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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 11 mars 2016 50 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileTravail & emploi

Nicolas Dupont-Aignan invité de Face aux Chrétiens sur KTOTV

Au micro : Laurent de Boissieu Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 54 %Attaque 35 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:23OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il fallait toucher à votre avis au code du travail pour créer des emplois ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Quand vous voyez des jeunes manifester contre la loi El Khomri, est-ce qu'ils sont manipulés ou sincères ?

  • 5:04RelanceRéponse directe

    La loi El Khomri inverse la hiérarchie des normes. Où vous situez-vous ?

  • 6:12RelanceRéponse directe

    Vous dites ne pas être hostile aux réformes, mais quelles sont vos propositions concrètes ?

  • 8:04OuverteRéponse directe

    Est-il possible de réformer en France ?

  • 10:45OuverteRéponse directe

    Plus profondément, est-ce qu'il est possible de réformer en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:48InvitéFait
    « Cette loi est faite pour donner un gage à Bruxelles, pour permettre aux grandes multinationales de licencier facilement dans notre pays. »
  • 2:31InvitéFait
    « Rien sur le RSI pour les artisans et les commerçants. Vous savez, le RSI c'est le régime social qui tue nos artisans et nos commerçants. »
  • 2:37InvitéFait
    « Rien sur la concurrence déloyale des travailleurs détachés, qui ne payent pas les charges sociales en France. »
  • 8:05InvitéPromesse
    « Première chose, supprimer le système des travailleurs détachés. »
  • 8:35InvitéPromesse
    « Premièrement, suppression du RSI et véritable réforme du RSI pour arrêter l'hémorragie des commerçants et des artisans. »
  • 8:43InvitéPromesse
    « Troisièmement, contrôle des banques pour que les prêts de trésorerie soient vraiment faits et que l'argent des banques, notamment donné par la BCE, n'aille pas à des activités spéculatives. »
  • 9:04InvitéPromesse
    « Quatrièmement, relancer le pouvoir d'achat. »
  • 10:02InvitéPromesse
    « Je veux absolument qu'on renforce le pouvoir d'achat et je proposerai très prochainement des mesures très fortes, notamment pour baisser les charges sociales sur les salariés. »
  • 12:01InvitéChiffre
    « J'ai calculé que M. Carlos Ghosn, PDG d'État, de Renault, gagne plus que tous les ouvriers d'une usine. »
  • 17:41InvitéFait
    « Je défends le prix garanti du lait, les quotas laitiers, parce que je crois à l'organisation de marché. »
  • 18:15InvitéChiffre
    « Les États-Unis dépensent deux fois plus par habitant de subventions publiques pour leur agriculture que l'Europe. »
  • 22:06InvitéChiffre
    « La preuve en est, je veux être précis là-dessus, c'est que 80% des demandes d'asile sont refusées. »
  • 37:47Nicolas Dupont-AignanFait
    « Cette société de participation, c'est le gaullisme social. »
  • 41:45Nicolas Dupont-AignanFait
    « Ses enseignants qui sont abandonnés. »
  • 44:12Nicolas Dupont-AignanFait
    « Je suis pour la fermeture des frontières. »
  • 45:05Nicolas Dupont-AignanFait
    « Fermeture des frontières, assimilation, égalité républicaine. »
  • 46:56Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « On a un taux délinquant chez moi de moitié par rapport aux villes voisines. »
  • 47:23Nicolas Dupont-AignanFait
    « Expulsion des étrangers qui se livrent à du trafic de drogue. »
  • 48:30Nicolas Dupont-AignanFait
    « Je suis pour l'arrestation de tous les djihadistes qui reviennent de Syrie. »

Temps de parole

  • Invité73 %
  • Présentateur9 %
  • ?7 %
  • Invité 25 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %

≈ 59,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:20
Locuteur

Bonjour,

0:21
Présentateur

bienvenue sur ce plateau de KTO pour notre rendez-vous hebdomadaire face aux chrétiens organisés en partenariat avec La Croix, avec Radio Notre-Dame et le réseau des radios RCF.

0:34
Locuteur

Alors

0:34
Présentateur

nous accueillons aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan, Nicolas Dupont-Aignan qui est député de l'Essonne, président de Debout la France et qui est aussi maire de guerre.

0:45
Locuteur

C'est

0:45
Présentateur

maire élu avec 80% des voix au premier tour, ce qui est un record en France pour une ville de cette importance, 29 000 habitants. Monsieur Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour, monsieur. Bienvenue donc sur ce plateau. Vous allez être interrogé par trois journalistes de notre partenariat. Il y aura Laurent de Boissieu-Delacroix. Bonjour. Bonjour,

1:10
Locuteur

Laurent de Boissieu. Alain Baron

1:10
Présentateur

de Radio Notre-Dame

1:12
Locuteur

et Romain Masneau de RCF.

1:14
Présentateur

Bonjour,

1:14
Locuteur

monsieur.

1:14
Présentateur

Alors nous allons commencer bien évidemment par l'actualité. Et l'actualité en ce moment c'est cette loi de Madame El Khomri. Est-ce qu'il fallait toucher à votre avis au code du travail pour créer des emplois

1:27
Locuteur

? Je

1:29
Invité

pense qu'il y a besoin d'une simplification

1:32
Locuteur

des

1:34
Invité

textes,

1:34
Locuteur

car

1:35
Invité

le code du travail est trop complexe.

1:37
Locuteur

En

1:38
Invité

revanche, je pense qu'on a le génie dans notre pays, en tout cas ce gouvernement-là,

1:43
Locuteur

pour

1:43
Invité

créer des débats passionnels

1:45
Locuteur

à

1:46
Invité

partir de lois inutiles.

1:48
Locuteur

On

1:49
Invité

a vécu pendant trois mois sur la déchéance de nationalité qui ne concernera que quelques personnes.

1:54
Locuteur

Et

1:54
Invité

maintenant c'est reparti pour un sujet de division nationale totalement contre-productif.

2:00
Locuteur

Mais sur le code, qu'est-ce que vous auriez changé

2:02
Invité

? Je m'explique. Cette loi

2:04
Locuteur

ne

2:06
Invité

traite pas le problème des entreprises.

2:09
Locuteur

Cette

2:09
Invité

loi est faite pour donner un gage à Bruxelles,

2:12
Locuteur

pour

2:13
Invité

permettre aux grandes multinationales de licencier facilement dans notre pays.

2:18
Locuteur

Je

2:19
Invité

trouve surréaliste

2:20
Locuteur

qu

2:21
Invité

'un gouvernement n

2:22
Locuteur

'ait

2:22
Invité

comme projet

2:23
Locuteur

que

2:24
Invité

de faciliter les licenciements,

2:26
Locuteur

alors

2:27
Invité

que son boulot, ce serait de faciliter les embauches. Rien sur le RSI pour les artisans et les commerçants. Vous savez, le RSI c'est le régime social qui tue nos artisans et nos commerçants. Rien sur la concurrence déloyale des travailleurs détachés, qui ne payent pas les charges sociales en France. Rien sur les difficultés de trésorerie de nos PME qui sont asphyxiées par les banques. Et rien pour relancer le carnet de commande. Et faire croire qu'en rendant les salariés malheureux,

2:55
Locuteur

en

2:56
Invité

précarisant les conditions de travail,

2:58
Locuteur

on

2:58
Invité

va assurer la réussite des entreprises et du pays, c'est un non-sens. Les chefs d'entreprise que je connais, les PME, me disent tous la même chose. Aujourd'hui, contrairement à ce qu

3:07
Locuteur

'on

3:07
Invité

dit, on peut licencier. Mais notre boulot de chef d'entreprise,

3:09
Locuteur

c

3:09
Invité

'est de créer de la richesse, ce n

3:10
Locuteur

'est

3:10
Invité

pas de licencier. Donc que le gouvernement nous aide à créer de la richesse, plutôt qu'à faciliter la misère. Et je trouve scandaleux cette espèce d'unanimisme dans un certain milieu dirigeant français,

3:24
Locuteur

qui

3:25
Invité

s'octroie des bonus extravagants, des salaires magnifiques, des retraites chapeaux, et qui demande toujours plus de sacrifices à nos concitoyens, alors même que l'enjeu majeur, c'est de relancer la consommation, le pouvoir d'achat, l'économie. Je trouve qu'il y

3:40
Locuteur

a

3:40
Invité

un contresens total. –

3:42
Locuteur

Alors

3:43
Présentateur

une première question de Romain Masnot de RCF.

3:45
Invité

– Quand vous voyez des jeunes manifester contre la loi El Khomri, des étudiants, des lycéens, même un peu comme lors du CPE en 2006, même si c'est différent, est-ce que vous dites que cette jeunesse est manipulée par une partie de la gauche, ou est-ce que c'est une révolte sincère face à une politique qui n'a jamais été clairement annoncée par le président Hollande lors de la présidentielle de 2012 ? – Il y a les deux, il y a une gauche qu'on connaît qui est archaïque et incohérente, parce que Mme Aubry c'est la première à avoir été d'accord avec cette Europe du nivellement par le bas, et puis après qu'à se plaindre des conséquences.

Donc quand on crée une Europe qui n'a comme pour objectif que de ramener la majorité des salariés au salaire bulgare à 200 euros par mois, il ne

4:24
Locuteur

faut

4:24
Invité

pas s'étonner qu'après il y

4:25
Locuteur

a

4:25
Invité

des problèmes.

4:25
Locuteur

Donc

4:26
Invité

incohérence d'une gauche archaïque,

4:28
Locuteur

mais

4:28
Invité

en même temps, parce qu'il faut des réformes, moi je ne

4:30
Locuteur

suis

4:30
Invité

pas hostile à une simplification, on en reparlera du droit du travail, quand c'est trop compliqué, mais simplifier ça ne veut pas dire réduire les droits des salariés.

