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DébatLCP (sur YouTube)· 7 janvier 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseInstitutions & élections

La France a-t-elle toujours une place dans le nouvel ordre mondial ? - 6/01/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 15 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Frédéric Petit, c'est le regard que vous avez aussi à la fois sur la réaction de la France et sur les propos tenus cet après-midi à l'Assemblée nationale par Sébastien Lecornu.

  • FerméeÉludée

    Que peut faire l'Europe pour empêcher les États-Unis d'annexer le Groenland ? Est-ce que vous êtes favorable à un déploiement militaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Frédéric PetitFait
    « Moi, je suis allé trois fois aux États-Unis mais celle de Trump, l'Amérique de Trump. »
  • Frédéric PetitFait
    « C'était en mai dernier avec une coalition de parlementaires européens. Nous avons beaucoup de mal avec les Républicains à Washington. »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nicolas Maduro amené Manu Militari aux États-Unis menoté et filmé. L'image digne d'une série américaine a provoquer une onde choc mondiale et une réaction française cacophonique avec d'abord [musique] cette déclaration du qu d'ors l'opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro contrevient au principes de non recours à la force qui fonde le droit international. Puis un communiqué tardif d'Emmanuel Macron.

Le peuple vénézuélien est aujourd'hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s'en réjouir. Un message republié par Donald Trump lui-même sur son réseau social. À l'Assemblée, la gauche exige une clarification de la position française avec quatre interpellations au vitriol pour fustiger l'alignement de la France sur les États-Unis.

La déclaration du président Macron est une insulte à notre histoire et une humiliation. La France et l'Europe ne sont pas des vassaux. Emmanuel Macron nous fait honte.

Ni condamnation ni mention de l'agresseur. Jusqu'où le président abassera-t-il la France ? Pourquoi s'est-il couché devant Donald Trump ?

Monsieur le Premier ministre, je vous sais égoliste, je vous sais soucieux de l'indépendance du pays. Partagez-vous la réaction première du président de la République ou reconnaissez-vous que nous devons regagner notre liberté face aux États-Unis de Trump ? Pour Sébastien Lecornu, pourtant la position de la France est très claire.

La position de la France a d'abord été affirmée et exposée par le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, puis par le tweet du président de la République, l'un allant avec l'autre. Et au fond, s'il faut le résumer, tout est illégal dans cette affaire. Alors, la question qui fâche soir face à Trump, Poutine ou Siiping, la France a-t-elle encore une place dans le nouvel ordre mondial ?

Je voudrais d'abord qu'on revienne ensemble sur les les mots prononcés cet après-midi par Sébastien Lecnu lors de ces questions au gouvernement. Tout est illégal dans cette affaire s'agissant de l'opération américaine au Venezuela. Est-ce que Dominique Simonet la position de la France vous paraît plus claire ce soir ?

Oui, enfin c'est c'est compliqué pour la France. On voit qu'ils sont en train de naviguer entre deux entre deux de avec deux caps, c'est-à-dire le fait de dire que un bon débarras parce que Madureux est quand même un dictateur qui faisait souffrir son pays et qui causait de sérieux problèmes à tout le monde et au monde entier et à l'Europe aussi avec le notamment les les narcotrafic et de l'autre côté c'est vrai que la méthode employée elle est un elle est contraire à aux règles internationales sachant que le droit international il est quand quand même un peu dévalorisé que l'ONU ne joue plus vraiment un rôle et que on est rentré dans une autre époque. Et c'est cela qu'il faut arriver à comprendre, c'est qu'on est dans la dans le monde de Donald Trump, c'est dans le monde des empires, des nationalismes où la force et le profit euh sont les sont sont les règles. et et on voit que Trump là avec ce succès, il faut bien dire, c'est une opération qui a quand même assez bien réussie, très bien réussi même mener de main de maître, là il se sent il se sent plus si j'ose dire très vialement.

Trump là, ça y est, c'est l'UBris et il menace le Groenland. Il évidemment la Colombie et et Cuba dans le texte doivent avoir chaud au fesses. C'est c'est sont ces mots.

