Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFMTV· 9 avril 2025 84 min

🟡 Violences dans la culture: suivez le rapport accablant de la commission d'enquête

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L'audiovisuel, le théâtre, la danse, la musique principalement sont persistantes, elles sont endémique et donc elles sont systémiques. Elles sont de toute nature. Morales, sexistes, sexuelles, économique aussi, physique parfois.

Il vous aura suffi, je pense, de regarder quelques-unes de nos auditions pour vous en convaincre. Je dois dire aujourd'hui que ces auditions nous ont nous-mêmes mis à l'épreuve. Nous avons tous et toutes eu la voix qui a tremblé, les larmes parfois au bord des yeux en vous écoutant.

Cette commission n'a pas été qu'un travail politique, elle a été une aventure humaine. La question à laquelle nous avons souhaité répondre était : "En quoi ces violences sont-elles particulières au monde de la culture ? Ces professions sont-elles surexposées au risque de violence par rapport à d'autres milieux professionnels ?

Je ne ferai pas le résumé des épisodes précédents, mais il nous apparaît que la réponse est nécessairement positive compte tenu des facteurs de risque très particulier que partagent ces secteurs. Des métiers passion à l'ône de laquelle tous les sacrifices semblent être possibles. la pression du temps, la pression de l'argent, la familiarité et la promiscuité lors des tournages ou des tournées, un sentiment d'appartenance à une grande famille, de ne pas être dans une relation de travail, un intérêt supérieur à servir celui de la création, la précarité économique évidemment qui domine, une forte hiérarchisation, un recrutement quasi exclusif par le biais des réseaux professionnels et un très fort entre soi.

Enfin, un culte absolu de l'auteur, de la création qui autorise toutes les dérives et entretiennent l'omerta. Parce que oui, au MERTA, il y a complaisance même dirais-je, avec celles et ceux qui commettent les violences. Je vous épargnerai la litanie de ces violences qui figurent dans mon avant propos et qui innerve également le rapport.

Elle illustre et lass combien ces violences sont en réalité continues et s'exercent tout au long de la carrière de femmes et d'hommes comme de nombreux témoignages l'ont mis en avant devant la commission mais aussi par écrit. Cela débute dans les écoles, se poursuit dans les castings, les tournages, les festivals, les promotions, les cérémonies. Nous en avons reçu énormément, y compris ces derniers jours, y compris ces dernières heures, cette dernière heure même, comme si la commission d'enquête était le seul lieu de parole possible.

C'est bien là que réside le problème. La police, la justice n'apparaissent pas comme des lieux de recueil possible de la parole des victimes. Or, c'est bien là que ces violences doivent être traitées infiné.

Le rapporteur consacre une grande partie du rapport d'ailleurs à la procédure judiciaire en général et il a raison de le faire. Les pistes qu'il propose sont tout sont pour toutes les victimes de violence sexistes et sexuelles, pas uniquement dans le monde de la culture et elles me paraissent très importantes. L'autre constat que nous avons fait et que je souhaite rappeler ici est celui d'une forme d'incurie et je pose mes je pèse mes mots des employeurs du secteur en tout cas de la plupart d'entre eux.

La création passe avant tout, y compris avant le droit du travail. L'argent passe avant tout, y compris avant le droit pénal. Je pense notamment à la constance avec laquelle Canal Plus par exemple défend encore aujourd'hui Jean-Marc Morandini et se cache encore après quatre condamnations au total derrière la présomption d'innocence pour justifier son maintien à l'antenne tout en avouant en commission la véritable raison de cette décision.

Il fait de très bonnes audiences. Où sont les victimes dans cette histoire ? On ne les voit pas.

On ne les écoute pas. Beaucoup l'ont l'ont reconnu, on n'a pas voulu voir. Il est temps d'ouvrir grand les yeux et les oreilles, de cesser de réserver son humanité aux seuls auteurs de violence et de traiter les victimes avec le respect et la dignité qui leur est due.

La question à laquelle bah pardon, je reprends mon secours. Je voudrais juste terminer je voudrais juste terminer ces mots en en remerciant très chaleureusement les députés qui ont assisté de manière assidu à la commission d'enquête et un merci particulier à Sarah Lin qui a fait un grand nombre d'auditions. Je voudrais aussi remercier les administrateurs et administratrices de l'Assemblée sans qui tout ce travail n'aurait pas été possible, ainsi que nos collaborateurs et collaboratrices parlementaires qui elles aussi eux aussi ont été récipientaires de témoignages forts, parfois douloureux et sans eux notre travail de député ne pourrait pas être le même.

Merci à vous tous et toutes. Et le voilà. petit ajustement de de décor.

Euh je vais commencer moi aussi par des remerciements. Déjà remercier Sandrine Rousseau, ma présidente pendant tout ce travail. On a su, je crois, travailler dans un esprit transpartisan et avec une seule volonté, comme vous l'auriez compris. vous écouter et proposer un certain nombre de solutions.

Remercier évidemment Francesca Pasquini qui a été avec moi à l'origine de la première commission d'enquête. Euh elle pouvait pas être là aujourd'hui mais elle nous a envoyé euh des cœurs, des petits cœurs. Euh remercier évidemment euh vous toutes Judith, Sarah, je je en vous com euh Agathe en commençant à vous euh citer, je vais en oublier mais c'est vraiment un merci euh collectif euh parce que euh vous avez euh et Sandrine vient de le dire, vous avez eu des témoignages qui n'étaient pas faciles, qui étaient dur, qui étaient difficiles.

Euh même nous, ils nous ont ébranlé. n'est-ce pas Sarah ? Ils nous ont perturbé mais ils nous ont beaucoup beaucoup appris et ils nous ont permis de travailler.

Ce que nous avons fait dans ce rapport en réalité c'est l'anatomie d'une machine à broyer des talents. Une machine à broyer des talents. Sandrine Rousseau vient de [Musique] le système qui par sa structuration ne fait que amplifier la culture sexiste et patriarcale de notre société.

Et il faut le dire, le monde du cinéma, le monde du spectacle vivant, le monde de la musique n'est que le reflet de notre société. Et ça, c'est un constat qu'il faut le faire. Notre société est encore une société sexiste et le cinéma n'est pas plus mauvais que le reste du monde évidemment, il est juste il amplifie juste des phénomènes qui sont persistants dans notre société.

Je voudrais juste insister sur plusieurs points qui nous semblent les raisons de cette machine à broyer des talents et je vais commencer par celle qui n'est pas la première dans notre rapport mais qui me semble être très symptomatique de cette société du spectacle. C'est la question du culte du talent. Nous avons dans notre pays la magnifique chance d'avoir cette grande exception culturelle française qui permet de financer la culture, qui permet de la faire vivre et d'avoir un écosystème qui crée des œuvres magnifiques.

Mais nous avons encore une exception de génie, c'est-à-dire l'excuse du génie à qui on pardonne tout. Et je crois que c'est un des points sur lequels il faudra fortement avancer. Ce génie qui parce qu'il est génial, parce qu'il est peut-être supérieur, pense que il n'y a pas de code du travail, pense que sa création vaut plus que le cadre de notre société.

Et je crois que ça c'est un point sur lesquels sur lequel il faudra évidemment qu'on insiste et qu'on travaille. Et c'est ce qu'on va faire avec ces propositions. Avant de passer aux propositions, vous dire avec humilité que ce moment est la fin du premier acte, mais c'est pas la fin de la pièce.

Et ce moment est un moment où nous posons sur la table, nous mettons à l'agenda de notre société, à l'agenda publque, un certain nombre de propositions. Ces propositions, certaines seront de la responsabilité des acteurs de la filière. Ça sera eux de les prendre en compte puisque c'est des choses qui ne sont pas nécessairement de l'ordre législatif.

Un certain nombre d'autres propositions appartiendront à nous et au pouvoir public de les mettre en place, de les décliner et parfois de mettre des moyens sur sur comment dire sur la table pour faire avancer les choses. Et puis un troisème volet de proposition seront évidemment des propositions d'ordre législative et nous allons travailler sur une loi qui permettra je l'espère d'apporter un certain nombre de solutions. Alors avant de passer, comme vous l'avez vu, il y a 87 propositions, mais ces propositions, elles ont elles sont pas le cœur du du du rapport.

