🔴Meeting, blocus et PLFSS : Anaïs Belouassa Cherifi invitée de France Info
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Anaïs Belouassa-CherifiFait
« L'échec en réalité c'est les 10 ans de macronisme en terme d'éducation. »
- 1:16Anaïs Belouassa-CherifiFait
« Il a détruit l'enseignement supérieur, il a détruit l'éducation nationale, lui et ses autres collègues. »
- 1:53Anaïs Belouassa-CherifiFait
« si les jeunes sont dans cette détresse, si au jour il y a autant de difficultés, c'est bien évidemment parce qu'ils ont mené des politiques budgétaires austéritaires envers la jeunesse et envers tous nos services publics. »
- 3:05Anaïs Belouassa-CherifiPromesse
« nous sortons notre programme le 6 novembre prochain à l'occasion notamment de la convention qu'on va tenir au Bourger le 7 novembre. »
- 3:05Anaïs Belouassa-CherifiPromesse
« SMIC à 1700 € net sur le blocage des prix notamment celui de l'essence »
- 4:21Anaïs Belouassa-CherifiFait
« depuis que je suis élu, je n'ai jamais voté de budget parce qu'ils sont tous passés en 493. »
- 6:11Anaïs Belouassa-CherifiFait
« la question du budget, c'est pas une question qui est difficile, c'est une question de recette. »
- 6:51Anaïs Belouassa-CherifiChiffre
« il y a 15 % de pauvreté dans notre pays. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
On a Nailes Bello Shérifi qui est député du Rô. Allez-y, venez, rejoignez-nous. Membre de la commission des affaires sociales qui qui nous rejoint. Bonjour. Vous étiez hier au meeting de Gabriel Atal à Lyon chez vous ? Non, malheureusement j'ai pas de temps à perdre mais en tout cas il a eu du mal à remplir sa salle et comparé à ce qu'on voit ici derrière moi, c'est vraiment ici la dynamique ici les lanne présidentielle. Vous entendez le bruit derrière moi. Voilà, c'est la dynamique, elle est là, l'engouement est là. forcé de constater que monsieur Atal n'a pas réussi à transformer l'essai hier à Lyon. Gabriel Atal, ancien ministre de l'éducation, est longuement revenu sur votre soutien euh au mouvement lycéen et lui, il dit Jean-Luc Mélenchon qui ne veut pas de parcours sup, qui ne veut
pas de sélection, en fait de fait, c'est la sélection par l'échec, c'est-à-dire on laisse les étudiants aller échouer dans des filières où il n'y aù ça ne fonctionne pas, où il y a pas assez de demande. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Bah l'échec en réalité c'est les 10 ans de macronisme en terme d'éducation. Je veux dire, monsieur quand même a été premier ministre, a été ministre de l'éducation nationale et donc n'a aucune leçon à nous donner en terme de gestion de la jeunesse. Il a détruit l'enseignement supérieur, il a détruit l'éducation nationale, lui et ses autres collègues. Et aujourd'hui, on voit que la jeunesse, elle pose des revendications qui sont légitimes. Celle du droit à l'avenir, celle du droit à l'éducation, celle de pouvoir avoir un avenir qui qui soit dans de bonnes
conditions. Et je crois que monsieur Atal finalement ne comprend pas la jeunesse et n'arrive pas à poser aussi les revendications de la jeunesse. Vous aviez installé un match Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon disait "Ça sera entre eux et nous à la fin" et en ce moment on note que vous attaquez beaucoup Gabriel Atal. On se demande pourquoi est-ce que c'est pour affaiblir Édouard Philippe ? C'est quoi la stratégie ? Non, je pense que à un moment il faut mettre les macronismes face à leur face à tout ce qu'ils ont fait en fait. En fait, monsieur Atal essaie de nous faire croire qu'il n'a aucune responsabilité dans la politique qui est menée depuis 10 ans. Il était aux commandes et aujourd'hui si les jeunes sont dans cette détresse, si au jour il y a autant
de difficultés, c'est bien évidemment parce qu'ils ont mené des politiques budgétaires austéritaires envers la jeunesse et envers tous nos services publics. Alors que l'on voit précisément des représentants lycéens qui sont en train de prendre la parole en attendant le discours de Jean-Luc Mélenchon, une élection électorale, elle se gagne sur l'ensemble du territoire, pas uniquement sur une catégorie de la population qui plus vote traditionnellement moins que les les générations suivantes. On est ici en Auvergne. Alors certes, en Auvergne, la France insoumise a marqué une nette progression ces dernières années, mais essentiellement à Clermontferrand et dans sa métropole et c'est encore très difficile [acclamation] l'implantation dans les cantons ruraux. Il y avait le sommet de
l'élevage il y a encore 48 heures. On a vu un défilé de candidats à la présidentielle et notamment des personnalités de gauche comme Fabien Rousell ou comme François Ruffin. Pas Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous avez fait une croix sur cet électorat rural ? Est-ce que vous avez reproché François Ruffin il y a quelques années de vous intéresser uniquement aux jeunes des centres urbains et aux jeunes des quartiers et non pas à ceux qui vivent en campagne. Moi, je crois qu'il faut pas opposer les populations ou les territoires. Lorsqu'on prend un programme politique et le note, c'est du blocage des prix notamment sur la question des agriculteurs d'avoir un prix rémunérateur vraiment pour leur travail, c'est pas une question d'aller chercher un électorat, c'est une question de
proposer des propositions qui puissent transformer vraiment la vie des gens. Et nous sortons notre programme le 6 novembre prochain à l'occasion notamment de la convention qu'on va tenir au Bourger le 7 novembre. Et donc, il y aura des propositions politiques pour toute la population, pour toutes les personnes qui pourront se reconnaître dans le SMIC à 1700 € net sur le blocage des prix notamment celui de l'essence et faire en sorte vraiment d'avoir des propositions qui soient formulées qui répondent à des aspirations et je reviens sur le monde rural, ils étaient pas présents au salon au sommet de l'élevage cette semaine. Est-ce que c'est assumé ? pas une priorité, c'est pas un électorat prioritaire pour Jean-Luc Mélenchon et vous le laissez aux mains du Rassemblement national.