Donc on est on est vraiment nous quand je dis on c'est français et européens dans un autre monde. Et on voit que en même temps les Européens essayent de d'aller très vite maintenant de se de se concerter. la coalition des des volontaires qui viennent se réunir a décidé de faire une une surveillance du cesser le feu euh en Ukraine si le cesser le feu avait lieu avec les Américains parce qu'il faut à la fois euh résister à Trump mais en même temps la madouer parce que on a besoin de lui notamment pour le renseignement en Ukraine.

Donc est-ce que c'est ce qui fait que dans sa première réaction Emmanuel Macron n'avait pas parlé de l'opération militaire américaine à proprement parler mais simplement de la capture de Maduro ? Oui, c'est parce que effectivement la la position est très compliquée. Il faut il faut pas fâcher Donald Trump parce que fâcher Donald Trump veut dire que l'Ukraine n'a plus de renseignement et l'Ukra l'Ukraine est perdue.

Donc et c'est une situation extrêmement difficile. Le les agneaux dont parlait Laurent Guimier tout à l'heure sont obligés un petit peu de flatter le loup en disant "On est avec toi, ça va bien." Voilà, c'est je pense que simplement on voit bien que l'Europe est faible. elle se réveille un peu tard sans peut-être trop tard et qu'il est plus que temps de d'avoir une une cohésion comme essaie de de de le faire en tout cas de le de le suggérer Emmanuel Macron.

Frédéric Petit, c'est le regard que vous avez aussi à la fois sur la réaction de la France et sur les propos tenus cet après-midi à l'Assemblée nationale par Sébastien Lecornu. Tout est illégal dans cette affaire. Oui, bien sûr, tout est illégal dans cette affaire.

Je crois que je je suis pas d'accord. Je vais essayer de faire trois remarques assez directes. Je suis pas un grand spécialiste de la de la mise en scène he donc je vais être assez assez direct.

Je vais essayer d'apporter des images de ce qui est mon travail de ce qui est mon travail quotidien. C'est-à-dire que je suis à la commission des affaires étrangères et assez assez investi dans dans les dans les conflits dans le monde en particulier en Ukraine mais partout. Je Il y a pas de cacophonie il y a pas de cacophonie.

Il faut lire d'abord, il faut lire l'ensemble du l'ensemble du l'ensemble du du communiqué de l'Élysée qui reprend ce que disait lui aussi. Voilà. Mais effectivement la français et je pense que c'est quelque chose qui est pas assez dit aujourd'hui, c'est quand même une victoire facile militaire parce que il y a beaucoup de gens qui disent qu'il y a une autre réalité et la France en était au courant avant qui est le fait que c'est peut-être aussi un coup d'état interne.

C'est-à-dire qu'il y a une partie que Donald Trump a bénéficié de complicité interne pour pouvoir vénézuélien pouvoir rentrer dans le Venezuela comme dans du beurre. complicité, c'est sûr, mais c'est même plus que ça, c'est qui ce qui est en jeu aujourd'hui au Venezuela qui est-ce qu'il n'y a pas eu coup d'état en allant s'appuyer sur toi ? L'inversion, vous parlez tout à l'heure d'inversion à une inversion et qui est quand on regarde, il faut jamais se précipiter avec les tweets moi je prends le temps de travailler, je ne réagis pas à la minute.

Voilà, on se dit au début il y a quand même des choses un peu bizarres et puis petit à petit en vérifiant, on s'aperçoit quand même on le sent Dominique Simonet des il y a des radars qui s'allument pas au moment et cetera. De toute façon, on sait déjà qu'il y a une qu' c'est une il y a une coopération il y a un travail considérable qui a été mené pendant des mois sur notamment sur une réplique de la forteresse de Maduro. un peu comme c'est un peu l'épisode de Ben Laden, je sais pas si vous souvenez, il y avait aussi bon là c'est pas les mêmes forces spéciales mais malgré tout ce sont des il y a eu un entraînement, il y a eu des complicités à l'intérieur même du gouvernement de d'après d'après ce que ce que dit la Maison Blanche sans préciser évidemment c'est une opération qui a été préparée de longue date.

