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InterviewLCI (sur YouTube)· 7 septembre 2023 22 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalSécuritéÉconomie & entreprises

Élections européennes 2024 «Je lance un appel à la clarification des projets»: Nicolas Dupont-Aignan

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29FerméeÉludée

    Est-ce que vous êtes prêt à soutenir Marion Maréchal ?

  • 0:38FerméeRéponse partielle

    Donc vous serez la tête de liste ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se passe actuellement ?

  • 0:53OuverteRéponse directe

    On ne découvre pas les idées de reconquête, on en a quand même une idée ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    À quoi sert l'Europe ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous lancez à tous les noms que vous venez de citer un message, un appel à l'Union ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:03Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « Je mets en garde, il y a eu une abstention considérable aux élections européennes. »
  • 2:19Nicolas Dupont-AignanFait
    « Catastrophe économique, on le voit avec la misère. »
  • 2:21Nicolas Dupont-AignanFait
    « Catastrophe en matière de démocratie et de liberté, on l'a vu pendant la crise Covid. »
  • 2:25Nicolas Dupont-AignanFait
    « Catastrophe en matière de paix, avec la surenchère en Ukraine. »
  • 7:27Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « 40% des Français se privent d'alimentation. »
  • 9:37Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « On va dépasser le million sur l'année. »
  • 10:55Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « Le gouvernement est capable de dégager 200 millions d'euros comme ça. »
  • 11:01Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « Il y a eu 15 millions de gouvernements et quand il y a des clandestins, là, on aligne des centaines de millions. »
  • 11:42Nicolas Dupont-AignanFait
    « Nous, nous produisons notre électricité nucléaire à moins de 50 euros. »
  • 11:43Nicolas Dupont-AignanFait
    « EDF vend aux opérateurs privés à 42 euros mégawatts. »
  • 12:34Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « C'est plafonné à 280, ce qui est colossal. »
  • 13:50Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « Il emprunte 10% de notre dette à taux variable indexé sur l'inflation, c'est des taux d'intérêt à 9%. »
  • 13:58Nicolas Dupont-AignanFait
    « C'est un scandale d'État. »
  • 18:11Nicolas Dupont-AignanFait
    « Emmanuel Macron c'est le président de la république qui aura eu le record d'immigration. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:08
Présentateur

8h30 sur LCI, l'invité ce matin c'est Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Adrien Jean de Debout la France, député de l'Essonne. Et depuis hier, vous avez dans votre famille politique, au sens large, une nouvelle figure. Marion Maréchal fait son retour officiel dans la politique élective. Elle sera tête de liste aux Européennes pour reconquête, elle l'a annoncé sur TF1. Est-ce que vous êtes prêt à la soutenir ? Mais d'abord, je ne connais pas son projet. Je n'ai eu que des bribes, et puis Debout la France présentera une liste. Donc vous serez la tête de liste ? Je ne sais pas encore, nous verrons. D'abord, moi je travaille sur les idées. Qu'est-ce qui se passe actuellement ?

C'est une élection européenne à un tour. Chaque parti politique annonce des listes, sa liste, pour compter. On ne découvre pas les idées de reconquête, on en a quand même une idée, on les a développées pendant toute la campagne présidentielle. Si c'est pour annoncer des listes pour faire vivre des boutiques, ça n'a aucun intérêt. Et je mets en garde, il y a eu une abstention considérable aux élections européennes. Les Français sont écoeurés de la politique en cette rentrée. Et je crois que ce n'est pas la bonne méthode. Il faut des projets. À quoi sert l'Europe ? Est-ce qu'on continue dans cette Union européenne ? Est-ce qu'on en sort ?

Comment on la réforme si on veut la garder, mais qu'on veut changer son mode de fonctionnement ? C'est ça qui m'intéresse. Le 30 septembre, Debout la France réunira ses universités où nous préciserons notre projet européen. À partir de là, je regarderai les projets des autres et nous verrons s'il y a des possibilités d'entendre. Parce que je le dis, une liste Philippot, une liste Dupont-Aignan, une liste Marion Maréchal, une liste Bardella. C'est de la folie. Est-ce que vous lancez à tous les noms que vous venez de citer un message, un appel à l'Union ? Je lance déjà un appel à la clarification des projets.

