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Podcast / conversationMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères· 4 septembre 2026 56 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalNumériqueInstitutions & élections

La Fabrique de la Diplomatie : Jean-Noël Barrot face à la jeunesse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:24OuverteRéponse directe

    Comment les jeunes peuvent-ils participer à la diplomatie de paix ?

  • 11:15OuverteRéponse directe

    Jusqu'où la France est-elle prête à réformer le droit de veto à l'ONU ?

  • 17:44OuverteRéponse directe

    Comment construire la paix dans les esprits ?

  • 24:47OuverteRéponse directe

    Quelle place pour les minorités religieuses comme les Bahaïs en Iran ?

  • 31:15OuverteRéponse directe

    Position de la France face aux vagues d'immigration à Ceuta et Melilla ?

  • 37:05OuverteRéponse directe

    État des relations France-Algérie depuis 2024 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Fait
    « L'objectif de cette réforme, c'est pas du tout de bloquer l'accès aux étudiants étrangers. Au contraire, c'est que nous puissions euh faire en sorte que chacun prenne en quelque sorte sa juste part. »
  • 2:54Fait
    « ni la France ni l'Europe n'ont aucune aspiration euh territorial impérialiste vis-à-vis d'aucun pays du monde. »
  • 3:38Fait
    « C'est en France qu'a accueilli la première conférence humanitaire pour Gaza. C'est la France qui a été à l'origine des sanctions contre les colons. »
  • 7:36Fait
    « plutôt que de se forcer à l'exercice exigeant de la confrontation des points de vue adverses toujours c'est courageux hein de se confronter à l'autre à l'autre pays qui n'a pas les mêmes intérêts que moi. »
  • 9:03Promesse
    « j'ai appelé le directeur général de l'UNESCO. Je lui ai dit qu'il y avait un forum des jeunes de l'UNESCO avec des jeunes venus du monde entier et je lui ai proposé qu'on leur suggère à ce forum des jeunes, les 145 issus de 135 pays du monde qu'on leur suggère de plancher sur une question nouvelle qui est cette question de la culture de la paix. »
  • 12:38Fait
    « Le manque de représentativité du Conseil de sécurité et son incapacité à agir. Le manque de représentativité tient au fait que sa composition reflète les grands équilibres de la fin de la deuxième guerre mondiale il y a 80 ans et ne tient pas compte du fait que depuis 80 ans, d'autres grandes puissances ont émergées. »
  • 14:06Fait
    « il est bien souvent empêché d'agir à cause de l'usage abusif du droit de véto par les membres permanents. »
  • 15:33Fait
    « la France et le Mexique avaient à l'époque lancé une initiative, un appel politique consistant à dire aux membres permanents de s'abstenir, d'utiliser le droit de véto d'atrocité de masse. »
  • 31:58Fait
    « Qu'est-ce qui quelle faille euh a à au départ permis que ce que que s'ouvre cette brèche euh qui a ensuite été exploitée via les réseaux sociaux par ceux qui sont au fond les adversaires de l'Europe, au fond les adversaires de notre modèle, au fond les adversaires de la démocratie. »
  • 34:53Fait
    « Quand un membre de la famille est attaqué, même quand on a des désaccords avec lui sur sa politique migratoire, et bien le premier réflexe, c'est toujours de le défendre. »
  • 44:19Fait
    « L'Algérie est un pays voisin, un pays avec lequel des liens humains sont particulièrement forts sans que on en subisse les conséquences. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

J'exprime les miens. L'université est ouverte à tous et quand on dialogue et bien on écoute son interlocuteur même si on est radicalement en désaccord avec lui. Même si on est en désaccord avec lui. La première des questions que vous avez posé, c'est celle des frais pour les étudiants étrangers. C'est une décision que ce gouvernement a pris et contre laquelle vous vous élevez et c'est tout à fait légitime, c'est tout à fait votre droit. Considérant que les les ressources dont nous disposons, les conditions budgétaires qui sont les nôtres appelaient à ce que nous puissions trouver des moyens de faire les choses un peu plus intelligemment.

Et l'objectif de cette réforme, c'est pas du tout de bloquer l'accès aux étudiants étrangers. Au contraire, c'est que nous puissions euh faire en sorte que chacun prenne en quelque sorte sa juste part. Puisque l'objectif, même s'il est contrainte budgétaire, je le dis, laissez-moi finir. Laissez-moi finir. L'objectif c'est que certaines des marges de manœuvre qui seront dégagées lorsque des étudiants étrangers, vous savez, il y en a beaucoup qui viennent dans nos universités en France et qui ont des familles qui peuvent aisément soutenir des frais de scolarité.

Et bien que cela puisse être réinjecté que cela puisse être réinjecté dans les bourses nombreuses que délivr campus France que délivrent les universités au profit d'étudiants au profit d'étudiants au profit d'étudiants qui eux n'ont pas la famille n'ont pas les moyens pour pouvoir se permettre une éducation de bénéficier de l'éducation ou de l'enseignement supérieur en France. Et c'est ainsi que cette réforme a été conçue. Ensuite, vous me parlez de la culture de la de la guerre parce que les pays européens sont en train de consacrer une part plus importante de leur budget aux défenses militaires de université, éducation et cetera. Mais la faute à qui ? La faute à qui ?

la faute à des nouveaux empires qui ont décidé, vous l'avez vu cet été, vous l'avez vu en Allemagne, vous avez vu qu'en Allemagne le 4 août dernier, c'est un drone chargé d'explosifs russes, ça a été démontré, qui a attaqué un avion dans une ville européenne. Nous n'avons aucune nous n'avons aucune aspiration la règle de base du la règle de base du dialogue, c'est d'écouter si vous voulez un autre type. Non non, si vous voulez non, on se répond pas comme ça, on écoute par par ailleurs, non, attendez attendez attendez. Par ailleurs, il y a beaucoup d'autres étudiants. Oh oh oh, on on écoute. Il y a d'autres étudiants qui ont beaucoup de questions à poser.

Donc on va passer toute l'heure à répondre à une question. Non non, donc non, non, vous allez pas pourrir vous allez pas pourrir la séquence comme ça. Donc il y a d'autres questions d'autres questions dans la salle, d'autres étudiants qui ont des choses à demander au ministre. Donc on termine ce point et on passe à autre chose. Je termine sur le 2e point pour dire que ni la France ni l'Europe n'ont aucune aspiration euh territorial impérialiste vis-à-vis d'aucun pays du monde. C'est évident. Le relèvement de nos dépenses militaires, il est fait pour dissuader toute puissance étrangère, de porter atteintre à nos intérêts et de nous agresser.