Simplement il y a eu aussi préalablement des tentatives de négociation avec Maduro. La Maison Blanche lui a dit "Va-ten, on te on te débrouille, on te tu auras tu auras une retraite de Oui, c'est des négociations façon Trump. Façon Trump bien sûr.

Mais visibement Maduro n'a pas cru à ce que à c une opération corroborer la question du coup d'état. pour moi, enf on on verra. Je veux dire, on est encore un peu tôt, mais pour moi, il y a des choses qu'il faut dire parce qu'on en parle très peu.

On voit on voit un grand cowboy et on et on alimente à coup de petits messages et de mise en scène. C'est c'est pour moi il y a quelque chose de beaucoup plus complexe et c'est cette complexité qui se réflète dans la position de la France. Voilà qui je dira Madouro, c'est quand même quelqu'un qui a écrasé des chars, qui a écrasé des manifestations avec des chars.

C'est pire que tien mienne, lui il s'est pas arrêté hein. Donc voilà. Deuxième chose que je voulais dire qui est absolument importante, c'est que je suis tout à fait d'accord avec votre vos analyses générales.

Je crois que ce qui est en jeu, c'est pas le loup, l'agneau, mais ce qui est en jeu, c'est l'autoritarisme, les dictatures et les démocraties. Et nous avons à faire, je travaille cet après-midi encore sur la dictature de Lukashenka au BRus. Euh nous avons affaire aujourd'hui à des dictateurs qui sont modernes, qui sont agiles, qui sont efficaces, forts et agressif.

Et effectivement, vous dites une Europe faible, je veux dire, moi je dis effectivement nous sommes dans un réveil démocratique où on s'aperçoit bah il faut aussi que les démocraties se réveillent soient moderne. Quand on regarde cette maison ici, on se dit que la démocratie française pourrait se moderniser sur plein de sujets. OK. euh moderne, agile, efficace et ne soit pas agressive comme les autoritaires et comme les dictatures, mais soient capable de se défendre.

Voilà. Et vous mettez donc l'Amérique de Trump du côté des démocraties et pas des dictatures. Je mets l'Amérique du côté des grandes démocraties à cause de son histoire, à cause des Américains que je connais.

Moi, je suis allé trois fois aux États-Unis mais celle de Trump, l'Amérique de Trump. Mais l'Amérique de Trump, je sais pas ce que ça veut dire dans une démocratie. Un pays, ce n'est jamais un dirigeant, sauf sur Twitter, voilà. et sauf sur des plateaux sur certains plateaux télé, pas ici.

Mais voilà, c'est l'Amérique est complexe. Je suis je vais en aux États-Unis pour essayer de travailler sur l'Ukraine, sur le soutien à l'Ukraine. C'était en mai dernier avec une coalition de parlementaires européens.

Nous avons beaucoup de mal avec les Républicains à Washington. Puis nous faisons quelques heures de bus et nous allons en Pennsylvanie où je suis accueilli dans un parlement de Pennsylvanie qui est un parlement d'un état fédéral beaucoup plus grand, beaucoup plus moderne qu'ici qui marche beaucoup mieux avec cette maison en tant que parlement où tout le monde soutient l'Ukraine, où j'ai 100 personnes qui viennent nous écouter, qui viennent travailler avec nous. Qu'est-ce que c'est l'Amérique de Trump ? aussi quelque chose qui n'est pas homogène.

Et heureusement, le seul endroit où il y a plus de conflit où tout est homogène, c'est le cimetière. Donc moi, je suis pas pressé d' la dernière chose qui est très importante et qu'on dit pas assez sur le Groenland parce que c'est lié et ça Trump le dit, il faut écouter quand Trump parle parce que ce qu'il dit c'est ce qu'il pense. C'est le renversement le renversement des hémisphères.

C'estàd que nous ne sommes plus dans une division des hémisphères nord et sud. Nous sommes dans une division des des hémisphères est et ouest et c'est ça qui redéfinit la position de l'Union européenne et de l'Afrique. C'est très important pour nous.

C'est-à-dire vous dites est-ce que l'Union européenne est encore est-ce que la France est encore dans la cour des grands ? Oui, nous sommes aujourd'hui le Groenland d'abord devient une frontière. Vous l'avez dit tout à l'heure, le Groenland devient une frontière entre l'empire de Trump puis celui parce que ça se touche he les gens ils voient la carte développer mais en fait ça se touche hein.

