"On interdit aux députés de débattre et on les empêche donc de voter", assure Edwige Diaz
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
C'est votre parti qui fixe l'ordre du jour de l'Assemblée aujourd'hui.
- 0:15OuverteRéponse directe
Vous allez défendre cette proposition de loi, dont une, la première, pour abroger la réforme des retraites.
- 0:34OuverteRéponse directe
Est-ce que ça a encore du sens ?
- 1:00RelanceRéponse directe
Mais vous savez que dans ce texte, il n'en reste plus qu'un d'article.
- 1:33RelanceRéponse directe
On interdit le débat, mais une nouvelle dépense. C'est le principe de l'article 40.
- 2:15RelanceRéponse partielle
Vous ne pouviez pas créer une nouvelle dépense dans le cadre de cet article de loi.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueFait
« Nous, vous le savez, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous défendons l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, qui a été rejetée par le Parlement. »
- 0:48Invité politiqueFait
« Elle est passée en 49-3 et qui a été aussi rejetée par les Français. »
- 1:18Invité politiqueFait
« Et là, Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée Nationale, celle qui est censée être la garante des débats et de l'initiative parlementaire, a déclaré nos amendements irrecevables. »
- 1:38Invité politiqueFait
« C'est ça. En fait, on interdit aux députés de débattre. Et donc, quelque part, on empêche les députés de voter. »
- 1:59Invité politiqueFait
« notamment ceux du nouveau Front populaire, qui se sont fait élire en promettant l'abrogation de la réforme des retraites. »
- 3:18Invité politiqueFait
« il abrite en son sein François Hollande, qui a mis en œuvre la réforme touraine avec le passage à 43 annuités »
- 3:21Invité politiqueFait
« qui est l'ancien directeur de cabinet de Madame Borde, donc du coup, qui est responsable du passage à la retraite à 64 ans. »
- 3:30Invité politiqueFait
« le nouveau Front populaire s'est désisté pour permettre dans le Calvados la réélection de Madame Borde. »
- 4:27Invité politiqueChiffre
« moi je suis fière d'avoir réussi à faire reculer l'augmentation des taxes sur les entreprises. »
- 4:37Invité politiqueFait
« Et je suis aussi fière d'avoir permis l'absence de réindexation des retraites sur l'inflation. »
- 5:11Invité politiqueFait
« nous souhaitons taxer la fortune financière, et pas la fortune immobilière, surtout quand ça prend en compte la résidence principale. »
- 5:21Invité politiqueFait
« Notre programme ne comportait pas le rétablissement de l'ISF »
- 5:40Invité politiqueFait
« ce qui a surtout engendré la crise des gilets jaunes, c'est l'augmentation des taxes sur le carburant, qui a été proposée par Emmanuel Macron, largement soutenue par la NUPES à l'exemple. »
- 6:46Invité politiqueChiffre
« nous avons proposé 15 milliards d'euros d'économies, notamment 4 milliards sur l'immigration, 5 milliards sur l'Union européenne »
- 6:55Invité politiqueChiffre
« nous souhaitons aussi baisser de 6 milliards d'euros l'aide au développement »
- 9:04Invité politiqueChiffre
« une demande formulée par 85% des Français »
- 9:55Invité politiqueChiffre
« il y a entre 600 000 et 900 000 clandestins dans notre pays. »
Temps de parole
- Edwige Diaz72 %
- Présentateur28 %
≈ 3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Hélène Philly, votre invitée députée de Gironde et vice-présidente du Rassemblement National. Edwige Diaz, bonjour. Bonjour, merci pour votre invitation. C'est votre parti qui fixe l'ordre du jour de l'Assemblée aujourd'hui. C'est la première niche parlementaire de la session. Elle vous revient. Vous allez défendre cette proposition de loi, dont une, la première, pour abroger la réforme des retraites. Sauf qu'il n'en reste presque plus rien de ce texte. Détricoté en commission, vos amendements de rétablissement ont été déclarés et recevables hier par la présidente de l'Assemblée Nationale. Sur les trois articles, Edwige Diaz, il n'en reste plus qu'un. Est-ce que ça a encore du sens ?