Je crois que le cœur du rapport, je le redis, c'est l'analyse que nous avons fait. Euh cette analyse précise euh parfois désagréable mais qui je le redit fait l'état des lieux d'un monde qui aujourd'hui euh a quand même pris conscience d'un certain nombre de choses et si nous avons une machine à broyer des talents, nous avons aussi un monde qui change et ça il faut le le signaler. Alors avant de passer à la litanie des propositions, je vais pas les faire les 86, je les ai un petit peu classé, je vais refaire des remerciements, c'est-à-dire les remerciements à nos équipes, à l'administration, aux administrateurs de l'Assemblée nationale, aux agents de l'Assemblée nationale.

Je je vous le dis, une commission d'enquête, je pense que madame la présidente Sandrine Rousseau témoignera aussi là-dessus, c'est que quand vous la faites sérieusement, en réalité, c'est une vraie petite entreprise. C'est presque, j'ai calculé, il y a presque 10 personnes à temps plein qui travaillent sur une commiss sur une commission d'enquête pendant ces 6 mois. Donc c'est beaucoup de travail et mais surtout dans cette assemblée, il y a beaucoup de gens et de personnalités qui ont des qualités extraordinaires et la qualité de ce rapport, enfin laqu c'est moi qui qui le signe donc je peux le dire, il est de qualité.

La qualité de ce rapport nous le devons à leur travail. Rosalina euh Bernard Chloé je vais je vais citer qui qui je vais oublier. Je fait une erreur.

Anna la collaboratrice de Sandrine. Mes collaboratrices Candis et Alexia. Lauranne.

Alexia elle est là Lauranne. Voilà, je voulais les les remercier. Théo.

Théo, ton collaborateur aussi qui est qui est qui est qui est on sait pas où il est. Voilà, je vous je voulais le dire parce que sans il est là. Sans eux, nous ne sommes pas grand-chose.

Alors, en fait, en fait, on est un peu comme au cinéma, on a des équipes, nous on essaie de de bien les traiter. On essaie. Euh bon, alors première grande série de préconisation.

Euh donc l'idée c'est vraiment la question sur on va prendre la question des enfants parce que cette commission d'enquête c'était aussi le point de départ. Je je le rappelle que le point de départ de cette commission d'enquête, je crois que c'était le 14 mars 2024, audition de de Juditth dans une dans la devant la délégation au droits des enfants et au droits des femmes avec Perine la la présidente de la délégation droits enfants qui était là. Alors déjà, nous souhaitons étendre le cadre juridique actuel qui s'arrête à 16 ans, vous savez, sur la protection et les règles d'autorisation.

Nous pensons l'end nous souhaitons l'étendre à 18 ans. Euh pourquoi euh 18 ans ? Tout simplement, ça me semble être du bon sens parce que entre 16 ans et 18 ans, vous êtes fragile et entre 16 ans et 18 ans, vous êtes évidemment potentiellement aussi une proie.

C'est un âge qui est un âge charnière et qu'il faut protéger. On souhaite une mesure que je pense forte et qui fera peut-être du bruit mais qui me semble être de bon sens. On souhaite pro eBay la représentation sexualisée des mineurs à l'écran et dans les photographies de mode.

Je pense que la photo d'un mannequin pour un maillot de bain peut parfaitement être une femme de plus de 18 ans et et rien ne enfin je vois pas l'intérêt d'avoir une femme d'un âge inférieur. Évidemment, nous nous souhaitons étendre la présence obligatoire d'un responsable des enfants. Ça nous semble être tout à fait logique pour toutes les productions artistiques.

On a vu qu'aujourd'hui ça se mettait en place dans le cinéma, mais je pense que dans le spectacle vivant, dans la musique, il faut étendre ce ce poste de responsable des enfants. Nous souhaitons aussi professionnaliser son statut par la création d'une certification qui permettra de d'avoir des gens qui savent et qui connaissent ce métier. C'est pas un métier qui est un métier anodin.

Euh parallèlement à ça, nous pensons qu'il faut contrôler l'honorabilité de toutes les personnes amené à encadrer les enfants dans le secteur culturel. Nous l'avons décidé récemment pour le sport. Je je crois que dans le monde de la culture où le rapport au corps est si important aussi, il faut contrôler les l'honorabilité des des personnes amenées à encadrer nos enfants.

Euh évidemment, nous pensons qu'il faut responsabiliser les parents également et assurer leur pleine information, c'est-à-dire ça passe par une transmission obligatoire du scénario par la production et que nous et je pense qu'il faut qu'on mette un en place un module sur la plateforme de la commission des enfants du spectacle. rappelant le cadre juridique qui est applicable et obligatoire aux enfants. Euh le dernier point sur les enfants, je pense que il nous faut un cadre plus protecteur pour les enfants de de moins de 7 ans.

Aujourd'hui, pour les petits, pour les tout petits, je pense qu'il faut un encadrement renforcé et ça passe à mon sens par des visites médicales renforcées qui sont en capacité de faire l'évaluation psychologique des enfants. Dans vos témoignages, nous avons quand même eu des des des situations d'enfant mis sur un tournage de façon un peu et protégé de façon insuffisante. Alors le deuxème point important euh si j'ai oublié un sujet important sur les mannequins et sur la mode.

Aujourd'hui, vous le savez, les les agences ont une un agrément à l'année mais pour pas individuel sur le mannequin. Et donc, nous pensons qu'il faut que ça soit individuel sur le mannequin en question et non pas le droit d'utiliser des mineurs. Voyez ce que je veux dire ?

C'est c'est chaque pour chaque mannequin mineur, un agrément devrait être mise en place. Alors, on a beaucoup parlé pendant ces auditions de la fonction de référent VHS. Euh c'est quelque chose d'important et je pense qu'il faut améliorer leur formation parce que améliorer leur formation ça leur donnera plus un d'autorité et de pouvoir et de une meilleure capacité à écouter, entendre la parole et à avoir les bonnes réactions, les bonnes orientations vers les bonnes personnes.

Nous souhaitons aussi que pour les tournages et les productions importantes, qu'il y ait un binôme paritaire, c'est-à-dire que il y ait deux référents à chaque fois et que ça soit un homme et une femme. Euh nous pensons évidemment euh que ces référents devraient faire en lien avec le CNC et le CCHSCT produire un rapport de fin de tournage. un rapport de fin de tournage pour dire si tout s'est bien passé.

Évidemment, si tout s'est bien passé, bah le rapport sera léger, court, mais s'il est un peu plus si ça s'est mal passé, il sera évidemment plus conséquent. Euh je l'ai dit, je pense qu'il faut étendre cette obligation production du spectacle vivant. euh le spectacle vivant, le théâtre, on le sait, c'est parfois aussi difficile euh sur euh les sur donc sur le sur ces référents, je pense aussi qu'il faut créer un réseau de référent, c'est-à-dire que les référents se connaissent entre elles et entre eux et que elles puissent être travailler ensemble, partager les bonnes pratiques.

Et nous souhaitons pour les référents que il ne puisse pas être possible que c'est quelqu'un appartenant à la direction des de des structures. Voilà, on a beaucoup [Applaudissements] Voilà. Alors euh on pense également dans d'autres propositions dans d'autres types de propositions.

Évidemment, il faut renforcer le contrôle de l'État et l'information des partenaires sociaux en matière de violence. Euh on pense qu'il pourrait y avoir euh un inspecteur du travail qui serait détaché auprès du CNM et du CNC euh permettant à un inspection à l'inspection du travail de mieux connaître encore le monde du cinéma et de s'adapter à celui-ci. Évidemment, on pense qu'il faut renforcer les moyens humains et financiers des CCHSCT et on pense aussi que les CCHSCT, le CCHSCT qui n'existe pas pour le spectacle vivant et la mode pourrait se mettre en place.

Alors, un point sur lequel je pense qu'il faut faire des efforts en réalité amplifier ce qui a déjà été fait. Et là, je veux saluer le le travail qui a été fait par le CNC depuis quelques années. Je pense que il participe à la prise de conscience et si notre rapport est dur et si notre rapport est pas simple pour ce monde, je crois que il faut quand même dire, il faut quand même reconnaître qu'une prise de conscience est en cours et que les choses sont en train de changer.

Et le rôle et le moment que nous passons en ce moment, c'est d'amplifier ce ce changement. Donc sur les formations, je pense qu'il faut inclure obligatoirement une formation au droit du travail à la prévention des violences dès les écoles. C'est-à-dire que euh vous artistes, vous devez être formé euh à la connaissance des violences et vous devez être formé au droit du travail.

