Jean-Philippe Tanguy : "Marine Le Pen a créé un lien avec les Français !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 42 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42OuverteÉludée
Une réaction à cette une de Valeur Actuelle qui sort mercredi ?
- 1:23OuverteRéponse partielle
Dites-nous ce que vous avez lu, ce que vous pouvez nous dire de cet article de Valeur Actuelle.
- 7:36OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un crime raciste ou islamophobe ? Que dites-vous ce soir ?
- 9:33RelanceRéponse partielle
Jean-Philippe Tanguy, il n'y a pas eu un retard à l'allumage quant à la réaction du ministre de l'Intérieur ?
- 13:39OuverteRéponse directe
Votre réaction ? Jean-Luc Mélenchon est-il sincère ? Ou comme certains ont pu le dire, c'est là aussi l'instrumentalisation ?
- 19:37OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes soulagé par rapport à ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« Tout le monde peut faire un bon candidat en démocratie. »
- 6:58Invité politiqueChiffre
« Il y a 80 milliards de luttes contre la fraude fiscale, ce n'est pas possible. »
- 8:09Invité politiqueFait
« Le lieu choisi, c'est quand même un lieu sacré, une mosquée. Donc il y a quand même des faisceaux d'indices malheureusement qui indiquent que la motivation, en tout cas sur le moment, était raciste ou animée d'une haine raciste. »
- 21:14Locuteur non identifiéChiffre
« Ça coûte 10 millions d'euros par jour le fonctionnement de nos prisons. Quasiment 4 milliards d'euros par an. »
- 24:02Invité politiqueFait
« Marine Le Pen s'était personnellement engagée dans ce combat. »
- 24:37Invité politiqueChiffre
« 23 centimes par litre en 2027 sur le carburant en plus. »
- 25:00Invité politiqueFait
« On nous annonce des réacteurs pour 2038, c'est trop long, c'est trop tard. »
- 27:41Invité politiqueFait
« C'était le programme de Marine Le Pen, qui s'appelait Marie Curie. »
- 27:40Invité politiqueFait
« Ce n'était pas un secret bien gardé, c'était le programme de Marine Le Pen, qui s'appelait Marie Curie. »
- 27:48Invité politiqueFait
« On peut effacer tout le renouvelable et baisser la facture. »
- 28:13Invité politiqueFait
« Je pense qu'on a forcé EDF à appliquer une politique qui n'était pas la bonne et qu'on les a forcées à moduler les réacteurs. »
- 28:35Invité politiqueFait
« Il y a vraiment un scandale d'État et il y a beaucoup d'argent qui a été gâché. »
- 36:39Invité politiqueFait
« Ce n'est pas un plan B, c'est-à-dire que ça, c'est les commentateurs et c'est une bonne guerre. »
- 39:38Invité politiqueFait
« Il y a quand même de grandes chances que Marine Le Pen ne puisse pas être candidate. »
- 40:02Invité politiqueFait
« Elle est présumée innocente et on ne va pas commencer à s'excuser d'être innocents. »
- 40:47Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, c'est une lionne, c'est une combattante. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy51 %
- Présentateur13 %
- Invité10 %
- Invité 28 %
- Invité 36 %
- Invité 46 %
- Locuteur non identifié3 %
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Soyez le bienvenu. Je voulais... Bonsoir à vous. Merci d'être là. Je voulais qu'on évoque ce que nous dit Valeur Actuelle. Valeur Actuelle fait sa une. C'est ce mercredi. – Ça commence fort ! – Regardez la une de Valeur Actuelle. Le candidat Hanouna. Valeur Actuelle pense savoir que Cyril Hanouna est candidat. Il y a beaucoup de choses. Ils se sont procurés un programme, visiblement ce qui serait un programme de Cyril Hanouna, programme certainement économique. On en parle dans un instant avec vous, Bruno Jeudy, puisque vous avez lu cet article dans Valeur Actuelle.
– Il y a des bonnes lectures.
– Juste, je vous soumets un peu ce qu'il dit, d'ailleurs, Cyril Hanouna, ce que traduit Valeur Actuelle qui sort mercredi. Il aime beaucoup Bruno Retailleau. Gérald Darmanin, pour lui, est le plus fiable. Laurent Wauquiez, le plus intelligent. Et Jordan Bardella, le plus drôle. Une réaction à cette une de Valeur Actuelle qui sort mercredi ?
– Bon, écoutez, je ne sais pas. Je ne sais pas toi qu'on vous réponde. M. Hanouna a le droit d'avoir ses ambitions. Il est le droit d'avoir ses idées, ses opinions. – Mais tout le monde peut faire un bon candidat en démocratie. – Tout le monde peut faire un bon candidat ? – Oui, oui, en démocratie, c'est le principe. Tout le monde a le droit d'être candidat. Il n'y a pas des candidats de droit divin. Il n'y a pas des classes sociales qui ont le droit de se présenter et pas d'autres. C'est d'ailleurs un peu la particularité, il faut bien dire, des derniers renouvellements de l'Assemblée nationale, grâce au Rassemblement national. Mais aussi, il faut reconnaître une partie des gauches.
C'est qu'il y a maintenant une diversité de profils, de métiers, d'âge, d'horizons bien différents de ce qu'on a connu dans ma jeunesse. Et tant mieux, la démocratie représentative, comme elle le dit, doit représenter la France le moins mal possible.
– Bruno Jeudy, Valeur Actuelle nous dit avoir mis la main au plan Hanouna 2027. Visiblement, il y a toute une série de mesures économiques, régaliennes. Dites-nous ce que vous avez lu, ce que vous pouvez nous dire de cet article de Valeur Actuelle.
– Bon, effectivement, je me suis plongé dans cette lecture. Je vous êtes un peu perplexe. Je n'avais pas imaginé qu'il y aurait un programme Hanouna à commenter un jour dans une carrière politique. Mais pourquoi pas, Jean-Philippe Tanguay a raison. Le clou dans la présidentielle, ça existe. Il y a eu Coluche avant, il y en a eu d'autres. – Alors, dans le détail, ça mélange un peu des propositions un peu à la Mélenchon et à la Le Pen. On a un salaire minimum, par exemple, à 2200 euros. Bon, je vous dis tout de suite, en face, il n'y a aucun financement. On ne sait pas du tout comment il fera. Le salaire brut deviendrait le salaire net dans son programme.
La fin de la TVA sur les produits de première nécessité. Plus de sécurité sociale pour les personnes physiques qui ont des revenus supérieurs à 2500 euros. Il veut créer un Guantanamo à la française. Il parle d'une immigration zéro.
– Un Guantanamo à la française ?
– Il veut construire un Guantanamo à la française. – Vous savez, c'était une idée qui… – À Saint-Pierre-et-Miquelon ? – Non, c'était plutôt une idée naguère d'Éric Ciotti. Immigration zéro, référendum tous les trois mois. Alors, il est allé souvent en Suisse, je ne sais pas. – La Suisse. – Mais il veut faire un référendum tous les trois mois. Et tout ça est un peu comme ça mélangé dans un… – Je crois que c'était tous les mois, en Suisse, le programme. – Tous les mois, tous les mois. – Oui, c'est ça, c'est tous les mois. – C'est ça, oui, c'est tous les mois. – Moi, j'ai dit tous les trois mois, je ne sais pas. – On nous pourrit les week-ends.
– Les Suisses, c'est plutôt d'ailleurs tous les trois mois que tous les mois. Donc voilà, tous les mois. – C'est mieux que tous les 30 ans. – En l'occurrence, c'est plutôt 15 ans le dernier, non ?
