Nicolas Dupont-Aignan invité de Face aux Chrétiens sur KTOTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 54 %Attaque 35 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:23OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il fallait toucher à votre avis au code du travail pour créer des emplois ?
- 3:43OuverteRéponse directe
Quand vous voyez des jeunes manifester contre la loi El Khomri, est-ce qu'ils sont manipulés ou sincères ?
- 5:04RelanceRéponse directe
La loi El Khomri inverse la hiérarchie des normes. Où vous situez-vous ?
- 6:12RelanceRéponse directe
Vous dites ne pas être hostile aux réformes, mais quelles sont vos propositions concrètes ?
- 8:04OuverteRéponse directe
Est-il possible de réformer en France ?
- 10:45OuverteRéponse directe
Plus profondément, est-ce qu'il est possible de réformer en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:48InvitéFait
« Cette loi est faite pour donner un gage à Bruxelles, pour permettre aux grandes multinationales de licencier facilement dans notre pays. »
- 2:31InvitéFait
« Rien sur le RSI pour les artisans et les commerçants. Vous savez, le RSI c'est le régime social qui tue nos artisans et nos commerçants. »
- 2:37InvitéFait
« Rien sur la concurrence déloyale des travailleurs détachés, qui ne payent pas les charges sociales en France. »
- 8:05InvitéPromesse
« Première chose, supprimer le système des travailleurs détachés. »
- 8:35InvitéPromesse
« Premièrement, suppression du RSI et véritable réforme du RSI pour arrêter l'hémorragie des commerçants et des artisans. »
- 8:43InvitéPromesse
« Troisièmement, contrôle des banques pour que les prêts de trésorerie soient vraiment faits et que l'argent des banques, notamment donné par la BCE, n'aille pas à des activités spéculatives. »
- 9:04InvitéPromesse
« Quatrièmement, relancer le pouvoir d'achat. »
- 10:02InvitéPromesse
« Je veux absolument qu'on renforce le pouvoir d'achat et je proposerai très prochainement des mesures très fortes, notamment pour baisser les charges sociales sur les salariés. »
- 12:01InvitéChiffre
« J'ai calculé que M. Carlos Ghosn, PDG d'État, de Renault, gagne plus que tous les ouvriers d'une usine. »
- 17:41InvitéFait
« Je défends le prix garanti du lait, les quotas laitiers, parce que je crois à l'organisation de marché. »
- 18:15InvitéChiffre
« Les États-Unis dépensent deux fois plus par habitant de subventions publiques pour leur agriculture que l'Europe. »
- 22:06InvitéChiffre
« La preuve en est, je veux être précis là-dessus, c'est que 80% des demandes d'asile sont refusées. »
- 37:47Nicolas Dupont-AignanFait
« Cette société de participation, c'est le gaullisme social. »
- 41:45Nicolas Dupont-AignanFait
« Ses enseignants qui sont abandonnés. »
- 44:12Nicolas Dupont-AignanFait
« Je suis pour la fermeture des frontières. »
- 45:05Nicolas Dupont-AignanFait
« Fermeture des frontières, assimilation, égalité républicaine. »
- 46:56Nicolas Dupont-AignanChiffre
« On a un taux délinquant chez moi de moitié par rapport aux villes voisines. »
- 47:23Nicolas Dupont-AignanFait
« Expulsion des étrangers qui se livrent à du trafic de drogue. »
- 48:30Nicolas Dupont-AignanFait
« Je suis pour l'arrestation de tous les djihadistes qui reviennent de Syrie. »
Temps de parole
- Invité73 %
- Présentateur9 %
- ?7 %
- Invité 25 %
- Invité 33 %
- Invité 43 %
≈ 59,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour,
bienvenue sur ce plateau de KTO pour notre rendez-vous hebdomadaire face aux chrétiens organisés en partenariat avec La Croix, avec Radio Notre-Dame et le réseau des radios RCF.
Alors
nous accueillons aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan, Nicolas Dupont-Aignan qui est député de l'Essonne, président de Debout la France et qui est aussi maire de guerre.
C'est
maire élu avec 80% des voix au premier tour, ce qui est un record en France pour une ville de cette importance, 29 000 habitants. Monsieur Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour, monsieur. Bienvenue donc sur ce plateau. Vous allez être interrogé par trois journalistes de notre partenariat. Il y aura Laurent de Boissieu-Delacroix. Bonjour. Bonjour,
Laurent de Boissieu. Alain Baron
de Radio Notre-Dame
et Romain Masneau de RCF.
Bonjour,
monsieur.
Alors nous allons commencer bien évidemment par l'actualité. Et l'actualité en ce moment c'est cette loi de Madame El Khomri. Est-ce qu'il fallait toucher à votre avis au code du travail pour créer des emplois
? Je
pense qu'il y a besoin d'une simplification
des
textes,
car
le code du travail est trop complexe.
En
revanche, je pense qu'on a le génie dans notre pays, en tout cas ce gouvernement-là,
pour
créer des débats passionnels
à
partir de lois inutiles.
On
a vécu pendant trois mois sur la déchéance de nationalité qui ne concernera que quelques personnes.
Et
maintenant c'est reparti pour un sujet de division nationale totalement contre-productif.
Mais sur le code, qu'est-ce que vous auriez changé
? Je m'explique. Cette loi
ne
traite pas le problème des entreprises.
Cette
loi est faite pour donner un gage à Bruxelles,
pour
permettre aux grandes multinationales de licencier facilement dans notre pays.
Je
trouve surréaliste
qu
'un gouvernement n
'ait
comme projet
que
de faciliter les licenciements,
alors
que son boulot, ce serait de faciliter les embauches. Rien sur le RSI pour les artisans et les commerçants. Vous savez, le RSI c'est le régime social qui tue nos artisans et nos commerçants. Rien sur la concurrence déloyale des travailleurs détachés, qui ne payent pas les charges sociales en France. Rien sur les difficultés de trésorerie de nos PME qui sont asphyxiées par les banques. Et rien pour relancer le carnet de commande. Et faire croire qu'en rendant les salariés malheureux,
en
précarisant les conditions de travail,
on
va assurer la réussite des entreprises et du pays, c'est un non-sens. Les chefs d'entreprise que je connais, les PME, me disent tous la même chose. Aujourd'hui, contrairement à ce qu
'on
dit, on peut licencier. Mais notre boulot de chef d'entreprise,
c
'est de créer de la richesse, ce n
'est
pas de licencier. Donc que le gouvernement nous aide à créer de la richesse, plutôt qu'à faciliter la misère. Et je trouve scandaleux cette espèce d'unanimisme dans un certain milieu dirigeant français,
qui
s'octroie des bonus extravagants, des salaires magnifiques, des retraites chapeaux, et qui demande toujours plus de sacrifices à nos concitoyens, alors même que l'enjeu majeur, c'est de relancer la consommation, le pouvoir d'achat, l'économie. Je trouve qu'il y
a
un contresens total. –
Alors
une première question de Romain Masnot de RCF.
– Quand vous voyez des jeunes manifester contre la loi El Khomri, des étudiants, des lycéens, même un peu comme lors du CPE en 2006, même si c'est différent, est-ce que vous dites que cette jeunesse est manipulée par une partie de la gauche, ou est-ce que c'est une révolte sincère face à une politique qui n'a jamais été clairement annoncée par le président Hollande lors de la présidentielle de 2012 ? – Il y a les deux, il y a une gauche qu'on connaît qui est archaïque et incohérente, parce que Mme Aubry c'est la première à avoir été d'accord avec cette Europe du nivellement par le bas, et puis après qu'à se plaindre des conséquences.
