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interviewRMC (sur YouTube)· 20 février 2024 10 min

"Nous n'avons pas la main qui tremble face aux centrales de distribution"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

tout à l'heure fin de matinée c'est le comité de suivi des négociations commerciales les fameuses négociations commerciales entre la grande distribution et l'industrie est-ce que au moment où on se parle les la loi égalime c'est-à-dire le respect du coût de production au début de la chaîne alimentaire du côté des agriculteurs est-ce que cette loi a été respectée oui la loi est respectée jusqu'à un certain niveau et c'est justement le travail que nous faisons avec le ministre de l'Agriculture Marc fen et le ministre de l'économie de nous assurer qu'elle est respectée jusqu'au dernier kilomètre il serait inacceptable que les agriculteurs soient la variable d'ajustement de négociations avec les industriels ou de négociation avec la grande distribution et c'est tout l'enjeu de ces comités de négociation commercial ça quoi jusqu'à un certain niveau c'est-à-dire que nous avons déterminé nous avons fait des contrôles vous savez que nous avons annoncé que nous allions mener des milliers de contrôles dans les dans les mois qui viennent et que lorsque nous voyons qu'il y a un décalage par rapport à l'application de la loi systématiquement nous instruisons nous demandons des comptes aux industriels nous demandons des comptes à la grande distribution pour qu'ils euh remettent les choses en place et c'est ce qu'on a fait par exemple avec l'actalis l'actalis est aujourd'hui ce qu'on appelle en médiation c'est-à-dire que vous avez le médiateur de l'État qui est en train d'intervenir entre les producteurs de lait et son acheteur industriel qui est Lactalis et d'ors et déjà Lactalis a lâché une augmentation des prix donc on voit qu'égalim ça marche et ça marche quand l'État pr ça dire attendez c'est très intéressant on sait que l'actalis d de la l'expression de la colère des agriculteurs était vraiment dans leur viseur euh beaucoup ont considéré ou exprimai que l'ctalis était extrêmement dur en affaire et que il n'achetait pas le l le le litre de lait euh à leur prix de revient et que donc les agriculteurs se se retrouvaient véritablement le le cout deau sous la gorge vous êtes en train de nous dire ce matin que vous êtes en train de faire plier l'actalis je suis en train de vous dire ce matin que d'ors et déjà l'actalis a augmenter son prix d'achat sous la pression notamment de l'intervention de l'État et qu'aujourd'hui nous ne sommes pas encore à une situation satisfaisante et que la négociation se poursuit mais ce qu'on voit sur cet exemple là c'est qu'effectivement sur la filière lait près de 90 % des volumes de lait qui sont produits par les agriculteurs français sont contractualisés à un prix et que nous avons les moyens de faire bouger ce prix lorsqu'il ne respecte pas le coût de production de la filière laitière et que nous allons continuer dans ce sens ça c'est quand les négociations ont lieu sur le sol français on a bien compris avec la colère des agriculteurs qu'une partie de ces négociations en réalité contournait la loi égalim en se tenant et c'est d'ailleurs le président de la République lui-même qui l'a reconnu il a dit il y a une un contournement de notre loi égalim en allant négocier en Belgique au Portugal ou en Pologne est-ce que que vous avez l'assurance que laactalis a bien négocié les prix du lait sur le sol français alors ce contournement c'est pas le fait des industriel c'est le fait des de la grande distribution c'est donc c'est dans leur relation entre les avec des centrales d'achat centrbu centr d'achat prétendu centrale d'achat parce qu'en réalité c'est des centrales de négociation qui concernent des productions qui sont faites en France qui sont livrés dans des supermarchés en France donc effectivement là il y a unour juste signature du contraint qui a lieu en dehors de l'Hexagone pour pouvoir contourner lai tout à fait et c'est pour ça que moi il y a 4 ans lorsque j'étais auprès de de berc en charge notamment de de l'industrie j'avais non même j'étais secrétaire d'État j'étais vousmême vous vous y vous y perdez c'est que vous avez eu plusieurs casquettes quand même on peut le dire prononcé une sanction administrative de plus de 100 millions d'euros à l'égard de Michel Douard enfin des magasins Lecler pour ce contournement et ce ce sujetl fait l'objet aujourd'hui d'une instruction devant juge et avance sauf que pardon en effet Bercy a condamné vous y étiez Bercy a condamné la centrale d'achat EURELEC de de Leclerc notamment qui négociait les prix en Belgique qui contournait donc la loi la juridiction française vous a donné raison a en effet condamné EURELEC à payer une amende sauf qu'entre-temps la Cour de justice européenne est revenu et a donné raison à Leclerc contre vous contre B non non alors mais c'est très intéressant parce que non mais allons-y parce que c'est c'est des sujets que les Français ont désormais l'habitude d'entendre moi je trouve ça extrêmement important à un moment d'arrêter de prétendre qu'on parle de la loi égalime mettons les mains dans le camboui il y a eu cette décision vous avez considéré qu'il contournait la loi vous les avez donc fait condamner sauf que la Cour de justice européenne a a donné raison non alors pas du tout la Cour de justice européenne a renvoyé cette cette affaire en France et aujourd'hui elle revient en France pour savoir si effectivement on peut la juger en France mais ce que ça montre bien cette affaire c'est surtout que Leclerc depuis 4 ans s'emploie par tous les