4:38
Locuteur

Et

4:39
Invité

la confusion du gouvernement, c'est que sous prétexte de simplification, il fait une loi très compliquée qui favorise les grandes entreprises et qui ne traite pas les problèmes des petites. Donc moi je ne suis pas manichéen, on a besoin de réformes dans notre pays, mais je ne crois pas qu'on puisse faire les réformes contre les Français au profit d

4:57
Locuteur

'intérêts

4:59
Invité

qui veulent toujours accumuler de l'argent et qui ne servent pas à l'intérêt général.

5:04
Locuteur

– Et par

5:04
Invité

exemple la dernière proposition du gouvernement pour surtaxer les CDD, pour favoriser les embauches en CDI, c'est plutôt une bonne piste ? –

5:11
Locuteur

Plutôt,

5:11
Invité

ça, ça peut être intéressant, comme le compte personnel d'activité que j'ai demandé depuis des années, c'est-à-dire la sécurité professionnelle. Moi je ne suis pas hostile à des réformes, j'entends les demandes des PME,

5:23
Locuteur

mais

5:23
Invité

je ne crois pas,

5:25
Locuteur

si

5:25
Invité

vous regardez le monde d'aujourd'hui, les entreprises qui réussissent, ce sont des entreprises exemplaires, socialement.

5:32
Locuteur

Ce

5:32
Invité

ne sont pas des entreprises qui martyrisent leurs salariés. Et d'ailleurs il y a peu de chefs d'entreprise qui ont envie de le faire. Simplement cette loi, en fait, elle va donner une prime au patron voyou.

5:41
Locuteur

Cette

5:42
Invité

loi, elle va donner une prime au patron qui utilise la main d'œuvre de manière malsaine.

5:46
Locuteur

Je

5:47
Invité

crois qu'au contraire, moi j'aimerais avoir une loi, et c'est mes propositions, qui au contraire favorise les patrons, et la plupart d'entre eux, qui veulent élever le niveau, qui veulent faire travailler, qui veulent parfois avoir de la souplesse, mais je crois qu'on devrait au contraire favoriser les incitations à créer de la richesse. Donc cette loi est une loi de régression sociale, maladroite et inutile. Laurent de Boissier, Delacroix. Concrètement, dans cette loi, il y a aussi l'idée de renverser un peu la hiérarchie des normes, que ce soit désormais la négociation collective dans l'entreprise, qui prime sur le... qui est plus d'importance par rapport à la loi.

Où vous soutenez ce débat, qui est aussi beaucoup un débat entre ce qu

6:30
Locuteur

'est

6:30
Invité

la droite aujourd'hui, ce qu'est les républicains aujourd'hui, et ce qu'est la gauche ? J'y suis totalement hostile. Ça sera le renard dans le poulailler. Mais je crois à la loi, je crois à l'égalité des citoyens, je pense qu'il faut des règles simplifiées pour les entreprises, mais unitaires pour le pays.

6:48
Locuteur

Le temps de travail, notamment ? Mais bien sûr, après qu'il y ait

6:51
Invité

des accords, attention, qu'il y

6:52
Locuteur

ait

6:52
Invité

des accords par branche, oui. Qu'il puisse y avoir de la souplesse par entreprise, notamment sur les heures supplémentaires, oui. Mais en garantissant par la loi et les accords de branche, un supplément de rémunération pour ces heures supplémentaires. On va parvenir au XIXe siècle. Je ne comprends pas cette espèce d'obsession d'une certaine droite, des lignes républicains comme des socialistes, à vouloir que tout se fasse dans l'entreprise. J'ajoute que beaucoup de chefs d'entreprise sont inquiets.

7:21
Locuteur

Parce

7:21
Invité

que ce système, voulant casser tout ordre général, va aboutir au désordre dans les entreprises, au conflit dans les entreprises, et va favoriser une fois de plus les grandes entreprises, qui pourront offrir de meilleures conditions que les petites. Donc on est en train

7:37
Locuteur

de,

7:38
Invité

pour simplifier, parce qu'il faut simplifier, je ne suis pas hostile à des réformes, mais pour simplifier, on est en train de complexifier et d'entraîner un virus de combat politique dans toutes les entreprises de France. Ça ne servira pas les chefs d'entreprise, ça va créer des conflits partout, ça va fragiliser les salariés, précariser l'emploi. C'est malsain. Ça fait plusieurs fois que vous dites que je ne suis pas hostile à des réformes, mais concrètement, on ne voit pas encore quels sont vos réformes. Je vais vous le dire. Première chose, supprimer le système des travailleurs détachés.

8:10
Locuteur

Tout

8:10
Invité

salarié détaché en France,

8:12
Locuteur

un

8:13
Invité

Roumain peut venir travailler, mais il doit payer les charges sociales françaises.

8:16
Locuteur

C

8:17
Invité

'est la base de tout.

8:18
Locuteur

Car

8:19
Invité

je vois aujourd'hui des milliers d'entreprises faire faillite,

8:22
Locuteur

des

8:23
Invité

PME, 500 000 travailleurs détachés. D'ailleurs, vous remarquerez que la croissance repart légèrement, très légèrement, mais que l'emploi diminue. C'est normal. Nous avons une concurrence déloyale au cœur du système. Premièrement, suppression du RSI

8:37
Locuteur

et véritable

8:39
Invité

réforme du RSI pour arrêter l'hémorragie des commerçants et des artisans. Troisièmement, contrôle des banques pour que les prêts de trésorerie soient vraiment faits et que l'argent des banques, notamment donné par la BCE, n'aille pas à des activités spéculatives.

8:53
Locuteur

Il faut

8:53
Invité

des banques par l'État. Non, il faut séparer vraiment les banques de dépôt des banques d'affaires.

8:59
Locuteur

C

8:59
Invité

'était une promesse de M. Hollande, je crois, qu'il n

9:01
Locuteur

'a

9:01
Invité

pas faite. Quatrièmement, relancer le pouvoir d'achat. Il faut bien comprendre qu'il y

9:08
Locuteur

a

9:08
Invité

la crise aujourd'hui parce qu'à force de réduire les salaires partout, il n'y a plus de consommation. Et les chefs d'entreprise, ils volent des commandes. Vous ne créez pas une entreprise pour licencier des gens. Vous créez une entreprise pour avoir des commandes. C'est le monde à l 'envers. Personne ne le dit. Aujourd'hui, tout le monde, de droite comme de gauche, veut une politique de l'offre et pas une politique de la demande, comme vous la... On va vous dire, mais vous êtes le dernier quasiment aujourd'hui. Je ne

9:32
Locuteur

suis

9:32
Invité

pas le

9:32
Locuteur

dernier, je suis le premier. Avec Jean-Luc Mélenchon

9:33
Invité

et Marine Le Pen à encore être sur une politique de

9:35
Locuteur

la demande.

9:36
Invité

Mais attendez, ça fait 20 ans qu'on nous fait une politique de l'offre qui échoue. Il faut une politique de l'offre. Il faut de la compétitivité. Il faut des réformes. Il faut simplifier, par exemple, le Code du travail. Il y a 3 000 pages, c'est complètement aberrant. Mais ce n

9:48
Locuteur

'est

9:48
Invité

pas pour autant qu'on doit enlever les droits des salariés, qu'on doit revenir au Moyen-Âge, qu'on doit créer une instabilité, une insécurité qui pénalise énormément nos concitoyens.

9:57
Locuteur

Est

9:58
Invité

-ce que vous réalisez que la faiblesse du SMIC... Je veux absolument qu'on renforce le pouvoir d'achat et je proposerai très prochainement des mesures très fortes, notamment pour baisser les charges sociales sur les salariés.

10:11
Locuteur

Car

10:11
Invité

s'il

10:11
Locuteur

n

10:11
Invité

'y a pas de consommation et pas de pouvoir d'achat, il n'y a plus d'entreprise. Donc, une politique de l'offre, oui, il ne faut pas être manichéen dans la vie. Il a fallu baisser les charges. On a baissé les charges de 40 milliards des entreprises. Mais s'il n

10:23
Locuteur

'y a

10:23
Invité

pas de consommation, qu

10:24
Locuteur

'est

10:24
Invité

-ce qu'on fait ? Donc, il faut les deux. Une politique de l'offre, une simplification, une concurrence loyale.

10:30
Locuteur

Par

10:31
Invité

exemple, je propose des tictages, des produits. Chaque Français doit savoir, quand il achète un produit, qu'elle est à la part du Français.

10:36
Locuteur

Parce

10:37
Invité

que je suis convaincu que les Français veulent acheter Français.

10:39
Locuteur

Ils

10:39
Invité

veulent créer des emplois. L'achat, les emplettes, ce sont nos emplois, comme disait un slogan.

10:45
Locuteur

Une

10:45
Présentateur

question d'Alain Baron, de Radio Notre-Dame.

10:48
Invité

Plus profondément, est-ce qu'il est possible de réformer en France ? Parce que le gouvernement a fait des maladresses, vous l'avez dit. Le gouvernement, M. Sarkozy aussi, avait du mal à réformer. Est-ce qu'on peut réformer ce pays

10:57
Locuteur

?

10:58
Invité

Oui, mais on ne peut pas réformer contre les Français.

11:02
Locuteur

C

11:02
Invité

'est-à-dire que moi, on peut faire des réformes. Et j'ai une expression peut-être qui va vous surprendre, enfin qui est simple. L'effort de tous au profit de tous.

11:12
Locuteur

Il

11:13
Invité

y a soit les socialistes archaïques, Mme Aubry et toute la bande, qui pensent qu'ils ne pourront pas faire d'efforts et qu'on peut continuer à raser gratis. Ça, c'est fini. Moi, je ne serais pas dans cette démagogie de M. Mélenchon, même de Mme Le Pen, souvent. C'est-à-dire la retraite augmente de 25%, le SMIC, et puis voilà, on continue. Ça, ce n

11:30
Locuteur

'est

11:30
Invité

pas possible. En revanche, il y a maintenant les socialistes et les républicains. C'est les mêmes. C'est la même politique. M. Macron pourrait être ministre de Sarkozy et vice-versa. C'est l'effort d'une majorité de Français sur tous les plus pauvres au profit d'une minorité de Français.