Donc quand on crée une Europe qui n'a comme pour objectif que de ramener la majorité des salariés au salaire bulgare à 200 euros par mois, il ne
faut
pas s'étonner qu'après il y
a
des problèmes.
Donc
incohérence d'une gauche archaïque,
mais
en même temps, parce qu'il faut des réformes, moi je ne
suis
pas hostile à une simplification, on en reparlera du droit du travail, quand c'est trop compliqué, mais simplifier ça ne veut pas dire réduire les droits des salariés.
Et
la confusion du gouvernement, c'est que sous prétexte de simplification, il fait une loi très compliquée qui favorise les grandes entreprises et qui ne traite pas les problèmes des petites. Donc moi je ne suis pas manichéen, on a besoin de réformes dans notre pays, mais je ne crois pas qu'on puisse faire les réformes contre les Français au profit d
'intérêts
qui veulent toujours accumuler de l'argent et qui ne servent pas à l'intérêt général.
– Et par
exemple la dernière proposition du gouvernement pour surtaxer les CDD, pour favoriser les embauches en CDI, c'est plutôt une bonne piste ? –
Plutôt,
ça, ça peut être intéressant, comme le compte personnel d'activité que j'ai demandé depuis des années, c'est-à-dire la sécurité professionnelle. Moi je ne suis pas hostile à des réformes, j'entends les demandes des PME,
mais
je ne crois pas,
si
vous regardez le monde d'aujourd'hui, les entreprises qui réussissent, ce sont des entreprises exemplaires, socialement.
Ce
ne sont pas des entreprises qui martyrisent leurs salariés. Et d'ailleurs il y a peu de chefs d'entreprise qui ont envie de le faire. Simplement cette loi, en fait, elle va donner une prime au patron voyou.
Cette
loi, elle va donner une prime au patron qui utilise la main d'œuvre de manière malsaine.
Je
crois qu'au contraire, moi j'aimerais avoir une loi, et c'est mes propositions, qui au contraire favorise les patrons, et la plupart d'entre eux, qui veulent élever le niveau, qui veulent faire travailler, qui veulent parfois avoir de la souplesse, mais je crois qu'on devrait au contraire favoriser les incitations à créer de la richesse. Donc cette loi est une loi de régression sociale, maladroite et inutile. Laurent de Boissier, Delacroix. Concrètement, dans cette loi, il y a aussi l'idée de renverser un peu la hiérarchie des normes, que ce soit désormais la négociation collective dans l'entreprise, qui prime sur le... qui est plus d'importance par rapport à la loi.
Où vous soutenez ce débat, qui est aussi beaucoup un débat entre ce qu
'est
la droite aujourd'hui, ce qu'est les républicains aujourd'hui, et ce qu'est la gauche ? J'y suis totalement hostile. Ça sera le renard dans le poulailler. Mais je crois à la loi, je crois à l'égalité des citoyens, je pense qu'il faut des règles simplifiées pour les entreprises, mais unitaires pour le pays.
Le temps de travail, notamment ? Mais bien sûr, après qu'il y ait
des accords, attention, qu'il y
ait
des accords par branche, oui. Qu'il puisse y avoir de la souplesse par entreprise, notamment sur les heures supplémentaires, oui. Mais en garantissant par la loi et les accords de branche, un supplément de rémunération pour ces heures supplémentaires. On va parvenir au XIXe siècle. Je ne comprends pas cette espèce d'obsession d'une certaine droite, des lignes républicains comme des socialistes, à vouloir que tout se fasse dans l'entreprise. J'ajoute que beaucoup de chefs d'entreprise sont inquiets.
Parce
que ce système, voulant casser tout ordre général, va aboutir au désordre dans les entreprises, au conflit dans les entreprises, et va favoriser une fois de plus les grandes entreprises, qui pourront offrir de meilleures conditions que les petites. Donc on est en train
de,
pour simplifier, parce qu'il faut simplifier, je ne suis pas hostile à des réformes, mais pour simplifier, on est en train de complexifier et d'entraîner un virus de combat politique dans toutes les entreprises de France. Ça ne servira pas les chefs d'entreprise, ça va créer des conflits partout, ça va fragiliser les salariés, précariser l'emploi. C'est malsain. Ça fait plusieurs fois que vous dites que je ne suis pas hostile à des réformes, mais concrètement, on ne voit pas encore quels sont vos réformes. Je vais vous le dire. Première chose, supprimer le système des travailleurs détachés.
Tout
salarié détaché en France,
un
Roumain peut venir travailler, mais il doit payer les charges sociales françaises.
C
'est la base de tout.
Car
je vois aujourd'hui des milliers d'entreprises faire faillite,
des
PME, 500 000 travailleurs détachés. D'ailleurs, vous remarquerez que la croissance repart légèrement, très légèrement, mais que l'emploi diminue. C'est normal. Nous avons une concurrence déloyale au cœur du système. Premièrement, suppression du RSI
et véritable
réforme du RSI pour arrêter l'hémorragie des commerçants et des artisans. Troisièmement, contrôle des banques pour que les prêts de trésorerie soient vraiment faits et que l'argent des banques, notamment donné par la BCE, n'aille pas à des activités spéculatives.
Il faut
des banques par l'État. Non, il faut séparer vraiment les banques de dépôt des banques d'affaires.
C
'était une promesse de M. Hollande, je crois, qu'il n
'a
pas faite. Quatrièmement, relancer le pouvoir d'achat. Il faut bien comprendre qu'il y
a
la crise aujourd'hui parce qu'à force de réduire les salaires partout, il n'y a plus de consommation. Et les chefs d'entreprise, ils volent des commandes. Vous ne créez pas une entreprise pour licencier des gens. Vous créez une entreprise pour avoir des commandes. C'est le monde à l 'envers. Personne ne le dit. Aujourd'hui, tout le monde, de droite comme de gauche, veut une politique de l'offre et pas une politique de la demande, comme vous la... On va vous dire, mais vous êtes le dernier quasiment aujourd'hui. Je ne
suis
pas le
dernier, je suis le premier. Avec Jean-Luc Mélenchon
et Marine Le Pen à encore être sur une politique de
la demande.
Mais attendez, ça fait 20 ans qu'on nous fait une politique de l'offre qui échoue. Il faut une politique de l'offre. Il faut de la compétitivité. Il faut des réformes. Il faut simplifier, par exemple, le Code du travail. Il y a 3 000 pages, c'est complètement aberrant. Mais ce n
'est
pas pour autant qu'on doit enlever les droits des salariés, qu'on doit revenir au Moyen-Âge, qu'on doit créer une instabilité, une insécurité qui pénalise énormément nos concitoyens.
Est
-ce que vous réalisez que la faiblesse du SMIC... Je veux absolument qu'on renforce le pouvoir d'achat et je proposerai très prochainement des mesures très fortes, notamment pour baisser les charges sociales sur les salariés.
Car
s'il
n
'y a pas de consommation et pas de pouvoir d'achat, il n'y a plus d'entreprise. Donc, une politique de l'offre, oui, il ne faut pas être manichéen dans la vie. Il a fallu baisser les charges. On a baissé les charges de 40 milliards des entreprises. Mais s'il n
'y a
pas de consommation, qu
'est
-ce qu'on fait ? Donc, il faut les deux. Une politique de l'offre, une simplification, une concurrence loyale.
Par
exemple, je propose des tictages, des produits. Chaque Français doit savoir, quand il achète un produit, qu'elle est à la part du Français.
Parce
que je suis convaincu que les Français veulent acheter Français.
Ils
veulent créer des emplois. L'achat, les emplettes, ce sont nos emplois, comme disait un slogan.
Une
question d'Alain Baron, de Radio Notre-Dame.