Euh c'est pas accessoire en fait, c'est ce qui vous protège. Euh on pense qu'il faut étendre les obligations de formation telles que celle qui a été mise en place par le CNC aux autres milieux, c'est-à-dire euh à l'audiovisuel, au directeur de casting euh euh et pardon et au spectacle vivant. Euh alors sur la formation euh c'est un outil incroyable.

C'est le meilleur outil pour la prévention. Et je redis, je salue l'initiative du CNC de faire une formation à chaque début de tournage. Ça permettra, on l'a vu, on y a été, on s'est déplacé à ces formations.

Je pense que à chaque début de tournage, les techniciens, les techniciennes, les comédiens, les comédiennes, tout tout le monde sera rappelé à ce qui à ce qu'il faut faire, sera rappelé au cadre à notre cadre du code du travail. Et je pense que à force, on avancera bien avec cette idée. Alors, sur la protection des professionnels que vous êtes notamment les comédiens dans les moments à risque de votre carrière.

On l'a vu, un certain nombre d'entre vous nous ont raconté leur premier casting et dès le premier casting des des propos sexistes et parfois même des violences sexuelles. Et donc nous souhaitons réglementer les castings. Les castings doivent être organisés dans des locaux professionnels pendant des heures ouvrables en présence de deux personnes au moins et en interdisant évidemment les scènes d'intimité ou de nudité même partielle.

Évidemment, en cas de besoin sur une nudité ou sur une une intimité, il faudra qu'elle soit nécessairement accompagnée d'un coordinateur d'intimité. Euh nous pensons qu'il faut réglementer à nouveau la profession d'agent. La profession d'agent a été déréglementée par la directive service, directive européenne et aujourd'hui vous n'avez pas besoin de carte professionnelle pour être agent.

Et je pense que ce n'est pas que ce n'est pas que c'est une erreur. Les agents sont l'interface entre les productions et ce qu'ils appellent les talents, les comédiens, comédiennes. Je je réserve le mot talent à aussi toutes les techniciens qui travaillent sur les sur les tous les différents tournages et toutes les différents spectacles de France et de Navar.

Euh donc réglementer à nouveau la profession d'agent et à ce titre nous avons saisi l'autorité de la concurrence parce que nous nous posons des questions sur la concentration et sur la concentration dans ce milieu. Aujourd'hui, vous avez deux grandes agences et puis quelques autres et je pense que ce n'est pas nécessairement ce qu'il y a de plusin. Alors, une mesure qui est évidemment attendue sur lequel on a eu beaucoup de débats, ce que que vous avez que on en a beaucoup parler, c'est la question de l'encadrement des scènes d'intimité dans les productions cinématographiques, audiovisuelles et le spectacle vivant.

Euh nous pensons qu'il faut détailler les scénarios, que les scénarios soi-même ça a été proposé par les garçons, d'ailleurs, par les acteurs, qu'il soient storyboardé sur les questions de scène d'intimité. On peut pas pour une actrice ou pour un acteur se contenter de la lecture d'un scénario et de voir scène d'amour. scène d'amour, ça veut dire beaucoup de choses.

Et pour un comédien, l'engagement pour ce film, il doit savoir ce qu'il aura à faire et donc on souhaite que ça puisse être contractualisé. Et évidemment, dans le cas où une partie, un des acteurs souhaite la coordination d'intimité, elle sera obligatoire et nous souhaitons qu'elle soit à chaque fois proposée par la production. Évidemment, j'ai oublié de dire ce métier de coordinateur d'intimité, il faudra qu'il soit euh comment dire certifié et qu'il soit encadré.

Alors sur la question, je reviens sur la question des mannequins. Nous souhaitons mettre un terme aux pratiques d'endettement des mannequins. Aujourd'hui, vous avez des pratiques qui s'appellent le statement et qui endettent des mannequins.

Les mannequins ne sont pas payés. Elles sont payées parce qu'elles ont avancé parce que l'agence a avancé des frais, les frais d'hébergement, frais de transport. Je pense que dans notre société, tout travail mérite salaire.

Évidemment, rassurez-vous, hein, on a presque fini. Euh nous souhaitons mettre en œuvre des mesures pour limiter les phénomènes d'Oerta et mettre les employeurs du secteur culturel leur face à leur responsabilité. Évidemment, en facilitant les enquêtes internes, ces enquêtes internes qu'on a sur lequel on a beaucoup parlé et l'on pense qu'il faut certifier les organismes extérieurs qui font les enquêtes internes.

Nous souhaitons obliger les employeurs à signaler au procureur les faits de violence sexuelle. C'est-à-dire que quelqu'un qui connaît et qui a été amené à savoir d'une violence sexuelle euh il faudra qu'il y ait un dispositif qui l'oblige à les signaler au procureur. [Applaudissements] Enfin sur les phénomènes d'Oerta, il nous est apparu que il y avait un vrai problème lié à l'argent tout simplement et enfin simplement le nerf de la guerre.

Souvent des personnes victimes ne souhaitent pas témoigner parce qu'elles savent qu'elles vont mettre en péril un projet et que leur témoignage va entre guillemets planter le film. Alors pour cela, nous souhaitons rendre obligatoire la couverture assurantielle des risques de violence sexiste et sexuelle dans les production culturelles. Le rendre obligatoire aura la vertu d'avoir plusieurs assurances qui seront obligées de travailler sur le sujet, de proposer des offres aux production et je crois que tout le monde y gagnera les productions évidemment vous et aussi le l'œuvre finale.

Alors, quelques mesures d'ordre plus général pour conclure. Madame la présidente Sandrine, tu tu vous tu l'as dit, il faut que nous améliorons et ça c'est un une préoccupation que j'ai au regard de ces de ce sujet qui vous concerne mais aussi du de l'ensemble de la société. Euh nous devons améliorer la prise en charge judiciaire des victimes de violence morale, sexiste ou sexuelle euh dans un cadre professionnel ou ou dans un cadre plus large.

Euh je pense qu'il faut étendre au aux violences professionnelles, les juridictions spécialisées dans les violences intrafamiliales. Euh vous avez des personnalités, des juges, des magistrats, des enquêteurs qui ont maintenant une compétence sur les violences intrafamiliales. Bien qu'elles ne soient pas exactement les mêmes que les vôtres, je pense que nous pouvons étendre cette ces ces juridictions spécialisées.

Je souhaite ouvrir le débat sur la prescription glissante des violations sexuelles commises à l'encontre des majeurs. Nous l'avons fait pour les mineurs. Je pense que nous devons nous poser la question, analyser juridiquement la possibilité de le faire pour les violences euh sur les majeurs.

La prescription glissante, c'est la possibilité quand vous avez une victime prescrite mais sur lequel il y a d'autres victimes qui ont déclenché des procédures et que les procédures sont en cours, la possibilité d'ouvrir les enquêtes pour la personne qui est dans le cadre de la prescription. Je crois que c'est une question de justice et une question aussi de régler cette question de la prescription auquelle moi je tiens la prescription générale mais de de l'aménager pour pouvoir justement avancer sur cette question. Euh je dans le cadre de cette idée d'améliorer la prise en charge judiciaire, je pense qu'il faut prévoir une aide juridictionnelle de plein droit pour accompagner les victimes lors du dépôt de plainte.

ça existe pour les mineurs. Je pense qu'on peut l'étendre pour les [Applaudissements] majeurs. Ensuite, une un sujet qui est un sujet qui est compliqué juridiquement, mais je pense que nous, représentation nationale, avec les imminents commissaires aux lois que nous avons ici, euh je pense qu'il faut qu'on qu'on ouvre la réflexion sur la possibilité de de plainte anonyme pour les victimes.

C'est-à-dire quand vous avez plusieurs victimes ensemble et qu'elles ne veulent pas parce qu'elles ont peur, parce qu'elles elles ont peur pour leur travail, elles ont peur pour leur famille, elles ont peur pour ell, qu'elles aient la possibilité de faire un dépôt de plainte anonyme. Je je rappelle que normalement la le dépôt de plainte est anonyme puisque l'instruction, le secret de l'instruction devrait exister, mais c'est pas tout à fait le cas et je pense qu'il faut que nous renforcions ça. Et enfin pour pour conclure, le monde de la culture doit être un monde qui permet de faire levier sur les changements de la société.

Le monde de la culture est un monde qui permet de faire d'être prescripteur d'un certain nombre d'idées dans cette société. Et moi je le dis en tant qu'homme, notre monde doit changer. La perception des hommes doit changer vis-à-vis des femmes.

