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Podcast / conversationBACKSEAT· 12 juin 2026 54 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalJusticeSolidarités & familleInstitutions & élections

Le reste de la gauche court après Mélenchon - l'Actu de la semaine

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 61 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 54 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:56OuverteÉludée

    Est-ce qu'il a soufflé tout le monde, Jean-Luc Mélenchon, avec ce meeting ?

  • 3:16OuverteRéponse partielle

    Quels éléments concrets Mélenchon a-t-il donnés sur le fond ?

  • 4:20RelanceRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas trop vague pour l'instant ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    C'est une démonstration de force de Mélenchon ou de faiblesse du reste de la gauche ?

  • 13:27OuverteÉludée

    Réaction à la déclaration de Mélenchon : « La primaire est finie, c'est nous qui avons gagné l'honneur de marcher en première ligne »

  • 18:17OuverteRéponse partielle

    Comment est reçue la main tendue de LFI par les écolos et les communistes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46PrésentateurFait
    « Jean-Luc Mélenchon a donné une grande démonstration de force pour reprendre l'élément, la phrase qui a été utilisée par absolument tout le monde et beaucoup d'observateurs. »
  • 0:49PrésentateurChiffre
    « La France insoumise revendique 26 000 participants. »
  • 3:16PrésentateurPromesse
    « Le SMIC à 1 700 euros, une loi de lutte contre la concentration des médias, l'abrogation de la réforme de retraite, puis éventuellement la retraite à 60 ans, on verra. »
  • 3:27InvitéFait
    « Il y a parlé de régionalisation écologique. »
  • 3:34InvitéFait
    « Il veut refaire les régions selon les bassins versants. »
  • 11:36InvitéFait
    « Il va y avoir des désistements individuels, enfin, il va y avoir des ralliements individuels ou par petits paquets qui vont aller vers Mélenchon depuis le Parti communiste, depuis les écologistes et peut-être ailleurs. »
  • 13:31PrésentateurFait
    « « La primaire est finie, c'est nous qui avons gagné l'honneur de marcher en première ligne. Ceux qui n'ont aucune chance d'accéder au second tour devraient se garder de nous empêcher d'essayer de le gagner. » »
  • 25:50InvitéChiffre
    « Sur 10 euros dépensés par les États européens dans le numérique, c'est 8 euros qui finissent dans les poches de gérants comme Google ou Microsoft. »
  • 25:59InvitéChiffre
    « Au total, c'est 264 milliards d'euros d'argent public qui vont vers des entreprises américaines chaque année. »
  • 25:54InvitéChiffre
    « c'est 8 euros qui finissent dans les poches de gérants comme Google ou Microsoft »
  • 25:56InvitéChiffre
    « Au total, c'est 264 milliards d'euros d'argent public qui vont vers des entreprises américaines chaque année. »
  • 26:04InvitéFait
    « les multinationales du web collectent et utilisent nos données. »
  • 26:19InvitéFait
    « un mouvement est en train de se créer pour organiser la sortie massive des GAFAM. »
  • 26:59InvitéFait
    « un second tour Bardella-Mélenchon. »
  • 29:09InvitéFait
    « il n'a pas envie que ce soit ni ce petit con de Gabriel Attal, ni ce connard d'Édouard Philippe. »
  • 37:02PrésentateurFait
    « Liana, 11 ans, retrouvée morte quelques jours après sa disparition à la sortie de son collège dans le Gers. »
  • 37:10PrésentateurFait
    « Le principal suspect dans cette affaire était déjà visé par une plainte pour viol sur mineurs l'an dernier, sauf qu'il n'a pas été entendu par la police. »
  • 41:00InvitéFait
    « Jean-Jacques Hurvois, ministre de la justice sous François Hollande, avait lui-même parlé à l'époque d'une justice clochardisée. »
  • 41:22InvitéChiffre
    « On est complètement à la ramasse. On devrait probablement avoir trois fois plus de personnel. »
  • 45:16InvitéFait
    « la France est le quatrième hébergeur de contenu pédopornographique au monde. »
  • 50:25InvitéFait
    « Darmanin a bénéficié de ce système-là »
  • 50:58InvitéFait
    « on sait que chez les magas américains la pédophie c'est quelque chose qui a été beaucoup avancé le pizza gate etc »
  • 51:31InvitéFait
    « quand on s'informe un peu sur le sujet on voit que ça ne marche pas tellement »
  • 52:51InvitéFait
    « il y a un bon nombre d'établissements dans le cadre desquels les heures ne sont pas suivies »

Temps de parole

  • Invité28 %
  • Présentateur26 %
  • Invité 221 %
  • Invité 317 %
  • ?7 %

≈ 30,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

On

0:04
Présentateur

a créé une cagnotte Ulule dédiée, spécifiquement destinée à financer des émissions pour la fin de la saison. En fonction de ce qu'on récoltera, on fera une, deux, trois, quatre émissions. Tout est envisageable, ça dépendra de votre soutien. C'est grâce à vous qu'on fait Backseat, je vous le rappelle. Et là, on a besoin de vous. Mesdames et messieurs, c'est la dernière émission de la saison Backseat. L'occasion de faire un dernier petit point sur la campagne présidentielle avant la rentrée de septembre prochain. Il va peut-être se passer plein de trucs cet été, on va en parler. On va faire le tour ensemble des meetings, des candidatures de ce début de campagne.

L'événement, c'était le week-end dernier, le premier meeting de campagne de Jean-Luc Mélenchon qu'il a tenu dans le désormais fief insoumis de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. La France insoumise revendique 26 000 participants. Jean-Luc Mélenchon a donné une grande démonstration de force pour reprendre l'élément, la phrase qui a été utilisée par absolument tout le monde et beaucoup d'observateurs. Est-ce qu'il a soufflé tout le monde, Jean-Luc Mélenchon, avec ce meeting ?

1:01
Locuteur

Ouais.

1:03
Présentateur

Là, personne n'a rien à dire, d'accord. On va enchaîner, on va parler

1:06
Locuteur

de la partie socialiste.

1:08
Présentateur

C'était carré.

1:09
Invité

C

1:10
Locuteur

'était une

1:11
Invité

belle démonstration de force. Non, mais tu étais, toi ? Comment

1:17
Locuteur

ça ?

1:17
Invité

Non, mais j'ai regardé quand même. Il paraît que le son était dégueulasse sur place. Le son sur place, oui, mais même ne pas sur place, c'était pas terrible. Non, moi, j'ai beaucoup aimé l'intervention d'Éric Vuillard. Oui, t'avais dit. C'est qui ? C'est un auteur. Écris

1:31
Locuteur

-moi.

1:31
Invité

Tu

1:31
Locuteur

expliques

1:31
Invité

pour

1:31
Locuteur

les gens qui nous écoutent. Oui,

1:32
Invité

parce qu'en fait, il aime bien agréger des soutiens un peu intellectuels.

1:36
Locuteur

Il y avait Annie Ernaud, qui est

1:38
Invité

au prix Nobel de littérature, maintenant. Ça, c'est pour la gauche

1:40
Locuteur

cave.

1:41
Invité

La gauche cave

1:42
Locuteur

? Un

1:42
Invité

petit

1:42
Locuteur

peu, quand même. Tu dis gauche cave, toi.

1:43
Invité

Bah oui.

1:44
Locuteur

La gauche qui

1:45
Invité

va chez Nicolas. C'est la gauche qui fait le tour des petites caves.

1:50
Locuteur

Cave

1:51
Invité

à un hâte. Un vin, super sympa. Et Éric Vuillard, qui est pris Goncourt, je crois, 2016. Pour l'ordre du jour. Pour l'ordre du jour, exactement. Qui racontait les liens entre les patrons et les nazis. Et très beau discours d'Éric Vuillard, si vous voulez écouter ça. Sinon, il

2:10
Locuteur

y

2:10
Invité

a Balibagayoko aussi, qui a pris la parole. Et puis Jean-Luc, qui a fait un discours très court, par rapport à ce qu'il fait d'habitude. Il était un peu au

2:17
Locuteur

pas

2:17
Invité

de course, il lisait sa

2:17
Présentateur

feuille.

2:18
Locuteur

Il

2:18
Présentateur

n

2:18
Locuteur

'a

2:18
Présentateur

pas fait de

2:18
Locuteur

sortie comme aujourd'hui. On n'a pas le temps, on n'a pas le temps.

2:21
Présentateur

On en avait déjà parlé sur Backseat avec toi. C'est ce côté Jean-Luc Mélenchon sous contrôle, qui ne

2:24
Locuteur

veut

2:24
Présentateur

pas faire de dérapage, qui se maîtrise, qui se tient.

2:27
Locuteur

C

2:27
Présentateur

'est ce qu'on appelle parfois affectueusement le papy Jean-Luc. Ce n

2:30
Locuteur

'est

2:30
Présentateur

pas le Grumpy Cat qui hurle sur tout le monde. C'était aussi ça, cet exercice maîtrisé de sa part.

2:34
Locuteur

Et

2:34
Présentateur

moi,

2:35
Locuteur

je

2:35
Présentateur

pense qu'on est parti pour un an de ça.

2:36
Locuteur

Et

2:36
Invité

à la fin, quand il a dit, bon, je vais aller vers ma conclusion. Les gens,

2:39
Locuteur

ils

2:39
Invité

ont fait, non, on n

2:40
Locuteur

'en

2:40
Invité

veut plus. Il a fait, oui, non, sinon je vous relis la feuille. Ça veut vraiment dire qu'il avait prévu ses trucs et on ne sort pas du... Parce qu'il sait que quand il part, il part. Donc, il ne

2:49
Locuteur

faut

2:49
Invité

pas qu'il parte. Là, il a plutôt épargné ses camarades de gauche. Il n

2:53
Locuteur

'a

2:53
Invité

pas dit grand-chose dessus. Il a plutôt défoncé la droite et l'extrême droite. Il y avait un peu de tout. Il y avait un peu de Nouvelle-France, un petit peu d'économie, un petit

3:00
Locuteur

peu

3:00
Invité

de trucs.

3:00
Présentateur

Oui, c'est ça. Alors, c'était un discours que j'ai trouvé, effectivement, qui brossait quand même assez large. Encore une fois, c

3:05
Locuteur

'est

3:05
Présentateur

un lancement de campagne présidentielle. On n'est pas encore au moment où il faut faire des propositions extrêmement précises et chiffrées. Ce n

3:11
Locuteur

'est

3:11
Présentateur

pas trop ce moment-là de la campagne. C'était beaucoup sur des thématiques. Il a quand même donné sur le fond quelques éléments, mais aucune surprise. Le SMIC à 1 700 euros, une loi de lutte contre la concentration des médias, l'abrogation de la réforme de retraite, puis éventuellement la

3:24
Invité

retraite à 60 ans, on verra. Il y

3:27
Locuteur

a

3:27
Invité

parlé de régionalisation écologique. Je demande encore à comprendre ce que c'est exactement. J'ai un peu bugué, moi aussi. Je n

3:34
Locuteur

'ai

3:34
Invité

pas compris. Il veut refaire les régions selon les bassins versants. Oui,

3:37
Locuteur

mais ça veut dire quoi ? Attends,

3:38
Présentateur

tu veux dire qu'il

3:38
Locuteur

va

3:38
Présentateur

nous faire une réforme territoriale sur des bassins versants ? Oui, mais ça nous avance à quoi ? Je

3:43
Locuteur

ne sais rien, moi, tu lui demanderas quand il

3:45
Invité

viendra sur Baxé, il me dit, raconte-nous cette histoire de refaire la carte des régions. Je ne sais même pas ce que c'est.

3:50
Locuteur

Refaire la carte des régions

3:51
Invité

? Est-ce que les bassins de vie ne correspondent pas forcément aux bassins versants

3:55
Locuteur

? Et du coup,

3:55
Invité

il y

3:55
Locuteur

aura

3:55
Invité

combien de régions ? Oui, c'est rien. Il

3:57
Locuteur

y a

3:57
Invité

cinq

3:57
Locuteur

fleurs. Est-ce qu'il y a une

3:59
Présentateur

région

3:59
Invité

de Meuse ?

4:00
Locuteur

Peut-être les plus

4:00
Présentateur

jeunes d'entre vous qui n'ont pas connu la loi NOTRe et le passage de 22 à 13 régions qui a déjà été un

4:04
Locuteur

psychodrame de l'espace.