3ème question, vous m'interrogez, vous m'interrogez ou plus précisément, vous affirmez que la France est complice d'Israël alors que de tous les pays du monde, de tous les pays du monde, je n'en connais pas d'autres, on pourra en discuter, qui est fait autant pour la cause palestinienne que la France depuis le 7 octobre dernier. Et oui et je vous invite à citer un seul pays je vous incite je vous invite à citer un seul pays du monde qui est fait autant qui fait autant qu'afé l'Espagne. Café l'Espagne. Café l'Espagne. Vous vous n'arrivez pas à citer un seul élément. Vous n'arrivez pas à citer un seul élément c'est la France. Pourquoi c'est la France ?

Parce que c'est en France, c'est en France qu'a accueilli la première conférence humanitaire pour Gaza. C'est la France qui a été à l'origine des sanctions contre les colons. C'est la France qui a rassemblé la communauté internationale. Sans étudiants étrangers et rentrer sans étudiant étranger. Et pas de rentrer sans étudiant étranger. dans des étrangers et raciste. virer les maintenant je vous remercie rentrer sans étudiants étrangers et pas de rentrer sans étudiants étrangers et pas de rentrer sans étudiants étrangers et pas de rentrer sans étuder s'enversité Comment ça marche ? Savait qu' avait une possibilité mais au moins ils ont tous s'exprimé. Merci pour vos réponses.

Merci pour votre pati Non non non pas de pas de pas de pas de violence pas de violence. Euh bonjour monsieur le ministre. Je suis Rut, je suis en classe de terminal, je suis J à l'UNICEF. Hier, je vous ai entendu parler à l'UNESCO. Vous avez parlé que dans votre nouvelle vision de la diplomatie, c'est la jeunesse qui doit être acteur de cette paix. Et alors, ma question est de savoir comment voulez-vous que ces jeunes participent si les possibilités d'accès sont quand même corsées. Quel conseil donneriez-vous à ces jeunes qui possèdent certains blocages en ce qui concerne leur participation dans cette démarche de fabrique de la paix ? Voilà ma question. Merci beaucoup.

Je veux le redire maintenant que le calme est est revenu. Il est normal dans une démocratie comme la France, y compris au sein d'une université, qu'on puisse avoir des débats parfois vigoureux parce que les désaccords sont réels et ils sont profonds. Mais vous voyez, ma vision du monde et de la démocratie, c'est que ces désaccords doivent être tranchés dans le respect, dans l'écoute des arguments de l'autre et dans la confrontation des opinions adverses.

Si vous renoncez à cette possibilité du dialogue et de la confrontation des opinions adverses, c'est-à-dire que vous coupez la parole à celui qui est en train d'exprimer son désaccord avec vous, dans quel monde est-ce que nous nous installons ?

nous installons dans un monde ou l'autre plutôt que devenir un interlocuteur avec lequel je peux avoir des désaccords mais avec lequel par le dialogue j'essaie de surmonter ces désaccords pour trouver en quelque sorte un et dessiner un avenir commun, et bien je finis par voir l'autre non pas comme un interlocuteur, non pas quel comme quelqu'un avec lequel je dois composer, mais je vois dans l'autre un adversaire, un ennemi avec lequel je ne dois pas composer, mais que je dois écraser et le le la difficulté que nous avons pu avoir là à dialoguer sur des questions pourtant vraiment fondamentales et sur lesquels il est utile d'avoir des débats démocratiques vigoureux et vibrants et bien c'est la même inquiétude que j'ai sur le plan des relations internationales parce que plutôt que de se forcer à l'exercice exigeant de la confrontation des points de vue adverses toujours c'est courageux hein de se confronter à l'autre à l'autre pays qui n'a pas les mêmes intérêts que moi.

Et bien, on sombre dans la facilité de considérer l'autre comme un adversaire ou ou un ennemi. Et dès qu'on bascule dans ce monde là, alors c'est le conflit qui l'emporte, la rivalité qu'il emporte sur la coopération, sur le le dialogue et sur le multilatéralisme. Quelle place les jeunes peuvent-ils jouer ? Il y a un agenda des Nations- Unies qui s'appelle l'agenda jeune paix et sécurité qui a vocation à permettre au aux jeunes qui sont déjà des acteur des processus de paix dans leur pays respectifs au travers d'engagement politique ou d'engagement associatif de prendre des places ou la place qui leur revient dans ces dans ces processus.

Les parties prenantes doivent être associés aux décisions qui sont prises en leur nom. C'est la condition si vous voulez, mais vous en êtes déjà convaincu pour que un processus de paix ou de médiation ou de réconciliation puisse être réussi et durable. Sinon, si c'est fait dans le dos des parties prenantes et en particulier de de la jeunesse, si les si les jeunes n'ont pas seulement été consultés mais n'ont pas été associés à la rédaction ou la la conception de d'un accord de paix, de médiation, de réconciliation, alors il a toutes les chances d'échouer. Comment faire ?

Évidemment, j'ai pas une baguette magique qui me permettrait d'un coup d'un seul d'installer dans toutes les instances de décision du système des Nations- Unies plus de jeunes. Mais ce que j'ai fait à à ma hauteur et à ma modeste mesure, c'est que j'ai appelé le directeur général de l'UNESCO. Je lui ai dit qu'il y avait un forum des jeunes de l'UNESCO avec des jeunes venus du monde entier et je lui ai proposé qu'on leur suggère à ce forum des jeunes, les 145 issus de 135 pays du monde qu'on leur suggère de plancher sur une question nouvelle qui est cette question de la culture de la paix.

ce qu'ils ont fait pendant tout l'été avec un appel à l'arrivée qui vient d'être présenté hier à l'UNESCO, aujourd'hui à la fabrique de la diplomatie dont le premier élément est une une demande de la paire de tous ces jeunes et de la jeunesse du monde, non pas d'être consulté mais d'être partie prenante dans les décisions.

Puis ensuite, il y a beaucoup d'éléments euh très novateurs euh sur la manière dont on doit concevoir, on doit préparer dans les esprits la capacité à dialoguer, la la capacité à surmonter euh le désir de revanche et le ressentiment en jouant sur l'information, en jouant sur l'éducation, en jouant sur la régulation de l'intelligence artificielle, en jouant aussi sur le le patrimoine historique et le patrimoine mémoriel. Et c'est essentiel parce que moi je vous le dis, mon expérience vécue de ministre des affaires étrangères c'est quoi ?

c'est que que je regarde la situation entre Israël et la Palestine, entre l'Ukraine et la Russie au Soudan, dans les grands lacs, dans toutes les conflits du monde aujourd'hui, je suis frappé par la la place disproportionnée des discours de haine et de la polarisation des esprits. Et donc si nous voulons voir baisser cette conflictualité qui, je le disais tout à l'heure atteint un niveau record depuis la 2ème guerre mondiale, bien nous n'avons pas d'autre choix que de reprendre le travail sur cette culture de la paix et je suis vraiment très heureux que ce soit la jeunesse du monde qui nous y pousse. Mons ministre, j'ai une question pour vous.

