Nicolas Dupont-Aignan sur Europe 1: "Nous donnons 8 milliards à l'UE pour financer nos concurrents"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
- 0:10OuverteRéponse directe
Bonjour Fabien Namias.
- 0:11RelanceÉludée
Vous avez expliqué hier que Fillon c'est le programme le plus con de l'histoire de la droite.
- 1:33RelanceRéponse partielle
Mais on peut avoir des divergences sans pour autant pratiquer l'insulte.
- 1:41RelanceRéponse partielle
Vous faites le jeu de la gauche, vous souhaitez la victoire de la droite.
- 3:08ComplaisanteRéponse directe
Vous déroulez votre programme, c'est très bien.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Locuteur non identifiéFait
« Fillon c'est le programme le plus con de l'histoire de la droite. »
- 3:36Invité politiqueChiffre
« Nous donnons à Bruxelles 21 milliards et que nous en recevons 13. »
- 3:54Invité politiqueChiffre
« 500 000 emplois perdus. »
- 4:00Invité politiquePromesse
« Je veux rapatrier ces 8 milliards, ça ne coûtera rien au budget de l'État. »
- 4:04Invité politiquePromesse
« Je veux les affecter aux petits retraités, ceux qui ne peuvent plus vivre de leur retraite, qui ont des retraites de 800 euros par mois. »
- 5:02Invité politiquePromesse
« Abrogation de la directive travailleurs détachés. »
- 5:06Invité politiqueChiffre
« 500 000 emplois qu'on peut récupérer. »
- 6:47Invité politiquePromesse
« Cinq ans à travailler en France avant de toucher les aides sociales. »
- 9:05Invité politiqueFait
« Six points. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan62 %
- Locuteur non identifié21 %
- ?10 %
- Présentateur6 %
≈ 54,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L
'interview politique de Rambin, il entend bien lui aussi être la surprise de la présidentielle.
Il
ne porte pas le programme de François Fillon dans son cœur. Fabien Namias, vous recevez ce matin Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Fabien Namias. Thomas le rappelait tout à l'heure, vous avez expliqué hier que, je vous cite, Fillon c'est le programme le plus con de l'histoire de la droite. Dites-moi si vos campagnes commencent comme ça, ça va pas voler haut là. Il faut voir le contexte et la phrase globale.
D'abord je voudrais rappeler que mon ennemi c'est la gauche.
Et que c'est justement, attendez la suite. Si vous expliquez
que le programme de Fillon
est le plus
con, ça
ne s'entend pas. Vous allez
y venir. C'est justement parce qu'on a l'occasion historique d'en finir enfin avec la gauche
et
de pouvoir redresser la France
que
je trouve aberrant, absurde, de porter un projet qui va remettre en selle la gauche parce qu'il est socialement insoutenable et surtout économiquement inefficace. Et je vais porter à la présidentielle un programme de relance économique radicalement différent. Je crois
que
ce n'est pas le moment d'augmenter à nouveau les impôts, c'est-à-dire la TVA. Je pense au contraire que notre pays a besoin d'une baisse massive d'impôts, à la fois sur les PME et sur les Français notamment les plus modestes. C'est une différence et je pense que l'élection présidentielle doit être le moment d'un débat. Et
c'est normal qu'il y ait un
débat entre deux stratégies économiques radicalement
différentes. On va
venir à ce débat et aux stratégies économiques et à vos propositions. Mais on peut avoir des divergences sans pour autant pratiquer l'insulte. Là, vous
pratiquez un petit peu
la tradition de la droite la plus bête du monde finalement. Mais
pendant ça,
vous faites le jeu de la gauche,
vous souhaitez la