11:45
Locuteur

Ça,

11:46
Invité

ça échoue. Ça ne marche pas. Parce que le peuple français est un peuple égalitaire. Le peuple français est une exception, oui. Il n'a pas envie de travailler à 300 euros par mois pour que les profits de certains et que M. Carlos Ghosn, PDG de Renault nommé par l'État, gagne plus de 10 millions d'euros. J'ai calculé que M. Carlos Ghosn, PDG d'État, de Renault, gagne plus que tous les ouvriers d'une usine.

12:08
Locuteur

C

12:09
Invité

'est insupportable pour moi. Donc moi, je crois qu'on y arrivera en France à faire des réformes quand on aura un pacte gagnant-gagnant.

12:16
Locuteur

On

12:16
Invité

demande à tous les Français des efforts parce qu

12:18
Locuteur

'on

12:18
Invité

ne s'en sortira pas sans effort.

12:19
Locuteur

Oui.

12:20
Invité

Mais ces efforts vont profiter à tout le monde. Et je prends un exemple, la participation dans l'entreprise, faire en sorte qu'on soit actionnaire de son entreprise.

12:27
Locuteur

Moi,

12:28
Invité

je propose par exemple une baisse d'impôt sur les sociétés

12:31
Locuteur

pour

12:31
Invité

les entreprises qui donnent des actions à leurs salariés.

12:34
Locuteur

C

12:34
Invité

'est la société de participation. Je propose la baisse, division par deux de l'impôt sur les sociétés. C'est beaucoup. Diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. Ça coûterait moins cher que le CICE et le pacte de responsabilité. Mais pourquoi donner de l'argent à des chefs d'entreprise qui délocalisent

12:52
Locuteur

?

12:53
Invité

Moi, je veux bien tout, mais il faut une carotte et il faut un bâton. Je veux la carotte pour ceux qui investissent en France. Je ne veux pas qu'on donne de l'argent public à des gens qui délocalisent. Il faut réconcilier l'entreprise et les Français. Et pour réconcilier l'entreprise et les Français, il faut que l'État change les règles du jeu. Aujourd'hui, c'est plus rentable pour un chef d'entreprise de délocaliser ou d'employer des travailleurs détachés.

13:16
Locuteur

Ce n'est pas de leur

13:16
Invité

faute. Ils font ce qu'ils peuvent. Donc, il faut changer les règles pour relocaliser l'emploi.

13:22
Locuteur

C

13:22
Présentateur

'est Romain Masneau qui vous pose une question. Romain Masneau de RCF.

13:26
Invité

Sur tous ces sujets, sur les réformes que vous avez annoncées, est-ce qu'il faut gouverner par ordonnance, par référendum, comme le disent plusieurs leaders des Républicains ? Par référendum, oui.

13:36
Locuteur

Oui.

13:36
Invité

Pas par ordonnance. C'est le gaulliste que vous êtes qui dit ça. Je suis convaincu qu'on débloquera la France par référendum. Comment imaginer qu'on puisse continuer, comme depuis 20 ans, à gouverner contre les Français

13:51
Locuteur

? C

13:52
Invité

'est quand même extravagant ce qui se passe, les amis. Ça fait 20 ans. Mais vous vous montez dans un autocar.

13:59
Locuteur

Le

13:59
Invité

conducteur vous met dans la ravin.

14:01
Locuteur

À

14:02
Invité

trois reprises.

14:03
Locuteur

Est

14:04
Invité

-ce que vous remontez dans le même autocar

14:05
Locuteur

? Mais

14:07
Invité

il

14:07
Locuteur

n'y a

14:07
Invité

que la France qui fonctionne comme ça. Il

14:09
Locuteur

n'y a

14:09
Invité

que la France où des gens qui ont échoué, qui ont créé le chaos économique, la dette, les phénomènes migratoires, la pauvreté, se représentent éternellement comme si c'était un dû. Sur

14:20
Locuteur

quel

14:21
Invité

sujet les

14:21
Locuteur

référendums ? Oui, voilà. Sur quel sujet

14:23
Invité

les

14:24
Locuteur

référendums ? La

14:24
Invité

réforme institutionnelle.

14:26
Locuteur

Il

14:26
Invité

faut aérer le système. Il faut remettre un peu de proportionnel. Il faut rendre le vote obligatoire

14:31
Locuteur

pour

14:32
Invité

que tous les Français votent

14:34
Locuteur

et

14:35
Invité

qu'ainsi on aère le système, qu'il ne soit pas réservé à une moitié de Français. Est-ce que vous réalisez qu'il

14:41
Locuteur

y a

14:41
Invité

25 millions de Français qui ne votent plus

14:42
Locuteur

?

14:43
Invité

60% du corps électoral. 60% ! Pourquoi je dis 60

14:47
Locuteur

? Il

14:48
Invité

y a 5 millions de Français qui ne sont pas inscrits sur les listes.

14:51
Locuteur

Et

14:51
Invité

après, il y

14:52
Locuteur

a

14:52
Invité

la moitié des Français qui ne votent pas. Et après, au second tour des départementales et des régionales, il y a 8% de vote blanc. Ça veut dire qu'aujourd'hui,

15:01
Locuteur

il

15:01
Invité

y a 60% de Français qui ne veulent plus voir ces gens-là. Mais comme ils ne votent pas, eh bien ils restent. Alors un coup M. Macron, un coup M. Wörth, un coup M. etc. Mais ça suffit pour la même politique qui a échoué.

15:15
Locuteur

Ils

15:15
Invité

pourraient voter pour être candidat. Vous préventez des candidats à chaque élection. Ils

15:19
Locuteur

pourraient voter

15:19
Invité

pour vous. Mais ils vont commencer. Mais il faut qu

15:23
Locuteur

'on

15:23
Invité

entende parler de nous. Il ne

15:25
Locuteur

faut

15:25
Invité

pas que les radios et les télévisions, je vous remercie de m'inviter, fassent des débats pour le Nord-Pas-de-Calais par exemple ou PACA avec uniquement la famille Le Pen et ceux qui ont échoué.

15:34
Locuteur

Parce

15:35
Invité

qu'à force d'enfermer les Français dans ce trio infernal, soit vous partez dans l'excès avec la famille Le Pen, soit vous gardez des gens qui ont échoué.

15:42
Locuteur

C

15:42
Invité

'est ce piège que je déteste et que je veux casser.

15:46
Locuteur

Mon combat

15:47
Invité

politique, c'est là-dessus. Alors les autres référendums, le contrôle des frontières nationales,

15:51
Locuteur

le

15:51
Invité

changement de la politique pénale

15:52
Locuteur

pour

15:53
Invité

que les délinquants soient en prison et pas en liberté, la réforme éducative pour qu'on apprenne à lire dans nos écoles et qu'on rétablisse l'école du mérite de l'effort, l'école républicaine.

16:04
Locuteur

Et

16:04
Invité

puis enfin, un référendum sur les institutions européennes pour qu'on rebâtisse une belle Europe

16:10
Locuteur

des

16:11
Invité

nations, des projets,

16:12
Locuteur

comme

16:13
Invité

Airbus, Ariane, mais pas une Europe supranationale qui nous étouffe.

16:16
Locuteur

Voilà,

16:17
Invité

ce sont les cinq référendums que je propose.

16:19
Locuteur

–

16:19
Présentateur

Une question d'Anna Baron de Radio Notre-Dame.

16:22
Locuteur

– Oui, la

16:22
Invité

France a vécu la semaine dernière au rythme du salon d'agriculture. Tout le monde y est allé, y compris les évêques français d'ailleurs, qui avaient envoyé une délégation. Vous avez dû y aller aussi.

16:30
Locuteur

–

16:30
Invité

Bien sûr, oui. – Quelles sont vos préconisations pour sortir de cette crise agricole ? – Toujours les mêmes. J'étais l'un des premiers à dire que la suppression des quotas laitiers était une folie.

16:41
Locuteur

Ça

16:42
Invité

a commencé sous le gouvernement, c'était Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, puis Bruno Le Maire qui a quand même enterriné la suppression des quotas. Alors il dit aujourd'hui, j'étais pas content, c'était pas moi, c'était Nicolas Sarkozy. Mais enfin, il était vendu gouvernement de Nicolas Sarkozy. Moi, j'ai refusé de soutenir ce gouvernement. Donc il

16:58
Locuteur

y a

16:58
Invité

un moment, il faut être comptable de ses actes. Et puis M. Le Folle qui regarde passer les trains, qui d'ailleurs, c'est scandaleux, M. Le Folle socialiste, a été présent à la moitié des conseils des ministres de l'Agriculture à Bruxelles.

17:09
Locuteur

Vous

17:09
Invité

vous rendez compte

17:10
Locuteur

?

17:11
Invité

Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a supprimé les quotas laitiers, donc on a supprimé le prix garanti du lait, donc on est arrivé dans un système ultra-libéral qui n'existe ni aux États-Unis, ni au Canada, ni en Suisse. Et on a dérégulé tout, et nos agriculteurs sont en train de crever, au sens propre, malheureusement, puisqu'il

17:30
Locuteur

y

17:30
Invité

a un suicide tous les deux jours. Alors tout ce petit monde politique qui a signé tous ces accords européens,

17:35
Locuteur

qui

17:36
Invité

ont détruit la seule politique européenne intégrée,

17:39
Locuteur

et

17:39
Invité

moi on dit que je suis anti-européen, alors que je défends le prix garanti du lait, les quotas laitiers, parce que je crois à l'organisation de marché. L'agriculture n'est pas une activité comme une autre. Donc la seule solution, c'est de rétablir des quotas laitiers par pays, et donc de faire la politique de la crise à Bruxelles. Soit nos partenaires cèdent, soit on s'en va.

