils vont venir de manifes qui sont légitimes, qui sont légales et légitimes. Donc voilà. Après, il y a des casseurs comme dans tout mouvement social dont le but n'est pas forcément le bien-être des lycéens, ça c'est certain.

Mais je trouve qu'il y a parfois un amalgame entre dire "Ah mais les lycéens ils brûlent et cetera." Il y a les casseurs d'un côté, il y a les lycéens qui manifestent de l'autre, il y a nous qui essayons de faire que ça se passe le mieux voilà euh ici aussi. Mais c'est pas la même chose. Voilà. Et en fait, j'aimerais qu'on puisse se concentrer sur le fond des revendications qui encore une fois sont importantes pour l'avenir de nos jeunes.