Plus profondément, est-ce qu'il est possible de réformer en France ? Parce que le gouvernement a fait des maladresses, vous l'avez dit. Le gouvernement, M. Sarkozy aussi, avait du mal à réformer. Est-ce qu'on peut réformer ce pays
?
Oui, mais on ne peut pas réformer contre les Français.
C
'est-à-dire que moi, on peut faire des réformes. Et j'ai une expression peut-être qui va vous surprendre, enfin qui est simple. L'effort de tous au profit de tous.
Il
y a soit les socialistes archaïques, Mme Aubry et toute la bande, qui pensent qu'ils ne pourront pas faire d'efforts et qu'on peut continuer à raser gratis. Ça, c'est fini. Moi, je ne serais pas dans cette démagogie de M. Mélenchon, même de Mme Le Pen, souvent. C'est-à-dire la retraite augmente de 25%, le SMIC, et puis voilà, on continue. Ça, ce n
'est
pas possible. En revanche, il y a maintenant les socialistes et les républicains. C'est les mêmes. C'est la même politique. M. Macron pourrait être ministre de Sarkozy et vice-versa. C'est l'effort d'une majorité de Français sur tous les plus pauvres au profit d'une minorité de Français.
Ça,
ça échoue. Ça ne marche pas. Parce que le peuple français est un peuple égalitaire. Le peuple français est une exception, oui. Il n'a pas envie de travailler à 300 euros par mois pour que les profits de certains et que M. Carlos Ghosn, PDG de Renault nommé par l'État, gagne plus de 10 millions d'euros. J'ai calculé que M. Carlos Ghosn, PDG d'État, de Renault, gagne plus que tous les ouvriers d'une usine.
C
'est insupportable pour moi. Donc moi, je crois qu'on y arrivera en France à faire des réformes quand on aura un pacte gagnant-gagnant.
On
demande à tous les Français des efforts parce qu
'on
ne s'en sortira pas sans effort.
Oui.
Mais ces efforts vont profiter à tout le monde. Et je prends un exemple, la participation dans l'entreprise, faire en sorte qu'on soit actionnaire de son entreprise.
Moi,
je propose par exemple une baisse d'impôt sur les sociétés
pour
les entreprises qui donnent des actions à leurs salariés.
C
'est la société de participation. Je propose la baisse, division par deux de l'impôt sur les sociétés. C'est beaucoup. Diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. Ça coûterait moins cher que le CICE et le pacte de responsabilité. Mais pourquoi donner de l'argent à des chefs d'entreprise qui délocalisent
?
Moi, je veux bien tout, mais il faut une carotte et il faut un bâton. Je veux la carotte pour ceux qui investissent en France. Je ne veux pas qu'on donne de l'argent public à des gens qui délocalisent. Il faut réconcilier l'entreprise et les Français. Et pour réconcilier l'entreprise et les Français, il faut que l'État change les règles du jeu. Aujourd'hui, c'est plus rentable pour un chef d'entreprise de délocaliser ou d'employer des travailleurs détachés.
Ce n'est pas de leur
faute. Ils font ce qu'ils peuvent. Donc, il faut changer les règles pour relocaliser l'emploi.
C
'est Romain Masneau qui vous pose une question. Romain Masneau de RCF.
Sur tous ces sujets, sur les réformes que vous avez annoncées, est-ce qu'il faut gouverner par ordonnance, par référendum, comme le disent plusieurs leaders des Républicains ? Par référendum, oui.
Oui.
Pas par ordonnance. C'est le gaulliste que vous êtes qui dit ça. Je suis convaincu qu'on débloquera la France par référendum. Comment imaginer qu'on puisse continuer, comme depuis 20 ans, à gouverner contre les Français
? C
'est quand même extravagant ce qui se passe, les amis. Ça fait 20 ans. Mais vous vous montez dans un autocar.
Le
conducteur vous met dans la ravin.
À
trois reprises.
Est
-ce que vous remontez dans le même autocar
? Mais
il
n'y a
que la France qui fonctionne comme ça. Il
n'y a
que la France où des gens qui ont échoué, qui ont créé le chaos économique, la dette, les phénomènes migratoires, la pauvreté, se représentent éternellement comme si c'était un dû. Sur
quel
sujet les
référendums ? Oui, voilà. Sur quel sujet
les
référendums ? La
réforme institutionnelle.
Il
faut aérer le système. Il faut remettre un peu de proportionnel. Il faut rendre le vote obligatoire
pour
que tous les Français votent
et
qu'ainsi on aère le système, qu'il ne soit pas réservé à une moitié de Français. Est-ce que vous réalisez qu'il
y a
25 millions de Français qui ne votent plus
?
60% du corps électoral. 60% ! Pourquoi je dis 60
? Il
y a 5 millions de Français qui ne sont pas inscrits sur les listes.
Et
après, il y
a
la moitié des Français qui ne votent pas. Et après, au second tour des départementales et des régionales, il y a 8% de vote blanc. Ça veut dire qu'aujourd'hui,
il
y a 60% de Français qui ne veulent plus voir ces gens-là. Mais comme ils ne votent pas, eh bien ils restent. Alors un coup M. Macron, un coup M. Wörth, un coup M. etc. Mais ça suffit pour la même politique qui a échoué.
Ils
pourraient voter pour être candidat. Vous préventez des candidats à chaque élection. Ils
pourraient voter
pour vous. Mais ils vont commencer. Mais il faut qu
'on
entende parler de nous. Il ne
faut
pas que les radios et les télévisions, je vous remercie de m'inviter, fassent des débats pour le Nord-Pas-de-Calais par exemple ou PACA avec uniquement la famille Le Pen et ceux qui ont échoué.
Parce
qu'à force d'enfermer les Français dans ce trio infernal, soit vous partez dans l'excès avec la famille Le Pen, soit vous gardez des gens qui ont échoué.
C
'est ce piège que je déteste et que je veux casser.
Mon combat
politique, c'est là-dessus. Alors les autres référendums, le contrôle des frontières nationales,
le
changement de la politique pénale
pour
que les délinquants soient en prison et pas en liberté, la réforme éducative pour qu'on apprenne à lire dans nos écoles et qu'on rétablisse l'école du mérite de l'effort, l'école républicaine.
Et
puis enfin, un référendum sur les institutions européennes pour qu'on rebâtisse une belle Europe
des
nations, des projets,
comme
Airbus, Ariane, mais pas une Europe supranationale qui nous étouffe.
Voilà,
ce sont les cinq référendums que je propose.
–
Une question d'Anna Baron de Radio Notre-Dame.
– Oui, la
France a vécu la semaine dernière au rythme du salon d'agriculture. Tout le monde y est allé, y compris les évêques français d'ailleurs, qui avaient envoyé une délégation. Vous avez dû y aller aussi.
–
Bien sûr, oui. – Quelles sont vos préconisations pour sortir de cette crise agricole ? – Toujours les mêmes. J'étais l'un des premiers à dire que la suppression des quotas laitiers était une folie.
Ça
a commencé sous le gouvernement, c'était Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, puis Bruno Le Maire qui a quand même enterriné la suppression des quotas. Alors il dit aujourd'hui, j'étais pas content, c'était pas moi, c'était Nicolas Sarkozy. Mais enfin, il était vendu gouvernement de Nicolas Sarkozy. Moi, j'ai refusé de soutenir ce gouvernement. Donc il
y a
un moment, il faut être comptable de ses actes. Et puis M. Le Folle qui regarde passer les trains, qui d'ailleurs, c'est scandaleux, M. Le Folle socialiste, a été présent à la moitié des conseils des ministres de l'Agriculture à Bruxelles.
Vous
vous rendez compte
?
Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a supprimé les quotas laitiers, donc on a supprimé le prix garanti du lait, donc on est arrivé dans un système ultra-libéral qui n'existe ni aux États-Unis, ni au Canada, ni en Suisse. Et on a dérégulé tout, et nos agriculteurs sont en train de crever, au sens propre, malheureusement, puisqu'il
y
a un suicide tous les deux jours. Alors tout ce petit monde politique qui a signé tous ces accords européens,
qui
ont détruit la seule politique européenne intégrée,
et
moi on dit que je suis anti-européen, alors que je défends le prix garanti du lait, les quotas laitiers, parce que je crois à l'organisation de marché. L'agriculture n'est pas une activité comme une autre. Donc la seule solution, c'est de rétablir des quotas laitiers par pays, et donc de faire la politique de la crise à Bruxelles. Soit nos partenaires cèdent, soit on s'en va.
Et
comme ils cèderont, nous réussirons à transformer et à recréer une vraie politique agricole. Une politique agricole commune pour sauver le pouvoir d'achat de nos agriculteurs et leur permettre de vivre de leur travail. C'est tout. Un chiffre. Les États-Unis dépensent deux fois plus par habitant
de
subventions publiques pour leur agriculture que l'Europe.
Merci, et nous reparlerons de l'Europe dans un court instant, car nous marquons une toute petite pause dans ce face aux chrétiens. A tout de suite, on vous retrouve avec
Nicolas
Dupont-Aignan. Deuxième partie de ce face aux chrétiens avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan, qui est maire d'IR, qui est député de l'Essonne, et président du parti politique Debout la France. Et nous allons cette fois-ci l'interroger sur l'Europe. Alors, M. Dupont-Aignan, à l'Europe se pose en ce moment un problème monumental, on ne sait pas trop comment l'aborder, qui est celui des réfugiés,
des
réfugiés qui ont droit à un asile, puisque ce sont des réfugiés de guerre, de réfugiés de persécution. Comment l'Europe peut-elle accueillir ces gens que l'on ne peut pas laisser à la frontière ? Ils ont droit, c'est un droit, l'asile politique.
L
'asile politique est un droit quand c'est un véritable asile politique.
En
revanche, ça fait plusieurs années que l'asile politique est détourné
et
se transforme en migration économique
de
grande ampleur. Et sur ce sujet extrêmement difficile, je pense qu'il faut éviter deux démagogies.
La
première démagogie, c'est celle de dire tous à la mer, on rejette tout le monde, je n'ai jamais été de cette ligne-là.
L
'autre démagogie,
c
'est de faire croire qu'en accueillant tout le monde, on va régler le problème. C'est de la fausse générosité.
Je
sais que ces gens sont sincères en disant qu
'il
faut les accueillir.
Mais
un homme d'État
doit
penser
à
l'intérêt général dans le long terme.
Et
on s'est aperçu qu'on paye très cher
la
fausse générosité de Mme Merkel qui a ouvert toutes les portes de l'Europe
à
un flux inconsidéré de migrants économiques,
dont
certains réfugiés bien sûr, se faisant déstabilisant
les
nations européennes, créant un appel d'air monstrueux, nourrissant des passeurs
et
appelant des dizaines de millions qui attendent en Afrique. Mais que feriez-vous
devant cette arrivée
de
réfugiés
? Plusieurs choses. Premier point, je suis le seul candidat à la présidentielle en 2012 à avoir parlé du développement de l'Afrique. On me riait au nez sur les plateaux de télévision. Vos confrères ne voulaient même pas me poser une question sur mon projet sur l'Afrique.
C
'est fondamental.
On
en reparlera sans doute un autre jour, mais c'est fondamental. On a été capable de donner 1000 milliards d'euros, 1000 milliards d'euros aux banques.
On
n
'est
pas capable d'avoir une aide au développement. Tant qu'on ne comprendra pas ça, la population africaine va doubler dans 30 ans. C'est le défi numéro un de l'Europe. Tout le reste, c'est de la littérature. Donc, je tiens à dire ça. Premier point, il faut que ces gens puissent vivre chez eux.
Et pour les Syriens ? Parce que là, il s'agit de Syriens.
Oui, non. Sur les migrants, je connais bien le sujet. J'ai été en Grèce au mois de septembre. J'ai été à Calais. Je suis revenu en disant, j'ai été en Grèce,
je
les ai vus de mes yeux vus, j'ai discuté avec eux.
Sur
une centaine, par exemple, il y avait deux réfugiés réels.
Les
autres, c'était des migrants économiques, le smartphone, de l'argent. D'ailleurs, ils allaient à l'hôtel. Des jeunes, très sympathiques, au demeurant. On veut poursuivre nos études en Angleterre. On ne veut pas combattre en Syrie. On s'en lave les mains. Voilà. Je ne dis pas qu'ils étaient dans une situation facile. Je dis que ça n'a rien à voir avec le tableau qu'on a dressé à Paris.
Des
pauvres migrants, des pauvres réfugiés, etc. Allez à Calais, vous verrez, il
y
a des Érythréens, des Somaliens, de toutes les nationalités. Ce ne sont pas des réfugiés politiques au sens qu'on l'entend. La preuve en est, je veux être précis là-dessus, c'est que 80% des demandes d'asile sont refusées. Avec des commissions. J'ai été voir la Commission nationale de droit d'asile. Et donc, on est face à une utilisation du droit d'asile pour un phénomène migratoire considérable qu'il faut stopper. Deuxième mesure, rétablir les frontières nationales. Succession de haies. Car nous sommes le seul continent qui a ouvert toutes ces portes. Troisièmement, géré humainement
par
des camps de réfugiés, comme nous l'avions fait au moment des Bot People. Le HCR, Haut-Commissariat aux Réfugiés de l'ONU, avait créé des camps de réfugiés où les gens étaient soignés, accueillis.
Et
il faut placer ces camps de réfugiés en Turquie, en Grèce, en Italie, sur les pourtours de l'Europe de manière organisée. Et faire le tri des demandeurs d'asile et des réfugiés politiques là-bas.
Et
être très ferme sur la fermeture des frontières. Troisième point, quatrième point, lutter contre les passeurs.
On
ne
va
pas me dire que des puissances comme la France, l'Angleterre, l'Allemagne, avec des budgets militaires considérables, ne sont pas capables de détruire une centaine de passeurs. Enfin, changer radicalement de politique vis-à-vis de la Turquie, ce qu'on fait vis-à-vis de la Turquie est une honte.
C
'est un Munich migratoire.
L
'attitude de Mme Merkel est une honte absolue et est en train de précipiter l'Europe dans le chaos.
C
'est-à-dire d'avoir cédé face aux Turcs.
Ce
sont eux les
responsables de la situation aussi. Et changer de politique étrangère, enfin, ça fait beaucoup en Syrie.
Alain Barron,
poursuit précisément. Alain
Barron de Radio
Notre
-Dame.
Sur la Turquie, on a vraiment l'impression que c'est un chantage que font les Turcs. en disant, retenez-nous, alors on lâche les immigrés passés. Et en contrepartie, ils demandent l'accélération des négociations. Que faut-il faire ? Il faut carrément rompre ? Mais bien évidemment. Là, on ne cède jamais au chantage face à des États qui jouent double jeu, qui sont en train de mettre un système autoritaire en place, arrestation des journalistes, qui achètent le pétrole de Daesh en
contrebande,
et qui laissent partir volontairement les migrants depuis un an. J'ai été en Grèce sur l'île de l'Eros.