Et je le dis en étant un homme qui a parfois été élevé dans le terreau de cette culture patriarcale. Quand nous sommes des hommes, nous avons parfois été lourds et je crois qu'il faut à minimum un peu plus pour d'autres. Euh nous devons euh évidemment euh nous devons euh faire notre examen de conscience et nous avons tout à gagner à une société plus inclusive, une société où il y a une vraie égalité femme homme et une société avec moins de violence.

Alors voilà euh la une partie des mesures, j'ai essayé de les classer pour que je sois pas obligé de faire les 86. Euh le rapport est maintenant public, le rapport est maintenant sur la table et le rapport maintenant euh a dit beaucoup de choses et je crois que plus personne ne pourra ignorer euh l'étendue des violences dans ce monde. Euh voilà, je je vous remercie encore et on va ouvrir les questions.

Alors, les questions, euh on est à l'Assemblée sur une conférence de presse de l'Assemblée et donc elles ne sont ouvertes qu'au journalistes. On sera là pour parler avec vous dans la suite sans aucun problème. Est-ce qu'il y a une question ?

Oui, présentez-vous pour qu'on pour ça c'est normal parce que le rapport est publié normalement depuis ce matin 8h. Alors, première premier élément, moi je pense pas qu'il y ait de mesures qui l'emportent sur les autres. C'est une globalité qui ce plan est global et tout se tient dans tout. sur les pouvoirs publics et sur le ministère de la culture, nous avons vu que les les services et le cabinet de la ministre et les services du ministère de la culture ont suivi notre notre nos auditions.

Elle a suivi notre commission d'enquête et dans la présentation du plan qui a été fait au mois de mars par la ministre, on a vu qu'un certain nombre de nos préconisations étaient reprises. Et nous nous allons travailler avec Sandrine et avec tous les députés qui le veulent. euh continuer à à porter ces ces questions et mais je le redis, elles appartiennent aussi au monde économique et au monde enfin à la filière du monde de la culture visée par cette commission d'enquête.

Euh c'est à eux aussi de prendre leur responsabilité. Ils l'ont déjà fait. Ils l'ont déjà fait.

Il faut maintenant amplifier le mouvement. Et je je vais vous dire, moi je veux pas que dans 5 ans, il y ait une nouvelle actrice célèbre comme Judit qui pousse un coup de gueule sur ces sujets-là. Judit l'a fait avant avant elle, Adel l'avait fait.

Avant avant il y a eu Anna Mougladis enfin qui l'a fait aussi au voilà vous avez eu Noémi Cochet vous avez eu Favi Favand vous avez eu Maria Schneeder et à chaque fois le voilà la vague est retombée voilà il y en a il y en a il y en a plein d'autres et nous nous souhaitons que aujourd'hui ce mouvement ce Nadge nous souhaitons que ce mouvement s'amplifie et ce mouvement permette tout simplement aussi à la société euh de s'améliorer plus que de s'améliorer d'ailleurs de d'en finir avec les inégalités femme homme et les violences sexistes et sexuelles. Je crois que j'ai répondu à votre question en entier. Oui.

Ah oui, peut-être Sandrine, tu veux compléter ? Ouais. Je je soutiens absolument ce que vient de dire le rapporteur.

Moi, pour moi, il y a quand même une urgence, c'est les castings qui sont quand même un lieu de violence très régulière et systémique. Et aujourd'hui, à l'heure où nous nous parlons, il y a probablement des enfants qui passent des castings et je pense qu'il y a quand même quelque chose qui relèverait du réglementaire très vite, qui consisterait à interdire les les castings sauvages immédiatement, quoi. Oui, tout à fait.

Et moi, j'ai j'aurais dit j'ai 86 propositions. Évidemment, il y a une hiérarchie, mais je je pense que si on se focalise et si l'opinion publique se focalise sur une seule des propositions, on risque de perdre l'ensemble des Non, non, mais on est on est d'accord de toute façon, on a souvent été d'accord. Oui.

Il y a il y a les deux évidemment, mais pour rien vous cacher, on reçoit encore des témoignages euh des témoignages qui relatent parfois des faits un peu anciens mais des témoignages récents également. Donc dans dans tous les milieux, dans tous les milieux, mais comme dans toute la société, c'est ça le enfin le vrai sujet, il est là. Enfin, pour moi, un des un des un des points forts de tout ça, c'est que c'est que c'est l'ensemble de la société qui est encore qui a encore besoin de changer beaucoup.

Donc oui, on reçoit mais moi je le dis hein, je le dis et je pense que si on veut avancer, il faut aussi reconnaître les travails les travaux qui ont été fait par les pouvoirs publics, par les organisations, par les les syndicats de réalisateurs, les syndicats d'acteurs, tous ces gens-là ont pris conscience d'un certain nombre de choses. Et juste cette commission d'enquête au départ, surtout sur la première, je vais vous dire, on a galéré au départ parce que personne ne voulait témoigner, personne ne voulait témoigner sur la première commission d'enquête évidemment et Nadj, tu le dis, il y avait des gens qui avaient peur de prendre des risques et on a ouvert on a ouvert un flow, un robinet et aujourd'hui bah il coule et on reçoit on a reçu en plus de des 400 personnes personnes auditionné, on a reçu des je pense pas loin de centaines de témoignages écrits. Vous avez des organisations des organisations par exemple de réalisateurs ou ou des réalis les les maquilleuses qui ont fait des enquêtes internes et tout ça, on a un certain nombre de choses qui remontent et qui vont nourrir et qui vont objectiver aussi la réalité.

Et moi je je le dis, il y a une mesure aussi qui est importante, c'est deux choses. Au niveau global, au niveau national, il faut refaire une enquête virage qui a été une enquête faite par l'INED qui est qui date aujourd'hui de 2015 sur la prévalence et la la les violences sexistes et sexuelles dans l'ensemble de la société. Je pense qu'il faut la refaire cette étude parce qu'elle a 10 ans et en 10 ans, il y a beaucoup de choses qui ont changé.

Il y a l'émergence aussi de nouveaux dangers par rapport aux réseaux sociaux, par rapport au harcèlement numérique et cetera. Et il nous faut aussi des statistiques au niveau du ministère de la culture avec ce que je souhaite avoir un baromètre des violences sexistes et sexuel annuelle ou bienannuelle pour permettre de faire ce suivi et pour voir bah si j'ai envie de dire la pression redescend. Si on compte si ça reste identique et si ça ne redescend pas, il faudra qu'on aille encore plus loin.

Donc voilà. Vas-y complète. Pardon.

Si je peux juste compléter sur les enquêtes, il me semble extrêmement important à la fois d'avoir une évaluation objective de la situation puisqueaujourd'hui nous en manquons et pourtant il y a des des possibilités de de d'utiliser des fichiers, des ressources, des des datas là-dessus. Et donc il faut absolument que des chercheurs et chercheuses se mettent sur le sujet et nous donnent quand même une photographie objectivable de la situation. Mais je voudrais aussi que cette photographie dise ce qu'on appelle l'intersectionnalité, c'est-à-dire le cumul des discriminations, le cumul des violences.

Puisque nous avons eu des nous avons eu des témoignages sur des discriminations spécifiques sur les personnes en situation de handicap. Nous avons eu des témoignages extrêmement forts sur le racisme et je vois Nadèche Bosson Diagne. Donc je vous invite vraiment à à écouter l'audition.

Et en fait, il y a il y a aussi ce cumul parce que nous avons par exemple eu beaucoup de mal dans la dans la commission à avoir ces paroles-là parce queen fait elles étaient encore plus en danger que les autres et donc c'est pas parce qu'elles ne se sont pas exprimées massivement dans la commission qu'elles n'existe pas. Bien au contraire, c'est même peut-être le signe que c'est encore plus fort sur ces populations là et donc l'enquête devra aussi éclairer ça. Merci.

Est-ce que vous avez il y a d'autres questions ? Oui. Est-ce que vous pense après la il y avait pré est-ce que c'est quelque chose de dans le monde ? qui sont passés aujourd'hui aussi et on on n' pas fait euh d'études comparées entre avec les autres avec les autres pays.

été intéressant mais le temps 6 mois nous était compté et nous avons pas pu le faire mais je pense que c'est une piste aussi pour s'améliorer mais je sais que un certain nombre de personnes l'ont fait et d'ailleurs c'est c'est étonnant parce que les les ce qui a été mis en place par le CNC inspire les les autres pays. Donc voilà. Après, je pense qu'une des raisons pour laquelle il y a des freins dans notre pays, c'est je je crois, moi je crois que c'est ce culte de l'auteur.

