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InterviewSud Radio — L'invité politique (sur Site radio)· 7 octobre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSantéInstitutions & électionsSolidarités & famille

L'invité politique Sud Radio - Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne et candidat à la primaire sociale-démocrate

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que la suspension des cours d'une demi-journée est à la hauteur de la situation ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Quelles sont les réponses immédiates que le gouvernement pourrait apporter au-delà de ce temps de démocratie interne ?

  • 3:13OuverteRéponse partielle

    Pourquoi aucun homme politique ne dit aujourd'hui face à ces lycéens que c'est normal de travailler de 8h à 18h ?

  • 5:28OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu a réfuté toute instruction de répression policière. Pensez-vous que les techniques de maintien de l'ordre doivent être revues ?

  • 6:39RelanceRéponse directe

    Ce n'est pas suffisant de restreindre l'usage des grenades assourdissantes. Qu'en pensez-vous ?

  • 7:11OuverteRéponse directe

    À chaque mouvement lycéen, on a des débordements. Comment analysez-vous cette ultra-violence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueChiffre
    « Pas de casse, pas de débordement, pas non plus de dérapage de la police hier, entre 250 et 450 000 personnes dans les rues. »
  • 1:48InvitéFait
    « Les lycées qui sont des fours l'été, des frigos l'hiver, qui s'inquiètent d'être 35 ou 36 par classe quand ils sont lycéens. »
  • 2:34InvitéFait
    « La réforme des lycées a déstructuré l'organisation des plannings, avec des journées parfois très lourdes. »
  • 3:43InvitéChiffre
    « On a des résultats éducatifs qui ne sont pas bons, ça s'appelle le classement PISA, et on voit que la France décroche. »
  • 4:29InvitéFait
    « Moi, je fais partie de ceux qui disent qu'il faut réformer ce mécanisme de sélection dont l'opacité inquiète et les parents et les jeunes. »
  • 4:45InvitéFait
    « C'est parce qu'il manque des places à la sortie du baccalauréat et qu'il y a des jeunes qui sont sur le carreau et dont la seule issue est d'aller vers l'enseignement supérieur privé. »
  • 5:10InvitéFait
    « Moi, je plaide pour la revalorisation qui n'est pas suffisamment faite de l'enseignement professionnel et des filières professionnelles. »
  • 18:50InvitéPromesse
    « Moi, je propose la sécurité sociale intégrale. »
  • 19:03InvitéChiffre
    « Quand vous payez de l'ordre de 8 milliards d'euros quand vous allez payer votre complémentaire santé, personne ne le sait ou peu de gens le savent. »
  • 19:13InvitéChiffre
    « Parce que comme c'est un monde concurrentiel, il y a 20% de frais de gestion. »

Temps de parole

  • Invité77 %
  • Jérôme Guedj15 %
  • Auditeur3 %
  • Locuteur non identifié2 %
  • ?2 %

≈ 7,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur non identifié

Sud Radio, l'invité politique,

0:04
Locuteur

Jacques

0:06
Locuteur non identifié

Cardoze.

0:07
Présentateur

Il est 8h30, bienvenue sur Sud Radio. Si vous nous rejoignez, c'est l'heure du grand entretien politique. Et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne et candidat à la primaire social-démocrate.

0:19
Jérôme Guedj

Jérôme Guedj, bonjour. Bonjour. Pas de casse, pas de débordement, pas non plus de dérapage de la police hier, entre 250 et 450 000 personnes dans les rues. Sébastien Lecornu annonce une suspension des cours d'une demi-journée dans les lycées pour organiser ce qu'il appelle un temps de démocratie interne. Est-ce que c'est à la hauteur de la situation ?

0:36
Locuteur

C

0:37
Invité

'est la moindre des choses. Il y

0:38
Locuteur

a

0:38
Invité

un mouvement qui est plutôt une bonne nouvelle. Des jeunes, des lycéens, dont on dit parfois qu'ils sont individualistes, pas préoccupés par la chose publique, qui viennent défendre le service public d'éducation, qui disent que leur prof doit être mieux payé pour pouvoir être plus nombreux, avoir plus d'attractivité dans les concours, qui s'inquiètent de leurs conditions d'études, les lycées qui sont des fours l'été, des frigos l'hiver, qui s'inquiètent d'être 35 ou 36 par classe quand ils sont lycéens. C'est une bonne nouvelle. Alors l'idée de discuter, ce qui est dingue, c'est que ça n'a pas été fait auparavant. Il a fallu 10 jours au ministre de l'Éducation pour les recevoir.

Et la moindre des choses, c'est en effet de recueillir les revendications, lycée par lycée. Moi, dans le débat de la primaire dès le 1er octobre, j'avais suggéré en effet que s'organisent ces temps dans chacun des lycées. Bon, là, ça va se mettre en

1:33
Locuteur

place. En réalité, il faut que ce soit là

1:34
Invité

toute l'année. Non, mais il faut que les usagers des services publics aient leur voix au chapitre. C'est vrai, on en parlera peut-être tout à l'heure des enjeux de santé et d'hôpital. C'est un sujet d'inquiétude pour beaucoup de nos concitoyens. C'est un service public qui est en grande difficulté. Et donc, il faut que tous les usagers aient leur mot à dire. Et comme vous l'avez dit dans votre question, la bonne nouvelle aussi, c'est que ça se fait

1:59
Locuteur

dans

2:00
Invité

l'écrasante majorité des situations, dans le calme. Ce qui m'amène quand même à dire que tous les débordements sont à condamner, toutes les violences sont à proscrire, parce que ça abîme la sincérité et la beauté d'une certaine manière de ces revendications.