Les
autorités turques ne savent pas qu'il y a les ventes des gilets de sauvetage dans tous les commerces des villes turques qui bordent la côte, ne savent pas qu'il y a des entreprises turques qui achètent les canaux, qui noient les gens. Bien évidemment que la Turquie le sait et le fait exprès. Et les gouvernements européens sont aussi lâches, faibles, pour accepter un chantage, donner 6 milliards d'euros, accepter la suppression des visas pour les citoyens turcs à partir du 1er juin, dans l'espace Schengen. Mais je ne
sais
pas si on se rend compte de la gravité de ce que ça veut dire, puisque vous savez que de nombreux Turcs qui habitent en Irak ont le passeport turc. Ça veut dire que toute l'Europe va être ouverte à
l
'ensemble des citoyens turcs. Et troisièmement, relancer les négociations d'adhésion de la Turquie, sur un chantage. Et le président de la République, François Hollande, totalement absent de la négociation, qui a disparu des écrans radars
? C
'est une honte pour la France qui s'est passée au sommet européen.
Une
question de Laurent de Boissieu, de La Croix. À propos de sommet européen, tout à l'heure, au sujet de la PAC, vous avez dit au passage, soit ils cèdent et ils céderont, soit on s'en va. Quand vous dites soit on s'en va, on s'en va de quoi ? De la zone euro, de toute Union européenne
? Écoutez,
ceux qui ont
sauvé
l'Europe, ce sont des vrais chefs d'État.
D
'accord
?
Ça a été qui
? Le
général de Gaulle qui a fait la politique de HSV pendant 6 mois
et
qui a créé la meilleure politique agricole européenne, qui a garanti la sécurité alimentaire de l'Europe et la qualité alimentaire pendant 50 ans. Général de Gaulle. Margaret Thatcher, c'est pas ma tasse de thé, mais qui a défendu son pays et qui a rétabli l'équilibre. Helmut Kohl qui a fait la réunification allemande.
Je
ne suis pas allemand, je suis en désaccord avec la politique de l'Allemagne, mais je comprends que les Allemands aient voulu être réunifiés.
C
'était des grands chefs d'État. M. Cameron, on peut le critiquer, mais c'est le seul qui a gagné des élections jusqu'à maintenant.
Les
autres ont tous été battus, Sarkozy et Hollande sera battue. Donc tout ça veut dire quoi ? Ça veut dire que
l
'Europe, c'est notre copropriété, on est copropriétaire de l'Europe. Et je ne vois pas au nom de quoi la France accepterait de laisser casser l'Europe,
de
la laisser détruire dans ses fondamentaux. Moi, je crois à une Europe, des nations démocratiques qui travaillent ensemble et qui ont des projets communs. Le développement de l'Afrique, la lutte contre le cancer, la voiture propre. Voilà de beaux projets européens qu'on pourrait faire à 3 ou 4 pays. Donc moi, je veux revoir complètement les règles européennes.
L'Union
européenne, ce n
'est
pas ça du tout.
L
'Union européenne,
c
'est intégrer une fine pour arriver, si on veut être démocrate, à un fédéralisme. Si on veut être une intégration
démocratique, c'est du fédéralisme. L'Union européenne
est devenue une dictature. Une dictature ? Oui. Depuis le référendum de 2005, les Français ont voté non.
Et
on leur a imposé ce qu'ils avaient refusé. Les Hollandais ont voté non. On leur a imposé ce qu'ils ont refusé. Les Irlandais ont voté non.
On
leur a imposé ce qu'ils ont refusé. Et on traite la Grèce comme un pays occupé. Est-ce que vous croyez qu'on va construire l'Europe contre les peuples qui forment l'Europe ? Mais c'est absurde. Il faut construire l'Europe avec les Européens, en rendant aux nations la plupart des normes, parce que ce n
'est
pas une bureaucratie non contrôlée de décider de la façon dont on vit, en contrôlant nos frontières nationales. Mais en revanche, en travaillant ensemble, et c'est ma différence avec le Front National ou avec ceux qui sont hostiles à l'Europe, en travaillant ensemble sur des beaux projets qui feront aimer
l'Europe...
C'est la fin de
l
'Union européenne dans les deux cas. Que ce soit vous ou
le
France. C
'est
la transformation de l'Union européenne.
Mais
c'est autre chose. Ce
n
'est plus du tout le projet de l'Union européenne.
C
'est une
autre Europe, peut-être. Mais quel projet vous parlez
? Si c'est celui du... Ce
n'est
pas le traité d'Europe. Là, c'est un avatar d'Europe qui a trahi tout l'idéal européen,
qui
fait le nivellement social par le bas, le chaos migratoire, et le règne d'une bureaucratie achetée par des lobbies financiers.
C
'est l'Europe, ça ?
Mais
au nom de quoi
on
défigure l'Europe
? C
'est une trahison. Donc moi, je ne veux pas la fin de l'Europe. Je veux la transformation de cette Union européenne dans une Europe
qui
respecte les démocraties et les peuples et qui, en même temps, travaille ensemble pour régler les défis du monde.
Ce
n
'est
pas la France seule qui va sauver l'Afrique. On va le faire avec nos amis européens.
Ce
n
'est
pas la France seule qui va inventer le vaccin contre le cancer. Donc, voilà.
Une question de Romain Masneau de RCF. C'est vrai que
c
'est un changement radical.
En 2010, au plus fort de la crise de la dette souveraine, vous annonciez la mort imminente de l'euro.
Six ans après, l'euro est encore balé
bien là. Vous croyez toujours à la fin de l'euro et au rétablissement du franc ? Je crois que cette monnaie n'est pas viable.
J
'ai eu raison de critiquer très fortement l'euro quand il était surévalué.
Et
je ne renie rien parce que quand on avait un euro à 1,45 dollars, nos entreprises ne pouvaient plus exporter. Et je pense que c'est grâce à la protestation que nous avons menée contre cet euro cher que M. Drahi a changé de politique
et
qui a pu faire baisser l'euro, ce qui a donné une bulle d'oxygène. D'ailleurs, quand je disais que l'euro allait baisser, que c'était bon pour les entreprises, on me disait que je racontais n'importe quoi. Et puis,
l'euro a
baissé et ça a donné une bulle d'air. Je pense et je maintiens que cet euro n'est pas viable dans sa forme actuelle. Tous les gens sérieux le pensent. Tous les économistes sérieux prix Nobel le pensent. Et on le voit tous les jours en Grèce parce que vous ne pouvez pas avoir la même monnaie entre la Grèce et l'Allemagne. En revanche, j'ai toujours défendu, vous reprenez mes écrits, la monnaie commune, c'est-à-dire l'euro franc, l'euro marque, c'est-à-dire
on
a la veste de la même couleur. Tiens, tous les deux. Vous n'avez pas une veste rouge et moi une veste jaune. Ça veut dire qu'on est d'accord pour avoir la même couleur de veste. En revanche,
on
va mettre une taille adaptée à chaque économie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que chaque année, l'euro pourra être réévalué ou dévalué dans un limite d'un serpent comme on avait quand ça marchait.
C
'est un système flexible qui garde les avantages de l'euro
et
qui évite les inconvénients de l'euro.
Je
suis convaincu qu'on ira vers ça. Et j'essaye d'être concret. Je veux proposer une voie qui permette à chaque pays d'avoir une monnaie qui n'étouffe pas sa croissance. Flexibilité de l'euro. Je préfère la flexibilité de l'euro que la flexibilité des salaires.
Une
question de...
Sinon, on aura
tous un salaire bulgare.
Une
question d'Alain Barron qui n'a pas un salaire bulgare.
