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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 29 avril 2026 64 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesSécurité

Trump prépare ses marines, la guerre s'étend encore... - C dans l’air - 30.03.2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    D.Trump serait-il en train de perdre patience ?

  • 3:35RelanceRéponse directe

    Trump menace de tout détruire s'il n'obtient pas un cessez-le-feu. Est-ce une stratégie cohérente ?

  • 4:20OuverteRéponse directe

    Ces troupes de marines et soldats américains sont-ils déployés uniquement pour faire pression ?

  • 5:02OuverteRéponse directe

    Le président du Parlement iranien prépare-t-il une offensive terrestre ?

  • 5:45OuverteRéponse directe

    Peut-on encore dire que les troupes pourraient rentrer à la maison ?

  • 7:54OuverteRéponse directe

    Comment les forces iraniennes peuvent-elles se préparer pour défendre l'île de Kharg ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00P.AllémonièreFait
    « Il y a une 3e date qu'on oublie toujours. Au bout de 90 jours, il y a la "war law" qui impose au président de passer devant son Parlement et d'avoir son accord pour sa guerre. »
  • 5:02Chiffre
    « Plus de 50 000 soldats américains sont arrivés au Moyen-Orient. »
  • 9:57Fait
    « Hier, D.Trump se félicitait d'avoir obtenu un changement de régime. »
  • 10:41D.TrumpFait
    « Nous assistons déjà à un changement de régime en Iran. Ecoutez bien... Le régime a été décimé, détruit. Ils sont tous morts. Le régime suivant est pour l'essentiel mort. »
  • 14:19Fait
    « Selon le "Wall Street Journal", D.Trump envisagerait aussi une opération militaire pour extraire 1000 livres d'uranium iranien hautement enrichi. »
  • 15:02S.DridiFait
    « D.Trump vient de déclarer que les négociations se déroulaient bien, une fois de plus. »
  • 15:45S.DridiFait
    « M.Rubio a déclaré tout à l'heure que les Américains se préparaient à la grande probabilité que les Iraniens ne répondent pas aux demandes des Américains. »
  • 17:14S.DridiChiffre
    « Un récent sondage montrait qu'il y avait un plus large soutien pour un envoi de commandos d'opérations spéciales. »
  • 18:33Fait
    « Un ancien officiel du Pentagone disait qu'en cas d'opération au sol en Iran pour récupérer l'uranium iranien enrichi, c'était "un big deal". »
  • 20:01Gal P.DutartreFait
    « Ces 400 kg sont quelque part sous une montagne, suite aux bombardements de juin dernier, et très difficiles à récupérer. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

profitez de 10 % ... - C.Roux: Bonsoir. Bienvenue. Il promet maintenant "d'anéantir l'île de Kharg si les discussions n'aboutissent pas rapidement". D.Trump est menaçant cet après-midi alors que 3500 soldats américains, dont plus de 2000 marines, sont arrivés au Proche-Orient. L'hypothèse d'une opération au sol pour libérer le détroit d'Ormuz ou saisir les 450 kg d'uranium enrichi est désormais prise au sérieux. Les Iraniens affirment qu'ils attendent les troupes américaines de pied ferme et menacent de les réduire en cendres. Une nouvelle étape franchie ce week-end avec l'entrée dans la guerre des Houthis au Yémen, ses alliés qui ont la capacité de bloquer le détroit stratégique de Bab Al-Mandab.

1:22

La menace terroriste touche désormais toute l'Europe, avec un attentat déjoué à Paris ce week-end. Le ministre de l'Intérieur renforce les mesures de vigilance. Pour en parler, P.Dutartre, général de l'armée de l'air et de l'espace, ancien conseiller du ministre des Affaires étrangères. A.Bauer, vous êtes professeur émérite au Cnam, fondateur du pôle sécurité défense et enseignement. P.Allémonière, vous êtes grand reporter, spécialiste des questions internationales. Enfin, P.Gélie, vous êtes directeur adjoint de la rédaction du "Figaro". Vous évoquez "le tournant de la guerre en Iran" dans votre dernier édito. Merci à tous les 4 de participer à cette émission.

2:06

Dernière déclaration de Trump, il menace de tout faire exploser et d'anéantir l'île de Kharg. Il parle d'usines de dessalement et de puits de pétrole... D.Trump serait-il en train de perdre patience? - P.Allémonière: Il est pressé, nous le savons. Il a ses agendas, nous les connaissons. Le 4 juillet, date anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis, puis les midterms. Il veut en finir. Il y a une 3e date qu'on oublie toujours. Au bout de 90 jours, il y a la "war law" qui impose au président de passer devant son Parlement et d'avoir son accord pour sa guerre. On arrive à bientôt 4 semaines. Il est un peu pressé. Surtout, dans cette déclaration, j'avais l'impression d'entendre

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un enfant qui n'obtient pas le jouet qu'il veut. Il tape du pied et dit que s'il n'a pas un cessez-le-feu, la reddition du gouvernement en 15 mois, il détruit tout. En plus, il viole le droit national. C'est stupéfiant, mais c'est du Trump. Il y a ce qu'il dit, une avalanche de mots qui n'ont parfois aucun sens, et ce qu'il fait, qui est plus intéressant, parce qu'il y a une logique. - C.Roux: Mais parfois, il fait ce qu'il dit. - P.Allémonière: Voilà, il faut regarder ses actes et ce qu'il met en place. - C.Roux: Il y a des troupes de marines et de soldats américains qui sont désormais positionnées dans la région. C'est ça, les actes? - A.Bauer: Non. C'est ce qu'on voit, ce qu'on voit pas, le renforcement

4:20

des effectifs et des moyens, la plus grande configuration de forces aériennes, navales, sous-marines et de troupes au sol depuis l'invention de l'Irak à peu près, il y a 25 ans. Des moyens nouveaux, des nouveaux missiles et drones qui sont utilisés pour la première fois en combat et qui n'étaient même pas totalement validés. Un réarmement massif américain et surtout une capacité de préparer des éléments de combat sur tous les terrains. On n'envoie pas des troupes au sol toutes seules. La guerre, c'est peu de planification et plein d'improvisation. Planification parce qu'on sait où on va, et improvisation parce que tout ne se passe pas

5:02

comme on l'avait imaginé. - C.Roux: On est d'accord que c'est plus qu'une armada. Désormais, c'est une armée sur place. On ne la déploie pas juste pour faire pression sur la négociation... Le président du Parlement iranien a dit ceci. Il est sur ses 2 jambes, il joue sur les 2 tableaux. En réalité, il prépare une offensive terrestre. - Gal P.Dutartre: Oui. Il a demandé au Pentagone de présenter différents scénarios. Ils sont tous envisagés. Il se donne les moyens de choisir au dernier moment. Quand vous planifiez des opérations comme ça, il y a la planification à une semaine, à 15 jours, à 3 semaines, et il y a la programmation, qui est journalière ou tous les 2 jours, et puis il y a le temps réel, qui dépend des événements, à la fois politiques et sur le terrain, selon les opportunités. - C.Roux: Pardon. Pour être sûre de comprendre, on est encore au stade où il peut dire qu'il a obtenu ce qu'il voulait et que ses troupes rentrent à la maison? - Gal P.Dutartre: C'est possible. Tous les scénarios sont possibles. Il va mettre une pression très forte parce que l'île de Kharg, manifestement, ça le démange.