2:13
Jérôme Guedj

Quelles sont les réponses immédiates que le gouvernement pourrait apporter qui iraient au-delà de ce temps de démocratie interne, cette demi-journée de discussion ?

2:22
Invité

Le drame, il faut avoir... Moi, j'essaye de porter un discours de vérité et de nuance. C'est qu'on sait bien que ce n

2:27
Locuteur

'est

2:27
Invité

pas sur un claquement de doigts qu'on va revenir sur les aberrations qui se sont accumulées année après année. La réforme des lycées a déstructuré l'organisation des plannings, avec des journées parfois très lourdes. Donc, c'est

2:41
Locuteur

un chantier de long

2:43
Invité

cours. Oui,

2:43
Locuteur

mais ça,

2:44
Jérôme Guedj

justement, c

2:44
Locuteur

'est

2:44
Jérôme Guedj

quelque chose qui ne coûterait pas d'argent, d'essayer d'aménager un peu les rythmes scolaires.

2:49
Locuteur

Oui, et

2:50
Invité

de partir de chacune des revendications dans les lycées, sur les postes vacants, sur les emplois du temps, en effet, qui parfois sont aberrants, je le redis, et puis sur les conditions matérielles dans beaucoup de ces lycées qui sont malheureusement insalubres, ou en tous les cas pas dans des conditions dignes d'enseignement.

3:09
Locuteur

À

3:09
Jérôme Guedj

l'inverse des lycéens qui se plaignent de rythme scolaire en travaillant de 8h à 18h, pourquoi aucun homme politique ne dit aujourd'hui, vraiment, face à face avec ces lycéens, c'est normal de travailler de 8h à 18h, ça n

3:20
Locuteur

'a

3:20
Jérôme Guedj

rien d'extraordinaire

3:20
Locuteur

?

3:22
Invité

C'est assurément normal, en tous les cas, il faut se préparer à l'effort, à la recherche du meilleur. Après, il faut que ça se fasse dans des conditions qui ne... Vous savez, moi je défends une réforme d'ampleur, notamment des temps scolaires, et notamment pour les plus jeunes, c'est peut-être moins le cas au lycée, mais on a des résultats éducatifs qui ne

3:42
Locuteur

sont

3:42
Invité

pas bons, ça s'appelle le classement PISA, et on voit que la France décroche. Il y

3:47
Locuteur

a

3:47
Invité

des sujets qui sont parfois un peu tabous, mais on a eu une convention sur les temps de l'enfant qui a fait des propositions pour réduire l'amplitude horaire dans la journée, alors ça suppose évidemment de reposer la question des rythmes scolaires, et notamment de la durée des vacances scolaires, mais si on veut, à un moment donné, que les enfants, les plus jeunes, apprennent dans des bonnes conditions, il faut rouvrir ce chantier. Tout ça pour dire, je n

4:12
Locuteur

'ai

4:12
Invité

pas totalement répondu à votre question initiale, que le gouvernement ne

4:15
Locuteur

va

4:15
Invité

pas faire ça sur un claquement de doigts, et que ça devrait être un des sujets de l'élection présidentielle. À court terme, il y a des améliorations à apporter sur Parcoursup, c'est un sujet d'inquiétude. Moi, je fais partie de ceux qui disent qu'il faut réformer ce mécanisme de sélection dont l'opacité inquiète et les parents et les jeunes. Mais avant, ça se faisait par tirage au sort. C'est la

4:35
Locuteur

raison pour

4:36
Invité

laquelle, moi, je ne suis pas à dire qu'il faut tout jeter par-dessus bord, mais là, c'est devenu beaucoup trop inquiétant. Et la réalité de Parcoursup, c'est pourquoi c'est un goulot d'étranglement ? C'est parce qu'il manque des places à la sortie du baccalauréat et qu'il y a des jeunes qui sont sur le carreau et dont la seule issue est d'aller vers l'enseignement supérieur privé qui est devenu un marché sur lequel lorgne des acteurs économiques aujourd'hui. Donc, il faut aussi poser la question de l'orientation, de la diversification. Moi, je plaide pour la revalorisation qui n'est pas suffisamment faite de l'enseignement professionnel et des filières professionnelles.

Parce que ce pays, où tout le monde parle de la nécessaire réindustrialisation, mais il nous manque des ingénieurs, il nous manque des techniciens qualifiés sur les filières qui sont essentielles, de la décarbonation, de l'hydrogène vert, de l'agroécologie. Tout ça, on a besoin de personnes qualifiées. Et l'université peut les fournir, mais pas uniquement.