4:05
Présentateur

Qu'est-ce qu'on a ri à cette époque-là ? C

4:08
Locuteur

'est pour la

4:08
Invité

gestion de l'eau. Oui, d'accord. Mais ce

4:11
Locuteur

n'est pas

4:11
Invité

une compétence du conseil régional.

4:12
Locuteur

Oui, mais du

4:13
Invité

coup, est-ce qu'il veut mettre de nouvelles compétences ?

4:15
Locuteur

Bref,

4:16
Présentateur

il n

4:16
Locuteur

'y a

4:16
Présentateur

pas de proposition qui sorte de l'ordinaire à ce stade de la part de Jean-Luc Mélenchon

4:19
Locuteur

? Ça, ça sort

4:20
Présentateur

un

4:20
Locuteur

peu de l

4:20
Présentateur

'ordinaire, ça. Non

4:21
Locuteur

?

4:21
Présentateur

C

4:22
Locuteur

'était

4:22
Présentateur

tellement pas précis que là, pour l'instant, moi, je n'ai que des questions. Je ne comprends pas très bien quelle était cette idée-là.

4:26
Locuteur

Est-ce que c'est pas lui qui

4:27
Invité

vient au lieu de Noël Barreau ? Mais

4:30
Locuteur

respect, monsieur le ministre.

4:32
Invité

Là, c'était le premier meeting. Il était là pour rassembler les troupes et faire un truc. Tout le monde est d'accord.

4:37
Locuteur

Et

4:37
Invité

après,

4:38
Locuteur

il

4:38
Invité

va...

4:38
Locuteur

Tout le monde

4:38
Invité

derrière, ils étaient

4:39
Locuteur

bien

4:39
Invité

contents. Ah oui, tout le monde était content. Les journalistes ont été obligés de dire, oui, bah,

4:42
Locuteur

c

4:42
Invité

'est plutôt réussi.

4:43
Locuteur

En

4:44
Présentateur

même temps, un meeting d'un candidat à une élection présidentielle où personne n'est content, c'est rare. Bah non,

4:48
Locuteur

j'en ai connu. Attends, t'es crès, t'es crès. J'en ai

4:50
Invité

connu, les gens n'étaient

4:51
Locuteur

pas trop contents.

4:51
Invité

T'avais

4:51
Locuteur

des

4:51
Invité

gens qui sortaient

4:51
Locuteur

de la salle et qui disaient que c'était

4:53
Présentateur

dur.

4:54
Invité

Un peu immérité.

4:55
Locuteur

C

4:55
Invité

'était dur. Debout ! Bah

4:58
Locuteur

oui, les gens étaient

4:58
Présentateur

assis, il faut faire debout. Bon,

5:01
Locuteur

mais

5:01
Présentateur

du coup, c'est une démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon ou c'est une démonstration de faiblesse du reste de la gauche

5:05
Locuteur

?

5:05
Présentateur

Bah

5:05
Invité

oui. Oh, elle est bien

5:07
Présentateur

écrite, celle-là. Bah là,

5:09
Locuteur

on

5:09
Présentateur

attend Glucksmann, là, ça va être bien, c

5:10
Locuteur

'est

5:10
Présentateur

samedi. C'est samedi, Glucksmann. A priori, je vais essayer de le streamer. Je ne sais pas si je vais

5:13
Invité

pouvoir,

5:14
Locuteur

mais

5:14
Invité

je vais essayer. Oh, t'auras pas eu le droit. Mais c'est vrai qu'au moins... C'est clair, c'est mort. Ce que je disais un peu dans la carte blanche, c'est que l'avantage de LFI, c'est qu'ils ont décidé, donc la conne nature avec une modé de sélection qui était un peu chiquée, mais c'est pas très grave, de leur point de vue. Et donc, au moins, ils ont décidé qu'ils auraient une campagne. Ils ont lancé leur programme qu'ils ont... L'avantage, j'ai posé, ils ont un programme un peu ancien, donc il est déjà là. Il suffit de le réactualiser tous les cinq ans, l'avenir en commun.

5:42
Locuteur

Et donc, ils ont une

5:43
Invité

organisation. La

5:44
Locuteur

dernière réactualisation, c'était 2025. Ah, à Skip, il y avait

5:47
Invité

une plateforme pour... Oui, tu peux proposer, je crois. Oui,

5:50
Locuteur

mais

5:50
Invité

il n

5:50
Locuteur

'y a

5:50
Invité

encore que quelques semaines, là, de... Ouais.

5:52
Locuteur

Voilà, donc

5:52
Invité

amusez-vous chez vous.

5:54
Locuteur

Allez mettre vos propositions. Et

5:55
Invité

au moins, ils ont le truc de... Ils savent qui est leur candidat. Ils ont quand même une base programmatique à peu près là. Ah, ils y vont, quoi. Et les autres ne peuvent pas aligner ça en face.

6:02
Locuteur

Non, les autres ne peuvent pas aligner ça en face.

6:04
Présentateur

J'ai l'impression, vous me dites ce que vous en pensez, mais j'ai l'impression que le reste de la gauche, pour l'instant, la seule technique qu'ils ont,

6:08
Locuteur

c

6:08
Présentateur

'est de multiplier les candidatures pour exister. Et de dire que Mélenchon perdra au second tour.

6:11
Locuteur

Et

6:11
Présentateur

de dire que Mélenchon perdra au second tour, que ce n

6:13
Locuteur

'est

6:13
Présentateur

pas le choix stratégique, etc. Ça,

6:14
Locuteur

c

6:14
Présentateur

'est la réponse stratégique à l'argument stratégique du vote utile. Ça, c'est dans toutes les présidentielles, évidemment. Mais... Mais

6:20
Locuteur

ce n'est pas exceptionnel.

6:21
Invité

Moi, je n

6:22
Locuteur

'ai

6:22
Invité

pas été non plus soufflé par ce meeting qui confirme qu'ils savent faire des gros meetings, ils savent les remplir, ils savent même affrêter des cars pour remplir s'il y a besoin. Mais là, je pense qu

6:33
Locuteur

'il

6:33
Invité

n

6:33
Locuteur

'y

6:33
Invité

avait pas tellement besoin. Même dans le métro, c'était pénible d'y aller, c'était compliqué de ce que j'ai entendu et tout. Mais... À la 13, c'est toujours pénible. J'ai envie de dire, ils ont toujours su faire ça, particulièrement pour les campagnes électorales. Donc,

6:43
Locuteur

il

6:43
Invité

n

6:43
Locuteur

'y

6:43
Invité

a pas... Moi, ça ne me paraît pas être un signe fort que cette fois, c'est différent de d'habitude. Je trouve que les 300 000 signatures en ligne, ça,

6:51
Locuteur

c

6:51
Invité

'est plus important. Et c'est un signal plus fort que... Ah, ce n'est pas comme la dernière fois. Les gens ont l'air d'être un peu plus investis.

6:58
Présentateur

Je reviens sur ce que je disais, sur le fait que là où c'est impressionnant, c'est en miroir de ce que fait le reste de la gauche qui est un foutu de savoir qu'on va s'en sortir. On n

7:05
Locuteur

'a

7:05
Présentateur

aucun processus de désignation clair. Le PS est en train de se noyer dans ses propres processus internes. Et en face de ça, Jean-Luc Mélenchon, il fait un giga-meeting.

7:12
Locuteur

Bien sûr. En fait, c'est

7:13
Invité

juste... Mais

7:14
Locuteur

tu veux toujours dire

7:15
Invité

du mal du reste de la gauche. Tu veux toujours dire du mal du PS.

7:18
Locuteur

Non, mais la réalité, la réalité...

7:20
Invité

Ce n

7:20
Locuteur

'est

7:20
Invité

pas toi qui ferais ça, Jules ? Non. La

7:23
Locuteur

réalité,

7:23
Invité

qu'on soit d'accord sur le fond ou pas avec ce que proposaient les filles, peu importe. La stratégie qui est menée par le parti depuis des années désormais est la seule stratégie gagnante à gauche.

7:33
Présentateur

À la présidentielle, il faut préciser. Pas que ! Franchement, sur

7:36
Locuteur

les municipales,

7:37
Invité

ils ont quand même réussi un certain nombre de gros coups. On peut le

7:40
Présentateur

dire.

7:40
Locuteur

Ils

7:40
Présentateur

ont 100 fois moins de mérites que le PS.

7:42
Invité

Pardon ? Ils ont 100 fois moins de mérites que le PS. Le PS, c'est la prime au sortant pour beaucoup quand

7:46
Locuteur

même.

7:46
Invité

Justement.

7:46
Locuteur

Ils sont là depuis

7:47
Invité

100

7:47
Locuteur

ans. Exactement. Non, mais franchement,

7:50
Invité

il faut le dire. Moi, ce que je constate, c'est qu'aujourd'hui, il y a un parti à gauche en France, on en dit ce qu'on veut, qui bosse. Et c'est la France Insoumise. Ils réussissent quand même à chaque fois à faire effectivement des gros meetings. Ils sont présents sur le terrain. Énormément

8:05
Locuteur

présents sur le

8:06
Invité

terrain.

8:06
Présentateur

Distribution de tracts, notamment.

8:08
Invité

Mais oui. Ils arrivent à mobiliser.

8:10
Locuteur

Un an d'une présidentielle,

8:10
Présentateur

c'est rare.

8:11
Invité

Ils bossent, quoi. Je ne

8:12
Locuteur

dis

8:12
Invité

pas que les autres ne foutent rien. Mais c'est vrai qu'en tout cas, en termes de stratégie, on comprend qu'il

8:16
Locuteur

y a

8:16
Invité

une certaine lisibilité qui manque ailleurs.

8:21
Présentateur

Et puis, ce n

8:21
Locuteur

'est

8:21
Présentateur

pas tant qu'ils bossent, c'est qu'ils bossent et ça marche. En plus. C'est ça le truc.

8:24
Locuteur

C

8:24
Présentateur

'est qu'il y

8:25
Locuteur

a

8:25
Présentateur

des résultats

8:25
Locuteur

en face. il

8:26
Invité

n

8:26
Locuteur

'y

8:26
Invité

a pas de fumée sans feu, je veux dire.

8:27
Locuteur

Non, non, je

8:27
Présentateur

suis d'accord. Tu

8:29
Locuteur

vois comment

8:29
Invité

c'est le sbeul chez les Verts ?

8:31
Locuteur

Oui, mais ce n'est pas pour

8:32
Présentateur

autant que je dirais que les Verts ne bossent pas. Oui, des fois, il y en a qui

8:34
Locuteur

bossent. Ils ont

8:36
Présentateur

leur process, ils ont leur fonctionnement, etc. avec toute la chaleur que ça génère. Je ne

8:40
Locuteur

peux

8:40
Invité

pas dire que les Verts ne bossent pas, mais ce n

8:41
Locuteur

'est

8:41
Invité

pas à les acharner. Ah oui, avec leur thémat de chat. Non, non, non, pas du tout.

8:49
Locuteur

Et

8:49
Invité

puis,

8:49
Locuteur

il v

8:49
Invité

'y a que je fais un vote et puis j'attends le vote d'après et

8:52
Locuteur

puis

8:52
Invité

en

8:52
Locuteur

attendant, on ne fait

8:53
Présentateur

rien.

8:53
Locuteur

Ils parlent tous

8:53
Présentateur

comme ça. En fait, c'est une question d'articulation entre différents éléments.

8:59
Locuteur

C

8:59
Présentateur

'est-à-dire que la France Insoumise a un programme, a un candidat. Pas d'embrouille interne parce qu'il n

9:03
Locuteur

'y

9:03
Présentateur

a pas d'espace pour avoir des embrouilles.

9:04
Invité

Oui, au moins, ça c'est

9:06
Locuteur

vrai. Comme dirait l'autre C carré

9:07
Présentateur

démocratique et tout ça fonctionne ensemble.

9:11
Locuteur

Là

9:11
Présentateur

où l'EPS, ils nous ont dégainé un programme qui a été bossé par Chloé Rydel. On en

9:15
Locuteur

avait parlé

9:15
Présentateur

sur Backseat.

9:16
Locuteur

On l'embrasse.