17:59
Locuteur

Et

17:59
Invité

comme ils cèderont, nous réussirons à transformer et à recréer une vraie politique agricole. Une politique agricole commune pour sauver le pouvoir d'achat de nos agriculteurs et leur permettre de vivre de leur travail. C'est tout. Un chiffre. Les États-Unis dépensent deux fois plus par habitant

18:18
Locuteur

de

18:19
Invité

subventions publiques pour leur agriculture que l'Europe.

18:24
Présentateur

Merci, et nous reparlerons de l'Europe dans un court instant, car nous marquons une toute petite pause dans ce face aux chrétiens. A tout de suite, on vous retrouve avec

18:34
Locuteur

Nicolas

18:35
Présentateur

Dupont-Aignan. Deuxième partie de ce face aux chrétiens avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan, qui est maire d'IR, qui est député de l'Essonne, et président du parti politique Debout la France. Et nous allons cette fois-ci l'interroger sur l'Europe. Alors, M. Dupont-Aignan, à l'Europe se pose en ce moment un problème monumental, on ne sait pas trop comment l'aborder, qui est celui des réfugiés,

19:10
Locuteur

des

19:10
Présentateur

réfugiés qui ont droit à un asile, puisque ce sont des réfugiés de guerre, de réfugiés de persécution. Comment l'Europe peut-elle accueillir ces gens que l'on ne peut pas laisser à la frontière ? Ils ont droit, c'est un droit, l'asile politique.

19:23
Locuteur

L

19:24
Invité

'asile politique est un droit quand c'est un véritable asile politique.

19:29
Locuteur

En

19:30
Invité

revanche, ça fait plusieurs années que l'asile politique est détourné

19:34
Locuteur

et

19:35
Invité

se transforme en migration économique

19:38
Locuteur

de

19:38
Invité

grande ampleur. Et sur ce sujet extrêmement difficile, je pense qu'il faut éviter deux démagogies.

19:46
Locuteur

La

19:46
Invité

première démagogie, c'est celle de dire tous à la mer, on rejette tout le monde, je n'ai jamais été de cette ligne-là.

19:52
Locuteur

L

19:53
Invité

'autre démagogie,

19:54
Locuteur

c

19:54
Invité

'est de faire croire qu'en accueillant tout le monde, on va régler le problème. C'est de la fausse générosité.

20:00
Locuteur

Je

20:01
Invité

sais que ces gens sont sincères en disant qu

20:02
Locuteur

'il

20:02
Invité

faut les accueillir.

20:04
Locuteur

Mais

20:04
Invité

un homme d'État

20:05
Locuteur

doit

20:07
Invité

penser

20:07
Locuteur

à

20:08
Invité

l'intérêt général dans le long terme.

20:10
Locuteur

Et

20:11
Invité

on s'est aperçu qu'on paye très cher

20:13
Locuteur

la

20:14
Invité

fausse générosité de Mme Merkel qui a ouvert toutes les portes de l'Europe

20:18
Locuteur

à

20:19
Invité

un flux inconsidéré de migrants économiques,

20:23
Locuteur

dont

20:23
Invité

certains réfugiés bien sûr, se faisant déstabilisant

20:28
Locuteur

les

20:28
Invité

nations européennes, créant un appel d'air monstrueux, nourrissant des passeurs

20:34
Locuteur

et

20:34
Invité

appelant des dizaines de millions qui attendent en Afrique. Mais que feriez-vous

20:39
Locuteur

devant cette arrivée

20:41
Invité

de

20:41
Présentateur

réfugiés

20:41
Invité

? Plusieurs choses. Premier point, je suis le seul candidat à la présidentielle en 2012 à avoir parlé du développement de l'Afrique. On me riait au nez sur les plateaux de télévision. Vos confrères ne voulaient même pas me poser une question sur mon projet sur l'Afrique.

20:54
Locuteur

C

20:54
Invité

'est fondamental.

20:56
Locuteur

On

20:56
Invité

en reparlera sans doute un autre jour, mais c'est fondamental. On a été capable de donner 1000 milliards d'euros, 1000 milliards d'euros aux banques.

21:04
Locuteur

On

21:04
Invité

n

21:04
Locuteur

'est

21:04
Invité

pas capable d'avoir une aide au développement. Tant qu'on ne comprendra pas ça, la population africaine va doubler dans 30 ans. C'est le défi numéro un de l'Europe. Tout le reste, c'est de la littérature. Donc, je tiens à dire ça. Premier point, il faut que ces gens puissent vivre chez eux.

21:18
Locuteur

Et pour les Syriens ? Parce que là, il s'agit de Syriens.

21:21
Invité

Oui, non. Sur les migrants, je connais bien le sujet. J'ai été en Grèce au mois de septembre. J'ai été à Calais. Je suis revenu en disant, j'ai été en Grèce,

21:28
Locuteur

je

21:29
Invité

les ai vus de mes yeux vus, j'ai discuté avec eux.

21:32
Locuteur

Sur

21:33
Invité

une centaine, par exemple, il y avait deux réfugiés réels.

21:37
Locuteur

Les

21:37
Invité

autres, c'était des migrants économiques, le smartphone, de l'argent. D'ailleurs, ils allaient à l'hôtel. Des jeunes, très sympathiques, au demeurant. On veut poursuivre nos études en Angleterre. On ne veut pas combattre en Syrie. On s'en lave les mains. Voilà. Je ne dis pas qu'ils étaient dans une situation facile. Je dis que ça n'a rien à voir avec le tableau qu'on a dressé à Paris.

21:56
Locuteur

Des

21:56
Invité

pauvres migrants, des pauvres réfugiés, etc. Allez à Calais, vous verrez, il

21:59
Locuteur

y

21:59
Invité

a des Érythréens, des Somaliens, de toutes les nationalités. Ce ne sont pas des réfugiés politiques au sens qu'on l'entend. La preuve en est, je veux être précis là-dessus, c'est que 80% des demandes d'asile sont refusées. Avec des commissions. J'ai été voir la Commission nationale de droit d'asile. Et donc, on est face à une utilisation du droit d'asile pour un phénomène migratoire considérable qu'il faut stopper. Deuxième mesure, rétablir les frontières nationales. Succession de haies. Car nous sommes le seul continent qui a ouvert toutes ces portes. Troisièmement, géré humainement

22:33
Locuteur

par

22:35
Invité

des camps de réfugiés, comme nous l'avions fait au moment des Bot People. Le HCR, Haut-Commissariat aux Réfugiés de l'ONU, avait créé des camps de réfugiés où les gens étaient soignés, accueillis.

22:44
Locuteur

Et

22:45
Invité

il faut placer ces camps de réfugiés en Turquie, en Grèce, en Italie, sur les pourtours de l'Europe de manière organisée. Et faire le tri des demandeurs d'asile et des réfugiés politiques là-bas.

22:55
Locuteur

Et

22:56
Invité

être très ferme sur la fermeture des frontières. Troisième point, quatrième point, lutter contre les passeurs.

23:02
Locuteur

On

23:02
Invité

ne

23:02
Locuteur

va

23:02
Invité

pas me dire que des puissances comme la France, l'Angleterre, l'Allemagne, avec des budgets militaires considérables, ne sont pas capables de détruire une centaine de passeurs. Enfin, changer radicalement de politique vis-à-vis de la Turquie, ce qu'on fait vis-à-vis de la Turquie est une honte.

23:17
Locuteur

C

23:17
Invité

'est un Munich migratoire.

23:18
Locuteur

L

23:19
Invité

'attitude de Mme Merkel est une honte absolue et est en train de précipiter l'Europe dans le chaos.

23:24
Locuteur

C

23:24
Invité

'est-à-dire d'avoir cédé face aux Turcs.

23:26
Présentateur

Ce

23:27
Locuteur

sont eux les

23:27
Invité

responsables de la situation aussi. Et changer de politique étrangère, enfin, ça fait beaucoup en Syrie.

23:32
Présentateur

Alain Barron,

23:33
Invité

poursuit précisément. Alain

23:34
Locuteur

Barron de Radio

23:35
Invité

Notre

23:35
Locuteur

-Dame.

23:36
Invité

Sur la Turquie, on a vraiment l'impression que c'est un chantage que font les Turcs. en disant, retenez-nous, alors on lâche les immigrés passés. Et en contrepartie, ils demandent l'accélération des négociations. Que faut-il faire ? Il faut carrément rompre ? Mais bien évidemment. Là, on ne cède jamais au chantage face à des États qui jouent double jeu, qui sont en train de mettre un système autoritaire en place, arrestation des journalistes, qui achètent le pétrole de Daesh en

24:04
Locuteur

contrebande,

24:05
Invité

et qui laissent partir volontairement les migrants depuis un an. J'ai été en Grèce sur l'île de l'Eros.

24:12
Locuteur

Les

24:13
Invité

autorités turques ne savent pas qu'il y a les ventes des gilets de sauvetage dans tous les commerces des villes turques qui bordent la côte, ne savent pas qu'il y a des entreprises turques qui achètent les canaux, qui noient les gens. Bien évidemment que la Turquie le sait et le fait exprès. Et les gouvernements européens sont aussi lâches, faibles, pour accepter un chantage, donner 6 milliards d'euros, accepter la suppression des visas pour les citoyens turcs à partir du 1er juin, dans l'espace Schengen. Mais je ne

24:41
Locuteur

sais

24:41
Invité

pas si on se rend compte de la gravité de ce que ça veut dire, puisque vous savez que de nombreux Turcs qui habitent en Irak ont le passeport turc. Ça veut dire que toute l'Europe va être ouverte à

24:51
Locuteur

l

24:51
Invité

'ensemble des citoyens turcs. Et troisièmement, relancer les négociations d'adhésion de la Turquie, sur un chantage. Et le président de la République, François Hollande, totalement absent de la négociation, qui a disparu des écrans radars

25:03
Locuteur

? C

25:04
Invité

'est une honte pour la France qui s'est passée au sommet européen.