– Oui, oui, c'était une état par rapport aux trois. – 2015, 2015, 2015. – On va fêter les 20 ans du référendum. – Les 20 ans, vous avez raison.
– Donc voilà, ce programme, on a repéré 6-7 points de cette lecture un peu touffue. Ce qui ressort d'un programme, je vous dis, qui peut emprunter à la fois un peu à Jean-Luc Mélenchon sur certains aspects…
– Éric Ciotti aussi, vis-à-vis.
– Éric Ciotti, monsieur Hanouna n'a pas fait une conférence de presse et il ne s'est pas prononcé. Ce sont des bruits de cassée, de moquettes.
– Alors il a dit qu'il donnerait sa réponse demain, voire après-demain, quant à son éventuelle candidature.
– Cet article précéderait une conférence de presse de monsieur Hanouna. – Ah d'accord. – Je ne vous dis pas que tout ça, je le prends très au sérieux. Je vous dis ce qui prend le sort de la lecture d'un programme qui est formé comme celui de monsieur Hanouna. J'essaie d'être…
– J'essaie de comprendre que le salaire brut va être égal au salaire net. – C'est l'extérieur. – En soi, ce serait formidable parce qu'effectivement, il faut sans doute payer plus les salariés. Ça, c'est un point important. La seule chose derrière, c'est comment on finance les retraites, comment on finance…
– Ah non, puisqu'il n'y a plus de sécurité sociale au-dessus de 2500 euros.
– Oui, mais les retraites, les retraites, par exemple…
– Ah bah non, mais je pense qu'il n'y a plus de sécurité sociale. Les retraites, ça fait partie de la sécurité sociale.
– Non, il n'y a plus de retraite, c'est même la première dépense de la sécurité sociale.
– Ça fait partie des démagogues, si vous voulez, qu'on a régulièrement et qui errent dans les pré-campagnes électorales, je dirais. Alors, jusqu'à présent, ils avaient du mal à sauter le pas et à pouvoir aller jusqu'au bout. Moi, je crains que maintenant, notre période et notre époque soient tellement folles que des démagogues comme ça peuvent aller jusqu'au bout. On le voit d'ailleurs, on l'a vu récemment avec les États-Unis et M. Trump.
– Avec les chefs d'entreprise, si on regarde les sondages.
– C'est affligeant, je vais vous dire, c'est affligeant. Alors, comme le dit Bruno, il faut prendre ça avec des pincettes, parce que tout ça n'est pas confirmé encore. Mais il y en est capable, donc c'est n'importe quoi. Quand est-ce que la politique va reprendre ses droits ? Et pour reprendre ses droits, il faut qu'elle soit sérieuse. Mais ça, c'est aux hommes et aux femmes politiques aussi, d'être au rendez-vous, pour ne pas laisser le champ libre, je dirais, à des voix comme ça.
– Jean-Philippe Tanguy, on va clore le sujet, mais il y a une mesure où vous dites pourquoi pas, dans ce qu'il propose là ?
– Non mais moi, je n'ai pas lu, non mais, effectivement, augmenter les salaires, tout le monde le souhaite. Moi, je ne veux pas attaquer M. Hanouna en disant que ce n'est pas sérieux, ou que c'est un clown, ou que c'est un démagogue. Tout le monde peut se présenter. Vous savez, moi, je me souviens, Coluche a toujours laissé quelque chose derrière lui. Donc, moi, je ne suis pas en conflit d'intérêt à M. Hanouna, il ne m'a jamais invité à son émission, par exemple, donc je ne le connais pas. – Vous le regrettez ou pas ?
– Non mais je n'ai pas spécialement, vous voyez, de service à lui rendre, ou de devoir contenir ce que j'ai à dire, parce qu'il m'aurait invité et que je devrais lui rendre quelque chose. Donc, je ne le connais pas. Mais bon, il a le droit de présenter ses idées, visiblement, ça intéresse du monde, et puis on verra bien, à peine que pourra. Et comme le dit M. Tréhard, c'est aux hommes politiques qui ont un autre programme, en particulier Marine Le Pen, de montrer qu'on est capable de rassembler sur un projet. Mais voilà, moi, je ne qualifierais pas de clown, si je peux vous me permettre, parce que moi, je pense que ce n'est pas le sujet.
mais chacun a le droit de se présenter, de présenter ton programme, et puis les Françaises et les Français jugeront.
– On peut quand même dire que ce n'est pas un programme sérieux, quand il n'y a pas de 2500 euros. – Oui, mais le programme n'est pas la personne. – Oui, mais voilà. – Comme le 2500 euros, on n'a plus de sécurité sociale. – Je ne suis pas d'accord, ça je vous... – Je pense qu'on peut d'ores et déjà dire que si c'est une chose vérifiée, c'est absolument insupportable. – Et aucune chose sur la financement, c'est ce que vous disiez. – Rien sur la financement.
– Non, en fait, j'ai cru qu'on va que c'est sur la fraude, mais on ne veut pas financer autant de dépenses sur la fraude. J'ai eu le pouvoir, c'était sur la fraude. Par exemple, il y a 80 milliards de luttes contre la fraude fiscale, ce n'est pas possible, d'ailleurs les insoumis nous font le coup régulièrement, de récupérer 80 milliards sur la fraude fiscale. Par définition, vous avez commencé à lutter contre la fraude fiscale, qu'elle a changé de forme, donc vous pouvez aussi récupérer 5, 6, 8, 10 milliards, on peut récupérer un peu. Voilà, déjà 10, on en récupère, on sera content.
Après, en plus, il faut exécuter, récupérer la fraude fiscale, parce que souvent on annonce des chiffres qui sont celles qui sont identifiées et pas celles qui sont évidemment récupérées par l'administration de Bercy. Et malheureusement, s'il y avait un coffre magique, je pense que d'autres l'auraient déjà ouvert. Et bien piocher dedans, on en a bien besoin, j'ai écouté votre débat avant d'arriver.
Sur les 40 milliards d'euros à trouver. On va revenir avec vous sur le meurtre d'Abou Bakar, si c'est ce jeune fidèle dans une mosquée, vendredi matin. Le meurtrier présumé des faits, on l'a appris, a été arrêté en Italie hier soir, à Pistaïola, on est au nord de Florence, une dizaine de kilomètres, il avait revendiqué son crime dans une vidéo, on parle d'une cinquantaine de coups de couteau, vous le savez, assénés à la victime. Son avocat dit ne pas savoir s'il y avait une motivation raciste derrière cet acte, si son client recherchait à l'intérieur de cette mosquée un musulman. Est-ce que c'est un crime raciste ou islamophobe ? Que dites-vous ce soir ?
Les éléments qu'on nous avait donnés sur la vidéo de ce crime épouvantable qui aurait été diffusé avant heureusement d'avoir été intercepté...
En disant je l'ai fait, suivi un peu plus loin de... Absolument, il y avait des propos racistes.
Alors l'enquête dira si la préméditation était raciste au-delà des propos épouvantables et de l'acte ignoble qui a été commis. Le lieu choisi, c'est quand même un lieu sacré, une mosquée. Donc il y a quand même des faisceaux d'indices malheureusement qui indiquent que la motivation, en tout cas sur le moment, était raciste ou animée d'une haine raciste. Donc il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. Après, l'enquête remontrera tout ça. Mais je veux quand même réaffirmer la solidarité qu'on a pour sa famille. J'ai entendu son jeune frère s'exprimer, ses proches. Puis la communauté nationale qui est endeuillée. Parce qu'on parle de la communauté musulmane.
Évidemment, la communauté musulmane peut être endeuillée d'une manière différente.