[raclement de gorge] Bonjour monsieur le ministre, je m'appelle Raphaël Canon, je suis étudiant en médecine et je m'intéresse à la diplomatie de la santé particulièrement. Monsieur le ministre, la France défend le multilatéralisme et l'efficacité du système international fondé sur l'égalité souveraine des États. Ça nous le savons. Pourtant, le droit de vétoil de sécurité de l'ONU permet à un seul état de bloquer des résolutions et des solutions importantes, y compris dans des cas de crise humanitaire majeure. La France défend aujourd'hui un encadrement du recours aux droits de véto notamment dans le contexte humanitaire et de crise de masse. Mais jusqu'où cette logique doit-elle aller ?

À terme, la France serait-elle prête à envisager une réforme remettant en cause le principe même du droit de vétout que seulement son usage ? Je vous remercie. Merci beaucoup pour cette question qui touche à un sujet majeur pour la paix et la sécurité dans le monde et qui touche à à un engagement auquel je consacre beaucoup de temps et d'énergie. l'efficacité de l'Organisation des Nations- Unies et de son Conseil de sécurité pour mettre fin aux situations les plus graves, aux atrocités de masse, crime de génocide, crime de masse ou crimes de guerre les plus graves euh enfin pardon, crimes contre l'humanité ou crimes de guerre les plus graves.

L'action de des Nations- Unies est aujourd'hui paralysée pour deux raisons principales. Le manque de représentativité du Conseil de sécurité et son incapacité à agir. Le manque de représentativité tient au fait que sa composition reflète les grands équilibres de la fin de la deuxième guerre mondiale il y a 80 ans et ne tient pas compte du fait que depuis 80 ans, d'autres grandes puissances ont émergées.

si bien que lorsque le conseil de sécurité se prononce, globalement, tout le monde respecte plus ou moins ses ses prescriptions, mais tout le monde se dit quelle est la valeur d'une prescription dès lors que ne siège pas dans ce conseil les grandes puissances émergentes comme le Brésil et l'Inde pour n'en citer que deux. De ce point de vue-là, la France des cinq membres permanents du Conseil de sécurité est celui qui est le plus allant pour élargir la composition du Conseil, y faire rentrer l'Inde, le Brésil, le Japon, l'Allemagne et deux pays africains comme membres permanent avec toutes les prérogatives associées.

Maintenant, je vous le cache pas, c'est un c'est un exercice très fastidieux parce que la réforme du conseil de sécurité est devenue un rituel qui est marqué par une inertie très forte et par une quasi impossibilité de faire bouger les lignes. Et donc, j'ai passé la première année dans mes fonctions actuelles à à tenter de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière sans y parvenir tout à fait. L'autre problème du conseil de sécurité qui est distinct, c'est qu'effectivement, vous l'avez rappelé, il est bien souvent empêché d'agir à cause de l'usage abusif du droit de véto par les membres permanents.

Ça a été vrai régulièrement ces derniers temps au point que du conseil de sécurité sorte de moins en moins de résolutions parce qu'il y a de plus en plus de véu. Si je prends une nouvelle fois mon expérience vécue, un mois après ma prise de fonction comme ministre des affaires étrangères, était présenté au conseil de sécurité une résolution sur le Soudan, la protection des populations civiles dans le cadre d'un conflit qui a provoqué la pire crise humanitaire dans le monde. Cette résolution a été bloquée par un vétoc, vous vous souvenez des massacres qui ont eu lieu en Iran. qui aurait dû en principe appeler une mobilisation de la communauté internationale.

On parle de plusieurs dizaines de milliers de personnes abattu de sang frroid à bout portant par le pouvoir en place. Normalement, on aurait on aurait on aurait dû imaginer que le conseil de sécurité se saisisse de cette question. Il ne s'en est pas saisi. Pourquoi ? parce que il était couru d'avance que rien ne serait possible du fait de l'usage par certains membres du permanent du conseil de sécurité de leur droit de vu. Et donc ça évidemment ça décrédibilise la possibilité du conseil de ou le conseil de sécurité lui-même parce que dans les cas les plus graves, il ne parvient pas à agir.

Bien, il y a 10 ans un peu plus, faisant déjà ce même constat, la France et le Mexique avaient à l'époque lancé une initiative, un appel politique consistant à dire aux membres permanents de s'abstenir, d'utiliser le droit de véto d'atrocité de masse. Nous avons été cherchés avec les dents des signatures à cet appel. Quand j'ai pris mes fonctions sans on était on avait atteint 107 signatures puis ça faisait plusieurs années qu'il y avait plus de signature. En plus, j'ai décidé de relancer la chasse aux signatures. Nous sommes passés en quelques mois de 107 à 122. Je ne peux pas encore le confirmer mais je crois avoir levé un énorme poisson.

En tout cas, un pays très important qui s'il se s'il confirme se joindre à notre initiative va permettre de déclencher un un grand nombre d'autres signatures. Quand j'aurais atteint un nombre suffisant de signatures sur cet appel politique, quelle est la prochaine étape ? Bien, la prochaine étape, c'est sans doute d'aller présenter un texte à l'Assemblée générale des Nations- Unies, ce qui est la première étape sur un chemin long et qui n'aboutira peut-être pas vers une modification de la charte encadrant l'usage du droit de véttau. Je ne sais pas si je je réussirai, mais je crois que en tout cas c'est le mieux qu'on puisse espérer faire.

Et donc pour répondre à votre question sur l'usage du droit de véto restriction, on peut on peut on peut réfléchir à cette question dans un cadre théorique, mais dans la pratique, je crois que la voie de passage que j'ai j'espère emprunter est la seule susceptible de permettre à l'organisation de se réformer dans un sens qui rend le conseil de sécurité plus légitime. Merci monsieur le ministre. Merci beaucoup. Euh je m'appelle Dina, je suis en L2 de sciences politiques. Euh j'avais une question et tout d'abord j'aimerais souligner ce qui s'est passé tout à l'heure. Ça montre que euh l'importance en fait de transformer le dialogue, de transformer la manière d'écouter et la prise de parole.

