Sophie Taillé-Polian, députée " Écologiste et Social " du Val-de-Marne | La politique et moi
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Ne pouvons-nous rester immobiles face à la concentration croissante des entreprises médiatiques et à ses effets constatés sur le pluralisme ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Cette prise de parole était au mois de février 2026, le jour où vous défendiez votre proposition de loi contre la constitution de monopoles économiques dans les médias d'information. Vous visez Vincent Bolloré, vous vous êtes battu contre le renouvellement des licences, des fréquences de TNT, de C8 et de CNews. Mais un milliardaire de gauche qui mettrait la main sur des journaux, des radios, des télévisions et qui en ferait des médias d'opinion, est-ce que cela vous mobiliserait tout autant ?
- 3:11RelanceRéponse directe
Il y a les médias, mais il y a aussi les réseaux sociaux qui peuvent être une forme de médias. Vous luttez contre les milliardaires qui achètent des médias et en même temps, j'ai vu que vous continuez à poster des messages sur le réseau social X détenu par Elon Musk. Est-ce que ce n'est pas un peu contradictoire ?
- 3:58OuverteRéponse directe
Est-ce que ce combat que vous menez pour le pluralisme contre la concentration des médias entre les mains de quelques milliardaires a pu vous valoir des représailles sous une forme ou une autre ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Il y a autre chose qui ressort sur vous, dans les portraits qui ont été faits de vous, dans la presse. C'est un côté médiatrice, conciliatrice. En 2022, le groupe écologiste, vous avez d'ailleurs chargé des relations avec le reste de la NUP. Est-ce que parler de deux gauches irréconciliables, ça vous agace ou est-ce que ça correspond à une certaine réalité pour vous ?
- 5:49OuverteRéponse directe
Mais alors, si on veut parler des petites phrases qui font du mal à gauche, moi, je me suis penché sur votre compte Twitter. Vous êtes aujourd'hui la porte-parole de François Ruffin dans la perspective de la présidentielle. Alors, je suis tombé sur ce message qui visait Raphaël Glucksmann. Jamais François Ruffin ne s'est assis au premier rang des meetings de Nicolas Sarkozy. Jamais il n'a milité à alternative libérale. Jamais il n'a conseillé un dictateur géorgien. Vous n'êtes plus très médiatrice, conciliatrice ou très d'union de la gauche quand vous faites ça.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« n'ira pas passer ses vacances sur le yacht de Vincent Bolloré. »
- 0:03Invité politiqueFait
« Mon invitée se bat contre la mainmise des milliardaires sur les médias. »
- 0:07Invité politiqueFait
« Ancienne socialiste, elle a rejoint le parti Génération et elle siège au sein du groupe Les Écologistes à l'Assemblée. »
- 1:21Invité politiqueFait
« Cette prise de parole, c'était au mois de février 2026, le jour où vous défendiez votre proposition de loi contre la constitution de monopoles économiques dans les médias d'information. »
- 1:34Invité politiqueFait
« Vous visez Vincent Bolloré, vous vous êtes battu contre le renouvellement des licences, des fréquences de TNT, de C8 et de CNews. »
- 1:46PrésentateurFait
« C'est même tarif pour tout le monde, pour moi c'est une question de principe. »
- 1:57PrésentateurFait
« Donc bien évidemment, on a la droite, l'extrême droite qui ont mené une stratégie d'obstruction et empêché le texte d'être adopté. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Par exemple, Radio Nova, qui est détenue par Mathieu Pigasse, est-ce que cette radio respecte le pluralisme pour vous ? »
- 2:39PrésentateurFait
« Vous avez toujours eu Radio Courtoisie, vous avez toujours eu des radios plus marquées à gauche, ou souvent d'ailleurs des radios juste musicales, etc. »
- 3:11Invité politiqueFait
« Il y a les médias, mais il y a aussi les réseaux sociaux qui peuvent être une forme de médias. »
- 3:21Invité politiqueFait
« J'ai vu que vous continuez à poster des messages sur le réseau social X détenu par Elon Musk. »
- 4:08Invité politiqueFait