Elle est très en colère aussi. On l'étendra dans un petit moment.
Elle est endeuillée. Et moi, je ne souhaite pas, si vous voulez, qu'on différencie les haines et les crimes selon l'origine présumée ou réelle des personnes. C'est la France qui meurtrit ici, comme elle est meurtrie quand des innocents sont sauvagement agressés, évidemment.
Alors, Bruno Retailleau s'est rendu sur place dans la commune de la Grande Combe dimanche, deux jours après les faits. Écoutez ce que disait à ce sujet ce matin sur notre antenne Xavier Bertrand.
Vous, ministre de l'Intérieur, vous y auriez été dès vendredi ? En tant que ministre des Cultes, oui. Le ministre de l'Intérieur est aussi ministre des Cultes. J'ai eu l'occasion de le dire à Bruno Retailleau. J'ai entendu ses explications hier. Je comprends qu'il ait besoin d'avoir un maximum d'éléments au titre de l'enquête. Mais le ministre de l'Intérieur est aussi ministre des Cultes. Et je suis intimement convaincu qu'il fallait y aller aussitôt.
Jean-Philippe Tanguy, il n'y a pas eu un retard à l'allumage quant à la réaction du ministre de l'Intérieur ?
Sincèrement, je trouve que ce n'est pas au niveau... Qui est ministre des Cultes ? Oui, mais il y a une personne qui est morte, qui a été sauvagement assassinée. Je ne vois pas l'intérêt de polémiquer sans savoir est-ce qu'il aurait dû être là quelques heures avant. Je ne comprends pas cette polémique. Je pense qu'à un moment, il y a le deuil. Moi, M. Retailleau, j'ai beaucoup de choses à lui reprocher sur sa politique, sur le fait, je pense, qu'il balade les Français sur beaucoup de sujets. Mais je ne comprends pas pourquoi on polémique sur ce genre de...
Parce qu'il a mis deux heures à se rendre, qui ne plus est pas dans la mosquée, dans la sous-préfecture. Et que, par exemple, avec le drame de Nantes, il a bousculé très vite son agenda pour y aller. Là, il a continué à honorer ses rendez-vous avant de se rendre dimanche.
Non, mais qu'une fois plus que la famille de la victime, que la communauté locale, que les Françaises et les Français en tirent des conclusions, c'est une chose. Mais je ne comprends pas pourquoi les hommes et les femmes politiques se cherchent des noises. Là-dessus, si vous voulez, il y a beaucoup de choses à dire. Pourquoi cette violence ? Pourquoi cet ensauvagement de la société ? Pourquoi ce besoin psychiatrique de mettre des vidéos de haine et de violence immédiatement sur les réseaux ? Il y a beaucoup de questions qui relèvent de l'organisation politique, de notre organisation sociale commune.
Je pense, voilà que, moi c'est mon sentiment, que les Françaises et les Français attendent d'autres débats que de savoir si M. Bertrand pense ceci ou cela sur la venue ou pas de M. Retailleau. Sincèrement, moi j'ai éprouvé un grand malaise dans un certain nombre de commentaires.
Il n'y a pas que vous aviez Bertrand, on va l'entendre, le recteur de la Grande Mosquée aussi de Paris, évidemment.
Oui, il faut arrêter sans doute d'instrumentaliser cette chose, ce crime absolument abominable, dont on ne connaît pas d'ailleurs les aboutissants. On a cru que c'était deux personnes de religion musulmane qui étaient en cause. Oui, on pensait au départ que c'était le final, ce n'est pas le cas. Et puis ensuite, il s'est révélé que, véritablement, il y a eu des insultes anti-musulmanes sur le pauvre garçon qui a été assassiné, largué de plusieurs dizaines de coups de couteau d'une manière absolument abominable. Je note que, sauf si on me dit l'inverse, le ministre de l'Intérieur a immédiatement dénoncé les faits dès qu'ils sont arrivés.
Ce crime abominable est survenu également dans un contexte religieux très particulier, puisque c'était les obsèques du pape François. Donc, le ministre des cultes, c'était aussi sa place qu'il soit à ses célébrations. Voilà, je crois qu'il faut surtout penser à la famille. Heureusement, la personne, l'assassin présumé, c'est la chose qu'il faut dire, l'assassin présumé a été arrêté. Il y a eu une parfaite collaboration avec l'administration italienne. Et il devrait, je pense qu'il n'a pas encore quitté l'Italie. Non, non, il est encore là-bas. Il est en IVE, il est encore là-bas. Mais il va être... Il va être extradé très facilement. Il va être extradé très facilement.
Il y aura un juste d'intriction et il n'y a pas de, justement, le parquet antiterroriste. Il n'y a pas de notion antiterroriste pour l'instant.
Moi, je suis complètement d'accord avec ce que vient de dire Roselyne Baselot. Il y a une instrumentalisation politique de cette histoire qui est tout à fait...
La polémique n'a pas lieu d'être.
Non, mais on peut toujours... Il y a une question, moi, qui sincèrement me laisse un peu pantois. C'est le fait que le parquet antiterroriste n'ait pas été saisi. Parce que si ça, ce n'est pas du terrorisme, je ne sais pas ce que c'est. Ça peut avoir des conséquences sur la peine. Parce que là, il risque l'auteur... Donc, il va être poursuivi pour meurtre avec préméditation, c'est-à-dire assassinat, à raison de la race et de la religion. Donc, ce qui aggrave quand même le cas. Mais... Donc, il va avoir la réclusion criminelle à la perpétuité. Mais est-ce que la peine de sûreté pourra être totale ? C'est-à-dire, est-ce qu'elle pourra aller jusqu'à 30 ans ? Ce qui est le cas en terrorisme.
Là, c'est une question que je trouve. Il a dit qu'il voulait... Il a déclaré qu'il voulait pratiquer d'autres assassinats. Voilà. Tout à fait.
Jean-Philippe Tanguy, on va écouter le ressenti de Shems Eddin Afis. C'est le recteur de la Grande Mosquée de Paris. Sur notre antenne, interrogé par Guillaume Daré.
Il y a aujourd'hui deux points et deux mesures. C'est clair. À chaque fois qu'il s'agit d'un musulman, je le dis très calmement, à chaque fois qu'il s'agit d'un musulman, il y a toujours un suspect. A vos yeux, un citoyen français de confession musulmane... Et un citoyen de seconde.
Et moins bien tité que les autres. C'est ça que vous dites ?
Absolument.
Vous comprenez ce qu'il dit quand il dit...
Non, je ne suis pas du tout d'accord avec les déclarations de M. Afis. Ce n'est pas la première fois. Moi, ce qui me choque dans le mœurs, une fois plus, une fois plus, il faut penser à la victime, à Boubacar Sissé, c'est que j'ai un grand malaise qu'une partie, comment dire, de gens qui veulent politiser cette affaire se jettent sur ce crime épouvantable comme la misère sur le monde pour expliquer des phénomènes qu'il dénonçait avant, qui n'ont pas lieu d'être. Je suis désolé, ce n'est pas vrai que nos compatriotes musulmans ne sont pas traités comme des Français à part entière.
Et vous vous dites qu'il n'y a pas d'islamophobie non plus en France ?
Ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas la même chose. L'État français reconnaît tous les citoyens, quelle que soit leur religion, quelle que soit leur origine présumée. Ce n'est pas vrai. La République est une et indivisible. Et comme l'a dit Mme Bachelot, les services de l'État ont mis en œuvre une politique pour arrêter le plus vite possible cette personne qui a fini par se rendre. Et à aucun moment, il est démontré par ce monsieur de la mosquée de Paris que les services de l'État n'auraient pas diligenté les enquêtes ou les moyens nécessaires pour l'arrêter, pour qu'il ne commette pas un autre fait, parce que la victime serait musulmane.
