Budget 2026 : "Nous sommes arrivés à une copie que tout le monde disait impossible"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Agnès Panir unechée, bonjour Agribec et merci d'être avec nous ce matin. On va revenir sur les prochaines étapes à l'assemblée concernant évidemment les questions budgétaires, le vote de mardi, l'avancée aussi du compromis tant espéré par Sébastien Lecnu, la suspension de la réforme des retraites aussi on parlera aussi énergie. Je rappelle que vous vous en avez eu la charge pendant un certain temps au sein du gouvernement.
Mais d'abord ce long message nocturne de Sébastien Lecornu publié vers 3h30 du matin. Il se félicite sur le réseau social X que le budget de la SQ soit le meilleur budget possible. En clair, c'est quoi ?
C'est c'est le meilleur faute de mieux. Écoutez, nous sommes arrivés à une copie ce que tout le monde nous disait impossible et effectivement le premier ministre avait s'était engagé à ne pas utiliser le 493 et sans 493 nous arrivons à une copie qui est pas la meilleure. Moi je j'ai une grande frustration, c'est que à chaque fois que le bloc central qui a pris ses responsabilités à proposer des économie, il n'a pas réussi à les faire voter.
En revanche, c'est un texte qui peut donner un projet loi de finance ou une loi de finance de sécurité sociale aux Françaises et aux Français. Et aujourd'hui, nous avons besoin d'une loi de finance de sécurité sociale. Peu, vous ne dites pas doigt.
Le vote solennel aura lieu mardi et nous en responsabilité, nous soutiendrons ce budget. H chacun peut maintenant justement endosser ce texte. C'est aussi ce qu'écrit Sébastien Lecnu.
Est-ce que vous avez pas l'impression que vu tout ce qu'il y a dedans, tout ce qu'il n'y a pas, vous le disiez vous-même, c'est plutôt personne ne voudra l'ossé. Vous savez, ceux qui ne soutiendront pas un budget devront en répondre devant les Françaises et les Français. Aujourd'hui, ce qu'attendent les entreprises, ce qu'attendent les ménages, c'est d'avoir de la visibilité et de la stabilité.
Et ça, c'est un coût très élevé de ne pas avoir de stabilité, de ne pas donner de la visibilité. Aujourd'hui, les entreprises ont arrêté de recruter, elles ont arrêté d'investir. Les ménages ont stoppé leur projet, il ne consomme plus vraiment.
Donc on fait contre mauvaise fortune bonur quoi. Pour reprendre cette expression compromis. Donc on fait des compromis en responsabilité.
On aurait je pense pu aller plus loin. On aurait pu affronter la question des dépenses structurelles. On aurait pu chercher à avoir un budget plus ambitieux mais la copie est correcte.
Hm. Et le débat qui s'est fait des Républicains jusqu'au Parti socialiste est un débat qui s'est fait en responsabilité, qui est d'ailleurs beaucoup plus digne que l'image que peuvent en avoir les Français à l'extérieur. Parce que c'est vrai que le Rassemblement national et les filles se sont employés à brouiller les pistes, que ils ont pu voter des choses totalement absurdes à certains moments ces ces dernières semaines, mais l'un dans l'autre, on a pu corriger cette copie.
On est arrivé à un texte qui est pas enthousiasment mais qui est un une loi de finance de sécurité sociale qui est digne pour les françaises et les français. Agnies Panier Runaché, on va revenir avec vous sur ce qui s'est passé ces dernières heures à l'Assemblée nationale. Vous y étiez euh hier soir dans cet hémicycle et euh a été voté donc cette suspension de la réforme des retraites.
C'est la mesure phare du budget de la sécurité sociale et on sait que c'est au cœur du pact avec les socialistes. Est-ce que vous savez nous dire ce matin comment est-ce que cette suspension de la réforme des retraites va être financée concrètement ? Alors, je vais être très clair.
Cette suspension de la réforme des retraites qui est en fait un décalage de la mesure d'âge d'une année, c'est 300 millions d'euros l'année prochaine. 300 millions d'euros. Donc quand dans le même temps aucun groupe politique ne soutient euh l'année blanche et que je je rappelle que l'année blanche, le groupe Ensemble pour la République, mon groupe était prêt à en discuter les modalités, était prêt à dire "On comprend tout à fait que pour le RSA, il faut indexer le RSA." On rappelle à blanche, c'est en clair, on revalorise pas les prestations.