Et en fait, ça met en avant que cette questionlà, elle est plus profonde qu'on le pense. Euh donc vous soulignez que la paix se construit dans les esprits, mais il faut nous dire comment. Et puis cela soulligne un point important. Nous restons à la surface. Les institutions sont des coqu qui vident car la structuration de la paix se trouve à l'intérieur de chacun. Les institutions ne sont que le cadre, la continuité, même s'ils sont également essentielles. Ces questions mènent à un objectif, trouver l'équilibre entre réforme intérieure et réforme institutionnelle, entre le matériel et le spirituel.

On se demande maintenant comment y parvenir, puis comment le diffuser, comment battre son ego pour écouter et comprendre les uns comme les autres. Enfin, avant de vouloir enseigner, il faut savoir ce que l'on veut enseigner. Merci. Merci beaucoup. Je crois que vous avez tout compris.

18:52
Non speech

[applaudissements]

18:58
Locuteur

D'abord, il faut s'interroger et c'est au fond le cœur du métier de de diplomate. Tout ça devrait l'être sur l'autre. ce que sont ses aspirations, ce que sont ses rêves, ce que sont ses contraintes. Quand je dis l'autre, c'est mon interlocuteur ou mon interlocutrice, mais c'est aussi l'autre pays pour un diplomate. Il n'y a pas de coopération possible sans d'abord se mettre à la place de l'autre. et se mettre à la place de l'autre, c'est c'est d'une certaine manière sortir de soi-même, ce qui est un exercice pas toujours facile.

Euh et c'est c'est aussi mobiliser son humanité en reconnaissant qu'il y a chez l'autre, dans l'autre pays, quelque chose qui est commun avec moi malgré les divergences très profondes qui peuvent nous opposer. Et quand je pense à une interlocutrice et un interlocuteur, quand je pense à un autre pays, je pense je pense vraiment à des interlocutrices, des interlocuteurs ou d'autres pays avec lesquels nous avons des des désaccords radicaux sur l'essentiel.

Mais le ministre des affaires étrangères de la France, il a des conversations avec le ministre des affaires étrangères de l'Iran alors même qu'il dénonce avec beaucoup de force l'attitude qui est celle du régime iranien vis-à-vis de son propre peuple. Le ministre des affaires étrangères de la France, il [grognement] a un dialogue avec le ministre des affaires étrangères d'Israël pour lui dire sa réprobation absolue de l'attitude des autorités israéliennes vis-à-vis de du peuple palestinien, ce qui se passe à Gaza et ce qui se passe en 6-jordanie. Mais si vous si vous rompez si vous coupez ce fil du dialogue, alors il ne reste plus que la guerre comme seul et unique horizon.

Ensuite, une fois qu'on a fait ce pas là qui est très courageux de se mettre à la place de l'autre, il faut trouver la manière de de s'accorder de s'accorder en tout cas de défendre son intérêt. Alors, je dis pas nécessairement avec les pays avec lesquels nous avons les plus profonds désaccords, mais trouver des manières de de de surmonter le conflit et le ressentiment. Et on a plein d'exemples historiques. Il y en a qui il y a des personnalités éminentes qui vont s'exprimer pendant pendant cette fabrique de la diplomatie.

On en a aussi dans l'histoire de notre propre diplomatie, en tout cas de la diplomatie française et je pense en particulier à ceux qui ont scellé la réconciliation franco-allemande. Moi, je connaissais bien leur histoire, mais comme je travaille en ce moment au ministère des affaires étrangères, je l'ai redécouverte en profondeur et je me suis aperçu que lorsque 5 ans après la guerre, après la deuxième guerre mondiale, Robert Schummann qui était le ministre des affaires étrangères de l'époque a fait cette offre de réconciliation à l'Allemagne qui qui consistait à mettre en commun le charbon et l'acier.

Avec le charbon et l'acier, on fabriquait les missiles ou les missiles en tout cas, on fabriquait les tanks. ou les obus. Et c'est c'est sur la question du charbon et de l'acier que la France et l'Allemagne s'étaient fait la guerre par trois fois et c'était et avait entraîné toute l'Europe et le monde avec elle. [grognement] Pour moi, avant de comprendre en profondeur ce que ça avait supposé, je j'avais beaucoup de je dirais d'admiration pour ce geste et je me disais tiens ce geste a été créatif. Mais c'était pas uniquement un geste créatif, c'était un geste courageux parce que 5 ans après la deuxième guerre mondiale, le niveau de tension entre la France et l'Allemagne est à son maximum.

Et il a fallu des pionniers très minoritaires et très isolés pour résister à l'esprit du temps qui consistait pour la France sortie victorieuse de la guerre à enfoncer l'Allemagne, ce qui nous aurait garanti qu'à un moment donné la guerre reviendrait. résister à cette à ce ressentiment et cette cet esprit de revanche qui vous reprend inévitablement quand vous vous êtes battu comme nous nous sommes battus contre contre l'Allemagne, quand vous avez été occupés comme nous avons été occupés par l'Allemagne nazi. Donc résistez à tout ça, surmonter le ressentiment et faire une offre de coopération.

Bah si vous avez la capacité à vous mettre à la place de l'autre, même quand il vous a infligé ce que l'Allemagne nazi a infliger à la France et que vous parvenez à vous élever au-dessus du ressentiment et de l'esprit de revanche pour dessiner des voies de coopération et ben le résultat c'est l'Union européenne 8 décennies de paix et de prospérité. Mais il en faut beaucoup du courage et il faut beaucoup de capacité à penser contre soi-même et contre ses instincts. Et c'est vrai dans les relations internationale, mais je crois que vous l'avez très bien dit, c'est vrai aussi dans les discussions entre nous, dans une université, dans euh à l'échelle d'une ville, d'une région ou d'un pays.

On ne parvient à trouver ou à défendre ou à maximiser l'intérêt général qu'à la condition qu'on laisse les désaccords s'exprimer pleinement mais dans le respect et la reconnaissance qu'il y a entre nous en quelque chose en quelque sorte un destin commun à construire. Question. Bonjour monsieur le ministre. Merci beaucoup pour vos interventions et merci beaucoup pour la question qui a été posée précédemment. comme vous avez dit, vous avez tout compris. Euh je je j'entends aussi dans ce que vous dites beaucoup d'espoir.

Euh et comme ça a été dit plusieurs fois, euh on constate ici que la paix elle se fait pas seulement dans les traités, elle se fait pas d'abord dans les traités, mais elle se fait d'abord dans les esprits. Elle se fait d'abord à l'intérieur de chacun de nous et elle se construit en fait dans cette vision là. Il y a pas de dicotomie entre l'intérieur, entre notre pays ici à l'intérieur de notre pays et l'extérieur, ce que notre pays va apporter ailleurs comme discours.