Car je ne crois pas, et je le pense sincèrement, que parler simplement de la liste anti-immigration satisfasse les Français. Ça vous dit le pourre qu'enquête ? Oui, mais aussi, j'ai vu l'interview de Jordan Bardella, je crois que l'Union européenne aujourd'hui nous mène à la catastrophe. Catastrophe économique, on le voit avec la misère. Catastrophe en matière de démocratie et de liberté, on l'a vu pendant la crise Covid. Catastrophe en matière de paix, avec la surenchère en Ukraine. Et donc je pense qu'aujourd'hui, on est à un moment historique où la belle idée européenne est totalement défigurée par cette institution.

Et donc mon propos à moi, je rends dans le fond, j'ai bien écouté hier Marion Maréchal, ce n'est pas de faire alliance avec les Hongrois, les Polonais, même s'ils sont de droite. Elle considère qu'il faut parler à la vraie droite. Oui, mais ça pour moi, ce n'est pas le sujet. Moi, je considère que l'élection européenne, en tout cas pour moi gaulliste, et c'est l'objet de debout la France, ce n'est pas de défendre la droite, c'est de défendre la France à Bruxelles. C'est de changer ce mode de fonctionnement de l'Union européenne qui nous tue. Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise. C'est une phrase qu'on entend parfois en politique. Mais ce n'est pas vrai en l'espèce ?

Ce qui vous rassemble n'est pas plus fort que ce qui nous divise ? Au plan national, oui, bien évidemment. Et par exemple, je demande depuis des mois à ce que les Républicains, le Rassemblement national à l'Assemblée, vote la censure, car je suis convaincu qu'il y a une unité. Mais là, on est sur un sujet précis. Une élection européenne qui n'est pas une élection nationale. Si on fait de l'élection européenne un simple sondage, les Français ne voteront pas. Donc moi, je voudrais qu'on profite de cette élection européenne pour crever l'abcès européen, pour dire qu'est-ce qu'on garde dans l'Union européenne, qu'est-ce qu'on ne garde pas.

Une fois qu'on aura défini les projets, mon projet le 30 septembre avec Debout la France, et que je verrai quelle est la réalité du projet parce qu'elle n'a annoncé qu'une brive de projet. Eh bien, on verra ce qui est possible entre les uns et les autres. Donc vous n'excluez pas des alliances, des fusions de lignes. Je n'exclue rien, mais je veux qu'on parte sur des choses concrètes. En cette rentrée, Adrien Gindre, je trouve la vie politique française d'une superficialité sans nous. Pourquoi superficialité ? Parce que ce ne sont que des slogans, des petites histoires, des vieux bouts de ficelle, de la com. Ça, vous le dites pour la droite ou vous le dites pour le gouvernement ?

Je le dis pour le gouvernement, mais je trouve que la droite ne répond pas assez avec fermeté. Et c'est pourquoi je demande une censure, c'est pourquoi je pense qu'on ne peut pas tenir quatre ans comme ça, c'est pourquoi je crois qu'il faut une alternance intermédiaire par de nouvelles législatives, parce que je pense justement que si on s'entendait sur un programme commun, chacun faisant un pas, on aurait une majorité absolue des patriotes, des nationaux, si vous voulez dire, c'est-à-dire allant de Zemmour, Le Pen, moi, Philippot et d'autres, et même certains républicains, pas ceux qui vont vers Macron.

Bref, moi j'ai le sentiment d'une urgence sociale, politique, qui va bien au-delà de petits jeux politiciens. Et je vais vous dire, il y aura peut-être des législatives avant les européennes. Alors ? Peut-être, je l'espère en tout cas. Elles ne sont pas les plus pour le moment, encore faut-il, comme vous l'avez rappelé, qu'il y ait une censure et une dissolution. Que le gouvernement tombe et que le président choisisse de dire l'Assemblée, on n'est pas. Mais pour moi, si je peux me permettre, c'est l'essentiel. Oui, justement. Parce qu'on ne va pas tenir quatre ans comme ça. Eh bien alors, venons-en à l'essentiel. Vous dites superficialité.