Exactement. les prestations sociales et les retraites et les retraites. Donc c'est euh et euh prestation sociale, ça va euh de la location adulte handicapée en passant par euh euh des mesures familiales en passant donc c'est vraiment toutes les prestations qui euh sont versées euh aux français et bien euh tous les autres groupes politiques ont balayé cette discussion, c'est 3,6 milliards d'euros.
Donc ceux qui nous disent aujourd'hui que euh le financement des retraites est un problème, 300 millions d'euros l'année prochaine alors qu'ils ont balayé des mesures qui étaient 10 fois plus coûteuses pour le budget de la sécurité sociale sont des hypocrites. On vous sent pas très à l'aise matin quand même sur cette suspension de la réforme des retraites. C'était la grande réforme structurelle du de ce je dire je suis parfaitement à l'aise parce que ce qui comptait pour nous, c'est-à-dire qu'on aille à 64 ans et qu'on aille jusqu'au bout de cette réforme et je dis pas que c'est la meilleure réforme et je dis pas qu'elle résout tout.
Ce qui comptait pour nous est toujours là dans le texte. C'est un décalage d'une génération d'une année de la mise en œuvre de la mesure d'âge. Toutes les améliorations pour les femmes, toutes les améliorations pour les carrières hachées sont toujours aujourd'hui mises en œuvre.
Et je rappelle que pour plus d'un million et demi de pensionnés, de retraités, c'est une amélioration de leur pouvoir d'achat. Ça, nous l'avons préservé. Tout ce qui aujourd'hui est à la fois de la rigueur, c'est-à-dire que on pose la question difficile de comment on finance les retraites à un moment où les retraités arrivent de plus en plus nombreux à la retraite.
C'est une bonne nouvelle. Ça veut dire que ils vivent en bonne santé et ils sont ils vivent plus longtemps et que de l'autre côté notre démographie s'effondre. C'est un constat.
Donc cette mesure, cette suspension, [rires] elle va quand même à rebour des enjeux actuels et donc de ce que vous venez de dire de la situation démographique cette cette suspension, c'est pas une suspension, c'est un décalage sur une des mesures de la réforme des retraites. On en a fait beaucoup de on en a parlé très symboliquement et je le comprends parfaitement. Mais la réalité, c'est que nous nous avons tenu sur le fait que la question des retraites devra être adressé au moment de la présidentielle et que nous ne revenons pas en arrière sur une réforme très difficile.
Nous assumons la difficulté et nous avons avec mon groupe avec Gabriel Atal fait des propositions. C'est un bon sujet de présidentiel la réforme des retraites pour C'est surtout que il va falloir que les responsables politiques euh affrontent la question des retraites. Je rappelle que sur le ce qu'on appelle le dérapage de la dette euh financière de la dette publique française, c'est la moitié la moitié de ces 1000 milliards de dettes supplémentaires.
Et ce n'est pas parce que il y aurait des politiques qui auraient mal agi, c'est parce que nous vivons plus longtemps, ce qui est une bonne nouvelle, et c'est parce qu'il y a de plus en plus de retraités et de moins en moins de salariés pour financer les retraites. Et je veux juste rappeler une chose mais très rapidement parce que le régime par répartition, quand j'en parle sur le terrain, moi je suis élu du Pas de Calé à Aras, les gens me disent "Bah moi j'auraiis une retraite, je paye mes cotisations sociales." C'est un peu plus compliqué que ça.
Mais c'est pas ça les salariés d'aujourd'hui qui payent pour les retraités d'aujourd'hui. Et donc les salariés de demain exactement les salariés d'aujourd'hui qui seront retraités demain, qui payera leur retraite quand le régime est déséquilibré, ça veut dire que les salariés d'aujourd'hui n'auront pas de retraite demain. Juste une dernière question sur ce sujet de la réforme des retraites. disiez voilà, faudra la trancher, faudra trancher ce sujet sans doute au moment de la présidentielle quand on voit voilà certains pays qui parlent d'intelligence artificielle, d'innovation, de d'électrification des usages ou que sais-je ou de défense, est-ce que c'est vous utilisiez le mot enthousiasment tout à l'heure, est-ce que c'est très enthousiasmant que potentiellement le débat de la présidentielle se cristallise autour de la réforme des retraites ?