6:26

- P.Allémonière: Depuis toujours. - Gal P.Dutartre: Elle est à 20 km de la côte iranienne, elle fait 2 km sur 8 ou 9. Il y a une piste qui a été frappée. Il peut la prendre sans grand risque, avec un support de l'aviation au-dessus 24h/24, ce qui empêcherait tout bateau, tout navire militaire de venir à proximité. En largeur, de bas en haut sur votre illustration, ça fait à peu près 2,5 km. Vous faites un posé d'assaut sur la piste, parce qu'il reste assez de distance pour déployer des troupes,

7:10

ou vous les faites éventuellement parachuter, et puis vous faites un appui aérien et vous prenez le contrôle de cette île. Elle est totalement au fond du golfe Persique. - C.Roux: Il faut peut-être montrer la carte pour qu'on situe. - Gal P.Dutartre: Elle n'est pas toute proche du Koweït ou de l'Arabie saoudite, mais c'est une configuration de forces spéciales assez bien maîtrisée théoriquement. Même si c'est à 20 kilomètres de la côte iranienne, les Iraniens auront du mal à la garder et à la reprendre s'il y avait... - C.Roux: Ils regardent ce qui se passe,

7:54

ils lisent le Trump, observent les renseignements. Ils savent que les Etats-Unis ambitionnent de prendre l'île de Kharg. Comment les forces iraniennes peuvent se préparer pour défendre cette île? Elle se prépare sans doute déjà? - Gal P.Dutartre: Probablement du minage, mais il y a des limitations. Il pourrait y avoir des systèmes sol-sol, mais s'ils sont ciblés par l'aviation qui serait 24h/24 à la verticale de cette zone... Vous avez beau le savoir, vous ne savez pas comment l'empêcher. - P.Gélie: Je pense pas du tout que D.Trump va prendre l'île de Kharg. Il peut la détruire. Sa déclaration précédente, c'était "je peux très facilement

8:33

prendre l'île de Kharg", ce qui est vrai, mais "ça supposerait d'y rester un certain temps". Entre les marines qui sont des cibles à peine mouvantes sur une petite île qui serait très compliquée à défendre et n'apportent rien, parce qu'elle ne permet pas de libérer le détroit d'Ormuz... Vous demandiez si Trump peut partir... - C.Roux: C'est 90 % du pétrole iranien. - P.Gélie: Mais s'il partait maintenant, il laisserait le détroit d'Ormuz aux mains des Iraniens. Ca bouleverse le commerce international, sans parler de la colère de ses alliés dans les monarchies du Golfe. Pour l'instant, il est piégé. Il lui faut un trophée. Précisons que ces troupes déployées ne sont pas une armée d'invasion. On est très loin des chiffres de l'invasion de l'Irak en 2003, avec pratiquement un demi-million d'hommes. On a une force considérable de forces spéciales, de commandos, qui peut permettre de mener une opération massive. La seule envisageable, c'est d'aller chercher l'uranium, mais c'est hyper compliqué. - C.Roux: On va continuer à en parler. Hier, D.Trump se félicitait d'avoir obtenu un changement de régime.

9:57

Il promet aujourd'hui de tout détruire. Après 5 semaines de guerre, l'horizon s'obscurcit un peu plus chaque jour. Les Houthis au Yémen entrent dans le conflit. Des infrastructures stratégiques sont prises pour cible. Une raffinerie en Israël, une usine de dessalement et 2 fonderies d'aluminium, les plus importantes au monde, au Koweït. - 5e semaine de guerre. Des frappes qui se multiplient en Iran, au Liban, en Israël, et des doutes sur la stratégie américaine. - Plus de 50 000 soldats américains sont arrivés au Moyen-Orient. - Il y a un plan élaboré par le Pentagone prévoyant une sorte d'opération terrestre. - Tout le monde se demande ce que va faire

10:41

le président Trump. - Hier, à bord de l'Air Force One, le président américain dresse un bilan positif de son opération conjointe avec Israël en Iran. - D.Trump: Nous assistons déjà à un changement de régime en Iran. Ecoutez bien... Le régime a été décimé, détruit. Ils sont tous morts. Le régime suivant est pour l'essentiel mort. Le 3e, avec lequel nous traitons, ce sont des personnes différentes. Je considère donc qu'il y a déjà eu un changement de régime et ces personnes sont beaucoup plus raisonnables. - Mais voilà, ce matin, dans le "Financial Times", le ton du président a changé. Il affirme vouloir s'emparer du pétrole iranien, notamment en prenant l'île de Kharg.

11:25

Menace réitérée cet après-midi sur son réseau social. L'île stratégique de Kharg, au large de l'Iran... Environ 90 % des exportations iraniennes de pétrole transitent par cette île qui peut stocker des millions de barils par jour. Mi-mars, l'armée américaine avait ciblé les sites militaires de l'île, préservant les installations pétrolières. Selon certains médias, le Pentagone se prépare à porter un grand coup en Iran. Alors que les troupes américaines sont désormais déployées au Moyen-Orient, les questions demeurent. - K.Leavitt: Le président aime avoir plusieurs options à sa disposition. C'est la mission du Pentagone d'avoir plusieurs scénarios. Adressez-vous à eux. - Un peu partout dans la région, les bombardements s'intensifient. L'Iran cible le Koweït. Un camp militaire, une usine de dessalement... En Israël, la plus grande raffinerie du pays, celle d'Haïfa, est touchée.

