Emmanuel Macron sur la crise du carburant : "Ma priorité c'est de baisser les prix"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut s'attendre à des pénuries de carburant ?
- 1:54RelanceRéponse partielle
Vous n'en êtes pas certain ?
- 4:35OuverteRéponse directe
Avez-vous évoqué le sujet avec Donald Trump ?
- 5:19RelanceRéponse partielle
Vous n'avez pas obtenu la garantie qu'il ne la prendra pas ?
- 6:41OuverteRéponse partielle
Ça va durer combien de temps ?
- 7:25OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce que c'est possible ailleurs et pas chez nous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20Emmanuel MacronPromesse
« On a tout fait pour février, mars, avril prochain »
- 1:54Emmanuel MacronPromesse
« D'ici à la fin de l'année, on s'est mis en situation d'avoir ce dont on a besoin en diesel, en gaz, en fioule »
- 2:34Emmanuel MacronChiffre
« On sera dans quelques semaines à 80 % de nos stocks qui sont pleins »
- 4:35Emmanuel MacronChiffre
« La France, elle apporte la moitié de son gasoil »
- 5:19Emmanuel MacronFait
« On n' jamais de garantie à cet égard avec Donald Trump »
- 8:42Emmanuel MacronChiffre
« La France a beaucoup plus aidé que les voisins »
- 11:12Emmanuel MacronChiffre
« Sur un mois, baisser 20 centimes, c'est 1 milliard d'euros »
- 11:48Emmanuel MacronChiffre
« Les dépenses qu'on a faites sur ces 10 dernières années, ça a été 1/3 pour protéger les Français des crises »
Temps de parole
- ?100 %
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Autre conflit et vous en avez dit un mot à l'instant qui explique la flambée des prix des carburants qui impacte la vie des Français très durement, c'est le blocage d'ormous et la situation de tension [soupir][souffle coupé] dans le D3 Babel Mandb en mer rouge. Est-ce qu'il faut s'attendre à des pénuries ? Monsieur le président, on fait tout pour les éviter. D'abord, je vais ici dire que on est tous très conscients autour de cette table de ce que vivent nos compatriotes, c'est-à-dire de la montée des prix à la pompe dans le carburant. Et donc c'est terrible pour beaucoup de familles, terrible pour beaucoup de nos compatriotes qui ont qui sont obligés de d'utiliser leur voiture pour aller travailler, pour aller voir des proches. Je vois que certains sont obligés de
renoncer à des choses de la vie les plus intimes et ils ont beaucoup monté ces dernières semaines et ils ont évidemment monté quand on prend depuis février le début de la guerre. Et il y a évidemment aussi ce qui va arriver pour le plein du fioule à la maison et le gaz cet hiver. Face à ça aujourd'hui nous nous voulons agir d'abord diplomatiquement parce que la cause de tout ça c'est la condition ce sont les circonstances géopolitiques. Donc sur l'Ukraine c'est cette proposition de moratoire ce qu'on va continuer de faire ça dépend pas que de nous. Ensuite, on a 20 % du gaz, du diesel, du pétrole brut, enfin des produits raffinés du gaz qui sortent de cette région, c'est-à-dire du golfe persique. Et donc le cœur de notre action, ça va être d'essayer de faire
baisser la tension pour qu'on ça puisse ressortir le plus facilement possible. Mais la question que je pose les Français, c'est carburant, vous venez d'en parler, fuel domestique avec lequel ils vont se chauffer et le gaz. Et ce que vous dites ce soir aux Français qui vous regardent, il n'y aura pas de pénurie de fu domestique et de gaz cette semaine, la semaine prochaine jusqu'au printemps prochain. Alors cette semaine, la semaine prochaine, dans les semaines et les mois qui viennent, on a tout fait pour février, mars, avril prochain. C'est-à-dire qu'est-ce qu'on a fait ? Et c'est le cœur de notre activité diplomatique ces dernières semaines en particulier. Vous m'avez vu recevoir, prince héritier d'Arabie Saoudite, le premier ministre d'Irak, les dirigeants