Le président de la République, ce n'est peut-être pas votre tasse de thé politique, ça c'est une certitude, mais entreprend différentes démarches, prend des initiatives, il a, il y a quelques jours, organiser les rencontres de Saint-Denis avec les chefs de partis qui ont un groupe au Parlement. Aujourd'hui, il réunit à nouveau son CNR, son Conseil national de la refondation. Est-ce que, dans l'intérêt du pays, vous souhaitez le succès de ces initiatives ? C'est du verbiage. Pourquoi ? Parce que le président de la République ferait mieux de consulter les Français par référendum sur les sujets importants. C'est beaucoup plus simple que tout ça.

Ah bah, il vous a donné, visiblement, cette nuit, il a adressé une lettre au chef de parti. Oui, je l'ai lu. Alors, quand on disait qu'il allait faire une proposition dans les semaines qui viennent sur le référendum ? En attendant, il y a eu une réforme des retraites, il a refusé de la passer par référendum. En attendant, il y a un Parlement. Dans ce Parlement, son gouvernement ne fait aucun effort pour réunir des majorités. Il a utilisé 11-49-3. Aucun effort. J'y suis. Je sais ce qu'il se passe. Oui, c'est pas toujours l'impression qu'on a. Il n'y arrive pas, mais... Non, non, aucun effort. Aucun effort. Il fait semblant. C'est un président de la République qui est dans le verbiage.

Je regardais en venant dans le dictionnaire le mot verbiage. « Abondance de mots vides de sens ». Voilà. Et je regrette que les chefs de parti soient tombés dans ce piège. Je lisais le compte-rendu, c'est n'importe quoi. Pourquoi n'importe quoi ? Parce que ce sont des mots creux. C'est d'abord de l'anonymat. Dans les institutions de la 5e, il y a un Parlement. Que le président de la République rencontre les chefs de parti, un à un. C'est-à-dire en tête à tête, les uns après les autres, oui. Mais cette espèce de table ronde dont il ne sort rien et il ne sortira rien. Nicolas Dupoignan, vous dites que c'est un mot creux. Pardon. Sur le référendum, c'est un mot gros référendum.

Mais il en parle depuis des mois. Mais il dit où le référendum ? Sur l'immigration. Il parle d'immigration. Il rappelle qu'il va y avoir un projet de loi. Il l'envisage. Il dit d'une part le projet de loi, d'autre part à travers la question du référendum et des changements de constitution évoqués. Les Français ont s'être entrés où ils ne peuvent plus vivre. Ils ont subi un été d'insécurité sans précédent. Ils voient une submersion migratoire sans précédente. Ils ont un pouvoir d'achat totalement entamé. 40% des Français se privent d'alimentation. Et le Président de la République nous balade depuis des années avec des mots creux et refuse à tout moment de consulter les Français.

On a eu, Adrien Jeanne, quand même, les États généraux. Il y a eu 2 millions de contributions. Il y a beaucoup de Français qui y ont cru. Vous voulez dire au moment du grand débat ? Le grand débat, les États généraux poubelles. Il n'en a rien fait. Ensuite, il y a eu le CNR. Il s'est pris pour De Gaulle pendant la résistance. Conseil national de la résistance. Rien. Zéro. Ensuite, il y a eu une grande espèce de truc pour l'écologie. Là, vous vous souvenez ? Il a dit... La convention citoyenne pour le climat. La convention citoyenne. Zéro. Il n'en a pas respecté. Un point. Après, il sort de son chapeau. Vous savez que tout le monde était inexacte, Nicolas Dupoyant. Totalement exact.

Et les Français le savent. Totalement exact. Mais totalement exact. Écoutez, si le Président de la République veut gouverner, s'appuyer sur le peuple, qu'il le consulte, il refuse de le consulter. Est-ce que vous, vous êtes prêt, à votre place, vous avez aussi une responsabilité, à aider à faire avancer certains sujets ? Sur l'immigration, il va y avoir un projet de loi au Parlement. Est-ce que vous êtes prêt à le soutenir, à le voter à l'amendée ? 2018, j'ai proposé un référendum sur l'immigration. Rétablissement du contrôle des frontières telle que la Constitution est faite, ce n'est pas possible. On peut tout à fait le faire. Tout à fait. On peut la Constitution changer.