Et donc cette paix, elle se construit d'abord dans nos villages, dans nos quartiers, dans nos communes, dans le monde, il y a beaucoup beaucoup de de populations et de groupes qui sont des véritables artisans de paix qui travaillent au quotidien pour dépasser justement cette polarisation dont on parle et cette polarisation qui est qui sont la graine de la guerre. Une de ces populations là, elle est en Iran, vous la connaissez certainement, vous la connaissez. Ce sont la minorité religieuse Bahaï. J'aurais aimé vous poser une question sur cette minorité religieuse. D'une part, on sait que comme vous l'avez dit tout à l'heure, vous êtes en négociation permanente avec avec le régime iranien.

Euh c'est un régime qui est très dur dans les négociations, on le sait. Est-ce que vous parvenez ? Est-ce que la France parvient à établir la question des droits humains et notamment des droits des minorités et notamment des droits des bahareusement persécutés en Iran ? Et si oui, si la France parvient à à amener ce sujet sur la table la question des droits humains, qu'est-ce que l'Iran répond à cette question, notamment sur la question des Bah ? Merci beaucoup. Merci pour cette question.

Euh le le le le drame absolu à mes yeux de la la guerre qui a commencé le 28 février dernier lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l'Iran et que l'Iran a a répliqué en visant de manière indiscriminée les pays de la région. Le drame absolu de cette guerre, c'est d'avoir éclipsé la souffrance profonde du peuple iranien qui au mois de janvier dernier s'est levé pour exprimer son aspiration à à la liberté, à la justice et à la dignité. C'est vrai pour la minorité religieuse que que vous représentez, mais c'est vrai aussi des iraniennes et et des Iraniens plus largement.

Souvenez-vous des des violences d'état, des crimes de masque qui se sont abattus sur des manifestants qui voulaient simplement protester contre le coût de la vie et et et exprimer leur aspiration à la dignité.

[grognement] Nous avons dès le dès le départ soutenu les mesures les plus dures, si je puis dire, à l'égard du régime iranien en inscrivant ou en tout cas en soutenant l'inscription de du corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes en sctionnant les responsables de la répression sanglante du mois de janvier dernier des chefs, des gardiens, mais aussi des responsables du blocage d'internet qui a été utilisé pour masquer l'ampleur de la violence et tout un tas d'autres responsables eux aussi impliqués.

Et depuis évidemment la tension s'est portée d'abord sur la question nucléaire et puis sur le D3 d'Ormous que le régime iranien a en quelque sorte pris en otage avec des conséquences des répercussions sur l'économie mondiale, sur nos finances publiques et donc sur notre pouvoir d'achat et sur nos marges de manœuvre budgétaires.

Pour ma part, même si je vous avoue que ce n'est pas une pratique très répandue, j'ai systématiquement dans mes prises de position publique indiquer que il n'y aurait pas de stabilité dans cette région du monde tant que le régime iranien ne se serait pas résolu à un changement radical de posture, à des concessions majeures permettant à l'Iran de coexister de manière pacifique avec son environnement régional et au peuple iranien de construire librement son avenir. Et donc nous avons systématiquement position française mis en avant qu'il ne suffisait pas de parler d'orméries des missiles de l'Iran, mais qu'il fallait également que les droits du peuple iranien puissent être respectés.

Le seront-ils ? Je ne peux pas le garantir. Je dis simplement que nous avons veillé à ce que c'est que ce que la voix du peuple iranien ne soit pas oublié. Et cela nous le faisons de différentes manières. Nous vous vous aurez à l'occasion de cette fabrique de la diplomatie une table ronde en plinière qui réunira un expert Bertrand Badi une une iranienne qui vit en France et qui anime un mouvement que vous connaissez Aida Tavcoli. Et puis un ancien notage en Iran qui connaît pour l'avoir vécu dans les cellules des prisons iraniennes, qui connaît en mieux que quiconque sans doute la vérité du combat du peuple iranien pour la dignité, la justice et la liberté. Nous leur donnons la parole.

Vous savez aussi que nous sommes l'un des pays à déployer les programmes les plus ambitieux de soutien à la société civile iranienne en Iran avec des programmes de soutien aux artistes, aux scientifiques, aux chercheurs. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles deux diplomates français le 19 juillet dernier ont été très violemment pris à partie et pour l'un d'entre eux agressé par des officiers du régime, ce qui nous a conduit à prendre des mesures d'expulsion à l'encontre de deux diplomates iraniens au mois d'août dernier.

Donc nous n'oublions pas le nos frères et nos sœurs iraniens qui sont les premières victimes de cette de cette guerre et du niveau très élevé des tensions puisqu'ils sont pris en étu entre les bombardements d'un côté encore des bombardements qui ont fait des des morts civiles ces derniers jours et puis la répression du régime qui se poursuit pas de la même manière qu'au mois de janvier dernier mais avec des des exécutions notamment et bien d'autres moyens. Bonjour monsieur le ministre, je me présente Ajar Smires, étudiante franco-marocaine en licence de droit à l'université de Versailles 50 en Iveline. Ma question touche un point géopolitique assez récent.

Avez-vous quelques mots par rapport aux événements qui se sont produits fin juillet 2026 sur les vagues d'immigration massive qu'ont connu les enclaves espagnols de Méia et Seouta et quelle est la position de la République française face à ces événements ? Merci. Merci pour cette question. C'est important de parler de euh de cette euh de cet événement qui a beaucoup marqué euh les opinions publiques partout en Europe. Il y a bien sûr le fond de l'affaire.

Qu'est-ce qui quelle faille euh a à au départ permis que ce que que s'ouvre cette brèche euh qui a ensuite été exploitée via les réseaux sociaux par ceux qui sont au fond les adversaires de l'Europe, au fond les adversaires de notre modèle, au fond les adversaires de la démocratie. Il y a sans doute eu des failles qu'il faut identifier et je sais que l'Espagne et le Maroc y travaillent dans un dialogue continu entre mes deux homologues. Tous deux m'ont fait part de leur intention de détecter ces failles pour pouvoir les corriger que tout cela ne se reproduise plus.

Évidemment, un travail se poursuit également pour que les les Marocains entrés illégalement sur le territoire espagnol soi reconduit au Maroc. Et là encore, la coopération entre les deux pays est fluide m'a confirmé cette semaine le ministre des affaires étrangères espagnol. Mais au fond, on ne peut pas se limiter de dire cela parce que ce qui s'est produit, c'est surtout une exploitation sur les réseaux sociaux dont on est encore en train d'analyser les ressorts et les responsables pour pour tenter de d'affaiblir l'Europe. Comment ? En la divisant et en la fracturant.