jordaniens libanais qui sont dans cette région pour faire passer les tubes. J'ai vu également le président nigérien beaucoup de nos fournisseurs pour sécuriser nos volumes. Donc je peux vous dire que d'ici à la fin de l'année, on s'est mis en situation d'avoir ce dont on a besoin en diesel, en gaz, en fioule. Donc ça oui, ça c'est ça c'est 90 jours au-delà. Mais si la crise devait empirer ou durer, on va continuer d'agir pour ne pas être confronté à ces à ces risques d'approvisionnement. Mais vous n'en êtes pas certain. Non, mais on d'abord on s'est donné toutes les chances par notre action. Ensuite, on a des stocks et nous on les a reconstitué en gaz. C'est-à-dire que là, on sera dans quelques semaines à 80 % de nos stocks qui sont pleins. Ce qui est l'objectif qu'on s'est donné au
niveau européen. Donc nous français, on a fait le travail et on a on a des stocks aussi de pétrole. Et donc qu'est-ce qu'on va faire dans les prochaines semaines ? continuer de sécuriser ses volumes, faire le travail diplomatique et donc tout faire par une discussion avec les Iraniens, les Omanés pour rouvrir ce D3 d'ormous. Regardez les prix du diesel et et de l'essence, ils étaient à 1,90 à la fin de l'été, enfin à la fin du mois d'août. Donc ils ont beaucoup monté parce qu'il y a eu des tensions. Donc on va essayer de rouvrir cette voie. Ensuite, vous l'avez dit, il y a plusieurs millions de barils qui circulaient à travers l'Arabie Saoudite et qui sortaient en mer rouge dans ce qu'on appelle le site de Yambou. Bon, il a été très abîmé par une attaque des
outils. Nous nous engageons pour le sécuriser. Avec quel moyen ? Et donc aujourd'hui, c'est la discussion que nous avons finalisé avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site. Pas nous engager dans quelques conflits mais protéger ce site. Pas d'aviation, des rafales. On verra l'évolution est selon les besoins, vous on en a dans la région. Mais en tout cas, on se met en situation de protéger ce site parce que sortait il y a quelques semaines de là chaque jour plus de 5 millions de barils. Bon, donc c'est pas négligeable. Donc ça c'est la première le premier levier, notre action directe. Dès qu'on détend un de ces endroits, l'impact il est immédiat à la
pompe. En 2 jours, [raclement de gorge] vous le voyez à la pompe. Bon, ensuite on essaie de diversifier les sorties. C'est ce qu'on fait à travers l'Irak, la Syrie. Ça prend un peu plus de temps, mais c'est un signal de marché. Et puis qu'est-ce qu'on va faire ? On va utiliser nos stocks. Et donc c'est pour ça que je vais réunir les pays du G7 comme vous savez la France à la présidence et qu'on va regarder pour si le s'il y a besoin à ce moment-là dans quelques jours libérer des stocks à nouveau pour détendre le marché. Mais on a ces stocks, ils existent. Monsieur le président, est-ce que vous avez évoqué le sujet avec Donald Trump ? Oui, on a appris que Donald Trump a menacé de ne plus vendre son diesel aux étrangers pour le réserver aux Américains pour
faire baisser les prix du diesel aux États-Unis. La France, elle apporte la moitié de son gasoil. Donc s'il met sa menace à exécution, là c'est catastrophique. Alors d'abord la France, vous avez raison en moyenne on est entre 600 et 700000 baril jour. On en raffine à peu près 60 %. On en raffine 400000 par jour chez nous. C'est une chance et on en importe environ 300000. On a quand même plus ou moins sécurisé ces volumes et nos grands fournisseurs, ce sont les Nigérians, ce sont justement les Saoudiens, c'est sur le marché mondial. Donc on n'est pas directement dépendant. Par contre, une telle décision, elle aura un impact et les prix monteront sur le diesel monde. Donc elle est mauvaise. Oui.