Le Groenlande et la frontière, le point de contact entre les trois grands empires, la Chine, la Russie et et les États-Unis avec l'Islande qui est maintenant quasiment colonisée par la par la Chine. Je finis tout de suite. Et nous sommes nous Europe et Afrique très lié, ce qui est une bonne nouvelle.

Nous sommes l'enjeu, nous sommes au milieu et c'est pour ça qu'il faut que nous nous renforcions et que nous prenions notre destin en main sur des manières de travailler, de coopérer, de multilinguisme, de de démocratie peut-être un peu différente et surtout modernisé. Je voudrais vous entendre David Himan, votre groupe GDR avait demandé euh fait partie des groupes qui ont demandé un débat à l'Assemblée nationale sur l'opération militaire américaine au Venezuela. Sébastien Lecnu a dit "Si je suis saisi de l'article 51, il y aura ce débat à l'Assemblée nationale." Pourquoi est-ce que vous voulez ce débat ?

Mais c'est important de clarifier les choses parce que la question qui est posée ce soir effectivement, est-ce que la France fait partie de la table des grands ? Moi je je mettrais plus un bémol dans la réponse plutôt je ne sais pas pour ne pas dire non parce que moi j'étais au Togo il y a pas très longtemps. La France sa place en Afrique elle a perdu clairement faut on va que la ES qui s'est mis en place.

Il y a encore des relations avec la la la CDAO, la partie ouest africaine, mais on voit que Trump s'intéresse de plus en plus à l'Afrique. Il a eu des frappes américaine au Nigéria avec la validation du Nigéria. On voit que la vraie question dans tout ça, c'est que est-ce que au travers d'un pays où on aurait supposément des dictateurs ou supposément un pays narcotrafic puisque je rappelle qu'il n'y a pas que dans l'Amérique du Sud, il n'y a pas que potentiellement le Venezuela qui produirait de la drogue he il y a le Paraguay, il y a il y a la Colombie, il y a d'autres pour il en parle aussi de Oui mais sauf que pour autant pourquoi aller faire le choix d'aller mener un bombardement pour capturer un président en exercice quand le veille ou non et ensuite l'exfiltrer de la sorte il faut il faut aller plus loin que ça.

On voit qu' il y a des raisons économiques, il y a des raisons énergétiques, il y a il y a il y a le le monde tel qu'on le connaît en en train d'évoluer clairement, mais moi en l'occurrence si on reste strictement sur le droit international, on ne peut pas cautionner ce que Trump pas fait. On ne peut pas à aucun moment et même si ça aurait été le pire des dictateurs qu'il pourrait avoir au monde, bah à ce moment-là, pourquoi est-ce que Trump ne va pas bombarder Kim Jong une et le récupérer l'exfiltré aussi de de la Corée du Nord ? c'est on ne peut pas voir de posture selon son intérêt.

Et c'est là qu'on voit au travers du monde, les États réagissent, l'Europe réagit selon son intérêt. Il est bien résumé pourquoi Macron, le président Macron n'attaque pas trop fort, c'est que bon ben effectivement parce que l'Europe dépend des Américains sur beaucoup de sujets, encore plus sur le sujet du numérique, du digital, en dépend des Américains. Donc on voit bien que cette réalitéélà pose un problème majeur dans la prise de position qui doit être claire lorsqu'on de telle situation.

Et moi j'irai même plus aujourd'hui dans la question, c'est que est-ce qu'aujourd'hui le droit international tel qu'il est posé existe toujours réellement ? Question ou est-ce que le droit international est devenu optionnel ? Dominique Simonetement écoutez l'ONU n'est plus efficiente du tout ça.

On le voit bien je veux dire il y a pas elle est elle est contrôlée par un certain nombre de dictatures. Elle on a quand même fait une déclaration aujourd'hui l'ONU pour dire l'intervention américaine au Venezuela a sapé un principe fondamental du droit international. La Russie à son droit de véo, on voit bien comment se comporte la Russie.