9:16
Présentateur

On l'embrasse évidemment, mais programme du PS. Oui, mais il

9:19
Locuteur

y

9:19
Présentateur

a qui pour le porter ? Ah, c'est compliqué, on ne sait pas. Mais

9:24
Locuteur

c'est là où je vais dire,

9:25
Invité

méfiez-vous et les filles. Ne glissez pas de l'incarnation à la starification. Ce

9:31
Locuteur

sera

9:31
Invité

le moment du soir. Non, ce n

9:33
Locuteur

'est

9:33
Invité

pas l'argent.

9:35
Locuteur

Il n'y a

9:35
Invité

pas

9:35
Locuteur

de risque. L

9:36
Invité

'EPS, ils n'ont pas de problème de starvation. Ah,

9:38
Locuteur

ça non

9:38
Invité

! Je trouve qu'il y

9:40
Locuteur

a

9:40
Invité

une autre grosse différence entre le LFI et le reste de la gauche. C'est

9:43
Locuteur

-à-dire

9:43
Invité

que le reste de la gauche est là à penser en termes de part de marché électorale, etc. Et dire, bon, les gens, ils votent quoi d'habitude ? Là, moi, je vais me situer plutôt là pour parler plutôt à ceux-ci, ceux-là. On a vu la note interne de Glucksmann. Mais je pense que c'est un petit peu pareil. Je pense que les communistes, ils attendent à ce que les vieux communistes votent pour eux. Puis ils ont déjà un peu, on va en parler sans doute tout à l'heure, mais ils ont déjà un petit peu visé qu'ils vont plutôt viser les ruraux. Voilà, parce que de toute façon, ils sont un peu grillés sur...

Je veux dire, même leur maire de banlieue ont dit qu'ils seraient plutôt branchés LFI parce qu'ils tiennent à leur siège de maire de banlieue. Et

10:13
Locuteur

que maintenant, ça vote LFI chez eux.

10:15
Invité

Et il y a eu un accord en Seine-Saint-Denis en plus avec LFI. Bref, la différence,

10:18
Locuteur

c

10:18
Invité

'est que LFI crée son électorat. Mais vraiment, c'est-à

10:22
Locuteur

-dire

10:22
Invité

ils retournent leur électorat, ils le créent, ils le labourent. Ils sont là à dire aux gens, vous nous retournez tout le monde là, mais pas seulement dans les quartiers populaires. Il y a vraiment l'idée de dire aux jeunes, tiens, Nouvelle-France, les jeunes là, les jeunes, vous allez dire à vos grands-parents, vous allez dire à vos parents que ça, c'est la candidature dont on a besoin, nous, notre génération. Et ils essaient de créer un espace au forceps et en allant chercher chaque voix avec des militants motivés. Et la différence, c'est qu'ils y vont pour gagner. Et les autres, ils essaient d'hériter d

10:54
Locuteur

'un électorat déjà existant. Les autres parlent d'un électorat

10:57
Invité

déjà existant en essayant de gérer leur part de marché électorale pour refaire un peu le rapport de force à gauche, inverser le rapport de force. Et au final, la gauche ne gagne jamais. C'est des gens qui ne partent pas dans l'esprit de faire gagner la gauche. Ou si la gauche gagne, ce sera malgré eux. Il y a un truc un peu dans la mystique de LFI,

11:16
Locuteur

parce

11:16
Invité

que chaque partie a un peu des mythes comme ça. Pour eux, c'est la remontada de fin de campagne. Et donc, ils ont eu ce coup d

11:23
Locuteur

'air

11:23
Invité

en 2017,

11:23
Locuteur

en

11:24
Invité

2022, qui effectivement a eu lieu.

11:26
Locuteur

C'est un

11:26
Invité

mélange de

11:27
Locuteur

mobilisation,

11:29
Invité

des abstentionnistes, de votes utiles, etc. Et il se trouve que cette fois-ci, ils partent en fait à un ordre présidentiel avec un socle pas trop mauvais, qui est au-dessus des 10%, qui n

11:39
Locuteur

'est

11:39
Invité

même pas loin des 12, 13, 14% selon les sondages. Et donc, en fait, ils se retrouvent un peu surmobilisés, parce qu

11:46
Locuteur

'ils

11:46
Invité

se

11:46
Locuteur

disent,

11:46
Invité

si en fait, on part à 5 points de plus maintenant, qu'est-ce qui pourrait arriver si on a à nouveau la remontada ? Alors, je ne sais pas si ce sera le cas, parce qu'effectivement, le socle de gauche, lui, il

11:55
Locuteur

est

11:55
Invité

à 30%, il ne bouge pas, donc on ne pourra pas capitaliser infiniment. Mais c'est vrai qu'ils ont ce truc-là, comme ils y croient beaucoup, et qu'en plus, ils ont des signes que ça se réalise, et effectivement, les européennes ont montré qu'il y

12:08
Locuteur

avait

12:08
Invité

quand même un socle de 10% de gens sûrs, on va dire, pour LFI. Maintenant, ils l'ont utilisé, ils vont chercher les

12:14
Locuteur

gens,

12:14
Invité

les gens qui sont bien sédimentés LFI maintenant. Donc c'est vrai qu'ils y croient, et c'est pour ça qu'ils se mobilisent,

12:20
Locuteur

et

12:20
Invité

après,

12:21
Locuteur

ils

12:21
Invité

ont aussi des façons de se montrer. C'est pour ça qu'ils ont prévu 10 000 personnes, alors qu

12:24
Locuteur

'on

12:24
Invité

sait très bien qu

12:25
Locuteur

'il

12:25
Invité

y

12:25
Locuteur

aurait

12:25
Invité

plus de 10 000 personnes à ce minute final, où il y a un effet de montrer le succès, mais il faut bien dire que, eux, ils savent quel réctorat, ils savent où chercher, et les autres, ne sachant déjà pas s'ils auront leur propre candidat à la fin, sont un petit peu ennuyés. Ils essaient de faire voter plus de gens, en se basant sur l'hypothèse qu'il y a des abstentionnistes à aller chercher, Tristan Haute qui commence

12:48
Locuteur

à dire que,

12:48
Invité

bah oui, chez les abstentionnistes, tu vas trouver des gens dans des conditions économiques, dans

12:52
Locuteur

des conditions

12:53
Invité

culturelles, propices à un vote Mélenchon, mais qui souvent ne vont pas y aller, bah là, il faut aller les chercher. C'est la stratégie qui

12:59
Locuteur

a été

12:59
Présentateur

théorisée par Jean-Luc Mélenchon en 2017-2018, après le premier tour de 2017, de dire que les voix qui nous ont manquées se trouvent chez les abstentionnistes dans les quartiers populaires.

13:08
Locuteur

Pas seulement dans les

13:09
Invité

quartiers populaires, chez les abstentionnistes, c

13:10
Locuteur

'est

13:10
Invité

-à

13:10
Locuteur

-dire

13:10
Invité

chez les jeunes aussi,

13:11
Locuteur

tu

13:11
Invité

vois. Oui, chez les jeunes aussi, mais...

13:13
Locuteur

Les

13:14
Invité

jeunes, ils ne votent pas

13:14
Locuteur

tant que ça. Il y a des points à aller chercher là-bas.

13:16
Présentateur

Très souvent les mêmes.

13:17
Locuteur

Mais

13:17
Présentateur

donc, ouais, c'est une stratégie, c'est une stratégie qui est... Pour le coup, la machine insoumise se met au service de cette stratégie. Et pour l'instant, ça montre, comme tu l'as dit, des fruits intéressants. Je voulais vous faire réagir à une déclaration de Mélenchon au cours de ce meeting. Je cite, « La primaire est finie, c'est nous qui avons gagné l'honneur de marcher en première ligne. Ceux qui n'ont aucune chance d'accéder au second tour devraient se garder de nous empêcher d'essayer de le gagner. » Ben oui,

13:41
Locuteur

oui.

13:41
Présentateur

Qu'est

13:41
Locuteur

-ce

13:41
Présentateur

que vous en pensez ?

13:42
Locuteur

Oui,

13:42
Invité

ben oui.

13:43
Présentateur

Ils auraient... Mais encore.

13:44
Invité

Ben

13:45
Locuteur

oui, évidemment.

13:46
Invité

Ben oui,

13:48
Locuteur

oui,

13:48
Invité

oui. Forcément. C'est à mon... Quand tu parles de... Ben, j'ai dit... Mais si tu parles... Et puis après, t'as... Voilà.

13:56
Locuteur

Il a

13:56
Locuteur non identifié

raison.

13:57
Locuteur

Il a

13:57
Locuteur non identifié

raison.

14:01
Locuteur

Non, mais

14:03
Invité

ils n

14:03
Locuteur

'ont

14:03
Invité

pas tort d'essayer.

14:05
Locuteur

C'est

14:05
Invité

-à

14:05
Locuteur

-dire

14:05
Invité

qu'effectivement, là, il est acquis qu'ils ont une possibilité de se qualifier au second tour. Je ne

14:10
Locuteur

sais

14:10
Invité

pas si elle est énorme, mais en tout cas, elle est là puisque, de toute façon, il y a peu de gens à part un candidat éventuel un petit peu unis d'un centre qui s'unirait un petit peu plus que maintenant qui pourrait l'en empêcher.

14:21
Locuteur

Et

14:21
Invité

effectivement, leur gros enjeu, qui reste vrai, c'est d'arriver à gagner ce second tour, donc de dépasser l'espace

14:27
Locuteur

de socle de

14:28
Invité

gauche à 30%. Et donc, après, effectivement, il ne suffit pas de le dire qu'il faut essayer. Il faut vraiment mettre une stratégie pour le mettre en place, mais au moins, ils n'ont pas tort de dire qu'ils veulent essayer. Mais évidemment, enfin, je veux dire... En

14:42
Locuteur

disant des évidents, en disant

14:43
Invité

des évidents !

14:44
Locuteur

Si tu essaies de dire un truc, il faut que tu essaies plus fort. J'essaie

14:46
Invité

effectivement de dire un truc, mais j'ai du mal à le formuler parce qu'on est pressés par le temps. Mais du coup, ça met la pression, je n'arrive plus à parler.

14:53
Locuteur

Il n'y a pas de

14:53
Présentateur

pression, t'inquiète.

14:54
Invité

Pour être... pour faire un petit pas de côté, disons.

14:59
Locuteur

Il

15:00
Invité

n'est pas faux que finalement, 2022 nous a quand même un peu appris ça. Les législatives nous ont quand même un peu appris ça. Aujourd'hui, la principale force mobilisatrice à gauche en France, c'est LFI. Et peut-être, effectivement,

15:16
Locuteur

qu'on

15:16
Invité

gagnerait qu'on gagnerait à, dès à présent, unir nos forces pour emporter cette fucking présidentielle.

15:24
Locuteur

Et

15:24
Invité

qu

15:24
Locuteur

'on

15:24
Invité

ne se retrouve pas

15:26
Locuteur

avec

15:26
Invité

l'ERN ou...

15:29
Locuteur

Je

15:29
Invité

ne

15:29
Locuteur

sais

15:29
Invité

pas, moi. Voilà, donc, dans les jours à venir...

15:31
Locuteur

Je m

15:31
Invité

'interroge, je ne dis pas. Et je comprends par ailleurs les réticences de celles et ceux qui préfèrent avoir un processus démocratique, etc. La question que je pose, c'est, il nous reste un an, qu'est-ce qu'on fait ? Soit vous vous mettez d'accord sur la primaire, on y va, aller, aller, on y va, mais là, il va falloir

15:46
Locuteur

se sortir les doigts. Un grand homme,

15:49
Présentateur

un jour a dit, il s'appelait Jean-Luc Mélenchon, la gauche, quand elle a gagné, il y

15:52
Locuteur

a

15:52
Présentateur

toujours eu plusieurs candidats au premier tour, je n

15:53
Locuteur

'ai

15:53
Présentateur

pas eu le problème.

15:56
Invité

Oui,

15:56
Présentateur

moi,

15:57
Locuteur

je pense que c'est un problème. Oui,

15:58
Invité

mais il y

15:58
Locuteur

a

15:58
Invité

aussi une époque où la gauche était à 40-45%

16:00
Locuteur

de manière générale. C'est exactement ça, c'est que là, on parle d'un camp

16:03
Invité

politique qui est faible. Depuis 10-15 ans, la gauche est

16:05
Présentateur

faible

16:06
Locuteur

électoralement en France. Mais d'où la nécessité

16:07
Invité

de s'unir le plus rapidement possible. Il

16:09
Locuteur

y a

16:09
Invité

une urgence absolue. Surtout, tu peux dire aussi aux autres parties de la gauche, écoutez, il va y avoir des désistements individuels, enfin, il va y avoir des ralliements individuels ou par petits paquets qui vont aller vers Mélenchon depuis le Parti communiste, depuis les écologistes et peut-être ailleurs. Pas le PS. Ah, depuis le PS,

16:30
Locuteur

c

16:30
Invité

'est le plus compliqué. Depuis place publique,

16:32
Locuteur

c'est sûr.