5:28
Jérôme Guedj

Alors, Sébastien Lecornu a réfuté toute instruction de répression policière. On vous a entendu également parler de ces techniques de maintien de l'ordre dont vous pensez qu'elles doivent être revues. Le ministre de l'Intérieur vient de l'annoncer ce matin. Il annonce suspendre provisoirement l'usage des grenades assourdissantes pour le mouvement des lycéens. Est-ce que c'est suffisant, le geste qu'il fait là ?

5:48
Invité

Ça pointe bien que, contrairement au déni jusqu'à présent, il y a, comme je l'ai indiqué, un problème dans les techniques de maintien de l'ordre. C'est le cas de toutes les manifestations ces dernières années. Mais c'est encore plus insupportable s'agissant d'enfants qui manifestent. Le maintien de l'ordre, c'est une technique. Il faut avoir du discernement. Tolérance zéro pour ceux qui viennent casser, pour ceux qui viennent avec des mortiers, pour ceux qui molestent des policiers ou des pompiers ou des enseignants, leurs propres enseignants ou leurs chefs d'établissement. Mais il ne

6:18
Locuteur

faut

6:18
Invité

quand même pas envoyer des gens lourdement armés avec des gaz lacrymo ou des LBD face à des lycéens.

6:25
Locuteur

Et encore une

6:26
Invité

fois, vraiment, c'est un problème d'ensemble. Et là aussi,

6:29
Locuteur

il

6:29
Invité

faudra tout remettre à plat sur les techniques de maintien de l'ordre. On a vu trop de dérapages ces dernières années. Les dérapages, c'est un tout euphémisme. Quand il y

6:35
Locuteur

a

6:35
Invité

des gens qui sont éborgnés et des gens qui sont édentés, il y a un sujet. Qu'est

6:39
Locuteur

-ce

6:39
Invité

que vous lui dites au

6:39
Jérôme Guedj

ministre de l'Intérieur ? Ce n'est pas suffisant de restreindre l'usage des grenades assourdissantes.

6:45
Locuteur

Je

6:45
Jérôme Guedj

pense notamment aux grenades également de désencerclement. Qui s

6:49
Locuteur

'agit des grenades

6:51
Invité

de désencerclement ? Même l'usage des LBD dans ces situations, des flashballs, ce n'est pas pertinent et adapté.

6:58
Locuteur

Et

6:58
Invité

donc, encore une fois, il faut plutôt aller dans la prévention, en tous les cas, dans la désescalade. Et puis, après, être capable de ciseler et de cibler ceux qui sont des vrais fauteurs de troubles.

7:11
Jérôme Guedj

À l'inverse,

7:11
Invité

quand

7:11
Jérôme Guedj

même, à chaque fois qu'il y a des mouvements... Alors, bien sûr, hier, ça s'est bien passé. Mais

7:15
Locuteur

après Naël,

7:16
Jérôme Guedj

après le PSG, à chaque fois les lycées, on a à chaque fois des débordements. On a quand même un problème en France avec

7:23
Locuteur

cette

7:23
Jérôme Guedj

ultra-violence.

7:24
Locuteur

Non,

7:24
Invité

mais vous avez parfaitement raison. Il y a une parole violente qui se libère et des comportements violents qui se banalisent. Et ce n

7:31
Locuteur

'est

7:31
Invité

pas la société rêvée, évidemment. Mais à cette violence-là, qui est insupportable, l'idée d'une réponse indifférenciée nourrit, d'une certaine manière, cette escalade. On vient d'apprendre que Sébastien

7:47
Locuteur

Lecornu

7:48
Jérôme Guedj

allait parler ce soir. Qu'est-ce que vous lui dites ? Qu'est

7:51
Locuteur

-ce

7:51
Jérôme Guedj

que vous en attendez

7:51
Locuteur

?

7:54
Invité

Évidemment, d'abord, de reconnaître et d'avoir un discours d'humilité. Parce qu'on a eu trop de réponses en disant tout va bien, les profs sont remplacés, on fait ce qu'on peut, on fait du mieux, etc. C'est l'échec de dix années... Enfin, rendez-vous compte, il y a eu huit ministres de l'Éducation nationale ces dix dernières années. Et chacun qui arrive avec sa réforme, qu'on n'a pas le temps de mettre en place, qu'elle est remplacée par une autre. Il y

8:17
Locuteur

a

8:17
Invité

une sorte d'indifférence et de lassitude à voir que l'éducation nationale, qui devrait être le cœur de la préoccupation, parce que ça prépare l'avenir de notre pays. Jérôme Gage,

8:31
Jérôme Guedj

député PS de l'Essonne et candidat à la primaire sociale démocrate. C'est ce week-end, vendredi et samedi. 140 000 personnes se sont inscrites à la primaire sociale démocrate.

8:41
Locuteur

C

8:41
Jérôme Guedj

'est la dernière ligne droite. Est-ce que vous pensez avoir marqué des points à l'occasion de ces trois

8:44
Locuteur

débats ? Moi, je suis

8:45
Invité

venu avec mon tempérament, mon franc-parler, avec des propositions novatrices, et notamment autour de la République du Soin, autour de la défense intransigeante de la laïcité, autour de ce que j'appelle l'alliance des productifs, parce que moi, je suis de ce socialisme qui admet et qui revendique qu'il faut produire plus pour pouvoir redistribuer et ne pas inventer de l'argent magique.