Ce culte de l'auteur, l'auteur tout-puissant à qui on pardonne tout, l'auteur tout-puissant qui a tous les droits. On l'a vu, on l'a vu avec les paroles de monsieur Oui, quand je dis l'auteur, c'est le talent le talent tout-puissant. C'est vrai, tu C'est pas l'auteur.

Je je C'est pas l'auteur. C'est juste quand on dit le culte de l'auteur, on dit la formule n'est rarement le culte du talent. Mais c'est ça la réalité, c'est le culte du talent.

C'est-à-dire ce cette personne qui parce qu'il est doué, parce qu'il est fort est au-dessus du reste. Bah non. et et on l'a vu, c'était quelque chose qui nous a frappé et c'est ce qui avait frappé d'ailleurs le CNC à l'époque dans la mise en place des programmes de formation des producteurs.

Vous aviez des gens qui n'étaient pas suffisamment au point qui étaient défaillants sur la question du droit du travail. Voilà. Et donc le droit du travail doit être non pas renforcé, il existe.

On a un cadre extrêmement protecteur dans notre pays, mais il doit être tout simplement être appliqué. Et je crois qu'il faut cette culture de continuer à produire des œuvres en respectant le droit du travail, en respectant les personnalité, chaque personnalité. Voilà.

Quand tu peux compléter ? Oui. Al c'est c'est une question de talent et ça le rapporteur a absolument raison.

C'est aussi une question de concentration des pouvoirs, je tiens à le dire. On en a parlé sur les agents, c'estd qu'il y a un faible nombre d'agents qui possèdent des portefeuilles de talent énormes, de sorte que si une personne dénonce une autre personne dans ce portefeuille, et bien il y a la possibilité pour un agent de rompre du jour au lendemain la carrière de la personne qui a parlé. Donc c'est un vrai sujet de protection des personnes, mais il y a aussi les structures qui euh parfois ont des personnes à leur tête qui sont là depuis très longtemps et qui parfois ne font pas preuve d'une grande ouverture d'esprit.

Je pense par exemple à la cinémathèque qui avec Maria Schneeder a quand même fait preuve d'un d'un conservatisme et de et et d'une volonté de freiner la reconnaissance de ce qu'avait subi Maria Schneder. sur le sur le tournage, moyenne en quoi d'ailleurs ils ont obtenu à peu près l'exact inverse comme objectif puisque maintenant tout le monde sait ce qui s'est passé sur ce tournage là. Mais ce que je veux dire aussi, c'est que certes, il y a des talents, mais il y a aussi des positions de pouvoir et ça ça relève du ministère qu'il va falloir quand même interroger euh non seulement aujourd'hui mais dans le temps, c'est-à-dire comment ces positions de pouvoir sont aussi des lieux où il y a une rotation des personnes de sorte qu'il y ait aussi une rotation des profils et une ouverture des capacités à voir les différentes facettes d'un d'un de quelque chose. et et juste compléter, je pense qu'il faut qu'on ait et c'est pour ça que on parle nous de transformer le le bonus parité en en bonus en malus.

En réalité euh je pense que ça reviendra au même hein pour les productions. ça reviendra au-même à partir du moment où elles où elles utiliseront et qu'elles mettront en valeur un certain nombre de talents féminin. Et et je crois que dans notre pays, nous devons rappeler que nous avons des femmes artistes, des grandes femmes artistes et nous devons sans doute aussi peut-être faire en sorte qu'elles deviennent des des rôles modèles pour pour nos petites filles parce que souvent nos petites filles d'ailleurs on l'a vu, vous avez vu par exemple c'est c'est la saute symptomatique, vous on a il y a eu une audition des acteurs médiatiquement le bruit il a été presque 10 fois plus important que l'audition euh des actrices.

Voilà. Et c'est assez révélateur. C'est assez révélateur alors que ces actrices sont des grandes actrices de la même façon d'ailleurs que ces acteurs sont des grands acteurs.

Mais il y a quand même toujours cette différence de de perception et de cette différence de d'amplification médiatique. À chaque fois qu'il s'agit d'homme, c'est toujours plus amplifié que quand il s'agit de femme. Et je trouve ça toujours surprenant.

Il y avait une autre une question avant et après vous madame demain à présence. Bah je crois que bon d cette année la présidente sera une femme, c'est pas la première fois mais c'est c'est un signe fort. Oui.

Bah si s'ils peuvent continuer ce qu'ils ont un petit peu commencé, ça serait bien. Oui. Ouai, ça serait bien.

Mais on ressuivra ça avec intérêt. Oui, il faut plus que ça. Mais moi, je suis modérée et Sandrine est un peu moins modérée.

Donc elle va y aller. Non, mais il faut que pour se faire applaudir, c'est parfois Mais je peux me faire je peux faire Mais tu t'es fait applaudir plein de fois. Le le festival de Cann doit être le lieu de de ce renversement des mentalités.

Doit être le lieu où on dit haut effort, on dit de manière institutionnelle, on dit dans les paillettes et les tapis rouges, on le dit haut, on le dit au micro, on le dit à la tribune qu'enfin on a envie tous et toutes, toutes les acteurs, tous les échelons de ces métiers que ça change parce que ça n'est pas acceptable. Et en fait, je pense à toutes les personnes qui ont quitté euh des festivals en disant la honte ou celles qui ont parlé et qui se sont retrouvés après toutes seules dans des salles, dans des arrières fonds de restaurants. Je vous le dis aujourd'hui et je c'est un message que je lance au festival de Cann.

Vous avez une responsabilité. Cette responsabilité, elle est de dire "Nous vous entendons, nous vous croyons, nous vous accompagnerons et nous ne voulons plus que ce monde là soit structuré de cette manière-là. Le le festival de Cann fait partie des des fait partie des des lieux de pouvoir et en tant que lieu de pouvoir, il a une responsabilité et en tant que lieu de pouvoir et en tant que responsabilité, ils ne peuvent plus aujourd'hui ignorer un certain nombre de choses.

Je crois que nous les décrivons dans ce rapport de façon rigoureuse, de façon méthodique et évidemment grâce à vos témoignages de façon extrêmement puissante. Il y avait une autre question. Ouais.

Juste sur le festival de Cann mais comme sur tous les festivals, il y a aussi un enjeu dont on n pas beaucoup parlé qui sont les fêtes et les et les lieux festifs, les moments festifs qui sont aussi des lieux de survenu de ces violences et qu'il convient aussi de réguler de manière ou de surveiller ou de donner la capacité aux personnes qui sont dans ces lieux festifs de pouvoir témoigner et signaler dès lors qu'il y a des comportements inappropriés et les fêtes n'en seront que plus bonnes. Et c'est vrai, pas il faut continuer à faire la fête mais dans des conditions et sérieuses et en faisant pas n'importe quoi. J' il y avait une question là-bas et je crois ici aussi je sais plus.

Oui madame. Ouais ouais. Alors euh il faut qu'on expertise l'ensemble de nos propositions.

Quand on est parlementaire, on met des on a des idées. C'est aussi un acte créatif la la création de la loi. Non mais c'est vrai.

Et il faut il faudra maintenant qu'on expertise ce qui relève du docine réglementaire, ce qui domaine de la loi, ce qui ce qui est ce qui est du qui qui relève du code pénal. Enfin, tout ça, nous allons continuer à travailler. On va pas vous annoncer un calendrier maintenant, mais je crois que on est un certain nombre à être déterminé.

En tout cas, moi je porterai le combat évidemment. Euh il y avait une autre question et j'ai Ah oui, c'était vous madame, pardon, je vous ai je vous ai euh mais ouais. sans euh avoir l'instruction h comment vous imaginez changer en le sujet sans que la justice soit redoptée d'un budget énorme je rappelle sur la glissant pour beaucoup de je sais pas comment on s plus encore avec les pré sont les v à l'heure actuelle les hommes sont relaxés donc évidemment pour rien ne fait mais je je me pose des questions avant de parler de question que l'occasion par des trajets sont beaucoup plus démocratiques. ici c'est une verticalité aristocratique des à projet les acteurs je répond une littérature spéciale.

Voilà, il y a plein de Merci. Je juste je vais vous répondre et je je rappelle juste que les questions sont ouverte au journaliste. Moi, je vais me faire gronder par l'Assemblée nationale parce que c'est normalement la règle.

Juste sur sur ce que vous venez de dire. Moi, je pense que déjà avancer sur la prescription glissante, ça serait déjà une très grosse avancée et je suis pas sûr que la prescription ou la non prescription réglerait tout. Je suis désolé.

