Françoise Degois : "Retailleau est de plus en plus isolé, il va jeter l'éponge !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour [musique] Françoise Degouis, bonjour Jacques Cardau. Bienvenue la bienvenue dans le studio de Sud Radio. Drôle d'époque avec vous ce matin et un mini séisme, il faut bien le dire, le ralliment de Laurent Voquet à Édouard Philippe.
Oui. Alors Jacques, ça n'est pas un ralliment francofanco, hein. Il trouve Édouard Philippe apte à redresser la France.
Donc c'est pas franco franco mais ça y ressemble fortement. Le coup est rude pour Bruno Retaillot, de plus en plus isolé. On se demande d'ailleurs, on commence à compter les jours du moment où il va jeter l'éponge l'ancien ministre de l'intérieur.
On peut y voir une vengeance ? Certe, c'est vrai. Voquier, on s'en souvient, avait été humilié par Retaillot lors du vote pour la présidence des républicains avec un score digne de Chaoeskou 74 % pour l'ancien ministre de l'intérieur.
Mais l'explication n'est pas suffisante. Si Bruno Retaillot était à 20 % dans les sondages, et bien il ne parlerait évidemment pas comme ça. Laurent Voquier ressortent alors ces déclarations en mai 2025 où il disait à Sonia Mabrook, "Philippe, jamais les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, ça on le sait.
Et puis la force va à la force et après Mode Brégeon, on sent bien que beaucoup ne veulent pas traîner pour voler au secours de ce qu'il croit être la victoire." C'est un point important en tous les cas pour Édouard Philippe. Oui, on sent quand même que l'ancien premier ministre accélère. lui qui a théorisé pendant des mois un moment de cristallisation très tardif, c'est-à-dire à la fin de l'année, il rechignait à avancer, à se dévoiler et bien il avance plus vite que prévu.
Pourquoi ? Parce que l'entrée en campagne d'abord et en fanfare de Jean-Luc Mélenchon n'est pas pour rien dans cette accélération car le leader de LFI pointe désormais systématiquement sondage après sondage à la place du 3e homme. Et ça quand vous êtes le 3e homme à un an d'une présidentielle et bien vous pouvez facilement devenir le deuxème homme.
C'est ce que se dit Édouard Philippe. Mais il faut aussi décrocher Gabriel Atal qui s'accroche et se démultiplie. Dernier point.
Pourquoi fait-il ça ? Et bien parce qu'il faut planter son drapeau pour barrer l'entrée du chapitau du grand cirque présidentiel aux deux candidats qu'Emmanuel Macron voudrait pousser à l'automne, Sébastien Lecornu et Jean Castex. La Voquier tombe donc à point nommé pour Édouard Philippe.
Et ce soutien concerne aussi la gauche. Oui. Alors, vous savez, ce sont des signaux faibles mais c'est notre devoir de les décrypter en réalité hein.
Sinon, c'est pas la peine d'enfoncer des portes ouvertes. Il y a deux pôles d'attraction qui commencent à émerger. À gauche Jean-Luc Mélenchon et à droite Édouard Philippe.
Si la gauche ne parvient pas à se mettre d'accord sur un candidat unique hors LFI, on pourrait assister à un comportement d'électeur stratège qui voudrait voter utile pour le leader de LFI. Et on voit bien les verts qui se décomposent avec ces 13 députés hier qui veulent désormais ouvrir les discussions avec Jean-Luc Mélenchon et sortir du tête à tête avec le PS. Donc ça premier réflexe de vote, vote utile vers Jean-Luc Mélenchon et puis un vote utile pour une partie de l'électorat social-démocrate qui refuse le second tour Mélenchon le Le Pen ou Bardella et se porterait directement sur le candidat du bloc central si Jean-Luc Mélenchon devient trop menaçant et croque un Raphaël Gluxman par exemple au fil de la campagne.
Tout est lié Jacques. C'est incroyable. Et les militants socialistes qui vont devoir se prononcer sur une primaire très large et populaire ou bien juste réduite aux AKA, et bien devront regarder cela aussi.
Attention à ces pôles d'attractivité qui émergent et avec l'idée que entre ces pôles d'attractivité Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe et Jordan Bardella et bien il risque de ne plus rien rester au milieu. Drôle d'époque avec Françoise Degou chronique que vous retrouvez en podcast sur le site sudadio.fr et bien sûr sur la chaîne YouTube.
Et de la gauche, il en sera également question avec vous Jean-François Akili. Bonjour. Bonjour Jacques Cardose.
Qui est votre invité ce matin ? Nous avons Karim Bouamran, candidat à l'élection présidentielle, le maire socialiste de Saint-tointien d'Ar. Quel seront les deux trois grands thème ?
Bon, les deux trois grands thèmes, la canicule euh aussi l'autorité parentale, nous verrons ça avec lui. Et évidemment 2027 va-t-il en passer par la primaire ? On va voir ça tout à l'heure. 8h15, rendez-vous avec vous Jean-François Akili.
Vous retrouverez également de 9h à 10h bien entendu pour la vérité en France. Euh, il est 7h52 sur l'antenne de Sud Radio. Dans un instant, c'est le maillot réveil.
Vous êtes bien sur Sud Radio. On a plaisir à vous accompagner. Très belle journée à tous.
Bruno Retailleau