J'espère poser une question. J'espère poser une
question. Pardonnez-moi, si M. Barron était un ouvrier du bâtiment, on dirait à M. Barron vous êtes trop cher, on va prendre un Roumain et on ne
va
pas payer les charges sociales en France. Et M. Barron serait au chômage ou moi, si on prenait... Le jour où les députés Roumains remplaceront des députés français parce qu
'ils
sont dix fois moins chers, vous verrez que les députés commenceront à se proposer la question des travailleurs détachés et les journalistes aussi.
Et Alain Barron est un excellent journaliste de Radio Notre-Dame
qui vous pose une question. Et on n'a pas envie de
le
remplacer, surtout.
Merci beaucoup. Vous avez parlé de M. Cameron tout à l'heure. On sait que le Royaume-Uni hésite ou va peut-être sortir de l'Union européenne. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ce serait grave pour l 'Union ? Ce serait une chance pour l'Union et une chance pour le Royaume-Uni. J'aime beaucoup les Anglais parce que c'est un peuple libre
qui
croit beaucoup à sa démocratie.
Je
ne suis pas en accord avec les Anglais sur tous les sujets, loin de là. Mais c'est un des derniers pays qui a encore le sens de la démocratie et de la liberté. Donc je pense que les Anglais vont sortir de l'Union européenne qui est un système autoritaire, non démocratique. Ça va être une chance
pour
remettre en cause ce système et le reconstruire. Encore une fois, je ne veux pas la fin de l'Europe. Je veux sa transformation,
sa
reconstruction. Vous n'assumez pas de dire que vous êtes pour que la France sorte de l'Union européenne comme le Royaume
-Uni ? Mais non.
Vous pourrez le faire.
Mais c'est ce que vous dites sans assumer la conséquence de ce que vous dites.
Même si
c
'est pour reconstruire
quelque
chose après. Mais le fait est
que...
Mais je pense qu'on n
'en
aura pas besoin. Je pense que si vous avez un chef d'État qui a du caractère, il faut dénoncer les traités européens. Oui. Mais ce n
'est
pas sortir. Je déteste ce mot sortir. Nous sommes au cœur de l'Europe.
D
'ailleurs, nous ne sommes pas Anglais.
Nous
sommes attachés. Nous sommes sur le continent. Pourquoi aurions-nous cette obligation
soit
de partir comme si on allait déménager la France et creuser une mer entre la France et l'Allemagne,
soit
d'accepter un système fou
? Je
veux transformer ce système. Donc, je dis qu'on n
'a
pas à sortir. On ne
va
pas déménager la France. En revanche, une France soumise à un système non démocratique, ça doit être terminé. Et on aura à reconstruire avec nos amis parce qu'il y a le même
impatience,
la même espérance dans les autres pays. Les Italiens, les Allemands, le peuple n'en peut plus de cette organisation. Donc, on ne va pas quitter.
C
'est comme si vous me disiez on est dans un immeuble. Je vais sortir mon appartement de l'immeuble. Non, on va changer le syndic de copropriété.
On
va reprendre le pouvoir. Et on va gérer l'immeuble différemment. Voilà. Ce n
'est
pas la même chose. Romain Masnou, de RCS.
Si
on regarde de l'autre côté de l'Atlantique, il
y
a un homme dont on parle beaucoup en ce moment, c'est Donald Trump. Nicolas Sarkozy a eu des propos assez louangeurs à son égard en disant que c'était un avant-goût de ce qui allait arriver en France avec la victoire d'un candidat du peuple contre le candidat des élites du système. Est-ce que vous aussi vous vous sentez en phase avec Donald Trump ? Écoutez, je ne dirai rien sur Nicolas Sarkozy par charité. Quant à Donald Trump, je pense que c'est la conséquence
de
l'injustice permanente
qu
'il y a aux États-Unis.
Ça
fait 20 ans
qu
'une minorité, un pour mille de la population, s'arroge
une
richesse créée par tout un peuple. Les journalistes, pardonnez-moi, la plupart, pas tous, heureusement, français, ont cru que ce système inégalitaire allait toujours durer.
et
il
y
a un moment quand vous tirez sur la corde, elle lâche. Et Donald Trump est le symptôme
qui
n'est pas ma tasse de thé à titre personnel parce que je n
'ai
pas cette conception du discours politique et de la démagogie, mais il est le symptôme d'une société malade qui n'en peut plus d'être gouvernée contre le peuple. Et ce qui est vrai, si vous regardez les débats américains, c'est très intéressant, c'est un peu la nuit, il faut se coucher tard, vous verriez qu'il
y a
les mêmes problématiques qu'en France. C'est-à-dire une classe politique oligarchique, financière, journalistique pour certains. C
'est le
milliardaire Donald Trump.
Non mais,
bien sûr. Mais alors, aux États-Unis, les milliardaires sont aimés, pas en France. Ce que je veux dire, c'est que le monde occidental, capitaliste,
a
cru qu'avec la fin du communisme, il pouvait se dispenser d'une réflexion sociale
et
qui pouvait toujours faire travailler toujours plus et créer toujours plus de chômage par une mondialisation inhumaine. Cette mondialisation inhumaine se fracasse sur les réalités de l'injustice sociale. Et ce qui est triste,
c
'est que des gens raisonnables, j'allais dire républicains, modérés, ne soient pas capables de corriger le tir. Et Trump réussit aux États-Unis parce que l'élite américaine a abandonné le peuple. Et en France, il faudra un candidat du peuple, oui, mais un candidat du peuple qui soit raisonnable parce que le peuple n'est pas déraisonnable. Il attend une offre de rupture
qui
soit une offre de rupture sereine et rassembleuse. Et c'est ça qu'il faut faire.
Merci. Nous marquons une deuxième pause dans ce Face aux chrétiens et nous nous retrouvons dans un très, très court instant avec Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. A tout de suite.
On
se retrouve pour cette troisième partie du Face aux chrétiens avec notre invité, Nicolas Dupont-Aignan qui est député de l'Essonne, président de Debout la France et qui sera interrogé par trois journalistes partenaires de cette émission, Laurent de Boissieu, de La Croix, Alain Baron, de Radio Notre-Dame et Romain Masneau, de RCF. Alors, bien évidemment, on va parler de la présidentielle, de ce qui se passe en ce moment dans la vie politique française, d'autant que Nicolas Dupont-Aignan va sortir bientôt un livre.
C
'est encore secret, on n'a pas le droit de le présenter, mais on l'a, on l'a sous le coude. Et vous êtes gonflé, dites-moi. France, lève-toi et marche. Vous prenez pour le sauveur ?
Non, je n
'ai
pas cette prétention.
Mais je
trouve que cette phrase est magnifique, je l'ai toujours trouvée magnifique depuis mon enfance.
Et
j'ai osé, oui, la reprendre parce que je pense que notre pays a tout pour réussir. Et j'en suis convaincu. Et c'est ce que j'ai essayé d'expliquer dans ce livre.
On
me connaît souvent pour critiquer parce que j'enrage de voir des mauvaises décisions prises. Mais aujourd'hui, tout le monde est convaincu qu'on a été mal gouverné et qu'on l'est. La question que se posent des Français,
c
'est qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux
? Et
est-ce qu'on peut s'en sortir ? Et moi, ce qui m'intéressait dans ce travail d'écriture, c'est d'essayer de répondre à cette question. Est-ce qu'on peut s'en sortir
? J
'en suis absolument convaincu. Et comment on va s'en sortir
? Et
je vais vous dire, c'est dans la tête. France, lève-toi et marche. Ça veut dire, je veux dire aux Français, arrêtez d'être résignés, levez-vous, vous avez tout pour réussir et je vais vous expliquer comment on va le faire ensemble. Il n
'y
a pas un sauveur.