Donc bon, c'est vrai que face à cela, c'est-à-dire on on est dans un changement extrêmement rapide et qui nous eff un peu parce que le le les alliances et le l'équilibre, le l'ordre mondial qui a pourtant eu connu plein de déboirs mais qui avait été mis en place après la seconde guerre mondiale, le monde libre comme on l'appelait. Euh toutes ces alliances se défont. Donald Trump déteste l'Europe, il n'aime pas l'Union européenne pour lui.

Il préfère des des discussions, des négociations avec des nations. L'Europe pour lui, c'est quelque chose qu'il qu'il veut détruire en fait. Et c'est en cela d'ailleurs qu'il est qu'il est proche de proche de Poutine.

Donc face à cela, on est décontenancé parce qu'on se retrouve dans un monde où on voit le le le président américain qui revendique la la doctrine Monrofficiellement, ça fait plusieurs mois qu'on en parle, mais la doctrine Monro 1823, c'est le continent américain euh est une zone de d'influence et de sécurité les États-Unis et l'Europe, elle doit rester dans son coin. C'était réciproque à l'époque hein, c'était que l'Europe ne vienne pas devienne plus des États-Unis. Tout petit mot.

Ce qui change aujourd'hui, on parle beaucoup du droit, on parle de la politique, les Français mettent ça tout en haut. Mais le logiciel de tous ces grands fauves, on a envie de dire hein pour reprendre terminologie, c'est l'économie, c'est le business. C'est fondamental d'avoir aujourd'hui une carte qui fait que pourquoi on s'intéresse, pourquoi Trump s'intéresse aujourd'hui à tel pays ou au Groenland, c'est parce que la cartographie, le logiciel de Donald Trump comme celui de Siing Ping, comme celui de Trump de de Poutine, c'est le business.

Et c'est ça aussi le changement fondamental qui qu'on peut avoir. Les valeurs de Trump, c'est ce sont pas la démocratie. Il est pas il d'ailleurs le mot démocratie n'apparaît pas dans le dans il reste très très peu de temps.

Juste je voulais vous entendre Frédéric petit sur le Groenland. Que peut faire l'Europe pour empêcher les États-Unis d'annexer le Groenland ? Est-ce que vous êtes favorable à un déploiement militaire ?

Je je d'abord je suis moi j'ai pas le droit de me prononcer. Je suis dans les je suis pas dans l'exécutif et je suis pour la séparation des pouvoirs parce que je suis un vrai démocrate. Donc je je verrai si le gouvernement les é gouvernement je les contrôlerai.

Je voudrais revenir sur cette notion de faiblesse et ce que sur ce que vous avez dit sur le business, ce que vous dites. Mais euh l'Europe doit s'intéresser à l'économie. D'abord, le l'Europe est une création économique.

C'est pour ça qu'elle gêne Trump. Ah oui oui. Non mais gène Trump parce que nous sommes une puissance économique.

La différence qu'il y a la différence qu'il y a c'est pas qu'il y en a qui veut faire du business et des autres qui veut faire de la poésie. La différence qu'il y a, c'est qu'il y en a qui est il y en a un qui est impérialiste, il y en a un qui fait qui veut faire du développement, qui veut faire de l'égalité, qui veut faire de la de la de de de la promotion, qui veut qu'on puisse collaborer avec des gens qui parlent pas notre langue et de la coopération économique. C'est ça la différence, c'est que l'Europe est un modèle qui a dit je vais travailler avec mon ennemi.

Je vous rappelle que les premiers jumelages franco-allemands, c'est en mai 45. en mai 45 quand euh contre la vie des petits villages, c'est du courage de dire "Je vais travailler avec mon ennemi, ce n'est pas mon ennemi, je vais faire d'un de l'économique avec lui." Donc il faut être prudent sur cette idée.

Il y a il y a ceux qui les méchants qui veulent faire du business et les gentils qui veulent faire de de la poésie. Non, nous devons faire Union européenne. Nous devons reprendre notre destin en main et faire de l'économie et reconstruire des relations économiques, mais des relations économiques qui soient démocratiques et de coopération économique.

Merci. Merci en tout cas à tous les trois.