« Est-ce que ce combat que vous menez pour le pluralisme contre la concentration des médias entre les mains de quelques milliardaires a pu vous valoir des représailles sous une forme ou une autre ? »
- 4:49Invité politiqueFait
« Il y a autre chose qui ressort sur vous, dans les portraits qui ont été faits de vous, dans la presse. C'est un côté médiatrice, conciliatrice. »
- 4:58Invité politiqueFait
« En 2022, le groupe écologiste, vous avez d'ailleurs chargé des relations avec le reste de la NUP. »
- 5:03Invité politiqueFait
« Est-ce que parler de deux gauches irréconciliables, ça vous agace ou est-ce que ça correspond à une certaine réalité pour vous ? »
- 5:55Invité politiqueFait
« Moi, je me suis penché sur votre compte Twitter. Vous êtes aujourd'hui la porte-parole de François Ruffin dans la perspective de la présidentielle. »
- 6:00Invité politiqueFait
« Je suis tombé sur ce message qui visait Raphaël Glucksmann. Jamais François Ruffin ne s'est assis au premier rang des meetings de Nicolas Sarkozy. Jamais il n'a milité à alternative libérale. Jamais il n'a conseillé un dictateur géorgien. »
- 8:06Invité politiqueFait
« Vous avez d'abord milité au PS, après l'UNEF-ID. C'est sous les couleurs du PS que vous avez été élue adjointe au maire de Villejuif en 2008, conseillère régionale, puis sénatrice en 2016. »
- 8:53Invité politiqueFait
« Vous êtes donc une ancienne socialiste, aujourd'hui membre de Génération. C'est le parti qui a été créé par Benoît Hamon. Mais vous siégez au sein du groupe des écologistes. »
- 9:06Invité politiqueFait
« Est-ce que tout cela est vraiment lisible pour les électeurs ? Est-ce qu'il ne faudrait pas simplifier l'offre politique à gauche ? »
- 9:12PrésentateurFait
« Ah, mais c'est totalement illisible. »
- 10:39Invité politiqueFait
« Vous êtes passée d'un parti à l'autre, mais aussi d'une chambre à l'autre. Vous avez été sénatrice et ensuite députée. »
- 10:47PrésentateurFait
« Est-ce que c'est un choix délibéré de votre part ? »
- 10:48PrésentateurFait
« En fait, j'avais envie d'être en proximité avec les gens. »
- 12:12Invité politiqueFait
« Si on m'invite sur le plateau de CNews, alors vous avez déjà répondu à cette phrase, mais donc vous boycottez CNews tout en plaidant pour le pluralisme sur l'antenne de CNews ? »
- 12:22PrésentateurFait
« Moi, je leur dis, garantissez la maîtrise de l'antenne. C'est-à-dire notamment que les invités puissent finir une phrase. »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Sophie Taillé-Polian27 %
- ?7 %
≈ 29,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Elle
n'ira pas passer ses vacances sur le yacht de Vincent Bolloré. Mon invitée se bat contre la mainmise des milliardaires sur les médias. Ancienne socialiste, elle a rejoint le parti Génération et elle siège au sein du groupe Les Écologistes à l'Assemblée. Bonjour Sophie Taillé-Pollian.
Bonjour Clément Merrick.
Vous faites partie de ces députés qu'on identifie assez facilement à leur combat politique. En l'occurrence, le vôtre, c'est la défense du pluralisme de l'information et la lutte contre la concentration des médias entre les mains de quelques milliardaires.
Nous
ne pouvons rester immobiles face à la concentration croissante des entreprises médiatiques et à ses effets constatés
sur
le pluralisme.
Je
le dis
à
tous les tenants de l'international réactionnaire,
le
problème du paysage audiovisuel français, ce n'est pas le service public.
Le
problème
du
paysage audiovisuel français,
ce
sont vos amis milliardaires qui mènent une stratégie bien ordonnée
pour
instiller et faire grandir dans l'opinion publique française des valeurs anti-républicaines.
Alors
cette prise de parole, c'était au mois de février 2026, le jour où vous défendiez votre proposition de loi contre la constitution de monopoles économiques dans les médias d'information. Vous visez Vincent Bolloré, vous vous êtes battu contre le renouvellement des licences, des fréquences de TNT, de C8 et de CNews. Mais un milliardaire de gauche qui mettrait la main sur des journaux, des radios, des télévisions et qui en ferait des médias d'opinion, est-ce que cela vous mobiliserait tout autant ?
C'est même tarif pour tout le monde, pour moi c'est une question de principe.