9:09
Locuteur

Et

9:09
Invité

que dans ce pays, on a besoin de s'appuyer sur les forces vives, que sont les salariés dans les entreprises, mais aussi les chefs d'entreprise, les PME, les artisans, les commerçants, les grandes entreprises, dès l'instant où il y

9:21
Locuteur

a

9:21
Invité

une forme de patriotisme économique, où on travaille dans l'intérêt du pays, par opposition à cette économie financiarisée, de la rente qui capte et qui concentre les richesses sans les redistribuer. Ce discours, il peut être majoritaire au sein du PS ?

Écoutez, moi, j'y suis venu aussi avec de la clarté sur des sujets qui fâchent, et notamment sur les alliances, parce que c'était l'éléphant dans la pièce, c'est l'expression qui a été utilisée, et il y a eu des ambiguïtés, et plus que ça coupables, de la part de la direction du Parti Socialiste, qui, dans cette primaire, Olivier Faure a très clairement laissé entendre la possibilité de continuer à faire des alliances avec la France insoumise, avec lesquelles nous avons des désaccords sur les valeurs, et aussi sur des propositions qui sont justement un peu dans l'incantation plus que dans l'efficacité.

10:03
Jérôme Guedj

Justement, le pronostic,

10:04
Locuteur

c

10:04
Jérôme Guedj

'est une finale Glucksmann-Fort ?

10:06
Locuteur

Je

10:07
Invité

dément, un tout pronostic, parce que quand vous avez 140 000 personnes dont vous ne savez pas qui ils sont et quelles ont été leurs motivations, et j'espère qu'ils ont été sensibles aux arguments que j'ai mis sur la table. Au fond de vous, souhaitez-vous que ce soit un

10:18
Jérôme Guedj

socialiste qui remporte cette primaire ? Il y a une différence entre un socialiste et quelqu'un qui est issu de place

10:24
Invité

publique. Écoutez, ceux qui vont participer à cette primaire, ils ont à se prononcer souverainement. Donc, ils peuvent être attachés à l'histoire de leur parti. Moi, j'ai fait plein de campagnes présidentielles pour défendre dans les bons et dans les mauvais moments les candidats issus de ma famille politique. J'avais 16 ans

10:41
Locuteur

en 1988. Donc, vous vous engagez à

10:42
Jérôme Guedj

soutenir le vainqueur de la primaire, quoi

10:44
Locuteur

qu

10:44
Jérôme Guedj

'il

10:44
Locuteur

arrive ? Ça,

10:44
Invité

c'est le principe. Évidemment, il faut soutenir.

10:47
Locuteur

C

10:47
Invité

'est la règle du

10:47
Locuteur

jeu.

10:47
Invité

Mais

10:47
Locuteur

avec plus ou moins d'entrain en fonction de la

10:49
Jérôme Guedj

personnalité

10:49
Invité

? Écoutez, ça se fera. Moi, c'est âpre, c'est normal, c'est une compétition. Mais moi, ce qui m'intéresse le plus, c'est qu'on ait réussi à montrer qu'il y

10:58
Locuteur

a

10:58
Invité

un chemin entre la résignation après dix années de macronisme et l'espèce d'incantation stérile à la fois du Rassemblement National. On a vu leurs propositions économiques présentées hier qui ne tiennent pas la route. Vraiment, la lecture stylo à la main du projet de budget, c'est d'un tel niveau d'amateurisme. Ils inventent des chiffres, ils inventent des économies qui n'existent pas. Moi, j'ai regardé, j'ai passé du temps hier et je me suis dit, mais comment un parti qui prétend exercer le pouvoir peut sortir autant d'inepties ? Et puis, il

11:27
Locuteur

y a

11:27
Invité

une autre forme d'incantation stérile, c'est celle d'une gauche radicale qui pense qu'elle peut tout changer sur un claquement de doigts et tout conflictualiser. Ce n

11:36
Locuteur

'est

11:36
Invité

pas ma vision de la politique. Moi, j'incarne cette gauche populaire et républicaine qui cherche à être digne et crédible. Et le mot dignité, j'y tiens beaucoup parce que c'est ce qui nous manque dans l'action publique aujourd'hui. Olivier Faure, est-ce qu'il est la

11:47
Jérôme Guedj

marionnette de la France insoumise

11:49
Locuteur

?