Je suis euh avant d'être à la commission culture, j'ai été pendant 8 ans commissaire aux lois euh et je crois que un certain nombre de personnes ici sont également commissaires aux lois. La prescription si elle existe, c'est elle a elle a des raisons d'exister et il faut faire très attention et je non attendez attendez, je vous réponds, je vous réponds. Ensuite, moi je pense que le sujet de la justice évidemment il est important.

Alors, juste vous rappeler que depuis un petit peu de temps, il y a un mouvement pour renforcer le budget de la justice. Ça a été conséquent. Est-ce que c'est suffisant ?

Il faut aller plus loin évidemment sur euh les Il faut savoir que les chiffres des procès, quand il y a des procès, il y a des condamnations. C'est le le sujet, c'est que les les plaignantes n'arrivent pas au procès. Pourquoi elle n'arrivent pas au procès ?

C'est ça la vraie question hein, parce que elles sont parfois trop seules. Quand vous allez déposer plainte, c'est le moment crucial. Déjà, il faut avoir le courage d'aller déposer plainte.

C'est un long processus. C'est un processus qui demande à être accompagné. Et quand vous posez quand vous déposez plainte, c'est le moment c'est le moment qui va jouer beaucoup sur le reste.

Et moi, je propose que les plaintes puissent être accompagnées et que ensuite durant tout ce processus législatif législatif judiciaire qui est très long, très long, douloureux pour la victime, extrêmement douloureux, on puisse prévoir des des accompagnements. Et je pense par exemple que aujourd'hui audience qui euh est en capacité de euh d'écouter, d'orienter euh peut-être que euh euh donner des moyens supplémentaires à audience et audience et le le budget d'audience est est est fait par le par le monde professionnel, par les par les employeurs et ils sont prêts à le faire. Ils nous l'ont dit.

Et ben l'accompagnement du de la vers la plainte et vers le le l'instruction et vers le procès ensuite est important. C'est comme ça qu'on y arrivera. Mais je moi je vous le dis peut-être ça va vous paraître un peu dur mais je ne crois vraiment pas que la prescription et la et la solution qui réglerait les sujets.

Juste dire aussi que ce rapport s'attache beaucoup alors certes à ce que les conditions dans lesquelles les signalements sont faits et cetera soient bien meilleur l'accompagnement des victimes bien meilleur et cetera, mais aussi que ça ne se produise plus. Et en fait, je pense que nous devons euh vraiment aussi concentrer notre attention sur le fait que cela ne se produise plus parce que le processus législatif et le processus pardon judiciaire derrière est toujours un moment euh compliqué, douloureux. On peut multiplier les budgets.

Aujourd'hui, on n'est pas encore arrivé à une justice parfaite. C'est loin qu' c'est moins que l'on puisse dire sur le la manière dont la parole des des victimes de violence est accueillie est instruite. Mais surtout en fait dans ce rapport, ce que nous voudrions c'est que véritablement la prévalence des violences sexiste sexuel diminue dans le monde de la culture comme ailleurs dans la société évidemment mais diminue.

Et là alors nous aurons atteint notre but premier. Et sur les questions de prescription, nous avons une loi qui va arriver sur le consentement qui modifie déjà la définition de la loi qui est portée par euh mesdames Ryoton et Garin. Et euh sur la prescriptibilité sur les crimes sexuels, nous aurons une un autre projet de loi à un autre moment.

Ce rapport là, c'est vraiment sur le monde de la culture. On va à moins qu'il y ait d'autres questions de journalistes, on on va on va conclure juste pour conclure, vous dire que pour continuer le débat et pour continuer la réflexion, on on organise euh au mois de fin avril, j'ai la date qui m'échappe, le 30 avril. Le 30 avril, on va organiser deux tables rondes sur le sujet pour continuer à avoir cette réflexion.

Évidemment, vous serez invités, un certain nombre d'entre vous vous seront invités à participer à cette table ronde et on aura une petite surprise dramaturgique à la fin. quand même être parce que c'est [Applaudissements] bon allez merci beaucoup il y a un autre commence Ah oui, on de la c'est un acte 1 parce que les recommandations de la ça avance quelquesun et ça avance. Attends, je je sais pas si on a le live pour le faire.

Écoute, de toute façon, on va faire on propose est-ce qu'on peut vous demander quel est Merci pour la question. Quel est votre sentiment déjà à part l'étouffement ? On peut d'ailleurs peut-être reculer ou voilà après tout ça, on a peut-être reconnu un peu d'ailleurs euh quel est votre sentiment après la l'annonce de ces préconisations de ce euh bah écoutez je je trouve qu' il y a un travail colossal qui a été fait et je suis à la fois très émue, bouleversée parce que c'est vrai que je je c'est une une aventure C'est pas le terme en tout cas c'est un combat que j'ai mené enfin puisque lorsque ce cette première commission avait été voté il y a un an à l'époque avec en en effet Francesca Pasquini et Ran et et tous les députés qui elle avait soutenu, il avait fallu en convaincre certains qui étaient pas qui étaient pas convaincus.

Enfin voilà, c'est-à-dire que c'était un un c'est un engagement qui a commencé il y a 1 an et qui euh et qui euh était cette commission à l'époque était morten née puisque la la la avec la distribution de l'assemblée la la commission a été dissoute et que la justement alors que le courage et le les questions se posaient et que beaucoup de personnes avaient investissaient à l'époque cette commission comme le disait Erwan en se disant je vais aller témoigner, est-ce que je vais témoigner ? Est-ce que je serai protégé ? Est-ce que c'est possible d'être en H clos ? que et toutes ces questions étaient des questions qui remuaient beaucoup des personnes qui par ailleurs, je pense que c'est important de le dire parce que je crois que la charge émotionnelle qu'on qu'on j'imagine que Sandrine et portent aussi sur les épaules avec Sarah et tous les députés qui qui ont été là, j'imagine ce qu'ils ont vécu durant toutes ces auditions.

C'est-à-dire qu'il y a aussi des personnes qui sont venues témoigner pour la première fois de leur vie de violence dont ells et ils ont été victimes et c'est vrai qu'à l'époque justement alors que le courage et que des personnes commençaient à prendre la décision de peut-être venir témoigner cette commission a été dissoute. Et donc ensuite, c'est c'est vrai que par un un voilà, moi j'avais investi de beaucoup d'espoir cette commission et voilà maintenant que que les les elle a eu lieu euh et que ce rapport est rendu public, je je ne suis pas étonnée et presque soulagée de voir qu'il est écrit noir sur blanc, des choses que nous savions déjà. et que c'est ces souffrances et ces silences euh qui parfois euh sort du silence grâce aussi à la force du collectif, grâce au fait de savoir qu'on n'est pas seul.

Euh voilà, ne on plus personne ne peut dire "Je ne savais pas." le le le ce que j'espère c'est que le les leaders que ce soit les personnes qui ont du pouvoir, les hommes politiques, les femmes politiques, mais surtout sur les tournages, les personnes qui sont euh du meilleur côté, qui ont la plus grande loge, qui ont le plus gros cachet et qui ont le plus de pouvoirs sur un plateau, les comme on dit. Euh et qui peut-être se disent "Et ben, j'avais pas vu, j'ai entendu mais j'ai pas vu.

On m'a dit mais je ne suis pas sûr de croire, j'étais pas là. Ah oui, mais euh j'étais dans ma loge ou j'étais pas là ce jour-là et cetera. mais que ces personnes en fait se se aussi s'investissent presque comme de dire à peut-être ben de se dire bah voilà moi j'ai un statut, j'ai quelque chose d'assez sécurisant, j'ai un une notoriété qui me permet aussi de prendre de porter sur mon dos ou d'être le le le radeau ou le la locomotive et et et de dire à quelqu'un et ben écoute, toi tu es peut-être technicienne, assistante, costumière et ben viens Allez, on va parler, on va signaler ce qui vient de t'arriver.

Je te vois, je t'entends, je suis là. Est-ce qu'en fait la la hiérarchisation aussi, l'aristocratie, la manière dont s'organise un tournage a quelque chose de féodal et je veux bien croire qu'il y a des gens qui en effet ont pu vivre une carrière entière sans voir ce qui se passait. Il m'est arrivé moi aussi de ne pas voir ce qui s'était passé sur des tournages.