16:33
Invité

Depuis place publique. Le monde des citoyens. Donc, il

16:35
Locuteur

va

16:35
Invité

y avoir des ralliements, il va y avoir... Mais dites-vous bien que si Mélenchon gagne et si la gauche obtient une majorité au Parlement, on ne

16:43
Locuteur

sait jamais, on ne sait jamais.

16:45
Invité

Quand même, quand on en arrive là aussi, c'est plus gagnable la présidentielle que les législatives, mine de rien, j'ai l'impression. Donc, si la gauche gagne...

16:52
Locuteur

tu

16:52
Invité

crois ? Oui. Je pense qu'on va avoir... Enfin, je pense qu'il est évident que vos socialistes, vos communistes et vos écolos préférés seront dans le gouvernement. Surtout ceux qui ont été gentils avec Mélenchon avant.

17:04
Locuteur

J'ai eu une vision.

17:05
Invité

Évidemment. J

17:06
Locuteur

'ai eu une

17:06
Invité

vision.

17:07
Locuteur

Alors, peut-être que Jean

17:08
Invité

-Luc Mélenchon ne va pas remporter la présidentielle. Peut-être. Je ne

17:10
Locuteur

sais

17:10
Invité

pas. Mais peut-être. Peut-être qu

17:13
Locuteur

'il

17:13
Invité

ne gagne pas. Mais, quelqu'un horrible, horrible personne gagne.

17:18
Locuteur non identifié

OK.

17:18
Invité

Vous me suivez là.

17:19
Locuteur

Et

17:19
Invité

ensuite, il y

17:20
Locuteur

a

17:20
Invité

des législatives et c'est la gauche qui remporte les législatives.

17:23
Locuteur

Ça serait

17:23
Invité

stylé aussi.

17:23
Locuteur

Ça

17:24
Invité

n'existe pas. Ah !

17:26
Locuteur

Le NFA a remporté les dernières législatives qui ne sont pas de loi. Après, s'il y a 50

17:28
Invité

% des gens qui sont prêts à voter Bardella, il n'y a pas 50% des gens qui sont prêts à voter à gauche ou l'éislative après, quoi. Bah si, s'il

17:34
Locuteur

y a

17:34
Invité

une mobilisation dans le pays... Oui,

17:35
Locuteur

bah... Bien sûr ! Si vous

17:37
Invité

voulez...

17:37
Locuteur

Face à l'urgence, face à

17:38
Invité

la peur... Après

17:39
Locuteur

l

17:39
Invité

'urgence où les gens se sont dit une urgence mais après le

17:41
Présentateur

second tour. Si

17:42
Locuteur

vous voulez des scénarios

17:43
Présentateur

rigolos,

17:44
Locuteur

sur

17:44
Présentateur

ma chaîne, les habitués du tchat le savent, on a une théorie, c'est le budget est absolument impossible à adopter cet hiver. C'est possible. À cause du dérapage budgétaire, du mur de la dette, etc. Dissolution de l'Assemblée nationale avant la présidentielle.

17:55
Invité

Pas, pas, pas...

17:56
Locuteur

C'est possible, ça ? C'est totalement possible.

17:59
Présentateur

Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les partis de gauche doivent se mettre d'accord avant la présidentielle.

18:03
Invité

Eh bah faites-le maintenant ! Je les pense capables de faire une alliance législative et pas présence. Oui, c'est possible, ça. Rien que pour le fun, tu vois. Mais du coup,

18:12
Présentateur

ça va changer l'ambiance de la campagne.

18:14
Invité

Ah

18:14
Locuteur

bah

18:15
Présentateur

oui.

18:15
Locuteur

Ah

18:15
Présentateur

bah oui, non, si,

18:16
Locuteur

si. On n'a pas parlé de

18:17
Présentateur

Ruffin.

18:18
Invité

Bah pas encore,

18:19
Présentateur

non,

18:19
Locuteur

mais pas qu

18:19
Invité

'on a encore le temps. Il n

18:20
Locuteur

'y

18:20
Invité

a pas grand-chose de neuf du côté de Ruffin, quand même. S'il est allé au Puy-du-Fou pour son émission France 2. Ah

18:25
Locuteur

bah super. Ah bon ? Il a dit on a des plus déserts. Ah bah ça s'arrange.

18:30
Présentateur

Je note que Manuel Bompard, pour revenir sur ce que tu disais, Léa, Manuel Bompard, le coordinateur national de la France insoumise, donc, a tendu la main aux écolos et aux communistes en évoquant un accord législatif et des places dans un éventuel gouvernement insoumis. Et bah voilà. La question, c'est comment est-ce que cette main tendue est reçue du côté des écolos et des communistes

18:48
Locuteur

? Sachant

18:49
Présentateur

que la contrepartie de l'accord, évidemment, c'est se ranger derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Bien entendu.

18:54
Locuteur

Bien donc. Bon,

18:56
Invité

il y a une force d'inertie des partis qui veulent... Voilà, c'est assez terrible. Mais ils représentent quand même plus grand-chose de ce qui se passe dans la société, si ce

19:03
Locuteur

n

19:03
Invité

'est dans les collectivités territoriales et leurs administrations respectives. Mais enfin, dans ce qui se passe dans le pays, ils représentent quand même plus grand-chose. Donc, je pense que des élus un petit peu malins se disent que la force va à la force, comme dit Jean-Luc, et qu'ils vont finir par se rallier, peut-être pas tout de suite. Enfin, ça va se faire, doucement. Mais la question qui se pose quand même, c'est que les partis, bon, ça n

19:23
Locuteur

'est

19:23
Invité

plus terrible, mais n'empêche que c'est des militants

19:26
Locuteur

et

19:26
Invité

c'est du pognon. Donc, c'est des gens qui peuvent mettre au service. Plus

19:30
Locuteur

beaucoup de militants

19:31
Invité

quand même. Plus beaucoup de militants, mais le PCF qui s'effondre, il reste à 30 000 personnes. Oui,

19:36
Locuteur

oui, j

19:36
Invité

'ai vu. Qui en plus, vote Roussel après en majorité parce que c'est le vieux PCF à l'ancienne.

19:41
Locuteur

Et

19:41
Invité

donc, bon, c'est 30 000 personnes.

19:43
Locuteur

Je

19:43
Invité

pense que les filles ne seraient pas contre les avoir éventuellement avec elles pour aller tracter, etc. Comme ça a été le cas pendant le Front de Gauche en 2012 et 2017.

19:50
Locuteur

Je crois que ça n'a pas laissé un

19:51
Invité

bon souvenir au PCF, le Front de Gauche, précisément. Non, mais pour le coup, tous ceux qui se sont barrés se sont déjà barrés la plupart du temps. Tous les groupes d'action insoumis proches de chez vous, vous pouvez aller sur la plateforme Action Populaire, voilà, les j'ai milité, les chers,

20:06
Locuteur

les

20:06
Invité

chats. Et vous allez voir que dans votre groupe d'action, il y a forcément un, deux, trois anciens du PCF, du PCF jeune ou même des vieux. J'en ai déjà vu des vieux aussi. Il y en a plein qui sont en fait déjà barrés. Ça

20:17
Locuteur

ne leur parlait

20:18
Invité

pas, la ligne Roussel, des gens qui disent moi je veux la gauche au pouvoir,

20:21
Locuteur

je

20:21
Invité

vais avec Mélenchon, je vais aider les insoumis plutôt.

20:23
Présentateur

Ce qui s'est passé avec Roussel effectivement au PCF, je te rejoins sur le fait que les communistes hostiles à la ligne Roussel qui étaient les communistes favorables plutôt à l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon se sont barrés du PCF pour rejoindre Jean

20:34
Locuteur

-Luc Mélenchon au cours des dix

20:36
Présentateur

dernières années en fait.

20:37
Locuteur

C

20:37
Invité

'est fait. Oui, mais c'est vrai, mais le PCF reste aussi le parti le plus riche de France. Oui, ça c'est vrai. Qui

20:41
Locuteur

a

20:41
Invité

le meilleur, qui

20:42
Locuteur

a

20:42
Invité

le plus gros patrimoine. Énorme trésor de guerre. Voilà, énorme trésor de guerre. Évidemment, ils ne peuvent pas tout dépenser pour une campagne présidentielle parce que ça rend des limites de compte. Mais à un moment donné, si tu

20:49
Locuteur

es

20:49
Invité

un parti qui veut chercher plus loin, qui veut avoir une énorme campagne, tu as besoin d'aller chercher au-delà de leurs gars un peu gazeuses des Insoumis, même s'ils sont structurés depuis le temps.

21:00
Présentateur

Les écolos de leur côté sont divisés. Thondelier attend la décision du PS sur la primaire qui aura lieu le 9 juillet au plus tard. Sandrine Rousseau veut faire alliance tout de suite avec la France Insoumise et Delphine Bateau est candidate pour sa pomme en dehors de la primaire.

21:16
Invité

C'est comment son parti

21:16
Présentateur

? Pomme bio.

21:19
Locuteur

Génération écologique.

21:20
Présentateur

J'ai un doute. Si,

21:21
Locuteur

si, si.

21:21
Présentateur

C'est ça. Donc voilà, les écolos sont divisés.

21:24
Locuteur

J

21:24
Présentateur

'ai cru comprendre que Marine Thondelier avait l'intention de réunir les instances dirigeantes du parti pour prendre une décision avant

21:29
Locuteur

le 11.

21:30
Invité

Pour valider une feuille de route. Pour valider une

21:32
Locuteur

feuille de route.

21:33
Présentateur

C'est vrai en plus. Non mais oui, c'est comme ça que

21:35
Locuteur

ça

21:35
Présentateur

fonctionne.

21:35
Locuteur

Le

21:35
Invité

PS donne sa décision le 11 juillet. Le

21:38
Présentateur

9 juillet.

21:38
Invité

Le 9 juillet, pardon. Et la primaire est censée avoir lieu quand ?

21:41
Présentateur

Le 7 octobre. Non, pas le 7. Oula, sale date. Justement, ils ont pris une autre date. Non, oui. Mais début octobre, début octobre.

21:47
Invité

Alors, en sachant que pendant ce temps-là, t'as Glucksmann qui fait pression sur le PS pour qu

21:52
Locuteur

'il

21:52
Invité

n

21:52
Locuteur

'y ait

21:52
Invité

pas de primaire qui lui dit il faut que ça se règle dans les instances et qu'il va être en discussion parce que lui, vous savez, il s'est donné trois mois. Il s'est donné l'été pour se rendre indispensable, incontournable. Moi, je pense que

22:06
Locuteur

ça

22:06
Invité

n'a pas tellement marché. Mais en attendant, il discute avec le PS pour que le PS ne s'engage pas dans ce processus de primaire. Ce à quoi Olivier Faure a répondu avec un processus de double vote. D'abord, on vote pour savoir si on va à la primaire.

22:18
Locuteur

Et t'en voulez

22:18
Invité

pas, on t'en fait deux, tiens. On vote à la primaire.

22:20
Présentateur

C'est

22:21
Locuteur

-à

22:21
Présentateur

-dire que c'est effectivement ça l'espèce de truc.

22:24
Locuteur

Je

22:24
Présentateur

vais vous citer Olivier Faure. Dans un premier temps, les militants, celles et ceux qui se reconnaissent dans l'espace de la gauche socialiste et social-démocrate, seraient amenés à désigner leur candidat.

22:33
Locuteur

Et

22:33
Présentateur

dans un second temps, ce dernier prendrait part à un départage ouvert au reste de la gauche démocratique et écologique. Ce que ça veut dire, c'est qu'il ouvre la porte à Glucksmann, en tout cas à toute la partie droite du Parti socialiste. Il désigne un candidat. Puis, on croise les doigts pour que ce candidat accepte que sa candidature qu'il vient de voir légitimer soit soumise à nouveau à un processus de légitimation démocratique. Je n'y crois pas un quart de seconde. Surtout pas si c'est Raphaël Glucksmann. Parce qu'il y

22:58
Locuteur

a

22:58
Présentateur

un truc qu'il ne

22:59
Locuteur

faut

22:59
Présentateur

pas oublier avec Glucksmann.