Il n'y a
pas un sauveur. Il y a en revanche de changer les règles du jeu pour que chaque Français ait intérêt
personnellement
pour son intérêt individuel,
que
son intérêt individuel, je m'exprime mal, coïncide avec l'intérêt collectif.
C
'est-à-dire, il faut que chaque chef d'entreprise ait intérêt à relocaliser en France l'emploi. Il faut que chaque Français ait intérêt à épargner, par exemple, pour son logement et être propriétaire de son logement. Il faut que chaque Français ait intérêt à faire marcher son entreprise, la participation. Cette société de participation, c'est le gaullisme social. J'ai beaucoup travaillé là-dessus parce que je suis certain, comme je vous le disais tout à
l
'heure, qu
'on
ne réformera pas contre les Français. Donc ça doit venir d'eux. Donc il faut leur dire, on peut y arriver.
Donc qui se lève et qui marche.
Eh oui.
Une question de Laurent
de... Alors après,
est
-ce
que c'est un miracle ou est-ce que c'est la force de la volonté ? Chacun, selon sa foi, jugera. Laurent
de
Boissieu, Delacroix. Vous avez changé l'argue du jeu, mais les règles du jeu électorales sont aujourd'hui telles qu'un parti comme le FN qui fait autour de 30% n'arrive pas à avoir de département, n'arrive pas à gagner de région. Alors qu'est-ce qui fait que vous et votre parti, autour de 5-6%, ce qui est pas mal par rapport à d'où vous partez, mais qui progresse tout à fait. Mais
comment
vous pouvez espérer prendre le pouvoir, notamment sans alliés
?
Mais quand François Mitterrand était à 1% et le Parti communiste à 35
%
?
Pas
tout à fait, mais
il n'a jamais été. Il a été à 25. Il a été monté trop. Non, 25 après la électorale.
Bon, j'exagère un peu. Il l'a fait en prenant le PS. Vous voulez prendre les
répétitions ? Il
l'a fait en reconstruisant une action politique à partir de rien. Quand M. Obama s'est présenté, il n'était rien. Quand M. Renzi s'est présenté, il n'était rien. Je veux dire par là, nous sommes encore une fois le seul pays au monde où on considère que si on n'est pas dans l'écurie qui a échoué, qu'on n'est pas dans la cour des rois soleil, si on commence à mener une action obligatoirement solitaire, entre guillemets,
au
début, encore j'ai eu un million de voix, donc ce million d'électeurs, il me tient chaud, on va échouer. Eh bien non. Je crois au contraire que les Français ne supportent plus les partis actuels
et
ne veulent pas donner les clés de la maison à une famille qui dit parfois des choses justes, pourquoi le nier, mais qui, si elle gouvernait, risquerait de plonger la France dans des difficultés énormes, avec des excès.
Et
je pense que le peuple français est un peuple très sage, très sage, qui voit bien qu'il est dans une impasse, mais qui attend de voir une belle offre politique qui est une
offre
constructive, constructive,
et
de rassemblement. Ma différence fondamentale avec le Front National, c'est que nous sommes dans un esprit de rassemblement, les gaullistes n'ont jamais été pour la division nationale, mais pour le rassemblement, et que nous avons un projet d'avenir pour le monde d'après, j'allais dire, à 50 ans. Qu'est-ce qu'on veut faire de la France ? C'est l'intérêt de ce livre, en tout cas, j'estime. Qu'est-ce qu'on veut faire de la France dans 20 ans, dans 50 ans ? Qu'est-ce qu'on veut pour nos petits-enfants
?
Et
quand
les Français connaîtront notre projet, vous verrez qu'on arrivera à les convaincre, parce que nous sommes la seule voie raisonnable de rupture.
Une
question d'Alain Baron de Radio Notre-Dame.
Vous parlez de rassemblement, mais il y a d'autres hommes politiques qui, peu ou prou, cultivent les mêmes, enfin, labourent les mêmes terres que vous. Je pense à Philippe de Villiers. Est-ce que vous parlez avec lui qu'il a connu un grand succès de librairie ?
Tout
à fait. Robert Ménard aussi, peut-être ? Enfin, est-ce que vous essayez d'agréger un certain nombre de personnalités ? Je parle avec les uns et les autres. Jean-Pierre Chevènement, par exemple. Philippe de Villiers, qui a annoncé dans son livre, bien avant, qu'il quittait la vie politique. Et je crois que c'est peut-être pour ça aussi, parce qu'il a apporté beaucoup dans ce livre de lui-même. Beaucoup de villiéristes, Cécile Belle de Gécé était notre tête de liste au régional, dans la région des Pays de Loire. Beaucoup de personnes nous ont rejoints de tous ces rangs. Parce que oui, il faut
offrir
aux Français un patriotisme intelligent, un patriotisme serein.
Il
y
a
un chemin de sortie de crise. Il existe.
C
'est une espérance. Ce chemin de sortie de crise,
il
va falloir convaincre les Français qu'il existe. Mais je vais vous dire, avant de convaincre même qu'il se penche sur nous, il faut d'abord que nos concitoyens comprennent
que
leur pays, notre pays, peut y arriver. Qu'il a des atouts incroyables.
Ses
paysages, ses terroirs, ses valeurs, sa productivité, contrairement à ce qu
'on
dit, sa capacité scientifique, sa capacité culturelle, ses innovations, son enseignement, ses enseignants qui sont abandonnés. Et mon bouquin, c'est que ça. C'est essayer. Je voudrais que les Français le lisent pour qu'ils comprennent qu'ils ont tout en main.
Et
on a tout en main. J'étais un jour à Caen et je voyais une photo dans un bistrot de la ville de Caen détruite à la Libération. Plus rien.
Un
champ de ruines. Nos grands-parents, mes grands-parents,
ont
cru en la France, ils ont construit la France qui était ruinée.
Et
nous, aujourd'hui, on est sixième puissance mondiale et on a besoin d'aller décorer le roi d'Arabie Saoudite.
On
a besoin de caler devant Erdogan. On a besoin d'aller chercher nos ordres à Bruxelles chez des lobbyistes incompétents.
Mais
il
y a
un moment où il faut se réveiller, les
Français.
Pourquoi sixième puissance mondiale, on devrait se coucher ? C'est ça le problème de la France aujourd'hui. C'est dans la tête.
Une
question de Romain Masneau de RCF. Une question à laquelle vous ne vous déroberez pas, j'espère. Au second tour de la présidentielle, si vous avez le choix entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, vous voudriez avec qui ?
Mais
d'abord, tout mon combat, c'est d'éviter ce choix
et
donc il n
'y
aura pas ce choix. Voilà. Il n'y aura pas ce
choix.
Mais pourquoi ? Pourquoi devrions-nous subir l'apocalypse permanente
?
Expliquez-moi. Au nom de quoi
la
classe politique, journalistique, médiatique, enferme les Français dans des choix impossibles
?
Mais vous voulez qu
'il
n
'y ait
plus de votants dans notre pays
?
Et donc, notre boulot,
il
y a deux boulots à France. On a beaucoup de gens qui nous rejoignent en ce moment. Beaucoup de gens. Et des élus locaux, des maires, il y a un maire républicain des Hautes-Alpes qui va nous rejoindre. De partout, il y a des maires qui nous rejoignent. Alors évidemment, ils ne
sont
pas connus.
Mais qu
'importe, parce que c'est la force de la France, c
'est
le tissu. On va redresser la France en partant des Français.
Et
surtout pas s'intéresser à ces choix hypothétiques qui n'ont aucun sens.
On
a un an pour faire mentir tout ça. Apocalyptique, dites-vous. Ben oui. Je suis désolé. Face à face, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen. Moi,
ce
n
'est
pas ma tasse de thé. Je suis désolé. Je ne remets pas en cause des personnalités. Je les respecte dans leur combat politique. Mais on a quand même le droit de proposer autre chose.