Ça, je suis désolé, c'est faux. Et ça met vraiment de l'huile sur le feu, sur une situation déjà de tension.
En disant ça, vous dites qu'il met de l'huile sur le feu ?
Bien sûr, parce qu'il fait croire aux Français de culte musulman, de confession, de culture, qu'ils ne seraient pas des Français comme les autres. C'est faux. Ça n'a jamais existé dans notre pays. Qu'après, il y ait des actes anti-musulmans, évidemment, oui. Qu'il y ait des actes antisémites, oui. Qu'il y ait des actes anti-chrétiens, oui. Qu'il y ait des actes aussi, d'ailleurs, contre les athées, parce qu'on n'en parle jamais d'eux, oui. Malheureusement, notre société est fracturée par la haine, est fracturée par des divisions, est fracturée par des préjugés. Et en ayant cette attitude immédiate, sans aucune preuve, sans aucun fondement, monsieur Afiz, comment dire, alimente ces tensions.
Et ce n'est pas la première fois, malheureusement, qu'un certain nombre de représentants de la mosquée de Paris, qui, je le rappelle, est quand même aussi une officine d'Alger, met de l'huile sur le feu et fait croire aux Français de confession musulmane ou aux étrangers de confession musulmane qui sont dans notre pays de manière légale, qu'ils ne seraient pas traités comme des Français comme les autres ou comme des étrangers comme les autres. C'est-à-dire qu'il n'y aurait pas de discrimination anti-musulmane. La France n'a jamais été une république discriminatoire, contrairement à d'autres nations, y compris dans le monde occidental, où ça n'a pas été toujours comme ça.
Donc, je ne comprends pas cette attitude. Ça ne se repose sur rien. Et on peut critiquer l'islam, on peut critiquer toutes les religions, et ce n'est pas être dans la haine des musulmans ou la haine de la religion. Et cette confusion permanente par un certain nombre de membres du clergé, quels qu'ils soient d'ailleurs, mais en l'occurrence du clergé musulman, que critiquer l'islam, critiquer une forme de radicalité ou des pratiques, même qui ne sont pas... On a le même droit d'ailleurs de critiquer des pratiques ou des croyances modérées, serait un acte anti-musulman. Eh bien, c'est une confusion qu'on ne doit pas accepter.
Parce qu'il n'y a pas de confusion à avoir entre la critique d'une religion qui est une opinion, qui est une croyance. Moi, je suis athée, je ne crois en rien. Et j'ai le droit de critiquer ce que je veux. Et les religieux ont le droit de critiquer l'athéisme, d'ailleurs, si ça leur plaît. Ça, c'est la France. Par contre, critiquer une religion, ce n'est pas discriminer un croyant ou une croyante, évidemment, et c'est encore moins avoir de la haine parce que quelqu'un croit en quelque chose.
Jean-Philippe Tanguy, la France Insoumise a organisé un rassemblement, c'était hier place de la République à Paris, rassemblement contre l'isme et l'homophobie. Et regardez cette image. C'est celle de Jean-Luc Mélenchon, ému aux larmes par le témoignage d'une femme de confession musulmane qui venait de lui dire qu'elle ressentait l'insécurité en France. Votre réaction ? Jean-Luc Mélenchon est-il sincère ? Ou comme certains ont pu le dire, c'est là aussi l'instrumentalisation ?
Écoute, M. Mélenchon, écoutez, pardon, excusez-moi, M. Mélenchon est avec sa conscience. Moi, je ne suis pas dans sa tête, je ne mis pas les cœurs et les reins. Ce que je sais, par contre, c'est cette manifestation. Et je le regrette, puisqu'il y a sans doute des gens sincères qui se sont rendus en solidarité avec M. Sissé, a été défiguré, une fois de plus, par des propos, soit disant antisionistes, qui sont en fait des propos antisémites, puisqu'il n'y avait aucune raison d'attaquer M.
Guedj sur son soutien, je ne sais quoi, or, je sais qu'il est lui-même de confession de culture juive, d'ailleurs, je ne sais pas, qu'il y a eu des propos complètement dingues d'un assistant parlementaire de Mme Soudé, députée, qui a carrément, et tout le monde peut entendre la vidéo, appelée à la création de milices, et disant, notamment aux français musulmans qui, soit disant, ils devaient s'armer contre je ne sais quelle menace, donc des propos totalement sédicieux. Et je me félicite d'ailleurs que le préfet de Paris, et je crois M. Rotaillot, en ait appelé à la justice pour que cette personne soit traduite devant les tribunaux. Ce n'est pas la première fois qu'il a recours à la violence.
Et j'en profite pour vous le dire, parce que c'est quelque chose de grave, et j'ai encore assisté ce week-end à une manifestation face à un de mes meetings très agressifs, avec des militants du Rassemblement National qui ont été frappés, dont une femme de plus de 50 ans qui a été frappée au visage, une mère de famille qui n'avait strictement rien fait, autre que de se balader dans la rue pour aller de sa voiture à un meeting du Rassemblement National. On a trois militants qui ont été sauvagement attaqués à mot, dont une jeune fille et deux jeunes hommes qui n'avaient rien demandé à part coller une affiche qui ont été attaqués par des militants insoumis.
Et je vous le dis, et j'étais venu sur votre plateau pour dénoncer les violences qu'a eues de l'Assemblée Nationale, il y a aujourd'hui une radicalisation d'un certain nombre de groupuscules d'extrême-gauche qui revendiquent l'utilisation de la violence. Moi, à Amiens, je suis régulièrement victime d'insultes homophobes de la part de groupuscules d'extrême-gauche qui viennent devant mes meetings, qui m'insultent, qui nous menacent. Ma collègue, Yael Ménage, de confession juive députée à l'Assemblée Nationale, est insultée aux raisons de sa confession.
Les policiers nous protègent, heureusement, mais ce sont des comportements que je ne pensais jamais revoir, enfin, j'aimais voir parce que moi, je suis un peu plus jeune, de ma vie. et c'est une revendication de ces groupuscules d'extrême-gauche. Donc ça, commencé par l'antisémitisme, maintenant, il y a de l'homophobie et maintenant, il y a des appels à la Constitution de milices. Donc là, j'espère que la justice va sévir contre cet attaché parlementaire qui vraiment a tenu des propos, enfin, tout le monde peut les voir, qui sont sidérants, qui est effectivement un pas sans coup d'essai, qui s'est infiltré de manière illégale à l'Assemblée Nationale.
Bref, il se passe des choses très graves dans notre pays et j'en reviens aux propos que je disais sur M. Hafiz. Je pense que là, il faut maintenant apaiser tout le monde. Il faut que tout le monde se calme parce que ça peut vite partir en vrille et la société française, elle est très fragile et je pense que là-dessus, tout le monde peut se retrouver.
Alors, on va parler de ces attaques contre les cibles pénitentiaires à présent. On a appris qu'il y avait eu 22 interpellations ce matin après des violences faites contre des prisons depuis le 13 avril. Ces agents pénitentiaires qui ont été ciblés, leurs voitures ou leurs domiciles. On parle de cocktails Molotov, de tirer à la Kalachnikov. Des interpellations qui ont été faites même parfois en prison. Est-ce que vous êtes soulagé par rapport à ça ?