moyens à empêcher cette affaire d'être jugé et donc est aller voir la Cour européenne des droits de l'homme je pense que la Cour européenne des droits de l'homme a autre chose à faire que de juger ce type d'affaire al je préciser exactement les choses de justice des Communautés européennes et effectivement l'affaire est aujourd'hui renvoyée en France pour bien préciser si nous pouvons juger cette affaire je vois pas ce je vois pas pourquoi ça aurait changé c'estàdire que en 2022 la cour d'appel de Paris avait donc infligé une amende à EURELEC de 6,34 millions d'euros pour non respect de la loi française EURELEC on a bien compris c'est la centrale d'achat de Leclerc c'était une enquête qui remontait à 2019 le ministère de l'Économie a donc attaquer la centrale d'achat de Lecler sauf que voilà la juridiction européenne a finalement tranché en faveur de Relec jugeant les juridictions françaises incompétente sur ce dossier et estime que en effet le droit du commerce belge peut-être appliqué à Leclerc si Leclerc va négocier ses prix en Belgique pourquoi est-ce que la justice française aujourd'hui aurait le droit de juger cette affaire alors que hier la juridiction européenne a dit que c'était pas le cas parce que alors pardon l'affaire est aujourd'hui au niveau de la cour de Versailles pour qu'elle puisse trancher si elle est en capacité de juger cette affaire mais peu importe je veux dire le parcours judiciaire ce que je dis c'est que nous n'avons pas la main qui tremble face aux central aux grand centr vous n'avez pas la main la main qui tremble je l'ai bien vu je dis juste que c'est l'union européne ur non non non ne ne transformons pas les choses ne transformons pas les choses à Pauline de Malerbe l'Union européenne a le dos large on lui met sur le dos beaucoup de chose dans ce cas-là ce n'est pas la situation pas la situation quand ils vous ont supprimé cette cette demande je je je vais jusqu'au bout si vous le permettez aujourd'hui l'affaire elle continue à avancer avec effectivement un acteur de la grande distribution qui ne veut pas jouer le jeu et il faut le dire il ne joue pas le jeu aujourd'hui le pour vous ne joue pas je le le fait de passer par une centrale belge quand d'autres passent par des centrales à Madrid ou euh au Luxembourg ce n'est pas sérieux c'est vouloir contourner la loi et c'est pour ça que nous travaillons au niveau européen pour justement faire en sorte que au niveau européen on puisse aussi traiter ces affaires ages paninché sur les prix est-ce que c'est ce suivi donc des négociations commerciales euh les prix vont-ils baisser ou non sachant que vous vous retrouvez un peu entre le marteau et l'enclume c'estàd qu'effectivement il faut payer haut les agriculteurs et en même temps vous avez de l'autre côté une bataille pour le pouvoir d'achat mais vous avez des grandes des centrales de de distribution qui y arrivent vous avez des centrales des des grands magasins des distributeurs qui sont capables de faire des contrats tripartites avec les industriels et les producteurs qui garantissent un prix aux agriculteurs et qui ne sont pas connus pour pratiquer des prix élevés dans leurs grands magasins lorsqu'on cite le cas de Lidl par exemple c'est pas un magasin de luxe Lidl ce ne sont pas euh une marque de luxe et pourtant ils ont réussi à contractualiser donc ça veut dire que c'est possible c'est possible à condition d'avoir de la bonne volonté il demande d'ailleurs pré un Lidl propose propose et et on suivra ça cette semaine le patron de Lidl France sera mon invité vendredi euh Lidl qui propose en effet à tous les autres grands distributeurs de se mettre d'accord pour ne pas être dans une concurrence à qui vendra le lait le moins cher au moins sur le litre de lait que tout le monde le vend au même prix fa pas que ça tire les prix vers le bas exactement et euh c'est c'est une initiative que vous soutenez c'est une initiative que que je soutiens et on doit absolument et c'est c'est le sens de la loi égalime c'est de dire qu'un agriculteur pour ça pourra pas être considéré éventuellement par notamment les les lois européennes comme un une distorsion de la concurrenceence à partir du moment où chacun se applique la même démarche et qu'on est d'accord pour dire et c'est le sens de la loi égalime que on ne peut pas vendre qu'un agriculteur ne doit voir ses coûts de production couverts que c'est la moindre des choses de ne pas vendre à perte pour un agriculteur je pense que c'est parfaitement légitime et c'est tout le sens aussi de dire dans la loi d'orientation agricole que la souveraineté alimentaire la souveraineté agricole c'est un enjeu fondamental de la nation et c'est ce que nous allons porter et on sent bien que vous êtes donc tous vraiment au front pour tenter d'apaiser la colère des agriculteurs je rappelle que le salon commence dans 4 jours PRS au plus près du terrain tous les préfets sont aujourd'hui mobilisés reçoivent les agriculteurs travaill sur la simplification d'un certain nombre d'arrêtés ça va pas se faire du jour au lendemain c'est un travaille en profondeur mais aujourd'hui vous avez tous les préfets de métropole qui sont mobilisés qui ont tous reçu les agriculteurs et qui sont en train de simplifier la vie des agricoles première étape donc de cette semaine très agricole avec vous ce matin sur RMC Gabriel Atal qui tiendra une conférence de presse spéciale agriculture demain matin et le salon qui s'ouvre donc le salon de l'agriculture qui s'ouvre donc samedi Merci à VOUS agas panierunaché ministre délégué à l'agriculture et à la souveraineté alimentaire d'être venu répondre mes questions ce matin 7h52 sur [Musique] RC