12:52

Un peu plus tôt ce week-end, le groupe rebelle des Houthis au Yémen annonce rejoindre la guerre, revendiquant des tirs vers Israël. - Les forces armées yéménites ont mené la 2e opération militaire de la bataille du djihad sacré en lançant une salve de missiles de croisière et de drones visant plusieurs sites stratégiques et militaires appartenant à l'ennemi sioniste dans le sud de la Palestine occupée. - Face à la menace d'un débarquement américain, Téhéran met en garde Washington. - Les Iraniens accusent les Etats-Unis de préparer une opération terrestre. - L'Iran prévient que son armée attend les troupes américaines et qu'elles seront réduites en cendres si elles posent un pied sur leur sol. - Le Pentagone aurait élaboré plusieurs scénarios impliquant

13:36

une intervention militaire sur l'île de Kharg ou sur d'autres îles iraniennes, elles aussi au large de Téhéran et tout aussi stratégiques. La télévision américaine imagine l'opération. - On pourrait déployer le corps des marines des Etats-Unis. C'est ce qu'ils font. Ils peuvent débarquer sur la plage. Ils ont des blindés, mais je ne pense pas qu'ils vont les utiliser. Ils utiliseront plutôt leurs hélicoptères pour déposer rapidement des soldats dans la zone.

14:19

Ils pourraient aussi utiliser l'Osprey, cet hélicoptère qui peut se transformer en avion. - Selon le "Wall Street Journal", D.Trump envisagerait aussi une opération militaire pour extraire 1000 livres d'uranium iranien hautement enrichi que Téhéran conserverait sous ses installations nucléaires. D.Trump n'aurait pas pris encore sa décision. - C.Roux: Nous sommes en direct de Washington avec S.Dridi. Bonsoir et merci d'être avec nous. Vous êtes correspondante pour LCI et France 24. On voyait ces commentaires sur la télé américaine des scénarios désormais posés sur la table du président américain. Est-ce que l'un l'emporte à vos yeux, à la lecture de la presse américaine et avec les informations dont vous disposez? - S.Dridi: D.Trump vient de déclarer

15:02

que les négociations se déroulaient bien, une fois de plus. Il a tout juste confirmé au "New York Post" que la personne avec laquelle les Américains parlaient, c'était Ghalibaf, le président du Parlement. Mais il y a de plus en plus d'indications que les Etats-Unis se préparent à une opération terrestre. Je pense que D.Trump se laisse plusieurs options. Idéalement, il aimerait pouvoir trouver un accord et trouver ces quelque 400 kg d'uranium enrichi via un accord, mais cette administration n'est pas naïve et sait que ce sera compliqué.

15:45

D'ailleurs, M.Rubio a déclaré tout à l'heure que les Américains se préparaient à la grande probabilité que les Iraniens ne répondent pas aux demandes des Américains. - C.Roux: Cette intervention terrestre des boys, scénario qu'on ne pensait pas privilégié par D.Trump, disant qu'il n'était pas du genre à envoyer des boys au sol... C'est critique aux Etats-Unis? On peut dire un mot de la mobilisation ce week-end, avec le slogan "pas de roi, pas de ICE, pas de guerre", avec 800 000 manifestants à travers les Etats-Unis pour protester contre D.Trump. - S.Dridi: Oui, il y a eu une nouvelle manifestation "No Kings" hier. Beaucoup d'Américains sont opposés à cette guerre et à l'envoi de troupes au sol. Les sondages qui concernent les républicains indiquent qu'une majorité continue de soutenir cette intervention en Iran. Ce sont les sondages que D.Trump regarde. Si ce n'est pas un envoi massif de troupes au sol mais des commandos, il y a un soutien. Il y a une différence. Même dans l'opinion publique, un récent sondage montrait

17:14

qu'il y avait un plus large soutien pour un envoi de commandos d'opérations spéciales. Le "New York Times" a confirmé hier que des forces spéciales avaient été envoyées dans la région pour laisser des options à D.Trump. C'est vrai qu'il a beaucoup évolué sur ce sujet. Pendant sa campagne, il avait dit "jamais de guerre lointaine", "pas d'envoi de troupes au sol", et là, quand on l'interroge sur la question, il répond avec nonchalance: "C'est ça, la guerre.

17:55

Il aura peut-être d'autres morts militaires." Mais il hésite sur cette opération pour aller récupérer l'uranium enrichi, selon le "Wall Street Journal", notamment en raison du risque élevé pour les soldats américains. - C.Roux: Il y a des mises en garde de vétérans, d'anciens généraux américains, pour dire que quand on s'engage en envoyant des troupes au sol, on change la configuration du conflit? - S.Dridi: Des élus démocrates sont, pour certains, des vétérans, d'anciens membres des forces armées, d'anciens pilotes. Ils préviennent des risques, parlent beaucoup dans les médias

18:33

et essaient de prévenir cette administration. Un ancien officiel du Pentagone disait qu'en cas d'opération au sol en Iran pour récupérer l'uranium iranien enrichi, c'était "un big deal", quelque chose de très important et très coûteux en vies humaines. Il y a une Amérique divisée. On sent que D.Trump continue d'hésiter, de se laisser plusieurs options. On sent aussi un président de plus en plus frustré. Il a récemment déclaré à un proche que cette guerre l'empêchait

19:16

de se concentrer sur d'autres priorités, qu'il aimerait qu'elle se termine au plus tard à la mi-mai, parce qu'il a déjà reculé son voyage en Chine une première fois. On sent qu'il cherche la porte de sortie. - C.Roux: Merci, S.Dridi. Un mot sur le big deal. C'est une hypothèse évoquée depuis le début de l'émission. Il y a l'île de Kharg et il y a l'idée d'aller récupérer 450 kg d'uranium enrichi. Vous y croyez? - Gal P.Dutartre: Non. C'est trop dangereux. Sauf s'il y avait quelque chose de facilement atteignable

20:01

ou un transport détecté avec des services de renseignement, notamment israéliens, qui permettraient de faire une opération des forces spéciales extrêmement ciblée et courte pour récupérer ces matériaux. Je pense que ces 400 kg sont quelque part sous une montagne, suite aux bombardements de juin dernier, et très difficiles à récupérer, peut-être même inaccessibles pour les Iraniens eux-mêmes. - C.Roux: En tout cas, s'il y avait ces 400 kg récupérés, il aurait sa victoire... - P.Allémonière: Pas forcément. La veille de la guerre, les Iraniens étaient prêts à abandonner ces fameux 400 kg, d'après le ministre omanais

20:42

qui servait d'intermédiaire. Ils avaient accepté qu'ils soient soit dilués, soit gérés par l'AIEA et la Russie. Si c'est pour arriver à avoir fait tout ça pour juste récupérer... C'est majeur, de les récupérer, ça fait partie des bases de cette guerre, mais c'est loin d'être suffisant pour en terminer avec ce régime. Si D.Trump récupère ces 450 kg et que le régime se poursuit et continue à bloquer le détroit d'Ormuz, il n'y a pas de fin de guerre. - C.Roux: On nous envoie une remarque dans ce sens.