Le général de Gaulle l'a fait. D'accord. Bon, il l'a fait. C'est une référence à tous égards. À tous égards, oui. Parce que lui, il respectait le peuple. Il ne s'asseyait pas dessus. Il ne faisait pas semblant. Et donc moi, je pense qu'aujourd'hui, la situation française est tellement grave qu'il faut consulter les Français et s'appuyer sur les Français. Alors, un référendum sur l'immigration, on le réclame tous. Là, il y a un accord total. Républicain, Front National, Rassemblement National, reconquête, debout la France. Et puis, je voyais même des sondages à gauche. Une majorité des Français de gauche vole un référendum sur l'immigration. Pourquoi il ne le fait pas ?

Pourquoi il répartit l'immigrant ? Pourquoi il continue à accueillir autant de demandeurs d'asile ? Quelle réponse vous y apportez ? Vous vous posez la question ? Quelle réponse ? Non, mais à votre avis, pourquoi il ne le fait pas ? Peut-être parce qu'il a peur du résultat. Mais parce qu'il a peur du résultat. Parce qu'il ne veut rien changer sur l'Union européenne. Parce qu'il laisse les frontières ouvertes. Parce qu'il n'y a eu jamais autant d'immigration de demandeurs d'asile en Europe en 2023. On va dépasser le million sur l'année. Donc, vous savez, dans la vie, vous pouvez tricher et mentir une fois. Vous pouvez embobiner les gens deux fois.

Mais à la troisième fois, ils ne sont plus lupes. Alors, en l'occurrence, il n'y aura pas de troisième candidature à la présidentielle pour Emmanuel Macron. Il y aura eu deux élections. Heureusement pour les Français. Oui, mais moi, je n'ai pas envie que ça dure. Excusez-moi. La situation est tellement grave. Nous sommes au bord de l'explosion sociale. Et je remarque d'ailleurs que beaucoup de gens parlent de l'immigration. Il y a l'immigration et la sécurité. Je suis suffisamment en pointe sur ce sujet pour trouver des solutions. parce que ce qui importe, c'est de trouver des solutions. Alors, parlons sur ce sujet.

Et en revanche, il y a un sujet explosif et je regrette d'ailleurs que l'opposition n'en parle pas plus. C'est la question du pouvoir d'achat et je présente des solutions. Alors, vous êtes ma seule Nicolas Dupoignant. J'insiste. Oui, mais le gouvernement dit exactement la même chose. Oui, mais il ne fait pas. Ah oui, mais alors, c'est la question. Est-ce que c'est au seul gouvernement de tout faire ? Il y a des industriels, il y a des distributeurs, ça vaut sur les carburants, ça vaut dans les supermarchés. Vous avez raison. On a même vu la polémique en début de semaine sur les restos du cœur, savoir qui doit aider les restos du cœur. Le milliardaire Bernard Arnault a fait sa contribution.

Une partie de l'opposition lui tombe dessus en disant on ne voit pas de cet argent. Fausse polémique. Tout ça, c'est pour amuser la galère. Qui doit agir pour lutter sur la question de la crise ? Alors, deux choses. Quand il y a des migrants qui arrivent dans notre pays, le gouvernement est capable de dégager 200 millions d'euros comme ça. Quand les restos du cœur sont en faillite, il faut aller chercher Bernard Arnault. Il y a eu 15 millions de gouvernements et quand il y a des clandestins, là, on aligne des centaines de millions. Voilà la réalité du pays. Deuxième point. Voilà la réalité du pays.

Deuxième point qui est effrayant, c'est qu'il y a des mesures concrètes qu'on pourrait prendre. On ne peut pas tout faire. Vous avez raison. C'est un sujet complexe. Mais il y a une mesure, par exemple, toute simple qui permettrait de faire gagner du pouvoir d'achat aux Français. C'est de sortir du marché européen de l'électricité, comme l'ont fait. C'est une discussion au niveau européen. Oui, ça fait deux ans que ça dure. Et il y a deux pays qui l'ont fait. Ils ne sont pas même sortis de l'Europe. Ils l'ont fait. L'Espagne et le Portugal. Et ils ont fait baisser les prix. Nous, nous produisons notre électricité nucléaire à moins de 50 euros.