Une
question de Laurent de Boissieu, Lacroix. Est-ce qu'une des clés et une réussite pour vous, ce n'est pas que des gens qui, sur le fond, sont très proches de vous, à la fois sur votre gauche, Henri Guénaud, chez les Républicains, sur votre droite, Florian Philippot, au FN. Vous êtes plus proche de Florian Philippot que de l'aile Valeurs Actuelles, Philippe de Villiers, Mario Marchand, qui est plus identitaire et plus libéral.
Je ne crois
pas à
l
'identitarisme. Je suis très clair là-dessus. Je voudrais une réflexion là-dessus. Je suis, pour la fermeture des frontières, je pense qu'on n'a plus de capacité d'assimilation. Je pense que l'objectif,
c
'est d'assimiler les enfants d'étrangers français qui sont sur notre sol et les étrangers en situation régulière. Mais en revanche, je n'ai jamais fait une différence, jamais, selon l'origine des gens et leur religion. Et ça, ça me paraît le pacte fondateur. Voilà.
Et vous dites bien
assimilés et non pas intégrés. Assimilés, oui. Assimilés. C'est-à-dire qu'il faut que les gens assimilent notre culture et
qu
'ils
oublient la
leur.
Non. Non ? Non. Personne n'oublie sa culture, son identité, ses racines.
Que
vous soyez basque, alsacien, d'origine tunisienne ou autre, américaine, personne. En revanche, pour vivre ensemble dans un pays d'émigration où il y
a
une forte accueil, s'il n'y
a
pas l'assimilation, c
'est
le chaos et le Liban. Et nous sommes partis pour le Liban. Je reprends ma
question.
Donc je suis très clair. Fermeture des frontières, assimilation, égalité républicaine. Ça c'est mon logiciel, vous le connaissez, c'est le logiciel de Philippe Séguin, c'est le logiciel de la nation qui rassemble. Mais
il
est également tenu,
mais qui est ferme.
Ce logiciel est également tenu par une partie, peut-être minoritaire,
de
républicains.
Oui, mais il y en a beaucoup qui vont venir. Et par un prix
pour FN. Est
-ce que c'est un
de vous, finalement, que ce soit un discours spécifique, également porté par d'autres dans d'autres parties, ne vous limite pas électoralement ? Mais
ça
ne me limite pas parce que les Français ne
sont
pas idiots et ils vont bien comprendre qu'Henri Guénaud dit des choses très justes, mais que malheureusement, il soutient des gens qui disent l'inverse. Et il
y
a des gens qui viennent du FN chez nous et qui nous rejoignent parce qu'ils disent on a découvert que le FN avait caché
dans
l'arrière-boutique des choses qu'on n'a pas envie de voir
au
pouvoir. Et donc, moi, je suis convaincu que le FN n'existe que parce qu'on a oublié un patriotisme de rassemblement tolérant mais ferme. Fermeté et tolérance. C'est ça qui va sauver la France. Pas autre chose. Une question d'Alain Baron de Radio Notre-Dame. Oui, vous êtes maire d'une grande ville de banlieue ou
de la ville
moyenne ? 30 000.
30 000 quand
même ? Quand on est 1 000 habitants ou 500 000,
c
'est la même chose. Comment faites-vous pour gérer la criminalité qui pourrit la vie des gens
?
J'aimerais qu'il
y ait
un État parce que ce ne
sont
pas les maires qui doivent être des shérifs. Alors, qu'est-ce que je fais ? On a un taux délinquant chez moi de moitié par rapport aux villes voisines
parce
qu'on a fait des efforts considérables. Vidéoprotection, plus de 200 caméras, pas encore mais presque. Police municipale qui nous coûte cher mais qui joue un rôle irremplaçable, grande fermeté républicaine, suppression des allocations, ça choque beaucoup aux familles de délinquants quand ils cassent le bien public. C'est une politique ferme et en même temps de justice sociale. Mais,
je
vais vous dire, je souffre comme ailleurs de ces bandes qui viennent d'ailleurs souvent de pays étrangers et qui se livrent à des cambriolages à outrance, d'un État faible, des voyous qui sont libérés systématiquement, notamment des trafiquants de drogue. Quand est-ce qu'on va lutter contre le trafic de drogue qui pourrit notre jeunesse dans notre pays
? Voilà
la question. J'ai un trafic de drogue très lourd, nous avons mis six mois à les arrêter, la police, gros travail des policiers, ils ont été tous libérés dans la journée.
Voilà.
Et ils continuent à vendre de la drogue. Donc, fermeté républicaine, la République, c'est des droits et des devoirs. Voilà. Et expulsion des étrangers qui se livrent à du trafic de drogue qu'a supprimé d'ailleurs Nicolas Sarkozy qui joue les répressifs mais qui a laissé des étrangers trafiquant de drogue dans notre pays. On doit les expulser.
Comme
tous les pays du monde. Moi, je ne demande pas la lune, je demande la fermeté. Romain Mazneau, RCF. On se souvient que l'insécurité justement avait été le thème phare de la présidentielle de 2002 avec le résultat que l'on sait. Est-ce que l'insécurité et peut-être à une autre échelle le terrorisme risque aussi d'être un sujet important pour l'année prochaine ? Et moi, je vais vous dire ce que j'aurais aimé c'est qu'on arrête préventivement les 250 djihadistes qui sont de retour sur notre sol qu'on connaît, qui sont identifiés et qui sont en liberté pour certains.
Je n'arrive toujours pas à avoir du gouvernement une réponse précise à l'Assemblée nationale, les républicains n'ont plus personne,
sur
où sont les djihadistes de retour de Syrie, des gens qui ont été coupés des têtes là-bas au sens propre, qui ont été décapités des gens, qui ont combattu contre nos armées, qui se sont livrés des actes de barbarie, qui sont revenus sur notre sol et qui sont en liberté. Au nom, soi-disant, de nos principes démocratiques. Alors qu'on m'explique, les Américains ont eu le courage de faire Guantanamo avec des excès. Je ne suis pas pour Guantanamo, bis, mais je suis pour l'arrestation de tous les djihadistes qui reviennent de Syrie.
Sur quels critères la justice et la police et la justice peuvent-elles arrêter des gens qui sont allés en Syrie ? Sur quels critères ? Sur des critères
évalués. Quand vous avez été combattre nos armées, vous êtes coupable de votre trahison. Ils ont été combattre notre ennemi, avec notre ennemi. Ils sont allés à l'étranger
en Syrie.
Il ne s'agit pas, attendez, il ne s'agit pas d'arrêter tout le monde comme ça. Il faut faire une enquête.
D
'accord. D'accord. Mais une fois qu'on a fait l'enquête, il faut les mettre en prison et il faut les isoler sur un territoire lointain.
Mais
c'est un principe de précaution. Comme il faut fermer les frontières. Quand j'ai rencontré le président de la République, je le raconte dans mon livre, il me dit, mais je ne crois pas aux frontières nationales. Je lui ai dit, mais tous les terroristes ont franchi nos frontières dans tous les sens et on ne les a pas vues.
Il
faut rétablir le contrôle aux frontières. C'est une obligation.
Merci. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan, de nous avoir réservé cette interview pour Face aux Chrétiens. Et nous nous retrouvons bien évidemment la semaine prochaine pour un autre Face aux Chrétiens. Notre invité sera Michel Barnier. Si vous avez pris cette émission en route, vous savez que vous pouvez la retrouver sur les sites de Radio Notre-Dame, de RCF, de KTO et de La Croix.
À
bientôt.