Oui, il faut expliquer pourquoi nous en sommes arrivés là. Nous, vous le savez, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous défendons l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, qui a été rejetée par le Parlement. Elle est passée en 49-3 et qui a été aussi rejetée par les Français. Donc, nous avons décidé de proposer à l'occasion de notre niche parlementaire l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron.
Mais vous savez que dans ce texte, il n'en reste plus qu'un d'article.
Oui, je vais vous expliquer pourquoi. Parce qu'en commission, le parti unique, qui va du nouveau Front populaire jusqu'au Républicain, se sont arrangés précisément pour vider le texte de sa substance. Ce qui nous a obligés à vouloir rétablir nos amendements pour la séance d'aujourd'hui. Et là, Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée Nationale, celle qui est censée être la garante des débats et de l'initiative parlementaire, a déclaré nos amendements irrecevables. Vous vous retrouvez exactement dans la même situation que le groupe Liot l'année dernière.
Au titre de 40 de l'article de la Constitution, on interdit aux députés une nouvelle dépense.
C'est ça. En fait, on interdit aux députés de débattre. Et donc, quelque part, on empêche les députés de voter.
On interdit le débat, mais une nouvelle dépense. C'est le principe de l'article 40.
Nous, nous souhaitons quand même qu'il y ait un débat aujourd'hui. C'est important. Parce qu'il faut que les Français sachent ce qui s'est passé en coulisses, dans leur dos. Et donc, il faut que les députés prennent leurs responsabilités et qu'ils assument, notamment ceux du nouveau Front populaire, qui se sont fait élire en promettant l'abrogation de la réforme des retraites. Eh bien, il faut qu'ils assument d'avoir contribué à détricoter notre niche et donc à faire perdre du temps aux Français. Tout ça pour ne pas nous offrir, comme a dit Madame Mathilde Panot, une victoire politique.
Vous ne pouviez pas créer une nouvelle dépense dans le cadre de cet article de loi. Pourquoi ne pas avoir voté l'amendement de la gauche mardi, qui prend un autre chemin que le vôtre, qui propose une nouvelle recette pour ensuite arriver à l'abrogation de la réforme des retraites ?
En fait, il y a vraiment eu des artifices de communication autour de cet amendement issu du nouveau Front populaire. En fait, ça n'est pas, contrairement à ce qu'ils ont essayé de faire croire, ça n'est pas parce que vous présentez un amendement dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale qui va augmenter les retraites et qui va demander une concertation avec les syndicats sur l'abrogation de la réforme des retraites, que vous allez abroger la réforme des retraites. C'est le préalable ? Non, mais le préalable, en fait, on aurait pu éviter un préalable, on aurait pu éviter de faire perdre du temps s'ils n'avaient pas détricoté notre niche.
Mais vous savez, le nouveau Front populaire a beaucoup de choses à se faire pardonner. Il a des choses à se faire pardonner parce qu'en 2023, si nous n'avons pas été jusqu'au vote de la réforme des retraites, c'est précisément parce qu'ils ont fait de l'obstruction. Et aussi, le nouveau Front populaire a beaucoup de choses à se faire pardonner puisqu'il abrite en son sein François Hollande, qui a mis en œuvre la réforme touraine avec le passage à 43 annuités, qu'il abrite en son sein Aurélien Rousseau, qui est l'ancien directeur de cabinet de Madame Borde, donc du coup, qui est responsable du passage à la retraite à 64 ans.
Et aussi, parce que je le rappelle, le nouveau Front populaire s'est désisté pour permettre dans le Calvados la réélection de Madame Borde.
Et pourtant, vous vous asseyez, vous votez aux côtés du nouveau Front populaire et des Insoumis sur un certain nombre de textes de ce budget.
Oui, quand ça va dans l'intérêt des Français.
La hausse de la taxe sur l'électricité, un vote contre, pardonnez-moi, le report de l'indexation des retraites sur l'inflation.
Oui, parce que ça va dans le bon sens.