victoire
de la droite. Non, justement, je crois qu'aujourd'hui,
le programme de François Fillon est le meilleur allié de la gauche. Et je crois au contraire qu'il faut présenter aux Français une autre politique. Vous savez, je me suis engagé avec Philippe Séguin. À l'époque,
il
y
a
une vingtaine d'années, ça s'appelait le rassemblement pour une autre politique. Comme
François Fillon à l'époque d'ailleurs. Oui, d
'ailleurs. Ça fait 20 ans
qu
'on nous met la même potion. Ça fait 20 ans qu'on nous dit qu'il faut souffrir pour redresser la France. Et ce faisant, on a loupé la révolution numérique, on a perdu des millions d'emplois industriels, on est dans une obsession de la réduction de dépenses qu'il faut réduire bien évidemment à terme. Mais moi, je veux qu
'on
s'occupe des recettes, c'est-à-dire qu'on s'occupe de la relocalisation d'emplois, qu'on s'occupe de la baisse des charges sur les PME qui investissent en France. Et la grande différence dans mon programme, c'est que je veux baisser les charges uniquement sur les entreprises qui investissent dans notre pays. J'en ai assez, des baisses de charges, tous azimuts, qui ne servent pas l'emploi dans notre pays. Et par ailleurs, je pense, et beaucoup de chefs d'entreprise me le disent, c'est que vous pouvez baisser toutes les charges, mais s
'il
n
'y
a plus de clients, s
'il
n
'y
a plus de pouvoir d'achat, eh bien les entreprises ferment. Donc il faut les deux, deux jambes. D'abord, reconstituer l'offre productive française, produire en France, et de l'autre part, relancer le pouvoir d'achat. Et c'est ma proposition, notamment sur les petites retraites, l'augmentation
de 100 euros par là pour 6 millions de retraités. On vous
entend, vous déroulez votre programme, c'est
très bien. Je ne déroule pas,
je veux expliquer aux Français qu'il
y a
une autre politique possible.
On
vous entend, et vous annoncez hier un plan de relance de 100 milliards d'euros. Au passage, 100 milliards d'euros de plan de relance, on voit les taux d'intérêt qui augmentent en ce moment. Ce que vous allez faire, c'est alourdir considérablement la charge de la dette et pratiquer la ruine de la France
à moyen terme. Pas
du
tout,
parce que vous ne savez pas comment est financé mon programme. Et je vais vous donner un exemple très simple. Je parlais des petites retraites. Je propose de rapatrier les 8 milliards d'euros que nous donnons à Bruxelles pour rien, pour financer nos concurrents, roumains, polonais, espagnols. Est-ce que vous savez, Fabien Namias, que nous donnons à Bruxelles 21 milliards
et
que nous en recevons 13
? Ça
veut dire qu'il
y a
8 milliards par an qui sortent du France, qui vont pour financer nos concurrents, et notamment les travailleurs détachés, qui ne payent pas de charges sociales en France. 500 000 emplois perdus. Je veux rapatrier ces 8 milliards, ça ne coûtera rien au budget de l'État, et je veux les affecter aux petits retraités, ceux qui ne peuvent plus vivre de leur retraite, qui ont des retraites de 800 euros par mois. Eux,
ils
vont consommer français, ils vont consommer local. C'est
un programme qui est différent
de ce qu'on a vécu depuis
20 ans. Mais est-ce que ça a
marché, les programmes, depuis 20 ans ? 6 millions de chômeurs ? Eh bien écoutez,
6 millions de chômeurs et la dette. Vous savez, vous feriez
baisser la dette en relançant l'économie et pas l
'inverse. Alors, vous savez que je vous pose aussi des questions
et
j'attends des réponses, et pas uniquement
la lecture d'un programme. Hier,
je recevais
Arnaud Montebourg.