La preuve, c'est qu'EDF vend aux opérateurs privés à 42 euros mégawatts. D'accord ? Ces opérateurs privés le refourguent aux Français en les écrasant entre 100 et 200 euros, notamment à nos amis boulanges. Le gouvernement est intervenu pour que ça ne fasse pas la prise. Il a menti, droit dans les yeux. Il a menti, droit dans les yeux. Et aujourd'hui, il y a une mesure simple, sortir du marché européen de l'électricité, s'appuyer sur notre électricité du PR. Et vous savez combien ça va faire gagner aux Français ? Les prix sont en train de baisser, Nicolas Dupont. Non, les prix, cher M. Adrien Jeanne, ont augmenté encore de 10%. Le tarif réglementé est en train de sauter.

Et les Français se trouvent confrontés à une explosion de leur facture d'électricité. Parce qu'on était sous un bouclier tarifaire qui permettait d'avoir modéré la hausse. Sauf que 15%, 10%, ça fait 25% pour les ménages. Et ça va continuer. Et nos boulangers, nos artisans, nos commerçants sont étranglés parce qu'eux, ils n'ont pas de tarif réglementé. C'est plafonné à 280, ce qui est colossal. On produit à 42 euros et on va, on paye des fortunes. Ça, c'est une première décision que je propose. On peut le faire demain matin. C'est une question de volonté politique. Il n'y a pas de volonté du gouvernement sur le droit d'achat. Il n'y a aucune volonté sur le tarif de l'électricité.

Il n'y a aucune volonté vis-à-vis des super-profits des pétroliers. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le journal Le Parisien. Donc c'est ça qui permet de faire le prix des carburants. Oui. Le Parisien, ce n'est pas un journal qui m'est favorable, a sorti une enquête très intéressante sur le sur-profit des marges à la sortie du raffinage entre la sortie de la raffinerie et la pompe. C'est curieux, ça a augmenté entre 10 et 20 centimes depuis plus de deux ans. Il y a un abus. Qu'est-ce qu'attend le gouvernement pour plafonner ? Qu'est-ce qu'attend le gouvernement ? Les Français n'en peuvent plus. J'ai proposé aussi, je ne suis pas le seul, qu'on réduise la taxe sur la taxe.

C'est-à-dire, vous savez qu'on paye une TVA sur la taxe. Ça, on peut le faire demain matin. Alors vous allez me dire, M. le maire dit, ça coûte de l'argent. Mais c'est curieux, M. le maire, il emprunte les emprunts d'État. Vous savez que chaque année, on est en train de financer une partie de notre budget. Et vous savez qu'il emprunte 10% de notre dette à taux variable indexé sur l'inflation, c'est des taux d'intérêt à 9%. Même si la France a encore, par rapport à beaucoup d'autres pays, des taux très faibles. Fort heureusement pour nous. Taux fixe, 3%. Il fait un cadeau aux banques et aux marchés financiers de 12 milliards par an. C'est un scandale d'État. Donc, c'est curieux.

Non mais je vais vous dire, quand les oligarques de l'électricité font des surprofits, on ne dit rien. Quand les oligarques du pétrole font des surprofits, les oligarques, on est presque en Russie. des oligarques font du surprofit. Quand les oligarques font des surprofits, on ne touche pas. Quand les Français souffrent, on leur dit que ce n'est pas le moment. Est-ce que vous trouvez normal qu'on ait rajouté dans le budget de l'État 12 milliards d'euros pour des emprunts à taux variable que M. Macron fait au profit de la finance ? Est-ce que vous trouvez normal ? Il y a peut-être un peu de caricature dans votre présentation de la situation.

Ce que je veux vous dire, Adrien Jeanne, juste un point. Il faut que les Français le sachent. Il y a des économies gigantesques à faire. J'ai sorti un livre, je l'ai ressorti où va le pognon où je décriais 100 milliards d'économies, les fausses cartes vitales, les tarifs de raquettes des autoroutes. On ne va pas faire tout livre maintenant Nicolas. Non, mais ce que je veux dire aux Français, c'est que si on économise sur ces gaspillages, on peut leur rendre du pouvoir d'achat et on peut alléger la souffrance des Français. Et c'est ça qui est important aujourd'hui. Ça va péter, ça va exploser si on continue comme ça. Dans l'actualité, il y a bien évidemment le pouvoir d'achat.