Et vous voyez que même si les les choses sont sont rentrées dans l'ordre et que l'Europe a fini par d'une seule voix exprimer sa solidarité vis-à-vis de l'Espagne qui se trouvait en quelque sorte attaqué si l'on peut dire en tout cas dans le champ des perceptions et l'espace informationnel.

Vous avez vu que dans les premières heures, à cause des images qui étaient diffusées et parfois certaines fausses images qui étaient diffusées, nous avons eu une réaction très très virulente de gouvernement européen, pointant du doigt le gouvernement espagnol et se laissant presque, je dirais, porter par de la désinformation, en tout cas entourant un événement réel, mais le déformant et le rendant corrosif. La France est bien abstenue de participer à ces condamnation précoce, trop précoce et infondé qui était porté à l'encontre de l'Espagne. Pourquoi ? Parce que nous sommes fondateurs d'une famille, la famille européenne. Le cœur de cette famille, c'est l'Union européenne.

Même si l'Europe c'est plus large que l'Union européenne. Quand un membre de la famille est attaqué, même quand on a des désaccords avec lui sur sa politique migratoire, et bien le premier réflexe, c'est toujours de le défendre. Une fois qu'on l'a défendu contre une attaque, une agression ou un incident, quel qu'il soit qui vient de l'extérieur, bien on se tourne vers lui et on lui dit "Est-ce que tu avais vraiment pris toutes les précautions pour que cet incident n'arrive pas ?" Oui. Non. Sinon, merci de faire en sorte, on est dans la même famille, que tu n'exposes pas la famille à ce type d'incident. Mais le premier réflexe quand un pays européen subit, c'est de se porter à sa rescousse.

Et si cet incident a été exploité, les analyses sont en cours, nous verrons quels sont les les réseaux responsables de ces amplifications et de ces déformations. Vous voyez bien pourquoi c'est fait ? pour diviser l'Union européenne. Est-ce que nos adversaires ou en tout cas ceux qui prennent l'Union européenne pour un adversaire, il nous aime bien un titre bilatéral, il nous aime bien pris indépendamment les uns des autres mais ce qu'il n'aime pas du tout, ce qu'il n'aime pas du tout, c'est l'Union européenne, c'est la famille. Pourquoi ?

Parce que l'Union européenne, les pays pri isolément, bah on est on est plus ou moins petit, on est plus ou moins haut dans les classements du du PIB, de la richesse nationale, de l'innovation et cetera, mais tous ensemble, on est la 2è ou la 3è économie du monde, on a on est au même niveau que la Chine. On peut pas nous contourner si on est tous ensemble. Et donc les adversaires de notre modèle évidemment qui vont chercher sur des sujets qui clivent en Europe comme l'immigration à nous à nous dresser les uns contre les autres.

Donc la grande leçon de cet épisode, c'est que quand un pays européen est sous le feu, quel qu'il soit, le premier réflexe, c'est la solidarité, c'est de venir à sa rescouse. Et puis ensuite, on exprime nos désaccords et on s'assure que chacun des membres de la famille se sent responsable du collectif et prend les mesures qui s'imposent pour que les incidents ne se reproduisent plus. Question au fond à gauche. [raclement de gorge] Euh, bonjour monsieur le ministre. Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour cette initiative qui nous permet d'entrer en interaction avec vous et vous questionner sur des questions de politique étrangère.

Euh donc, je m'appelle Aresmili, je suis étudiant en master d'études européenne et internationale à l'université Sorbonne nouvelle et j'aimerais dans la continuité de la question précédente vous questionner sur la diplomatie au Maghreb de l'État français. Donc tout d'abord, j'aimerais savoir si vous pourriez nous donner enfin comment vous caractériseriez l'état de la relation bilatérale avec l'Algérie depuis maintenant un an suite à la détouration qui a eu lieu au cours de l'année 2024 et puis 2025.

Et questions sous-jacente, j'aimerais avoir votre analyse avec du recul sur les choix diplomatiques majeurs qui ont été pris notamment au sujet des reconnaissances de souveraineté dans la région, le cas du Sahara occidental et savoir si aujourd'hui la diplomatie française peut se présenter comme pouvoir défendre le droit international et la stabilité à l'échelle mondiale lorsqu'on prend des décisions en faisant fit des résolutions onusiennes concernant le droit à l'autodétermination du peuple Saroui et euh lorsqu'on on on nourrit euh les les positions d'état dans cette région, en les radicalisant, en faisant ce genre de choix.

Merci pour cette question et aussi pour la manière dont vous la posez qui à nouveau vous vous l'avez entendu. En tout cas dans le dans le registre diplomatique, vous exprimez un désaccord mais vous vous autorisez en ouvrant ce cette conversation qu'on va avoir, vous autorisez votre interlocuteur à avoir une position différente de la vôtre. Et donc ça s'annonce être un débat très intéressant parce que j'ai face à moi quelqu'un qui n'est pas d'accord mais du tout avec moi mais dont je ressens qu'il m'autorise à penser différemment de lui. Donc merci.

Vous avez [grognement] des jeunes de diplomates ou en tout cas une manière de faire qui [applaudissements] je vais commencer donc par la deuxième partie de votre question puisque si la situation est c'est tendu entre la France et l'Algérie, c'est du point de vue algérien en partie en raison de certaines décisions que la France France a pris souverainement hein concernant un territoire qui s'appelle le Sahara occidental et qui est l'un des [grognement] conflits non résolu depuis de de très nombreuses années et sur lequel le le Maroc revendique une forme de souveraineté.

Alors [grognement] euh ce que nous avons fait à l'été 2025 euh c'est de euh pardon l'été 2024, c'est de clarifier une position qui était qui était déjà une position française mais qui n'avait pas été clarifiée de cette manière-là et qui consiste dans le cadre du droit international et via un processus conduit par les Nations- Unies de reconnaître comme comme base pour ce processus le plan d'autonomie pour cette région proposé par le Maroc. Je le précise parce que euh je me suis posé la question, moi vous savez à l'été 2024 justement je prenais mes fonctions et et l'un de l'un de mes premiers dialogues bilatéraux c'était justement avec mon homologue marocain Nasser Burita.

Et quand on a évoqué le sujet, quand je l'ai évoqué aussi avec les équipes du KRC, il était évident pour tout le monde que même si nous marquions notre analyse que l'avenir du Sahara occidental serait de une serait l'autonomie sous souveraineté marocaine, que c'était ça notre analyse, mais que le processus conduisant à ce résultat qui nous paraît être le seul réellement possible et souhaitable serait un processus de négociation au sein du conseil d'aut de sécurité et respectant en quelque sorte les processus habituels de règlement des conflits. Et donc c'est un peu ce qui s'est produit puisque cette discussion se poursuit dans le cadre du conseil de sécurité.