11:49
Invité

En tous les cas, il a fait preuve ces dernières années d'une complaisance et d'une absence de rectitude. Quand un jour, il dit plus d'alliance avec la France insoumise au moment des élections municipales après les jeunes mots à connotation antisémite de Jean-Luc Mélenchon et que quand elles ont lieu au niveau local,

12:12
Locuteur

il

12:12
Invité

dit ah bah, j'y peux rien. Puis qu'aujourd'hui, il explique que peut-être au lendemain de l'élection présidentielle,

12:18
Locuteur

il

12:18
Invité

faudra réenvisager des alliances. Ça, ça tue, je l'ai dit avec force, la possibilité d'être entendus et d'être nous-mêmes. Et c'est pour ça que moi, j'assume et j'ai assumé de dire qu'il faut des propositions de réformisme radical. J'en ai plusieurs. J'espère qu'on va pouvoir en parler. Il faut aussi avoir de la clarté dans les alliances. Ce

12:36
Locuteur

n

12:36
Invité

'est pas une obsession. C'est juste qu'aujourd'hui, c'est complètement inutile et dangereux que d'aller vers un vote à destination de Jean-Luc Mélenchon parce que c'est un marche-pied pour Marine Le Pen. Nous sommes le 7

12:47
Jérôme Guedj

octobre. 7 octobre 2026, trois ans après les attaques terroristes du Hamas en Israël. On rappelle que c'est l'attaque et le massacre le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale contre la population juive, en l'occurrence en Israël. Que retenez-vous de ces trois ans ? Est

13:03
Locuteur

-ce

13:03
Jérôme Guedj

que vous avez le sentiment que le pays est plus fracturé aujourd'hui qu'il ne l'était ? Je parle de notre pays et des conséquences de ce conflit en France.

13:11
Invité

Alors d'abord, je n'oublie pas ce 7 octobre 2023, vous l'avez dit, un pogrom, des massacres de masse. Moi, j'ai visité certains des lieux martyrs en Israël. Les conséquences pour la société israélienne elle-même. Je n'oublie pas, évidemment, la guerre qui a été déclenchée derrière et la meurtrissure de voir que pour contenir, neutraliser le Hamas qui était légitime, il y a eu l'asphyxie, les bombardements, les crimes commis à Gaza et puis la poursuite de la colonisation en Cisjordanie. Mais j'invite à comprendre qu'il n'y

14:01
Locuteur

a

14:01
Invité

pas de solution sans, et là, ça revient à la question que vous posez, sans la nuance nécessaire. Il faut que la guerre s'arrête et pour ce que vous avez demandé, il y avait une ligne rouge, ne pas importer le conflit chez nous. Et le 7 octobre a été aussi une des ruptures en France et dans ma famille politique parce que certains ont complètement abandonné ce principe et ont assumé d'importer le conflit, d'essentialiser et de mettre de l'huile sur le feu. Et ça, ce n

14:32
Locuteur

'est

14:32
Invité

pas raisonnable. Et on a vu, et c'est ça qui est hallucinant, dès le lendemain du 7 octobre, une explosion de l'antisémitisme dans notre pays, une libération de cette parole, une assignation identitaire à toutes celles et ceux qui essayaient, comme je le fais depuis toujours, de défendre la solution à deux États, de condamner le terrorisme du Hamas et de pointer la responsabilité depuis le déclenchement de la guerre à Gaza des propos et des intentions de dirigeants israéliens. Eh bien, on n

15:05
Locuteur

'est

15:05
Invité

pas capable d'être entendu et on est, pour certains, devenu une sorte de sioniste génocidaire dès l'instant où on essaye de mettre cette nuance et ça, ça m

15:12
Locuteur

'est

15:12
Invité

insupportable. Et ça m'a meurtri, y compris dans ma famille politique et ça a été un des éléments de rupture, évidemment, avec la France insoumise, je l

15:20
Locuteur

'ai

15:20
Invité

déjà mentionné, mais y compris à l'intérieur de ma propre famille politique où certains ont manqué singulièrement de courage. Vous regrettez que la France

15:27
Jérôme Guedj

insoumise ait réussi à imposer, autour du débat aujourd'hui, lorsque l'on parle du Proche-Orient, à imposer le mot génocide dans la conversation et d'une certaine façon reléguer au second plan de vraies questions autour de l'avenir des

15:40
Invité

Palestiniens ? Mais évidemment, parce que ça a été fait par la France insoumise et le drame, c'est que ça a été repris. Vous l'avez vu dans les débats avec certains qui ont dit que c'est essentiel. Et si vous n'utilisez pas le mot,

15:51
Locuteur

c

15:51
Invité

'est que vous n'êtes pas du bon côté de l'histoire. C'est une forme de terrorisme intellectuel

15:56
Locuteur

?

15:56
Invité

C'est une forme de paralysie qui est organisée dans une sorte de délire. À quoi ça sert ? On peut dénoncer les crimes de guerre, voire les crimes contre l'humanité qui sont commis, mais derrière l'utilisation de ce mot, on sait bien qu'il y

16:10
Locuteur

a

16:10
Invité

une volonté de nazification de l'État d'Israël et par conséquent, de délégitimation de sa propre existence. Vous voyez, quand il

16:18
Locuteur

y

16:18
Invité

a des gens qui disent qu'il faut la Palestine libre de la mer à la rivière, ça veut dire la disparition de l'État d'Israël. Et ce sont souvent les mêmes qui reprennent la sémantique du Hamas qui avait été installé depuis des années, avant même, d'ailleurs le 7 octobre, de dire qu