25:08
Locuteur

Une

25:08
Invité

question de Laurent de Boissieu, de La Croix. À propos de sommet européen, tout à l'heure, au sujet de la PAC, vous avez dit au passage, soit ils cèdent et ils céderont, soit on s'en va. Quand vous dites soit on s'en va, on s'en va de quoi ? De la zone euro, de toute Union européenne

25:21
Locuteur

? Écoutez,

25:23
Invité

ceux qui ont

25:23
Locuteur

sauvé

25:24
Invité

l'Europe, ce sont des vrais chefs d'État.

25:27
Locuteur

D

25:28
Invité

'accord

25:28
Locuteur

?

25:28
Invité

Ça a été qui

25:29
Locuteur

? Le

25:29
Invité

général de Gaulle qui a fait la politique de HSV pendant 6 mois

25:32
Locuteur

et

25:33
Invité

qui a créé la meilleure politique agricole européenne, qui a garanti la sécurité alimentaire de l'Europe et la qualité alimentaire pendant 50 ans. Général de Gaulle. Margaret Thatcher, c'est pas ma tasse de thé, mais qui a défendu son pays et qui a rétabli l'équilibre. Helmut Kohl qui a fait la réunification allemande.

25:49
Locuteur

Je

25:49
Invité

ne suis pas allemand, je suis en désaccord avec la politique de l'Allemagne, mais je comprends que les Allemands aient voulu être réunifiés.

25:56
Locuteur

C

25:56
Invité

'était des grands chefs d'État. M. Cameron, on peut le critiquer, mais c'est le seul qui a gagné des élections jusqu'à maintenant.

26:03
Locuteur

Les

26:03
Invité

autres ont tous été battus, Sarkozy et Hollande sera battue. Donc tout ça veut dire quoi ? Ça veut dire que

26:09
Locuteur

l

26:09
Invité

'Europe, c'est notre copropriété, on est copropriétaire de l'Europe. Et je ne vois pas au nom de quoi la France accepterait de laisser casser l'Europe,

26:17
Locuteur

de

26:18
Invité

la laisser détruire dans ses fondamentaux. Moi, je crois à une Europe, des nations démocratiques qui travaillent ensemble et qui ont des projets communs. Le développement de l'Afrique, la lutte contre le cancer, la voiture propre. Voilà de beaux projets européens qu'on pourrait faire à 3 ou 4 pays. Donc moi, je veux revoir complètement les règles européennes.

26:35
Locuteur

L'Union

26:36
Invité

européenne, ce n

26:36
Locuteur

'est

26:36
Invité

pas ça du tout.

26:37
Locuteur

L

26:37
Invité

'Union européenne,

26:37
Locuteur

c

26:37
Invité

'est intégrer une fine pour arriver, si on veut être démocrate, à un fédéralisme. Si on veut être une intégration

26:42
Locuteur

démocratique, c'est du fédéralisme. L'Union européenne

26:44
Invité

est devenue une dictature. Une dictature ? Oui. Depuis le référendum de 2005, les Français ont voté non.

26:50
Locuteur

Et

26:51
Invité

on leur a imposé ce qu'ils avaient refusé. Les Hollandais ont voté non. On leur a imposé ce qu'ils ont refusé. Les Irlandais ont voté non.

26:58
Locuteur

On

26:58
Invité

leur a imposé ce qu'ils ont refusé. Et on traite la Grèce comme un pays occupé. Est-ce que vous croyez qu'on va construire l'Europe contre les peuples qui forment l'Europe ? Mais c'est absurde. Il faut construire l'Europe avec les Européens, en rendant aux nations la plupart des normes, parce que ce n

27:17
Locuteur

'est

27:17
Invité

pas une bureaucratie non contrôlée de décider de la façon dont on vit, en contrôlant nos frontières nationales. Mais en revanche, en travaillant ensemble, et c'est ma différence avec le Front National ou avec ceux qui sont hostiles à l'Europe, en travaillant ensemble sur des beaux projets qui feront aimer

27:31
Locuteur

l'Europe...

27:31
Invité

C'est la fin de

27:32
Locuteur

l

27:32
Invité

'Union européenne dans les deux cas. Que ce soit vous ou

27:33
Locuteur

le

27:33
Invité

France. C

27:34
Locuteur

'est

27:34
Invité

la transformation de l'Union européenne.

27:35
Locuteur

Mais

27:35
Invité

c'est autre chose. Ce

27:36
Locuteur

n

27:36
Invité

'est plus du tout le projet de l'Union européenne.

27:38
Locuteur

C

27:38
Invité

'est une

27:38
Locuteur

autre Europe, peut-être. Mais quel projet vous parlez

27:39
Invité

? Si c'est celui du... Ce

27:40
Locuteur

n'est

27:40
Invité

pas le traité d'Europe. Là, c'est un avatar d'Europe qui a trahi tout l'idéal européen,

27:45
Locuteur

qui

27:45
Invité

fait le nivellement social par le bas, le chaos migratoire, et le règne d'une bureaucratie achetée par des lobbies financiers.

27:53
Locuteur

C

27:53
Invité

'est l'Europe, ça ?

27:55
Locuteur

Mais

27:55
Invité

au nom de quoi

27:56
Locuteur

on

27:56
Invité

défigure l'Europe

27:57
Locuteur

? C

27:58
Invité

'est une trahison. Donc moi, je ne veux pas la fin de l'Europe. Je veux la transformation de cette Union européenne dans une Europe

28:04
Locuteur

qui

28:05
Invité

respecte les démocraties et les peuples et qui, en même temps, travaille ensemble pour régler les défis du monde.

28:10
Locuteur

Ce

28:11
Invité

n

28:11
Locuteur

'est

28:11
Invité

pas la France seule qui va sauver l'Afrique. On va le faire avec nos amis européens.

28:14
Locuteur

Ce

28:14
Invité

n

28:14
Locuteur

'est

28:14
Invité

pas la France seule qui va inventer le vaccin contre le cancer. Donc, voilà.

28:18
Présentateur

Une question de Romain Masneau de RCF. C'est vrai que

28:22
Locuteur

c

28:22
Présentateur

'est un changement radical.

28:23
Invité

En 2010, au plus fort de la crise de la dette souveraine, vous annonciez la mort imminente de l'euro.

28:28
Locuteur

Six ans après, l'euro est encore balé

28:30
Invité

bien là. Vous croyez toujours à la fin de l'euro et au rétablissement du franc ? Je crois que cette monnaie n'est pas viable.

28:37
Locuteur

J

28:38
Invité

'ai eu raison de critiquer très fortement l'euro quand il était surévalué.

28:42
Locuteur

Et

28:43
Invité

je ne renie rien parce que quand on avait un euro à 1,45 dollars, nos entreprises ne pouvaient plus exporter. Et je pense que c'est grâce à la protestation que nous avons menée contre cet euro cher que M. Drahi a changé de politique

28:55
Locuteur

et

28:56
Invité

qui a pu faire baisser l'euro, ce qui a donné une bulle d'oxygène. D'ailleurs, quand je disais que l'euro allait baisser, que c'était bon pour les entreprises, on me disait que je racontais n'importe quoi. Et puis,

29:04
Locuteur

l'euro a

29:07
Invité

baissé et ça a donné une bulle d'air. Je pense et je maintiens que cet euro n'est pas viable dans sa forme actuelle. Tous les gens sérieux le pensent. Tous les économistes sérieux prix Nobel le pensent. Et on le voit tous les jours en Grèce parce que vous ne pouvez pas avoir la même monnaie entre la Grèce et l'Allemagne. En revanche, j'ai toujours défendu, vous reprenez mes écrits, la monnaie commune, c'est-à-dire l'euro franc, l'euro marque, c'est-à-dire

29:30
Locuteur

on

29:31
Invité

a la veste de la même couleur. Tiens, tous les deux. Vous n'avez pas une veste rouge et moi une veste jaune. Ça veut dire qu'on est d'accord pour avoir la même couleur de veste. En revanche,

29:41
Locuteur

on

29:41
Invité

va mettre une taille adaptée à chaque économie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que chaque année, l'euro pourra être réévalué ou dévalué dans un limite d'un serpent comme on avait quand ça marchait.

29:50
Locuteur

C

29:51
Invité

'est un système flexible qui garde les avantages de l'euro

29:54
Locuteur

et

29:55
Invité

qui évite les inconvénients de l'euro.

29:57
Locuteur

Je

29:57
Invité

suis convaincu qu'on ira vers ça. Et j'essaye d'être concret. Je veux proposer une voie qui permette à chaque pays d'avoir une monnaie qui n'étouffe pas sa croissance. Flexibilité de l'euro. Je préfère la flexibilité de l'euro que la flexibilité des salaires.

30:12
Locuteur

Une

30:13
Présentateur

question de...

30:14
Locuteur

Sinon, on aura

30:14
Invité

tous un salaire bulgare.

30:16
Locuteur

Une

30:16
Présentateur

question d'Alain Barron qui n'a pas un salaire bulgare.

30:20
Locuteur

J'espère poser une question. J'espère poser une

30:23
Invité

question. Pardonnez-moi, si M. Barron était un ouvrier du bâtiment, on dirait à M. Barron vous êtes trop cher, on va prendre un Roumain et on ne

30:31
Locuteur

va

30:31
Invité

pas payer les charges sociales en France. Et M. Barron serait au chômage ou moi, si on prenait... Le jour où les députés Roumains remplaceront des députés français parce qu

30:39
Locuteur

'ils

30:39
Invité

sont dix fois moins chers, vous verrez que les députés commenceront à se proposer la question des travailleurs détachés et les journalistes aussi.