21:25

- A.Bauer: Le problème de D.Trump, c'est qu'il crie victoire même quand il n'y a pas de victoire. Le principe de base, c'est qu'il ne peut pas perdre et qu'il ne peut que gagner. C'est comme ça qu'il a été structuré par Roy Cohn. "N'avoue jamais, ne perd jamais et même si tu perds, dis que tu as gagné." Il a fait ça toute sa vie. Il n'y a pas de raison que ça change. Il y a 3 éléments structurants, pas par rapport à la manière dont il voit les choses, mais à la manière dont son environnement va considérer que la guerre est gagnée ou perdue.

22:09

Il y a une date importante, la visite de Xi Jinping en mai. Dans son calendrier, il y a 3 étapes à gérer. Il y a un enjeu important où il faut qu'il gagne quelque chose. - C.Roux: Sur l'uranium, c'est possible techniquement? On a l'air de dire qu'il envoie des marines et... - A.Bauer: On a vu, sur une image satellite, que l'uranium était sorti. Il n'est plus là. On ne sait pas où il est, mais il est sorti. Il y a 3 possibilités. Il y a "la montagne de la pioche" qui n'a jamais été bombardée ni attaquée car c'est impossible, même avec des bombes pénétrantes américaines envoyées par douzaines. Et on a découvert des sites inattendus, au nord-est de Téhéran.

23:23

Il faut savoir quel scalp veut D.Trump à la fin. Pendant 5 semaines, les Etats-Unis et les Israéliens étaient d'accord pour faire la même guerre. Il y a 2 mois, lors de la réunion de Washington, ça avait été préparé comme ça. On est au bout des 5 semaines. La guerre s'est étendue à peu près partout où elle le pouvait, avec les Houthis qui reviennent bien qu'ils étaient largement payés par les Américains pour laisser passer Bab Al-Mandab et laisser libre le canal de Suez... Le monde, c'est 2 canaux et 8 détroits. C'est pas compliqué. Les enjeux sont à peu près tous concentrés sur un endroit. Pour que D.Trump gagne à peu près, il faut rétablir

24:06

la liberté de circulation et obtenir un scalp, n'importe lequel. - C.Roux: Sur l'opération commando de l'uranium enrichi qui ressort depuis 24 heures... On dit que peut-être que toutes ses troupes sont massées aux abords de la zone pour aller récupérer l'uranium enrichi. - P.Gélie: C'est improbable, extrêmement difficile, périlleux, mais pas impossible. D'abord, ça repose sur du renseignement très pointu. Il faut savoir où chercher ce type de matériaux. Il faut avoir beaucoup d'hommes. Là, on les a. Les analystes américains parlent d'au moins un millier de soldats, seulement pour sécuriser la zone le temps de débarquer les pelleteuses, les artificiers qui vont faire sauter... Tout ça est enterré, comme l'a dit Patrick.

24:50

C'est hyper compliqué. Ca prendrait des jours, au moins. Pendant ce temps, il faut organiser un système de défense sur une zone assez restreinte, mais quand même, avec des drones pour intercepter les attaques, les missiles, les roquettes, tout ce qui pourrait leur tomber dessus... La presse américaine est pleine de scénarios intéressants à lire, élaborés avec des anciens des forces spéciales... C'est pas complètement impossible, mais c'est improbable. On se demande surtout pourquoi D.Trump prendrait un risque pareil... Evidemment, s'il réussissait, ce serait la plus spectaculaire opération jamais menée par les forces américaines dans l'histoire.

25:33

Plus que Ben Laden, plus ce que tout ce que vous voulez. Mais il y aurait des pertes humaines probablement importantes. Surtout, ça va à l'opposé de tout ce qu'il a toujours prêché: ses convictions personnelles, ses promesses électorales, et même son intérêt stratégique sur le terrain. Comme vous le dites, le bénéfice serait un trophée spectaculaire, mais ça ne réglera pas le conflit. Et pourtant, on ne peut pas le prendre au sérieux. On pourrait penser que l'amas de troupes, c'est seulement pour faire pression dans la négociation. Mais quand on regarde, chaque fois que D.Trump a eu un dispositif militaire qu'il pouvait utiliser, au Venezuela, en Iran, etc., il l'a utilisé.

26:18

On peut pas le balayer d'un revers de main et dire que c'est juste pour faire pression dans les négociations. - C.Roux: Y aurait-il d'autres points de chute possibles pour une intervention terrestre américaine. Sur la carte, d'autres endroits sont désormais évoqués. Larak, ce sont des îles utilisées par l'Iran comme péage sur le détroit d'Ormuz. Abou Moussa... Ca peut être des hypothèses? - Gal P.Dutartre: Abou Moussa, c'est un fantasme des Emiratis,

26:55

qui voudraient récupérer cette île... J'ai travaillé avec des homologues émiratis qui m'ont montré cette île et m'ont dit qu'il fallait la récupérer. "C'est notre île", et tout. Ils surveillent en permanence. - C.Roux: Avec un enjeu stratégique pour les Américains? - Gal P.Dutartre: A Abou Moussa, aucun enjeu. C'est juste un bout de terrain. En revanche, Queshm ou Larak, c'est l'entrée du détroit d'Ormuz, là où il y a le péage. Ce serait un symbole fort. Ca ne supprimerait pas la menace complète sur le détroit. - C.Roux: Ca ne le libérerait pas. - Gal P.Dutartre: Non, car il y a 850 km de côtes sur le golfe Persique. Il faudrait des opérations planifiées port par port, avec tous les risques que ça peut engendrer. C'est pas impossible. - P.Allémonière: Face à ces 2 îles... Elles sont beaucoup plus grandes que les autres. C'est un vrai territoire. Il faut le tenir.

28:16

Il faut le protéger. On peut le protéger par des dispositifs aériens, mais quand, en face, on n'a que des ports, des cavernes et des grottes où les gardiens de la Révolution se sont préparés à cette guerre depuis 50 ans, on est loin d'une victoire assurée. On peut prendre les îles, mais ça ne suffit pas, il faut les tenir. D.Trump l'a bien dit dans la phrase qu'il a prononcée: "Le pétrole, ça me plaît, on peut y aller, mais il faudrait rester." C'était la question. Il faut rester sur tous ces points stratégiques. S'il veut ouvrir le détroit d'Ormuz, il faut y rester et c'est pas assuré. - C.Roux: Derrière chaque scénario, il y a une énorme prise de risque pour l'armée américaine, c'est ce qu'on comprend

29:00

en vous écoutant. Question. - A.Bauer: Pas plus que les bateaux de l'Otan pour sécuriser le détroit. Personne n'est assez fou pour lancer une opération pareille. On discute de quelque chose qui ressemble au 6 juin 44. Il n'y a pas un tout petit élément qui fonctionne tout seul avec une opération commando et rien. C'est pas le Venezuela. Il n'y a pas une petite opération: "on sécurise le détroit mais on s'occupe pas de la côte". On peut pas s'occuper d'une île sans s'occuper