Il y a eu une étape de franchi l'année dernière au mois d'octobre avec une résolution que les États-Unis ont piloté. en écoutant les arguments du Maroc, en écoutant les arguments Sahara et les arguments de l'Algérie, de la Mauritanie et cetera et d'ailleurs en faisant beaucoup évoluer le texte par rapport à à ce que peut-être le les représentants du Maroc aux Nations-Unies espéraient. Je l'ai vu de très près puisqu'on a nous-même tenté de faciliter le le l'obtention d'un accord sur ce texte. Texte auquel l'Algérie ne s'est pas opposé.

C'est-à-dire que euh les et notamment parce que dans ce texte, dans cette résolution des Nations- Unies qui cristallisait euh cette idée que le plan d'autonomie marocain est en quelque sorte la meilleure base ou la seule base, c'est selon mais qui cristalliser des déclarations qui avaient été faites ou des positions qui av été prises par pas seulement la France mais un certain nombre de pays et même un nombre certain de pays européens, les États-Unis et et d'autres. Mais dans le cadre de la négociation du texte, ce qu'attendaient les Saraïs, ce qu'attendait euh l'Algérie, c'était que soit que figure bien l'autodétermination et elle figure bien dans cette résolution.

Euh [raclement de gorge] donc euh maintenant la résolution a été adoptée et il faut que faut qu'elle puisse être mise en œuvre.

Mais je voulais simplement vous répondre pour vous dire que c'est peut-être un tout petit peu moins alors bien sûr on raconte pas toujours toutes les coulisses mais c'est un tout petit peu moins caricatural que il y a le plan d'autonomie d'un côté et puis il y a les Nations Unies les grands principes de la charte de l'autre en fait pour nous ça les les deux vont de pair et et si et j'ai et on éétait pas très surpris de voir que la négociation sur ce cette résolution qui a été adoptée au mois d'octobre dernier ou novembre serait aussi difficile parce qu'on touchait là au principe fondamentaux de la charte des Nations- Unies, autodétermination des peuples, intangibilité des frontières, non recours non recours à la force.

Et donc, j'envie à la deuxième partie, la première partie de votre question sur l'Algérie. On a repris un dialogue qui est exigeant avec l'Algérie parce que c'est notre intérêt, l'intérêt de la France et des Français. On peut pas se détourner durablement d'un voisin. L'Algérie est un pays voisin, un pays avec lequel des liens humains sont particulièrement forts sans que on en subisse les conséquences. Et c'est vrai de n'importe quel voisin. Si on commence à tourner le dos à nos voisins en disant "Je refuse le dialogue", en général ça finit mal. S'agissant en plus de l'Algérie lesquels on a des enjeux importants en matière migratoire, en matière de lutte contre le terrorisme, de narcotrafic.

de coopération judiciaire, de coopération économique. Bon, euh ce dialogue exigeant, il commence à produire des fruits. Vous avez peut-être entendu parler pendant cet été de l'arrestation de deux membres de la DZ Mafia qui est responsable non seulement de la prolifération du narcotrafic en France, mais aussi de crime et de et d'une explosion de de violence dans un certain nombre de quartiers. [grognement] Euh nous avons repris ou en tout cas les les reconduites à la frontière ont ont repris, mais ce sont des premiers pas, il faut encore aller beaucoup plus loin. J'oublie pas évidemment que nous avons un compatriote Christophe Glaise qui maintenant depuis trop longtemps détenu en en Algérie.

Même si nous lui avons rendu visite la semaine dernière, même si nous constatons qu'il qu'il va bien en dépit de l'épreuve qu'il traverse, nous souhaitons vivement sa libération inconditionnelle et immédiate. Merci monsieur le ministre. Sonia a une question pour vous. Je vous juste me fais le maître des horloges. Nous avons encore 5 minutes, donc peut-être encore deux questions, une et puis deux autres. Je vais faire des réponses. Voilà. Bonjour monsieur le ministre, merci de prendre le temps de répondre à nos questions. Donc je me présente, je m'appelle Bella Sonia, je suis étudiante de droit à Montpellier.

Je suis passionnée par la géopolitique et pour moi la voix de la diplomatie, elle est évidente depuis toujours [grognement] mais cependant je porte le voile. Donc ma question est la suivante : quelle est la place d'une femme voilée dans la diplomatie française même si on a les ambitions, la motivation et d'autant plus avec le contexte politique actuel où certains partis comptent amender le port du voile dans l'espace public. Merci. Merci pour cette question. Je vais faire euh bref euh nous on est un pays singulier, d'accord ? On a euh on a euh des mouvements euh de résistance qui ont parfois conduit à des révolutions.

On en a eu un certain nombre dans notre histoire et on a eu des grands moments de réconciliation. La réconciliation ou l'une de ces épisodes de réconciliation, c'est la loi de 1905 de séparation entre l'Église et l'État. Pourquoi de réconciliation ? Parce que depuis la révolution et le Concordat, depuis un pendant un siècle, on narrivait pas à trouver l'équilibre entre l'église et et l'État. et c'était constitué des forces qui se heurtaient de de décennies en décennies sur la question scolaire, sur la question de l'affaire Drefus, sur plein d'autres sujets.

Aristi Briant qui ensuite fut ministre des affaires étrangères quand il est nommé rapporteur de cette loi, il vient plutôt du camp des Laïcars qui veulent en quelque sorte faire la peau à l'église et on s'attend à ce qu'il fasse ça et pas du tout. Il va écrire une loi de réconciliation entre l'église et l'État en en tentant de préserver les intérêts des uns et des autres. Et sur la question du signe religieux, qu'est-ce que qu'est-ce qu'elle a été la nature des débats pendant la loi de 1905 ? Et bien, il y a eu une forme de principe de neutralité dans le service public, dans l'État. Il y a pas de signe religieux.

C'est c'est la manière dont nous avons décidé que bah oui, quand on est au sein de l'État, les signes religieux n'ont pas leur place. En revanche, dans l'espace public, à quelle conclusions sont arrivées les députés à l'époque lorsqu'ils débattaient du signe religieux ? À l'époque, c'était le signe religieux catholique. Bien sûr, il y avait toute une partie des députés à la gauche qui disaient "Il faut interdire les signes religieux catholiques dans l'espace public." Mais qu'on dit les pragmatiques, les pragmatiques comme Jorès d'un côté à gauche, les pragmatiques comme la Bemire de l'autre côté du côté des catholiques.