30:45
Présentateur

Et Alain Barron est un excellent journaliste de Radio Notre-Dame

30:48
Locuteur

qui vous pose une question. Et on n'a pas envie de

30:51
Présentateur

le

30:51
Locuteur

remplacer, surtout.

30:52
Invité

Merci beaucoup. Vous avez parlé de M. Cameron tout à l'heure. On sait que le Royaume-Uni hésite ou va peut-être sortir de l'Union européenne. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ce serait grave pour l 'Union ? Ce serait une chance pour l'Union et une chance pour le Royaume-Uni. J'aime beaucoup les Anglais parce que c'est un peuple libre

31:08
Locuteur

qui

31:09
Invité

croit beaucoup à sa démocratie.

31:10
Locuteur

Je

31:10
Invité

ne suis pas en accord avec les Anglais sur tous les sujets, loin de là. Mais c'est un des derniers pays qui a encore le sens de la démocratie et de la liberté. Donc je pense que les Anglais vont sortir de l'Union européenne qui est un système autoritaire, non démocratique. Ça va être une chance

31:27
Locuteur

pour

31:27
Invité

remettre en cause ce système et le reconstruire. Encore une fois, je ne veux pas la fin de l'Europe. Je veux sa transformation,

31:35
Locuteur

sa

31:35
Invité

reconstruction. Vous n'assumez pas de dire que vous êtes pour que la France sorte de l'Union européenne comme le Royaume

31:39
Locuteur

-Uni ? Mais non.

31:39
Invité

Vous pourrez le faire.

31:40
Locuteur

Mais c'est ce que vous dites sans assumer la conséquence de ce que vous dites.

31:43
Invité

Même si

31:44
Locuteur

c

31:44
Invité

'est pour reconstruire

31:44
Locuteur

quelque

31:45
Invité

chose après. Mais le fait est

31:46
Locuteur

que...

31:46
Invité

Mais je pense qu'on n

31:47
Locuteur

'en

31:47
Invité

aura pas besoin. Je pense que si vous avez un chef d'État qui a du caractère, il faut dénoncer les traités européens. Oui. Mais ce n

31:55
Locuteur

'est

31:55
Invité

pas sortir. Je déteste ce mot sortir. Nous sommes au cœur de l'Europe.

31:59
Locuteur

D

31:59
Invité

'ailleurs, nous ne sommes pas Anglais.

32:00
Locuteur

Nous

32:01
Invité

sommes attachés. Nous sommes sur le continent. Pourquoi aurions-nous cette obligation

32:08
Locuteur

soit

32:09
Invité

de partir comme si on allait déménager la France et creuser une mer entre la France et l'Allemagne,

32:13
Locuteur

soit

32:14
Invité

d'accepter un système fou

32:15
Locuteur

? Je

32:16
Invité

veux transformer ce système. Donc, je dis qu'on n

32:19
Locuteur

'a

32:19
Invité

pas à sortir. On ne

32:20
Locuteur

va

32:20
Invité

pas déménager la France. En revanche, une France soumise à un système non démocratique, ça doit être terminé. Et on aura à reconstruire avec nos amis parce qu'il y a le même

32:30
Locuteur

impatience,

32:32
Invité

la même espérance dans les autres pays. Les Italiens, les Allemands, le peuple n'en peut plus de cette organisation. Donc, on ne va pas quitter.

32:39
Locuteur

C

32:40
Invité

'est comme si vous me disiez on est dans un immeuble. Je vais sortir mon appartement de l'immeuble. Non, on va changer le syndic de copropriété.

32:46
Locuteur

On

32:47
Invité

va reprendre le pouvoir. Et on va gérer l'immeuble différemment. Voilà. Ce n

32:52
Locuteur

'est

32:52
Invité

pas la même chose. Romain Masnou, de RCS.

32:56
Locuteur

Si

32:56
Invité

on regarde de l'autre côté de l'Atlantique, il

32:57
Locuteur

y

32:57
Invité

a un homme dont on parle beaucoup en ce moment, c'est Donald Trump. Nicolas Sarkozy a eu des propos assez louangeurs à son égard en disant que c'était un avant-goût de ce qui allait arriver en France avec la victoire d'un candidat du peuple contre le candidat des élites du système. Est-ce que vous aussi vous vous sentez en phase avec Donald Trump ? Écoutez, je ne dirai rien sur Nicolas Sarkozy par charité. Quant à Donald Trump, je pense que c'est la conséquence

33:23
Locuteur

de

33:24
Invité

l'injustice permanente

33:25
Locuteur

qu

33:26
Invité

'il y a aux États-Unis.

33:27
Locuteur

Ça

33:28
Invité

fait 20 ans

33:29
Locuteur

qu

33:29
Invité

'une minorité, un pour mille de la population, s'arroge

33:34
Locuteur

une

33:35
Invité

richesse créée par tout un peuple. Les journalistes, pardonnez-moi, la plupart, pas tous, heureusement, français, ont cru que ce système inégalitaire allait toujours durer.

33:44
Locuteur

et

33:44
Invité

il

33:45
Locuteur

y

33:45
Invité

a un moment quand vous tirez sur la corde, elle lâche. Et Donald Trump est le symptôme

33:50
Locuteur

qui

33:50
Invité

n'est pas ma tasse de thé à titre personnel parce que je n

33:53
Locuteur

'ai

33:53
Invité

pas cette conception du discours politique et de la démagogie, mais il est le symptôme d'une société malade qui n'en peut plus d'être gouvernée contre le peuple. Et ce qui est vrai, si vous regardez les débats américains, c'est très intéressant, c'est un peu la nuit, il faut se coucher tard, vous verriez qu'il

34:09
Locuteur

y a

34:09
Invité

les mêmes problématiques qu'en France. C'est-à-dire une classe politique oligarchique, financière, journalistique pour certains. C

34:16
Locuteur

'est le

34:16
Invité

milliardaire Donald Trump.

34:17
Locuteur

Non mais,

34:18
Invité

bien sûr. Mais alors, aux États-Unis, les milliardaires sont aimés, pas en France. Ce que je veux dire, c'est que le monde occidental, capitaliste,

34:29
Locuteur

a

34:29
Invité

cru qu'avec la fin du communisme, il pouvait se dispenser d'une réflexion sociale

34:34
Locuteur

et

34:34
Invité

qui pouvait toujours faire travailler toujours plus et créer toujours plus de chômage par une mondialisation inhumaine. Cette mondialisation inhumaine se fracasse sur les réalités de l'injustice sociale. Et ce qui est triste,

34:48
Locuteur

c

34:48
Invité

'est que des gens raisonnables, j'allais dire républicains, modérés, ne soient pas capables de corriger le tir. Et Trump réussit aux États-Unis parce que l'élite américaine a abandonné le peuple. Et en France, il faudra un candidat du peuple, oui, mais un candidat du peuple qui soit raisonnable parce que le peuple n'est pas déraisonnable. Il attend une offre de rupture

35:09
Locuteur

qui

35:10
Invité

soit une offre de rupture sereine et rassembleuse. Et c'est ça qu'il faut faire.

35:15
Présentateur

Merci. Nous marquons une deuxième pause dans ce Face aux chrétiens et nous nous retrouvons dans un très, très court instant avec Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. A tout de suite.

35:34
Locuteur

On

35:34
Présentateur

se retrouve pour cette troisième partie du Face aux chrétiens avec notre invité, Nicolas Dupont-Aignan qui est député de l'Essonne, président de Debout la France et qui sera interrogé par trois journalistes partenaires de cette émission, Laurent de Boissieu, de La Croix, Alain Baron, de Radio Notre-Dame et Romain Masneau, de RCF. Alors, bien évidemment, on va parler de la présidentielle, de ce qui se passe en ce moment dans la vie politique française, d'autant que Nicolas Dupont-Aignan va sortir bientôt un livre.

36:06
Locuteur

C

36:07
Présentateur

'est encore secret, on n'a pas le droit de le présenter, mais on l'a, on l'a sous le coude. Et vous êtes gonflé, dites-moi. France, lève-toi et marche. Vous prenez pour le sauveur ?

36:20
Invité

Non, je n

36:21
Locuteur

'ai

36:21
Invité

pas cette prétention.

36:23
Locuteur

Mais je

36:24
Invité

trouve que cette phrase est magnifique, je l'ai toujours trouvée magnifique depuis mon enfance.

36:29
Locuteur

Et

36:29
Invité

j'ai osé, oui, la reprendre parce que je pense que notre pays a tout pour réussir. Et j'en suis convaincu. Et c'est ce que j'ai essayé d'expliquer dans ce livre.

36:41
Locuteur

On

36:42
Invité

me connaît souvent pour critiquer parce que j'enrage de voir des mauvaises décisions prises. Mais aujourd'hui, tout le monde est convaincu qu'on a été mal gouverné et qu'on l'est. La question que se posent des Français,

36:54
Locuteur

c

36:54
Invité

'est qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux

36:55
Locuteur

? Et

36:56
Invité

est-ce qu'on peut s'en sortir ? Et moi, ce qui m'intéressait dans ce travail d'écriture, c'est d'essayer de répondre à cette question. Est-ce qu'on peut s'en sortir

37:02
Locuteur

? J

37:03
Invité

'en suis absolument convaincu. Et comment on va s'en sortir

37:06
Locuteur

? Et

37:07
Invité

je vais vous dire, c'est dans la tête. France, lève-toi et marche. Ça veut dire, je veux dire aux Français, arrêtez d'être résignés, levez-vous, vous avez tout pour réussir et je vais vous expliquer comment on va le faire ensemble. Il n

37:20
Locuteur

'y

37:20
Invité

a pas un sauveur.