Et je pense que tous les experts qu'il a autour de lui et tous les raffineurs américains ne peuvent lui dire que la même chose, cette décision serait mauvaise. Pas simplement pour le reste du monde, pour l'économie américaine aussi. Mais vous n'avez pas obtenu la garantie qu'il ne la prendra pas. Alors, on n' jamais de garantie à cet égard avec Donald Trump. Jamais. Par contre, je peux vous dire une chose, ce serait pas une bonne décision pour son pays et son économie. Maintenant, qu'est-ce que je vais lui proposer justement entre grands pays, entre grandes économies, ce qu'on appelle le G7, bah de nous mettre autour de la table ou autour d'un écran pour lui dire au lieu de faire ça, si vous voulez baisser les prix pour chez vous comme pour chez nous, peut-être devons-nous
réfléchir à libérer ce qu'on appelle des stocks stratégiques, mais de manière coordonnée, ça mettra un peu plus de volume sur le marché, ça le fera baisser. Et puis après ce que j'ai ce sur quoi j'essaie de l'engager c'est de dire il y a le conflit avec l'Iran, c'est une chose. Il y a les discussions sur le nucléaire iranien qu'il faut avoir parce que il en va de la sécurité mondiale mais il faut essayer de mettre la question d'ormous à part. Alors c'est ça plaide préc mais revenons au français. Il se demande ce soir combien de temps ils vont payer le 95 le gazol à un prix record. Ça n'est jamais arrivé ces 50 60 dernières années. Ça va durer des semaines. Vous voyez la fin de ça pour les Français vous dites "On verra si on arrive d'abord." Je dis pas on
verra, je me bats chaque jour et je suis on est tous ensemble et je suis à leur côté. Et donc moi ma priorité c'est vraiment de baisser les prix. Et donc pour baisser les prix on doit régler ces sujets. D'abord éviter les surraaccidents. Donc pas de d'interdiction d'export américaine, essayer de libérer des stocks et d'essayer de recréer de la fluidité à Ormouse, en mer rouge et cetera. Ça peut durer com ça va durer combien de temps ? Donc si les choses s'améliorent dans les prochains jours, les prix baisseront vite. Regardez, avant qu'il y ait une tension accrue sur Hormous et cet épisode en Arabie Saoudite, on avait des prix du diesel et du Samplomb qui étaient en 90. Oui, mais vous dites si vous n'êtes pas vous n'êtes pas prise totale sur les parce que moi je mets le maximum de
poids et je m'engage mais ces décisions ne dépendent pas de nous simplement. Donc c'est pour ça que dans cette période, le gouvernement agit pour pouvoir accompagner et accompagner des filières économique qui en ont le plus besoin ou accompagner les Français qui roulent le plus pour un peu réduire leur fa. Certains ont d'autres options. Certains pays européens, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, la Belgique ont décidé simplement et on l'entend ça aussi dans le débat public hein, de baisser les taxes, de plafonner les prix. Pourquoi est-ce que c'est possible ailleurs et que c'est pas possible chez nous ? parce que là pour le coup ça reposerait pas sur le résultat d'une diplomatie mais sur des décisions. D'abord parce que je pense que notre intérêt c'est plutôt de baisser les prix
avant de baisser les taxe parce que sinon on ferait payer au contribuable français les conséquences de la géopolitique. Il faut plutôt essayer de se mobiliser. La France a une grande diplomatie. On pèse et on est présent dans cette région donc on peut avoir des résultats. On a la présidence du G7 donc faut d'abord faire ça. Maintenant le gouvernement ne reste pas les bras ballants. Il agit et il a raison et il accompagne. Non mais quand les autres dépensent des milliards, nous on a dépensé 450, on a débloqué 450 millions avant-hier. C'est pas la même mesure. Regardez. Regardez parce que leurs caisses à eux ne sont pas vides et nos caisses sont vides. Mais ça fait des semaines que raison, moi j'entends le débat public. On dit vous français, vous avez beaucoup