Et
le fait d'éviter une trop grande concentration dans les médias, c'est un principe qui est fondamental pour la démocratie. Donc bien évidemment, on a la droite, l'extrême droite qui ont mené une stratégie d'obstruction et empêché le texte d'être adopté. Son article 1, là quand même était, me disait, ah mais vous feriez la... Non, ce n
'est
pas vrai, je ne fais aucune différence. Et justement, le texte qu
'on
proposait, il visait à mettre en place une procédure pour éviter tout type de concentration. Ce ne
sont
pas les bons et les méchants.
Il y
a
la question de la concentration, puis il y
a
la question du pluralisme. Par exemple, Radio Nova, qui est détenue par Mathieu Pigasse, est-ce que cette radio respecte le pluralisme pour vous
? Alors,
il n'y a pas les mêmes obligations
entre
la télévision et la radio. Il y a toujours eu des radios d'opinion, je peux vous en citer. Vous avez toujours eu Radio Courtoisie, vous avez toujours eu des radios plus marquées à gauche, ou souvent d'ailleurs des radios juste musicales, etc. C'est vraiment spécifique à la TNT. Et c'est la raison pour laquelle je me bagarre pour faire en sorte que ces news, notamment, respectent ce pluralisme interne, c'est-à-dire que toutes les opinions y soient représentées, toutes les opinions qui rentrent dans le cadre légal, pas le racisme, qui n
'est
pas une opinion et qui est un délit. Mais c'est vraiment spécifique à la TNT, c'est ça que les gens, souvent, ne savent pas.
Alors, il y a les médias, mais il
y
a aussi les réseaux sociaux qui peuvent être une forme de médias. Vous luttez contre les milliardaires qui achètent des médias et en même temps, j'ai vu que vous continuez à poster des messages sur le réseau social X
détenu
par Elon Musk.
Est
-ce que ce n
'est
pas un peu contradictoire
?
Écoutez, on peut choisir, effectivement, de boycotter. Personnellement, je boycotte ces news. Donc,
effectivement,
c'est une question que je me suis posée. Mais dans la mesure où les posts que je fais ne sont pas trafiqués et où je peux, par ce média, toucher quand même un certain nombre de gens et que ma parole soit la mienne, que je la maîtrise, même si je sais bien que les algorithmes sont trafiqués à l'aune de l'orientation d'Elon Musk, même si, même si, même si, je continue.
Est-ce que ce combat que vous menez pour le pluralisme contre la concentration des médias entre les mains de quelques milliardaires a pu vous valoir des représailles sous une forme ou une autre ?
Beaucoup de messages haineux, ça c'est sûr. Après, j'ai une certaine chance par rapport à tout un tas d'autres militants, c'est qu'en tant que députée, j'ai une équipe. Je dis souvent, on est une bonne députée, parce qu'en réalité, le travail des députés, c'est un travail collectif avec
une équipe. Et le rôle
de votre équipe, c'est de faire un peu
tampon avec tout ça ? Ah
oui, c'est eux qui regardent mes réseaux sociaux. Et vraiment, quand il y a des choses, ils m'avertissent et on voit ce qu'on fait. Mais c'est comme ça que je me protège, parce que sinon, les insultes pleuvent, évidemment. Malheureusement, je ne peux que regretter que les réseaux sociaux ne soient pas régis par les mêmes lois que dans la rue.
C
'est un espace public, on ne devrait pas pouvoir y faire n'importe quoi.
Il y a autre chose qui ressort sur vous, dans les portraits qui ont été faits de vous, dans la presse. C'est un côté médiatrice, conciliatrice. En 2022, le groupe écologiste, vous avez d'ailleurs chargé des relations avec le reste de la NUP. Est-ce que parler de deux gauches irréconciliables, ça vous agace ou est-ce que ça correspond à une certaine réalité pour vous
?
Malheureusement, c'est une réalité qui est construite. Elle est construite d'une part par la droite, parce que la droite,
c
'est bien que si la gauche est désunie, elle a toute l'attitude de gagner, droite et extrême droite. Et puis, elle est construite aussi à gauche par certains qui veulent être hégémoniques. Mais la gauche, aujourd'hui, telle qu'elle est construite, l'hégémonie conduite à l'échec ou la tentative d'hégémonie conduite à l'échec. Donc oui, j'aimerais bien qu'on se parle de manière un peu plus
tranquille
et un peu moins par médias interposés. Malheureusement, aujourd'hui, ce n
'est
pas le cas.