Vous l'avez longuement rappelé. Il y a aussi la situation des banlieues françaises. Il y a eu il y a quelques semaines des violences urbaines. Il y a eu à nouveau hier soir un drame puisqu'un adolescent est mort dans les Yvelines alors que son deux-roues est entré en collision avec un véhicule de police. Et qu'il a refusé d'obtempérer. Deux enquêtes ont été ouvertes. Une pour refus d'obtempérer. Une autre également pour homicide involontaire par conducteur. Deux policiers ont été placés en garde à vue dans le cadre de cette seconde enquête. Comment on évite que ce type de phénomène se reproduise ? C'est le résultat. Alors là, ça ne date pas de ce gouvernement.

C'est le résultat je suis élu de banlieue je sais de quoi je parle de 20 ans qui s'aggravent de laxisme judiciaire. C'est-à-dire que ça fait des années et ça s'aggrave d'année en année que les policiers font un travail et que la justice pas d'ailleurs de la faute des magistrats seulement de la faute des lois qui ont été votées beaucoup trop laxistes libère à tour de bras. Et vous avez toute une jeunesse qui est dans un sentiment d'impunité. C'est-à-dire qu'elle sait qu'elle peut cambrioler attaquer parfois violer et que finalement la peine sera légère.

Et c'est pourquoi j'avais proposé à la présidentielle un durcissement des peines un changement du code de procédure pénale la construction de 40 000 places de prison. Il faut un cas radicalement différent parce que en fait la peine n'est plus dissuasive aujourd'hui en France. Et donc vous avez quelques milliers est-ce que c'est 10 000, 20 000 j'en sais rien 40 000 jeunes qui se croient tout puissants qui vivent du trafic de drogue qui narguent les policiers et qui instrumentalisent nos lois et nos bons sentiments pour se faire passer pour des martyrs. Vous contestez aussi la volonté du gouvernement d'avancer sur ces sujets ?

Écoutez j'ai pas vu le projet de monsieur Dupond-Moretti était très tendre si je puis dire.

Moi j'attends du gouvernement qu'il y ait un projet beaucoup plus rigoureux et puis il y a aussi un autre problème et on revient à l'immigration c'est qu'il faut expulser les clandestins étrangers c'est quand même un des seuls pays au monde du projet de loi Nicolas Dupont-Aignan non non attendez excusez-moi le projet de loi il veut régulariser il veut régulariser des dizaines de milliers de clandestins alors non permettez-moi de ça il veut créer un titre de séjour pour les métiers c'est régularisé et expulser ceux qui sont en situation c'est la novlangue il n'y a pas il n'y a pas des secteurs économiques où on a besoin de travailleurs il y a des millions de chômeurs en France dont des étrangers d'ailleurs vous remarquerez que les étrangers ont un taux de chômage supérieur aux français alors avant de faire venir des étrangers supplémentaires peut-être employons les français et les étrangers en situation régulière qui sont au chômage et vous savez si on continue à importer de la main d'oeuvre étrangère on va à la catastrophe sociale donc il faut arrêter avec ce discours le projet du gouvernement sur l'immigration c'est un projet de régularisation massive sous prétexte des métiers en tension il y a des métiers en tension c'est un vrai problème il faut jouer sur les aides sociales il faut augmenter les salaires il faut augmenter les salaires en baissant les charges salariales et pour vous c'est quoi l'objectif ?

immigration zéro ? personne ?