16:31
Locuteur

'il

16:31
Invité

y

16:31
Locuteur

a

16:31
Invité

un génocide. Mais de la même manière, je condamne ceux qui en Israël disent qu'il faut un grand Israël de la mer au Jourdain parce que c'est la disparition de la possibilité d'un État palestinien. L

16:40
Locuteur

'attitude

16:41
Invité

de

16:41
Jérôme Guedj

Rima Hassan qui a retiré un drapeau israélien de l'ancêtre du Parlement européen, comment jugez-vous ce comportement

16:46
Invité

? C'est indigne, parce que c'est cette espèce en permanence de brutalisation symbolique en l'espèce. Je viens de dire, il y

16:55
Locuteur

en

16:55
Invité

a certains qui veulent la disparition de l'existence même de l'État d'Israël. Quand vous mettez à terre un drapeau, c'est que vous ne voulez pas que ce pays existe. Et ce n

17:02
Locuteur

'est

17:02
Invité

pas avec des gens comme ça qu'on va trouver une solution puisqu'ils veulent conflictualiser et ils veulent donner du crédit à ceux qui, là-bas et ici, considèrent qu'il n

17:13
Locuteur

'y a

17:13
Invité

pas la place pour les deux États. Jérôme

17:15
Jérôme Guedj

Guetsch, député Parti Socialiste de l'Essonne et candidat à la primaire sociale démocrate est notre invité ce matin. Dans la deuxième partie de notre entretien, un auditeur vous interrogera sur l'affaire Bardella et puis vous avez choisi, dans le cadre de votre carte blanche, de vous consacrer au financement de la sécurité sociale. A tout de suite.

17:36
Locuteur non identifié

Le Grand Matin Sud Radio 7h10h, Jacques Cardoz.

17:40
Jérôme Guedj

Jérôme Guetsch, député PS de l'Essonne et candidat à la primaire sociale démocrate dont le premier tour aura lieu ce week-end est notre invité ce matin. Commençons, Jérôme Guetsch, par vos trois minutes pour convaincre. Vous avez choisi la sécurité sociale intégrale. De quoi s'agit-il ?

17:57
Invité

Alors, je vous ai dit qu'il fallait mettre des propositions nouvelles à l'occasion de cette primaire et moi, j'ai souhaité insister sur un sujet très concret de préoccupation.

18:04
Locuteur

On

18:04
Invité

parle beaucoup du pouvoir d'achat de nos concitoyens, le prix des carburants, le salaire qui ne paie pas assez. Et il y a l'explosion des coûts des complémentaires santé. Plus 25% ces trois dernières années. Et ça permet de voir qu'on a un système qui est un peu aberrant, qui est unique au monde. Quand vous allez chez le médecin ou quand vous allez acheter des médicaments, vous avez l'assurance maladie obligatoire, la sécurité sociale, mais vous êtes obligé d'avoir une mutuelle pour prendre ce qui n

18:27
Locuteur

'est

18:27
Invité

pas remboursé par la sécurité sociale. Or, cet univers des mutuelles et des complémentaires santé sont devenus très compliqués. Il y

18:33
Locuteur

a

18:33
Invité

près de 400 complémentaires santé. Et donc, pour choisir, vous ne savez pas trop comment faire, ce qui va être couvert. Quand vous êtes salarié, c'est votre entreprise qui négocie et qui prend 50%. Par contre, si vous êtes jeune, chômeur, travailleur indépendant ou retraité, c'est vous qui payez plein pot. Et ça, on peut le changer. Moi, je propose

18:50
Locuteur

la

18:51
Invité

sécurité sociale intégrale.

18:52
Locuteur

Il

18:52
Invité

y

18:52
Locuteur

a

18:52
Invité

un panier de soins de 100% qui est défini. Vous êtes remboursé totalement. Donc, vous

18:57
Locuteur

n

18:57
Invité

'avez plus besoin de complémentaires santé. On va faire des économies parce que quand vous payez de l'ordre de 8 milliards d'euros, quand vous allez payer votre complémentaire santé, personne ne le sait ou peu de gens le savent, quand vous versez 100 euros de cotisation, il n'y

19:11
Locuteur

a

19:11
Invité

que 80 qui vous reviennent. Vous savez pourquoi ? Parce que comme c'est un monde concurrentiel, il y a 20% de frais de gestion. C'est les courtiers en assurance, c'est les pages de pub, c'est le marketing parce qu'ils sont obligés. C'est le fait qu'ils remboursent des choses qui n'ont pas de service médical rendu avéré. La sécurité sociale intégrale, moi, j'ai fait le chiffrage. C'est une simplification

19:29
Locuteur

déjà du schéma. C'est une simplification

19:30
Invité

et surtout, c'est de l'ordre, pour l'écrasante majorité des Français,

19:35
Locuteur

c

19:35
Invité

'est entre 500 euros et 1000 euros d'économies par an qui pourraient être donnés. Et c'est plus pour certaines catégories, pour les jeunes, pour les chômeurs, pour les retraités, dont le montant de la complémentaire santé, c'est 150, parfois 200 euros par mois pour payer la complémentaire santé. Parce qu'on oublie une chose, quand vous payez une complémentaire santé, ce n

19:56
Locuteur

'est

19:56
Invité

pas en fonction de votre revenu, c'est en fonction de votre âge et de votre statut, si vous êtes dans une entreprise ou pas dans une entreprise.