Mais alors, si on veut parler des petites phrases qui font du mal à gauche, moi, je me suis penché sur votre compte Twitter. Vous êtes aujourd'hui la porte-parole de François Ruffin dans la perspective de la présidentielle. Alors, je suis tombé sur ce message
qui
visait Raphaël Glucksmann. Jamais François Ruffin ne s'est assis au premier rang des meetings de Nicolas Sarkozy. Jamais il n'a milité à alternative libérale. Jamais il n'a conseillé un dictateur géorgien. Vous n'êtes plus très médiatrice, conciliatrice ou très d'union de la gauche quand vous faites ça.
Mais en fait, quand Raphaël Glucksmann refuse que la primaire socialiste soit ouverte, d'abord ouverte à plusieurs candidats qui représentent plusieurs familles de la gauche. Et ouverte aux gens aussi. Par un scrutin censitaire où il faut mettre 15 euros. Oui, ça m'énerve.
Ça vous agace, mais on sort du terrain des idées, on
arrive sur des attaques plus personnelles.
Parce que
je vois que tout cela nous conduit. Et là, si le train continue sur ses rails, c'est Marine Le Pen à l'Elysée. Après, c'est des attaques sur les actions réalisées. Ce n
'est
pas des attaques personnelles au sens où j'attaquerais sa personnalité, sa vie, etc. Mais c'est un bilan. Vous savez, il faut juger les gens, non pas sur les paroles, mais sur les actes. C'est ce qui me semble le plus essentiel. Les paroles sont importantes, mais si elles ne sont pas en cohérence avec les actes, alors là, il y
a
un problème.
On va remonter un peu aux sources de votre engagement. Comment ça s'est fait ? À quel moment vous vous êtes dit « Il faut que je me lance, il faut que j'y aille ?
»
En fait, moi, je ne
me
suis jamais dit « Il faut que je me lance, il faut que j'y aille. » J'ai toujours été très, très débatteuse, un peu peut-être d'ailleurs ennuyeuse pour mes copines dès l'école. Et après, je suis arrivée à la fac et j'ai adhéré à l'UNEF-ID, à un syndicat étudiant. Et puis, je suis restée au fond. Je suis une fille hyper timide au départ.
Donc,
être députée, pour moi, c'est quand même un peu une violence qui s'exale. Et puis, petit à petit, j'ai fait des choses, de plus en plus de choses.
Mais
si
vous voulez, je ne me suis jamais dit… Il n'y a pas un environnement familial, les parents… Ah non, du tout. Il n'y a
personne qui milite chez moi, vraiment, du tout. Un arrière-grand-père instituteur laïque, peut-être, qui me donne foi dans la République. Mais sinon, non, pas du tout.
Alors, vous avez d'abord milité au PS, après l'UNEF-ID. C'est sous les couleurs du PS que vous avez été élue adjointe au maire de Villejuif en 2008, conseillère régionale, puis sénatrice en 2016. Et puis, en 2018, vous avez quitté le PS. Pourquoi
?
Parce qu'au lendemain du Congrès, qui avait suivi ce désastreux qu'inquiénat de François Hollande, j'ai trouvé qu'en fait, les leçons n'étaient pas tirées.
Et
que, finalement, vous savez, il y
a
une forme de maladie qui consiste à considérer que l'union au sein d'un parti est plus importante que le message politique ou l'orientation politique. Donc, ça devient le plus petit dénominateur commun. Vous disiez, je suis une femme de conciliation. C'est vrai. Mais je trouve aussi qu'il ne faut pas que se mettre d'accord et que ce soit équivalent à mettre les problèmes sous le tapis.
Vous êtes donc une ancienne socialiste, aujourd'hui membre de Génération. C'est le parti qui a été créé par Benoît Hamon. Mais vous siégez au sein du groupe des écologistes.
Avec les autres collègues de Génération.
Et vous soutenez François Ruffin, qui, lui, est à la tête du parti Debout. Est-ce que tout cela est vraiment lisible pour les électeurs ? Est-ce qu'il ne faudrait pas simplifier l'offre politique à gauche
? Ah, mais c'est totalement illisible. Je veux dire, il y a un truc évident.
C
'est que tous ces petits partis, dont personne ne connaît le nom, sont absolument... Enfin, on est hors sujet, là, collectivement. Et je ne jette la pierre à personne.
Mais qu'est-ce qui vous empêche d'adhérer aux écologistes ou à
LFI ? Je ne
sais
pas.