évidemment mais pendant un moment il faut une pause mais on est loin de l'immigration zéro j'ai d'ailleurs toujours dit que c'était impossible l'immigration zéro mais là on est à un record Emmanuel Macron c'est le président de la république qui aura eu le record d'immigration il faut traiter la cause d'Adrien Jean Nicolas Dupoignan deux petits sujets vous ne pouvez pas excusez-moi dans un pays où la richesse diminue où la pauvreté gagne où l'école est en faillite où la sécurité n'est pas assurée vous ne pouvez pas faire venir plus de 300 000 légaux 150 000 demandeurs d'asile sans parler des clandestins ça veut dire au moins un demi-million de personnes chaque année comment vous les intégrer ?

d'ailleurs le gouvernement il faut faire venir des clandestins le gouvernement fait quoi ?

il est réparti dans les campagnes oui j'ai une proposition très concrète on va les mettre dans le 8ème arrondissement en face de l'Elysée dans le 6ème dans le 5ème dans le 16ème arrondissement vous mettez des camps de migrants qu'on a nous dans nos banlieues et vous verrez que tout à coup l'intelligentsia l'oligarchie va changer d'avis il y a malheureusement également des campagnes de migrants à Paris ça arrive malheureusement ils ne sont pas dans les beaux quartiers il faut les mettre dans les beaux quartiers deux points encore ça va changer demain début de la coupe du monde de rugby ce sera suivi sur TF1 ce matin le chef de l'Etat chez nos confrères de l'équipe s'exprime sur le cas de Bastien Chalureau condamné en première instance pour violences à caractère raciste pour le chef de l'Etat si la condamnation est confirmée en appel il serait préférable qu'il ne porte plus le maillot des bleus est-ce que c'est votre avis aussi ?

oui bien toute condamnation bien évidemment doit entraîner l'exclusion de nos équipes nationales quand on est condamné on ne représente pas la France deuxième question les Jeux Olympiques là le chef de l'Etat s'exprime également avec des propos très politiques il ne peut pas y avoir le drapeau russe aux Jeux Olympiques de Paris l'année prochaine la Russie n'a pas sa place à un moment où elle a commis des crimes de guerre est-ce que vous êtes d'accord ? je suis en total désaccord pourquoi ?

parce que les Jeux Olympiques justement c'est de rassembler les nations quelles que soient les situations à ce moment-là on enlève le drapeau chinois parce qu'il y a le problème des Ouïghours on enlève la quasi-totalité des délégations et puis le drapeau de l'Ukraine aussi parce que vu les atrocités de l'armée ukrainienne aussi je crois que personne n'a envié les autres les atrocités de l'armée ukrainienne des deux côtés c'est la même chose et je vous le dis aussi il y a un pays agressé un pays agresseur écoutez la réalité la réalité aujourd'hui c'est que ce conflit et les vatanguères qui nous mènent dans ce drame en Ukraine sont des deux côtés et moi j'ai toujours eu une position et je me réjouis que Nicolas Sarkozy ait enfin mis les pieds dans le plat ce qu'on est en train de faire et le soutien abusif de la France en Ukraine est une catastrophe pour l'Europe l'Ukraine n'est pas un pays agressé dont le territoire a été envahi par un autre pays l'Ukraine a été agressé et j'ai condamné maintenant l'Ukraine fait aussi de la surenchère et je demande un plan de paix j'ai proposé un plan de paix très équilibré mais quelle surenchère Nicolas Despoignan ?

attendez j'ai proposé un plan de paix équilibré oui mais quelle surenchère vous dites que l'Ukraine fait de la surenchère ?

la surenchère en utilisant le soutien des pays occidentaux pour prolonger la guerre pour refuser tout plan de paix équilibré pour défendre son territoire mais je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas défendre le territoire mais il faut un plan de paix et dans mon plan de paix que j'ai proposé que d'autres proposent notamment les Chinois et d'autres pays dans ce plan de paix on retrouve l'intégrité territoriale ukrainienne mais on démilitarise l'Ukraine on en fait un pays neutre ce que propose aussi Nicolas Sarkozy et on sauve l'Europe car je vous mets en garde je vous mets en garde cette affaire ukrainienne est en train de ruiner l'Europe au profit des Etats-Unis et de la Chine si on veut la disparition de l'Europe au 21ème siècle on continue comme ça Nicolas Dupont-Aignan hommage donc ce matin au général de Gaulle et à Nicolas Sarkozy merci d'avoir été l'invité dans un instant Elisabeth sur l'Ukraine seulement le temps de l'info d'abord la météo d'Angela et à Nicolas Sarkozy