37:22
Locuteur

Il n'y a

37:22
Invité

pas un sauveur. Il y a en revanche de changer les règles du jeu pour que chaque Français ait intérêt

37:28
Locuteur

personnellement

37:30
Invité

pour son intérêt individuel,

37:32
Locuteur

que

37:32
Invité

son intérêt individuel, je m'exprime mal, coïncide avec l'intérêt collectif.

37:36
Locuteur

C

37:36
Invité

'est-à-dire, il faut que chaque chef d'entreprise ait intérêt à relocaliser en France l'emploi. Il faut que chaque Français ait intérêt à épargner, par exemple, pour son logement et être propriétaire de son logement. Il faut que chaque Français ait intérêt à faire marcher son entreprise, la participation. Cette société de participation, c'est le gaullisme social. J'ai beaucoup travaillé là-dessus parce que je suis certain, comme je vous le disais tout à

37:55
Locuteur

l

37:55
Invité

'heure, qu

37:55
Locuteur

'on

37:55
Invité

ne réformera pas contre les Français. Donc ça doit venir d'eux. Donc il faut leur dire, on peut y arriver.

37:59
Présentateur

Donc qui se lève et qui marche.

38:01
Invité

Eh oui.

38:02
Présentateur

Une question de Laurent

38:03
Locuteur

de... Alors après,

38:03
Invité

est

38:03
Locuteur

-ce

38:03
Invité

que c'est un miracle ou est-ce que c'est la force de la volonté ? Chacun, selon sa foi, jugera. Laurent

38:09
Locuteur

de

38:09
Invité

Boissieu, Delacroix. Vous avez changé l'argue du jeu, mais les règles du jeu électorales sont aujourd'hui telles qu'un parti comme le FN qui fait autour de 30% n'arrive pas à avoir de département, n'arrive pas à gagner de région. Alors qu'est-ce qui fait que vous et votre parti, autour de 5-6%, ce qui est pas mal par rapport à d'où vous partez, mais qui progresse tout à fait. Mais

38:28
Locuteur

comment

38:29
Invité

vous pouvez espérer prendre le pouvoir, notamment sans alliés

38:32
Locuteur

?

38:33
Invité

Mais quand François Mitterrand était à 1% et le Parti communiste à 35

38:36
Locuteur

%

38:37
Invité

?

38:37
Locuteur

Pas

38:38
Présentateur

tout à fait, mais

38:38
Locuteur

il n'a jamais été. Il a été à 25. Il a été monté trop. Non, 25 après la électorale.

38:43
Invité

Bon, j'exagère un peu. Il l'a fait en prenant le PS. Vous voulez prendre les

38:47
Locuteur

répétitions ? Il

38:48
Invité

l'a fait en reconstruisant une action politique à partir de rien. Quand M. Obama s'est présenté, il n'était rien. Quand M. Renzi s'est présenté, il n'était rien. Je veux dire par là, nous sommes encore une fois le seul pays au monde où on considère que si on n'est pas dans l'écurie qui a échoué, qu'on n'est pas dans la cour des rois soleil, si on commence à mener une action obligatoirement solitaire, entre guillemets,

39:13
Locuteur

au

39:13
Invité

début, encore j'ai eu un million de voix, donc ce million d'électeurs, il me tient chaud, on va échouer. Eh bien non. Je crois au contraire que les Français ne supportent plus les partis actuels

39:22
Locuteur

et

39:23
Invité

ne veulent pas donner les clés de la maison à une famille qui dit parfois des choses justes, pourquoi le nier, mais qui, si elle gouvernait, risquerait de plonger la France dans des difficultés énormes, avec des excès.

39:35
Locuteur

Et

39:36
Invité

je pense que le peuple français est un peuple très sage, très sage, qui voit bien qu'il est dans une impasse, mais qui attend de voir une belle offre politique qui est une

39:45
Locuteur

offre

39:47
Invité

constructive, constructive,

39:49
Locuteur

et

39:49
Invité

de rassemblement. Ma différence fondamentale avec le Front National, c'est que nous sommes dans un esprit de rassemblement, les gaullistes n'ont jamais été pour la division nationale, mais pour le rassemblement, et que nous avons un projet d'avenir pour le monde d'après, j'allais dire, à 50 ans. Qu'est-ce qu'on veut faire de la France ? C'est l'intérêt de ce livre, en tout cas, j'estime. Qu'est-ce qu'on veut faire de la France dans 20 ans, dans 50 ans ? Qu'est-ce qu'on veut pour nos petits-enfants

40:11
Locuteur

?

40:11
Invité

Et

40:12
Locuteur

quand

40:13
Invité

les Français connaîtront notre projet, vous verrez qu'on arrivera à les convaincre, parce que nous sommes la seule voie raisonnable de rupture.

40:19
Locuteur

Une

40:19
Présentateur

question d'Alain Baron de Radio Notre-Dame.

40:22
Invité

Vous parlez de rassemblement, mais il y a d'autres hommes politiques qui, peu ou prou, cultivent les mêmes, enfin, labourent les mêmes terres que vous. Je pense à Philippe de Villiers. Est-ce que vous parlez avec lui qu'il a connu un grand succès de librairie ?

40:33
Locuteur

Tout

40:33
Invité

à fait. Robert Ménard aussi, peut-être ? Enfin, est-ce que vous essayez d'agréger un certain nombre de personnalités ? Je parle avec les uns et les autres. Jean-Pierre Chevènement, par exemple. Philippe de Villiers, qui a annoncé dans son livre, bien avant, qu'il quittait la vie politique. Et je crois que c'est peut-être pour ça aussi, parce qu'il a apporté beaucoup dans ce livre de lui-même. Beaucoup de villiéristes, Cécile Belle de Gécé était notre tête de liste au régional, dans la région des Pays de Loire. Beaucoup de personnes nous ont rejoints de tous ces rangs. Parce que oui, il faut

41:02
Locuteur

offrir

41:03
Invité

aux Français un patriotisme intelligent, un patriotisme serein.

41:09
Locuteur

Il

41:09
Invité

y

41:09
Locuteur

a

41:09
Invité

un chemin de sortie de crise. Il existe.

41:12
Locuteur

C

41:12
Invité

'est une espérance. Ce chemin de sortie de crise,

41:16
Locuteur

il

41:17
Invité

va falloir convaincre les Français qu'il existe. Mais je vais vous dire, avant de convaincre même qu'il se penche sur nous, il faut d'abord que nos concitoyens comprennent

41:28
Locuteur

que

41:29
Invité

leur pays, notre pays, peut y arriver. Qu'il a des atouts incroyables.

41:34
Locuteur

Ses

41:34
Invité

paysages, ses terroirs, ses valeurs, sa productivité, contrairement à ce qu

41:39
Locuteur

'on

41:39
Invité

dit, sa capacité scientifique, sa capacité culturelle, ses innovations, son enseignement, ses enseignants qui sont abandonnés. Et mon bouquin, c'est que ça. C'est essayer. Je voudrais que les Français le lisent pour qu'ils comprennent qu'ils ont tout en main.

41:55
Locuteur

Et

41:55
Invité

on a tout en main. J'étais un jour à Caen et je voyais une photo dans un bistrot de la ville de Caen détruite à la Libération. Plus rien.

42:03
Locuteur

Un

42:03
Invité

champ de ruines. Nos grands-parents, mes grands-parents,

42:08
Locuteur

ont

42:08
Invité

cru en la France, ils ont construit la France qui était ruinée.

42:11
Locuteur

Et

42:11
Invité

nous, aujourd'hui, on est sixième puissance mondiale et on a besoin d'aller décorer le roi d'Arabie Saoudite.

42:16
Locuteur

On

42:17
Invité

a besoin de caler devant Erdogan. On a besoin d'aller chercher nos ordres à Bruxelles chez des lobbyistes incompétents.

42:23
Locuteur

Mais

42:23
Invité

il

42:23
Locuteur

y a

42:23
Invité

un moment où il faut se réveiller, les

42:25
Locuteur

Français.

42:25
Invité

Pourquoi sixième puissance mondiale, on devrait se coucher ? C'est ça le problème de la France aujourd'hui. C'est dans la tête.

42:30
Locuteur

Une

42:31
Invité

question de Romain Masneau de RCF. Une question à laquelle vous ne vous déroberez pas, j'espère. Au second tour de la présidentielle, si vous avez le choix entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, vous voudriez avec qui ?

42:42
Locuteur

Mais

42:42
Invité

d'abord, tout mon combat, c'est d'éviter ce choix

42:45
Locuteur

et

42:45
Invité

donc il n

42:45
Locuteur

'y

42:45
Invité

aura pas ce choix. Voilà. Il n'y aura pas ce

42:48
Locuteur

choix.

42:48
Invité

Mais pourquoi ? Pourquoi devrions-nous subir l'apocalypse permanente

42:51
Locuteur

?

42:52
Invité

Expliquez-moi. Au nom de quoi

42:55
Locuteur

la

42:55
Invité

classe politique, journalistique, médiatique, enferme les Français dans des choix impossibles

43:02
Locuteur

?

43:02
Invité

Mais vous voulez qu

43:03
Locuteur

'il

43:03
Invité

n

43:03
Locuteur

'y ait

43:03
Invité

plus de votants dans notre pays

43:04
Locuteur

?

43:05
Invité

Et donc, notre boulot,

43:06
Locuteur

il

43:06
Invité

y a deux boulots à France. On a beaucoup de gens qui nous rejoignent en ce moment. Beaucoup de gens. Et des élus locaux, des maires, il y a un maire républicain des Hautes-Alpes qui va nous rejoindre. De partout, il y a des maires qui nous rejoignent. Alors évidemment, ils ne

43:18
Locuteur

sont

43:18
Invité

pas connus.

43:20
Locuteur

Mais qu

43:21
Invité

'importe, parce que c'est la force de la France, c

43:23
Locuteur

'est

43:23
Invité

le tissu. On va redresser la France en partant des Français.

43:26
Locuteur

Et

43:26
Invité

surtout pas s'intéresser à ces choix hypothétiques qui n'ont aucun sens.