Mais vous avez raison, il faut parler d'autres choses présidentiel. Alors, de manière plus large, moi il me semble que un des enjeux de la présidentielle, c'est notre modèle social. C'est comment collectivement nous repensons notre modèle social qui est un modèle extrêmement précieux.
Je pense à la maladie, je pense au chômage, je pense au financement de euh de cette assurance chômage, je pense pour protéger des accidents professionnels. Je pense à la dépendance puisque nous allons avoir un choc démographique. Comment on accompagne les personnes âgées tout au long de On a pas l'impression que ça fait partie complètement de la de la de la vie politique aujourd'hui ces sujets ?
Très honnêtement, ben nous l'avons pris en tout cas à Bralcor chez Renaissance et nous y travaillons. Et vous avez raison de de dire qu'il y a bien d'autres sujets aujourd'hui. Il y a des sujets de défense, il y a qu'est-ce que nous voulons faire de l'Europe ?
Moi, je pense que l'Europe aujourd'hui doit assumer son rôle de puissance économique et de puissance politique. Nous y avons travaillé ces h dernières années et nous devons continuer à porter cette vision contre le Rassemblement national qui voudrait affaiblir l'Europe et qui donc veut affaiblir la France. Mais en ce moment, à court, à moyen terme, on a l'impression que votre seul objectif politique, le seul enjeu pour ce gouvernement, pour cette assemblée nationale, c'est d'obtenir un budget.
Un budget, je dirais même quoi qu'il en coûte. Amélie de Monchalin a chiffré euh hier soir le déficit de la sécurité sociale euh qui euh s'élève à 22 euh plus de 22,5 milliards d'euros. C'est énorme.
Et comme vous l'avez dit, on revient sur toutes les mesures d'économie euh que ce texte contenait. Oui. Et je crois que euh dans la démarche euh qu'a mis en œuvre le Premier ministre de ne pas recourir au 493, et bien ça permet de voir où chaque groupe politique habite et les masques tombent.
Qu'est-ce que propose le Rassemblement national comme économie ? Rien. Qu'est-ce que proposent les Républicains comme économie ?
Pas grand-chose. Qu'est-ce que propose le Parti socialiste comme économie ? Rien.
Et encore, on peut donner Quitus aux Républicains et aux partis socialistes d'essayer de trouver des compromis en bonne intelligence, de travailler et de sortir des postures. Mais quand il s'agit du Rassemblement national et de les et les filles, il votent main dans la main des augmentations de taxes de 36 milliards d'euros. C'est ça la réalité.
Et le RN qui sur les plateaux de télévision sur les marchés disent défendre les Français et lutter contre l'augmentation des impôts vont augmenter et votent les augmentations d'impôts à hauteur de 34 milliards d'euros sur le projet de loi de finance. Donc les masques tombent. Est-ce que vous diriez qu'on est allé trop loin dans ce compromis en direction du Parti socialiste ?
On a entendu des voix à droite aussi du côté du bloc central dont vous faites partie disant "Attendez, on a été quand même négligé tout ça pour acheter entre guillemets les voies socialistes." En réalité, je crois qu'il faut nuancer cette ce compromis. On aurait tout lâché au Parti socialiste.
Qu'est-ce qu'on a lâché ? On a lâché 300 millions d'euros sur les retraites. J'aurais vraiment aimé que sur d'autres sujets, on ne lâche que 300 millions d'euros et pas 3 milliards d'euros.
Je l'ai dit sur par exemple la question de l'année blanche, on aurait pu discuter, je je trouve très curieux que euh des euh salariés payés au SMIC financent l'indexation de retraités payés deux fois plus cher queeux ou ou retraité pensionner deux fois plus queux. Mais bon, c'est le choix qui a été fait et nous avons été battus sur cette mesure là au vote. C'est une réalité.