29:44

de toutes les îles. Il suffit qu'il y ait des commandos avec des équipements... Les Iraniens ont montré leur capacité de développement. Ils ont le plus grand programme de missiles au monde, en diversité, en variété et en développement. Les 2 pages de développement iranien, c'est plus que l'ensemble des projets de développement américains. Il faut tout prendre, en haut, en bas, en sous-marin. Il y a 10 sous-marins iraniens. On sait pas où ils sont. Il y en a un qui a été coulé. Le processus doit être une marche en avant. Ca nécessite d'immenses moyens à tous les niveaux. Rien ne peut marcher tout seul. Une élimination de la direction iranienne,

30:28

aucun problème. Une élimination d'un commandant de la marine des Gardiens, pourquoi pas. Mais cette opération nécessite tout en même temps. - C.Roux: On va revenir sur ce qui s'est passé avec les Houthis au Yémen, cette guerre qui s'étend, ce missile intercepté au niveau de la Turquie par l'Otan. Il est passé, le temps où on disait que c'était une erreur de tir. Il y a désormais des tirs contre la Turquie. On va en dire un mot. Question. - P.Allémonière: Les pays européens dont la France ont envoyé des hélicoptères Apache pour faire la chasse aux drones. Il y a bien une défense assurée. - A.Bauer: Les hélicoptères Tigre. - P.Allémonière: C'est vrai, excusez-moi.

31:10

Les nôtres ne sont pas les Apache. Mais on n'est pas dans l'offensive, le président l'a rappelé beaucoup de fois et les Européens ont applaudi en choeur. - C.Roux: On va revenir sur les infrastructures visées. Allons d'abord sur le 2e reportage, avec une autre forme que prend la guerre. La France sous pression avec un attentat déjoué devant le siège de Bank of America, dans le 8e arrondissement, à Paris. 2 personnes ont été interpellées. 5 sont en garde à vue, dont des mineurs enrôlés sur les réseaux sociaux pour quelques centaines d'euros. Après Rotterdam, Londres ou Liège, ce sont les intérêts américains

31:54

et la communauté juive qui sont la cible d'un obscur groupuscule activé par l'Iran, visiblement. - Un attentat à l'engin explosif déjoué la nuit dernière à Paris. - Il s'agit de la Bank of America. Un homme a été interpellé. - Il a confié avoir été recruté via Snapchat. - Une banque américaine directement visée. C'est la première fois qu'un attentat est déjoué en France depuis le début de la guerre en Iran. 5 personnes interpellées, dont un Sénégalais. Certains sont déjà connus des services de police pour des délits mineurs.

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L'un d'eux avait accepté de mener l'opération pour 600 euros. - L.Nunez: Il y a une action dont le mode opératoire est en tout point similaire à des opérations menées aux Pays-Bas ou en Belgique qui ont abouti et où la revendication faisait directement le lien avec le conflit. Ce qui est visé, ce sont surtout les intérêts israéliens et américains, et les opposants iraniens. Ca a pleinement justifié la saisine du parquet antiterroriste. - Il y a quelques semaines, le régime de Téhéran appelait ouvertement à viser les intérêts américains et israéliens partout dans le monde. Alors, l'Europe est elle devenue la cible d'une campagne terroriste pilotée par l'Iran? Ces dernières semaines, les attaques se multiplient. 10 jours à peine après le début du conflit, une bombe est déposée devant une synagogue de Liège, en Belgique. Personne n'est blessé. - Un engin explosif a été déposé devant une des portes principales de la synagogue. Il a soufflé les vitres et la porte. - L'attaque est revendiquée 2 jours plus tard par un groupe

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jusqu'ici inconnu, "Le Mouvement des Compagnons des Justes". Une organisation au logo mystérieux qui rappelle les emblèmes des Gardiens de la révolution et du Hezbollah. Quelques jours plus tard, le groupe revendique aussi un bref incendie dans une synagogue de Rotterdam, puis une explosion dans une école juive à Amsterdam et la semaine dernière, à Anvers, en Belgique, une voiture incendiée dans le quartier juif. Le même jour, 4 véhicules d'un service bénévole d'ambulances gérées par une association juive sont incendiés en pleine nuit à Londres. 2 hommes sont interpellés. Dans la communauté juive, l'inquiétude grandit. - Le sentiment réel, ici, maintenant, c'est que nous devons être plus vigilants et conscients de ce qui se passe autour de nous.

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- Cela ne nous dissuadera pas. Cela ne fera pas peur. Cela ne nous ébranlera pas. Nous sommes tous déterminés à continuer. - Pour répondre à ces attaques, la Belgique a décidé de mobiliser des militaires dans les lieux fréquentés par la communauté juive. En France, le gouvernement assure aussi prendre la menace au sérieux. - M.Bregeon: Le ministre de l'Intérieur, sous l'autorité du président de la République, a demandé une vigilance particulière aux préfets, a renforcé le plan urgence attentat et le dispositif Sentinelle.

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Nous sommes pleinement conscients des menaces et de ce qui se passe au Moyen-Orient peut induire sur le sol national. Toutes les mesures sont prises. - Le dispositif Sentinelle renforcé, notamment autour des synagogues et des sièges des grandes entreprises américaines. - C.Roux: Question. - A.Bauer: Ca a toujours été l'un des objectifs des opérateurs d'attentats, de passer de l'attentat ciblé à l'attentat massif. Quand on n'a pas assez d'effet de l'attentat ciblé, on déborde et on se dit qu'on va taper n'importe où. En général, il y a plus de dommages collatéraux. Les attentats iraniens, c'est plus du dommage collatéral que "la cible est identifiée" et il y a des effets. Mais régulièrement, on a ce type d'événements. Le risque existe.

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Surtout quand les opérateurs ne sont plus des envoyés spéciaux des organisations terroristes formés avec des ordres précis, tels des salariés... Là, c'est de la sous-traitance recrutée sur Internet, avec des "débiles locaux" prêts à faire n'importe quoi pour 600 euros. - C.Roux: Un mot sur ce groupuscule? - A.Bauer: Il n'existait pas. Il y a plein de traductions diverses pour son nom. Il s'exprime sur des réseaux qui sont uniquement ceux des Gardiens de la Révolution et du Hezbollah. On sait quels sont leurs vecteurs de communication. Ils sont créés pour la circonstance de manière régulière. C'était le cas de ceux qui ont attaqué au Kurdistan,

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où un de nos soldats a été blessé et un autre est mort. Ce sont des proxys déguisés. On sait qui sont les ordonnateurs et les décideurs. - C.Roux: Et c'est une autre façon de faire en sorte que la guerre s'étende, de la part des Iraniens? - P.Allémonière: Il y a 2 buts. Les Iraniens ont toujours précédé comme ça. C'est sous faux drapeaux. On peut remonter aux attentats de la rue de Rennes. Les premiers noms qui sortent ne correspondent à rien. Finalement, on se rend compte que c'est lié au Hezbollah. C'est une vieille technique employée par l'Iran, de ne jamais être pris la main dans le sac.

