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InterviewFrance 24 — Politique (sur Podcast)· 8 octobre 2026 40 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Lycéens, dette, carburants, agriculteurs : Sebastien Lecornu cerné par les crises

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 42 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 45 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:29OuverteÉludée

    Sébastien Lecornu est-il pour les quelques mois qui lui restent à subir les crises qui se superposent ?

  • 1:50OuverteRéponse partielle

    Je ne suis pas sûr que cette crise-là lui soit fatale, parce que j'ai l'impression que le mouvement est sur un plateau.

  • 4:01OuverteRéponse partielle

    Comment analysez-vous ce mouvement lié aux lycéens ?

  • 4:30OuverteRéponse partielle

    Est-il légitime au regard de certaines vidéos de collèges ou de lycées complètement dégradés ?

  • 8:31OuverteRéponse partielle

    Regarder le sondage pour Odoxa et Backbone Consulting : 63% estiment que le mouvement est justifié, 80% ne comprennent pas les violences.

  • 9:21OuverteRéponse partielle

    À qui profite cette crise des lycéens ? Jean-Luc Mélenchon 53%, Marine Le Pen 46%.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:29InvitéChiffre
    « Il y a pas mal de bâtiments qui sont un peu indignes. Je crois que ça se chiffre à 10% à peu près. »
  • 7:56InvitéFait
    « Sur le bâti, ça prend des années et des millions pour rejoindre la question budgétaire. »
  • 8:42PrésentateurChiffre
    « Les Français et le mouvement des lycéens, donc 63% estiment qu'il est justifié. »
  • 8:59PrésentateurChiffre
    « 69% pour une partie des Français, 69% ce sont les lycéens. 68% la France insoumise et 66% le gouvernement. »
  • 25:00Locuteur non identifiéFait
    « Le Premier ministre n'a fait absolument aucune annonce, rien qui permet de répondre aux revendications dont il dit lui-même dans son intervention qu'il s'agit de revendications légitimes. »

Temps de parole

  • Présentateur24 %
  • Invité24 %
  • Invité 224 %
  • Invité 319 %
  • ?7 %

≈ 38,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:17
Locuteur

C

0:17
Présentateur

'est l'heure du magazine politique et bienvenue à vous. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, voulait hier soir calmer la rue. Mais comment éteindre un incendie quand on n'a plus les moyens d'ouvrir des vannes

0:28
Locuteur

?

0:28
Présentateur

Lycéens qui manifestent des carburants, qui flambent des Français qui comptent chaque euro. Le mécontentement est total et s'installe. Et Matignon n'a rien de concret à proposer. Et dans cette brèche, la France insoumise s'engouffre. Le pouvoir accuse LFI d'attiser la révolte. La bataille est tout autant politique que sociale, qui parle au nom de la colère. Et qui peut réellement y répondre ? Mais une certitude demeure, le gouvernement ne peut pas indéfiniment demander le calme quand il n'a pas les moyens de satisfaire les attentes. On en parle avec nos invités sur ce plateau. Carole Barjan, éditorialiste à la Revue Politique et parlementaire. Bonsoir à vous et merci d'être là.

Vous êtes spécialiste aussi de l'éducation, enfin dans vos nombreuses cartes en main. Laurent Joffrin, bonsoir.

1:17
Invité

Bonsoir.

1:17
Présentateur

Vous êtes directeur du Libre Journal. Merci à vous d'être avec nous. Véronique Reissoult, présidente de Backbone Consulting et spécialiste des réseaux sociaux. Merci d'être avec nous. Bonsoir. Donc Sébastien Lecornu, est-il pour les quelques mois qui lui restent à subir, les crises qui se superposent ? Est-ce qu'il est là, dans le fond, pour les constater, les voir passer, mais ne donner aucune, absolument, aucune satisfaction à personne, Laurent

1:48
Locuteur

? Je

1:50
Invité

ne

1:50
Locuteur

suis

1:50
Invité

pas sûr que cette crise-là lui soit fatale, parce que j

1:54
Locuteur

'ai

1:54
Invité

l'impression que le mouvement est sur un plateau.

1:56
Locuteur

Une grande descendante

1:57
Invité

? Je ne sais pas, je n

1:58
Locuteur

'ai

1:58
Invité

pas les chiffres de fréquentation des manifs aujourd'hui. Oui, on a l'impression que c'est moins. Mais je crois que ça se calme.

2:04
Locuteur

Enfin,

2:05
Invité

à

2:05
Locuteur

partir de là, il

2:06
Invité

suffit d'attendre, ils vont se lasser, forcément. Et du coup, financièrement, politiquement, je ne

2:13
Locuteur

sais

2:13
Invité

pas, mais financièrement, la tactique aura été payante.

2:16
Locuteur

Ils

2:16
Invité

ont reculé le moment où il fallait parler vraiment de combien on met et comment est-ce qu'on pallie les graves défauts qu'on a constatés dans beaucoup d'établissements. Et donc là, il s'en sort, parce qu'il est coincé, parce que si jamais il lâche beaucoup d'argent, immédiatement, il y

2:33
Locuteur

a

2:33
Invité

une sanction financière nationale, c'est-à-dire le taux d'intérêt de la dette va encore monter, il est déjà très haut. Donc, ils essayent de passer entre les gouttes, de résister mollement. Mais à mon avis, ils ont fait une erreur, il faudrait faire une enquête sérieuse, mais je crois que le maintien de l'ordre au départ du mouvement a été une erreur. Ils ont essayé d'étouffer ça tout de suite,

2:55
Locuteur non identifié

en

2:56
Invité

envoyant immédiatement les policiers charger les lycéens qui bloquaient, en se disant,

3:00
Locuteur

on

3:00
Invité

va éteindre l'incendie au début.

3:02
Locuteur

Mais

3:02
Invité

en fait, ils l'ont provoqué, parce qu'une fois qu'il y a des brutalités, ça se répand par les réseaux et il y a immédiatement un

3:09
Locuteur

mouvement. Ils savent

3:09
Présentateur

ça, enfin, je veux dire, ils ne découvrent pas

3:11
Locuteur

l'ordre.

3:11
Invité

C'est facile à dire quand on n'est pas spécialiste du maintien de l'ordre, ce qui est mon cas. Mais il me semble qu'il y

3:18
Locuteur

a

3:18
Invité

un problème, qu'ils ont dû commettre son erreur au départ.

3:20
Locuteur

Il y a

3:20
Présentateur

une histoire de doctrine, quand même. On se souvient de la fameuse doctrine Grimaud. Enfin, moi, j'étais encore dans mes couches. Mais en 68, il n

3:32
Locuteur

'y

3:32
Présentateur

a pas eu de mort.

3:35
Invité

Non, il

3:35
Locuteur

n

3:35
Invité

'y a eu de mort, mais

3:36
Locuteur

c'était des accidents.

3:37
Présentateur

C'était justement le non-affrontement avec la jeunesse.

3:42
Invité

Enfin, il y a eu des affrontements violents, mais il n

3:45
Locuteur

'y a

3:45
Invité

pas eu de mort. Il y a eu une retenue qui a été réalisée sur ordre du préfet Grimaud. À l'époque, les manifestants le conspèrent en permanence. Puis après, une fois qu'on a fait l'histoire du mouvement, on s'est aperçu qu'il a sauvé la mise à beaucoup de gens.

4:01
Présentateur

Carole, aujourd'hui, comment vous analysez, vous, ce mouvement lié C1 ? Et dans le fond, une question qu'on a envie de vous poser, c'est est-il légitime au regard, effectivement, de certaines vidéos de collèges ou de lycées complètement dégradées ? Et d'un autre côté, on retrouve toujours cette idée des inégalités.

4:29
Locuteur

Quand

4:30
Présentateur

on va à Louis-le-Grand ou à Henri IV, ce n

4:33
Locuteur

'est

4:33
Présentateur

pas la même histoire. Donc, il

4:36
Locuteur

y

4:36
Présentateur

a quand même un sujet d'inégalités, toujours, dans l'éducation, ce qui vient mordre à chaque fois sur le sujet. Les inégalités dans l'éducation nationale sont profondes.

4:46
Invité

Oui. Bon, d'abord, les revendications. Oui, il

4:51
Locuteur

y a

4:51
Invité

plusieurs questions. On a toujours le droit d'avoir des revendications. Donc, c'est légitime d'avoir des revendications. Encore faut-il que le gouvernement commence peut-être par les écouter, et, comme a

5:04
Locuteur

dit

5:04
Invité

Laurent, ne pas commencer tout de suite à surjouer les forces de l'ordre contre les casseurs. Ensuite, elles sont pour partie légitimes, parce que c'est vrai qu'il

5:23
Locuteur

y

5:23
Invité

a pas mal de bâtiments qui sont un peu indignes. Je crois que ça se chiffre à 10% à peu près. Mais enfin, ce qui n'est pas légitime, c'est la violence. Et donc, brûler le lycée de Nantes, qui avait 10 ans d'existence, qui était pratiquement flambant neuf, non, ça, ça n'est pas légitime. Ensuite, sur la question

5:48
Locuteur

des

5:49
Invité

inégalités, c'est très compliqué. C'est très compliqué, parce qu'en réalité, parmi les revendications des lycéens,

6:00
Locuteur

il

6:00
Invité

y a l'état des constructions du bâti, comme on dit, il y a le non-remplacement des professeurs. Oui, il y a plusieurs sujets. Il y a aussi l'emploi du temps. Un emploi du temps de dingue raconte pas mal de lycéens, de 8h à 18h, qui est une des conséquences de la réforme du bac,

6:26
Locuteur

qui

6:27
Invité

avait été engagée par Jean-Michel Blanquer, enfin mise en œuvre même, par Jean-Michel Blanquer. Et puis, il

6:34
Locuteur

y

6:34
Invité

a Parcoursup. Donc, il y

6:38
Locuteur

a

6:38
Invité

beaucoup de revendications. Ah ben, il y en a quand même pas mal, oui, ça en fait déjà au moins 4. 10. Bon. Et Parcoursup, ce qu'on reproche à Parcoursup, c'est d'être opaque. C'est-à-dire que les élèves qui postulent dans certaines universités, dans certaines filières, quand ils sont refusés, on ne leur dit pas pourquoi. Ça, c'est une première chose. Et la chose qui précède, d'ailleurs, c'est que les universités ne disent pas

7:18
Locuteur

précisément

7:20
Invité

et ouvertement quels sont les critères

7:23
Locuteur

de

7:24
Invité

sélection qu'ils appliquent. Donc, en fait, les apprentis étudiants, si j'ose dire, sont un peu dans le noir. Donc, ça, c'est une des revendications, à mon avis, majeures. Parce que, peut-être d'ailleurs, la seule revendication sur laquelle le gouvernement pourrait apporter une réponse, en améliorant, de ci, de là, un peu les modalités de Parcoursup, en introduisant plus de transparence dans les critères. parce que sur le reste, très honnêtement, on voit bien que sur le bâti, ça prend des années et des millions pour rejoindre la question budgétaire. Sur les remplacements de

8:08
Locuteur

profs,

8:09
Invité

c'est très compliqué parce qu'il n'y a déjà pas suffisamment de candidats au poste de professeur. Et vous avez déjà des professeurs remplaçants qui sont déjà titularisés comme professeurs à plein temps. Donc, ça, ça ne va pas pouvoir être réglé très vite. Le seul truc sur lequel ils peuvent agir, c'est sans doute Parcoursup. D'accord.

8:31
Présentateur

De toute façon,

8:32
Locuteur

on

8:32
Présentateur

va revenir. Mais je voudrais, avec vous, Véronique Ressoult, regarder le sondage pour Odoxa et Backbone Consulting pour le Figaro. Les Français et le mouvement des lycéens, donc 63% estiment qu'il est justifié. 80% ne comprennent pas les violences. Ensuite, alors voilà, ça c'est la première chose. La deuxième question, la responsabilité des violences. 69%

9:00
Locuteur

pour

9:01
Présentateur

une partie des Français, 69% ce sont les lycéens. 68% la France insoumise et 66% le gouvernement. Et 58%

9:11
Locuteur

estiment que les

9:12
Présentateur

forces de l'ordre ne sont pas responsables.

9:14
Invité

Ça fait 200% ça.

9:16
Présentateur

Voilà. Question numéro 3. Quel candidat tire profit de la crise des lycéens ? Jean-Luc Mélenchon, 53%. Marine Le Pen, 46%. Donc peut-être nous expliquer ce sondage et ce paradoxe, parce qu'une partie des Français, 63%, estiment que ce mouvement est justifié. Mais enfin, la responsabilité, il leur impute les violences à 69%. Ce qui est intéressant,

9:43
Invité

c'est que ça n

9:44
Locuteur

'a

9:44
Invité

pas bougé en une semaine. C'était déjà 63%. On aurait pu imaginer que les violences et l'ensemble des images qui ont été partagées auraient pu faire descendre le soutien ou en tout cas la compréhension que l'on a de la révolte des lycéens. 63% c'est beaucoup. 73% quand

10:00
Locuteur

on

10:01
Invité

est sur les moins de 33 ans. Mais globalement, on voit bien que la population française comprend. Comprend pour plein de raisons. La première des revendications, c'est Parcoursup, c'est celle qui est le plus partagée par l'ensemble des lycéens et qui est partagée aussi par les parents et qui est partagée également par les enseignants et qui donc explique pourquoi est-ce qu'on comprend. Ensuite, l'état d'élabrement des lycées, les complexités des emplois du temps, le manque de professeurs. Les Français comprennent très bien les revendications.

Là où ils sont à peu près unanimes, c'est sur la notion de violence qui n'était pas aussi forte la semaine dernière parce qu'il y avait une forme de confusion, justement parce que la façon dont la police avait pu gérer les premiers conflits,

10:41
Locuteur

il

10:41
Invité

y avait une espèce de mélange des genres. Là, cette semaine, c'est très clair pour les uns et les autres. Ils expliquent qu'à 80%, on ne peut en aucun cas accepter des violences. Donc ça veut dire qu'on peut comprendre qu'ils manifestent. Quand ils manifestent de façon pacifique, tout va bien. Les violences, quelles qu'elles soient, sont inacceptables et sont mal perçues. C'est intéressant de voir que la police, qui était très largement pointée, ne l'est plus du tout. En tout cas, ce n

11:08
Locuteur

'est

11:08
Invité

pas eux qui sont jugés comme responsables. On ne

11:10
Locuteur

dit

11:10
Invité

pas qu'ils ne sont pas par moments violents, mais ils ne sont pas responsables de la violence. Les lycéens, on leur impute parce qu'il y a eu beaucoup d'images qui montraient ce point-là. Après savoir si,

11:19
Locuteur

pour

11:20
Invité

répondre à la question de « est-ce que ça va se calmer ? », il y a quand même une réalité, c'est quand vous êtes très en colère et qu'on ne vous parle pas du tout, c'est assez rare que ça vous calme. Et globalement, ils sont tous plutôt avec une envie de manifestation plutôt joyeuse.

11:35
Locuteur

C

11:35
Invité

'était le cas hier,

11:35
Locuteur

je

11:35
Invité

ne

11:35
Locuteur

sais

11:35
Invité

pas si vous avez vu les images, mais il y avait plein d'endroits où ça se passait de façon

11:38
Locuteur

plutôt

11:39
Invité

calme, dans les chants. En Corse, on chantait

11:43
Locuteur

des

11:44
Invité

chants en Corse. En Bretagne, on dansait des danses bretonnes. Bref, il y avait quelque chose de plutôt sympathique. Mais pour autant, les revendications sont très claires. Ils ont compris qu'il va falloir s'organiser. Donc ça laisse la place à certains syndicats d'essayer de faire en sorte que les choses s'organisent un peu plus. Ils ont juste compris une chose, c'est qu'en fait, s'ils font beaucoup de bruit... Alors après, comment on fait du bruit ? Est

12:07
Locuteur

-ce

12:07
Invité

qu

12:07
Locuteur

'on

12:07
Invité

fait du bruit avec des violences ou est

12:08
Locuteur

-ce

12:08
Invité

qu'on fait du bruit avec des chansons et de la musique ? Mais si on ne fait pas de bruit, on ne nous écoutera pas. Et en gros, si on résume, parce qu'il y avait à peu près 3 millions de messages, donc c'est des résumés en une phrase très compliquée, mais globalement, ils ont l'impression que comme ils ne votent pas,

12:25
Locuteur

pour

12:26
Invité

beaucoup, leur voix ne compte pas vraiment. Dans ce que l'on pouvait le plus lire,

12:31
Locuteur

c

12:31
Invité

'est qu'en fait, il n

12:32
Locuteur

'y a

12:32
Invité

pas de programme pour les jeunes. Il n

12:33
Locuteur

'y

12:33
Invité

a pas de présidentielle... Enfin, dans la présidentielle, il n'y a pas vraiment de programme pour les jeunes. En revanche, des programmes pour les vieux, il y en a pléthore. Et globalement, ils disent qu'on nous parle beaucoup de retraite, on nous parle beaucoup d'IA qui va nous remplacer, on nous parle de plein de choses très anxiogènes, mais on ne nous apporte pas particulièrement de solutions. En revanche, on s'attache bien à tous les problèmes qui touchent plutôt... Alors moi, je vais dire les seniors plutôt que les vieux, mais eux, ils nous traitent de vieux, en disant que

12:58
Locuteur

c

12:58
Invité

'est la retraite, c'est les problèmes de santé, enfin voilà, même s'ils sont concernés pour les problèmes de santé. Donc on voit bien qu'il y a quelque chose qui grippe un peu. Et si on devait résumer, et ça revient un peu à ce que vous disiez, Carole, c'est qu'en fait, ils ont presque tous un ticket de sortie, parce que le bac est avec un taux de réussite qui est assez fort, ou vous avez un brevet, donc vous avez un ticket de sortie, mais vous n'avez pas de ticket d'entrée. C'est-à

13:22
Locuteur

-dire, en

13:22
Invité

gros, Parcoursup ne

13:23
Locuteur

vous

13:23
Invité

dit pas clairement pourquoi vous n'avez pas accepté, vous n'avez pas facilement un boulot en sortant, vous ne savez pas trop, d'ailleurs, comment vous devez vous positionner. Donc ce sentiment-là, il est très fort. Donc en fait, ça donne un sentiment d'urgence qui est, mais je vais faire quoi, moi, maintenant, de ma vie ? Alors,

13:39
Présentateur

oui, vous disiez, si on regarde votre sondage, effectivement, à qui profite cette crise des lycéens ? Donc Jean-Luc Mélenchon, 53%, Marine Le Pen, 46%. Laurent, quand même, sur pourquoi... Pourquoi ces deux-là ?

13:54
Locuteur

Pourquoi quoi

13:55
Locuteur non identifié

?

13:55
Présentateur

Non,

13:55
Locuteur

non,

13:55
Présentateur

mais pourquoi Mélenchon attire les jeunes ? Pourquoi Mélenchon,

14:00
Locuteur

il est audible ? Dans les classes d'âge de 18

14:02
Invité

-24, il est à 45% ? C'est pour ça que les gens disent, et les filles manipulent le mouvement. Pas du tout. C

14:08
Locuteur

'est vrai,

14:10
Invité

en ce sens que les leaders syndicaux lycéens qui se présentent comme apolitiques, ils sont tous proches de les filles.

14:15
Locuteur

Il ne

14:15
Invité

faut pas non plus prendre les gens pour des idiots. De la même manière qu'au moment

14:20
Locuteur

du

14:21
Invité

mouvement de Vaquay, tous les leaders connus étaient en fait socialistes. On ne le disait pas, mais c'était un fait. Et donc là, c'est vrai que les filles sont dans le mouvement. Mais ça ne suffit pas, parce que les groupuscules d'extrême-gauche, il y en a toujours eu dans le milieu étudiant et lycéen.

14:39
Locuteur

Et

14:39
Invité

tous les ans, ils disent, il faut faire un grand mouvement.

14:41
Locuteur

Ça

14:42
Invité

ne marche jamais, en général.

14:43
Locuteur

Et quand ça marche,

14:45
Invité

ça veut dire qu

14:45
Locuteur

'il

14:45
Invité

y a d'autres raisons. Et il y a des vraies raisons. En l'occurrence, il y

14:49
Locuteur

a

14:49
Invité

des vraies raisons. Moi, je trouve qu'il y

14:50
Locuteur

a

14:50
Invité

un problème dans ce mouvement, dans cette discussion qui s'est instaurée, c'est qu'on ne parle que de moyens. Il

14:57
Locuteur

n

14:57
Invité

'y a pas assez de moyens. Mais vous croyez vraiment que la baisse du niveau, qui est quand même la question clé, est-ce qu'elle est liée seulement au manque de moyens ?

15:07
Locuteur

Ou

15:07
Invité

est-ce qu'elle n

15:07
Locuteur

'est

15:07
Invité

pas liée à des causes plus profondes ? C'est une question, ça. Et qui peut mener à des choses, d'ailleurs, contradictoires.

15:13
Locuteur

Parce

15:13
Invité

que, par exemple, les lycéens disent, oui, mais alors, on a des emplois du temps trop chargés. D'accord ? Donc, il faut les alléger. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la semaine, il y a trop de cours dans une semaine. C'est pour ça que c'est chargé. Ils ne disent pas que l'emploi du temps est trop chargé. Ben si,

15:28
Locuteur

ils

15:28
Invité

disent de

15:29
Locuteur

8

15:29
Invité

à 18 heures, ce n

15:30
Locuteur

'est pas possible. Ils disent que

15:30
Invité

l'amplitude horaire est trop grande et qu'entre deux, ils sont souvent en

15:35
Locuteur

nérance. Et donc, en fait,

15:37
Invité

eux, ils disent se lever à 6 heures du mat' pour...

15:40
Locuteur

J'en ai entendu qui

15:41
Invité

disaient qu'il y avait trop de travail. On

15:42
Locuteur

va dire que j'essaie de bassifier. Ils disaient qu'il fallait alléger les

15:44
Invité

programmes,

15:45
Locuteur

etc. Mais si on fait ça,

15:46
Invité

ce qui est vrai, la vérité, c'est quoi ? C'est que l'année est trop courte et que la semaine est trop longue. Mais si l'année est trop courte, donc il faut qu

15:53
Locuteur

'elle

15:53
Invité

soit plus longue. Et donc, les vacances, il faut en

15:55
Locuteur

supprimer.

15:56
Présentateur

Mais ça,

15:56
Locuteur

ce

15:56
Présentateur

n

15:56
Locuteur

'est

15:56
Présentateur

pas de leur ressort, bien sûr.

15:58
Locuteur

Quand on présente des

16:00
Invité

revendications,

16:00
Locuteur

il faut se demander

16:01
Invité

quelles sont ces... Et même chose, Parcoursup. C'est vrai que c'est une boîte noire, d'accord. Mais avant, on a abandonné le système humain parce que le système humain était engorgé. Et qu'on était venu au tirage au sort pour désigner les endroits.

16:16
Locuteur

Mais si

16:16
Invité

on supprime Parcoursup...

16:19
Présentateur

Excusez-moi, je suis obligée de vous interrompre pour voir cette... Ah, excusez-moi, Laurent.

16:24
Invité

Non, il

16:24
Locuteur

n'y a

16:24
Invité

pas de

16:25
Présentateur

mal. C'est l'image de Sophie Adnaud qui va amérir. Voilà. Après 235 jours dans l'espace, à 400 kilomètres de la Terre. Voilà, elle fait son retour sur Terre. Ils sont quatre à rentrer de cette mission. Deux Américains, un Russe et une Française, donc Sophie Adnaud.

16:47
Locuteur

Voilà,

16:48
Présentateur

elle est en train d'amérir dans l'océan,

16:52
Locuteur

au

16:52
Présentateur

large de la Californie.

16:55
Locuteur

Voilà

16:55
Présentateur

l'appareil,

16:56
Locuteur

une

16:57
Présentateur

fois en mer. Voilà, on voit peut

17:01
Locuteur

-être...

17:03
Présentateur

Voilà l'amérissage,

17:04
Locuteur

je

17:04
Présentateur

vous laisse regarder.

17:11
Locuteur

Voilà,

17:19
Présentateur

l'appareil sera hissé à bord d'un navire spécialisé et les astronautes seront ensuite installés sur des civières pour prévenir les risques de syncope et de chute. En ce

17:30
Locuteur

qui concerne

17:31
Présentateur

la Française, c'était sa première mission

17:34
Locuteur

et c'est la

17:35
Présentateur

deuxième Française

17:36
Locuteur non identifié

de

17:36
Locuteur

l'histoire. Allez, Laurent. Le dix-trois de son. Oui,

17:40
Locuteur non identifié

vous disiez ? Qu'est-ce qu'on voit à droite et à gauche ?

17:43
Locuteur

En

17:43
Locuteur non identifié

bas. On dirait des falaises, mais ce

17:45
Locuteur

ne

17:45
Locuteur non identifié

sont pas des falaises.

17:46
Présentateur

Je découvre en même temps que vous cette image.

17:49
Locuteur

Tout

17:50
Locuteur non identifié

ça, c'est

17:50
Locuteur

grâce à... Je crois que c'est

17:50
Présentateur

l'écran, en fait.

17:51
Locuteur

L

17:51
Présentateur

'écran...

17:52
Locuteur non identifié

Ah oui. Tout ça, c'est grâce à Elon

17:54
Locuteur

Musk. L'écran de la

17:54
Présentateur

NASA.

17:57
Locuteur

Vous

17:57
Présentateur

voyez, avec...

17:58
Locuteur

Et... Bon. On

18:01
Présentateur

revient ? Voilà.

18:04
Locuteur

Ah

18:04
Présentateur

non, non, non. Ok.

18:06
Locuteur

On

18:07
Présentateur

attend qu'elle amérisse, oui. Voilà, ils sont

18:17
Locuteur

à... Ça

18:20
Présentateur

a été une mission assez longue.

18:23
Locuteur

Une

18:23
Présentateur

des plus longues, d'ailleurs. Huit mois.

18:26
Locuteur

Si

18:26
Présentateur

quelqu'un a envie d'ajouter quelque

18:27
Locuteur

chose... Et

18:29
Présentateur

voilà.

18:33
Locuteur

C

18:33
Invité

'est fascinant. Pardon ? Que c'est fascinant et que ça fascine et que

18:36
Locuteur

c

18:36
Invité

'est tout d'un coup une espèce de nouvelle positive.

18:38
Locuteur

C

18:38
Invité

'est du bien. Oui.

18:42
Locuteur

Ça

18:43
Invité

va être caché dans les nuages.

18:54
Locuteur

Elle

18:54
Présentateur

va atterrir dans 30 secondes, apparemment. Amérir, plutôt.

19:01
Locuteur

Le

19:01
Présentateur

terme serait plus juste, oui. Voilà, donc, amérir dans l'océan Pacifique. Là, c'est au large de la Californie.

19:21
Locuteur

Ils

19:22
Présentateur

vont être récupérés. Sans doute.

19:26
Locuteur

Dans

19:27
Présentateur

les minutes qui suivent, l'amérissage.

19:29
Locuteur

C

19:43
Invité

'est encore assez haut.

19:50
Locuteur

Vous

19:50
Présentateur

n'êtes pas très bavards.

19:51
Locuteur

On

19:52
Invité

manque de compétence.

19:54
Locuteur

L

19:54
Invité

'autre fait.

19:55
Présentateur

Oui, on manque de compétence.

19:56
Invité

Une fois qu'on a dit que c'est beau et que

19:57
Locuteur

c

19:57
Invité

'est émouvant. Que, effectivement, a priori, c'est de la civière.

20:03
Locuteur

Je

20:03
Invité

me souviens que quand

20:04
Locuteur

Thomas

20:05
Invité

Pesquet avait été revenu sur Terre,

20:08
Locuteur

elle

20:08
Invité

expliquait qu'il en perd la masse musculaire.

20:10
Locuteur

Ça y est. Ça ne peut pas

20:11
Invité

marcher comme ça.

20:12
Présentateur

Voilà, amérissage, ça y est. Ça y est. Waouh. Ça y est, c'est fait. Voilà, un bateau va venir les récupérer, comme je vous le disais il y

20:23
Locuteur

a

20:23
Présentateur

quelques instants. Voilà pour cette petite parenthèse. Donc, revenons au plancher des vaches.

20:34
Locuteur

Je vous ai coupé

20:35
Présentateur

la parole, mon cher Laurence, parce

20:37
Locuteur

que

20:37
Présentateur

ça ne se fait pas du tout.

20:38
Locuteur

Donc,

20:38
Présentateur

j'ai profondé...

20:39
Invité

Non,

20:39
Locuteur

non,

20:39
Invité

mais il n

20:39
Locuteur

'y

20:39
Invité

a pas de mal.

20:40
Locuteur

On

20:40
Présentateur

parlait du niveau scolaire. Oui, le niveau

20:42
Locuteur

scolaire. Est-ce

20:42
Invité

que c'est lié uniquement à un manque de moyens ou à un défaut d'organisation ? Ou bien un manque de travail ? Je ne

20:47
Locuteur

sais

20:47
Invité

pas. Il devait y avoir des raisons.

20:49
Locuteur

On

20:49
Invité

n'en parle pas, du

20:50
Locuteur

coup. Est-ce que c'est qu

20:50
Invité

'il

20:51
Locuteur

suffit

20:51
Invité

de mettre des milliards et puis tout ira mieux ? Oui,

20:53
Locuteur

oui,

20:53
Invité

oui. Alors, ce n

20:53
Locuteur

'est

20:53
Invité

jamais inutile d'avoir plus de moyens, mais ça ne suffira pas, à mon avis.

20:57
Locuteur

Il y a d'autres problèmes.

20:59
Invité

Et je prends l'autre exemple,

20:59
Locuteur

c

20:59
Invité

'est celui de l'enlever. Parcours sub, c'est horrible, il faut l'enlever. Oui, mais avant, ça se faisait à la main, en quelque sorte. Et alors, ça se faisait tellement mal qu'on avait fini par utiliser le tirage au sort pour désigner

21:10
Locuteur

les places pour les étudiants.

21:14
Invité

Et là, ça pose une autre question, c'est pourquoi est-ce qu'un étudiant sur deux, à peu près, échoue en première année d'université ? Un sur deux ? C

21:25
Locuteur

'est

21:25
Invité

énorme. Alors, pourquoi

21:26
Locuteur

?

21:27
Invité

Et s'il n

21:28
Locuteur

'y

21:28
Invité

a pas de parcours sub, s'il n

21:29
Locuteur

'y a

21:29
Invité

pas de système d'orientation avec des décisions, vous, vous allez là, vous, vous allez là,

21:35
Locuteur

mais

21:35
Invité

comment on s'organise ? Parce que

21:36
Locuteur

les

21:37
Invité

demandes et l'offre ne vont pas correspondre. Il y

21:40
Locuteur

a

21:40
Invité

beaucoup de gens qui vont aller dans telle discipline, il n

21:42
Locuteur

'y a

21:42
Invité

pas assez de place, et donc on va leur dire, ben non, il n

21:45
Locuteur

'y a

21:45
Invité

pas de place. Mais

21:46
Locuteur

c'est ce qui se passe. On les inscrit comment ? C'est exactement comme ça.

21:49
Invité

Oui,

21:49
Locuteur

mais

21:49
Invité

s'il n

21:49
Locuteur

'y a

21:49
Invité

pas de... Vous faites

21:50
Locuteur

des

21:50
Invité

vœux et après,

21:52
Locuteur

en fonction des places. Oui, mais c'est sur dossier.

21:53
Invité

Oui, mais résultat, c'est pour ça qu'il

21:55
Locuteur

y a

21:55
Invité

un sur deux, c'est que vous vous retrouvez quelquefois dans des filières, ben vous aviez mis en vœux d

22:00
Locuteur

'un pays, un

22:00
Invité

truc qui ne vous intéressait pas plus que ça, parce qu'en plus, il

22:03
Locuteur

y a

22:03
Invité

une espèce de mécanique, comme c'est très obscur, les uns et

22:06
Locuteur

les autres

22:06
Invité

sont soi-disant des martingales pour faire en sorte que ce soit le vœu d'eux

22:10
Locuteur non identifié

qui

22:10
Invité

passerait en premier, en moment d'indésistement,

22:12
Locuteur

enfin

22:12
Invité

bref, des tas de spéculations sur la réalité des décisions, et certains se retrouvent dans des filières que n'ont pas du tout envie de prendre, quoi. Oui,

22:20
Locuteur

mais... Mais non, mais là, il y a quand même un pardon, mais... On va multiplier les bâtiments

22:22
Invité

pour s'adapter

22:23
Locuteur

aux demandes. Non, mais

22:24
Invité

la question, elle est plutôt en amont de ce Parcoursup,

22:28
Locuteur

c'est

22:28
Invité

comment est-ce qu'on oriente, comment est-ce qu'on explique, comment est-ce qu'on comprend ce que l'on va faire comme études,

22:33
Locuteur

enfin,

22:33
Invité

voilà, donc oui,

22:34
Locuteur

vous avez raison, c'est l'ensemble

22:35
Invité

qui doit... En

22:36
Locuteur

fait,

22:36
Invité

la question qui est posée par Parcoursup, là, qui est sous-jacente, parce que personne n'ose, évidemment, prononcer le vilain mot de sélection, mais la vérité, c'est que Parcoursup est un système de sélection qui ne dit

22:52
Locuteur

pas

22:53
Invité

son nom, en fait. Et après, vous avez plein de postulants qui se retrouvent, voilà, qui ne sont pas admis, qui finissent par l'être, mais dans des filières annexes qu'ils n'avaient pas du tout demandé, parce que, en fait, l'enseignement supérieur est obligé de leur trouver quelque chose. Bon, donc la question, elle est en amont. Et s'il y a tant de postulants pour aussi peu de place, c'est peut-être parce qu'il y a des élèves, et là, je parle bien d'élèves, qui n'ont pas été orientés comme il fallait et orientés suffisamment tôt. Bon, ça, ça fait hurler. Évidemment, une bonne partie des parents, une bonne partie de la gauche, mais c'est quand même une question qu'il faut se poser.

Est-ce qu'il y a suffisamment d'évaluations à l'entrée en sixième, ensuite à l'entrée en seconde, etc. En fait, ça pose toutes ces questions-là.

23:58
Présentateur

Maintenant qu'on a fait, effectivement, un peu le diagnostic, enfin, un bout du diagnostic, peut-être, revenir à la politique. Et on va écouter... C

24:07
Locuteur

'est une

24:07
Présentateur

politique. Bastien Lecornu, hier, le pauvre, qui n'avait rien à dire parce qu'il n'a rien à offrir, en quelque sorte. Donc, on va l'écouter. Et la réaction de Manuel Bompard de La France Insoumise.

24:24
Locuteur

Tu

24:24
Locuteur non identifié

leur dis de... Les temps de dialogue engagés aujourd'hui se poursuivront à partir de demain dans chaque lycée et jusqu'à la semaine prochaine.

24:31
Locuteur

La

24:32
Locuteur non identifié

plateforme, ouverte lundi dernier par le ministre de

24:34
Locuteur

l

24:34
Locuteur non identifié

'Éducation nationale, a déjà recueilli plus de 40 000 contributions.

24:38
Locuteur

Elle

24:39
Locuteur non identifié

nous permet d'entendre directement celles et ceux qui ne s'expriment pas toujours dans les instances habituelles.

24:45
Locuteur

Je

24:45
Locuteur non identifié

crois pouvoir dire qu'on a assisté hier

24:47
Locuteur

à

24:48
Locuteur non identifié

une opération d'enfumage XXL, opération d'enfumage XXL sur l'ensemble des sujets. Évidemment, d'abord, sur cette mobilisation lycéenne et étudiante historique, le Premier ministre n'a fait absolument aucune annonce, rien qui permet de répondre aux revendications dont il dit lui-même dans son intervention qu'il s'agit de revendications légitimes.

25:13
Présentateur

Alors, Véronique, moi, j

25:15
Locuteur

'ai

25:15
Présentateur

le sentiment que ce n'est même pas de l'enfumage, c'est de l'impuissance totale. Il le sait, il le sait lui-même. Il a le pouvoir, mais il n

25:22
Locuteur

'a

25:22
Présentateur

pas les moyens.

25:23
Invité

Il y a deux données. La première, c'est que ça n

25:26
Locuteur

'a

25:26
Invité

pas été très bien accueilli par les étudiants. Là, on a vu un politique qui expliquait que c'était de

25:32
Locuteur

l

25:32
Invité

'enfumage. Eux, ils l'ont résumé en disant merci pour le numéro vert, ça a bien nous aidé. Donc, voilà. Ensuite, l'autre sujet, c'est que cette idée en France, comme vous venez de le dire, c'est

25:44
Locuteur

qu

25:44
Invité

'est-ce qu'on donne comme argent ? Mais un politique peut parler pour proposer autre chose qu'un sujet pécuniaire. Il peut très bien dire qu'effectivement, le système Parcoursup, ça va mettre longtemps à être revu. J'entends la colère. Nous allons travailler dessus. Il a un calendrier qui fait que même les étudiants énervés peuvent comprendre que ça va prendre du temps de revoir un système global. Mais de savoir qu'on entame un processus, ça peut être intéressant. Et puis, recueillir la parole. Mais ils se sont largement exprimés. Alors oui, il

26:11
Locuteur

y

26:11
Invité

a des étudiants qui s'expriment moins que d'autres. Mais globalement, les faire réagir sur des nouvelles idées, sur des propositions qui ne demandent pas forcément toujours de l'argent, mais plus du temps de l'organisation, de la coordination, ça aurait sans doute eu plus de succès. En tout cas,

26:26
Locuteur

pour lui, ça aurait sans doute...

26:27
Présentateur

tracier interne, la journée des lycées, je ne

26:29
Locuteur

sais

26:29
Présentateur

plus...

26:30
Invité

Comme sujet qu'on a déjà eu au moment du grand débat, si on ne sait pas à quoi sert les consultations, qui arbitrera et comment elles seront étudiées, ça donne l'impression du numéro vert. Donc, en fait, le sujet, il est pour se sortir d'une crise et visiblement, il n'en a pas qu'une. Donc, autant essayer d'éteindre un minimum les braises. C'est déjà de se dire que vous pouvez recueillir des réactions sur des propositions et que tout n'est pas que pécuniaires, même si, bien sûr, c'est un sujet au bout du compte de budget. Mais les lycéens, après, ça renvoie dans ce qu'on pouvait entendre en disant qu'on va faire des efforts budgétaires pour certains sujets et pas pour nous.

Et donc, en fait, si vous voulez sortir de ce débat-là, il faut quand même proposer autre chose et pas simplement une consultation sur une plateforme.

27:15
Présentateur

Oui, qui a fait...

27:17
Invité

Oui, ils cherchent à gagner du temps et à ne rien faire, surtout.

27:22
Locuteur

Parce

27:22
Invité

que dès qu

27:23
Locuteur

'ils

27:23
Invité

veulent faire quelque chose, on va leur demander de l'argent. comme ils n'en ont pas, ils

27:26
Présentateur

gagnent

27:26
Locuteur

du temps.

27:26
Présentateur

Oui, mais c'est

27:27
Locuteur

ce que Véronique

27:27
Présentateur

disait, il n'y

27:28
Locuteur

a

27:28
Présentateur

pas forcément toujours une question d'argent. Non, c'est pour

27:30
Locuteur

ça... Oui, mais c

27:31
Invité

'est des réformes de structure. Il faut un débat très précis, complexe,

27:36
Locuteur

avec

27:36
Invité

des spécialistes de l'éducation, avec des gens qui

27:39
Locuteur

ont

27:39
Invité

travaillé la question, avec les lycéens, avec les représentants des lycéens aussi. Mais ça, ça prend des semaines et des semaines.

27:44
Locuteur

En plus,

27:45
Invité

il y a une présidentielle, donc dans les programmes des candidats, il y a des projets. Mais pour gagner du temps, c'est pas mal.

27:50
Locuteur

Pourquoi

27:50
Invité

donc ? Un sujet qui va prendre des semaines et des semaines et qui a gagné du temps ? Ah oui, oui, il pourrait faire ça. Non, mais ce

27:55
Locuteur

qu'il aurait pu

27:56
Invité

faire, c'est embêtant parce que ça donne un point à la France insoumise, c'est de recevoir, lui, solennellement, les délégués. Oui. Pour marquer de la considération, quitte à leur dire qu'on ne peut pas faire grand-chose, mais au moins faire un geste. Ça, ils n

28:11
Locuteur

'ont

28:11
Invité

pas voulu le faire.

28:12
Présentateur

Parce qu'il n'aime pas les projecteurs, il n'aime pas se mettre en

28:16
Locuteur

avant. Non, je ne crois

28:16
Invité

pas. C'est parce qu'ils ne veulent qu'ils ne relèvent pas forcément d'une augmentation massive du budget de l'éducation qu'il a dite, c'est qu'ils pouvaient essayer d'améliorer le système du parcours sup. Et ça, ça peut peut-être se faire...

28:45
Locuteur

Ça,

28:46
Présentateur

ça ne coûte pas d'argent.

28:47
Invité

Exactement.

28:49
Locuteur

Relativement

28:50
Invité

rapidement.

28:50
Locuteur

Voilà. En

28:52
Invité

tout cas, la transparence des algorithmes, ça,

28:54
Locuteur

ça

28:54
Invité

ne coûte pas d'argent de la partager. Voilà. Après, que ce soit

28:58
Présentateur

dangereux, c

28:59
Invité

'est

28:59
Présentateur

possible, mais en tout cas, ça ne coûte pas d

29:01
Locuteur

'argent.

29:01
Présentateur

Je voudrais en revenir sur LFI quand même, parce que le gouvernement attaque frontalement, parce que comme il peut... Voilà, il n'a rien à proposer, il fait de la politique, donc il tape sur LFI. Alors, bien sûr, LFI, on l'a vu, ils assument d'être effectivement dans les cortèges. Et alors maintenant, comme ils sont accusés de mettre de l'huile sur le feu, on voit...

29:24
Locuteur

Ce

29:24
Présentateur

qu

29:24
Invité

'ils ont fait.

29:25
Présentateur

Oui.

29:25
Locuteur

Ce

29:25
Présentateur

qu'ils ont fait, oui.

29:26
Locuteur

On va me dire les choses clairement. Ce qu'ils ont fait au

29:27
Invité

début, ils ont changé après. Personne ne

29:30
Locuteur

dit assez ça. Ils ont complètement changé et quand ils ont vu l'ampleur

29:33
Invité

des violences, ils ont dit, oulala,

29:35
Locuteur

ça va trop loin. ça va trop loin. C'était ma question. Ils ont dit,

29:37
Invité

nous voulons des moyens

29:39
Locuteur

pacifiques. La veille, ils disaient le contraire.

29:41
Invité

Quand ils ont vu l'ampleur des violences et qu'ils ont entendu qu'on les en rendait

29:45
Présentateur

responsables. Oui, ben... Exactement,

29:46
Locuteur

et c'était ma question.

29:48
Présentateur

Et maintenant, on les voit, effectivement, avec leur écharpe, faire barrage de leur corps entre... et vous voyez venir.

29:59
Locuteur

Et

29:59
Présentateur

d'ailleurs, celui qui a réussi de manière incroyable, c'est Bali Bagayoko, le maire de Saint

30:07
Locuteur

-Denis.

30:08
Invité

Les images ont fait le tour du monde. Le tour du monde. Il y a eu déjà le sujet des brassards blancs, des casques blancs protégés, qui étaient plutôt bien accueillis dans le pion public, même si... Mais de dire qu'ils s'interposaient. Ils protègent maintenant.

30:22
Locuteur

Ils n'exigent pas.

30:24
Invité

Et la fameuse image de M. Bali Bagayoko, en fait, elle était assez impressionnante parce qu'il se met en travers, je ne

30:32
Locuteur

vais

30:32
Invité

pas vous le

30:32
Locuteur

mire, mais en gros, voilà, et

30:33
Invité

il protège des millions d'enfants. Donc, évidemment, il y

30:36
Locuteur

a

30:36
Invité

eu... Des millions, peut-être pas. Ah,

30:37
Locuteur

mais...

30:38
Invité

Si, des millions d'enfants sur les réseaux sociaux parce

30:40
Locuteur

que

30:40
Invité

du coup, l'image a fini par déjeuner. Donc là, il sauve la France entière qui pousse. Il arrête des trains. Il fait des trucs incroyables maintenant à ses bras. Mais la réalité, c'est que ça donne une image. D'abord, elle a été partagée dans le monde entier. Donc, ça raconte une histoire de... En fait, les élus sont obligés de protéger les lycéens parce que si vous n'avez pas les sous-titres, vous ne connaissez pas l'histoire, ce qui est le cas quand vous avez une image rapidement partagée sur les télés étrangères.

31:03
Locuteur

Donc, il gagne la

31:04
Présentateur

bataille du récit, elle est à

31:05
Locuteur

la file.

31:05
Invité

Eh bien, il gagne en tout cas un récit qui est... Ils sont du côté des jeunes. Ils les comprennent, ils les écoutent et ils les protègent contre un gouvernement qui ne sait pas les écouter et qui envoie la police. Voilà. Si on résume, en tout cas, dans la façon

31:18
Locuteur

dont le récit était... On se demande ce que font les autres partis, d'ailleurs.

31:20
Invité

Il y a un parti socialiste, il y

31:22
Locuteur

a

31:22
Invité

un parti communiste, il

31:22
Locuteur

y a

31:22
Invité

un parti

31:23
Locuteur

vert. Pourquoi est-ce qu'on ne les voit pas ? Il n'y a que

31:25
Invité

le RN qui s

31:26
Locuteur

'est posé... En tout cas, ça se résume à une

31:28
Invité

discussion entre RN, Retailleau, d'un côté, il y

31:32
Locuteur

a

31:32
Invité

des violences et de la faute de

31:33
Locuteur

Mélenchon

31:33
Invité

et de l'autre côté, Mélenchon qui dit il y a des violences et de la faute de la police et du gouvernement. Il y a ça. Et puis, il n

31:39
Locuteur

'y

31:39
Invité

a rien d'autre. Apparemment, on s'étonne, les extrêmes progressent. Évidemment, avec ce genre de scène, c'est sûr que les autres ne vont pas se remettre en selle.

31:47
Locuteur

Oui,

31:48
Présentateur

alors on voyait aussi Louis Boyard, je crois que c'était devant... Je ne

31:53
Locuteur

sais

31:53
Présentateur

pas si c'était Sciences Po, c'est

31:54
Locuteur

un

31:54
Présentateur

blocus challenge. Où on le voit discuter avec les policiers. Alors, je vous avais dit que je

32:01
Locuteur

ramène ma phrase à

32:02
Présentateur

chaque fois avec Mai 68, mais les...

32:07
Locuteur

Vous

32:07
Présentateur

avez peut-être plus de mémoire que moi, Laurent, j

32:11
Locuteur

'ai écrit un livre en 68. Ben

32:12
Présentateur

oui. Les jeunes, que ce soit Mendès France ou

32:18
Locuteur

Mitterrand,

32:18
Présentateur

n'ont pas réussi à cornaquer le mouvement en 68. Corrigez-moi si je me trompe. Qui

32:25
Locuteur

n

32:25
Présentateur

'a

32:25
Locuteur

pas réussi ?

32:27
Présentateur

Les

32:27
Locuteur

écrans

32:27
Présentateur

ne se sont pas laissés

32:30
Locuteur

cornaquer par les politiques.

32:31
Invité

Non, le mouvement était largement spontané, d'ailleurs.

32:34
Présentateur

Parce

32:34
Invité

qu'il a démarré alors que tous les leaders étudiants étaient dans des paniers à Salane.

32:39
Locuteur

Donc

32:40
Invité

il n

32:40
Locuteur

'y a

32:40
Invité

pas eu de mot d'ordre. Ça a démarré le 3 mai 68,

32:44
Locuteur

je crois.

32:45
Invité

Et il y a eu une arrestation massive à la Sorbonne.

32:48
Locuteur

Et

32:48
Invité

ce sont des étudiants non organisés qui ont fait une espèce d'émeute spontanée au nom de libérer nos camarades.

32:57
Locuteur

Et

32:57
Invité

ensuite, trois jours après, il y

32:59
Locuteur

a

32:59
Invité

eu une deuxième manif étudiante, et là, le service d'ordre de la Ligue communiste

33:04
Locuteur

qui

33:05
Invité

n'était pas encore révolutionnaire à l'époque, dans le titre en tout cas, a attaqué la police carrément pour provoquer des violences. Et c'est ça qui a fait

33:15
Locuteur

l

33:16
Invité

'ampleur de l'émotion

33:18
Locuteur

qui,

33:19
Invité

pendant une semaine, il

33:20
Locuteur

y

33:20
Invité

a eu des manifestations pratiquement tous les jours, jusqu'à la dernière du vendredi de Ruguay-Lussac où là,

33:24
Locuteur

il

33:24
Invité

y

33:24
Locuteur

a

33:24
Invité

eu des barricades qui ont été montées

33:26
Locuteur

et

33:27
Invité

ces barricades ont créé une grève générale dans les lycées, d'abord, et ensuite, a déclenché une grève générale des salariés. Et c'est ça l'originalité de 68, c'est qu'il y

33:38
Locuteur

a

33:38
Invité

eu 11 millions

33:39
Locuteur

de

33:40
Invité

grévistes.

33:41
Locuteur

Parce

33:41
Invité

qu'il y a une chose qu'on ne

33:43
Locuteur

dit

33:43
Invité

pas assez aussi, c'est que les lycéens bloquent les lycées.

33:46
Locuteur

Mais

33:47
Invité

en 68, il n

33:47
Locuteur

'y avait

33:47
Invité

pas besoin de bloquer puisque les gens se mettaient en grève tout seuls. Là, le blocage, c'est un aveu de faiblesse. Ça veut

33:56
Locuteur

dire

33:56
Invité

qu'on est minoritaire, qu'on n'arrive pas à mettre le lycée en grève ou en âgé ou je ne

34:00
Locuteur

sais

34:00
Invité

pas quoi,

34:01
Locuteur

parce

34:01
Invité

que les lycéens sont indifférents ou bien ils ne veulent pas entendre parler de ça, ils travaillent. Et donc, on bloque le lycée. Donc, on donne le sentiment que les lycéens sont en grève. Ils ne

34:10
Locuteur

sont

34:10
Invité

pas en grève, ils ne peuvent plus aller étudier. Et en fait, ça se déplace ensuite sur la question des violences et c'est ça qui crée la diffusion de mouvements autant que les revendications initiales. Il y

34:22
Locuteur

a

34:22
Invité

une mécanique comme ça. Mais cette mécanique est difficile à faire aboutir cette fois-ci parce qu'à chaque fois qu'il y

34:29
Locuteur

a

34:29
Invité

eu ce genre de choses de vaquets, enfin, il y a

34:31
Locuteur

eu

34:31
Invité

plein de projets comme ça, le

34:32
Locuteur

CPE, il

34:36
Invité

y avait un projet. Donc, il y avait une cible simple

34:39
Locuteur

en

34:40
Invité

plus qui ne coûtait pas cher sinon l'humiliation du gouvernement mais il fallait retirer le projet.

34:45
Locuteur

Et

34:45
Invité

donc, ça pouvait durer comme ça indéfiniment jusqu'à ce que le gouvernement retire le projet devant l'ampleur des manifestations.

34:51
Locuteur

Mais

34:51
Invité

là, il n

34:51
Locuteur

'y a

34:51
Invité

pas de projet. Il n

34:52
Locuteur

'y a

34:52
Invité

pas de projet à retirer. Sauf à dire on va supprimer le parcours sup.

34:56
Locuteur

On

34:56
Invité

va supprimer le parcours sup.

34:57
Locuteur

Ça

34:57
Invité

fait créer un désordre absolu et ça paraît difficile. Donc là, le mouvement, je crains ou j'espère, peu importe selon les uns ou les autres,

35:11
Locuteur

va

35:12
Invité

s'arrêter parce que

35:13
Locuteur

la cible

35:14
Invité

est lointaine. Il

35:17
Locuteur

faut

35:17
Invité

des

35:17
Locuteur

crédits.

35:18
Invité

Le crédit, c'est dans un budget. il faut réformer le parcours sup. Ça demande des mois de travail, etc. Donc, ça va s'arrêter.

35:25
Présentateur

Oui, mais les politiques, j'entendais Marine Tondelier, même LFI le dit, la fameuse convergence des luttes,

35:30
Locuteur

même

35:31
Présentateur

au Parti communiste. Cette convergence des luttes, voilà, sur le carburant, les agriculteurs.

35:38
Locuteur

Là,

35:39
Invité

il n'y

35:39
Locuteur

en

35:39
Invité

a pas,

35:39
Locuteur

franchement.

35:40
Invité

Même à l'université, il n

35:42
Locuteur

'y a pas. Mais

35:42
Invité

c

35:42
Locuteur

'est

35:42
Invité

ce qu'ils souhaitent. Non, il y

35:43
Locuteur

a

35:43
Invité

plutôt eu une convergence des réponses du côté de le cornu, je dirais. parce qu'en réalité, tout le monde pensait qu'il allait s'exprimer uniquement sur la crise lycéenne hier soir. Et en fait, donc, dans sa...

36:00
Locuteur

Matignon avait

36:00
Présentateur

dit qu'il

36:01
Locuteur

parlerait

36:02
Invité

aussi de la dette, des cas

36:04
Locuteur

de...

36:04
Invité

Oui, enfin, il était quand même très attendu là-dessus, d'abord. Et puis, finalement, vous avez eu un Premier

36:09
Locuteur

ministre

36:10
Invité

qui a parlé du déblocage de millions de barils pour faire baisser le prix du gasoil, de la crise agricole et de je ne sais plus quoi encore.

36:23
Locuteur

En

36:23
Invité

gros, toutes les crises qui auraient pu se cristalliser. Et

36:26
Locuteur

c'est lui qui... C'est un peu lui qui a fait le lien.

36:31
Invité

Ou plutôt, on s'est dit, en fait, il craint. Par la réponse qu'il a faite hier soir, on s'est dit, en fait, lui, il craint une convergence des

36:43
Présentateur

luttes. Je sens que vous avez terriblement envie de parler de la primaire socialiste.

36:52
Invité

C'est

36:52
Locuteur

gentil,

36:53
Invité

ouais.

36:53
Locuteur

C

36:53
Invité

'était une vraie

36:54
Locuteur

envie.

36:54
Présentateur

Donnez-nous puisqu'on est un peu nous.

36:56
Locuteur

C'est pas

36:56
Présentateur

qui

36:57
Locuteur

va voter. Il faut que je vous dise ce que disent les gens.

36:59
Locuteur non identifié

Qu'est-ce que disent les gens, alors ?

37:00
Présentateur

Voilà. Rien.

37:03
Locuteur non identifié

No face. Ils disent rien, c'est-à-dire ?

37:05
Invité

En fait, d'abord, ça ne concerne pas beaucoup de gens. Ils ont beaucoup commenté pendant les différents débats qu'il

37:13
Locuteur

y a

37:13
Invité

eu. Ça les a intéressés. Alors, ils n'ont pas tous eu le même succès, on va dire. Et puis après, on revenait, on parlait de parcours et de l'obscurité les uns et les autres. C'est quand même très difficile d'imaginer ce qui va sortir. Donc, dans le fond, ils attendent. On verra bien qui sera l'heureux élu. Et puis après, on commencera à discuter. Donc, ils n'en parlent pas tant que ça. Après, il y a des petits lieux sur Reddit où il y a des petites théories du complot comme quoi

37:39
Locuteur

les

37:39
Invité

gens qui sont inscrits ne sont pas du tout ceux qu'on imagine et que c'est pour manipuler.

37:44
Présentateur

Ce qui est sans doute... Vrai ou pas, je ne

37:46
Locuteur

sais

37:46
Présentateur

pas. Non ? Enfin,

37:47
Locuteur

je ne sais pas.

37:48
Invité

Un

37:48
Locuteur

sujet où il n'y a pas

37:49
Invité

de

37:49
Locuteur

théorie. Ça n'a jamais

37:50
Invité

été prouvé qu'il y ait eu des infiltrations comme ça, massives.

37:54
Présentateur

Non, mais si tout le monde peut voter, chacun votera. Mais donc, on en parle finalement.

37:58
Locuteur

Oui, mais tout le monde peut voter, mais il

37:59
Invité

faut payer et il faut donner ses coordonnées quand même. C'est un travail.

38:04
Présentateur

Ah oui. Donc, Jean-Luc Mélenchon ne pourra pas voter.

38:06
Invité

Par exemple.

38:09
Présentateur

Un mot peut-être, Carole, sur cette primaire socialiste.

38:14
Locuteur

Ça

38:14
Présentateur

vous emballe ?

38:17
Locuteur

Étant

38:18
Invité

donné la tenue du dernier débat qu'il y a eu sur BFM dimanche dernier et qui était assez consternant, oui, je comprends que les gens s'y intéressent assez moyennement parce qu'ils ont...

38:34
Locuteur

Oui,

38:34
Présentateur

on verra qui sortira, point.

38:36
Invité

Non, mais enfin, ils se sont tous empoignés. Bon, c'est le fait d'une primaire, mais il y avait une militante absolument désolée qui disait, mais enfin, vous donnez un spectacle épouvantable. C

38:51
Locuteur

'est vrai comme ça.

38:52
Invité

Mais peut-être que les primaires, ce n

38:54
Locuteur

'est

38:54
Invité

pas un bon système parce que c'est forcément une compétition. Et une compétition, ça peut aussi finir en guerre. donc

39:03
Locuteur

c

39:05
Invité

'est un grand classique.

39:06
Locuteur

C

39:06
Invité

'est le problème. Les critiques qui sont faites aux concurrents, ensuite sont reprises par la droite quand c'est une primaire de gauche ou vice

39:15
Locuteur

-versa

39:16
Invité

pour s'en servir comme d'un gourdin contre le candidat. C'est ça l'effet pervers de la chose. Même Hollande avait eu l'histoire de quand c'est flou, il y a un loup,

39:28
Locuteur

ça

39:28
Invité

lui est resté.

39:30
Locuteur non identifié

Alors

39:30
Locuteur

c

39:30
Invité

'est sa camarade Martine Aubry qui a dit ça. Et là le stagiaire de

39:34
Présentateur

Ségolène

39:36
Invité

Royal ça risque de rester. Oui

39:38
Locuteur

comme le

39:39
Présentateur

capitaine de pédalo sur Transport.

39:41
Locuteur

Non mais

39:41
Invité

ça c'était

39:41
Locuteur

pas dans une

39:42
Invité

primaire ça.

39:43
Présentateur

Non c'était pas dans une primaire vous avez raison mais c

39:45
Locuteur

'est

39:45
Présentateur

un peu resté.

39:46
Invité

Ah mais il

39:46
Locuteur

y a

39:46
Invité

des formules quand elles

39:47
Locuteur

sont bien choisies. Jean

39:48
Présentateur

-Luc Mélenchon qui avait surnommé comme ça François Hollande et ça lui a collé un petit peu. Tembi aussi.

39:54
Locuteur

Il a été élu.

39:56
Présentateur

Merci à tous. Merci à Flore Simon d'avoir préparé cette émission et merci à toute l'équipe technique. à très vite.

40:12
Locuteur non identifié

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