Ils ont dit, il est illusoire d'imaginer pouvoir faire la chasse dans l'espace public au signe religieux. C'est d'abord une liberté, mais en plus c'est une une liberté qu'il est impossible de restreindre. Parce que si je vous prive de d'un d'un signe religieux dans l'espace public, quelle que soit votre religion, qu'allez-vous faire ? Et bien, vous en trouverez un autre et je serai en quelque sorte indéfiniment à la poursuite de signes religieux et vous aurez en quelque sorte toujours une logueur d'avance. Et donc cette ce principe de l'autorisation du signe religieux à condition bien sûr qu'il ne couvre pas le visage parce que et qui ne présente pas de de menace à l'ordre public.

Ce principe ça fait un siècle plus d'un siècle pardon 120 ans qu'on vit avec et pour des raisons de pragmatisme évident qui fait que moi je suis toujours ahurie de voir ces débats ressurgir comme s'il n'avaient pas été tranché depuis longtemps maintenant. Question suivante. Bonjour monsieur le ministre ici derrière. Bonjour à tous. Je m'appelle Wicho. Je suis le fondateur d'une association qui s'appelle Génération diplomatie accompagnée de ma vice-présidence euh Manon Sobaga.

Euh cela fait maintenant plusieurs années que euh nous sommes en première ligne sur les réseaux sociaux pour faire connaître la diplomatie auprès de la jeunesse à travers le partage d'offre des stages aussi la compréhension du milieu de la diplomatie en tant que tel. Euh et donc nous sommes en première ligne aussi pour savoir les vraies problématiques des jeunes sur ce sujet. J'ai été étudiant euh il y a pas mal d'étudiants dans la salle qui sont passionnés de diplomatie. Euh ils voient sur les réseaux sociaux euh le le monsieur de diplomatie, le secteur de la diplomatie.

Il voit à travers la fabrique de la diplomatie qu'il y a une volonté du ministère de faire connaître ce métier auprès de ces derniers. Mais est-ce que le ministère des affaires étrangères est prêt à accueillir ces derniers à travers des stages ? Sachant que le ministère est en l'occurrence et la diplomatie en général est un secteur qui est plus ou moins bouché. Euh il y a beaucoup d'offres de stage certes sur les les sites pas fonction publique mais il y a pas mal de concurrence et avec en plus de cela l'effervescence même de la diplomatie sur les réseaux sociaux à travers ces événements là, il y a encore plus de monde qui veulent intégrer ce secteur là.

La question est de savoir maintenant est-ce que euh quel est le plan, la volonté du ministère pour pour inclure ces derniers dans ces dans ce secteur-là ? Comment vous vous y prenez ? Euh je sais queil y a eu un énorme travail euh travail mené par la direction générale de la modernisation à ce sujet, mais est-ce que vous vous êtes prêt à du moins intégrer autant de monde dans ce type de métier là ? et je vais passer la la le micro à ma vice-présidente pour complé et conjointement, je rajoute une question.

Comme Willy l'a dit, euh le ministère essaie d'intégrer les jeunes et notamment on a vu dans le Magnetto intégrer les jeunes et les femmes, notamment aussi avec des initiatives comme la conférence de la diplomatie féministe. Est-ce qu'il y a d'autres aussi euh initiatives pour inclure de plus en plus les femmes dans le milieu diplomatique ? Pardon, je vous remercie. Merci. Merci à tous les deux et merci pour votre engagement. Bon, on fait au mieux et s'il y a il y a moins d'offres de stage que euh de demande, bah ça veut dire que on fait bien notre travail et que on explique bien ce qu'on fait et qu'on suscite des vocations.

Donc oui, la place des femmes dans la diplomatie française, dans les postes d'ambassadrice, d'ambassadeur, de directrice, de directeurs, ça compte beaucoup pour nous. Et euh vous voyez, je vais on y compris au niveau du du ministre puisqu'on on on fait progresser ou en tout cas on fait accéder où le ministère permet à des femmes d'accéder enfin, je pense à la place la position de directrice de cabinet des positions qui n'avaient jusqu'à présent jamais été occupé par les femmes. Et quant aux jeunes, bah [soupir] vous savez qu'on a lancé un certain nombre de choses. l'académie diplomatique d'été, les concours des jeunes ambassadrices et des et jeunes ambassadeurs, la fabrique de la diplomatie.

Donc, on essaie de de se faire connaître et de s'ouvrir euh au au plus jeunes pour pouvoir susciter évocation. Après, faut pas nous en vouloir trop si évidemment on peut pas accueillir tout le monde, mais on fera toujours le maximum parce qu'on sait combien c'est utile et précieux de de pouvoir acclimater, acculturer le maximum de jeunes, pas seulement pour nos besoins de recrutement, mais parce que tout simplement, vu la pression qu'exerce notre environnement international sur nos choix nationaux, ben il est essentiel que c'est que y compris les plus jeunes puissent commencer à en prendre conscience.

C'est c'est tout le on va plus prendre de question mais la fabrique c'est aussi ça c'est une façon de vous mettre en contact avec tout l'écosystème la la diplomatie ou la politique étrangère ou les relations internationales le quedoré n'épuisse pas le champ des possibles. Et c'est pour ça que quand nos nos jeunes une centaine chaque année de l'Académie diplomatique d'été sortent de leur semaine de formation, en fait on les apparit avec des mentors du K d'Orsé pour à peu près la la moitié mais le reste c'est la société civile, c'est les ONG, c'est le secteur privé, c'est le le journalisme.

Enfin bref, on essaie de faire en sorte que vous puissiez aussi accéder aux relations internationales par d'autres moyens. Et donc c'est vraiment l'esprit de la fabrique, c'est pas un entooi diplomatique, c'est vous mettre en contact avec l'écosystème le plus large possible et c'est pour ça qu'il y a une telle représentation. Donc et puis vous le savez tous, vous allez avoir des parcours mobiles. Vous avez aujourd'hui envie d'entrer dans la diplomatie, peut-être que vous allez nous rejoindre pour 4 5 ans comme contractuel puis aller dans le secteur privé ensuite aller ensuite dans le le monde associatif vous engager politiquement.

Pourquoi pas aussi ça fait partie un mandat d'élu c'est quelque chose qui est qui est formidable. Donc voilà, tout ça c'est des parcours vous allez construire et c'est ici aussi qu'on essaie de de vous aider à le à le construire. Je vous demande de d'applaudir le ministre qui a pris [applaudissements] 1 heure 1 heure de de son temps dans des conditions un peu adverses mais c'était aussi une façon de voilà faire la démonstration qu'on est capable de dialoguer.