Et s'agissant de l'augmentation de la fiscalité, pour le coup, nous arrivons à une situation neutre où mon groupe a pu baisser les impôts qui pesaient sur les revenus du travail et ça a été compensé par une augmentation des revenus du capital. Je crois que c'est acceptable. Vous restez avec nous années panier runaché.
On se retrouve juste après l'info en une minute. Il est 9h mo Voici Dian Ferchit. Un tirage au sort délicat pour les Bleus au mondial de football.
L'équipe de France se [musique] retrouve dans le groupe I avec notamment le Sénégal et la Norvège. Le 4e adversaire des Bleus sera connu en mars prochain pour le sélectionneur Didier Deschamp. [musique] C'est un des groupes les plus difficiles.
Le projet de budget de la sécurité sociale et les députés ont rétabli hier la suspension de [musique] la réforme des retraites. L'Assemblée nationale rejette également le gel des pensions de retraite et des minimats sociaux. La mesure avait été votée au Sénat. [musique] Le vote solennel par les députés.
Vote solennel du texte, ce sera mardi. Le conducteur de la voiture accidentée à [musique] Hal mercredi était le plus âgé des trois jeunes morts noyés, celui de 19 ans. Selon le procureur de la République, [musique] aucun d'entre eux n'était attaché.
Il roulait sous la pluie. Tout feu éteint, les pneus de la voiture [musique] étaient lisse. 83 milliards de dollars, c'est ce que compte débourser Netflix [musique] pour racheter l'essentiel de Warner Bross Company.
Une transaction qui permettrait au champion du streaming vidéo de renforcer encore son catalogue avec notamment les sagas Harry Potter et le Seigneur des Anneaux ou encore la série Game of Thrones. Netflix [musique] qui doit néanmoins obtenir l'aval des autorités de la concurrence. France info le 830 France info Adrien Bec Matir avec notre invité ce matin Agnè Panier Runach Runachet ancienne ministre députée Renaissance du Pas de Calais on évoquait avec vous les derniers rebondissements dans l'hémicycle sur le budget de la sécurité sociale.
Un vote crucial, on l'a dit prévu mardi, un vote solennel. Celui dont on a beaucoup entendu parler cette semaine et qui s'est fait entendre sur ce budget, c'est Édouard Philippe, votre ancien premier ministre. Il a appelé ses députés Horizon à s'abstenir ou même voir à voter contre ce texte.
Alors, ça a passablement agacé le Premier ministre he qui s'en est pris aux petites manigances partisanes dans l'hémicycle. Écoutez ce qu'en pense quelqu'un que vous connaissez bien, Xavier Bertrand, patron de la région Haut-Fance. Il était sur ce plateau mercredi, qu'il arrête de régler ses comptes avec Emmanuel Macron.
Une sorte de de vengeance personnelle qui n'a pas sa place au moment où notre pays est dans des vraies difficultés. C'est le même Édouard Philippe qui nous disait voilà quelques temps quoi qu'il arrive, il faut un budget. Il a demandé le départ anticipé du président de la République et le moins qu'on puisse dire c'est que ça a été très très mal reçu par les Français.
Alors il essaie à nouveau d'accélérer le calendrier. Est-ce que ça vous choque ces prises de position d'Edouard Philippe à Nespan Runaché ? Ah complètement.
Je je trouve que ces prises de position sont totalement décalées avec l'esprit de responsabilité qu'on est en droit d'attendre aujourd'hui de responsables politiques qui prétendent être candidat à la présidentielle. Je ne comprends plus Édouard Philippe et j'ai toujours bien travaillé avec lui. J'ai été ministre de son gouvernement mais sincèrement je ne le comprends plus.
C'est quoi ? C'est de la filité. Quand j'écoute les députés Horizon, je ne suis pas certaine que je sois seule à ne plus le comprendre.
Vous voulez à vos yeux ? Je ne sais pas l'expliquer. Je pense qu'il faut lui demander.
Je pense que en tout cas cette position n'est pas conforme à ce qui me semble être aujourd'hui l'intérêt de la France. On l'a tous dit. On est tous les responsables politiques entre les Républicains et le Parti socialiste.