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L'autre chose, c'est que comme toute action terroriste, il s'agit de répandre la peur parmi la population et de déstabiliser les Etats. Il y a la volonté de: "Ne vous engagez pas plus pour soutenir les Etats-Unis." On cible les Etats-Unis et Israël, mais aussi les Etats et la population des Etats, c'est-à-dire nous, pour qu'on restreigne les volontés de nos gouvernements, si tant est qu'ils en aient, de se joindre à l'offensive israélo-américaine. - P.Gélie: Pour l'instant, c'est un petit billet qui coûte pas cher, essentiellement un acte de communication. L'attentat, s'il avait été réussi, n'aurait pas causé des dégâts considérables. Il aurait provoqué des images diffusées

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sur les réseaux. Le message, c'est "on peut le faire". Pour commettre un vrai attentat, c'est une organisation plus lourde et plus longue, plus complexe et avec peut-être des gens plus motivés. On est vraiment dans une espèce de preview à peu de frais. - C.Roux: Ca a été le cas à Oslo, à Rotterdam, Anvers et Londres, entre autres. - P.Gélie: Tous les pays européens sont concernés. Tous ont reçu le message. Ca veut dire... - C.Roux: "Restez à bonne distance." - P.Gélie: Oui et "vous êtes déjà trop impliqués". Une base française a été visée en Irak.

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Un soldat français a été tué. "Vous êtes déjà une cible légitime." - Gal P.Dutartre: Je voudrais saluer la vigilance de nos services de sécurité intérieure. Il faut les attraper, à 3h du matin, dans la nuit de samedi à dimanche... Je voulais saluer les forces de sécurité intérieure. - C.Roux: On a parlé de la menace terroriste. Je voudrais qu'on dise un mot des Houthis au Yémen, entrés dans le conflit ce week-end. Qu'est-ce que ça change? - Gal P.Dutartre: D'abord, dans quelle mesure. Pour l'instant, ils ont tiré sur Israël. C'est pas la première fois. On a l'impression qu'ils s'engagent à reculons. Et tant mieux, d'ailleurs. Il y avait un deal au mois de mai dernier. Les Américains ont payé les Houthis pour dire: "Arrêtez les frais, sinon, on va vous massacrer." Si on observe depuis le début du conflit le 28 février dernier, ils n'ont pas fait grand-chose. C'est fort heureux.

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Là, ils haussent le ton en envoyant des missiles sur Israël. Ce détroit de Bab Al-Mandab... - C.Roux: On va remettre la carte. C'est important de s'y arrêter. - Gal P.Dutartre: C'est beaucoup moins large que le détroit d'Ormuz. C'est tout en bas. C'est 22 km. Vous avez 35, à certains endroits, au niveau du golfe Persique. Là, vous avez 22. Vous avez une petite île côté yéménite. C'est un endroit historique. Il s'est toujours passé des choses extrêmement fortes dans cette zone. C'est un enjeu majeur. Je ne pense pas que les Houthis ont les moyens aujourd'hui de bloquer ce détroit. Mais ils ont une capacité de nuisance. Ils peuvent tirer. Il n'y a pas que le détroit, il y a 400 km de côtes tenues par les Houthis. - P.Gélie: Pour moi, c'est aussi un message adressé à Trump: "Si vous débarquez des troupes, on active pour de bon

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et on change la donne en mer Rouge et dans le détroit d'Ormuz." Il y a le détroit du Bab Al-Mandab et le terminal saoudien en mer Rouge qui, pour l'instant, remplacent les circuits de pétrole qui passaient par le détroit d'Ormuz. Si vous bombardez les ports saoudiens sur la côte de la mer Rouge, si vous bloquez le trafic maritime, là, vous compliquez la donne du commerce mondial et en particulier des hydrocarbures. - A.Bauer: Les Iraniens ont déjà visé ce pipe une fois. Quand ils visent la Turquie, et l'arrivée du pipe de Bakou...

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Ils font des choix très stratégiques. Quand ils envoient un missile à Fujaïrah, ils sont très précis et détaillés. Ces très intentionnel et cohérent. C'est jamais trop, mais juste suffisant. Ce sont des cartes postales. - C.Roux: Le message est clair à votre avis? - P.Allémonière: Oui. Les Iraniens, bien plus que les Houthis, ils en ont pris tellement en 2025 qu'ils ont pas envie de s'engager. Le message envoyé par les Iraniens, c'est "nous avons de la réserve, nous avons de la puissance que nous pouvons encore déployer". Ils misent sur cette menace à terme. Il faut arrêter l'idée

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du fait... L'Iran a dépensé des atouts et fait step by step. D.Trump est très logique quand on regarde ses actes. Il a face à lui un Etat qui a sa logique. Sa logique, c'est le temps et la résistance américaine. Il parle le "Trump". - C.Roux: Quelle est la logique de D.Trump? - P.Allémonière: Remporter une victoire dans les temps qui lui sont impartis. - A.Bauer: Comme il l'a fait sur le canal de Panama qu'il a volé aux Chinois dans la discrétion qui est la sienne, comme il est en train d'installer 4 bases au Groenland, dans l'indifférence générale. Il a récupéré ce qu'il voulait, y compris pour contrôler le futur passage du nord-est en train de fondre. D.Trump explique que le réchauffement climatique

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n'existe pas, mais il a compris qu'il existait d'un point de vue stratégique. La réalité des actes de Trump est d'une brutalité totale, enroulée d'un brouillard de mots qui disent tout et n'importe quoi et qui n'ont aucune importance. Il parle à 22 publics différents en disant 22... Il y a une forme de rationalité très curieuse. - C.Roux: C'est la guerre du pétrole. - A.Bauer: Des ressources. Le pétrole, l'eau, les terres rares. Il a compris l'ensemble des enjeux et sait par où ça passe. Le détroit d'Ormuz, il y a la plupart des câbles sous-marins. On peut faire plus de dégâts dans le virtuel que dans le réel. Ils passent au même endroit. Le noeud gordien du détroit d'Ormuz, quand vous regardez ce que ça représente