Il employait à peu près les mêmes mots que vous. Relocalisation. Il évoque la nationalisation de STX. J'ai vu que vous l'aviez évoqué hier en présentant vos voeux. Soutenir les PME qui produisent en France et leur accorder en priorité les marchés publics. Fondamentalement, alors là, rien ne vous sépare d'un programme comme celui d'Arnaud Montebourg. Sur ce point-là, oui,
produire français, favoriser les français. Mais je vois que M. Trump, qui n'est pas de gauche, je crois, qui est libéral, fait la même chose. J'en ai assez de la démission des autorités publiques françaises. Abrogation de la directive travailleurs détachés. 500 000 emplois qu'on peut récupérer. Fondre localisation pour rapatrier, comme le fait Trump aux Etats-Unis. Est
-ce
que vous trouvez normal ? C
'est le
modèle aujourd'hui économique, Trump, pour vous. Oh, je n'ai jamais changé, moi. Ça fait 10 ans que je répète la même chose. Qu'on a abandonné la production en France, qu
'on
le paye très cher, parce que c'est la perte de savoir-faire. Et à la fin, c'est la perte d'emploi. Et quand il n
'y
a plus d'emploi, il n'y
a
plus de cotisation sociale, il y a des problèmes sur le financement de nos retraites et de la santé, et il
y a des déficits. Je veux
inverser la mécanique,
m'occuper des recettes.
On a entendu l'autre politique que vous défendez ce matin, l'autre politique économique. Et qui sera très argumentée avec un chiffrage précis,
qui vous rassurera. Début
février. On l'attend et on pourra le commenter. L'autre candidate avec qui on vous prête des similitudes, c'est Marine Le Pen. Suppression de l'aide médicale d'Etat, dénoncer les accords de Schengen sur la libre circulation en Europe, recréation d'une monnaie nationale, etc. Fondamentalement, qu'est-ce qui vous différencie, vous,
de
Marine Le Pen
? Vous
savez, d'abord, de quel Front National on parle ? Il y a tellement de Front National. Chez nous,
à Debout la France, il n'y a qu'un parti qui est un parti
gaulliste. La différence, elle est toute simple. Je veux faire le ménage,
mais
je ne le ferai pas de la même façon que Mme Le Pen. Car si vous regardez mon programme dans son ensemble,
la
participation dans l'entreprise, la vision de
l
'école publique, l'idée de la France que je porte, et les différends du Front National, les équipes qui sont avec moi, l'expérience que nous avons. Nous avons beaucoup d'élus locaux. Je ne suis pas Mme Le Pen. En revanche, j'ai quand même le droit de dire oui, et il
y
a beaucoup de gens de gauche comme de droite qui le veulent sans être Front National, qu'on doit contrôler nos frontières. Je propose des essais différentes, Mme Le Pen. Mme Le Pen est sur la préférence nationale définitive. Moi, je propose juste un délai de carence. Cinq ans à travailler en France avant de toucher
les aides sociales.
Je pense qu'on doit défendre notre pays. Moi, je suis candidat à la présidence de la République pour
défendre
les Français.
On l'a compris, c'est pour ça que vous êtes là. Oui, défendre les
Français. Et mettre en place une
politique
à la fois
ferme et juste. On vous entend, Nicolas Dupont-Oignan, et on entend les différences que vous mettez en avant avec Marine Le Pen.
Justement, je reviens à ma question de
départ.
Elle
appelle une réponse très simple. entre Fillon et Le Pen, si vous aviez à choisir dans un second tour, pour lequel voteriez-vous ? Je suis candidat pour échapper à ce choix.
Et je vais vous dire...
Alors là, vous échappez surtout à la question. Et ça, c'est une petite...
Non,
je suis candidat pour justement qu'on ait
un
choix
clair
qui évite la souffrance contre-productive de Fillon qui a gouverné pendant 20 ans et qui ne changera rien. Et de l'autre côté,
l
'aventure de Mme Le Pen. Et je pense qu'on peut avoir tout
à fait un programme crédible de rupture.
Je
suis
candidat pour échapper à ce piège politique. Et j'en ai assez. que depuis des années, on dresse aux Français, on pose aux Français une question impossible. Justement, je vais faire une surprise pendant cette élection parce que les millions d'abstentionnistes qui ne se reconnaissent ni dans le Front National ni dans le système qui nous gouverne depuis 20 ans, ils attendent autre chose. Et
vous ne croyez pas
qu'ils ont le droit à autre chose.