Donc, je me remets moi-même en question. J'ai eu ce statut là à une époque de de voilà de de d'être parmi les les les quatre noms du haut de la fiche et et je pense que c'est important qu'on se remette tous en question ensemble et qu'on se dise qu'il n'y a que le collectif qui puisse faire avancer les choses mais que souvent malgré tout on a toutes et tous besoin d'un bouclier, d'un rempart de quelqu'un qui peut-être nous prendrait par la main et nous dit "Grâce à moi, tu seras pas viré de ce tournage, t'inquiète pas. Est-ce qu'il y a une mesure parmi toutes celles qui ont été préconisées ?

Oui, ça va. Est-ce que tu peux Est-ce qu'il y a une mesure parmi toutes celle-ci ? Attendez, on va faire quelque chose.

On va tous reculer un tout petit peu, ça sera mieux et vous aurez des meilleures images. Si si, un tout petit peu. Là, il y a un peu de place là.

Voilà, un tout petit peu pour pas nous oppresser et nous écraser. On a tenté. Est-ce qu'il y a une mesure parmi toutes celles qui ont été préconisées qui vous semble fondamental, qui vous semble prioritaire ?

Mais je trouve qu'il y a une il y a une pardon, il y a une mesure qui est très forte, c'est celle de l'obligation des productions à faire un signalement au procureur. Et ça, il me semble et je vais peut-être dire des bêtises et j'en dis souvent, mais il me semble que c'est quelque chose qui qui va par contre qui ne peut s'inscrire que dans la loi et qui du coup va avoir un effet boomerang parce que du coup ça va être une mesure qui va être appliquée, il me semble, à toutes les toutes les toutes les professions. Oui, c'est Oui, mais oui, oui, c'est vrai.

Oui. Ouais. logiquement, ça va devenir comme un article 40 en fait.

Euh un peu. Voilà. Ça c'est ça qu'il faut qu'on expertise et qu'on travaille maintenant.

Voilà. Attention, faut pas se défiler. Non non, t'inquiète pas, c'est pas mon genre.

Mais voilà, il y a cette mesure là. Mais par ailleurs évidemment tout ce qui concerne les enfants et c'est vrai que c'est là-dessus je pense aussi qu'il faut que le CNC s'engage parce que euh et et moi moi alors je je comment dire ? Il me semble qu'il faudrait qu'il encore plus en ce qui concerne les enfants et je sais que c'est un travail en cours et que ces propositions ne sont pas enfin peuvent comment dire s'enrichir et et se développer et notamment en ce qui concerne l'accompagnement des enfants et je pense qu'il faut plus qu'un accompagnateur absolument formé parce que le le danger toujours c'est l'unilatéral, c'est la relation à une personne et plus il y a de personnes qui s'occupent d'un enfant et je pense qu'il faudrait qu'il y ait une personne qui soit extérieure au tournage et qu'il soit que cette personnel puisse être une sorte de garant de ce qui se passe.

Pardon, excusez-moi, sur le sur le tournage qu'il faut qu'il y ait un coach enfant, qu'il faut que les enfants qui jouent des rôles difficiles soient et un suivi psychologique après. Enfin voilà, il y a tout ce qui concerne les enfants. La question de casting, est-ce que ça vous semble ?

Ben, je trouve que c'est très bien. Ouais, je trouve que ces mesures sont très bonnes. On a déjà parlé du festival de Cann.

Est-ce que vous personnellement vous attendez un signe fort cette année ? parce que on a on se rappelle tous de l'année dernière. Mon mon comment dire mon cerveau est pas tellement allé vers le festival de calme.

J'ai plutôt me concentrer sur les propositions et euh et euh oui, enfin je sais pas, j'ai pas pensé à ça, désolé. J'ai pas j'ai pas de réponse euh de signe fort, je sais pas ce que c'est. Je pense que le problème des signes, c'est qu' ils existent l'espace de l'instant, du moment du signe.

Je sais pas si la vie est faite de signe. Je pense que la vie doit être fait de grands changements et que le changement n'existe qu'en remettant beaucoup de choses en question, en se remettant en question et d'ailleurs ces remises en question n'ont pas besoin d'être violente, brutale et accusatrice, mais de de tous se poser la question de la manière de comment on avance ensemble. Et je pense que c'est là-dessus aussi et et malheureusement on l'a vu lors de ces auditions, il y a une telle il y avait il y avait très souvent un comment on appelle ça quand on se protège et qu'on est beaucoup de gens sur la défensive et qui faisait que cette défensive ne permettait pas dans le fond de de d'arriver à à à atteindre une partie d'eux-même où il pourrait se dire "J'ai peut-être merdé, j'ai peut-être pas vu." C'est vrai que c'était compliqué de voir.

Et puis d'ailleurs le problème aussi c'est que quand on est sur un tournage et que il y a un leader et qu'on n'est pas dans une position de force, il y a un endroit humain qui est celui de s'accrocher à la carapace du leader. Et quand le leader est nocif, c'est compliqué de s'opposer, d'être de de de comment dire dans la société, on le voit bien qui s'oppose au leader, qui va prendre le risque d'être tout seul face à à un groupe et petit à petit le groupe suit la personne qui a le pouvoir et puis un jour on se dit "Mais mince, on est en train de suivre quelqu'un qui se comporte mal." Mais donc leader sur scène à Cann qui dirait voilà j'ai berdé ça serait quand même un signe fort. [Rires] Je vous laisse la la la maternité de vos propos.

Quelle va être la suite maintenant ? Parce qu'on a entendu de nombreuses. Il y a une fête il paraît avec beaucoup d'alcool à l'Assemblée nationale derrière qui vous attend.

Quelle va être la la nécessité ensuite de le temps parlementaire peut être long. Non, mais la suite, on l'a dit, c'est la suite, on l'a dit, c'est euh on l'a posé ce on pose ce rapport sur la table maintenant à chacun euh à chaque membre de cette filière de ce monde du de la culture, de le lire, de l'analyser, de l'expertiser et surtout de ne pas l'instrumentaliser pour se faire de la pub et à s'abriter derrière ou faire des des caleportes à l'Assemblée nationale. Non, parce que si si vu l'épaisseur du rapport, si tu fais une cale porte, la porte la porte va non, elle va dégonder la porte et elle va tomber sur celui qui aura essayé de caler le rapport avec le caler sa porte avec le rapport.

Donc on va continuer Sandrine, les les députés qui sont présents là, on va continuer sur le sujet avec tout le monde, avec Judith, avec les producteurs, avec les metteurs en scène, avec les réalisateurs, les techniciens, les techniciennes. C'est je le dis, c'est l'acte 1 d'un de la nécessité d'un grand changement. Vous avez peur que ça [Musique] parlement mesure de bah je crains surtout qu'il se passe comme ce qui s'est passé pour la civise et pour les 80 préconisations de la civis, c'est-à-dire que en effet ces recommandations ne soient pas appliquées, ne se transforment pas en législation ou que les que tout le monde enfin le le problème c'est que de toute façon il va y avoir forcément des choses qui n'arrangent pas certaines personnes, il va y avoir euh euh des syndicats qui s'opposent à certaines recommandations.

Ensuite, il va falloir tenir le bon et argumenter ou pas. D'ailleurs, je sais je suis pas euh comment dire la la le je n'ai pas la parité de ce rapport ni de ces recommandations. Donc c'est à la c'est au patriarc à ma gauche.

Non mais il y a Non mais en fait là le le truc c'est qu'il y a vraiment il y a plusieurs il y a plusieurs échelons, il faut bien l'entendre. Il y a un échelon, il y a les recommandations, il y a ça va être transformé en partie dans la loi, ça va être transformé en partie par des politiques publiques et ça va être aussi approprié par les personnes de ces secteursl et en fait c'est ça l'enjeu principal. Il est dans le domaine public maintenant ce rapport donc il existe et c'est à chacun et chacune de s'en saisir et d'en et d'avancer sur sa propre réflexion.

Et vraiment, je trouve que là, on doit et on a besoin du ministère de la culture et c'est vrai que il y a cette recommandation qui serait de créer une cellule d'écoute. C'est ça. Non, non, il déjà mais enfin de avoir un baromètre pour pour évaluer et pour voir comment les choses serait aussi bien que des des que le ministère de la culture ne donne pas la légion d'honneur à des agresseurs.