trop aidé les autres. Il y a pas une matinée où un chroniqueur ne fait pas un bilan disant "C'est terrible avec ce président, regardez tout ce qu'ils ont dépensé pendant le Covid." Non mais c'est factuel. Mais donc pendant le Covid, pendant la crise des du gaz et des carburants entre 2022, la France a beaucoup plus aidé que les voisins. Et donc les mêmes qui nous ont dit tout ça, on peut pas me suspecter de ne pas de ne jamais m'être engagé auprès des Français dans les tendures. On l'a toujours fait. Mais les mêmes qui me disaient "Vous avez beaucoup trop aidé malheureux". Là, ils me disent "Vous aidez pas assez". Mais vous le regrettez par exemple ça aujourd'hui quand vous on voit que les taux d'intérêt pour la [raclement de gorge] France sont à 4,6 % et qu'on emprunte plus cher que
l'ensemble des pays de la zone euro. Est-ce que vous le regrettez ce quoi qu'il en coûte ? Non, je ne regrette pas du tout le quoi qu'il en coûte et d'ailleurs je constate qu'au moment où on l'a fait, il y avait pas un responsable politique pour nous dire il faut baisser ceci ou cela, pour nous dire n'aidez pas les restaurateurs, ne faites pas du chômage partiel, n'aidez pas ici ou là, pas un. qu'ensuite quand on a aidé les Français à juste titre face à la crise de gaz ou des carburants, les partis d'opposition y compris des responsable aujourd'hui engagé dans la campagne nous disait si vous ne faites pas x centimes de plus on vous censure, on fait tomber le gouvernement pas un. Ce que je regrette c'est que les réformes que j'avais engagé à côté pour améliorer les finances publiques, elles
il les ont bloqué. La réforme de retraite. Mais bien sûr parce que les pays dont vous parlez, quelle est la grande différence avec la France ? C'est que ce sont des pays qui pour l'Allemagne il y a 25 ans ont fait les grandes réformes sociales pour que leur modèle s'adapte au vieillissement qui quand on parle de l'Espagne ou de l'Italie ont fait en 2010 leur réforme sociale. Nous nous ne les avons pas faites suffisamment. Je le prends pour moi, j'ai pas réussi à convaincre les forces politi mais je me suis présenté en 2022 avec une réforme des retraites. J'ai été élu sur celle-ci. J'ai pas réussi à la faire parce que je n'ai pas convaincu. Donc je me défausse pas de mes responsabilités. Mais ce que je veux vous dire, juste que je veux vous dire ici c'est que
aujourd'hui la réponse du gouvernement elle est proportionnée. Est-ce qu'on peut faire plus ? Oui, bien sûr qu' on laissera pas les Français tomber, le gouvernement sera à leur côté, mais il faut le faire en regardant aussi l'évolution des prix. Donc aujourd'hui, le gouvernement a dit on aide un peu plus de 5 millions des des grands rouleurs français et puis on aide les filières. Je crois que le gouvernement c'est bien. Ensuite, ceux qui disent "Fudrait baisser les taxes." Bah sur un mois, baisser 20 centimes, c'est 1 milliard d'euros. Ces taxes là, elles servent à quoi ? Elles servent à financer des dépenses de l'État. Elles servent à financer des dépenses des collectivités locales, c'estàd financer la dette de vos régions. Non, non, non, non, non, non. Tout dans le budget, notre déficit
accroit la dette. Mais aujourd'hui, cette taxe-là, elle financent des dépenses concrètes de l'État, des régions, des départements et des communes et de la sécurité sociale. Et donc ce que je vous dis, c'est que quand on a beaucoup aidé les Français en 2022, et je ne le regrette pas, nos taux d'intérêt étaient quasiment nuls. Aujourd'hui, vous avez une montée des taux d'intérêt partout dans le monde, pas que la France, partout dans le monde. Chez nous ailleurs. Mais parce que nous sommes plus exposés, parce que nous sommes moins vertueux, parce que nous avons moins économisé. Oui, mais donc ne m'incitez pas à à être encore davantage. Peut-être allez-vous dépensé à mauvaise écient, c'est cela que les Français vous disent. Mais non, mais ce que je vous dis, je ne