22:59
Locuteur

C

22:59
Présentateur

'est que Glucksmann ne

23:00
Locuteur

veut

23:00
Présentateur

pas entendre parler de primaire. La réalité, c'est qu

23:02
Locuteur

'il

23:02
Présentateur

ne peut pas faire campagne sur le Parti socialiste. Il a besoin de

23:05
Locuteur

l

23:05
Présentateur

'appareil du PS. Il

23:06
Locuteur

a besoin du pognon du PS. Il a besoin

23:07
Présentateur

de tout ça. Donc, Glucksmann ne peut pas non plus se permettre de faire sa sucrée. Non. Il est un peu obligé

23:13
Locuteur

de

23:13
Présentateur

reconnaître que le PS... Ça sucrée ? Non, je ne

23:16
Locuteur

sais

23:16
Présentateur

pas, je ne connais pas encore la tronche à l'heure actuelle. D'une manière ou d'une autre. Est-ce que c'est un vote des militants PS ? Est-ce que c'est un truc d'acclamation par le Conseil national ? Je ne sais pas. Mais il ne peut pas se permettre de dire non et d'attendre tout simplement que le PS se

23:38
Locuteur

mette à son service.

23:39
Invité

Lui, il veut régler ça entre hommes en parlant aux dirigeants et en disant non, mais vous me désignez moi, vous voyez bien. Il attend des bons sondages pour arriver à la discussion en position de force. Sauf que je ne sais pas ce que lui donnent les sondages pour l'instant.

23:51
Locuteur

C'est quand même pas trop mal.

23:55
Présentateur

C'est pour ça d'ailleurs que c'est l'argument central de Glucksmann, c'est de dire je suis le meilleur espoir du reste de la gauche pour battre Mélenchon. Alors, il a même dit plier Mélenchon. Oui, mais molo l'ami. Tranquille, tranquille. Le plier, je ne sais pas. Il a dit que

24:07
Locuteur

je vais les plier.

24:10
Présentateur

En fait, il a dit ça. Il a dit que je vais les plier un peu de la même manière que je les ai pliés aux européennes. Et moi, je ne

24:14
Locuteur

suis

24:14
Présentateur

pas tout à fait d'accord. Certes, il a fait un meilleur score que la France insoumise aux européennes, mais il a fait trois points de plus. Ce n

24:18
Locuteur

'est

24:18
Présentateur

pas non plus ouf comme pliage. C

24:20
Locuteur

'est

24:20
Présentateur

un petit pliage. C'est une avancée. C'est une avance. Il a gagné, disons, le match à gauche. Mais de là...

24:26
Invité

À quel moment on se base sur les européennes pour déterminer les résultats d'une présidentielle et la

24:31
Locuteur

stratégie d'une présidentielle

24:32
Invité

? Certes.

24:34
Locuteur

Jadot avait fait pareil. Il s'est pris une énorme

24:37
Invité

claque.

24:37
Locuteur

Oui, j'adore. Il s'est pris une énorme

24:38
Invité

claque. Il était arrivé en disant maintenant c'est les Verts les chefs de la gauche et la présidentielle. Ça a été la fin des Verts. Moi,

24:46
Locuteur

je

24:46
Présentateur

pense que Glucksmann, son problème vient en partie de sa gauche mais vient aussi un petit peu de sa droite parce que sa capacité à aimanter un électorat venu du macronisme dépend aussi de l'incarnation du macronisme.

24:58
Locuteur

Gabriel

24:58
Présentateur

Attal, je vous emmène très délicatement

25:00
Locuteur

vers le sujet. Je n'ai pas fini, je n'ai pas fini, s'il te plaît, sur

25:03
Invité

le PS.

25:03
Locuteur

On

25:04
Invité

revient sur le PS ou pas ?

25:05
Présentateur

Vas-y, vas-y, si tu veux.

25:06
Locuteur

François

25:06
Présentateur

Hollande ! Il allait faire une... François Hollande, point d'interrogation

25:09
Locuteur

pour l'instant. François Hollande

25:09
Invité

! Non, non,

25:10
Locuteur

non ! Je crois que c'est la théorie de

25:12
Présentateur

Ribot, je suis à peu près d'accord avec lui, c'est qu'à la fin, ça va se régler entre Hollande et Glucksmann parce que Hollande

25:16
Locuteur

est

25:16
Présentateur

extrêmement habile politiquement et capable d'emmener derrière lui tout un tas de cadres socialistes et de faire s'affronter les deux géants.

25:24
Locuteur

J'ai envie de voir

25:25
Présentateur

ça, moi.

25:25
Invité

Une primaire Hollande-Glucksmann et ils se battent sur... Un

25:30
Locuteur

débat sur

25:30
Invité

Backseat ! Ah oui, un débat Backseat !

25:32
Locuteur

Ah oui, je ne reviens

25:33
Invité

pas avec François Hollande. On

25:35
Locuteur

a

25:35
Présentateur

déjà fait un débat PS à la FI, on peut faire

25:37
Locuteur

un débat PS... Ah

25:38
Invité

oui, lui, il posera des questions à François Hollande et tout. Elle a déjà fait,

25:41
Locuteur

hein ?

25:41
Invité

Oui,

25:41
Locuteur

j'ai déjà fait.

25:42
Invité

Oui, il sera dégoûté, Hollande et tout. Salut, je suis Bertil de la suite.coop, partenaire de cette émission Backseat. Savez-vous que sur 10 euros dépensés par les États européens dans le numérique, c'est 8 euros qui finissent dans les poches de gérants comme Google ou Microsoft ? Au total, c'est 264 milliards d'euros d'argent public qui vont vers des entreprises américaines chaque année. Or, on le sait, les multinationales du web collectent et utilisent nos données. Alors, face à l'instabilité politique actuelle et l'escalade de l'intelligence artificielle, nos libertés sont réellement en danger. La surveillance de masse n'est plus une fiction.

En France, un mouvement est en train de se créer pour organiser la sortie massive des GAFAM. Parce qu'on ne peut plus laisser notre avenir numérique se décider sans nous et qu'il est temps d'agir ensemble pour écrire la suite, faites partie de la solution en rejoignant la suite.coop et en devenant sociétaire.

26:30
Présentateur

Alors, Gabriel Attal, de son côté, il a proposé la semaine dernière d'organiser une primaire du bloc central. Pourquoi ? Mais oui, il l'a dit. Qu'est-ce que c'est que cette proposition de

26:40
Locuteur

Gabriel Attal ?

26:41
Invité

Parce

26:42
Présentateur

que jusqu'à présent, Gabriel Attal s'était lancé avec son concurrent, Édouard Philippe, dans un processus qu'on appelle de primaire sauvage. C'est-à-dire, en gros, chacun fait campagne de son côté et on fait le point en janvier 2027 sur qui est le mieux placé pour incarner l'alternative à un second

27:01
Invité

tour Bardella-Mélenchon. Tu remarquesas que ce n

27:02
Locuteur

'est

27:02
Invité

jamais le mieux placé qui propose une primaire. Hein ? C'est bizarre. C

27:06
Locuteur

'est

27:06
Invité

par hasard. Voilà. C'est

27:08
Locuteur

vrai.

27:08
Invité

Quand tu es un peu devant, tu n

27:09
Locuteur

'as

27:09
Invité

pas trop intérêt à te faire emmener dans un débat. Tu ne comprends pas avec qui, avec quoi. Puis après, on te débat de si tu es légitime ou non. Par contre, quand tu es à 8% contre je ne

27:19
Locuteur

sais

27:19
Invité

pas moi combien, 16% pour Philippe, tu as un peu intérêt à lui grignoter les monnaies. Ébobis de mon analyse.

27:25
Locuteur

À quoi ça va ? Non,

27:26
Invité

non, non.

27:27
Présentateur

Ça me fait réfléchir. C'est bien.

27:33
Invité

À quoi

27:34
Locuteur

ça va ressembler la suite

27:35
Présentateur

du côté du bloc central, du côté de la Macronie ?

27:38
Locuteur

Est

27:38
Présentateur

-ce que ça va ressembler à quelque chose ? Il

27:39
Locuteur

y a toujours une

27:40
Présentateur

interrogation aussi. Est-ce qu'Emmanuel Macron va donner sa préférence à un moment ou pas dans cette élection présidentielle ? Je mise sur le fait qu'il ne va rien

27:48
Locuteur

dire.

27:48
Présentateur

Jean

27:48
Locuteur

Castex

27:49
Invité

!

27:49
Locuteur

Jean Castex

27:50
Présentateur

! Je mise sur le fait qu'il ne va rien dire et qu'il va préparer

27:54
Locuteur

son tour en 2013.

27:55
Présentateur

Non,

27:55
Locuteur

non,

27:55
Invité

mais vraiment, il est question. L'hypothèse, Jean Castex... Un article. Non, mais faire... Dans

28:01
Locuteur

ta folie, Jules ! Il dit que Macron

28:03
Présentateur

aime bien Jean Castex et il réfléchit.

28:06
Invité

Mais Marc Andeveld, journaliste bien connu, va plus loin pour lui. Pour Marc Andeveld, il dit que Macron, en fait, il voudrait bien placer Jean Castex un petit peu dans une hypothèse Poutine-Medvedev. C'est-à-dire...

28:18
Locuteur non identifié

Ah ! Habile !

28:20
Locuteur

Comme ça, il

28:22
Invité

n'est jamais écrit, il n

28:23
Locuteur

'a

28:23
Invité

jamais été écrit parce que Macron ne peut pas se représenter mais Macron pourrait tout à fait être Premier ministre. Je crois qu'il a trop d'égo pour ça. Et peut-être c'est un petit peu... C'est peut-être un peu humiliant.

28:33
Locuteur

D'un certain point de

28:34
Présentateur

vue, j'ai hâte parce qu'il sera obligé d'être précis cette fois-ci.

28:36
Invité

Par contre, ce qui est dit, c'est que mine de rien, en effet, son poulain, c'est Castex parce que c'est le seul qui ne

28:42
Locuteur

l'a

28:42
Invité

jamais trahi, c'est le seul qui ne

28:43
Locuteur

dit

28:43
Invité

pas de mal de lui contrairement à Attal. Il ne dit

28:45
Locuteur

rien. Ce n'est pas un homme politique

28:47
Invité

Jean Castex,

28:48
Locuteur

c'est pas ça.

28:48
Invité

Si, c'est un politique, mais un politique des trains, quoi, tu vois.

28:51
Locuteur

C

28:51
Invité

'est un politique du métro, quoi, voilà. Non, c'est quand même un politique. Oui, il était élu maire de Prades. Maire de Prades, quand même. Il le dit comme ça, d

28:58
Locuteur

'ailleurs.

28:58
Invité

L'idée, c'était que éventuellement,

29:01
Locuteur

au pire, en fait,

29:04
Invité

Macron n'a pas envie d'avoir un successeur. Il n'a pas envie que ce soit ni ce petit con de Gabriel Attal, ni ce connard d'Edouard Philippe.

29:12
Locuteur

Oh là ! Non, mais Macron, il parle

29:13
Invité

comme ça, Macron.

29:15
Locuteur

Il

29:15
Invité

parle comme ça. Et donc,

29:17
Locuteur

il

29:17
Invité

se dit Jean Castex, ça foutra un peu la merde. Je suis dégoupillé à Jean Castex dans les pattes. Bien, bravo,

29:26
Locuteur

c'est

29:27
Invité

magnifique.

29:27
Locuteur

Encore,

29:28
Invité

encore. Donc, c'est ce que dit Marc-Andevel, en tout cas. Il

29:31
Locuteur

dit

29:31
Invité

qu'il

29:31
Locuteur

y

29:31
Invité

a une hypothèse dans laquelle il n

29:32
Locuteur

'ait

29:32
Invité

pas dit que ça aille très loin, ce plan, mais il n

29:35
Locuteur

'ait

29:35
Invité

pas dit que Macron, d'une manière ou d'une autre, n'essaye pas d'emmerder les deux autres successeurs.

29:41
Locuteur

Moi, je suis d

29:41
Présentateur

'accord avec une partie de l'analyse. Je ne pense pas qu'Emmanuel Macron ait intérêt à la défaite trop humiliante de son camp à l'élection présidentielle, mais je pense qu'Emmanuel Macron n'a pas envie non plus d'apporter son sponsor à quelqu'un qui va perdre parce qu'il veut rester vierge de toute défaite électorale pour pouvoir revenir en 2032 comme un sauveur après 50 bar de l'art.

30:00
Invité

Mais exactement, surtout si son camp perd, c'est lui qui revient après. Si son camp gagne, tout

30:05
Locuteur

le monde va pas faire autre chose. On va tous voter Macron

30:06
Invité

en 2032 qu'au second tour. Mais la question, c'est quelle est la capacité de Macron à se faire obéir par les cadres d'ensemble aujourd'hui ? Justement, il peut juste se faire obéir par Jean Castex. Jean Castex peut obéir.

30:21
Locuteur

Même Gilles

30:21
Invité

de Macron. Voilà, il y a Attal qui a quand même mis sous coupe renaissance, horizon qui est littéralement dédié à Édouard Philippe.

30:28
Locuteur

Bon,

30:28
Invité

le modem, on s'en fout. Voilà, donc à un moment donné, qu'est-ce qui reste comme force loyale à Macron à

30:33
Locuteur

part... Le modem, on

30:34
Invité

va voir avec notre invité. Il a quand même... Oui, s'il veut. Il a quand même vexé Philippe, Attal, Born.

30:42
Locuteur

Il

30:42
Invité

n

30:42
Locuteur

'y

30:42
Invité

a plus que Jean Castex qui ne t'a pas des hobbies.

30:45
Locuteur

C

30:45
Invité

'est grave. Voilà, c'est grave. Après, il n'obéit à personne Jean Castex. Non. Il est très sage.

30:51
Locuteur

Apparemment,

30:51
Invité

il voulait foutre Jean Castex aussi à la place de Lecornu. Il voulait le mettre partout en

30:55
Locuteur

fait. Plutôt que Lecornu, il avait proposé Castex. À la place de Brigitte.

30:58
Invité

Castex a refusé.

31:01
Présentateur

Si on regarde, si on prend un petit peu de recul et qu'on regarde, regardez, on vous a fait une infographie des candidats à

31:05
Locuteur

l

31:05
Présentateur

'élection présidentielle. C'est beau ça. En

31:07
Locuteur

vert, il y a ceux qui sont

31:08
Présentateur

déclarés officiellement en orange. C'est ceux qui sont pressentis. Georges Luxman, on se doute bien qu'il va

31:14
Locuteur

être candidat à un moment.

31:15
Présentateur

Il en manque. Il en manque sûrement, notamment ce qu'on appelle, pardon de manière un peu méprisante, mais des petits candidats. Il y en a certains qu'on n

31:24
Locuteur

'a

31:24
Présentateur

pas rajoutés, mais on voulait vous montrer cette infographie pour poser

31:27
Locuteur

quelque chose qui est un an de l'élection présidentielle. Oui,

31:31
Invité

elle l

31:31
Locuteur

'a

31:31
Invité

dit. Ce n

31:32
Locuteur

'est

31:32
Invité

pas pour les Daltoniens par contre. Jamais vert et orange. Ah oui, mais vert et orange, ce n

31:35
Locuteur

'est

31:35
Invité

pas bon ? Ben non, c'est les pires couleurs.

31:38
Locuteur

Je verrais

31:38
Invité

bien si ça n

31:38
Locuteur

'a

31:38
Invité

qu'une fois à plus de Zemmour.

31:40
Locuteur

Un petit trahison

31:41
Invité

au

31:41
Locuteur

pays

31:42
Présentateur

de...

31:42
Locuteur

Et Karim Boehmran

31:43
Invité

à

31:44
Locuteur

la place de Raphaël Luxman, évidemment.

31:46
Présentateur

Je le vois tous les jours. Il nous manque Karim, on a oublié Karim.

31:48
Locuteur

Il est là,

31:48
Invité

Karim Boehmran, il est au-dessus de l

31:49
Locuteur

'effort.

31:50
Invité

Ah, il est là ! Mais oui, il est déclaré.

31:51
Locuteur

On ne le voit pas, on fait

31:52
Présentateur

de remarquer. Karim Boehmran qui sera notre indité politique dans la deuxième partie de cette émission. Personne le respecte. Qu'est

31:57
Locuteur

-ce

31:57
Présentateur

que je voulais dire ? On

31:59
Locuteur

a une

31:59
Présentateur

inflation du nombre de candidats à l'élection présidentielle, 25 officiellement déclarés à ce stade. Qu'est-ce que ça dit de notre paysage politique ? Tu en as parlé un petit peu, Émilien, dans ta

32:07
Locuteur

carte blanche. je veux juste faire une carte

32:08
Invité

blanche de 3 minutes dessus, mais ce n

32:09
Locuteur

'est

32:09
Invité

pas grave. On me respecte, on me respecte.

32:11
Locuteur

De

32:11
Invité

toute façon. La polarisation.

32:15
Présentateur

La tripolarisation ? La

32:16
Invité

tripolarisation.

32:17
Locuteur

La

32:17
Invité

25...

32:17
Présentateur

Parviens dans le micro.

32:18
Invité

Non,

32:19
Locuteur

non,

32:19
Invité

non. Ça dit que tout le monde essaie de sauver ce pays. En gros, tout le monde est dévoué. Tout le monde se sent un peu habité par une cause et je trouve ça super émouvant. Je suis contente de voir qu'il y

32:32
Locuteur

ait

32:32
Invité

autant de gens qui

32:33
Locuteur

souhaitent

32:34
Invité

nous sortir de la merde. Moi, ça me touche.

32:36
Présentateur

Toi, tu as regardé le beatstick de Gabriel Attal, tu en as pensé quoi ?

32:39
Invité

Non, je n

32:39
Locuteur

'ai

32:39
Invité

pas regardé, non.

32:40
Présentateur

Je ne

32:40
Locuteur

peux pas.

32:41
Présentateur

Moi, j'ai vu des bouts, si ça t'intéresse.

32:43
Locuteur

J

32:43
Invité

'ai vu, ouais, des bouts, mais franchement,

32:44
Locuteur

je

32:44
Invité

ne peux pas. D 'accord. C'est battu ce que tu as trouvé que Gabriel Attal était très de gauche sur l'école, Jean. En vrai,

32:52
Locuteur

j'ai vécu le... Gabriel

32:53
Présentateur

Attal, ancien Premier ministre, actuel président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale qui soutient le corps nu, dans son discours de candidat à

32:59
Locuteur

l

32:59
Présentateur

'élection présidentielle, nous a expliqué que lorsqu'il y

33:02
Locuteur

a

33:02
Présentateur

une baisse démographique dans les écoles,

33:03
Locuteur

il

33:03
Présentateur

faut en profiter pour maintenir le nombre d'enseignants pour améliorer le taux d'encadrement. Waouh. Moi, j'ai bugué complètement.

33:09
Locuteur

Je

33:09
Présentateur

me

33:09
Locuteur

suis

33:09
Présentateur

dit mais c'est l'inverse. Parce

33:11
Invité

qu'il faut les mater, les gamins. Est-ce que maintenir égal le nombre d'enseignants est vraiment une proposition extrêmement de gauche ? Je

33:18
Locuteur

ne

33:18
Invité

sais pas, mais... En tout

33:20
Présentateur

cas, c'est exactement la position de la gauche dans l'hémicycle depuis des semaines. Toutes les séances de questions au gouvernement qu

33:24
Locuteur

'on

33:24
Présentateur

s'est coltinées

33:25
Locuteur

sur ma chaîne, on

33:25
Présentateur

a entendu la gauche taper à bras raccourcis sur le gouvernement en leur reprochant les fermetures de classe. Gabriel Attal qui rejoint la gauche en disant c'est vrai que les fermetures de classe c'est pas ouf, faudra qu'on arrête. Ok, intéressant. Je trouve ça fou, mais ok, dont acte.

33:38
Invité

C'est son positionnement Macron original, l'original Macron de... Il fait vraiment du en même temps et quand tu l'écoutes

33:44
Locuteur

dans notre interview aujourd'hui...

33:45
Invité

Il fait

33:46
Présentateur

du en même temps, ça c'est vrai. Vraiment, je suis d'accord avec toi sur le fait que Gabriel Attal c'est vraiment le revival de 2016-2017 de ce dépassement. Deux,

33:52
Locuteur

on

33:52
Présentateur

va travailler ensemble main dans la main. Là où Edouard Philippe assume beaucoup plus le côté droite. Oui, oui, oui. Droite et centre, il le dit comme ça. Mais pour dire, c'est cet espace RPR, c'est cet espace un peu UDF aussi, cet espace européen, libéral, autoritaire, c'est pas

34:06
Locuteur

le bon mot.

34:07
Invité

Juppéiste, montain.

34:08
Locuteur

Un peu conservateur,

34:09
Présentateur

juppéiste montain,

34:10
Locuteur

etc.

34:10
Présentateur

Très très juppéiste en réalité. Vous allez prendre cher.

34:14
Invité

Donc voilà.

34:15
Locuteur

Et ça fait du

34:15
Invité

bien quelque part, un petit revival de Macron, un petit revival de Juppé, c'est ce dont on a besoin. Moi

34:21
Locuteur

le meeting d'Atal,

34:23
Invité

je l'ai vécu à travers vous en fait. Ah oui.

34:26
Présentateur

Tu peux me tutoyer,

34:28
Invité

tu sais. La conversation WhatsApp. Ah oui. Moi,

34:32
Locuteur

je regardais le meeting

34:33
Invité

et je me suis dit merde, j'ai envie de partager parce que là, je suis dans un moment extraordinaire. Vraiment, je regardais le meeting d'Atal tout seul, c'était dans les transports et je me dis merde, avec qui je vais pouvoir partager ça ?

34:44
Locuteur

Ah

34:44
Invité

bah tiens. Backseat, allez hop. Eux, il doit bien y

34:46
Locuteur

en

34:46
Invité

avoir qui regardent ça. Et en effet, vous étiez en train de le regarder aussi, donc pas toi Léa, mais j'étais pas tout seul. C'est quoi

34:53
Locuteur

si c

34:53
Présentateur

'était en...

34:53
Locuteur

On a une

34:54
Présentateur

conversation WhatsApp absolument lunaire.

34:56
Locuteur

Ouais, ouais.

34:56
Invité

On a débriefé. Mais franchement, j'ai vécu un bon meeting. Ça m'a vraiment rappelé les grands messes macronistes d'origine où les trucs animés par... Putain, je sais plus son nom là. Il était chauve aussi là. Enfin bon, bref, les trucs de macronistes qui ressemblent toujours à

35:12
Locuteur

des...

35:12
Invité

Il y a beaucoup de chauves.

35:13
Locuteur

En vrai, l'escurre. C'est pas Jean-Denis Varro. J'allais dire l'escurre. Mais tu

35:18
Présentateur

vois,

35:18
Locuteur

ça

35:18
Présentateur

fait partie des raisons pour lesquelles j'aimerais bien interviewer... Le gendre

35:22
Invité

?

35:23
Présentateur

J'aimerais bien interviewer Gabriel Attal précisément pour l'interroger là-dessus sur ce revêt

35:27
Locuteur

de Macroniste. Ah oui

35:29
Invité

! Qu'est-ce qu'il te vient ? Je

35:30
Présentateur

sais

35:31
Invité

pas. Attends, je vais regarder.

35:32
Locuteur

Je

35:32
Invité

sais pas si il n

35:32
Locuteur

'a

35:32
Invité

pas perdu. Tout le monde s'en fout.

35:33
Locuteur

il

35:33
Invité

n

35:33
Locuteur

'a

35:33
Invité

pas perdu, je crois. Oui, oui. Et tu m'invites parce

35:35
Locuteur

que

35:35
Invité

c'est mon député, Gabi. D'accord. Oh bah super ! Et donc, il y avait une ambiance truc d'entreprise en fait, séminaire d'entreprise où tu sens bien que dans la salle, tout le monde est obligé d'être là. D'une manière ou d'une autre, le public y compris. Il y

35:50
Locuteur

a

35:50
Invité

des gens qui sont sortis. J'ai vu des interviews à la sortie du truc. Ils étaient assez confus. Ils n

35:54
Locuteur

'avaient

35:54
Invité

pas retenu grand-chose. Moi, ce que j'ai retenu quand même, c'est qu'il reste toujours hyper pro-business. Il faut libérer les énergies.