Et
d'ailleurs, c'est pourquoi je demande un débat public.
Qu
'il
y ait
un débat entre tous les candidats, comme il y
a
eu pour les primaires. Car souvenez-vous de M. Fillon. On parle de M. Fillon. Personne n'imaginait qu'il puisse gagner la primaire. Et c'est quand il y
a
eu un débat, et que les électeurs républicains l'ont vu, qu'ils l'ont choisi.
Alors vous demandez un débat public, mais là... Vous posiez
des questions d'ailleurs à Fillon en disant, entre Juppé et Sarkozy, quelle est votre marge de manœuvre ?
Oui, mais là, on n'est pas là pour débattre,
vous et moi.
On est là pour faire une interview. Vous avez
demandé
un débat public,
on vous a entendu, le message
est passé. C'est normal que je veux. Nicolas Dupont-Aignan. Je suis libre de mes réponses encore, Jean-Fabri Anamias.
Absolument,
et moi de mes questions.
Vous considérez l'islam
aujourd'hui comme un problème
?
Oui.
Il
y
a
un islam intégriste, fondamentaliste, qui gagne dans nos banlieues, chez élus de banlieue. Je n'accepte pas que la République ne défende pas l'idée de la République, de laïcité, et se couche régulièrement devant des intégristes, des fondamentalistes. On le paye très cher. Voilà pourquoi j'ai proposé un contrat aux imams. Six points.
Et
la condition de
l
'ouverture de la mosquée, ça sera le respect de ce contrat.
Et d'interdire le financement des mosquées par des fonds étrangers, ce qui veut dire concrètement renoncer à la construction d'un très grand nombre de mosquées en France. Oui,
mais
il n'y a aucune raison. Donc vous
en imaginez les conséquences
? Les prières de rue qui se multiplient, etc.
Non, pas du tout. Il n
'y
a aucune raison pour que l'islam de France soit financé par des pays comme l'Arabie Saoudite, qu'à Strasbourg, ce soit la Turquie qui finance la formation des imams français, personne ne le sait. C'est inacceptable. Je vous rappelle que dès François Ier, la France, dès François Ier,
il
y a quatre siècles, a refusé que Rome se mêle des affaires des évêques. Alors il faudrait peut-être aussi qu'à un moment, la France accepte et reprenne en main les cultes. Peut-être pas revenir à François Ier. Une
toute dernière question très rapide pour les élus franciliens que vous
êtes.
Toutes les religions ont
respecté la République. Anne Hidalgo propose un nouveau plan de circulation dans Paris qui vise encore à restreindre l'utilisation de la voiture. Vous êtes un élu francilien, mais vous n'avez pas signé un appel qui
s'oppose à
ces projets. Vous
soutenez donc la réduction de l'automobile en ville ?
Et je combats cette réduction. Elle est complètement barjot, pardonnez-moi l'expression. Et il faut voir les embouteillages et les souffrances et la pollution supplémentaire par ces mesures totalement contre-productives.
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'être venu ce matin sur Europe 1 en direct. Demain, c'est François Bayrou qui sera votre invité, Fabien Damias.
Absolument, c'est bon.
Toute petite question. Est-ce que vous croyez en Dieu, Nicolas Dupont-Aignan ? Ça ne vous regarde pas. Non, si je...
Je
cherche. Vous êtes un peu comme Arnaud Montebourg, décidément, parce que lui nous disait hier qu'il était agnostique. Non, je ne suis pas agnostique.
D'abord, je refuse de mettre ma vie privée sur les ondes, mais je cherche. Et je suis chrétien et je cherche.
C'est peut-être Raphaël Antoven qui va vous aider à trouver. Ce sera la morale de l'info sur l'agnosticisme. L'agnosticisme et ceux qui cherchent juste avant 9h sur Europe 1. Qui peut... Enfin bon, vaste débat, mais vous allez le faire avec... On ne tranchera pas tout,
je vous
rassure. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan