16ème Congrès du FN - Notre France d'Outre-Mer : Intervention d'Eric MINARDI
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« Il faut savoir qu'aux élections présidentielles, comme cela vient d'être dit, Marine a fait sur l'ensemble des régions d'Outre-mer plus de 24% au premier tour. »
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« Ce qui place l'Outre-mer à 3% au-dessus de la métropole. Il va falloir se bouger un peu mes amis. »
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« Mais aujourd'hui, en récupérant 500 000 km2 de plateaux continentaux, la France est devenue la première puissance maritime mondiale. »
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« Et très souvent, ils sont utilisés un petit peu comme des poubelles, ce qui, dans le temps, devrait, disons, je pense, être revu. »
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« Cet or bleu, qui est une richesse inestimable, tant les océans, à ce jour, regorgent de ressources diverses, c'est l'avenir de la France. »
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« Chacune de nos régions est unique et différente. »
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« Mais nous retrouvons malheureusement quasiment partout les mêmes problématiques, qui sont insécurité, chômage, précarité, drogue. »
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« C'est-à-dire que, un petit peu comme si un produit qui partait de Paris, arriverait en Bretagne ou ailleurs, et que ce produit soit taxé. »
- 9:04PrésentateurPromesse
« une forte croissance démographique alimentée par une immigration clandestine non maîtrisée, très difficile à gérer par manque de volonté politique de nos gouvernements successifs, une population composée de jeunes clandestins, souvent. »
- 10:10PrésentateurPromesse
« Les accords de pêche qui nous sont défavorables, surtout sur Saint-Pierre-et-Miquelon, cette industrie de la pêche a permis pendant des décennies à Saint-Pierre-et-Miquelon d'exporter sa production et de vivre de cette industrie de la pêche. »
- 10:30PrésentateurPromesse
« Il faut absolument revoir nos accords de pêche avec le Canada et l'Union Européenne et réaliser un audit complet sur les moyens de la pêche. »
- 10:45PrésentateurPromesse
« Pour les Antilles, Guadeloupe et Martinique, la communauté européenne a mis en place des quotas qui pénalisent fortement la banane, la canne à sucre, le rhum antillais au profit des bananes dites dollars. »
- 11:01PrésentateurPromesse
« La Guyane, aujourd'hui, subit malheureusement du Brésil et du Suriname une immigration avec des orpailleurs qui polluent durablement les fleuves et les rivières dans lesquelles ils travaillent. »
- 11:48PrésentateurChiffre
« Le dernier en date, Irma, a quasiment détruit l'île de Saint-Martin avec des vents dépassés en 300 km heure. Les anénomètres ont cassé à 398 km heure. »
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« Ils ont mis des bateaux à disposition de la population avec un hôpital. Ils ont mis l'armée pour protéger les biens et les personnes. »
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« La Polynésie française a permis à la France, par ses essais nucléaires, d'être indépendante énergétiquement. Il faut le savoir. »
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Je vais laisser la parole pour commencer à Éric Minardi qui va nous faire le point de la situation sur les performances de Marine Le Pen Outre-mer. Bonjour à tous, il y a Orana et Maéva qui veut dire bienvenue en Tahitien. Je m'appelle Éric Minardi et je suis le représentant du Front National en Polynésie française. Marine Le Pen m'a fait l'honneur de parler à cette tribune des diverses spécificités des régions de l'Outre-mer. Il faut savoir qu'aux élections présidentielles, comme cela vient d'être dit, Marine a fait sur l'ensemble des régions d'Outre-mer plus de 24% au premier tour. Ce qui place l'Outre-mer à 3% au-dessus de la métropole. Il va falloir se bouger un peu mes amis.
Mais il faut dire aussi que Marine et Louis Alliot n'hésitent pas à faire tous ces kilomètres pour venir nous rencontrer en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie et dans tous les autres territoires d'Outre-mer. Il faut savoir que la Calédonie et la Polynésie, c'est 22 heures d'avion, 12 heures de décalage horaire. Et croyez-moi que le jet lag, lorsque vous arrivez, surtout dans le sens Nouvelle-Calédonie ou Polynésie-Paris, est très difficile. Il nous faut quand même plusieurs jours pour nous remettre de ce décalage horaire. C'est pour ça que je vous demande un peu d'indulgence. Et si je m'endormais à ce pupitre, n'hésitez pas à me réveiller.
Pour beaucoup de nos compatriotes métropolitains qui ne connaissent pas ces régions ultramarines, Notre-mer, c'est du soleil, des plages, des cocotiers, ce qui est en partie vrai. Sauf que c'est aussi des villes, des embouteillages, des enfants à amener à l'école. C'est du travail et parfois même jusqu'à 10 heures par jour. Et la plage, souvent, pour ceux qui sont autour et qui travaillent dans nos régions, Notre-mer, on ne la connaît pas trop, malgré tout. Mais bon, c'est aussi Saint-Pierre-et-Miquelon, car il ne faut pas oublier que ce ne sont pas que des cocotiers. Et je ne vous conseille pas, dans l'époque actuelle, d'arriver à Saint-Pierre-et-Miquelon en savate et short.
Vous risqueriez de retrouver, disons, vos pieds gelés. Notre-mer, c'est avant tout la présence de la France sur l'ensemble des océans de cette planète. Jusqu'à présent, la France était deuxième puissance maritime derrière les Etats-Unis. Mais aujourd'hui, en récupérant 500 000 km2 de plateaux continentaux, la France est devenue la première puissance maritime mondiale. Il faut le savoir. Rien qu'en Polynie française, la France possède plus de 5 millions de km2 d'océans. Et sur ces cinq archipels, il faut savoir que les cinq archipels représentent à peu près l'ensemble de l'Europe, la super-archificité de l'Europe.
Ce qui veut dire que lorsque vous êtes au Tomutu, vous êtes à Bucarest, et lorsque vous êtes à Tahiti, vous êtes à Lisbonne. En gros, vous voyez les déplacements que nous devons faire lorsque nous sommes en campagne électorale. Les avions, les déplacements sont très difficiles. Et c'est pour cela, parfois, que je remercie particulièrement la Fédération Marine Le Pen, Louis Alliot, de nous donner leur aide. Car lorsqu'ils viennent nous voir ou lorsqu'ils sont présents en Polynésie, en Calédonie ou ailleurs, nos adhérents, nos sympathisants. Et sachez quand même que 80% des adhérents et des sympathisants sont des locaux.
Les popas en Polynésie, puisqu'on nous appelle les popas, ou les oreilles vôtres, malheureusement, votent plutôt à gauche, ou votent plutôt à LR, plutôt que de voter pour nous. Mais les Polynésiens, par exemple, puisque c'est une fédération que je dirige, croyez-moi, votent pour Marine Le Pen et adorent Marine Le Pen. En plus, nous sommes en plus, disons, dans un territoire matriarcal. Et croyez-moi que les femmes ont une importance en Polynésie qui fait que Marine est vraiment adulée. D'ailleurs, je vous signale que, parmi nos fédérations, nous avons quand même, disons, une représentation féminine. Et c'est bien d'avoir une si belle représentation féminine dans les régions.
Malheureusement, ces océans que nous possédons manquent, faute de moyens, de surveillance. Et très souvent, ils sont utilisés un petit peu comme des poubelles, ce qui, dans le temps, devrait, disons, je pense, être revu. Et j'espère que Marine sera un jour présidente et nous permettra de surveiller avec des drones ou avec, donc, une présence maritime puissante, tous ces océans. Car nous sommes pillés régulièrement, surtout dans nos zones de pêche, par des pays étrangers. Et cela est inadmissible. Cet or bleu, qui est une richesse inestimable, tant les océans, à ce jour, regorgent de ressources diverses, c'est l'avenir de la France.
C'est aussi des ressources énergétiques, pêche aussi, biomasse, nanotechnologie, géothermie, qui, dans ces océans, sont immenses. Et nous pourrions, donc, dans les années à venir, retrouver dans ces océans des ressources financières très importantes qui permettraient peut-être à la France d'assurer sa puissance au sein de notre planète. Chacune de nos régions est unique et différente. Mais nous retrouvons malheureusement quasiment partout les mêmes problématiques, qui sont insécurité, chômage, précarité, drogue. Pratiquement dans tous les territoires, nos compatriotes subissent cette insécurité récurrente.
La précarité, le chômage de masse et le malaise social, qui en résultent, est démoralisant pour certains. De plus, la vie est chère. Dans ces régions d'outre-mer, l'octroi de mer, pour ceux qui connaissent, c'est une charge inacceptable, c'est une taxe à l'arrivée des marchandises qui contribuent largement à la vie chère. C'est-à-dire que, un petit peu comme si un produit qui partait de Paris, arriverait en Bretagne ou ailleurs, et que ce produit soit taxé. Ce qui fait que, dans certains départements comme la Réunion, par exemple, ou d'autres, des produits, ou la Martinique, des produits qui partent de Dunkerque, du Havre ou d'ailleurs, arrivent dans ces régions et sont surtaxés.
Ce qui, bien entendu, n'arrange pas la vie des métropolitains et des Français qui vivent dans ces pays, dans ces régions. Dans nos régions, un exemple, par exemple, les avions. Lorsque vous voulez vous déplacer, vous vous déplacez en avion. Et pour des familles nombreuses, ou des familles qui sont sans beaucoup de ressources, c'est cette continuité territoriale, qui souvent, disons, est disparate, vers la métropole, est primordiale pour nos compatriotes, qui, par exemple, pour nos étudiants. Nos étudiants, souvent, doivent faire leurs études en métropole. Et ne peuvent pas revenir chez eux.
Car lorsqu'ils ont une famille qui est modeste, les billets d'avion sont tellement chers, qu'ils ne peuvent pas revenir pendant parfois deux, trois ans. Et lorsque vous vivez dans nos régions, qui sont des régions avec un caractère particulier, où il y a une chaleur humaine, où il y a une solidarité, où il y a souvent, bon, la religion, il fait pour beaucoup aussi. Les communautés sont assez solidaires. Nos étudiants arrivent en métropole et rencontrent des difficultés de logement, des difficultés pour s'intégrer, qui sont particulièrement défavorables.
C'est pour cela qu'il nous faudrait, disons, assurer une continuité territoriale qui permette à nos étudiants, surtout, et aux familles qui veulent les visiter, des billets d'avion beaucoup moins chers que ce qu'ils sont actuellement. Bien entendu, je ne peux en 10 minutes détailler chaque spécificité de nos régions d'outre-mer. Je laisse Réluo parler de la Nouvelle-Calédonie, et donc de Bianca Hénin aussi, qui est notre représentante de la Nouvelle-Calédonie, qui connaît bien, donc la Nouvelle-Calédonie pourrait y être venue plusieurs fois.
Mais à Mayotte, aux Antilles, en Guyane, par exemple, une forte croissance démographique alimentée par une immigration clandestine non maîtrisée, très difficile à gérer par manque de volonté politique de nos gouvernements successifs, une population composée de jeunes clandestins, souvent. Cette explosion démographique et cette situation est en total décalage, avec le choix de nos autorités. Comme dans toutes les autres régions, à forte immigration, les biens de nos compatriotes sont soumis à la tentation de ces délinquants.
Et malheureusement, avec une incapacité de notre police nationale, car l'explosion démographique récente et la faute corrélative de cette délinquance n'ont pas été anticipées par nos gouvernements successifs. Et nos îles sont en décalage total avec la métropole. Ces populations se sentent abandonnées, souvent, et jugent sévèrement les dirigeants de notre pays. Heureusement que dans une partie de ces régions, la relation entre la police et la population, et je vois en Polynésie, ou je le vois à La Réunion, ou je le vois, disons, dans d'autres régions, est emprunt encore de respect mutuel. Mais pour combien de temps encore ?
Pour Saint-Pierre-et-Miquelon et les Antilles, il y a aussi des problèmes économiques qu'il faut revoir. Les accords de pêche qui nous sont défavorables, surtout sur Saint-Pierre-et-Miquelon, cette industrie de la pêche a permis pendant des décennies à Saint-Pierre-et-Miquelon d'exporter sa production et de vivre de cette industrie de la pêche. Mais c'est aujourd'hui 400 à 500 emplois qui ont disparu de ces îles. Il faut absolument revoir nos accords de pêche avec le Canada et l'Union Européenne et réaliser un audit complet sur les moyens de la pêche. Et ceci vaut aussi pour les Antilles, donc Martinique et Guadeloupe.
Pour les Antilles, Guadeloupe et Martinique, la communauté européenne a mis en place des quotas qui pénalisent fortement la banane, la canne à sucre, le rhum antillais, au profit des bananes dites dollars. La Guyane, aujourd'hui, subit malheureusement du Brésil et du Suriname une immigration avec des orpailleurs qui polluent durablement les fleuves et les rivières dans lesquelles ils travaillent. L'étendu de ces régions est si vaste que nos militaires et nos gendarmes ne peuvent intervenir malheureusement efficacement et là, par contre, se font régulièrement agresser et tirer dessus sans que cela n'émeuve nos gouvernements de droite comme de gauche.
Saint-Martin et Saint-Barthélemy, ces îles paradisiaques ont pour économie essentiellement le tourisme, mais comme vous le savez, elles subissent, comme dans les autres départements d'ailleurs et régions d'outre-mer, des cyclones dévastateurs. Le dernier en date, Irma, a quasiment détruit l'île de Saint-Martin avec des vents dépassés en 300 km heure. Les anénomètres ont cassé à 398 km heure. Je ne sais pas si vous voyez, mais c'est la vitesse d'un avion, d'un ATR 42 par exemple.
Et lorsque vous voyez que l'île de Saint-Martin est partagée en deux, une partie hollandaise et une partie française, les Hollandais avaient bien anticipé le problème de ce cyclone, car ils savaient que c'était un monstre, c'était un ouragan de force qu'on avait rarement connu. Ils ont mis des bateaux à disposition de la population avec un hôpital. Ils ont mis l'armée pour protéger les biens et les personnes.
Nous, nous avons eu malheureusement une administration qui s'est sauvée en Guadeloupe et en Martinique et qui a abandonné la population aux pillards et qui a abandonné la population malheureusement à une insécurité avec 100 eaux, sans moyens de se faire soigner avec des morts, avec des blessés. Voilà ce que nous avons subi à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Saint-Barthélemy est une île qui a été un peu plus protégée car ce sont des habitations qui sont beaucoup plus solides et construites en dur. Enfin, la Polynésie française. La Polynésie française a permis à la France, par ses essais nucléaires, d'être indépendante énergétiquement. Il faut le savoir.
Mais je vous le dis sans détour, la population n'est pas sortie indemne de ces retombées nucléaires. Et nous avons en Polynésie des maladies radio-induites et ces maladies, malheureusement, ne sont pas toujours prises en compte par la Terre française. Donc je souhaiterais que nous en parlions et que nos Polynésiens, qui sont souvent atteints de problèmes de thyroïde, ou même certains enfants, malheureusement, dans certains hôpitaux de Paris, quand vous avez 10 enfants malades d'une certaine maladie et que vous avez 8 enfants Polynésiens, il y a des questions qui doivent se poser. La plupart des malades sont pris en charge par la CPS, la Caisse de préviensance sociale de Polynésie.
Et ce sont les cotisants qui prennent en charge ces maladies radio-induites. Donc pour leurs accompagnateurs, pour les familles, il serait bon qu'un jour, l'État français se pose vraiment sur ce problème. Je n'ai pas donc de tenir plus longtemps, je vous avoue que je ne suis pas un orateur, ce n'est pas, disons, mon domaine de prédilection. Et pour finir, la France est notre mère patrie, à tous. A ce titre, on ne doit pas oublier ses enfants et l'outre-mer en fait partie. Pendant les dernières guerres, beaucoup de nos compatriotes d'outre-mer n'ont pas hésité à s'engager pour venir combattre afin de libérer notre pays.
Et je ne peux m'empêcher de penser aux valeureux soldats des bataillons du Pacifique qui se sont illustrés particulièrement en Afrique du Nord. Savez-vous que les services de renseignement à l'époque utilisaient le Tahitien pour communiquer leurs codes afin de brouiller les fréquences des ennemis ? Merci, mes chers amis, pour votre écoute et votre indulgence. Maroulou est à tout. Merci, mes chers amis.