35:59
Locuteur

Il

35:59
Invité

y

35:59
Locuteur

a

35:59
Invité

trop de charges. On a démarré avec un patron, le patron de lunettes pour tous qui était là. Il faut qu

36:04
Locuteur

'on

36:04
Invité

puisse entreprendre dans ce pays. Il faut libérer les énergies.

36:07
Locuteur

Je

36:07
Invité

me

36:07
Locuteur

suis

36:07
Invité

dit mais les frères, vous avez fait quoi depuis 10 ans ? Vous n'avez pas libéré assez les énergies ? Ils n'avaient pas pété assez le droit du travail ? Ils n'avaient pas donné assez d'allègements de charges et de je ne sais quoi. C'est vraiment le macronisme de base. Quelque part, c'est frais. C'est robotique, certes. C'est mécanique. C'est insincère. Mais ça a son charme pour qui aime le monde de l'entreprise et vraiment le Macron d'origine. On a Malek dans le

36:32
Présentateur

chat qui

36:32
Locuteur

débarque au moment où on est en

36:33
Présentateur

train de parler de Gabriel Attal. J'espère que tu es

36:36
Locuteur

content.

36:37
Présentateur

On aurait voulu que tu sois sur le plateau.

36:39
Invité

Un meeting d'Attal, c'est un peu une ambiance de before-backseat.

36:44
Locuteur

Je

36:45
Invité

vais

36:45
Présentateur

enchaîner. Je vais enchaîner.

36:48
Locuteur

Je

36:48
Présentateur

vais digérer ça.

36:49
Locuteur

Donner de l

36:49
Présentateur

'argent. Mesdames et messieurs,

36:51
Locuteur

on

36:51
Présentateur

va continuer quand même dans l'actualité.

36:52
Locuteur

Juste pour vous sachiez,

36:53
Invité

il ne fait plus rien Guérini.

36:54
Locuteur

Il

36:54
Invité

n

36:54
Locuteur

'a

36:54
Invité

pas été rélu en

36:55
Locuteur

2024. On l'embrasse Stanislas, on

36:56
Présentateur

t'embrasse.

36:57
Locuteur

On enchaîne

36:58
Présentateur

évidemment l'autre actualité qui a défrayé la chronique ces dernières semaines, ces derniers jours. C'est Liana, 11 ans, retrouvée morte quelques jours après sa disparition à la sortie de son collège dans le Gers. Le principal suspect dans cette affaire était déjà visé par une plainte pour viol sur mineurs l'an dernier, sauf qu'il n'a pas été entendu par la police. Ça provoque un scandale, une défiance envers la justice aussi.

37:20
Locuteur

Il

37:20
Présentateur

y

37:20
Locuteur

a

37:20
Présentateur

eu des mobilisations, des marches blanches. C'est quoi les réactions politiques suite à cette affaire que vous avez entendue

37:26
Locuteur

? Parce

37:27
Présentateur

que dans le paysage, il y

37:28
Locuteur

a

37:28
Présentateur

eu un peu de tout. Ça a été très tendu à l'Assemblée nationale sur des positions de gauche qui dénoncent le manque de moyens de la justice, sur des positions de droite

37:36
Locuteur

qui

37:37
Présentateur

dénoncent le laxisme, sur des positions du centre qui disent qu'il faut travailler ensemble main dans la main

37:41
Locuteur

et

37:42
Présentateur

dépasser nos différences.

37:43
Invité

Moi, ce qui m'a choquée de la part notamment de la droite, mais pas que, aussi en la personne de notre ministre de la justice,

37:51
Locuteur

c

37:51
Invité

'est à quel point l'institution judiciaire a été encore une fois prise pour cible de la part des politiques.

38:00
Locuteur

Et

38:00
Invité

malheureusement, ça devient vraiment quelque chose d'assez régulier. on prend pour cible l'état de droit, les magistrats et magistrates. Je trouve que c'est quand même très problématique dans un pays qui se veut démocratique. Et voilà,

38:16
Locuteur

c

38:16
Invité

'est ma première réaction. Émilien, ça a été quoi la réaction de la droite

38:20
Locuteur

? Alors,

38:23
Invité

dur, Bruno Otaillot, il s'est emparé de la question assez fermement et notamment il a repris une vieille entienne de la droite qui est le contrôle des magistrats. C'était évoqué par Léa. En fait, Sarkozy avait un truc qui était on va remettre de l'indépendance dans le conseil supérieur de la magistrature mais justement pour avoir un truc où les magistrats sont bien encadrés, etc. Mais on accepte qu'en gros ils continuent à se juger plus ou moins entre eux. L'idée, c'est qu'on va garantir qu'ils soient plus une forme de neutralité. Là, il dit non, ça ne suffit plus.

38:55
Locuteur

Ils

38:55
Invité

ont fait trop n'importe quoi. Donc, on va remplacer le CSM qui est quand même dans la constitution par une autre instance de surveillance des magistrats où notamment le but, c'est qu

39:03
Locuteur

'ils

39:03
Invité

soient jugés par d'autres personnes ou

39:05
Locuteur

des

39:05
Invité

personnalités qualifiées quoi que ça veut dire.

39:07
Locuteur

Ou un juif d

39:07
Invité

'assises. Voilà. Donc, en gros, qu'il y ait des

39:09
Locuteur

personnes extérieures à la

39:10
Invité

magistrature qui jugent les magistrats notamment pour les punir de s'ils. Alors, un truc un peu américain, tu vois. On peut les révoquer s'ils n'ont pas fait le boulot qu'on attendait d'eux. Et par ailleurs, Darmanin, lui, en fait, au lieu d'accepter que le ministre de la Justice ne peut pas mettre les mains de toutes les affaires de... Enfin, heureusement, quelque part, dans le secteur judiciaire, a

39:30
Locuteur

dit,

39:30
Invité

mais oui, mais j'ai fait des directives. Donc, on sort du compte Mediapart notamment qui a fait un gros dossier dessus qu'en fait, ils ont envoyé des dizaines, presque plus d'une centaine de directives en un an à magistrats qui n'ont plus de priorité claire parce que tu leur dis de faire tout en même temps parce que tout est une priorité. Et donc, ça a encore remis la faute sur un. En fait, ils n'ont pas fait ce que je leur ai demandé. Donc, les magistrats deviennent en gros fautifs d'à peu près tout sans se poser la question de comment marche une enquête, de combien de temps ça prend, de combien de gens ça demande. Et notamment,

40:00
Locuteur

il

40:00
Invité

y avait un billet très bien de Valérie Robert qui est une autrice féministe sur la question de la punitivité et d'à quel point est-ce qu'en fait, je vois qu'il y

40:08
Locuteur

a

40:08
Invité

un fait divers et ça remonte des années 90 avec certains tueurs en série. En fait, on va remettre une forme de punition qui ne marche pas si bien que ça. Mais ce n

40:16
Locuteur

'est

40:16
Invité

pas important parce que ce qui compte, c'est qu'on montre aux gens qu'on est plus dur. ce n

40:20
Locuteur

'est

40:20
Invité

pas l'efficacité in fine, c'est vraiment une réponse émotionnelle à l'actualité qui n'est pas effectivement toujours extraordinairement saine. Il y a un autre billet qui était intéressant, c'était sur les blogs de Mediapart, c'était Perrine Vasque qui est une ancienne journaliste de BFM TV qui maintenant travaille avec Cyril Châtelain à l'Assemblée nationale. Elle est passée du côté politique. Mais elle reste une observatrice avisée de ce qui se passe sur les plateaux télé et elle a noté que de manière assez spectaculaire lors de cette affaire Liana, c'est vrai que dans un premier temps on a parlé des moyens de la justice. On parle des plateaux de BFM TV là.

On a parlé parce qu'en fait tout le monde sait. Jean-Jacques Hurvois, ministre de la justice sous François Hollande, avait lui-même parlé à l'époque d'une justice clochardisée. Il avait employé le terme. Donc tout le monde sait qu'on n'a pas assez de juges, qu'on n

41:10
Locuteur

'a

41:10
Invité

pas mis assez de moyens. Chaque fois qu'on met des moyens de toute façon c'est pour construire des nouvelles prisons parce qu'on a inventé pour ce qui est du nombre de procureurs, du juge d'instruction par habitant, etc. On est complètement à la ramasse. On devrait probablement avoir trois fois plus de personnel. Là, il

41:29
Locuteur

y

41:29
Invité

a un article dans Mediapart aussi qui est sorti hier qui parle d'une asphyxie littéralement du système pas seulement judiciaire mais aussi policier. C

41:35
Locuteur

'est

41:35
Invité

-à

41:35
Locuteur

-dire

41:35
Invité

que même la PJ étant sous-effectif, il y a un engorgement qui est terrible et que tout le monde connaît. Donc au départ, sur les plateaux de BFM TV, ils étaient un peu partis là-dessus en mode bah oui, c'est parce que ce qui est choquant évidemment, c'est que la justice avait des informations et puis rien n'a été fait. Le mec était toujours en liberté et puis s'est passé le drame. Donc ils étaient partis. Et puis Macron a pris la parole

41:56
Locuteur

et

41:57
Invité

il a fait je ne

41:57
Locuteur

veux

41:57
Invité

pas qu

41:58
Locuteur

'on

41:58
Invité

me parle de moyens. Ne me parlez pas de moyens.

42:01
Présentateur

La raison pour laquelle il dit ça, c'est parce qu'il a augmenté de 40% le budget de la justice entre 2017 et 2020. C'est

42:08
Locuteur

son

42:08
Présentateur

argument

42:08
Locuteur

à lui. C'est de dire

42:09
Présentateur

on les a mis les moyens.

42:11
Invité

Mais ce que notait Perrin Vask, c'est qu'à partir du moment où il

42:13
Locuteur

y

42:13
Invité

a eu cette sortie où Macron a dit ne me parlez pas de moyens, moi tu ne me parles pas d'âge. Et derrière, il y a eu les journalistes se sont alignés et ont systématiquement répété ça. Non alors, le président a dit on ne parle pas de moyens et donc ils n'ont plus parlé de moyens. Littéralement. On a changé de sujet. On a parlé des juges. On a parlé alors les responsabilités individuelles, les dysfonctionnements. C'est là où le mot dysfonctionnement est devenu le mot le plus cité et le plus tourné et on a cherché les dysfonctionnements. Donc c'est un article très intéressant parce qu'il revient vraiment point par point et elle connaît le système un peu de l'intérieur.

Assez inquiétant de voir comment la parole du président peut orienter vraiment le journalisme politique de cours.

42:57
Présentateur

Il y a un truc que je trouve intéressant c'est qu'Emmanuel Macron ne veut pas parler de moyens. Comment il s'appelle ? Gérald Darmanin a commencé par expliquer que ce n'était finalement qu'un dysfonctionnement qui tenait quasiment à des personnes. On parle de la procureure en l'occurrence. En gros c'est ça. C'est juste il y a eu un bug dans un système qui n'est pas censé dysfonctionner. Et en même temps Sébastien Lecornu a accepté de reprendre au compte du gouvernement une proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes contre les enfants qui prévoit 3 milliards d'euros d'investissement sur 3 ans.

43:28
Locuteur

On est sûr qu'elle prévoit

43:29
Invité

vraiment ça

43:30
Locuteur

?

43:30
Présentateur

Oui. Elle prévoit des investissements racifs avec des créations de nouvelles juridictions. Est-ce qu'il a vraiment prévu de tout reprendre ? Justement je ne sais pas. Il a envoyé la copie au Conseil d'État pour un avis du Conseil d'État avant une transmission à l'Assemblée nationale. Donc je ne sais pas quelle est la version de la copie et surtout quels sont les engagements budgétaires que le gouvernement est prêt à faire en soutenant cette proposition de loi. Parce que c'est une proposition de loi qui en plus est transpartisane qui est portée par une députée socialiste dont j'ai oublié le nom. Moi je fais confiance aux parlementaires pour ne pas se laisser avoir.