Et encore une fois, je le redis, le Parti socialiste, ce sont des opposants politiques. Les républicains sont des opposants politiques mais tous on est d'accord pour reconnaître que on est dans un moment politique où il faut de la stabilité et permettre aux entreprises et aux ménages de voir où ils vont, de pouvoir faire des choix éclairés sur les dépenses qu'ils vont faire, sur les recrutements qu'ils vont faire, sur les investissements qu'ils vont faire. Alors justement, donc il faut mettre un peu notre mouchoir sur notre orgueil et il faut avancer.
On a compris votre message sur ce sujet-là. On voulait aussi évoquer avec vous au titre de vos anciennes fonctions. Euh vous avez occupé le fonction de ministre de l'écologie, de l'énergie notamment, industrie aussi euh transition énergétique avec des questions autour du sujet du prix de l'électricité.
Matignon a demandé à à Ber de travailler sur des scénarios pour faire baisser ses prix. C'est c'est pas complètement clair à ce stade la manière dont cela pourrait être fait. Est-ce que c'est une question de fiscalité ?
Enfin à vos yeux, comment ça peut fonctionner ? comment on peut faire baisser les prix et est-ce que ça va réellement arriver selon vous ? Alors, d'abord, je veux rappeler une chose, c'est que les gouvernements précédents ont baisser les prix de l'électricité.
C'est-à-dire que nous avons connu une crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. Les prix se sont envolé du fait de ce choc énergétique, hein. Nous, l'Europe était notamment très dépendante du gaz russe.
On a ensuite enchaîné les difficultés avec des problèmes de production de notre parc nucléaire, ce qui fait qu'on manquait d'énergie au moment où on en avait besoin. Tout ça s'est emballé. Nous avons déployé un bouclier énergétique pour protéger autant que possible les Français, mais derrière les prix ont baissé.
H la le tarif réglementé a baissé euh l'année dernière de 15 %. Ce que vous êtes en train de dire, c'est que c'est pas indispensable de les baisser. Non, c'est pas ce que je dis.
Ce que je dis c'est que les politiques que nous avons mené ont permis de commencer à revenir à à revenir sur cette augmentation des prix de l'énergie que le prix de l'électricité a baissé de 15 % en 2024 en 2025 pardon et que on sait que grosso modo l'année prochaine ils n'augmenteront pas ce qui est une bonne nouvelle grosso modo hein. Pourquoi ? Pourquoi ?
Parce que et moi j'ai été euh au cœur de cette presque plus de temps, comment on peut essayer de les baisser encore ? On produit plus d'électricité, on en consomme moins. C'est ça qui explique aujourd'hui qu'on a pu baisser les prix de l'électricité.
Deuxième chose, on taxe moins l'électricité que le gaz naturel que l'on apporte du reste du monde. Donc il faut équilibrer. Troisème chose, exactement.
Donc on baisse ce qu'on appelle les axis qui est une taxe sur l'électricité que l'on peut éventuellement équilibrer par un légère augmentation sur le gaz naturel. Ça c'est une bonne mesure. Et troisème chose, on fait un plan d'électrification.
Pourquoi ça fait baisser la facture d'énergie ? Parce que quand vous remplacez une chaudière fossile par une chaudière qui fonctionne à l'électricité, en gros une pompe à chaleur, et bien vous avez beaucoup plus d'efficacité votre facture baisse. C'est de la physique, un moteur thermique consomme plus d'énergie qu'un moteur électrique.
Donc l'idée du thermostat n'était pas absurde finalement, celle qui a été abandonnée, le thermostat là pour toutes les L'idée du thermostat n'est pas absurde. Tout à fait. C'est une idée qui théoriquement euh est rentable à très court terme.
C'est pour ça que je suis très étonnée. Alors euh moi je travaille justement avec le secteur pour comprendre pourquoi il il voit des difficultés dans la mise en œuvre. Je suis prête à l'entendre mais la réalité c'est qu'un thermostat permet en règle générale de baisser la facture de 5 à 10 %.
Donc faut s économisé rapidement. Merci pour ces explications claires donc sur le prix de l'électricité.
Agnès Pannier-Runacher