20:03
Locuteur

Alors, je le disais,

20:04
Invité

vraiment, c'est une mesure de simplification et de pouvoir d'achat et qui va permettre aussi de s'attaquer à un sujet qui préoccupe nos concitoyens qui sont les dépassements d'honoraires. Pourquoi il y a autant de dépassements d'honoraires ? Parce que certains médecins savent que votre complémentaire, elle va rembourser. Elle va rembourser. Donc, on va dégager des marges de manœuvre qui vont permettre aussi de mieux payer les médecins pour limiter les dépassements d'honoraires.

20:24
Jérôme Guedj

Pour qu

20:24
Locuteur

'on

20:24
Jérôme Guedj

comprenne bien, Jérôme Guèche, c'est une idée que vous

20:26
Invité

avez, vous l'avez

20:27
Locuteur

élaborée, elle est chiffrée aujourd'hui. et vous savez... Elle

20:30
Jérôme Guedj

est difficile à mettre en place ou pas ?

20:32
Invité

Non,

20:32
Locuteur

c

20:32
Invité

'est pas difficile. Vous savez quoi ? Ça existe déjà. On l'oublie,

20:34
Locuteur

il

20:34
Invité

y a dans un bout de France, en Alsace-Moselle, depuis 1946, il

20:39
Locuteur

y

20:39
Invité

a un régime local où là, la sécurité sociale, elle rembourse, alors pas encore 100%, mais 90%. Et elle

20:45
Locuteur

est à l'équilibre.

20:46
Invité

Elle est à l'équilibre. Elle dégage même de l'excédent et elle est gérée par les partenaires sociaux qui fixent le taux de la cotisation chaque année. Mais il y

20:52
Locuteur

a

20:52
Invité

une cotisation sur tous les revenus, mais par contre, la complémentaire là-bas, elle est 30 à 40% moins chère que dans le reste du pays. Moi, je propose une cotisation pour tout le monde, mais la disparition de la complémentaire santé et à la fin, les gens vont y gagner. Voilà ce que j'appelle le réformisme radical qui va simplifier la vie des gens, leur donner du pouvoir d'achat.

21:11
Jérôme Guedj

On passe à la question d'un auditeur.

21:15
Auditeur

Bonjour, M. Gage, Baptiste, je vous appelle de Paris. Je précise que je suis électeur écologiste, donc plutôt de gauche. Et j'ai une question pour vous. D'abord, je note que vous êtes en pointe quand il s'agit de dénoncer l'antisémitisme ou le racisme supposé de Mélenchon ou de la France insoumise. Je dis supposé parce qu'à ce jour, il n

21:34
Locuteur

'y

21:34
Auditeur

a aucune condamnation pour l'antisémitisme dans ce parti ou pour M. Mélenchon. Mais je m'interroge de ne pas vous voir énormément en pointe pour dénoncer le racisme et l'antisémitisme réel, lui, de Jordan Bardella récemment et du Front National dans son ensemble. Ma question est donc simple pour vous.

21:49
Locuteur

Qu

21:49
Auditeur

'est-ce qui est le plus dangereux pour notre société et pour notre pays ? Le Rassemblement National ou la France insoumise ? Merci M. Guedj et bonne fin de campagne.

21:58
Invité

Merci Baptiste. Alors, ce qui est dangereux, c'est l'antisémitisme et le racisme. D'où qu'ils viennent, tout court. Évidemment. Alors, il n'a pas entendu mes nombreuses prises de position historiques contre le Rassemblement National et s'agissant de Jordan Bardella, moi, je n

22:13
Locuteur

'ai

22:13
Invité

pas été surpris parce qu'un parti qui a été créé par des Waffen-SS, un chef de parti qui, en 2023, en parlant de Jean-Marie Le Pen, disait qu'il ne voyait pas l'antisémitisme chez Jean-Marie Le Pen alors qu'il avait été condamné pour révisionnisme, incitation à la haine raciale.

22:28
Locuteur

Et

22:28
Invité

puis, je vais répondre quand même à un point. Il n

22:31
Locuteur

'y a

22:31
Invité

pas besoin d'être condamné pénalement pour détecter de l'antisémitisme, pour déceler de l'antisémitisme. Eh bien, il

22:38
Locuteur

y a de

22:38
Invité

la manière qu'il y a un sexisme d'atmosphère, une homophobie d'atmosphère, il y a un antisémitisme d'atmosphère et on voit bien certains qui se glissent dans les interstices et qui jouent avec les mots, avec les allusions, avec les perches tendues. Et moi, je les combats de la même manière et j'invite à n'avoir aucune complaisance et à ne chercher aucune circonstance atténuante avec celles et ceux. Et moi, je l'ai vu stylo à la main, à nouveau, j'ai vu des textes me concernant et concernant d'autres ou des expressions de cette nature. Dans le

23:08
Jérôme Guedj

registre de la haine, en tous les cas, avec vous, Benjamin Gleize, on va regarder ce qui se passe du côté des réseaux sociaux avec cette fois-ci une apologie du terrorisme.