Parfois du côté des Insoumis et parfois, sur ces mesures-là, du côté du camp présidentiel, du camp Macroniste. Quand on écoute Jordan Bardella, quand on lit Jordan Bardella, on croit entendre Emmanuel Macron parfois dans sa tribune au Figaro, mais on l'entend défendre la politique de l'offre. Du coup, on ne sait plus où vous vous situez. Attendez, je vais vous expliquer.
Vous savez, au RN, ce qui nous caractérise, c'est notre absence de sectarisme. Et c'est vrai que ce n'est pas commun en politique, surtout quand on voit les macronistes et le nouveau Front populaire. Nous, nous l'avons dit, notre seule boussole, c'est l'intérêt des Français. Donc oui, nous nous votons tous les articles, toutes les propositions de loi, tous les amendements, dès lors qu'ils vont dans le bon sens. Et oui, moi je suis fière d'avoir réussi à faire reculer l'augmentation des taxes sur les entreprises. Et je suis aussi fière d'avoir permis l'absence de réindexation des retraites sur l'inflation. Donc oui, moi je le dis, il faut faire aller les choses dans le bon sens.
Et au RN, je tiens à souligner la particulière assiduité de mes collègues, puisque ce week-end, si vos auditeurs ont regardé la télé, ils ont dû voir que les macronistes et les LR, c'est-à-dire le bloc gouvernemental, a littéralement déserté les bancs de l'Assemblée. Ça ressemble clairement à un sabotage du budget. Edwige Diaz, pourquoi avez-vous empêché le retour de l'ISF et l'augmentation de la flat tax ? Parce que juste, en fait, ce n'est pas dans notre programme. Vous savez, nous nous souhaitons taxer la fortune financière, et pas la fortune immobilière, surtout quand ça prend en compte la résidence principale.
Donc oui, en fait, nous n'avons rien trahi, nous n'avons pas du tout trahi nos électeurs, nous avons été élus sur un programme. Notre programme ne comportait pas le rétablissement de l'ISF,
nous n'avons pas voté pour le rétablissement de l'ISF. Marine Le Pen disait quand même, il y a quelques années, que la suppression de l'ISF avait engendré la crise des gilets jaunes. Mais pas que ça.
Alors moi, je me souviens, je veux dire, dans ma circonscription en Gironde, ce qui a surtout engendré la crise des gilets jaunes, c'est l'augmentation des taxes sur le carburant, qui a été proposée par Emmanuel Macron, largement soutenue par la NUPES à l'exemple.
Beaucoup de slogans contre la suppression de l'ISF à l'époque. Sur la flat tax, Edwige Diaz, cette flat tax qui taxe, on le rappelle, moins lourdement les revenus du capital que ceux du travail, vous avez voté contre l'augmentation, et donc un petit rééquilibrage, on aurait pu considérer, de cette taxe. Alors qu'en commission, vous avez voté l'inverse.
Là encore, on a eu du mal à suivre votre position. Non mais, vous savez, notre programme, il est très clair, il est déjà disponible sur notre site internet, et nous avons, nous, proposé un contre-budget dans le cadre de l'examen de ce budget. D'ailleurs, notre contre-budget, il est disponible sur mon réseau social.
Mais la flat tax, Jean-Philippe Tanguy, vous voulez la supprimer, puis finalement, vous avez voté contre l'augmentation.
Non mais ce qui est important, oui, parce qu'en fait, c'est difficile à expliquer au micro, mais en fait, vous avez des amendements, des sous-amendements, des amendements de repli, et donc en fait, des fois, vous avez une image qui n'est pas conforme à ce que nous voulions réellement. Moi, ce que je veux dire, c'est que dans notre contre-budget, nous avons proposé 15 milliards d'euros d'économies, notamment 4 milliards sur l'immigration, 5 milliards sur l'Union européenne, que nous avons réussi à obtenir grâce à notre forte mobilisation.
Et nous souhaitons aussi baisser de 6 milliards d'euros l'aide au développement, parce que comme nous sommes dans une crise, comme celle que nous rencontrons actuellement, il est important que l'argent des Français soit dépensé au bénéfice en priorité des Français. Mais vous vous êtes privé de nouvelles recettes avec cette flat tax.