Bruno Retailleu avait promis punir les auteurs de ces actes tout en ayant eu au départ des propos sur notre antenne qui avaient pu surprendre toujours chez Apolline de Malherbe où il disait je ne suis pas précis d'égitateur, je ne vais pas mentir aux Français mais je vais leur dire que ça prend du temps. Ça y est, aujourd'hui 22 interpellations, on verra ce qu'en a dit Gérald Darmanin au journal de 20h puisqu'il a fait les annonces aussi le ministre de la Justice mais votre réaction par rapport à ça ?
Mais moi je me félicite que l'enquête est aboutie et que ces personnes soient interpellées. J'espère que ça permettra de protéger les agents de l'administration pénitentiaire et leurs familles qui font un travail très difficile, qui ont été exposés à des faits inadmissibles, à des violences extrêmement graves. Moi je ne suis pas pour la politique du pire. Si ces personnes sont interpellées et que l'administration est protégée, tant mieux. Moi je félicite les services de police et les services de la justice qui permettent de protéger nos agents. Il y a suffisamment de problèmes où on s'oppose les uns aux autres pour quand il y a des solutions qui semblent se dessiner. On s'en félicite.
Alors on va écouter le ministre de la justice. Il a fait des annonces ce soir au journal de 20h. Gérald Darmanin suit nos événements de ces derniers jours. Comme celle-ci. L'une des principales annonces c'était celle-ci.
Jusqu'à 2003, les détenus participaient aux frais d'incarcération. Comme il y a un forfait hospitalier, il y avait un forfait de présence dans la prison. Je vais rétablir, c'est ce que j'annonce dans la lettre ce soir que j'ai mise sur les réseaux sociaux et que je crois que vous avez, je vais rétablir ça coûte 10 millions d'euros par jour le fonctionnement de nos prisons. Quasiment 4 milliards d'euros par an. Les détenus doivent contribuer aux frais d'incarcération.
D'accord avec ça ? Faire participer les détenus à leurs frais d'incarcération ?
Oui, écoutez, une fois de plus, c'est dans les mesures historiques du Rassemblement national. Donc écoutez, on ne va pas, comment dire, cacher ou boudre à notre plaisir quand on reprend des mesures que nous proposons depuis longtemps. Mais derrière ça, il y a aussi le travail en prison. Parce qu'évidemment, l'oisiveté, le fait de s'ennuyer n'est pas favorable à la préparation de la réinsertion et à la paix sociale dans la prison. Donc comment on va payer ces frais ? Parce qu'il y a des gens qui n'ont pas de revenus. Ce qui est une initiative
qui avait pris le garde des Sceaux précédent sur le travail en prison pour développer le travail en prison. Oui, alors ça n'est pas beaucoup abouti, malheureusement. Alors après, c'est pas facile de développer le travail en prison. Ils trouvaient des solutions.
Mais c'était dans son... Par exemple, effectivement, à la prison d'Amiens, à côté de ma circonscription, ils essaient de développer le travail en prison. C'est pas facile parce que c'est pas facile de trouver des activités aussi sécurisées parce que si vous avez des ateliers, forcément, vous avez des objets de banque, des objets d'enjeun. Donc c'est pas si facile que ça. Après, il y a différentes peines, il y a différents profils de détenus quand même. Ça demande aussi beaucoup de travail aux agents pénitentiaires d'organiser ce travail. Mais il faut le développer, il faut le faire. Et ça va dans le bon sens.
Une fois plus, nous, quand on reprend des mesures que nous avons proposées depuis très longtemps, on ne va pas râler pour râler.
Vous avez proposé aussi l'anonymisation des agents pénitentiaires ? Je ne sais plus.
Je ne sais pas. C'est une bonne chose
l'anonymisation des agents pénitentiaires ?
Oui, je pense que c'est une bonne chose. Je pense que c'est bien de protéger les agents. Moi, j'ai la centrale d'Amiens à côté de ma circonscription. J'ai beaucoup d'agents qui habitent dans ma circonscription. Effectivement, leur anonymat n'est pas protégé. Ça a posé énormément de problèmes dans cette affaire, mais même avant, avec, malheureusement, aussi ce qu'ont subi les agents normands qui ont été malheureusement assassinés dans cet horrible guet-apant organisé par criminels qui a heureusement été arrêté. Donc, il faut vraiment protéger nos agents pénitentiaires. C'est un métier très difficile. C'est un métier très noble. Ce n'est pas facile de faire ce métier.
Il y a beaucoup d'heures supplémentaires qui ne sont pas payées. Et aussi, il faut leur rendre hommage.
Vous avez débattu cet après-midi à l'Assemblée nationale de la politique énergétique française pour les dix prochaines années. Alors, un débat sans vote, je le précise, sujet qui vous tient à cœur. Vous siégez d'ailleurs au Conseil énergétique, au Conseil supérieur de l'énergie.
Il y aura un débat aussi. Il faut le supprimer. J'y siège, mais il faut le supprimer.
Oui, c'est ce que vous disiez ce matin aussi chez nos collègues de France Info. Il y aura un débat aussi au Sénat. Il y a eu un petit pic d'ailleurs de François Bayrou à votre égard quand il a ouvert la séance en amont de ce débat en disant que certains avaient peur que la politique énergétique française prévue provoque une surpollution destructrice pour notre souveraineté énergétique. Est-ce que vous avez le sentiment ce soir d'avoir gagné au moins une première manche ? Il y a eu la publication du décret de cette PPE qui a été reportée à la fin de l'été.
Ce qui fait dire au syndicat des énergies renouvelables, ça répond à vos menaces de censure, aux menaces de censure du Rassemblement national.
Écoutez, pour une fois que le syndicat des énergies renouvelables dit quelque chose de vrai, je m'en félicite aussi. Voilà, donc effectivement, c'est une manche que nous avons gagnée. Marine Le Pen s'était personnellement engagée dans ce combat. Il faut dire à ceux qui nous écoutent pourquoi à la PPE, il y a quoi derrière ? Ça revient au débat que vous aviez sur les finances publiques et notamment sur les taxes cachées.
Il y avait un programme qui était reconnu par tout le monde d'ailleurs aujourd'hui de 300 milliards d'euros qui sont infinançables, une augmentation des subventions aux énergies renouvelables, enfin intermittentes d'ailleurs, les éoliens et le solaire qui allaient passer de 6 à 8, puis 9, plus 12 milliards par an pour un total entre les anciens engagements et les nouveaux qui étaient de plus de 220 milliards d'euros, 200 milliards d'euros prévus pour le travail sur les réseaux et un certain nombre de taxes par exemple, comme les échos l'ont démontré, 23 centimes par litre en 2027 sur le carburant en plus.
Donc derrière cette PPE en fait, c'était une fois plus une politique qui n'a pas marché parce que moi, je n'en veux pas si vous voulez.
Mais qu'est-ce qui ne vous plaît pas ? Parce que vous partagez aussi quand même des choses avec François Bayrou par exemple, la géothermie un peu. Oui, la géothermie. Après, c'est vrai qu'on dit souvent que vous êtes très... Non, parce que le nucléaire,
je suis désolé, on nous annonce des réacteurs pour 2038, c'est trop long, c'est trop tard. La Corée, qui n'est pas une... Je cite la Corée à bon escient parce que la Chine, ce n'est pas un bon exemple, qui est une démocratie, fait des réacteurs entre 4 et 6 ans. Nous, on ne peut pas acter le fait que le nucléaire français mette 18 ans pour sortir deux réacteurs. Je veux dire, 18 ans, c'est le programme... C'est pour tout le programme Messmer.