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sur l'aluminium, les engrais, la désalinisation, mais aussi les câbles sous-marins, Internet et le reste, vous êtes sidéré d'avoir concentré autant d'éléments stratégiques sur un seul micro-endroit... - C.Roux: Est-ce que le fait que cette guerre prenne pour cible une usine de dessalement, des fonderies d'aluminium, les 2 plus grosses... Est-ce que c'est une nouvelle tonalité dans cette guerre? - P.Allémonière: En attaquant ces usines d'aluminium et d'engrais dans les pays du Golfe, et on l'a déjà dit, on est dans un basculement. Les Etats du Golfe, on arrive à d'énormes dégâts. Il va falloir qu'ils s'en remettent. Pour les sites gaziers, c'est 3 à 5 ans. Mais l'aluminium, c'est vital, c'est 30 % de l'aluminium mondial. Les gens l'ignorent totalement. Non, c'est 17 %. Il y a les puces électroniques, l'aluminium et l'engrais. C'est une région vitale pour nous, qui est en passe de voir sa richesse détruite. - C.Roux: On avait l'impression et peut-être que c'est une erreur, qu'il y avait une forme de réserve sur les usines de dessalement. Ce n'est plus le cas?

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- P.Allémonière: Ca l'est encore. 90 % de la population du Golfe dépend de l'eau. On oublie que c'est fondamental en Iran aussi. - Gal P.Dutartre: Je pense que les Iraniens hésitent à se lancer là-dedans, parce qu'ils savent qu'en retour, la riposte va être terrible. Ils ont beaucoup plus à perdre que les autres. Pour l'instant, on a fait des tirs, mais on n'a pas vraiment... Il y a une forme de réserve, à mon sens. Il est important que Trump ne bombarde pas l'île de Kharg. Qu'il fasse une prise de guerre, peut-être, mais qu'il bombarde

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l'île de Kharg, non. - A.Bauer: Il y a le syndrome de Massada et la victoire à la Pyrrhus. "Je gagne, mais j'ai tout perdu et je détruis tout, parce que je suis en train de perdre et personne n'y survivra." Des pays qui ont été très proches sont hésitants entre "je vais tout détruire"... - C.Roux: E.Macron veut éviter que l'Irak soit impliqué dans la guerre. Est-ce qu'on est là aussi dans une extension du conflit? - P.Gélie: Ce sont des voeux pieux. La Syrie s'implique même dans la guerre. La stratégie iranienne est d'élargir, de faire une escalade horizontale, face à son infériorité verticale d'un point de vue militaire. Ce qui se joue maintenant, c'est le contrôle à long terme du détroit d'Ormuz. Si Trump s'en va demain, toutes les monarchies du Golfe qui font face à l'Iran se retrouvent sous la coupe de l'Iran. - C.Roux: Avec des péages qui peuvent être exorbitants. - P.Gélie: Il est possible que l'Iran sorte de cette guerre renforcé, Malgré tous les coups subis, les milliers de sites détruits, les vingtaines de dirigeants éliminés... Il n'est pas impossible que si Trump cale le premier

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ou s'il se trompe de stratégie, et ses choix stratégiques sont difficiles à prendre, l'Iran, qui ne cherche pas à prendre l'ascendant, mais juste à durer plus longtemps... L'Iran peut finir avec un contrôle de la région plus grand qu'avant. - C.Roux: Un tir en direction de la Turquie a été intercepté par l'Otan. Au tout début, on avait dit que c'était une erreur. Est-ce que la Turquie devient une cible de l'Iran? Est-ce qu'on est dans une forme d'extension du conflit? - Gal P.Dutartre: A mon sens, la Turquie n'est pas visée. Les bases américaines en Turquie sont visées.

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C'est pas la même chose. Il y a une base stratégique depuis laquelle les forces américaines et nous, les forces françaises, ont été déployées, notamment pendant la guerre du Golfe numéro 1. Cette base est visée. - A.Bauer: C'est une base nucléaire. L'une des bases où les Américains ont posé des armes nucléaires dans le cadre du plan bilatéral de résistance à une invasion soviétique. Elles y sont toujours et en voie de modernisation. - P.Allémonière: La Turquie ne veut pas se laisser entraîner dans cette guerre. Elle pousse à l'option diplomatique avec cette réunion qui s'est poursuivie au Pakistan. - C.Roux: Et avec l'Egypte qui a appelé D.Trump à stopper cette guerre. Ca ressemblait à un appel à l'aide d'al-Sissi. Les conséquences du conflit sont majeures sur l'île de Kharg. Les marchés font bondir le cours du pétrole. En France, la colère s'installe. Malgré des aides décidées par le gouvernement, les transporteurs routiers ont mené une opération escargot à Paris pour faire entendre leur détresse.

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Klaxons. - Sur le périphérique parisien ce matin, opération escargot pour plusieurs dizaines de camions et de cars de tourisme. Face à la flambée des prix du carburant, 115 dollars le baril de pétrole aujourd'hui, le secteur du transport est en première ligne. - Un chauffeur m'a rapporté que 2 stations Total sont en pénurie. - On n'arrive pas à répercuter toutes ces hausses. Nos clients ne peuvent pas absorber ces hausses. L'activité baisse. Moins de chiffre d'affaires et quand on roule, on perd. - Une mobilisation lancée à l'appel de l'Organisation des transporteurs routiers européens.

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- Nos entreprises, avec 30 % de coût de revient, et une hausse de l'ordre de 30 % sur le carburant en 2 semaines ont subi un choc d'une violence et d'une rapidité extrêmement graves. C'est l'enjeu. Il faut aider ces entreprises avec des mesures ciblées, immédiates et simples. - Référence aux aides annoncées vendredi par le gouvernement. 50 millions d'euros dès avril pour les entreprises en difficulté du secteur, soit environ 20 centimes par litre. Insuffisant pour la filière et loin du compte, selon l'opposition, qui regrette l'absence de mesures pour l'ensemble des Français. - On leur répond qu'il n'y aura pas d'aide, pas de geste.