Non, mais non, parce que vous savez très bien, on s'est privé d'aucune recette. Je voudrais quand même qu'on passe à un autre sujet, quelque chose qui est faux,
enfin, je ne peux pas vous laisser dire ça. On ne se prive d'aucune recette, simplement, on déplore que nos adversaires par sectarisme en viennent à bloquer nos amendements, ce que je regrette, mais vous savez, tout ça changera, et nous proposerons un budget à l'équilibre sain quand nous arriverons au pouvoir, et le plus tôt sera le mieux quand on voit la situation actuelle.
Je voudrais qu'on parle du reste des propositions qui seront examinées aujourd'hui dans le cadre de votre niche parlementaire. Vous comptez sur les LR pour faire passer votre texte sur les peines planchées. Pourquoi remettre ce texte sur la table ? Mesure phare du quinquennat Sarkozy qui avait été supprimée par François Hollande ensuite.
Oui, nous nous sommes favorables au rétablissement de ces peines planchées. C'est d'ailleurs ma collègue députée RN du Gard, Pascal Borde, qui défendra tout à l'heure. Nous le souhaitons parce que c'est une question de justice en fait. Les Français sont fatigués de ce laxisme judiciaire qui crée de l'insécurité dans notre pays. Nous comptons en fait sur l'ensemble des députés qui doivent entendre les revendications des Français qui réclament plus de justice.
Donc nous souhaitons que les macronistes et notamment je crois les groupes Horizon qui s'étaient déclarés favorables au rétablissement des peines planchées, nous souhaitons qu'ils votent et nous souhaitons aussi que les LR votent en faveur de ce texte. Il n'y a qu'un seul malheur avec les LR, c'est qu'ils ne sont jamais là.
Malgré un bilan en demi-teinte de cette mesure, c'est l'Institut des politiques publiques qui en a mesuré l'efficacité. On a un petit recul puisqu'elle a été en œuvre de 2007 à 2014.
Et donc qu'est-ce qu'on fait en fait ? On laisse la situation se dégrader, on ne répond pas aux attentes des Français. En tout cas la menace n'empêche pas un deuxième délit. Pas forcément le même, mais un deuxième délit quand même. Nous souhaitons les peines planchées parce que nous considérons que ce qui est efficace en matière de dissuasion, c'est la certitude de la peine. Et nous aurons aussi d'autres textes que nous allons présenter à l'occasion de cette niche, notamment un texte visant à systématiser l'expulsion des délinquants étrangers qui est une demande formulée par 85% des Français. Vous croyez au soutien de Bruno Retaillé sur ce sujet ?
Mais écoutez, je le souhaite en tout cas, si jamais il ne vote pas en faveur de notre mesure visant à faciliter l'expulsion des délinquants étrangers, cela remettra largement en question ces propos tonitruands et de fermeté en matière de lutte contre l'immigration.
Propos tonitruands, vous entendiez Patrick Cohen à l'instant qui soulignait que les actes sont peut-être moins puissants que les paroles en le concernant. Est-ce que vous le trouvez un peu laxiste pour ses débuts ?
Non, mais on verra bien. En tout cas, ce que je vois avec M. Retailléau, c'est qu'aujourd'hui, il a l'opportunité de voter en faveur d'une loi qui va lutter contre l'immigration. Nous attendons de lui qu'il augmente les places en centres de rétention administratives qui sont au nombre de 1 800 aujourd'hui. L'objectif, c'est de 3 000, alors qu'il y a entre 600 000 et 900 000 clandestins dans notre pays. Et nous souhaitons qu'ils soutiennent auprès d'Emmanuel Macron la proposition de loi de réforme constitutionnelle proposée par Marine Le Pen visant à ce que la France reprenne vraiment la maîtrise en matière de politique migratoire. Edwige Diaz, députée Rassemblement National de Gironde,
et vice-présidente du Rassemblement National. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Merci à vous.
Merci à vous.
Edwige Diaz