43:30
Locuteur

On

43:30
Invité

a un an pour faire mentir tout ça. Apocalyptique, dites-vous. Ben oui. Je suis désolé. Face à face, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen. Moi,

43:37
Locuteur

ce

43:37
Invité

n

43:37
Locuteur

'est

43:37
Invité

pas ma tasse de thé. Je suis désolé. Je ne remets pas en cause des personnalités. Je les respecte dans leur combat politique. Mais on a quand même le droit de proposer autre chose.

43:45
Locuteur

Une

43:45
Invité

question de Laurent de Boissieu, Lacroix. Est-ce qu'une des clés et une réussite pour vous, ce n'est pas que des gens qui, sur le fond, sont très proches de vous, à la fois sur votre gauche, Henri Guénaud, chez les Républicains, sur votre droite, Florian Philippot, au FN. Vous êtes plus proche de Florian Philippot que de l'aile Valeurs Actuelles, Philippe de Villiers, Mario Marchand, qui est plus identitaire et plus libéral.

44:06
Locuteur

Je ne crois

44:07
Invité

pas à

44:07
Locuteur

l

44:07
Invité

'identitarisme. Je suis très clair là-dessus. Je voudrais une réflexion là-dessus. Je suis, pour la fermeture des frontières, je pense qu'on n'a plus de capacité d'assimilation. Je pense que l'objectif,

44:17
Locuteur

c

44:17
Invité

'est d'assimiler les enfants d'étrangers français qui sont sur notre sol et les étrangers en situation régulière. Mais en revanche, je n'ai jamais fait une différence, jamais, selon l'origine des gens et leur religion. Et ça, ça me paraît le pacte fondateur. Voilà.

44:32
Locuteur

Et vous dites bien

44:33
Présentateur

assimilés et non pas intégrés. Assimilés, oui. Assimilés. C'est-à-dire qu'il faut que les gens assimilent notre culture et

44:40
Locuteur

qu

44:40
Présentateur

'ils

44:40
Locuteur

oublient la

44:41
Présentateur

leur.

44:41
Invité

Non. Non ? Non. Personne n'oublie sa culture, son identité, ses racines.

44:46
Locuteur

Que

44:46
Invité

vous soyez basque, alsacien, d'origine tunisienne ou autre, américaine, personne. En revanche, pour vivre ensemble dans un pays d'émigration où il y

44:57
Locuteur

a

44:57
Invité

une forte accueil, s'il n'y

44:59
Locuteur

a

44:59
Invité

pas l'assimilation, c

45:00
Locuteur

'est

45:00
Invité

le chaos et le Liban. Et nous sommes partis pour le Liban. Je reprends ma

45:03
Locuteur

question.

45:03
Invité

Donc je suis très clair. Fermeture des frontières, assimilation, égalité républicaine. Ça c'est mon logiciel, vous le connaissez, c'est le logiciel de Philippe Séguin, c'est le logiciel de la nation qui rassemble. Mais

45:14
Locuteur

il

45:15
Invité

est également tenu,

45:15
Locuteur

mais qui est ferme.

45:16
Invité

Ce logiciel est également tenu par une partie, peut-être minoritaire,

45:18
Locuteur

de

45:18
Invité

républicains.

45:19
Locuteur

Oui, mais il y en a beaucoup qui vont venir. Et par un prix

45:21
Invité

pour FN. Est

45:22
Locuteur

-ce que c'est un

45:23
Invité

de vous, finalement, que ce soit un discours spécifique, également porté par d'autres dans d'autres parties, ne vous limite pas électoralement ? Mais

45:28
Locuteur

ça

45:29
Invité

ne me limite pas parce que les Français ne

45:31
Locuteur

sont

45:31
Invité

pas idiots et ils vont bien comprendre qu'Henri Guénaud dit des choses très justes, mais que malheureusement, il soutient des gens qui disent l'inverse. Et il

45:40
Locuteur

y

45:40
Invité

a des gens qui viennent du FN chez nous et qui nous rejoignent parce qu'ils disent on a découvert que le FN avait caché

45:47
Locuteur

dans

45:47
Invité

l'arrière-boutique des choses qu'on n'a pas envie de voir

45:50
Locuteur

au

45:50
Invité

pouvoir. Et donc, moi, je suis convaincu que le FN n'existe que parce qu'on a oublié un patriotisme de rassemblement tolérant mais ferme. Fermeté et tolérance. C'est ça qui va sauver la France. Pas autre chose. Une question d'Alain Baron de Radio Notre-Dame. Oui, vous êtes maire d'une grande ville de banlieue ou

46:07
Locuteur

de la ville

46:07
Invité

moyenne ? 30 000.

46:09
Locuteur

30 000 quand

46:10
Invité

même ? Quand on est 1 000 habitants ou 500 000,

46:13
Locuteur

c

46:13
Invité

'est la même chose. Comment faites-vous pour gérer la criminalité qui pourrit la vie des gens

46:18
Locuteur

?

46:19
Invité

J'aimerais qu'il

46:20
Locuteur

y ait

46:20
Invité

un État parce que ce ne

46:20
Locuteur

sont

46:20
Invité

pas les maires qui doivent être des shérifs. Alors, qu'est-ce que je fais ? On a un taux délinquant chez moi de moitié par rapport aux villes voisines

46:26
Locuteur

parce

46:27
Invité

qu'on a fait des efforts considérables. Vidéoprotection, plus de 200 caméras, pas encore mais presque. Police municipale qui nous coûte cher mais qui joue un rôle irremplaçable, grande fermeté républicaine, suppression des allocations, ça choque beaucoup aux familles de délinquants quand ils cassent le bien public. C'est une politique ferme et en même temps de justice sociale. Mais,

46:47
Locuteur

je

46:48
Invité

vais vous dire, je souffre comme ailleurs de ces bandes qui viennent d'ailleurs souvent de pays étrangers et qui se livrent à des cambriolages à outrance, d'un État faible, des voyous qui sont libérés systématiquement, notamment des trafiquants de drogue. Quand est-ce qu'on va lutter contre le trafic de drogue qui pourrit notre jeunesse dans notre pays

47:04
Locuteur

? Voilà

47:05
Invité

la question. J'ai un trafic de drogue très lourd, nous avons mis six mois à les arrêter, la police, gros travail des policiers, ils ont été tous libérés dans la journée.

47:14
Locuteur

Voilà.

47:14
Invité

Et ils continuent à vendre de la drogue. Donc, fermeté républicaine, la République, c'est des droits et des devoirs. Voilà. Et expulsion des étrangers qui se livrent à du trafic de drogue qu'a supprimé d'ailleurs Nicolas Sarkozy qui joue les répressifs mais qui a laissé des étrangers trafiquant de drogue dans notre pays. On doit les expulser.

47:31
Locuteur

Comme

47:32
Invité

tous les pays du monde. Moi, je ne demande pas la lune, je demande la fermeté. Romain Mazneau, RCF. On se souvient que l'insécurité justement avait été le thème phare de la présidentielle de 2002 avec le résultat que l'on sait. Est-ce que l'insécurité et peut-être à une autre échelle le terrorisme risque aussi d'être un sujet important pour l'année prochaine ? Et moi, je vais vous dire ce que j'aurais aimé c'est qu'on arrête préventivement les 250 djihadistes qui sont de retour sur notre sol qu'on connaît, qui sont identifiés et qui sont en liberté pour certains.

Je n'arrive toujours pas à avoir du gouvernement une réponse précise à l'Assemblée nationale, les républicains n'ont plus personne,

48:07
Locuteur

sur

48:08
Invité

où sont les djihadistes de retour de Syrie, des gens qui ont été coupés des têtes là-bas au sens propre, qui ont été décapités des gens, qui ont combattu contre nos armées, qui se sont livrés des actes de barbarie, qui sont revenus sur notre sol et qui sont en liberté. Au nom, soi-disant, de nos principes démocratiques. Alors qu'on m'explique, les Américains ont eu le courage de faire Guantanamo avec des excès. Je ne suis pas pour Guantanamo, bis, mais je suis pour l'arrestation de tous les djihadistes qui reviennent de Syrie.

48:34
Présentateur

Sur quels critères la justice et la police et la justice peuvent-elles arrêter des gens qui sont allés en Syrie ? Sur quels critères ? Sur des critères

48:41
Invité

évalués. Quand vous avez été combattre nos armées, vous êtes coupable de votre trahison. Ils ont été combattre notre ennemi, avec notre ennemi. Ils sont allés à l'étranger

48:51
Locuteur

en Syrie.

48:52
Invité

Il ne s'agit pas, attendez, il ne s'agit pas d'arrêter tout le monde comme ça. Il faut faire une enquête.

48:56
Locuteur

D

48:56
Invité

'accord. D'accord. Mais une fois qu'on a fait l'enquête, il faut les mettre en prison et il faut les isoler sur un territoire lointain.

49:03
Locuteur

Mais

49:03
Invité

c'est un principe de précaution. Comme il faut fermer les frontières. Quand j'ai rencontré le président de la République, je le raconte dans mon livre, il me dit, mais je ne crois pas aux frontières nationales. Je lui ai dit, mais tous les terroristes ont franchi nos frontières dans tous les sens et on ne les a pas vues.

49:17
Locuteur

Il

49:18
Invité

faut rétablir le contrôle aux frontières. C'est une obligation.

49:21
Présentateur

Merci. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan, de nous avoir réservé cette interview pour Face aux Chrétiens. Et nous nous retrouvons bien évidemment la semaine prochaine pour un autre Face aux Chrétiens. Notre invité sera Michel Barnier. Si vous avez pris cette émission en route, vous savez que vous pouvez la retrouver sur les sites de Radio Notre-Dame, de RCF, de KTO et de La Croix.

49:49
Locuteur

À

49:49
Présentateur

bientôt.