Vous vous rendez compte ? Vous connaissez la réponse. On a cassé la filière. Non, mais ce n'est pas vrai ça. Si, si, il y a un problème de compétences. Non, mais ça, c'est sur des... On est allé fabriquer justement... On est allé fabriquer des réacteurs en Chine et donc là, il y a eu un transfert de compétences. Ah, mais il y a eu un pillage. Vous avez raison. Non, pas de pillage, transfert de compétences. Ce qu'il y a, c'est que chez nous, on a cassé une filière. Donc maintenant, il faut la reconstituer. On l'a reconstituée, mais on voit bien les dégâts que ça a créés, notamment avec le père de Flamand. Vous avez raison. Il ne faut pas 18 ans pour faire la filière.
Moi, je ne suis pas une fanat des énergies renouvelables et je ne pense pas qu'elles doivent constituer le parc de fourniture de l'énergie dans notre pays. Mais je pense que c'est une force d'appoint, une énergie d'appoint qui est tout à fait... qui est tout à fait intéressante étant donné qu'on développe une énergie socle qui est le nucléaire et d'autres énergies et d'autres énergies socles qui ne sont pas intermittentes. Je trouve que vous avez une position vraiment très, très dogmatique sur les énergies et les énergies renouvelables. Alors, je ne vous ai pas compris. Je trouve qu'elles complètent utilement le parc énergétique français.
Vous êtes pour l'hydroélectricité ?
Non, l'hydroélectricité, mais je vais répondre à la question, Mme Bachelot, parce que je ne vais pas me défausser. En fait, c'était une fausse bonne intuition. Parce qu'en fait, aujourd'hui, c'est ce que montre Mme Lauvergeon dans son livre, en fait, on a fait un deuxième parc électrique, si vous voulez, et quand les éoliennes ou l'énergie solaire produisent, on a du nucléaire. Et donc, en fait, on efface le nucléaire qu'on a déjà pour faire passer en priorité le solaire et l'éolien. Et donc, on n'a pas produit un électron en plus. C'est-à-dire que quand vous étiez au gouvernement en 2005, par exemple, on a eu le record de production nucléaire. Ah bon, pardon, excusez-moi.
En tout cas, il y avait une majorité de droite, enfin, il y avait une majorité chéracienne, entre 2005 et 2007. C'est le record de production de l'énergie nucléaire. Et après, on installe petit à petit des énergies intermittentes et on n'a jamais produit autant de nucléaire qu'en 2005. Et en fait, c'est l'effacement, c'est la modulation. Et donc, c'est pour ça que ça coûte aussi cher. C'est que des pays où on a effacé, par exemple, du charbon par de l'éolien, soit, mais en France, on n'en avait pas besoin. En fait, c'était une politique pour le coup idéologique, Mme Bachelot, qui n'a pas correspondu à ce qui était la situation de la France.
Il y a des pays, là où il y a du charbon, on peut faire de l'éolien. Mais en France, c'était un mauvais choix. C'était uniquement pour faire plaisir au vert. D'ailleurs, les travaux l'ont montré ensuite. Oui, c'était un choix idéologique. Mais oui, et ça coûte très cher. Et ce que dit Mme Lovergeon, aujourd'hui, il a dit que c'est un secret bien gardé. Ce n'était pas un secret bien gardé, c'était le programme de Marine Le Pen, qui s'appelait Marie Curie. En fait, aujourd'hui, on a tellement de nucléaire sous le pied qu'on peut effacer tout le renouvelable et baisser la facture.
Enfin, du nucléaire sous le pied, attendez, parce qu'il faut attendre qu'on construise des... Non, même là, les réacteurs existent. On est à 67% d'utilisation,
alors qu'on pourrait être à 80 ou 80%. Exactement. Oui, ça serait mieux. Il faut dire que là aussi, il y avait un problème qui vient absolument avec l'entretien. Il y avait un gros problème EDF
de perte de compétences. Moi, je ne pense pas qu'il y avait un problème de compétences. Je pense qu'on a forcé EDF à appliquer une politique qui n'était pas la bonne et qu'on les a forcées à moduler les réacteurs.
Et puis, le grand carréenage...
Au détriment, il y a eu deux rapports. Un rapport de la sûreté nucléaire, d'une part. Un rapport interne à EDF qui révèle que la modulation des réacteurs a été forcée à EDF. Ça a coûté beaucoup d'argent et je me félicite que Nam Lovergeon, qui n'est pas du Rassemblement National, c'était la Sherpa de M. Mitterrand, révèle ce secret, effectivement bien gardé, qu'on a essayé de dénoncer avec Marine Le Pen depuis 10 ans. Et derrière, il y a vraiment un scandale d'État et il y a beaucoup d'argent qui a été gâché et aussi nos réacteurs qui ont quand même été abîmés parce qu'ils n'avaient pas été faits pour ça.
Bref, tout ça pour dire qu'aujourd'hui, on pourrait baisser la facture d'électricité massivement. Et il s'est passé aujourd'hui quelque chose en Espagne. Alors, on verra l'enquête, mais moi, j'ai ma petite intuition.
Sur les factures d'électricité en Espagne, c'est ce que vous disiez en production.
En fait, il y a deux raisons. Il faut attendre un peu l'analyse de ça. Oui, il y en a qui sont précipités pour dire qu'il y avait un incendie à Perpignan. Il y a des gens qui sont quand même précipités. Moi, je vous donne une analyse technique et peut-être, je ne dis pas que c'est la solution, mais qui est peut-être la solution. Il y a deux façons de faire c'est un réseau. C'est quand il y a une sous-production par rapport à une consommation, mais c'est aussi, ça arrive chez vous quand les plombs sautent, quand il y a trop d'électricité qui arrive, il y a trop de tension et là, le réseau saute.
C'est passé en 79.
Visiblement, comme par hasard quand même, quelques minutes avant le blackout en Espagne, il y a eu une surproduction historique d'électricité solaire, ce qu'on appelle de l'énergie fatale, c'est-à-dire qu'on doit l'absorber dans le réseau et que visiblement, le réseau espagnol n'a pas été capable de l'absorber. On verra, en tout cas, c'est mon analyse, on verra ce qui s'est passé. En tout cas, c'est une crainte sérieuse que quand vous surproduisez de l'énergie dont vous ne contrôlez pas la production puisque ça dépend du soleil et du vent et non pas d'un bout de temps...
Ça fait que ça existe, tout à fait, vous avez raison, ça fait aussi un aléa climatique très fort. Oui, voilà, ça serait quand même un très gros nuage.
On verra, parce que pour l'instant, on en sait rien.
Jean-Philippe Tanguy, si le gouvernement... Oui, mais je me suis curieux
que tout de suite, on ait parlé de cyberattaque comme si ça gênait. Non, non, non, ça...
C'est ni le gouvernement ni... Non, non, ça a été... Non, en revanche,
ça peut démontrer ce qui se passe si jamais ça arrive. C'est ça qui est intéressant si jamais ça se passe. Voilà.
Absolument.
Jean-Philippe Tanguy, si le gouvernement met en place cette politique énergétique par décret, comme le veut la loi, mais sans débat, vous censurerez le gouvernement Bayrou ou pas ? C'est un motif de censure ?
Ah oui, c'est pour ça qu'il a cédé et qu'il a accepté qu'il y ait une loi, mais si vous voulez, c'est un peu surréaliste.
Il a accepté que ça soit reporté à la fin de l'été ?
Non, non, il a accepté... Oui, et puis il y a une PPL qui arrive au mois de juin. Oui, au Sénat aussi. Il y a une PPL qui a été votée au Sénat,
et qui va être examiné 16 jours.