53:17

C'est inadmissible. Pour nous, l'une des mesures d'urgence doit être la modulation d'une partie des taxes sur les carburants. On peut instaurer une taxation flottante sur les carburants pour minimiser la hausse, avec des plafonds à fixer en termes de tarifs du carburant. - Proposition rejetée par le gouvernement, tout comme la baisse de la TVA ou le blocage des prix. - R.Lescure: Nous n'aurons pas de mesures générales. Elles sont inefficaces, coûteuses, souvent contre-productives. - Des mesures ciblées du gouvernement sous le feu

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des critiques de l'opposition qui prend pour exemple nos voisins européens. - M.Maréchal: Le seul souci de nos dirigeants devrait être de prendre d'urgence des mesures pour baisser la facture énergétique. Le gouvernement Meloni l'a fait avec son décret carburant. La Hongrie l'a fait en bloquant les prix à la pompe. La Suède anticipe en baissant plusieurs taxes sur l'essence et le diesel depuis 2024, de même que le Portugal. - Parmi les pays européens qui ont pris des mesures, l'Espagne a aussi décidé de réduire les taxes sur le carburant. - P.Sanchez: Nous allons baisser la TVA à 10 % et les taxes sur l'essence et le diesel jusqu'au minimum autorisé

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par l'UE. - Une mesure évidemment plébiscitée à la pompe. - La baisse du prix de l'essence est formidable. La TVA est passée de 21 à 10 %. On économise 15 centimes par litre. - Mais cette crise fait aussi courir un risque de pénurie. Au Royaume-Uni, le rationnement de l'essence et même une baisse de la limitation de vitesse serait envisagée. L'Asie, très dépendante du Moyen-Orient pour son pétrole, est aussi particulièrement touchée. Alors que dans plusieurs pays les files d'attente s'allongent à la pompe, comme en Inde, le Japon puise depuis déjà 15 jours dans ses réserves stratégiques. - Pour éviter toute perturbation de l'approvisionnement en essence et autres produits pétroliers, nous puisons dans nos réserves de pétrole en coordination avec les pays du G7

55:29

et l'Agence internationale de l'énergie. - Cet après-midi, les ministre des Finances du G7 se sont dits prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour la stabilité du marché de l'énergie. - C.Roux: Si on avait fait ce reportage aux Etats-Unis, on aurait pu illustrer une forme de pression qui s'exerce sur D.Trump. L'empressement qu'il a à débloquer la situation au détroit d'Ormuz Est lié à la flambée des cours du pétrole. - P.Allémonière: C'est pour ça qu'il ne peut pas

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se sortir du piège d'Ormuz. Si Ormuz n'est pas débloqué, les prix ne vont pas s'arranger, le gallon va monter, la Bourse va continuer à chuter. C'est bien pour ça qu'il faut être très focus sur le détroit d'Ormuz. Ils ont une réserve de croissance qui est meilleure que la nôtre. En France, on n'a aucune réserve de croissance. Elle est en berne. On peut pas dire... par les chiffres. Il mesure. Tout ce qui compte et qui est important doit être mesurable. Il a toujours un oeil sur les sondages, sur le prix de l'essence, sur les cours de la Bourse, les taux d'emprunt... C'est un paramètre important pour lui. Je pense qu'il mesure quand même les enjeux stratégiques. Ca lui déplaît de ne pas pouvoir décider exactement du timing de la fin de la guerre, de "quand est-ce que j'en ai assez mis sur la table et je reprends mes billes"...

57:27

Encore une fois, il est un peu piégé dans le détroit d'Ormuz. - C.Roux: Nous en venons à vos questions. Question. - Gal P.Dutartre: Euh... Il peut le faire. Il s'en donne les moyens. Le Pentagone lui propose des scénarios. La détermination américaine est telle qu'il déploie les forces en mesure de faire une opération. C'est possible qu'il faille une opération coup-de-poing. Je ne suis pas sûr. J'hésite entre les deux. Il peut mettre le doigt dans un engrenage

58:12

duquel il aura du mal à sortir. Vous pouvez avoir des pertes et vous ajoutez des soldats... Ainsi de suite. Vous partez dans un enchaînement dont vous ne maîtrisez pas l'issue. C'est tout ce que déteste D.Trump. Il va peut-être hésiter. Peut-être ponctuellement à 1 ou 2 endroits. Ca peut être le détroit d'Ormuz et l'île de Kharg. - C.Roux: Question. - Gal P.Dutartre: Elle sera limitée quand même. Si c'est sur les îles, elle sera limitée. Le moindre navire Qui franchirait le détroit entre la côte et l'île serait pris à partie par l'aviation. Ce serait très difficile à mon sens, beaucoup plus

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que si c'était sur la zone terrestre. La zone terrestre, en profondeur... - C.Roux: Notamment, pour aller récupérer l'uranium enrichi. - Gal P.Dutartre: C'est très périlleux. Il y a toute une logistique de support militaire et de soutien difficile à mettre en place. - C.Roux: Question. - P.Gélie: La réponse n'est pas certaine. Une bonne partie du pays critique D.Trump dans tout ce qu'il fait. Même chez ses électeurs, une partie non négligeable estime que cette aventure, on aurait pu s'en passer. On voit dans le discours de D.Trump, qui insiste tellement sur la négociation, que c'est un peu la bouée de sauvetage à laquelle il aimerait se raccrocher. Passer un deal avec les Iraniens... Il a même évoqué de se partager le contrôle du détroit avec l'ayatollah, quel qu'il soit. C'est pas des paroles en l'air. La meilleure solution à ce stade pour lui, c'est un accord négocié, sinon il risque d'être condamné à une forme d'escalade. - C.Roux: Est-ce que cette décision est prise

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uniquement par les Américains ou est-ce qu'elle peut être discutée avec les Israéliens? - Gal P.Dutartre: Non. Il y a une influence de tout le monde, notamment l'Egypte, le Pakistan, l'Inde ou la Chine. Les Israéliens, non. C'est pas leur jeu immédiat. - C.Roux: Question. - A.Bauer: Oui. L'Espagne est très opposée à ce conflit. Elle a monté le niveau à chaque fois. Pour un gouvernement aussi instable, minoritaire, en lévitation depuis plusieurs années,

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le fait d'avoir des positions aussi tranchées reste un mystère. - P.Allémonière: Les Iraniens veulent nous faire peur, qu'on ne s'engage pas dans ce conflit plus avant. C'est ça, leur principal but. Ils n'ont aucun intérêt à faire en sorte qu'on rentre dans la guerre. - C.Roux: Question. - P.Gélie: Les médiateurs discutent entre eux, mais pas directement avec les parties. Le fait que le vice-président soit chargé par Trump de conclure un accord pour mettre fin à cette guerre, c'est significatif. Il s'est opposé à la guerre depuis le début. C'est pas non plus la garantie d'un accord facile. Trump, quand il dit "on a déjà un changement de régime et les dirigeants actuels sont raisonnables", il se donne la possibilité

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de faire des concessions à ces gens. - C.Roux: Question. - A.Bauer: La destruction de l'île de Kharg. C'est 90 % du pétrole qui va vers la Chine et l'Inde. C'est un baril explosif. Le Sud-Est asiatique ne se laissera pas faire. - C.Roux: Merci. A.-E.Lemoine et l'équipe de "C à vous"... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. L'événement ce soir sur France 2: C.Dion devrait annoncer son retour. Ce sera à Paris à partir du 12 septembre.