23:18
Locuteur non identifié

En tout cas, une enquête ouverte pour apologie du terrorisme après la diffusion d'une vidéo effectivement sur les réseaux sociaux.

23:24
Locuteur

Elle

23:24
Locuteur non identifié

a été tournée dans le Loiret à Beaujancy en marge d'un blocus lycéen. Dans cette vidéo, des ados reprennent le refrain d'une chanson de rap.

23:31
Locuteur

Les paroles

23:34
Locuteur non identifié

sont provocantes. Il est notamment en question de Mohamed Merah, du Bataclan, de Salah Abdeslam. Dimanche dernier, déjà en Vendée, on avait eu du côté de Soulan dans une église des ados qui avaient chanté cette même chanson de rap. Là aussi, une enquête avait été ouverte. Mais la mairie,

23:48
Locuteur

le

23:48
Locuteur non identifié

diocèse, appelle-t-à l'apaisement. C'est quoi, Jérôme Gatch ? Ce sont des erreurs de jeunesse ici ?

23:54
Invité

Il faut quand même avoir l'intelligence de savoir ce qu'on chante. Moi, je suis attaché à la liberté d'expression.

24:01
Locuteur

Il

24:01
Invité

peut y avoir de la transgression. Ça a toujours existé. Mais comme vous le rappelez, quand on fait du Bataclan, de l'école Osaratora de Toulouse, des pogroms du 7 octobre, des choses dont on peut rire et se moquer, ça participe justement de cette petite ambiance qui n'est pas une petite, qui est pesante, qui est lourde où plus rien ne vaut. Où l'idée de pouvoir jeter en pâture une partie de nos concitoyens est admise comme étant une manière d'exister.

24:30
Locuteur

Ça veut dire que ces

24:30
Locuteur non identifié

ados de 14, 15 ans, ils doivent être sanctionnés

24:34
Invité

lourdement ou pas ? Non, mais c'est là qu'il y

24:36
Locuteur

a

24:36
Invité

un problème. Il faut juste qu'il

24:37
Locuteur

y

24:37
Invité

ait des adultes et des gens qui soient capables de leur expliquer le sens de ce qu'ils sont en train de faire et de dire. Et pour ça, il y a la responsabilité des adultes qui sont dans le débat public, des responsables politiques qui ne peuvent pas eux-mêmes laisser entendre que tout ça n'est pas grave. Quand il y a des gens qui expliquent que le 7 octobre dont on a parlé tout à l'heure avec émotion, ça pouvait s'apparenter à un mouvement de résistance. Quand il y a des responsables politiques qui disent ça, après, il ne

25:04
Locuteur

faut

25:04
Invité

pas s'étonner qu'il y

25:05
Locuteur

en

25:05
Invité

ait certains qui disent qu'on peut se moquer de tout ça. Pour conclure,

25:09
Jérôme Guedj

Jérôme Guelch, puisqu'on a commencé cet entretien en parlant beaucoup d'éducation, est-ce que c'est un problème aujourd'hui ?

25:14
Locuteur

Ou

25:14
Jérôme Guedj

est-ce que, d'après les remontées que vous avez, est-ce que vous avez le sentiment qu'il y

25:17
Locuteur

a

25:17
Jérôme Guedj

un frein justement dans l'apprentissage et dans les connaissances historiques, d'un certain nombre d'événements, je pense évidemment à la Shoah, mais aussi à la décolonisation,

25:31
Invité

soit mieux outillée. Il faut que les enseignants aient du temps. Vous voyez, par exemple, moi je défends, il n'y a que 18 heures d'enseignement moral et civique, des moments où on parle des valeurs de ce pays, de son histoire. Il faut probablement doubler ce temps pour passer à 36 heures sur l'année, ce qui n

25:46
Locuteur

'est

25:46
Invité

déjà pas colossal. Mais ce qui nous permet de faire nation, c'est de connaître notre histoire et de ne

25:52
Locuteur

pas

25:52
Invité

avoir

25:52
Locuteur

les

25:53
Invité

sujets qui peuvent éventuellement fâcher qu'on met sous le tapis. Et vous avez raison de dire que l'enseignement de la Shoah et de l'histoire sombre du pays et du continent européen ne doit pas être écartée. Mais vous l'avez mentionné, de la même manière que la colonisation et la décolonisation qui sont des éléments qui sont dans notre histoire mais qui sont un impensé, il faut pouvoir aussi les regarder en face. Un pays grandit quand il regarde son histoire avec ses moments glorieux et la République en est plein, mais aussi avec ses moments sombres.

Et parfois, on se dit on ne parle pas des sujets compliqués, c'est d'autres qui en parlent, qui avec leurs mots, qui avec leurs visions et avec leurs idées là aussi de camper les gens dans des positions empêchent de faire nation ensemble. Merci infiniment

26:35
Jérôme Guedj

Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne et candidat à la primaire social-démocrate d'avoir été notre invité dans un instant. La vérité en face. Bonne journée à vous.