Non, moi je pense que les propositions qu'on formule sur la question notamment de l'agriculture, de la planification écologique, des prix rémunérateurs vraiment pour nos agriculteurs et agricultrices, c'est faire en réalité voilà campagne vers cette population qui est en grande difficulté, qui est en grande difficulté financière et qu'il faut aider notamment sur la question des prix rémunérateurs mais aussi des conditions matérielles d'existence. Un mot sur le budget qui va arriver bientôt à l'Assemblée nationale. Ça va être une guerre parlementaire qui on s'attend en tout cas à une bataille parlementaire qui va animer les prochaines semaines. Aujourd'hui, le gouvernement dit il faut un budget pour permettre à l'élu en mai prochain, quel qu'il soit de pouvoir
gouverner. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Est-ce que la France insoumise comprend ce message et pourrait, même si vous ne le validez pas, voter le budget de Sébastien Lecornu ? Sachez que depuis que je suis élu, je n'ai jamais voté de budget parce qu'ils sont tous passés en 493. Mais ce que j'observe, c'est que encore une fois, il y a des choix politiques qui sont faits dans ce budget qui sont l'affaiblissement des plus précaires, des plus vulnérables. Notamment, moi, je vais traiter du projet de loi de finance de la sécurité sociale et ce qu'on remarque, c'est du déremboursement de médicaments, c'est le doublement de la franchise médicale. C'est un certain nombre de choses qui vont en fait contre les gens et contre la population. Et il y a aucune question
qui est posée notamment sur la taxation des plus grands revenus de notre pays. Et mais avant même la discussion, on ne votera pas ce budget. Est-ce que c'est pas refusé le fonctionnement du débat parlementaire ? Bah vous savez, on est toute la semaine en commission, on dépose des amendements, on participe à la discussion budgétaire et malheureusement le gouvernement refuse d'aller taxer les plus riches, d'aller prendre les recettes dont il a besoin d'avoir pour avoir un budget à l'équilibre et malheureusement on se rend compte que il fait reposer l'effort sur les Français, les Françaises qui sont les plus vulnérables, qui sont les plus précaires et pas ceux sur qui il y a énormément voilà de de gains, notamment les plus riches de notre pays. Mais est-ce que vous ne risquez pas
justement en en annonçant dès maintenant le vote de la mention de censure de créer encore plus d'instabilité, une instabilité qui préoccupe, je vous parlais tout à l'heure de l'électorat jeune, mais il y a aussi encore une fois l'électorat des générations autres, pays âgées, adultes, les grands-parents qui elles pour le coup sont inquiètes, sont inquiètes de la dette, sont inquiètes de l'instabilité économique, sont inquiètes de l'instabilité politique. Est-ce que vous ne risquez pas en adoptant cette stratégie de censure à quelques mois de la présidentielle [acclamation] de de renforcer justement ce sentiment chez une partie de l'électorat que vous pouvez créer le désordre, notamment le désordre politique ? Moi, je vais vous dire une chose très simple, la question
du budget, c'est pas une question qui est difficile, c'est une question de recette. Là, le gouvernement a décidé de réduire les dépenses mais toujours plus en afflévissant les services publics, l'hôpital public, l'école. Et on voit aujourd'hui que les revendications qui sont posées notamment par les lycéens, c'est un manque budgétaire criant depuis des années et des passages en force de 493 du budget pour notamment faire en sorte de continuer à exonérer les grandes fortunes de notre pays au détriment de l'ensemble de la population. Mais madame, je vais vous dire aujourd'hui, il y a 15 % de pauvreté dans notre pays. Est-ce que on n pas des politiques publiques qui soient qui permettent forcément de de d'aider les gens en fait de sortir de la pauvreté, d'avoir des services publics
qui fonctionnent ? Moi je je suis allé voir des soignants notamment à Lyon. Ils sont dans une grande difficulté. Les urgences sont saturées, il n'y a plus de lit. Voilà, ça c'est la question du budget. Per vous interrompre, c'est ce que vous étiez en train de nous dire il y a un instant. Il y a 10000 personnes qui sont présentes dans la salle et pas suffisamment de plein.
Anaïs Belouassa-Cherifi