Il y
a
un moment donné où il faut évidemment qu'on se rassemble avec des partis puissants. Pourquoi
vous n'adhérez pas aux écologistes
ou à LFI
? Vous savez,
à LFI, il n
'y a
pas de démocratie interne. Alors ça, moi, je ne
peux
pas fonctionner comme ça. Je ne
peux
pas accepter un cadre comme celui-là où finalement, on vote pour ou contre un texte. Voilà,
donc
ça n'est pas envisageable pour moi. Et puis, c'est une orientation aussi avec laquelle je suis en désaccord parce que je considère qu'elle nous mène dans le mur. Non, moi, je voudrais un rassemblement de petits partis. Les écologistes ne
sont
pas très nombreux. Ce n
'est
pas un gros parti, comme on disait dans le temps, dans l'histoire de la gauche, un parti de masse. C'est-à-dire à la fois qui allie un nombre important d'adhérents et d'adhérentes, qui permettent leur formation, qui permettent un débat, finalement, en prise avec la société, parce que le nombre... Et qui permettent un débat démocratique interne. Comme ça, on règle nos problèmes
entre nous.
Et après, boum, on avance, unis dans l'élection. C'est ça que je voudrais, moi. Donc, un petit parti plutôt qu'un autre. Bon,
finalement,
tout ça n'est pas à
la
hauteur du moment.
Vous
êtes passée d'un parti à l'autre, mais aussi d'une chambre à l'autre. Vous avez été sénatrice et ensuite députée. Est-ce que c'est un choix délibéré de votre part ?
En
fait, j'avais envie d'être en proximité avec les gens.
Et le Sénat ne le permet pas ?
Vous êtes élue par des grands électeurs. Pour le coup, dans mon département, le Val-de-Marne, 47 maires et conseillers municipaux. Et finalement, vous êtes les représentants de représentants. Donc, il
n
'y a pas de lien direct. Et c'est vrai que le travail de député, il est aussi vraiment très important et intéressant parce que vous êtes parmi les interlocuteurs des administrés pour essayer de résoudre leurs problèmes, etc. Moi, j'ai une personne dans mon équipe qui est à plein temps là-dessus, sollicité pour un problème avec la CAF, un problème avec la préfecture, un problème des
classes de chers, etc. Vous avez besoin d'être en lien avec vos électeurs. On est très
en lien.
Et
donc, ce qui
fait qu
'on a une vision du terrain qui est, à mon avis, très passionnante et utile.
On
arrive à la fin de l'émission. C'est donc l'heure du quiz de la politique et moi avec des phrases que vous allez devoir compléter.
De
Georges Marchais, je retiens.
J
'explique juste que vous êtes élue dans l'ancienne circonscription
de Georges Marchais.
C
'est vrai, et
de Marie-Claude Vaillant-Couturier aussi.
C'est qui est
très honorable et dont je tire grande fierté. Le bilan globalement positif qui me semble problématique puisque Georges Marchais s'exprimait sur le bilan de l'URSS.
Si
on m'invite sur le plateau de CNews, alors vous avez déjà répondu à cette phrase, mais donc vous boycottez CNews tout en plaidant pour le pluralisme sur l'antenne de CNews ?
Moi, je leur dis, garantissez la maîtrise de l'antenne. C'est-à-dire notamment que les invités puissent finir une phrase. C'est juste ça, en finir une et être respectés dans leurs opinions. Ce n
'est
pas du tout le cas à CNews. Il y a plein de moments où des personnes de gauche sont venues et ont vraiment été attaquées de toutes parts sans pouvoir terminer leur argumentation. Moi, sinon, il n
'y a
aucun problème. J'aime le débat et je veux confronter mon point de vue à toutes ces et ceux qui le souhaitent. Mais voilà, il y a des limites. Enfin, quand
je
chante
dans ma cave
? Je
chante. Je chante fort. Et
donc
vous
allez dans la cave
? Donc je vais, j'ai un sous-sol.
Dédié ? Non, pas dédié. Bien sûr que non, pas dédié. Mais ce serait mieux au sous-sol.
Mais oui, vous savez, quand vous chantez de l'opéra, si vous chantez pas fort, ça ne marche pas. Donc il faut vraiment mettre du truc. Mais justement, c'est quasiment un sport, en fait. Ce chant-là, il faut y aller à fond.
Sinon, ça ne sert à rien. Merci
beaucoup, Sophie Taillet-Pollion, d'être venue dans La Politique et moi.
Merci. Sous
-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada
Sophie Taillé-Polian