Enfin, ensuite, il y a tout ça aussi. C'est-à-dire qu' c'est toujours l'idée, pardon hein, mais de donner le ton et de de justement de se poser les questions au bon moment, au bon endroit avant qu'il soit trop tard et de donner le sentiment que la société est scindée entre le pouvoir qui n'a vraiment pas le temps de faire attention à tout ce qui se passe et qui prend des décisions à l'emporte-pièce en fonction de la du du costume brillant de quelqu'un et de la manière dont cette personne a a eu ou a une popularité et se pose toutes les vraies question pour donner la place justement à toutes ces voix anonymes, silencieuses et qui d'une certaine manière, comme le disait monsieur Balanan, c'est un reflet de la société et quand on voit ce qui se passe en ce moment et justement cette commission d'enquête sur les écoles et les violences dans les écoles avec Betarom, enfin je dire il y a aussi cette reproduction à l'infini de la violence à partir du moment où il y a du pouvoir et à partir du moment où euh euh voilà, il y Et enfin voilà, donc en fait c'est vrai que la c'est c'est ce qui est important de dire aussi je trouve ou en tout cas parce que moi je suis actrice et que forcément je suis bouleversé par les les témoignages que j'ai entendu d'actrice et et mais pas seulement enfin de c'est qu'il y a quelque chose en fait de d'absolument universel dans ces témoignages et que les mêmes questions et les mêmes peurs se reproduisent se se retrouvent à l'infini, c'est-à-dire bah celle de l'effacement, celle de de de de la solitude. Mais vraiment là maintenant euh vous avez une responsabilité hein, toutes les personnes de pouvoir, vous avez une responsabilité.

C'est à vous aussi de prendre la mesure de ce qui est en train de se passer. Vas-y. Euh non, je reste là.

C'est juste madame voulait peut-être pouvoir être beaucoup plus ouvert les caméras à ce momentlà. Ça t Voilà, ça on sera encore mieux. Je déplace ça c'est parce que moi j'arriverai pas à être derrière la caméra mais c'est pas plus mal.

Viens là. Viens là. Je sais pas.

Est-ce que vous pouvez nous redire en deux mots parce qu'on est un petit peu mieux placé caméras, quelle vont être quelle va être l'étape suivante ? Quel sont les étapes suivantes ? Parce qu'un rapport ça ne suffit pas.

Quelle est la suite ? Mais en fait, il y a il y a ce rapport il va un rapport c'est déjà beaucoup. C'est la première fois quand même qu'il y a une commission d'enquête sur les violences dans le monde de la culture.

Je pense qu'on est le premier pays aussi qui fait véritablement ce travail d'introspection sous serment sous serment de dire la vérité. Toute la vérité rien que la vérité. Et donc en ce en cela, on a passé une étape importante.

Maintenant, il va y avoir trois étapes suivantes. Un, une transformation dans la loi et ça c'est le travail des députés de présents dans la commission mais pas que. Après, il va aussi y avoir des politiques publiques à mettre en place et là, j'en appelle au ministère de la culture d'entendre les propositions.

Mais Rachid Adati a dit sa volonté de lire et de prendre en considération les propositions. Et la troisième étape et c'est sans doute l'aspect le plus important, c'est qu'il va falloir que le monde professionnel de la culture entende, lise, s'approprie les ce qu'il est dans ce rapport, le contenu des auditions et envoie non seulement des messages mais aussi montre une volonté de changement radical de la manière dont est organisé ce système là autour d'une précarité entretenue chez certaines personnes, une fragilité de carrière qui peut s'interrompre à chaque instant et de l'autre côté des positions de pouvoir qui sont quasi indéboulonnables. Et donc il faut vraiment qu'on arrive à à remettre un tout petit peu d'égalité pour que enfin il y ait une prise de conscience politique au sens avec un P majuscule qui a une prise de conscience politique véritablement de de la prévalence de ces violences à l'intérieur du monde du cinéma du spectacle vivant d'une manière générale.

Merci, merci beaucoup que tu un bip bip de femme de pas eu le temps de changer. Je t'en prie. Je t'en prie.

Pardon, c'est Merci. Ouais. cette caméra et bon est-ce que c'est H [Musique] [Musique] ministre de l'intérieur pour éradiquer durablement le narco. trafic et nous souhaitons évidemment qu'une fois que à Saint-toin cet endroit sera débarrassé du narcotrafic et de ces trafiquants et donc des violences faites aux enfants, cette école puisse revenir de plein droit.

Notre objectif c'est que évidemment l'école soit supérieure au narcotrafic. C'est tout le travail auquel s'est attelé avec beaucoup de détermination le ministre de l'intérieur Bunetaillot. Voilà, merci beaucoup.

À la semaine prochaine. [Musique] [Musique] L'effondrement du toit d'une boîte de nuit a fait au moins 98 morts et 150 blessés en République dominicaine. Voici ce que l'on sait.

Alors que le chanteur de merenguer Ruby Perez, auteur de plusieurs tubes, se produit sur la scène du Jet 7, un club de Saint-Domingue, le toit s'effondre subitement à minuit 444 dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 avril. À l'intérieur de la salle se trouvait alors entre 500 et 1000 personnes selon les médias locaux. Très rapidement, les secours se sont rendus sur place.

Au total, 400 sauveteurs tentent de trouver des survivants et d'emmener les blessés à l'hôpital. Pour le moment, le bilan provisoire ce mercredi est de 98 morts et plus de 150 blessés. Le chanteur Ruby Perez qui se produisait sur scène a été retrouvé mort.

Octavio d'Ohel, ancien joueur de baseball qui a joué pendant 15 ans dans les plus grands clubs américains, fait aussi partie des victimes. D'après les autorités, la gouverneur d'une province du pays est également décédée. Le directeur du centre des opérations d'urgence a affirmé "Nous sommes concentrés sur les personnes que nous pouvons extraire vivantes parce qu'on les entend demander de l'aide.

Tant qu'il y aura un espoir, nous allons continuer à travailler." Pour l'instant, la cause de l'effondrement du toit est inconnu. Le président dominicain qui s'est rendu sur place a décrété 3 jours de deuil national. [Musique] Cette vidéo a été publiée sur les réseaux sociaux par Volodimir Zelenski.

Cet homme en militaire et au main lié serait selon lui un soldat chinois capturé par l'armée ukrainienne à Donetsk. Sur six soldats chinois, deux ont été capturés. En conséquence, ils ont des documents, leurs passeports, même des cartes de crédit.

Ce sont des citoyens chinois. C'est la première fois depuis le début du conflit que l'Ukraine dit avoir découvert des combattants chinois sur son sol. Mais sont-ils directement envoyé par Pékin ?

Pas forcément, selon des conclusions préliminaires. Ce sont des citoyens chinois qui ont été séduits par des contrats avec l'armée russe. Nous les considérons comme militaires car ce sont des soldats de l'armée de l'occupant.

Kiev dénonce fermement l'implication de la Chine et exhorte l'Europe et les États-Unis à réagir. Côté américain, Washington se dit justement troublé. La Chine est l'un des principaux soutiens de la Russie dans la guerre en Ukraine.

La Chine fournit près de 80 % des biens à double usage dont la Russie a besoin pour soutenir la guerre. Le chef de la diplomatie ukrainienne a fait savoir qu'il avait convoqué le chargé d'affaires chinois à Kief pour exiger des [Musique] explications. These countries are calling us up kissing my ass. are they are dying to make a please sir make it I'll do anything sir don't let them keep telling you that this is a tax on our people I hate that you know they say it's a tax no I know what the hell I'm doing I know what I'm doing and you know what I'm doing to that's why you vote for me we're making a fortune with $2 billion a day do you believe it I was $2 billion a day you know I get hit by the press about tering 2 billion is 35 million that's peanuts billion a day and un enfant de 2 ans porté disparu a été retrouvé grâce à une caméra thermique dans le Michigan.

Le bébé avait disparu depuis plus d'une heure lorsque la police a décidé de déployer un hélicoptère muni d'une caméra thermique. Au bout de 15 minutes, une source de chaleur est détecté près d'une autoroute. Les agents au sol sont intervenus et ont trouvé le bébé, simplement vêtu d'une couche recroquillé dans un fossé près de l'autoroute.

Conscient et alerte, il ne semblait pas blessé selon le policiers. L'enfant a été réconforté et transporté à l'hôpital. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] les visages de notre mauvaise conscience.

Vous n'avez plus la parole. Je ne sais pas à qui s'adressait votre question. ont été massacrés aussi grand services tous les jours.

Les enfants palestiniens sont brûlés. La vie des enfants palestiniens a moins de valeur pour vous que la vie des autres enfants dans le monde. Pour vous, ce ne sont que des à peu près, mais pour nous, ce sont