Si là cet été en urgence on vote une loi pour protéger les enfants il est hors de question qu

43:59
Locuteur

'il

43:59
Présentateur

n

43:59
Locuteur

'y ait

43:59
Présentateur

pas des engagements précis chiffrés, budgétaires

44:02
Locuteur

et ensuite on s'engueulera l

44:03
Présentateur

'automne prochain sur le budget parce que évidemment ça va avoir un lien. Mais

44:07
Locuteur

je

44:08
Présentateur

trouve ça très bizarre cette manière de dire il n

44:10
Locuteur

'y a

44:10
Présentateur

pas de problème de moyens mais on est prêt à mettre des moyens.

44:12
Invité

D'autant plus que Darmanin lui-même s'était plaint de son budget a déjà souvent dit dans d'autres occasions que la justice manquait quand même un petit peu de moyens et que par exemple sur les coupes budgétaires qu'il y avait eu parce que là il y

44:22
Locuteur

a

44:22
Invité

eu 400 millions qui étaient gelés gelés donc budgétés mais gelés parce qu'on est dans la merde à cause de Donald Trump du détroit d'Hormuz et de je ne sais quoi et Darmanin avait quand même fait des pieds et des mains pour essayer de les redégeler parce qu'il sait très bien que c'est déjà tout le monde bricole n'importe comment avec beaucoup trop de dossiers par personne et tout donc il le sait et là en effet il fait le tour des plateaux en disant on va couper deux trois têtes on va voir où sont les dysfonctionnements ça n'est évidemment pas lui le dysfonctionnement évidemment donc ça c'est une grosse question je suis d'accord il y

44:55
Locuteur

a

44:55
Invité

un truc qui est sorti cet après-midi que je trouve assez symptomatique je ne

44:58
Locuteur

sais

44:58
Invité

plus où j'ai vu ça je crois que c

44:59
Locuteur

'est

44:59
Invité

dans le monde le National Center for Missing and Exploited Children aux Etats-Unis avait envoyé un signalement comme ils en envoient beaucoup ils en envoient près de je ne

45:10
Locuteur

sais

45:10
Invité

plus j'ai plus les chiffres mais avait envoyé un signalement en France c'est à dire qu'il y a une agence américaine qui surveille vous savez que la France est le quatrième hébergeur de contenu pédopornographique au monde et donc les américains ont un oeil là-dessus aussi dites-vous que les américains ont un oeil sur à peu près tout ce que vous faites sur internet ils ont un oeil aussi là-dessus donc ils avaient envoyé déjà un signalement qui arrive à la PJ de Paris à l'Offmin l'office qui s'occupe des mineurs l'Offmin qui a été créé en 2023 par Darmanin qui devrait compter 85 officiers de police judiciaire qui n'en comptent que 40 voilà et qui croule littéralement sous les signalements qui n'a absolument rien fait de ce signalement sur ce fameux Jérôme Barrella qui donc depuis des mois était identifié en fait il y avait plein de moyens de l'identifier il y avait plein plein de moyens le dysfonctionnement est majeur et il est lié à mais même l'Offmin

46:00
Locuteur

étant

46:01
Présentateur

sous-effectif en fait alors justement c'est intéressant Léa cette affaire nous fait aussi montrer le peu de considération pour les droits de l'enfant qu'on a

46:09
Locuteur

ah

46:09
Invité

bah ça c'est sûr oui oui et puis au-delà avant de revenir sur effectivement la prise en compte des droits de l'enfant de manière générale dans nos sociétés j'ai envie de dire c'est aussi la question de l'approche des cas de violences sexuelles et sexistes de manière générale avec une logique toujours très répressive très punitive là effectivement on parle beaucoup des moyens de la justice mais c'est a posteriori en fait quand le mal est fait en quelque sorte j'ai envie de dire on nous parle assez peu de moyens pour tout ce qui est prévention et autres donc ça je trouve que déjà c'est assez inquiétant que ça soit un peu absent du débat public et politique

46:49
Locuteur

ça

46:50
Invité

mériterait de le remettre sur le devant de la scène

46:53
Locuteur

je

46:53
Invité

rappelle aussi qu'il y avait eu tout un travail qui a été fait par la commission la civise je ne

46:59
Locuteur

peux

46:59
Invité

pas vous le décliner ici mais qui en gros était mandatée pour effectivement faire des propositions

47:05
Locuteur

qui

47:06
Invité

avaient sorti tout un tas de propositions une quarantaine si ma mémoire est bonne pour renforcer la protection des enfants et lutter contre ces violences qui sont systémiques dans notre société il faut le rappeler et en réalité finalement ces propositions n'ont pas été vraiment suivies des

47:22
Locuteur

faits

47:24
Invité

le juge Durand qui était

47:26
Locuteur

figure

47:27
Invité

de proue de cette commission qui était président de cette commission a été gentiment sorti sans trop comprendre pourquoi peut-être parce qu'il ouvrait un peu trop sa gueule notamment sur les moyens qui étaient mis en place pour lutter contre les violences

47:38
Locuteur

qui

47:39
Invité

aujourd'hui est beaucoup sollicité dans les médias parce qu'il a quand même une expertise

47:41
Locuteur

très

47:42
Invité

précise sur la prise en compte de la parole des victimes ce qu'il faut faire etc

47:46
Locuteur

et

47:47
Invité

la protection de l'enfance de manière générale

47:49
Locuteur

mais

47:49
Invité

il y

47:49
Locuteur

a

47:49
Invité

effectivement au-delà même comment dire de l'absence de prise en compte de la parole des victimes notamment des enfants il y a un véritable problème de rapport de domination sur finalement les enfants

48:03
Locuteur

dans

48:04
Invité

nos sociétés

48:05
Locuteur

qui

48:06
Invité

sont considérés comme des sous-humains en quelque sorte et tant qu'ils n'ont pas accédé à un rang d'adulte on ne prend pas en compte leur volonté on ne prend pas en compte leur consentement donc voilà c'est assez problématique il y a tout ça qui est nécessaire à déconstruire et c'est lié évidemment à l'éducation on a parlé des violences dans le périscolaire on a parlé des violences dans les crèches on a parlé de la maltraitance à tous les niveaux en fait et le manque de prise en considération de l'enfant et des enfants dans notre pays est absolument dramatique et je pense très sincèrement qu'il est grand temps que l'on se questionne mais de manière collective sur finalement quel est notre rôle à jouer ensemble pour protéger davantage les enfants et effectivement c'est aussi une question de moyens et c'est aussi une question de volonté politique et aujourd'hui peu importe effectivement les grands discours etc etc

49:02
Locuteur

la

49:02
Invité

question de la volonté la volonté politique est absente parce qu'en réalité si on a envie de mettre les moyens pour faire en sorte de lutter contre les violences sexuelles et sexistes de manière générale faire en sorte de protéger davantage les enfants

49:14
Locuteur

on

49:15
Invité

les a on sait quoi faire il y a d'autres états l'ont fait l'Espagne l'a fait avec des résultats quand même très probants bref on a les moyens on a des propositions on a des associations qui sont qui sont expertes sur ces questions la fondation des femmes qui a sorti effectivement qui je pense à qui on peut faire confiance sur ces questions là on a l'expertise on a les moyens il y a juste un grand grand manque de volonté politique et pourquoi pardon et je finirai par là je soupçonne un certain nombre de dirigeants politiques d'être bien content qu'il

49:46
Locuteur

y ait

49:46
Invité

des dysfonctionnements avec la justice d'être bien content qu'il

49:49
Locuteur

y ait

49:49
Invité

un certain nombre de plaintes qui soient classées sans suite parce qu'on n'a pas les moyens d'aller jusqu'au bout de certaines enquêtes etc donc voilà moi je pense

49:57
Locuteur

pourquoi

49:58
Invité

? parce que pour protéger un certain nombre de personnes

50:01
Locuteur

ah

50:01
Invité

d'accord on

50:02
Locuteur

a

50:02
Invité

un ministre de la justice qui lui-même a eu deux plaintes contre lui

50:05
Locuteur

pour infraction

50:07
Invité

insuffisamment caractérisée voilà

50:08
Locuteur

par exemple

50:09
Invité

notamment infraction insuffisamment caractérisée ça veut dire faute de preuve c'est

50:14
Locuteur

-à-dire

50:14
Invité

qu'il

50:14
Locuteur

n'y a

50:14
Invité

pas eu les moyens de toute façon pour enquêter sur ces trucs-là alors que souvent les victimes ont des preuves et pourraient en fournir mais les policiers n'en cherchent pas dans plein d'affaires ils ne les écoutent même pas ils ne se sont même pas convoqués pour une audience etc et donc en effet Darmanin a bénéficié de ce système-là et on voudrait que ce soit lui qui le change

50:28
Locuteur

donc

50:28
Invité

voilà en gros c'est ce pardon juste pour terminer là-dessus on est dans un système qui ne cherche pas à se remettre en question on est dans un système qui protège encore les agresseurs Emilia oui juste avant être oui mais c'est dur de passer avant mais il y a quand même un truc que je trouve un peu gênant sur ces questions de violences sur enfants bon le meurtre et viol en l'occurrence c'est qu'il y a une hystérisation de certaines parties de la société qui est d'autant qui me paraît inversement proportionnelle l'action qui est réellement faite notamment on sait que chez les magas américains la pédophie c'est quelque chose qui a été beaucoup avancé le pizza gate etc il se trouve que par ailleurs après on a découvert que beaucoup d'entre eux eux-mêmes avaient des liens avec la pédocriminalité et en fait on a des formes de surréaction mais qui sont compréhensées parce qu'évidemment c'est des enfants c

51:14
Locuteur

'est

51:14
Invité

des personnes avec qui on a le moins envie qu'il arrive quelque chose et en même temps qui quelque part masquent presque une vraie réflexion sur le sujet je pensais la propulsion de Bruno Retailleau d'avoir la castration chimique automatique des pédophiles quoi que ça veut dire je ne

51:29
Locuteur

sais

51:29
Invité

pas qui vivent exactement condamnés ou pas il se trouve que quand on s'informe un peu sur le sujet on voit que ça ne marche pas tellement parce que en fait c'est des questions beaucoup de suite psychologique qui comptent pour prévenir l'acte évidemment ce n

51:41
Locuteur

'est

51:41
Invité

pas aussi sexy que de dire on va punir quelqu'un parce qu'il a fait la pire chose possible mais en même temps ça ne

51:47
Locuteur

veut

51:47
Invité

pas dire qu'il ne fallait pas évidemment punir ou empêcher la personne qui a fait ça mais il y a quelque chose de prendre le sujet en face et d'agir en fonction de ce que disent les associations les acteurs les militants engagés et de juste réagir parce qu'on pense que c'est un sujet qui aussi va toucher les parents des parents électeurs et une forme d'instrumentalisation que je trouve très gênante et ces surréactions peuvent être compréhensibles la part de citoyens qui expriment une crainte une angoisse une horreur compréhensible mais la part de politiques qui sont censées prendre en charge les sujets et protéger les enfants notamment c'est quand même moins compréhensible mais oui je rebondis parce qu'il

52:25
Locuteur

y a

52:25
Invité

quelqu'un qui parle de l'Evars dans le chat qui est donc l'éducation à la vie sexuelle et affective et effectivement il y a des obligations qui ont été consignées dans la loi la loi oblige un certain nombre d'heures dans l'année pour tous les niveaux tous les niveaux de la maternelle au lycée sur l'éducation à la vie sexuelle et affective et en fait on se rend compte que la réalité voilà ça ne s'est pas réalisé il y

52:51
Locuteur

a

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Invité

un bon nombre d'établissements dans le cadre desquels les heures ne sont pas suivies donc déjà rien que ça mettons les moyens pour qu'il y ait déjà des heures d'éducation à la vie sexuelle alors que c'est déjà enterriné dans la loi donc même j'ai envie de dire et je n

53:06
Locuteur

'ai

53:06
Invité

pas envie non plus d'être dans le dooming absolu peut-être allons vers une loi intégrale votons cette loi intégrale je veux dire allons-y clairement mais surtout surtout il faut cette volonté politique parce que sans qu'on n'aura pas cette volonté politique on

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Locuteur

peut voter

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Invité

toutes les lois de la terre ça ne changera

53:24
Locuteur

rien

53:24
Présentateur

j'ai hâte de voir les débats je suis vraiment curieux de voir les débats cet été sur cette loi intégrale sur les violences sexuelles et sexistes qui concerne les enfants