crois pas et je défends ça. Je vais aller au bout du raisonnement sur les taux. Mais ce que je veux bien vous faire comprendre, c'est que les dépenses qu'on a faites sur ces 10 dernières années, ça a été 1/3 pour protéger les Français des crises à peu près. Covid et énergie, ça a été 1/3 pour préparer la France à l'avenir, c'est-à-dire baisser les impôts. Ça a été doubler le budget des armées, ça a été faire de l'attractivité, financer nos innovations, notre recherche d'intelligence artificielle et ça a été un/ers parce qu'on a pas assez réformé le modèle social. Bon, je ne regrette rien des deux premiers tiers. Je regrette de ne pas avoir été assez efficace et rapide sur le dernier. Mais après, c'est simple, j'entends beaucoup les oppositions, c'est on peut faire demain 3 % de
déficit en France. Revenez au budget des armées comme il était au début de mes 10 ans. Vous avez 30 milliards de moins. C'est pas ça qui explique les 1400 milliards det soyons très concret. Ça fait un point de moins de déficit. Revenez sur les baisses d'impôts sur les ménages. Remettez la taxe d'habitation. Remettez les impôts sur le revenu supprimé et la redevance télé. Ça fait un autre point de moins. Revenez sur ce qu'on a fait sur l'hôpital et les grands services publics, ça fait même encore plus d'un point. Donc c'est très simple de faire les choses. Donc ce que je veux vous dire c'est que ne caricaturons pas ce que nous avons fait collectivement. Nos services publics, nos armées, notre recherche le méritait et la protection des Français le méritait. On s'est pas
assez vite réformé parce qu'il y a pas eu de consensus. Je regant carburant. Aujourd'hui, ceux qui vous disent de manière démagogique, baissons les taxes parce qu'ils veulent même pas essayer de baisser les prix. Moi je leur dis d'abord essayons de baisser les prix. C'est mon boulot, c'est notre action internationale. Mais baisser les taxes ne peut se faire que si vous m'expliquez comment vous baissez les dépenses. Sinon, c'est de la démagogie et ces baisses de taxes, vous les payez immédiatement par votre crédit. Pense la TV. Je dis juste que si vous ne savez pas dire comment vous les financez au même moment, ça veut dire que la conséquence et vous le voyez bien, les taux d'intérêt monte partout dans le monde. C'est une crise mondiale. Hier, les taux d'intérêt ont monté, c'est surtout les
États-Unis qui tirent ces taux. Ils sont plus hauts que nous. Et donc si vous êtes dans la démagogie budgétaire, vous le payez au carré. Et donc ceux qui proposent de baisser des taxes sans le financer, ils vous feront payer tout de suite le coût dans vos crédits d' crédit consommation, vos crédits automobiles ou vos emprunts. Ils disent qu'ils entendent le désespoir des Français. Mais moi je l'entends aussi, vous savez nul n' nul n'a le monopole de cette écoute. La seule question c'est est-ce que vous agissez en responsabilité ? Ce que j'ai toujours essayé de faire en étant au côté de nos compatriotes et vous l'aviez dit vous-même, on les a beaucoup aidé durant ces 10 ans. Je n'ai jamais laissé les Français de côté. Monsieur, est-ce qu'on est-ce qu'on le
fait en responsabilité ou est-ce qu'on le fait en démagogie ? La grande différence avec ce qu'on a pu connaître par le passé comme au moment de la crise des gilets jaunes, c'est qu'aujourd'hui la hausse que nous vivons et que nous avons vécu durant ces derniers mois, elle n'est pas due à une décision gouvernementale ou à une hausse des tactes. Elle est d à des conditions géopolitiques. Et donc je veux d'abord peser sur celle-ci. Alio.
Emmanuel Macron