Et à mon avis, là, ça peut peut-être chauffer un peu. Je pense que ça va chauffer, effectivement, mais ce qui est quand même intéressant, c'est que c'est le Rassemblement National qui avait déposé cette loi sénatoriale à l'Assemblée. Les LR n'ont pas voulu le déposer. Pourquoi ? Parce que, en fait, les Républicains ne sont pas d'accord avec la ligne de M. Bayrou et donc ils ne voulaient pas, s'ils voulaient, sortir le cadavre du placard. Donc la réalité, c'est qu'aussi Marine Le Pen, elle avait quand même mis le problème sur la table et ce qu'on voulait quand même faire passer, ce que l'administration, M. Bayrou et M.
Macron voulaient faire passer, pas vu, pas pris, eh bien nous, on l'a mis sous la lumière. C'est quand même très important parce que ça engage. Là, on voit qu'aujourd'hui, il y a la chimie qui est en crise, il y a l'industrie automobile qui est en crise, il y a l'acierie, la métallurgie qui est en crise et la cause, et Mme Feuilland le sait, de tout ça, c'est le coût de l'énergie. Quand on a M. Trump qui d'un côté propose une électricité et un gaz, ça a pété son poste au président de l'EDF. Absolument, deux à quatre fois moins cher que l'Europe, on ne peut pas avoir une industrie avec une énergie qui est deux à quatre fois plus chère, ça n'existera pas.
Voilà, donc je le dis aux Françaises et aux Français, il n'y aura pas d'industrie en Europe avec une énergie qui est deux à quatre décarbonés.
C'est un sujet tout à fait crucial, le besoin en énergie va être massif, il faut avoir quelque chose, il faut avoir plusieurs fers au feu, pardon pour cette image qui n'est peut-être pas très heureuse, plusieurs fers au feu dans ce domaine, diversifier nos ressources, nos ressources électriques. Je pense qu'effectivement, le débat n'a pas été assez approfondi. Si vraiment on profite, je crois qu'il y a une mission qui a été confiée à M. Armand, l'ancien ministre, sur ce sujet, parce qu'il n'y a pas d'un côté le bien et le mal des gens qui disent n'importe quoi. Cette question énergétique, elle est aussi défendue par des gens qui sont de qualité et qui connaissent bien le sujet.
Mais il faut en même temps se donner le temps de la réflexion et aller assez vite parce que les énergéticiens, les énergéticiens, les énergéticiens, c'était bien dit, ont besoin de visibilité. Ce sont des installations et des investissements extrêmement lourds avec une inertie considérable. Et malgré tout, c'est un très long délai. ANJ a dit, vraiment, on a besoin de savoir ce qu'on fait. Et ça, c'est très important.
Vous avez raison, mais nous, ça fait deux ans qu'on demandait ce débat. Donc, on l'a eu, mais là, pour une fois, ce n'est pas notre faute.
Allez, tout de suite, c'est l'œil de Raphaël.
J'aime bien pour une fois ce n'est pas notre faute. Oui.
Allez, on sort, bonsoir Raphaël. On sort un peu de l'énergie, lentement mais sûrement. Jordan Bardella laisse entrevoir un destin présidentiel.
Oui, moins nucléaire, plus macro. Et c'est vrai qu'on se pose la question, est-ce que Jordan Bardella passe de plan B à une sorte de plan à bis, en deux mots, je précise. J'imagine que vous avez vu à bis, j'imagine que vous avez lu le Parisien ce week-end. Il y a ces déclarations, notamment de Jordan Bardella qui valent quasiment à cause des candidatures en 2027. J'ajoute, si Marine Le Pen était privée de candidature par la justice. Je cite Jordan Bardella, si Marine Le Pen devait être empêchée demain, je pense pouvoir dire que je serai son candidat. « Je travaille et je me prépare », ajoute Jordan Bardella.
Et puis il y a un autre signal, c'est son voyage à Rome pour les obsèques du pape François. C'est la photo qu'a publiée Jordan Bardella, diffusée sur son compte TikTok. 500 000 vues d'ailleurs, il a 2 millions d'abonnés sur TikTok. Alors un petit rappel, il y a eu des sondages récents sur l'hypothèse Jordan Bardella et il est donné quasiment au même score que Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle en 2027, sachant qu'il recueille aussi des suffrages assez importants en interne chez vous au RN, ce qui peut paraître logique. C'est le président de notre parti.
Et puis on va en discuter dans un instant, il y a eu une autre annonce aujourd'hui, un autre livre.
Oui, un nouveau livre, je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais toujours dans le Parisien, Jordan Bardella qui annonce un nouveau livre après celui qui vient de sortir récemment pour la rentrée 2025, c'est demain, qu'il présente comme, je cite, « le journal intime des Français », ce n'est pas la suite de son autobiographie, il n'a que 29 ans Jordan Bardella, met des extraits d'entretien entre Jordan Bardella et les Français chez qui il s'est rendu. Il évoque, je cite, « une ode à la France du travail, aussi bien celle qui souffre qui a des difficultés que celle qui réussit et qui fait le rayonnement de la France, donc peut-être un peu moins de gauche que Marine Le Pen.
» Et justement, le candidat de la France du travail et de ceux qui réussissent, ça rappelle forcément quelqu'un, Nicolas Sarkozy. Alors en 2007, avec le « travailler plus pour gagner plus », Jordan Bardella avait 11 ans, mais aussi pour la campagne de 2017, même si elle s'est arrêtée de façon assez précoce. En 2016. En 2016, justement, fin 2016. Et justement, le tweet, il est de septembre 2016, « je veux parler au nom de tous ceux qui n'en peuvent plus, je veux être le candidat de la France qui travaille. » Et puis un autre point commun entre Jordan Bardella et Nicolas Sarkozy. Vous le verrez bientôt sur vos écrans.
Jordan Bardella, il participe à l'émission de Karine Le Marchand, une ambition intime. – Pour enfiler de pareils lieux communs, effectivement. – Alors, Rosine, je sais que vous n'êtes pas fan de cette émission. Rosine, et ça, c'est une photo qui a été diffusée sur le compte TikTok de Jordan Bardella il y a quelques jours. – Elle est bien cette photo ? – Elle est très bien, mais ça, on est d'accord que cette émission, c'est quand même plus une émission de présidentiable que de premier-ministrable. – Marine l'a fait deux fois. – Oui, elle s'est présentée deux fois.
– Oui, c'était une très bonne émission. Les gens apprendront à mieux connaître Jordan Bardella. – Oui, trois fois. – Elle s'est présentée trois fois.
– Elle a fait deux fois. – L'émission a commencé en 2016. – Ah oui, c'est ça. – Voilà, exactement. Il n'y avait pas l'émission de 2012.
– Et même un scoop, elle sera candidat quatre fois. – Ah, donc pour vous, là, tout ce que dit Jordan Bardella, son livre, tout ?
– Il y a une échéance juridique.
– Je pense que le livre n'a rien à voir avec cette histoire. – Non, qui parle, Jordan Bardella qui part… – C'était prévu avant. – Moi, j'étais au courant de ce livre avant Le Parisien. – Oui, j'espère. – Vaut mieux. – Vaut mieux. – Mais non, mais écoutez, on a la chance d'avoir un binôme très fort, effectivement, populaire, reconnu des Françaises et des Français. On ne va quand même pas s'en plaindre, je le jure.
– Mais on a l'impression qu'elle l'autorise un peu à lâcher les chevaux, là, dans la com. Est-ce que ça… Il y a quelque chose
qui s'est joué ? – Je ne sais pas,
de plan B, et Jordan Bardella lui-même dit que ça n'arrivera pas.
– Ce n'est pas un plan B, c'est-à-dire que ça, c'est les commentateurs et c'est une bonne guerre. – Non, mais si ça n'arrive pas, c'est pas Marine Le Pen. – Mais non, mais il n'y a personne qui ne peut remplacer Marine Le Pen puisque c'est une candidate unique comme Jordan Bardella est unique. – Oui, mais si, elle ne peut pas se présenter. – Les gens qui ne sont pas en place, ne sont pas substituables. Marine Le Pen, elle a un lien avec les Français, elle a un programme.
La France du Travail, elle l'a quand même fait avec le pouvoir d'achat en 2022, ça nous a quand même permis de battre un certain nombre de candidats qui se croyaient plus mal à qu'elle et une fois plus, elle reprouvera que c'était elle qui était la plus maligne. Elle le reprouvera encore et je pense qu'elle sera notamment innocente mais qu'elle gagnera les élections.
– Une des interprétations justement de la sortie, des propos de Jordan Bardella, c'est de dire que comme il est très très jeune, ça c'est un fait, on ne peut pas le contester, il a un besoin, si l'aventure Le Pen ne pouvait pas y aller, d'installer le fait qu'il a la stature, qu'il ne se prépare, qu'il travaille, il y a quand même une stratégie derrière ça. Parce qu'on ne pensait pas qu'il se déclarerait comme ça aussi vite. – Je ne sais pas, écoutez, mais c'est très très compliqué. – D'ailleurs, est-ce que ce n'est pas une façon de se montrer un peu faible vis-à-vis d'une décision de justice à venir à l'été prochain ?
– Non, je ne vois pas le rapport. Je veux dire, Marine Le Pen, c'est un lien unique avec les Français et Jordan Bardella, il a un autre parcours, il a créé un autre lien comme un autre candidat aurait un autre lien. Il faut vouloir les opposer et vouloir chercher la petite bête. À mon avis, tout ça est très loin de la réalité, sincèrement. Une fois plus, c'est de bonne guerre, vous commentez, nous réagissez. – Non, mais c'est de bonne guerre,
non, c'est pas comme ça. – Non, mais est-ce que pour vous, il ferait un bon candidat à la présidentielle ?
Est-ce qu'il est prêt ? – Oui, mais il a gagné deux fois les élections européennes avec un résultat historique la dernière fois. Il aurait été Premier ministre si nos adversaires ne s'étaient pas unis contre nous au deuxième tour. – Ça, c'est le régime, c'est le politique. – Ça ne s'était jamais fait avant quand même. En tout cas, généralement, un parti politique qui avait autant de voix au second tour avait un nombre de députés suffisant pour gouverner. Mais bref, c'est le passé. En tout cas, il a réussi des performances électorales très importantes avec le soutien, évidemment, de Marine Le Pen et le travail que Marine Le Pen a fait. Mais je ne comprends pas beaucoup en cherchent.
– Mais est-ce qu'il est prêt pour insister sur la question de Bruno Jeudier ? Est-ce que vous avez le sentiment qu'il est prêt aujourd'hui ?
– Il ne veut pas dire non. – Mais comment vous l'essayez ? – La question en ce moment, je la renverserai sincèrement. C'est est-ce qu'on n'est jamais prêt à être président de la République ou d'accéder aux plus hautes fonctions ?
– Donc si les candidats, vous êtes derrière lui à 100% ?
– On sera tous. Le parti sera, on sera derrière lui, évidemment. – De cette façon… – Mais une fois de plus, c'est pour ça que je ne suis pas que je suis votre question. C'est que moi, je sais aussi pourquoi tout ça est très commenté. Marine Le Pen… – Il a le droit de le faire. – Non, mais ce n'est pas ça. – C'est que Marine Le Pen, comment dire, est notre candidate et on veut faire croire dans l'esprit des Français qu'il y aurait peut-être une autre solution. C'est notre candidat. – Non, mais on ne fait pas croire. – On ne fait pas croire parce qu'il y a un échange juridique
à l'été 2026. – Il n'y a aucun débat
au sein du Rassemblement National. – Maître Collard le pense. – Non, mais Maître Collard, il est parti du Rassemblement National et entre nous, je ne vais pas dire ce que je pense pour ne pas être désagréable, mais ce n'est pas grave. Voilà, bon.
– Non, mais ce qui se passe là, ce n'est pas aussi vous sortez du déni. – Mais moi, je ne sais pas du tout d'un déni.
– Il y a quand même de grandes chances que Marine Le Pen ne puisse pas être candidate. – Si vous dites qu'il y a de grandes chances, c'est que nous reconnaîtrions que Marine Le Pen serait coupable de quoi que ce soit. Nous pensons, nous avons la conviction et nous le savons d'ailleurs en l'occurrence, que Marine Le Pen est innocente et que donc elle arrivera à prouver son innocence. Quand je lis le jugement qui a été rendu, ce jugement, je suis désolé, est totalement à charge, totalement en dehors des faits et des preuves que nous avons apportées et donc on va en appel.
On a le droit encore et donc elle est présumée innocente et on ne va pas commencer à s'excuser d'être innocents même si je vois beaucoup de bons esprits. – Non, mais on attend l'été de l'église du coup. – Il y a quand même une partie des accusés qui ont renoncé. – Il y a beaucoup de bons esprits qui nous expliquent qu'on devrait peut-être plaider coupable et en tout cas reconnaître que c'est quelle culpabilité et puis dans ce cas, tout irait bien.
Non, on est innocent. – Il y a quand même une partie ce qui est un peu embêtant pour la défense de Marine Le Pen, il y a une partie des accusés qui ont été condamnés en première instance qui ont renoncé à faire appel. – C'est plutôt des gens qui n'ont pas été condamnés. – C'est plutôt des gens
qui n'ont pas été condamnés donc c'est sûr qu'on n'a pas eu de peine et c'est difficile de faire appel pour demander autre chose. – Certains avaient des peines qui ont exagéré. – Il y en a qui ont dit comme par exemple la sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen, qu'elle était fatiguée, que cette procédure l'épuisait. Je vous rappelle que Marine Le Pen et ses sœurs ont connu un deuil personnel et qu'elle n'avait pas spécialement envie de repartir dans cette bataille juridique qui est éreintante, qui est épuisante. Marine Le Pen, c'est une lionne, c'est une combattante. Elle a toujours dit que le combat judiciaire faisait partie du combat politique.
Tout le monde n'est pas forgé, formé à affronter ses juges.
– Si je peux me dire, Jordan Bardella, il met aussi une équivalence dans les compétences qu'il faut maintenant entre être Premier ministre et être président.
– Il est mis sur le même plan.
– Il est mis sur le même plan. – Et ce que ça ne prépare pas aussi c'est à se tiquer en disant « Si ce n'est pas Marine Le Pen, je serai le ticket. Jordan Bardella légèrement au-dessus, Marine Le Pen légèrement en-dessous. »
– C'est intéressant parce que ce n'est pas du tout la conviction de Marine Le Pen. Donc c'est une différence d'apport. – Là-dessus, il y a une vraie différence. Elle n'est pas d'accord avec ce qui dit. – Oui, en fait, elle l'a dit plusieurs fois. Ce n'est pas qu'elle n'est pas d'accord avec Jordan Bardella, c'est qu'elle a exprimé à nombreuses reprises le fait qu'elle considérait que c'était des parcours et des qualités différentes, des fonctions différentes. Mais ça prouve bien des institutions et des rôles sans que ce soit un cripe de l'aise-majesté. Je ne pense pas du tout qu'on est dans cet ordre-là.
Jean-Philippe Tanguy